Bloc-notes de Jean-Michel Salaün

Repérage de données sur l'économie des documents dans un environnement numérique

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Les billets du

L’avenir de la bibliothèque est-elle dans le Web 2.0 ?

Ce billet a été rédigé par Sabiha Bejaoui et Sahar Mofidi, étudiantes de l'École de bibliothéconomie et des sciences de l'information dans le cadre du cours sur l'économie du document.

Le web 2.0 représente une modification profonde de l’environnement Internet et de la vie quotidienne. Comme le dit Pascal Krajewski : « Ainsi la réalité devient le web et le web devient le web 2.0 ». Le web 2.0 n’a pas encore trouvé une définition précise sur laquelle tous les auteurs se seraient mis d’accord. Certains le voient comme un phénomène et d’autres comme une philosophie ou une idéologie. Malgré cela, tous les auteurs s’entendent sur les principes et les outils du web 2.0. Les principes du web 2.0 stipulent que le surfeur consommateur et passif du web 1.0 devient contributeur, actif et producteur. Cela demande une implication plus forte de la part de l’usager qui va utiliser de différents outils tels que les fils RSS, les Blogues et les Tags.

Les outils 2.0 ont engendré de nouvelles façons de gérer l'information et de nouveaux concepts comme « Social Network », « Social Bookmark », «Customisation », « Sérendipité », « Folksonomie », etc.

Parmi les acteurs de ce phénomène 2.0 on trouve : Wikipédia, Flickr, Myspace, YouTube, Diigo, et bien d’autres sans que l'on puisse savoir quel sera la limite de cette liste.

La bibliothèque ne peut pas ignorer cette insistante technologie 2.0. Le qualificatif « 2.0 » a touché la bibliothèque et le bibliothécaire ou ses outils comme l'OPAC comme il a touché la culture et la science, l’OPAC. Le terme « bibliothèque 2.0» recouvre différentes définitions. Les points de recoupements de ces différentes définitions sont :

  1. L’utilisation des technologies 2.0 : outils du Web 2.0.
  2. L’approche participative et social : orientation vers une communauté fort active.

Nous pouvons dire alors que la bibliothèque 2.0 = le web 2.0 + la bibliothèque.

Les nombreux expériences et projets d’intégration de technologies du web 2.0 dans les bibliothèques montrent qu’il s’agit d’un outil parmi d’autres qui lui permet de réaliser ses objectifs, son orientation, sa mission et ses stratégies. Chaque bibliothèque doit s’adjoindre les technologies du web 2.0 qui lui conviennent et s’adaptent à son contexte. Ainsi, elle doit sélectionner les outils 2.0 en fonction de sa communauté, de l’approche qu’elle envisage pour atteindre ses objectifs et de ses ressources. Par exemple, une bibliothèque publique qui vise augmenter la fréquentation des jeunes, ceux qui l’ont abandonné au profit du Web, peut avoir recours aux Blogues, à MySpace ou au Tagging. Plusieurs autres exemples sont cités dans Library Garden et Bibliobsession propose des stratégies ou des façons de faire « vers des bibliothèques 2.0 ».

Cependant, nous voudrions attirer l'attention sur quelques avantages et inconvénients des bibliothèque 2.0 ou de l’intégration du web 2.0 dans les bibliothèques.

Les avantages sont de faire le marketing pour la bibliothèque, utiliser cette technologie générer de la valeur ajoutée, enrichir la collection de la bibliothèque et peut-être diminuer les coûts de développement de la collection.

Pour les inconvénients, nous pouvons parler des difficultés à surmonter pour conserver la qualité des services de la bibliothèque. La tendance web 2.0, malgré son étendue et sa tentation, est difficile à contrôler (Esclavage 2.0). C’est pour cela que nous entendons plutôt parler d’utiliser cette technologie pour la servuction (La création des services de la bibliothèque avec une forte implication du client placé au cœur de la présentation) et pas encore dans la partie construction (développement de la collection).

Regarder la télévision sur son téléphone

L'Atelier propose une série de reportages sur l'Asie.

Un de ceux-là concerne la télévision reçue sur le téléphone cellulaire. Celle-ci s'est imposée très rapidement en Corée du Sud. Extraits du billet :

Le succès a été immédiat : un million d’abonnés en seulement vingt mois pour accéder à ce nouveau service qui, et cela doit être souligné, est payant ! (..)

L’investissement est en effet considérable : 500 millions d’euros ont été injectés par les actionnaires pour mettre en place le système de diffusion (satellite et relais terrestres) auxquels s’ajouteront bientôt 73 millions d’euros pour développer davantage encore le service.

Les revenus sont pour 99% générés par les abonnés. Il faut compter environ 20 dollars pour ouvrir un compte et 11 dollars/mois d’abonnement. Des programmes au Pay Per View sont également disponibles pour environ 2 dollars. TU Média perçoit directement environ 50% de ces recettes. Les fournisseurs de contenus et les télécoms touchent 25% chacun.

La publicité, la distribution de contenus et la fourniture de technologies ne génèrent que 1% des revenus pour le moment. TU Media souhaite faire monter ce type de services entre 5 et 10% de ses revenus dans les années à venir.

Selon ce modèle économique, TU Media estime son seuil de rentabilité à 4,5 millions d’abonnés. Aujourd’hui, plus d’1 million de Coréens a pris le pli.

On trouve aussi dans le billet une présentation impressionnante des récepteurs. À retenir qu'il s'agit bien ici de télévision au sens traditionnel, il n'y a pas d'interactivité.

Où sont les biblioblogues québécois ?

La biblioblogosphère francophone s'organise pas à pas. On trouvera ici et deux agrégateurs qui regroupent quelques uns des blogues tenus par des bibliothécaires ou des universitaires en SI. Il s'agit encore de versions de travail incomplètes.

En les parcourant, j'ai été frappé par l'absence de références québécoises. Peut-être s'agit-il simplement d'une méconnaissance ou d'un oubli. Les outils ayant été construits par des Français. Mais en regardant dans mon propre agrégateur, je n'ai trouvé que :

Olivier Charbonneau et le tout récent blogue des étudiants de l'EBSI.

Du côté des SI (à vrai dire plutôt des experts marketing) proche de mes problématiques, j'ai aussi : Éric Baillargeon Martin Lessard

Je ne sais si je dois m'inquiéter de ma propre méconnaissance de la toile québécoise ou de l'absence des professionnels québécois du document sur la toile. Merci d'avance si vous avez des suggestions de réponse.

Actualisation au fur et à mesure des signalements dans les commentaires (en remerciant les contributeurs) :

Et pour les outils de coordination :