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  <title>Bloc-notes de Jean-Michel Salaün - Cours</title>
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  <description>Repérage de données sur l'économie des documents dans un environnement numérique</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Mon, 13 Feb 2012 08:29:28 -0500</pubDate>
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    <title>Énonciation et pédagogie en ligne</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/06/24/%C3%89nonciation-et-p%C3%A9dagogie-en-ligne</link>
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    <pubDate>Fri, 24 Jun 2011 05:16:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Cours</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Petit retour sur la cuisine du cours en ligne. Il ne s'agit ici que d'une réflexion subjective personnelle, non d'une étude plus approfondie avec recul et recueil de données. À prendre avec ces limites donc.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après trois années d'un cours en ligne, le montage et le suivi plus ou moins directs de cours et conférences transatlantiques sous différentes formes entre l'Ebsi, l'Ina et l'Ens-Lyon, la participation à un petit film et l'observation d'autres expériences. Il me semble que l'essentiel de la réussite tient d'abord dans le dispositif d'énonciation. Dans ce domaine, la tendance est parfois à la sur-qualité qui nuit à l'efficacité, celle de la production, comme de la réception.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Image animée, image fixe, son, écrit&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'image animée suppose un gros travail de réalisation pour être efficace. Ce &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/IEAcollegiumdelyon#p/u/1/5ICyFJouHv4&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;film&lt;/a&gt; a été enregistré phrase par phrase. Chaque phrase a fait l'objet de plusieurs prises, avec deux caméras, cela a pris 4 heures, juste pour l'enregistrement non compris l'installation du matériel. Le texte avait été rédigé et discuté avec le réalisateur (Julien Sultan Fournier) à l'avance et celui-ci a ensuite construit ses animations pendant plusieurs jours dans un studio spécialisé. Le tout pour un film de 9 minutes. Cela est hors de portée à grande échelle pour de l'enseignement en ligne.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sauf exception souvent très préparée en amont (ex  &lt;a href=&quot;http://www.ted.com/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;TED&lt;/a&gt;), une conférence enregistrée est peu efficace et délicate à suivre en ligne car monotone et difficile à «feuilleter». La conférence est un dispositif interactionnel avec un auditoire, l'orateur peut hésiter, revenir en arrière, éventuellement se déplacer, réagir, interpeller le public etc. Ce qui compte c'est l'ici et le maintenant. Les cours enregistrés en direct sont souvent irregardables. Cette technique doit être privilégiée pour le synchrone.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Réservons donc l'image animée enregistrée à la promotion qui a une tout autre économie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'écrit est apparemment moins couteux et plus efficace, mais il s'agit d'une illusion. Rédiger entièrement un cours, non pour soi-même mais pour les étudiants, est un énorme travail. Tous les professeurs le savent bien et les manuels sont souvent la résultante de plusieurs années de cours qui ont permis d'affiner et de roder un discours dont l'écriture se modèle petit à petit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D'autre part un cours écrit est soit un scénario déclinable sur différent support, soit un livre. Dans le premier cas, on se retrouve &lt;em&gt;mutatis mutandis&lt;/em&gt; dans la même situation que le film avec ses lourdeurs. Dans le second, on peut se demander quelle est la valeur ajoutée par rapport à un livre. L'édition sait très bien faire cela, et la gestion du temps est très différente de celle d'un cours.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La solution retenue pour le cours &lt;a href=&quot;http://cours.ebsi.umontreal.ca/sci6355/a_propos/index.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Économie de l'information&lt;/a&gt;, même si elle a aussi ses limites me parait plus efficace et raisonnable. Elle marie plusieurs techniques, mais le corps du cours est constitué de diapositives sonorisées.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je n'ai pas grand chose à ajouter sur les diapositives, sinon qu'elles doivent répondre aux mêmes critères que celles qui illustrent un cours traditionnel avec un accent plus fort mis sur la coïncidence entre le son et le pointage sur l'image par des animations sobres et simples (par ex &lt;a href=&quot;http://cours.ebsi.umontreal.ca/sci6355/modules/01/m4/index.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Module 4&lt;/a&gt; Diapo 3 et 36).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'enregistrement du son est moins familier aux professeurs et trois années successives m'ont donné une petite expérience dont voici quelques leçons.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'enregistre et mixe le son, diapositive par diapositive, tout seul au calme devant mon ordinateur. Pour cela j'utilise &lt;a href=&quot;http://audacity.sourceforge.net/?lang=fr&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Audacity&lt;/a&gt;. Un enregistrement de son est représenté ainsi&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Son-cours-SCI6355_m.jpg&quot; alt=&quot;Son-cours-SCI6355.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Son-cours-SCI6355.jpg, juin 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette représentation visuelle autorise très facilement le montage, c'est à dire le copier-coller à l'instar d'un traitement de texte dans l'écrit. Aussi je n'écris rien de mon commentaire. J'enregistre directement, je bafouille, je répète jusqu'à trouver la bonne énonciation et je coupe et monte au fur et à mesure. Le montage peut être très fin grâce au zoom sur la représentation du signal. D'une année sur l'autre, je peaufine, changeant tout une diapositive ou simplement un bout de phrase ou même un mot, c'est selon.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il s'agit d'une sorte d'écriture de la parole. Elle a l'avantage de sa très grande souplesse. Elle ne ressemble pas vraiment à une parole naturelle. Les silences sont raccourcis, les respirations coupées, le ton moins accentué. Cela peut surprendre au début à l'écoute, mais j'ai le sentiment qu'on s'y habitue très vite car sa supériorité est la densité du propos. Chaque mot est juste et à sa place. On peut, de plus, facilement y revenir par la navigation diapositive par diapositive.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bien sûr, la première année l'enregistrement de la totalité du son est un lourd travail, moins lourd néanmoins que la rédaction totale du cours. Et le document final est un capital que l'on améliore, actualise, enrichit ensuite d'une année sur l'autre. Dès lors sur trois années, l'investissement primitif devient vraiment intéressant et les étudiants en sont les premiers bénéficiaires car le cours s'améliore.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce document visuel et sonore, monté pour ce cours sur Adobe Presenter, à l'avantage de pousser l'attention de l'étudiant par le flot du son tout en gardant la flexibilité du feuilletage et la précision du contenu.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Attention, assiduité et participation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le second défi du cours à distance est l'attention et l'assiduité de l'étudiant. Dans un cours traditionnel, l'étudiant est tenu d'être dans la salle, d'écouter le professeur. voire de participer aux discussions. Même si cette obligation est relative, la pression est là. Le dispositif est conçu pour cela (horaires réguliers, organisations des salles, face à face..). À distance cette pression saute.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il serait démagogique et peu efficace de s'en remettre à la simple responsabilité de l'étudiant. Il faut alors construire un autre dispositif pour le mettre en condition d'apprentissage. Pour cela, le réseau est un outil très différent.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici comment je m'y suis pris pour «forcer» la participation des étudiants. À la fin de la première semaine, les étudiants avaient un examen sous forme d'un quiz dont les réponses demandaient réflexion. Chaque étudiant avait 5 questions tirées au sort parmi une vingtaine. L'ensemble des questions a été mis en ligne au début du cours et un forum a été ouvert pour qu'ils puissent en discuter. Ils avaient évidemment intérêt à proposer leur réponse à toutes les questions, puisqu'ils ignoraient lesquelles leur seraient posées. Ils n'ont pas manqué d'en débattre et ainsi d'amorcer un dialogue confiant et constructif entre eux autour de la thématique du cours.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La deuxième semaine le débat s'est déplacé sur le blogue, c'est à dire sur un espace public où le statut de la prise de parole est différent, plus risqué. Chaque étudiant avait un billet à rédiger sur une thématique de son dossier et, en même temps, devait commenter 3 billets de ses collègues nommément désignés. Là encore les échanges ont été fournis.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La troisième semaine, ils ont analysé une étude de cas en équipe puis ont donné leur avis sur le diagnostic final, sachant qu'une question de l'examen porterait dessus.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici donc quelques éléments mis en place pour remplacer la pression du dispositif présentiel. D'autres pourraient être sûrement imaginés. Ceux-là ont montré une certaine efficacité.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Redocumentarisation et web documentaire</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/06/23/Redocumentarisation-et-web-documentaire</link>
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    <pubDate>Thu, 23 Jun 2011 04:09:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Cours</category>
        <category>0. INTRODUCTION - UNE APPROCHE DOCUMENTAIRE DU WEB</category><category>23. LES MUTATIONS DU DOCUMENT ; Les trois dimensions</category><category>52. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Pour conclure les trois semaines intensives du &lt;a href=&quot;http://cours.ebsi.umontreal.ca/sci6355/a_propos/plan.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;cours&lt;/a&gt; sur l'économie du document de la maîtrise en sciences de l'information de l'EBSI, voici un dernier module (&lt;a href=&quot;http://cours.ebsi.umontreal.ca/sci6355/modules/03/m9/index.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;M9&lt;/a&gt;) qui élargit la problématique en développant la notion de redocumentarisation et, cerise sur le gâteau grâce à l'amabilité du Collégium de Lyon, ci-dessous un petit film qui articule la théorie du document et son économie numérique contemporaine, présentée dans un module précédent (&lt;a href=&quot;http://cours.ebsi.umontreal.ca/sci6355/modules/02/m7/index.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;M7&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;

&lt;div&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;349&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/5ICyFJouHv4&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;



&lt;p&gt;Pour aller plus loin&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Olivier Ertzscheid, &lt;a href=&quot;http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/docs/00/37/74/57/PDF/articledefOE.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;L'homme est un document comme les autres&amp;nbsp;: du World Wide Web au World Life Web&lt;/a&gt;, Hermès, no. 53 (2009): 33-40.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Roger T. Pédauque, &lt;a href=&quot;http://cfeditions.com/pedauque/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Le document à la lumière du numérique&lt;/a&gt;, C&amp;amp;F éditions, 2006.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Roger T Pédauque, “&lt;a href=&quot;http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_00001741/fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Document&amp;nbsp;: forme, signe et médium, les re-formulations du numérique&lt;/a&gt;” dans Le Document à la lumière du numérique (C &amp;amp; F éditions., 2006), &lt;a href=&quot;http://archiveSIC.ccsd.cnrs.fr/documents/archives0/00/00/05/94/index_fr.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;English version&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_00001160.html&quot; hreflang=&quot;es&quot;&gt;Versión española&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Roger T. Pédauque, &lt;a href=&quot;http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/docs/00/06/28/26/PDF/Pedauque3-V4.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Document et modernités&lt;/a&gt;, dans Le Document à la lumière du numérique (C &amp;amp; F Éditions, 2006), .&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jean-Michel Salaün, &lt;a href=&quot;https://papyrus.bib.umontreal.ca/jspui/handle/1866/4166&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Web et théorie du document. Utopie des ingénieurs et appétit des entrepreneurs&lt;/a&gt;. In 3ème Conférence &quot;Document numérique et Société&quot;, sous la dir. de Evelyne Broudoux, Parina Hassanaly, Ghislaine Chartron. 15-16 novembre 2010, Aix en Provence. ADBS-Édition.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il me reste à remercier les étudiants pour avoir parfaitement joué le jeu de l'intelligence collective (quelques 70 commentaires sur les billets du blogue et une participation intensive sur les forums et travaux internes) et Martin Bélanger, mon assistant sur ce cours, pour son aide discrète mais très efficace.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Internet et le commerce du livre ancien (US vs Europe)</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/06/15/Commerce-des-livres-anciens</link>
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    <pubDate>Fri, 17 Jun 2011 12:28:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Cours</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Ce billet a été rédigé par Christian Lacombe dans le cadre du cours SCI6355 sur l'économie du document de la maîtrise en sciences de l'information de l'EBSI.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://nigelbeale.libsyn.com/index.php?post_id=217065&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;John Wronoski&lt;/a&gt;, bibliophile de renommée, propose un état des lieux du commerce du livre ancien en Amérique depuis l’arrivée d’internet dans un &lt;a href=&quot;http://www.ilab.org/fre/documentation/2-jeunes_libraires_jeunes_livres_les_perspectives_du_commerce_americain_de_livres_rares.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;article&lt;/a&gt;. Malgré une sombre vision de la profession en Amérique, depuis l’arrivée d’internet, JW pense que les libraires américains représentent un renouveau dans la profession. En Amérique, dit-il, il n’y a pas d’attache au passé, la population tout comme les professionnels sont tournés vers l’avenir et cela demande du courage et une volonté saine pour avoir une attitude neuve vis-à-vis d’une vieille profession. Il pense que, même s’il ne faut pas avoir peur des clients venant d’internet, la clientèle de base rétrécit à cause du manque de contact avec les livres via les bouquinistes spécialisés qui se raréfient. Alors que l’on peut remarquer la présence de plus en plus forte des maisons de vente dans le commerce du livre ancien en Amérique, on peut en même temps déplorer le manque de jeunes libraires qui ouvrent ou reprennent un commerce avec pignon sur rue. À l’inverse, on constate une surabondance de nouveaux libraires sur internet.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Depuis l’arrivée des plateformes sur le web, la librairie de livres anciens est à un moment critique de son histoire, car cette technologie modifie radicalement la façon de conduire les affaires. Aucun sujet ne préoccupe autant les libraires américains qu’internet assure JW. Certains libraires voient en cette technologie une possibilité d’atteindre un nombre infini de clients qu’ils n’auraient jamais pu rejoindre auparavant. Les libraires de livres anciens sont très soupçonneux, alors que les libraires généralistes (livres d’occasions mais pas nécessairement anciens) y voient un outil indispensable pour le commerce d’aujourd’hui. Pour ceux-là, internet révèle la valeur réelle des livres, il y a une uniformisation du marché. Pour les autres, internet met en relief l’ignorance du métier de libraire, car les informations consignées sur les notices ne sont plus fiables (copiage de notice pour des ouvrages différents).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;JW fait référence à l’Antiquarian Booksellers' Association of America &lt;a href=&quot;http://www.abaa.org/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ABAA&lt;/a&gt;  qui observe ce phénomène et s’inquiète, elle aussi, du manque de jeunes libraires de livres anciens en Amérique (moins de 10 libraires en dessous de 40 ans adhèrent à l'ABAA et à la Ligue Internationale de la Librairie Ancienne &lt;a href=&quot;http://www.ilab.org/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;LILA&lt;/a&gt;). JW affirme qu’en Amérique le livre appartient à une technologie vue comme rétrograde. En effet, la possibilité pour un jeune libraire de se trouver un mentor est rare, les connaissances nécessaires demandent de nombreuses années de confrontation avec les vieux documents, ce qui n’est pas facile et les coûts d’installations sont excessifs. Des libraires canadiens et américains, déjà en fonction, pensent qu’il est beaucoup plus difficile de se forger une réputation et une personnalité avec les plateformes en ligne.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alain Marchiset, &lt;a href=&quot;http://www.livresanciens.eu/shop/anciens/index.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;libraire&lt;/a&gt; à Paris et président du Syndicat national de la librairie ancienne et moderne &lt;a href=&quot;http://www.slamlivre.fr/fre/national_associations/syndicat_national_de_la_librairie_ancienne_et_moderne.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;SLAM&lt;/a&gt; lui répond dans un entretien transposé en &lt;a href=&quot;http://www.ilab.org/fre/documentation/3-reponse_dun_gaulois_du_vieux_continent_a_un_indien_du_nouveau_monde.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;article&lt;/a&gt;. Le texte de JW serait révélateur de la différence de culture entre l’Amérique et l’Europe. AM le considère comme trop «apocalyptique». L’amateur du dimanche est une denrée courante en Europe et l’on peut remarquer la profusion de vieilles librairies avec leurs chineurs. Par contre, à l’inverse des États-Unis, les bibliothèques universitaires européennes ne sont plus des clients réguliers des librairies, car elles n’ont pas autant d’argent. De même il n’existe pas en Europe de grands mécènes correspondant au prototype américain qui constitue des collections de rêve. (J’aimerais pourtant rappeler ici que le manuscrit de &lt;em&gt;L’histoire de ma vie&lt;/em&gt; de Casanova est entré récemment à la BnF grâce à la générosité -7 millions d’euros- d’un mécène «anonyme») AM rappelle que les européens ont refusé en bloc, lors du dernier congrès de LILA, de faire des bases de données de librairies de types&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://www.amazon.com/gp/browse.html?node=299899011&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;BIBLIOFIND&lt;/a&gt;&amp;nbsp;; &lt;a href=&quot;http://www.bibliocity.com/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;BIBLIOCITY&lt;/a&gt;. Pour eux, le libraire doit préserver son style et sa spécificité, garder sa singularité en proposant des collections choisies très rigoureusement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;JW appelle à un renouveau du libraire en Amérique, mais il ne propose aucune piste. Je pense que la profession se transforme, que les livres rares seront peut-être moins recherchés par des «fétichistes» mais deviendront des valeurs de placement.  AM assure que les libraires européens refusent en bloc l’idée de base de données, mais «tous» sont sur &lt;a href=&quot;http://www.abebooks.com/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Abebooks&lt;/a&gt;. Il faut aussi rappeler que le monde de la librairie ancienne tel que le présente AM est réservé à une classe sociale très privilégiée, les exemples de gens sans fortune ayant une boutique de livres anciens en France sont rares…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/06/15/Commerce-des-livres-anciens#comment-form</comments>
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    <title>Payer le journal à la cenne près!</title>
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    <pubDate>Fri, 17 Jun 2011 11:28:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Cours</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Ce billet a été rédigé par Guillaume Cloutier dans le cadre du cours SCI6355 sur l'économie du document de la maîtrise en sciences de l'information de l'EBSI.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bien des gens sont familiers avec les micropaiements sans le savoir. Il suffit de penser à &lt;em&gt;Itunes&lt;/em&gt; pour s’en convaincre. En effet, presque quiconque possède un &lt;em&gt;Ipod&lt;/em&gt; a déjà acheté une chanson en ligne au microprix de 99 cents. Un fois l’inscription complétée et les coordonnées bancaires entrées, il suffit de quelques clics pour procéder au paiement de la chanson&amp;nbsp;: rapide, efficace, facile et  quasi-indolore pour le portefeuille.  Il s’agit ici de payer un petit prix pour avoir accès à un petit morceau de contenu. Si ce modèle d’affaires peut faire vivre Itunes, ne peut-on pas penser que les journaux en ligne pourraient en tirer partie et trouver enfin une solution de rentabilité?  C’est l’idée que je veux explorer dans ce billet.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les micropaiements ne sont pas une idée nouvelle, bien au contraire. Ils ont eu une brève vague de popularité à la fin des années 1990 avec des compagnies comme &lt;em&gt;Beenz&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Fleez&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Bitpass&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;CyberCash&lt;/em&gt; et  &lt;em&gt;Peppercoin&lt;/em&gt;. Comme le disais Walter Isaacson dans un &lt;a href=&quot;http://www.time.com/time/business/article/0,8599,1877191-1,00.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;billet&lt;/a&gt; paru sur le site &lt;em&gt;Time.com&lt;/em&gt;: si vous vous souvenez de ces compagnies c’est probablement parce que vous y avez perdu de l’argent! Bref, en dehors de quelques notables exceptions, les micropaiements n’ont jamais su s’imposer comme façon de rentabiliser du contenu. Néanmoins sitôt oubliée, l’idée réapparaît ailleurs, avec la promesse que, cette fois-ci, il s’agit de la bonne.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est ce qui s’est passé en 2009 quand le puissant Rupert Murdoch et son &lt;em&gt;Wall Street Journal&lt;/em&gt; ont annoncé l’arrivée d’un système de micropaiements donnant accès à certains articles au contenu exclusif (&lt;a href=&quot;http://news.bbc.co.uk/2/hi/business/8186701.stm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;voir l’article&lt;/a&gt;).  L’arrivée de ce système et le retour des micropaiements ont été surveillés de près par la plupart des  grands acteurs de la presse. Malgré cette percée du &lt;em&gt;WSJ&lt;/em&gt;, les micropaiements ont autant d’admirateurs (billet &lt;a href=&quot;http://www.time.com/time/business/article/0,8599,1877191-1,00.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) que de détracteurs (billets &lt;a href=&quot;http://patthorntonfiles.com/blog/2009/09/22/thoughts-on-why-micropayments-are-a-dangerous-delusion/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://blogs.hbr.org/hbr/mcgrath/2010/02/why-i-hate-micropayments.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un des problèmes pratiques du micropaiement est le coût de la transaction. À supposer que le coût d’un article soit le même que celui d’un message texte comme le dit Monsieur Murdoch, soit environ 10 cents, il faudra nécessairement trouver un système transactionnel fiable, sécuritaire et surtout peu coûteux pour que l’ensemble fonctionne sans qu’il y ait une trop grande érosion de la marge de profit. Or un système définitif reste à établir et bien des compagnies ont connu leur Waterloo en tentant d’élaborer un tel système. Il faudra en quelque sorte un système de paiement quasi-universel. Un tel système reste toujours à implanter sur une grande échelle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’autre grand problème, largement plus complexe, est celui d’amener le consommateur à accepter de payer pour un contenu autrefois accessible gratuitement et, de plus, de s’assurer que ce même contenu n’est pas accessible ailleurs gratuitement. Or cette barrière du paiement est un des problèmes majeurs auquel fait face l’industrie. Idéalement, il s’agirait de trouver un contenu si exclusif et nécessaire au consommateur que ce dernier franchirait la barrière du paiement pour y avoir accès. Il est hautement improbable que le lecteur paiera pour lire des articles très généraux. Mais plus les articles se spécialisent et répondent à un besoin informationnel précis plus il est probable que le consommateur paiera les quelques sous pour y avoir accès. Chose certaine, les journaux en ligne devront rivaliser de créativité pour aller chercher une clientèle habituée aux nouvelles gratuites et instantanées.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je me suis renseigné plus amplement sur un des systèmes de micropaiements existant&amp;nbsp;: Press+ (leur site web est accessible&lt;a href=&quot;http://www.mypressplus.com/readers&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt; ici&lt;/a&gt;). Le site définit le système comme un kiosque à journal réinventé pour le 21e siècle. En quelques minutes, l’usager peut ouvrir un compte et lorsqu’il naviguera sur le Web à la recherche d’information, il tombera probablement sur un des partenaires de Press+ qui demandera un micropaiement en échange de certain morceau de contenu. En entrant son mot de passe et son nom d’usager, l’utilisateur pourra accéder au contenu sans avoir à ouvrir un compte pour chaque site. Il s’agit en quelque sorte de l’idée d’un guichet unique pour le paiement virtuel de l’information. Il sera intéressant de voir l’évolution de ce système et de ses compétiteurs dans un avenir rapproché.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je terminerai ce court billet en spécifiant que les micropaiements sont un modèle parmi plusieurs autres et à mon avis, il est fort probable que plusieurs modèles de rentabilité coexistent sur le marché. Ainsi, on peut imaginer un journal générant des revenus provenant  à la fois des micropaiements, des abonnements en ligne traditionnels, des abonnements papiers, des publicités, des petites annonces, etc.  C’est un peu le modèle du &lt;em&gt;WSJ&lt;/em&gt;. Ce n’est pas les sources de revenus potentielles qui manquent, mais bien un modèle économique fort qui permettrait la pérennité du journalisme tel qu’on l'a connu jusqu’à maintenant. Reste à savoir si les micropaiements s’inséreront durablement dans ce modèle économique.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Contrôler ses données.. pour un ciblage efficace</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/06/15/Plus-rien-de-gratuit-sur-le-web</link>
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    <pubDate>Thu, 16 Jun 2011 09:59:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Cours</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Ce billet a été rédigé par Marie-Andrée Dubreuil-Moisan et Marie-Eve Lamoureux dans le cadre du cours SCI6355 sur l'économie du document de la maîtrise en sciences de l'information de l'EBSI.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’exploitation massive des données personnelles sur le Web sert à financer les réseaux sociaux et moteurs de recherche.  Les réseaux se considèrent propriétaires des données techniques, navigationnelles, déclaratives et comportementales vendues pour fin de statistiques aux compagnies publicitaires.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Selon &lt;a href=&quot;http://www.concurringopinions.com/archives/2010/01/bright-ideas-helen-nissenbaums-privacy-in-context-technology-policy-and-the-integrity-of-social-life.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Helen Nissenbaum&lt;/a&gt;, nous avons assez perdu de temps à déterminer ce qui est du domaine privé et ce qui est du domaine public, aussi  quelles informations dans ces sphères doivent demeurer privées alors qu’en fait la préoccupation serait de trouver des moyens de préserver la confidentialité sur le Web.  À cet effet, des options émergentes permettent de naviguer de manière plus invisible pour se protéger du traçage et du profilage, par exemple &lt;a href=&quot;http://cs.nyu.edu/trackmenot/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;TrackMeNot&lt;/a&gt;.  On pourrait même s’inspirer de la  manière des hackers, par contre il y a fort à parier que ces options pourraient être piratées par des experts.  La protection des données privées sur le Web est un sujet chaud et une préoccupation pressante qui implique la participation de diverses sphères sociales, par exemple pour le ministère de la Culture français &lt;a href=&quot;http://www.culturemedias2030.culture.gouv.fr/enjeux/default.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, enjeux 12. Pour ce billet, nous nous en tiendrons au profilage à des fins publicitaires.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un courant de pensée original propose aux individus que certaines données soient traquées dans une optique de ciblage marketing optimal. Les utilisateurs choisissent eux-mêmes de laisser des traces spécifiques sans violation de la confidentialité, par exemple &lt;a href=&quot;http://crypto.stanford.edu/adnostic/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Adnostic&lt;/a&gt;.  Pour la société, la publicité occupe un &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/06/15/(http://www.stat.gouv.qc.ca/observatoire/publicat_obs/pdf/Stat_princ2009.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;rôle économique important&lt;/a&gt; (p. 85) qu’il ne faut pas négliger et si les individus peuvent y trouver leur compte avec une expérience satisfaisante qui ne soit pas compromettante, le profilage en optique marketing serait alors gagnant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D’autant plus que les grands joueurs voulant monopoliser le Web comme par exemple &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;, tiennent trop à leur clientèle pour utiliser les informations qu’ils colligent sur eux à des fins malicieuses. Pourtant tel que rapporté dans un &lt;a href=&quot;http://online.wsj.com/article/SB10001424052748704901104575423294099527212.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;article&lt;/a&gt; du &lt;em&gt;WSJ&lt;/em&gt;, en raison de sa dépendance relative est-ce que la clientèle est réellement en position simple de quitter &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;?  Dans ce même article, Holman et Jenkins relatent les propos de Éric Schmidt selon lesquels la publicité web est la source de pratiquement tous les profits de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;, la publicité ciblée c’est leur spécialité et par l’entremise de la boîte recherche, &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; nous connaît presque complètement. Ce dernier vise maintenant un nouveau type de service qui nous devancerait sur l’interprétation de nos propres besoins en matière d’information. On peut s’interroger sur l’éthique d’une telle pratique, mais ne serait-ce pas simplement une publicité supplémentaire s’ajoutant au bain dans lequel chacun nage chaque jour en y appliquant une attention sélective et un esprit critique et analytique développé par l’habitude à l’exposition publicitaire dès un très jeune âge?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si la plupart des internautes sont insensibles au trafic des données en vue de publicités ciblées;  il existe des groupes pour qui cette pratique est inadmissible. Certains enfin cherchent à dépasser cette dichotomie en introduisant une dimension humaniste dans l’équation données, publicité et exploitation.  Le projet &lt;a href=&quot;http://blogs.law.harvard.edu/vrm/about/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;VRM&lt;/a&gt; (pour &lt;em&gt;vendor relationship managment&lt;/em&gt;), à Harvard, insiste sur la nécessité de rétablir des relations respectueuses entre les consommateurs et les entreprises. Leurs valeurs se basent sur des écrits parus en 1999 d’abord sur un &lt;a href=&quot;http://www.cluetrain.com/manifeste.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;site&lt;/a&gt; et ensuite publiés.  Le site original présente 95 déclarations prônant la communication et redéfinissant les règles du marché notamment en faisant l’apologie du marché en réseau et comment l’appui les uns des autres surpasse l’intervention d’un vendeur. Le projet courant de recherche de VRM consiste en la vérification de cette théorie, soit qu’un consommateur libre est plus intéressant pour une entreprise qu’un consommateur captif.  Plusieurs questions se posent mais le mot liberté se retrouve en chacune d’elles. Il est dommage qu’aucune conclusion n’ait été publiée à ce jour..&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une startup montréalaise, animée par Tara Hunt, Cassandra Girard et Jérôme Paradis, s’inspirant largement de ces idées propose depuis janvier 2010, un site qui invite le consommateur à reprendre le contrôle sur les données qui composent l’historique de ses intentions d’achats et de ses achats effectifs.  Il s’agit de l’un de ces marchés en réseau qui s’organisent plus vite que les entreprises qui les ont traditionnellement ciblés. Grâce au Web, ces marchés deviennent mieux informés, plus intelligents et plus exigeants en qualité. La proposition de &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://buyosphere.com/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Buyosphere.com&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; se résume ainsi&amp;nbsp;: reprendre à son compte son profil d’utilisateur pour optimiser son expérience d’achat. Cela semble plus prometteur que d’ériger des barrières qui seront contournées tôt ou tard.  Comprendre ses habitudes de consommation et maintenir son propre historique d’achat permettra aux utilisateurs du site d’entrer en contact avec des vendeurs/des marques qui seront mieux outillés pour répondre à leurs besoins.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le site fonctionne comme on rafraîchit son profil avec la possibilité d’inclure des produits saisis de partout avec un simple bouton placé sur la barre de commande  (aime/achète).  Puisqu’il semblerait que l’activité #1 des femmes sur &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; serait de parler de leurs achats, la pertinence d’un tel site se justifie amplement.  La différence principale réside dans le fait que les utilisateurs restent maîtres de leurs données et peuvent, grâce à la plateforme et aux outils fournis, communiquer directement avec les compagnies, échanger leurs données contre des offres personnalisées et consolider ainsi une relation plus satisfaisante pour les deux parties.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il importe que les gens sachent que leurs données sont amassées et utilisées afin qu’ils puissent être plus sélectifs à certains égards dans la diffusion de leurs propres données.  Il faut aussi que les gens aient la possibilité d’apprendre comment devenir le point d’intégration de leurs propres données et l’origine de ce qu’il en advient.  Pour ainsi profiter des bon côtés du profilage et en éviter au maximum les désavantages potentiels.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Le Cloud computing, un défi pour l'archivistique</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/06/14/Le-Cloud-computing%2C-un-d%C3%A9fi-pour-l-archivistique</link>
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    <pubDate>Thu, 16 Jun 2011 08:42:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Cours</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Ce billet a été rédigé par Sylvie Sperano dans le cadre du cours SCI6355 sur l'économie du document de la maîtrise en sciences de l'information de l'EBSI.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le marché du &lt;em&gt;Cloud computing&lt;/em&gt; est en pleine expansion&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Gartner&lt;/em&gt;, prévoit que ce marché récoltera 149 milliards de US dollars en 2014 (alors qu’il en a récolté 68,3 milliards en 2010 et 51,7 milliards en 2009) (&lt;a href=&quot;http://www.directioninformatique.com/DI/client/fr/DirectionInformatique/Nouvelles.asp?id=62199&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.lesechos.fr/innovation/technologies/0201359886413-pourquoi-le-cloud-seduit-les-entreprises-167311.php&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;).  Ayant mis de l’avant et/ou consolidé différents modèles (nuages corporatifs ou privés, nuages commerciaux et nuages publics) et plusieurs offres de services (Saas, IaaS, Paas, Daas, Bpaas, etc.), ce nouveau micro-média a su capter l’attention des organismes et, ainsi, augmenter sa clientèle.  En effet, «&amp;nbsp;Il ne s’agit plus de savoir si les entreprises adopteront ce concept, mais de quelle façon elles peuvent le mettre à profit&amp;nbsp;» (&lt;a href=&quot;http://www.directioninformatique.com/DI/client/fr/DirectionInformatique/Nouvelles.asp?id=62199&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;).  La réussite économique du &lt;em&gt;Cloud computing&lt;/em&gt; est incontestable et semble donc mettre fin à la polémique qui avait cours sur sa rentabilité (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/11/10/576-polemique-sur-la-rentabilite-du-cloud-computing&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là)&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quelques années après sa mise en marché, le recours au &lt;em&gt;Cloud computing&lt;/em&gt; revêt plusieurs avantages qui sont maintenant bien connus et reconnus à savoir, la multiplicité des services, l’accès rapide et au besoin, le paiement à l’usage et la réduction des coûts d’opération.  À l’opposé, les inconvénients ou les risques engendrés par l’utilisation de l’informatique en nuage, principalement liés à la sécurité et à la protection des renseignements, sont tout aussi connus (&lt;a href=&quot;http://www.directioninformatique.com/DI/client/fr/DirectionInformatique/Nouvelles.asp?id=62199&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.lesechos.fr/innovation/technologies/0201359886413-pourquoi-le-cloud-seduit-les-entreprises-167311.php&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.camagazine.com/archives-fr/edition-imprimee/2010/may/regulars/camagazine36837.aspx&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.directioninformatique.com/DI/client/fr/DirectionInformatique/Nouvelles.asp?id=62254&amp;amp;cid=81&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). Il semble que l’«&amp;nbsp;on voit le nuage comme un projet technologique, alors que les enjeux principaux sont de l’ordre des affaires&amp;nbsp;: gestion contractuelle, conformité, sécurité, continuité des opérations…&amp;nbsp;» (&lt;a href=&quot;http://www.directioninformatique.com/DI/client/fr/DirectionInformatique/Nouvelles.asp?id=62199&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) et j’ajouterai à cette énumération, archivistique ou gestion documentaire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En effet, diverses problématiques, ou questions, se posent pour l’archiviste qui œuvre au sein d’un organisme ayant opté pour le &lt;em&gt;Cloud computing&lt;/em&gt;, et ce, particulièrement lorsque le nuage est public.  Dans son billet, Archivistique et Cloud Computing, Jean-Michel Salaün invitait les professionnels de l’information à mener une réflexion urgente sur le sujet (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/05/19/484-archivistique-et-cloud-computing&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;).  À ce titre, j’amorce donc celle-ci par une série de questions… Comment assurer une saine gestion des documents corporatifs, de leur création (ou réception) à leur disposition finale lorsque ceux-ci sont, en tout ou en partie, conservés chez des tiers, généralement inconnus de l'organisme?  L’archiviste doit-il modifier ses pratiques et revoir les principes qui sous-tendent sa profession?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Évidemment, depuis de nombreuses années, l’archiviste est confronté à une nouvelle réalité, celle des documents numériques.  Les caractéristiques propres à ce support (dématérialisation, volatilité, fragilité, opacité, etc.) ont certes amené l’archiviste à modifier certains outils et certaines pratiques de gestion documentaire traditionnels ou à en adopter de nouveaux&amp;nbsp;: convention de nommage, élaboration de profils de métadonnées, gestion des accès, transfert ou migration de support, etc.. Ces outils et ces pratiques de gestion documentaire, revues et corrigées, sont-elles suffisantes pour répondre aux enjeux que pose l’informatique dans les nuages&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comment garantir l’intégrité des documents conservés dans les nuages&amp;nbsp;?  Comment contrôler l'accès à ces documents&amp;nbsp;? Comment assurer la protection des documents essentiels et celle des documents contenant des renseignements personnels&amp;nbsp;? Comment s’assurer de leur accessibilité et leur conservation à long terme&amp;nbsp;?  À l’inverse, comment s’assurer de leur destruction définitive et confidentielle, lorsque ceux-ci n’ont plus de valeur&amp;nbsp;?  Le principe de respect des fonds ou de provenance est-il en péril&amp;nbsp;?  Comment préserver la mémoire institutionnelle de l’organisme&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et vous, qu’en pensez-vous&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Neutralité du réseau : un principe fondateur menacé</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/06/15/Neutralit%C3%A9-du-r%C3%A9seau-%3A-un-principe-fondateur-menac%C3%A9</link>
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    <pubDate>Thu, 16 Jun 2011 08:40:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Cours</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Ce billet a été rédigé par Jacynthe Touchette dans le cadre du cours SCI6355 sur l'économie du document de la maîtrise en sciences de l'information de l'EBSI.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’être humain est une espèce qui possède des capacités cérébrales exceptionnelles qui lui permettent d’élaborer des réflexions profondes sur à peu près tout ce qui l’entoure. La volonté d’objectivité là où elle s’impose (à l’intérieur des systèmes judiciaires, dans l’univers journalistique, etc.) est un bel exemple autant de cette capacité de réflexion que de la difficulté que peut éprouver une espèce pensante pouvant consciemment prendre parti de maintenir cette neutralité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tim Berners-Lee, fondateur du World Wide Web,  a défini la &lt;a href=&quot;http://dig.csail.mit.edu/breadcrumbs/node/144&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;neutralité du réseau&lt;/a&gt;  comme étant le fait que deux personnes puissent échanger du contenu du moment que toutes deux paient pour leur accès à un fournisseur. En règle générale, on parle de neutralité du réseau en tant qu’absence de contrôle sur le contenu qui circule ou sur les moyens employés pour la diffuser (pour la définition élaborée par deux spécialistes en économie numérique lors d’un rapport parlementaire en France en avril 2011, voir le billet sur le &lt;a href=&quot;http://www.ecrans.fr/La-neutralite-du-net-bientot,12502.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;blogue Écran&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;À l’image de la liberté d’expression, on peut penser qu’à peu près tout le monde a sa limite pour l'échange des données.  Nous n’avons qu’à penser au contenu pédophile ou bien aux menaces de mort qui peuvent être proférées envers des gens, qui enfreignent les législations de plusieurs pays ou encore qui atteignent l’intégrité de personnes bien réelles. Est-ce que la limite du réseau internet devrait se tracer là des législations sont en place? Dans ce cas, quels systèmes de loi devraient prévaloir sur les autres? Le réseau internet est international et ne se limite pas à une frontière géopolitique ou à une culture précise.  Dans l’ouvrage de  Berners-Lee, &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.w3.org/People/Berners-Lee/Weaving/Overview.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Weaving the Web: The Original Design and Ultimate Destiny of the World Wide Web by Its Inventor&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; (1999) nous trouvons à la page 99 une citation que l’on peut croiser assez fréquemment en consultant de l’information sur la question de la neutralité du réseau (par exemple sur le &lt;a href=&quot;http://agen-demain.typepad.fr/alain_veyret/assemblee-nationale-neutralite-du-net-pour-jean-dionis-cest-non.html&quot;&gt;blogue de l'association d'opposition municipale&lt;/a&gt; ou encore dans le très pertinent texte de Bill D. Herman &lt;a href=&quot;http://law.indiana.edu/fclj/pubs/v59/no1/10-HermanFINAL.pdf&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Opening bottlenecks: on behalf of mandated network neutrality&lt;/a&gt;, page 156)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;''Techniquement, il suffisait d’un seul point de réglementation centralisée
pour que ceci devienne rapidement un goulot d’étranglement limitant le
développement du Web, et le Web n'aurait jamais pu se développer.''&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Même si cette citation se rapporte davantage aux débuts du Web, nous pouvons sans difficulté la rapporter à la situation actuelle, alors que la neutralité du réseau internet est véritablement menacée, voire déjà violée. Alors si nous souhaitons que le réseau soit neutre, nous devons accepter que toute forme de contenu, même celui qui fait violence à nos valeurs fondamentales, puisse circuler librement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Par contre, au-delà des questions sociales (contenu douteux, disponibilité de contenu «&amp;nbsp;adulte&amp;nbsp;» à des mineurs, etc.), différentes organisations s’affairent au niveau économique à mettre en place des dispositifs qui leur permettront d’utiliser le Web à leur avantage. Certains vont même jusqu’à déclarer qu’ils sont &lt;a href=&quot;http://www.digitalspy.ca/digitaltv/news/a93556/virgin-media-ceo-attacks-net-neutrality.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;contre le principe de neutralité&lt;/a&gt; comme le président de Virgin, Neil Berkett en 2008. La bataille sur le terrain est féroce, parfois insidieuse et nous incite à nous projeter dans l’avenir.  Par exemple, un fournisseur pourrait rendre la fréquentation de certains sites «&amp;nbsp;non-partenaires&amp;nbsp;» plus lente qu’à la normale (&lt;a href=&quot;http://www.ecrans.fr/La-neutralite-du-net-bientot,12502.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Écran, avril 2011&lt;/a&gt;). Ce cas est relié au «&amp;nbsp;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.readwriteweb.com/2010/01/12/analyse/deep-packet-inspection-censure-filtrage/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;deep packet inspection&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; », c’est-à-dire la capacité d’une infrastructure du réseau d’analyser le contenu pour en tirer des données sur la fréquentation, les pratiques des internautes, etc. afin de les utiliser pour des usages divers allant de la publicité ciblée à la censure de contenu.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En observant ces développements, il est facile de rester songeur en pensant au cas extrême de l’accès à internet en &lt;a href=&quot;http://www.cfr.org/china/us-internet-providers-great-firewall-china/p9856&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Chine&lt;/a&gt; qui prend des allures d’intranet auquel participe des entreprises américaines.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin, les enjeux et les acteurs sont nombreux. L’internaute est soumis, souvent même inconsciemment à cette bataille entre les tenants de la neutralité du Web et ceux qui y voient des intérêts mercantiles ou de contrôle de l’information. On peut désirer que le réseau internet soit neutre mais qu’en est-il des réseaux qui le composent? Les intérêts de leurs propriétaires viennent-ils détruire ce principe intrinsèque au Web? Est-ce que l’on peut «&amp;nbsp;forcer&amp;nbsp;» la neutralité? Comme Tim Wu s’est déjà  interrogé (&lt;a href=&quot;http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=388863&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;page 176&lt;/a&gt;), à qui revient le droit de légiférer sur ces questions?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Citons de nouveau &lt;a href=&quot;http://dig.csail.mit.edu/breadcrumbs/node/144&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Berners-Lee&lt;/a&gt; en terminant&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Yes, regulation to keep the Internet open is regulation&lt;/em&gt;; à vouloir agir pour maintenir une neutralité, nous en venons nous-même à induire une influence.  Ainsi la neutralité du réseau me semble difficile à atteindre et encore plus à maintenir, cela n’empêche pas que cela devrait constituer un idéal, un but à atteindre.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/06/15/Neutralit%C3%A9-du-r%C3%A9seau-%3A-un-principe-fondateur-menac%C3%A9#comment-form</comments>
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    <title>Emprunter un bon livre numérique</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/06/14/Emprunter-un-bon-livre-num%C3%A9rique</link>
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    <pubDate>Wed, 15 Jun 2011 09:26:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Cours</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Ce billet a été rédigé par Chantal Lalonde dans le cadre du cours SCI6355 sur l'économie du document de la maîtrise en sciences de l'information de l'EBSI.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme vous le savez sans doute, les bibliothèques, au cours de l’Histoire, ont su se renouveler et s’adapter aux changements technologiques, médiatiques et sociétaux pour toujours mieux servir leurs usagers. Les bibliothèques doivent-t-elles maintenant offrir les livres numériques pour répondre aux besoins des usagers?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour répondre à cette question, il faut d’abord voir comment se porte le marché du livre numérique. Les chiffres publiés en mai dernier par &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://phx.corporate-ir.net/phoenix.zhtml?ID=1565581&amp;amp;c=176060&amp;amp;p=irol-newsArticle&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Amazon.com&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;  indiquent bien que celui-ci est en pleine expansion, car &lt;em&gt;Amazon&lt;/em&gt; vend maintenant plus de livres &lt;em&gt;Kindle&lt;/em&gt; numériques que de livres imprimés aux États-Unis. Depuis avril 2011, pour chaque 100 livres imprimés que vend &lt;em&gt;Amazon.com&lt;/em&gt;, il vend 105 livres &lt;em&gt;Kindle&lt;/em&gt;. &lt;em&gt;Amazon&lt;/em&gt; a vendu trois fois plus de livres numériques cette année que pour la même période l’an dernier. Il y a un marché florissant pour le livre numérique et, si on achète des livres numériques, on aimerait certainement aussi les emprunter, mais encore faut-il que les titres qui nous intéressent soient disponibles, et ce, dans notre langue.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aux États-Unis ainsi qu’au Canada anglais, les bibliothèques offrent depuis quelques années déjà le prêt de livres numériques. La compagnie américaine, &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.overdrive.com/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Overdrive&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;  est le chef de file pour la distribution de livre numérique et de livre audio avec 19 millions de livres empruntés dans un modèle où les bibliothèques paient pour la création d’un site web personnalisé de prêts pour leur collection numérique ainsi que pour leur collection de livres téléchargeables. D’autres joueurs s’ajoutent dans ce marché, entre autres &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://scls.typepad.com/techbits/2011/05/will-3m-give-overdrive-some-competition.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;3M&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;,  mais il semble que le modèle d’affaires restera sensiblement le même. Au Québec, seulement les &lt;a href=&quot;http://emedia.lib.overdrive.com/4B9A89FE-BA56-41E0-A2FC-56DA276FED87/10/648/fr/Default.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;bibliothèques publiques&lt;/a&gt; de Dollard des Ormeaux, Pointe-Claire, Côte St-Luc et la bibliothèque de McGill offrent les services de prêt numérique d’&lt;em&gt;Overdrive&lt;/em&gt;. BAnQ développe sa &lt;a href=&quot;http://www.banq.qc.ca/ressources_en_ligne/bd_revues_journaux/types/index.html?type=67&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;collection numérique&lt;/a&gt; et offre des ressources de plus en plus variées avec 45.000 livres dont 25 %  des titres sont en français. Les bibliothèques québécoises demeurent tout de même peu présentes dans ce marché. Pourquoi?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Doit-on encore parler de retard historique des bibliothèques québécoises ou est-ce plutôt l’offre de livres en français qui n’est pas au rendez-vous? Cette offre pour le marché québécois se développe néanmoins. &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.demarque.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;De Marque&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, qui a lancé la première &lt;a href=&quot;http://vitrine.entrepotnumerique.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;plateforme&lt;/a&gt; de distribution de livres numériques au Québec en 2009, valide depuis février dans quatre bibliothèques publiques québécoises un projet-pilote d’un système de prêt de livres numériques comme l’indique un&lt;a href=&quot;http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/arts-et-spectacles/livres/201101/22/01-4362822-bientot-dans-une-bibliotheque-pres-de-chez-vous-le-livre-chronodegradable.php&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt; article&lt;/a&gt; paru dans &lt;em&gt;Le Soleil&lt;/em&gt;.  Selon la loi 51, au Québec, les acheteurs institutionnels doivent acheter auprès d'une librairie agréée. Le modèle expérimenté permet aux bibliothèques d’acheter des livres des librairies agréées et de les offrir en prêt chronodégradable sur le site web de la bibliothèque. L’usager qui emprunte un livre le reçoit par courriel pour ensuite télécharger son droit de lecture sur le support de son choix.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En espérant le projet-pilote concluant, je crois que l’arrivée des collections de livres numériques pour l’ensemble des bibliothèques publiques est imminente. Cependant, pour bien profiter du potentiel du numérique, les bibliothèques doivent utiliser le livre numérique comme véhicule de communauté comme l’explique l’&lt;a href=&quot;http://revueargus.qc.ca/index.php/2011/01/20/livre-numerique-comme-vehicule-de-communaute-en-bibliotheque&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;article&lt;/a&gt; de Christian Liboiron paru dans &lt;em&gt;Argus&lt;/em&gt;. Les livres numériques devraient permettre des échanges entre les abonnées et une participation à la communauté de la bibliothèque. Les livres numériques pourraient alors devenir une parcelle de la bibliothèque qui saura s’épanouir dans un espace virtuel.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/06/14/Emprunter-un-bon-livre-num%C3%A9rique#comment-form</comments>
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    <title>L’avenir des éditeurs face à l’autopublication</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/06/15/L%E2%80%99avenir-des-%C3%A9diteurs-face-%C3%A0-l%E2%80%99autopublication</link>
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    <pubDate>Wed, 15 Jun 2011 03:53:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Cours</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Ce billet a été rédigé par Marie-Claude Ratté dans le cadre du cours SCI6355 sur l'économie du document de la maîtrise en sciences de l'information de l'EBSI.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous assistons depuis quelques années déjà à la popularité grandissante des supports pour les livres électroniques (comme le &lt;em&gt;Kindle&lt;/em&gt;). D’ailleurs, parmi les dépenses moyennes de culture et de communication des ménages québécois (&lt;a href=&quot;http://www.stat.gouv.qc.ca/observatoire/publicat_obs/pdf/Stat_princ2009.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), l’audiovisuel est en tête de liste. Néanmoins, même si au niveau de l’imprimé les quotidiens perdent de la vitesse, les livres, pour leur part, résistent à cette décroissance. Les éditeurs de livres doivent-ils alors investir dans le numérique? Certes, même si les livres numériques gagnent en popularité, ils n’ont pour l’instant toujours pas donné de résultats probants en terme économique ou d’usage. Pourtant, cela ne veut pas dire que dans un futur rapproché les lecteurs de livres ne vont pas se diriger massivement vers le livre numérique. Advenant un tel scénario, une autre question se pose&amp;nbsp;: est-ce que les éditeurs de livres doivent craindre le numérique? En effet, la popularité du livre numérique et sa facilité d’accès permettent dorénavant aux auteurs de s’autopublier.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’autopublication est une avenue particulièrement intéressante pour les auteurs à succès dont l'autorité au sein du grand public n’a plus besoin de faire ses preuves pour connaître la popularité. Prenons l’exemple de Marc-Édouard Nabe qui a vendu plusieurs milliers d’exemplaires de son roman «&amp;nbsp;L’Homme qui arrêta d’écrire&amp;nbsp;» sur sa &lt;a href=&quot;http://www.marcedouardnabe.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;plateforme&lt;/a&gt; d’autoédition (ou d’antiédition comme il se plaît à l’appeler). Un autre auteur, Joe Konrath, a vendu lui aussi plusieurs milliers d’exemplaires de ses livres électroniques autoédités sur le &lt;em&gt;Kindle&lt;/em&gt;. &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/01/16/On-n-ach%C3%A8te-pas-une-biblioth%C3%A8que-comme-un-livre&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;M. Salaün&lt;/a&gt; résume en ces termes le pourquoi de ce succès fulgurant&amp;nbsp;: &lt;em&gt;il a choisi de s'autoéditer en réduisant drastiquement le prix de vente de ses livres à 2,99 $. De ce fait, ses droits en pourcentage ont augmenté car ils sont partagés en moins d'acteurs, et en même temps l'augmentation des exemplaires vendus augmente mécaniquement les revenus de façon spectaculairement plus importante que le manque à gagner de la baisse du prix.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les avantages de l’autopublication sont multiples pour les auteurs. En effet, ils peuvent entre autres décider de la couverture de leur livre, mais surtout, ils peuvent choisir le prix auquel ils le vendront. Un contrat avec un distributeur, au lieu d’un éditeur, permet aux auteurs d’obtenir un plus grand pourcentage de revenus (s’ils réussissent à en vendre plusieurs exemplaires). De plus, le livre numérique les met à l’abri des ruptures de stock puisque celui-ci ne sera jamais épuisé tant et aussi longtemps qu’il restera en ligne.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Néanmoins, l’autopublication comporte certains inconvénients et le succès qui s’en suit n’est pas à la portée d’auteurs moins connus. Le rôle de l’éditeur est primordial pour ces derniers, car c’est lui qui prend les risques financiers pour veiller à la promotion et à la marchandisation des œuvres. De plus, le fait d’être partenaire avec un éditeur peut favoriser la notoriété de l’auteur en question par rapport au lecteur, car le renom d’une maison d’édition est également un gage de qualité. Le blogue &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://aldus2006.typepad.fr/mon_weblog/2010/06/nabe-lautopublication-ind%C3%A9pendante.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Aldus&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, qui relate le succès de l’auteur Marc-Édouard Nabe, mentionne que ce dernier prouve que le format papier n’est plus essentiel ni pertinent pour un auteur d’aujourd’hui. Pourtant, comme &lt;a href=&quot;http://lafeuille.blog.lemonde.fr/2009/04/20/lavenir-du-livre-a-lheure-de-lautopublication/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Hubert Guillaud&lt;/a&gt; le démontre, &lt;em&gt;les auteurs auront encore besoin des éditeurs, notamment pour continuer à vendre leurs exemplaires papier qui ne vont pas disparaître du jour au lendemain, loin de là&lt;/em&gt;. Également, même s’il est relativement facile de promouvoir par soi-même un produit sur les différents réseaux sociaux sur le web, il reste utopique de de penser que ce moyen de promotion, facile d’accès et gratuit, puisse rejoindre aussi facilement un grand nombre de lecteurs. &lt;a href=&quot;http://lafeuille.blog.lemonde.fr/2009/04/20/lavenir-du-livre-a-lheure-de-lautopublication/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Hubert Guillaud&lt;/a&gt; ajoute&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Croire que tous les lecteurs vont trouver le site de leur auteur préféré tout seul, c'est, me semble-t-il, mal comprendre le fonctionnement du net, où les parcours sont justement démultipliés...&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ainsi, comme nous pouvons le constater, le succès de l’autopublication demeure, pour le moment, le privilège d’auteurs ayant été fortement popularisés précédemment grâce au travail de promotion d’un éditeur. Toutefois, cet engouement pour l’autoédition témoigne d’un malaise récurrent chez les auteurs&amp;nbsp;: le pourcentage ridiculement bas (on parle de 10 % du prix net du livre, qu’il soit numérique ou non) que les éditeurs leur accordent (consultez cet &lt;a href=&quot;http://www.actualitte.com/actualite/23037-contrat-ecrivain-droits-numeriques-argent.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;article&lt;/a&gt; pour d’autres détails). De plus, il y a le prix du livre numérique qui est égal ou légèrement plus bas que celui d’un livre imprimé. Pourtant, la mise en marché du livre électronique est beaucoup moins coûteuse pour l’éditeur que celle du livre imprimé. Pour constater cet état de fait, voici des blogues (parmi plusieurs) qui en traitent&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://www.actualitte.com/actualite/23037-contrat-ecrivain-droits-numeriques-argent.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Actualitté&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://entrenoussoidit.blogspot.com/2009/11/m-gallimard-se-tire-une-balle-dans-le.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Entre-nous-soit-dit&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Même si l’industrie du livre imprimé résiste, les éditeurs de livres devront s’atteler à trouver une solution pour ne pas voir leurs auteurs (qui garantissent leurs fonds) partir à leur compte. &lt;a href=&quot;http://www.huffingtonpost.com/mark-coker/do-authors-still-need-pub_b_334539.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Mark Coker&lt;/a&gt; parle alors d’une bascule du pouvoir entre l’éditeur et l’auteur. Pour contrer l’abandon de l’édition pour l’autopublication, la solution serait peut-être alors de rendre cette bascule plus équilibrée entre les deux parties dans un contexte d’édition numérique de livres. Dans ce cas, les éditeurs pourraient envisager d’investir dans le numérique.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/06/15/L%E2%80%99avenir-des-%C3%A9diteurs-face-%C3%A0-l%E2%80%99autopublication#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>L'avenir du livre imprimé et les bibliothèques</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/06/14/L-avenir-du-livre-imprim%C3%A9-et-les-biblioth%C3%A8ques</link>
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    <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 11:51:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Cours</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Ce billet a été rédigé par Marie-Émile Joseph dans le cadre du cours SCI6355 sur l'économie du document de la maîtrise en sciences de l'information de l'EBSI.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les débats pullulent autour de l’avenir du livre, qu’il soit électronique ou imprimé. L’avenir du livre c’est la lecture, commente &lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/en-pleine-culture/2009/03/14/e-book-ou-livre-papier-quel-avenir-pour-la-lecture&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Françoise Benhamou&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le &lt;em&gt;National Endowment for the Arts&lt;/em&gt; (NEA) avait sonné l’alarme en 2004 et 2007 dans deux rapports d’enquête&amp;nbsp;: «&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.nea.gov/news/news04/ReadingAtRisk.Html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Reading at Risk&amp;nbsp;: A Survey of Literacy&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;» (la lecture en péril&amp;nbsp;: un sondage sur l’alphabétisme), d’une part et «&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.nea.gov/research/ToRead.pdf&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;To Read or not to Read&lt;/a&gt;, A Question of National Consequence&lt;/em&gt;»  &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/06/14/Lire ou ne pas Lire, Une question d’Importance Nationale&quot; title=&quot;Lire ou ne pas Lire, Une question d’Importance Nationale&quot;&gt;Lire ou ne pas Lire, Une question d...&lt;/a&gt;. Selon ces sondages, on avait constaté que plus de la moitié des adultes américains ne lisait pas. Chez les plus jeunes, un taux de 28%  a été enregistré.
L’étude avait également démontré une perte de 20 millions de lecteurs potentiels entre 1982 et 2002.  Toujours selon le sondage, ce déclin était encore en forte augmentation au cours de la dernière décennie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une &lt;a href=&quot;http://www.pratiquesculturelles.culture.gouv.fr/index.php&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;étude&lt;/a&gt; plus récente publiée en 2009 conduite par le ministère français de la Culture sur les pratiques culturelles des Français à l’ère numérique a fait le même constat&amp;nbsp;: la lecture du livre et de la presse est toujours en recul face à une montée puissante de la lecture d’écran. Cette pratique est plus intensive chez les jeunes et plus encore lorsque ces derniers avançaient en âge. Cette baisse de lecture affecte non seulement la capacité d’intégration sociale, mais aussi le côté &lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/en-pleine-culture/2009/10/21/ce-que-l-enquete-sur-les-pratiques-culturelles-des-francais-ne-dit-pas&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;économique&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La lecture du livre décline de plus en plus chez les adolescents et les jeunes adultes. La nouvelle génération avoue que son temps libre est plutôt consacré au Web&amp;nbsp;: messages instantanés, musiques, jeux vidéos, télévision,  lecture sur écran. Selon la même étude du ministère de la Culture. Ce n’est pas tant que la lecture soit négligée, mais la lecture du livre imprimé semble de plus en plus péricliter de génération en génération.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot; Internet me permet de régler rapidement &quot; la recherche mécanique &quot;, c’est-à-dire le déblayage du sujet et la localisation des documents nécessaires, explique Claude Marcil, recherchiste. Avec des banques de données comme Eurêka, Repères et Proquest, poursuit-il, je peux rapidement repérer des milliers d’articles de journaux et de revues. &quot; (Anny Guindon, in &lt;a href=&quot;http://www.sciencepresse.qc.ca/dossiers/biblio2.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;bibliothèque et internet&amp;nbsp;: pour le meilleur et pour le pire&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avec cette tendance, on se demande comme &lt;a href=&quot;http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/conferen/albanel/rapportpatino.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Bruno Patino&lt;/a&gt;  quel est l’avenir du livre imprimé?   Car, ''là où, auparavant, on pouvait y passer des heures, parfois des jours, à feuilleter de volumineux index... Aujourd’hui, plus besoin de se déplacer, quelques clics de souris suffisent.
Que reste-t-il donc aux bibliothèques?''&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les universitaires n’échappent pas non plus à cette révolution et se servent abondamment d’Internet &quot;Pour la rapidité, la diversité des sources et les dernières nouveautés en ligne&quot;, affirme un étudiant au doctorat en communication à l’UQÀM.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce recul de la lecture du livre papier serait-il un signe angoissant pour les bibliothèques&amp;nbsp;? Avec l’arrivée,  depuis 2007, du lecteur électronique de livre &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Amazon_Kindle&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Kindle&lt;/a&gt; d’Amazon qui est venu bouleverser le monde de l’édition,  pensez-vous que la bibliothèque lâchera un jour sa collection papier&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/06/14/L-avenir-du-livre-imprim%C3%A9-et-les-biblioth%C3%A8ques#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Economie de la bibliothèque et du web (cours)</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/06/10/Economie-de-la-biblioth%C3%A8que-et-du-web-%28cours%29</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:d60d3c89021f801c9065f7c9d15b5383</guid>
    <pubDate>Fri, 10 Jun 2011 10:47:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Cours</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Le matériel de la deuxième semaine du cours sur l'économie du document de la maîtrise en sciences de l'information de l'EBSI est maintenant en ligne. Il comprend un module sur l'économie de la bibliothèque et un module sur l'économie du web. C'est &lt;a href=&quot;http://cours.ebsi.umontreal.ca/sci6355/modules/02/index.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette semaine sera aussi l'occasion de mettre en ligne les billets des étudiants sur leur sujet de dossiers. Il y aura donc trois billets publiés par jour les 15, 16 et 17 juin. Tous les commentaires seront alors particulièrement appréciés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Rappel&amp;nbsp;: la première semaine de cours est &lt;a href=&quot;http://cours.ebsi.umontreal.ca/sci6355/modules/01/index.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et les lectures préalables sont &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/04/26/Introduction-au-cours-sur-l-%C3%A9conomie-du-document&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/06/10/Economie-de-la-biblioth%C3%A8que-et-du-web-%28cours%29#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/06/10/Economie-de-la-biblioth%C3%A8que-et-du-web-%28cours%29#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/atom/comments/723</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Du grain à moudre</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/06/03/Du-grain-%C3%A0-moudre</link>
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    <pubDate>Fri, 03 Jun 2011 16:50:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Cours</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;On ne chôme pas pendant la session d'été à l'EBSI..&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Architecture de l'information&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aujourd'hui 3 juin se conclut la première école d'été co-organisée par l'EBSI et l'ENS-Lyon sur l'architecture de l'information (&lt;a href=&quot;http://archinfo.umontreal.ca/ee2011&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). Parallèlement au cours, plusieurs conférences transatlantiques ont été organisées et enregistrées. Le principe était de réunir sur un même thème chaque fois au moins un spécialiste de chaque côté. Les thématiques ont été les suivantes&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Interfaces de recherche fédérée&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Respect de la vie privée&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Grands corpus patrimoniaux&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Préservation à long terme&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Accessibilité&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;AI dans la société&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Je vous laisse découvrir les conférenciers&lt;a href=&quot;http://archinfo.umontreal.ca/ee2011/conferences&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt; ici&lt;/a&gt;, vous trouverez sur la même page les liens sur les conférences. Pour nous en plus d'alimenter les étudiants en contenu, il s'agissait de tester la formule, aussi bien la technique que la confrontation des cultures. Nous aurons beaucoup de leçons à en tirer pour poursuivre cette fructueuse coopération.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Économie du document&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lundi 6 juin démarre le cours en ligne Économie du document de la Maîtrise en sciences de l'information de l'EBSI. Il se déroule cette année sous un format concentré en trois semaines pleines. Le matériel de la première semaine est déjà en ligne (&lt;a href=&quot;http://cours.ebsi.umontreal.ca/sci6355/modules/01/index.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). Il comprend cinq modules&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Module 1 - Articulation contenant/contenu&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Module 2 - Les quatre filières techniques&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Module 3 - L'organisation des médias en modèles&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Module 4 - Le pentagone des industries de la mémoire&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Module 5 - Synthèse&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Comme les années précédentes le matériel général du cours est en libre accès. Mais les travaux des étudiants, les échanges, les forums, sont en accès réservés. Comme chaque fois, il y a une exception  qui aura lieu cette année au cours de la deuxième semaine&amp;nbsp;: les étudiants publieront des billets sur ce blogue qu'ils commenteront.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Web sous tensions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La deuxième version du texte de Roger II qui intègre les quelques 150 commentaires récoltés (&lt;a href=&quot;https://espacestemps.co-ment.com/text/vsMAqHUTfIi/view/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) avance, mais a pris du retard. Le collectif est au travail, la tâche est rude. Aussi nous avons décidé de reporter sa publication pour la rentrée prochaine de façon à pouvoir recueillir les dernières réactions sans précipitation. Pas d'impatience donc les travaux se poursuivent.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/06/03/Du-grain-%C3%A0-moudre#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/06/03/Du-grain-%C3%A0-moudre#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/atom/comments/719</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Introduction au cours sur l'économie du document</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/04/26/Introduction-au-cours-sur-l-%C3%A9conomie-du-document</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:cf712e15677bd9821689f1016c3f4f17</guid>
    <pubDate>Tue, 26 Apr 2011 06:09:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Cours</category>
        <category>433. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; L’économie du document ; Caractéristiques économiques du document</category>    
    <description>    &lt;p&gt;La mise en ligne de la version 2011 du cours en ligne sur l'économie du document approche. Cette année, il sera concentré sur trois semaines pleines. Le temps réduit oblige les étudiants à avoir assimilé quelques notions fondamentales avant le début du cours.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est pourquoi j'ai développé la thématique de la séance introductive sous forme d'un texte rédigé comme un chapitre de livre. &lt;a href=&quot;http://hdl.handle.net/1866/4963&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;. Après avoir montré l'oubli de la notion de document par les économistes, le texte insiste sur sept caractéristiques de son économie, présentées comme sept piliers et montre qu'elles se combinent pour structurer trois marchés distincts.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il reprend donc la parabole de la baguette et du journal déjà présentée sur le blogue dans une version plus ancienne et succincte, mais illustrée. &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2006/10/05/86-les-sept-piliers-de-l-economie-du-document&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour approfondir, on pourra consulter cette bibliographie&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;Chris Anderson, “&lt;a href=&quot;http://changethis.com/10.LongTail&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;The Long Tail&lt;/a&gt;” (Change This, Décembre 13, 2004), .&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Yochai Benkler, &lt;a href=&quot;http://www.benkler.org/Benkler_Wealth_Of_Networks.pdf&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;The Wealth of Networks: How Social Production Transforms Markets and Freedom&lt;/a&gt;. New Haven, Conn: Yale University Press. 2006,  (version française :La Richesse des réseaux. Marchés et libertés à l'heure du partage social, Presses Universitaires de Lyon., 2009, &lt;a href=&quot;http://www.internetactu.net/2009/12/10/vers-la-richesse-des-reseaux/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Introduction&lt;/a&gt; en ligne sur InternetActu ).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Didier Durand, “ Revue de livre: &quot;&lt;a href=&quot;http://media-tech.blogspot.com/2006/09/revue-de-livre-long-tail-la-longue.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;The Long Tail&quot; (&quot;La Longue Traîne&quot;) de Chris Anderson&lt;/a&gt;,” Media &amp;amp; Tech, Septembre 8, 2006, .&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Xavier Greffe, &lt;a href=&quot;http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=REDP_201_0001&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Introduction&amp;nbsp;: L’économie de la culture est-elle particulière ?&lt;/a&gt;, Revue d'économie politique, 2010/1 (Vol. 120)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Xavier Wauthy, “&lt;a href=&quot;http://techtrends.eu/files/Nofreelunch.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;No free lunch sur le Web 2.0! Ce que cache la gratuité apparente des réseaux sociaux numériques&lt;/a&gt;,” IRES, Université Catholique de Louvain, no. 59, Regards économiques (Mai 2008),&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Carl Shapiro et Hal R Varian, Information Rules, A Strategic Guide to the Network Economy, (Harvard Business School Press, 1998). &lt;a href=&quot;http://www.inforules.com/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Site compagnon&lt;/a&gt; (voir en particulier &amp;lt;Themes&amp;gt; et &amp;lt;Teaching/The Information Economy&amp;gt;)&amp;nbsp;: .&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;

&lt;p&gt;Exemples d'application du raisonnement&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/04/06/La-messe-des-donn%C3%A9es&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;La messe des données&lt;/a&gt;, 6 avril 2009.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/09/17/536-wikipapier-et-les-sept-piliers&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Wikipapier et les sept piliers&lt;/a&gt;, 17 sept 2008.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/04/26/Introduction-au-cours-sur-l-%C3%A9conomie-du-document#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Réseaux, foules et marchés : un manuel</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/09/24/R%C3%A9seaux%2C-foules-et-march%C3%A9s</link>
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    <pubDate>Fri, 24 Sep 2010 05:51:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Cours</category>
        <category>6. CONCLUSION - ARCHITECTES ET ARCHITHEQUES</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Ce gros manuel, publié cet été et aussi accessible en ligne, rédigé par deux professeurs de Cornell University risque devenir rapidement un incontournable pour initier quiconque s'intéresse à l'économie  des réseaux et en premier lieu celle du web.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;David Easley et Jon Kleinberg, Networks, Crowds, and Markets: Reasoning About a Highly Connected World, Cambridge University Press., 2010, 786p. &lt;a href=&quot;http://www.cs.cornell.edu/home/kleinber/networks%2Dbook/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est en effet ce que j'ai lu jusqu'à aujourd'hui de plus clair et actualisé sur le sujet. Les différentes théories de bases sont présentées. Une des explications de sa qualité est sans doute la complémentarité des auteurs&amp;nbsp;: l'un est économiste, l'autre informaticien.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le livre a été construit à partir d'un cours pour des étudiants de premier cycle et les auteurs font un parallèle dans la préface entre le déroulement des séances et les chapitres du livre. Ils suggèrent aussi d'autres façons de s'en servir pour intégrer telle ou telle thématique dans un cours ou construire des modules autonomes. L'écriture est limpide, des illustrations claires et des exemples concrets appuient les explications et démonstrations. Les chapitres proposent des exercices pour valider les acquis et souvent aussi une section avec des pistes pour ceux qui voudraient approfondir la thématique. Bref, un must, un vrai manuel comme on sait les faire en Amérique du nord, avec aussi ses limites comme parfois un manque de recul devant des théories présentées comme des affirmations.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il ne faut évidemment pas en attendre des suggestions décoiffantes, mais plutôt un rappel ou une initiation aux concepts de base&amp;nbsp;: théorie des graphes, théorie des jeux, pagerank, enchères optimales pour la vente de mots clés, information en cascade, loi de puissance, effets de réseau, épidémies, etc. tout est là, expliqué à partir de notions simples mais sans simplification exagérée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Deux regrets néanmoins&amp;nbsp;: un parti-pris trop exclusivement néo-classique pour l'économie, la figure du marché avec l'individu à la recherche de son intérêt, même dans un raisonnement nuancé par les effets de réseau, n'est sans doute pas la clé de toutes les explications&amp;nbsp;; la non-prise en compte des aspects physiques et matériels des réseaux numériques, comme les formats, les flux, la puissance des centres de données, qui aujourd'hui jouent un rôle important dans leur structuration.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/09/24/R%C3%A9seaux%2C-foules-et-march%C3%A9s#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Les contours de l'économie du document</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/09/08/Les-contours-de-l-%C3%A9conomie-du-document</link>
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    <pubDate>Wed, 08 Sep 2010 02:29:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Cours</category>
        <category>431. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; L’économie du document ; Le secteur culturel et créatif</category><category>432. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; L’économie du document ; Le secteur du document</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Je suis en train de rédiger un manuel ou un livre pour accompagner le cours sur l'économie des documents, ce qui m'amène à réviser bien des notions présentées. J'en proposerai périodiquement quelques extraits pour les soumettre à une critique éventuelle. Voici donc un extrait du deuxième chapitre sur la délimitation du secteur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La Commission européenne a publié en 2010 un livre vert sur les «&amp;nbsp;industries culturelles et créatives&amp;nbsp;» actuellement soumis à la discussion (&lt;a href=&quot;http://ec.europa.eu/culture/our-policy-development/doc2577_fr.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) et qui s'appuie sur un rapport préalable sur la mesure des activités culturelles (&lt;a href=&quot;http://ec.europa.eu/culture/key-documents/doc873_en.htm&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;pdf&lt;/a&gt;). Les experts européens, après avoir fait la synthèse des propositions des différents pays et organismes,  ont suggéré de regrouper les activités culturelles en un «&amp;nbsp;secteur culturel et créatif&amp;nbsp;» dont les frontières sont définies dans le tableau ci-dessous (p.56).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Secteur-culturel-creatif-europe-56_m.jpg&quot; alt=&quot;Secteur-culturel-creatif-europe-56.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Secteur-culturel-creatif-europe-56.jpg, sept. 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On peut remarquer tout d’abord le découpage en un «&amp;nbsp;cœur&amp;nbsp;» et trois «&amp;nbsp;cercles ». Le cœur représente les activités fondatrices du secteur&amp;nbsp;: les arts visuels, les arts du spectacle, le patrimoine. Le cercle 1 reprend les industries culturelles dans leur acception classique. Les cercles 2 et 3 présentent ce que la Commission européenne appelle désormais les industries créatives&amp;nbsp;: le design, l’architecture et la publicité d’une part et, d’autre part, les industries connexes. La délimitation de ces dernières constituant le cercle 3 est indiquée comme plus floue, car elles appartiennent aussi à d’autres sous-secteurs. Les activités citées sont les fabricants de matériels d’enregistrement et de lecture et les opérateurs de réseaux, reliés au secteur des technologies de l’information et de la communication.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le cœur indiqué représente, en réalité, les origines anciennes de l’économie du document, on pourrait dire sa préhistoire. Les productions ont bien aussi les caractéristiques d’un document et notamment sa fonction de transmission ou de preuve, mais elles restent limitées au stade du prototype&amp;nbsp;: l’œuvre d’art, le spectacle, le monument ou l’archive. Il s’agit en quelque sorte d’une activité protodocumentaire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est une activité ici placée dans le patrimoine qu’il faut pourtant déplacer pour rendre compte correctement de l’économie du document. Suite à la diffusion du livre à grande échelle, puis des revues et des journaux, les bibliothèques quittent, en effet, ces prémices artisanaux et aléatoires pour se multiplier en inventant progressivement la bibliothéconomie, c'est-à-dire une organisation rationnelle, on pourrait dire industrielle, d’un service d’accès aux documents. Il faut donc les retirer du cœur ou des origines, du moins pour celles dont la mission première n’est pas la conservation, et les placer dans la rubrique suivante qui réunit les activités industrielles, le cercle 1.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Plusieurs corrections ou ajustements doivent être effectuées dans ce premier cercle. La musique, tout d’abord, est mise comme une catégorie générale dans les industries culturelles. Cela se justifie en économie de la culture par la cohérence, la complémentarité des différentes activités musicales et leur articulation. Mais, d’un point de vue documentaire, les concerts, la musique vivante relève du spectacle, c'est-à-dire de la catégorie précédente, tandis que la musique enregistrée, qui est directement de l’information consignée donc bel et bien un objet documentaire, participe clairement à la catégorie industrielle. Celle-ci, de plus, comprend aussi les bases de données qui sont exclues dans le tableau de la Commission. Enfin le plus problématique est que les nouveaux industriels du web-média sont absents de ce premier cercle, à part les jeux vidéos&amp;nbsp;: ni les portails, ni les moteurs, ni les réseaux sociaux ne sont mentionnés. Pourtant ils jouent un rôle crucial aujourd’hui pour l’économie du document, déstabilisant les industries traditionnelles. Ajoutons-les donc dans cette rubrique sous l’appellation de web-média. L’ensemble de cette rubrique est nommée par les experts de la Commission européenne «&amp;nbsp;industries culturelles ». J’en ai modifié les contours, il faut donc en changer le nom. Conformément à notre propos, je les baptiserai «&amp;nbsp;industries de la mémoire ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans le deuxième cercle, seule parmi les éléments initiaux la publicité concerne l’économie du document. Mais son importance relève moins de sa créativité que de l’ouverture d’un second marché, celui des annonceurs ou plus précisément la construction d’un marché bi-face comme nous l’avons vu au chapitre précédent. La publicité relève donc aussi des industries de la mémoire, mais d’une façon décalée. Son activité est parallèle et articulée à celle de la presse, de la radio-télévision et, depuis peu, du web-média.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La notion de secteur créatif ne fait pas directement sens pour l‘économie du document qui se fonde sur le l'information consignée. Par contre, d’autres activités ne relevant pas directement des industries de la mémoire reposent sur une création, manipulation, distribution de documents. L’éducation transmet des savoirs par l’intermédiaire de professeurs, mais aussi d’une intense activité documentaire. Les administrations, privées et publiques, fonctionnent avec des documents. Tout une série de professions, notaires, avocats, agents, sont là pour rédiger et certifier l’authenticité de documents, agissant comme tiers parties. Ces trois domaines se sont transformés avec l’arrivée des moyens légers de production et reproduction documentaires, machine à écrire, reprographie, photocopieuses. Ils explosent aujourd’hui avec la bureautique et les facilités offertes par le traitement, les mémoires et les réseaux numériques. Ils forment un secteur que l’on appelle de plus en plus la gestion des connaissances, plus connu sous sa dénomination anglaise&amp;nbsp;: le &lt;em&gt;knowledge managment&lt;/em&gt;. L’économie de ce secteur est difficile à circonscrire et mesurer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le troisième et dernier cercle enfin est succinctement évoqué, comme «&amp;nbsp;industries associées&amp;nbsp;» dans le rapport de la Commission européenne. Il agrège les fabricants de matériels, de logiciels et les opérateurs de télécommunication et comprend un «&amp;nbsp;etc.&amp;nbsp;» qui laisse la porte grande ouverte. Il est indiqué en remarque qu’il s’agit notamment du secteur des technologies de l’information et de la communication. Pour l’économie des documents, ces acteurs sont essentiels car ce sont eux qui de plus en plus supportent, mettent en forme les documents et les rendent accessibles. Mais leur dynamique dépasse très largement ce rattachement car ils concernent aussi d’autres activités et s’adressent à d’autres marchés comme le e-business, le e-commerce, ou simplement la bureautique et le téléphone.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Toutes ces remarques permettent maintenant de présenter les contours de l'économie du document sur un tableau qui s’inspire du tableau précédent en l’amendant et le simplifiant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Economie-du-document_m.jpg&quot; alt=&quot;Economie-du-document.png&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Economie-du-document.png, sept. 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/09/08/Les-contours-de-l-%C3%A9conomie-du-document#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>Problématiques et stratégies sur le document numérique</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/04/07/Probl%C3%A9matiques-et-strat%C3%A9gies-sur-le-document-num%C3%A9rique</link>
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    <pubDate>Wed, 07 Apr 2010 01:28:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Cours</category>
        <category>315. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; Renouveau ; Les trois dimensions du Web sémantique</category><category>52. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial</category>    
    <description>    &lt;p&gt;À l'occasion de la préparation de la 13ème et dernière séance à venir du cours 2010 sur l'économie du document (&lt;a href=&quot;http://cours.ebsi.umontreal.ca/sci6355/a_propos/index.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), j'ai actualisé et ajouté une colonne à un ancien tableau que tous ceux qui ont participé à l'aventure de Roger Pédauque connaissent.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour les non initiés à la réflexion pédauquienne, tout est expliqué dans ce &lt;a href=&quot;http://cfeditions.com/pedauque/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;livre&lt;/a&gt;. On peut en consulter en ligne l'&lt;a href=&quot;https://papyrus.bib.umontreal.ca/jspui/handle/1866/572&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;intro&lt;/a&gt; et les trois textes collectifs (&lt;a href=&quot;http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/documents/archives0/00/00/05/11/index_fr.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;1&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_00001401.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;2&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://rtp-doc.enssib.fr/article.php3?id_article=241&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;3&lt;/a&gt;). Malheureusement tout le travail du RTP-DOC n'est plus accessible.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Problematique-doc-num_m.jpg&quot; alt=&quot;Problematique-doc-num.png&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Problematique-doc-num.png, avr. 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je rappelle que les lignes représentent les trois dimensions constitutives d'un document selon les réflexions pédauquiennes.&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;La colonne Chercheurs liste quelques disciplines, sans souci d'exhaustivité ni d'exclusivité, qui, lorsqu'elles abordent la notion de document, privilégient plutôt l'une de ces trois dimensions.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La colonne Objet/résultats indique l'objet particulier sur lequel portent les principaux efforts de recherche&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La colonne Étape/interrogation souligne l'avancement des travaux, mais aussi en italiques le principal dilemme.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Enfin la dernière et nouvelle colonne montre que des stratégies industrielles peuvent aussi se lire à partir de cette grille.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Il est utile de décrypter ainsi à partir des sciences de l'information les stratégies des principales firmes. On se rend clairement compte qu'elles ont choisi des «avantages concurrentiels» différents.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On peut aussi y lire une gradation de haut en bas&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Amazon&lt;/em&gt; ont les stratégies les plus traditionnelles, celles qui se rapprochent le plus des industries anciennes où le document n'était pas isolable de son support. &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; a utilisé le Web comme un seul texte, sans gros souci de son ordre documentaire, il a ainsi rebrassé les cartes en trouvant avec la vente de mots clés aux annonceurs une source de revenu cohérente et indépendante des supports. &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; va encore plus loin en inversant la problématique&amp;nbsp;: ce n'est plus l'ordre documentaire ancien, ni même le contenu qui prime, mais bien les lecteurs qui forment l'ordre et sont documentés en conséquence et pour lesquels les documents traditionnels ne sont que des objets de trocs parmi d'autres. Reste que &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; n'a pas encore trouvé un modèle d'affaires vraiment en phase avec son fonctionnement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais il faut, à mon avis, se garder de conclure à un sens de l'histoire où le dernier arrivé serait le plus à même de l'emporter. La notion de document est trop importante pour une société pour qu'elle ne soit pas réordonnée.  Si l'on suit Roger&amp;nbsp;: celui qui devrait l'emporter est celui qui arrivera le mieux à mettre en cohérence les trois dimensions.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/04/07/Probl%C3%A9matiques-et-strat%C3%A9gies-sur-le-document-num%C3%A9rique#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Tendances et incertitudes de l'économie numérique</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/03/17/Tendances-et-incertitudes-de-l-%C3%A9conomie-num%C3%A9rique</link>
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    <pubDate>Wed, 17 Mar 2010 08:47:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Cours</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Pour conclure la série de billets des étudiants du cours sur l'économie des documents, j'ai retenu trois diapositives piquées dans la présentation de Mary Meeker de Morgan Stanley du 20 octobre 2009 au sommet Web2.0 (&lt;a href=&quot;http://www.scribd.com/doc/21365349/Mary-Meeker-s-Internet-Presentation-2009&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Elles résument bien, je crois, l'impressionnante évolution de ces cinquante dernières années et les incertitudes sur l'avenir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les deux premières illustrent le passage progressif de l'informatique de calcul aux communications mobiles&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Morgan_Stanley-2009-2_m.jpg&quot; alt=&quot;Morgan_Stanley-2009-2.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Morgan_Stanley-2009-2.jpg, mar. 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Morgan_Stanley-2009-3_m.jpg&quot; alt=&quot;Morgan_Stanley-2009-3.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Morgan_Stanley-2009-3.jpg, mar. 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La troisième désigne les gagnants de chaque période. On remarquera que les résultats de la décennie 2000 ne sont pas encore connus.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Morgan_Stanley-2009-4_m.jpg&quot; alt=&quot;Morgan_Stanley-2009-4.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Morgan_Stanley-2009-4.jpg, mar. 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si l'on suit l'exemple du Japon proposé par Mary Meeker, le chiffre d'affaires du mobile serait  à l'avenir constitué de l'accès aux données (66%), du commerce électronique (21%), des services payants (11%) et de la publicité (2%). Sans doute, comme la deuxième diapo le suggère, &lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt; est très bien placé dans cette course. &lt;em&gt;Amazon&lt;/em&gt; devrait aussi tirer son épingle du jeu. La situation de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; est déjà plus ambiguë. Sa position dominante sur la publicité lui laisse encore une marge de manœuvre. Il devient pourtant important pour lui de se diversifier rapidement, soit vers les mobiles (&lt;em&gt;Androïd&lt;/em&gt;), soit vers le commerce électronique (&lt;em&gt;Google-books&lt;/em&gt;), rien n'est gagné de ces côtés-là.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il reste un paradoxe important dont on ne sait comment il sera réglé et que cette dernière diapositive illustre clairement&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Morgan_Stanley-2009-1_m.jpg&quot; alt=&quot;Morgan_Stanley-2009-1.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Morgan_Stanley-2009-1.jpg, mar. 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En terme de trafic, les deux grandes réussites de ces dernières années sont &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Youtube&lt;/em&gt;, pourtant ni l'un, financé à coup de recapitalisation, ni l'autre soutenu par sa maison -mère &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;, n'ont fait la preuve de leur rentabilité. Ce déséquilibre laisse prévoir encore quelques surprises pour les années à venir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 19 mars 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur la concurrence Apple - Google, voir l'article du &lt;a href=&quot;http://www.nytimes.com/2010/03/14/technology/14brawl.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;NYT&lt;/a&gt; et le billet de&lt;a href=&quot;http://media-tech.blogspot.com/2010/03/youtube-1-jour-de-video-chaque-minute.html?utm_source=feedburner&amp;amp;utm_medium=feed&amp;amp;utm_campaign=Feed%3A+MediaTech+%28Media+%26+Tech%29&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt; D. Durand&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/03/17/Tendances-et-incertitudes-de-l-%C3%A9conomie-num%C3%A9rique#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Faut-il libérer les données ?</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/02/16/Faut-il-lib%C3%A9rer-les-donn%C3%A9es</link>
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    <pubDate>Sun, 07 Mar 2010 22:01:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Cours</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Ce billet a été rédigé par Christine Benoit dans le cadre du cours SCI6355 sur l'économie du document de la maîtrise en sciences de l'information de l'EBSI.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La réponse à cette question nous a déjà été imposée, la libération des données a commencé. Que ces données proviennent d’organismes publics, privés ou même des particuliers, elles entraînent des résultats qui ne sont pas toujours positifs. Plusieurs personnes encouragent la libération des données, comme Tim Berners-Lee dans sa &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x8omty_tim-berners-lee-the-next-web-of-ope_tech&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;présentation&lt;/a&gt; au TED de février 2009 ou Tim O’Reilly et John Battelle dans leur &lt;a href=&quot;http://www.internetactu.net/2009/09/01/le-web-a-la-puissance-2-le-web-20-cinq-ans-plus-tard&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;article&lt;/a&gt; «&amp;nbsp;Le Web à la puissance 2&amp;nbsp;: le Web cinq ans plus tard&amp;nbsp;» qui nous présentent les aspects les plus positifs ce cette libération, tout en passant sous silence les écueils qui peuvent en survenir. Mais plusieurs critiques s’élèvent aussi pour remettre en question la façon dont ces données sont libérées, comme Hubert Guillaud dans son &lt;a href=&quot;http://www.internetactu.net/2009/09/15/critiques-du-web%C2%B2-14-quelles-donnees-libere-t-on&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;article&lt;/a&gt; «&amp;nbsp;Critiques du Web2 ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est indéniable que la libération des données peut s’avérer positive, on peut citer par exemple le milieu scientifique qui a tout à gagner à obtenir un accès aux données des autres chercheurs (&lt;a href=&quot;http://www.nytimes.com/2009/12/15/science/15books.html?_r=1&amp;amp;partner=rssnyt&amp;amp;emc=rss#&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;NYT&lt;/a&gt;). On peut aussi penser que cela peut entraîner l’arrivée de nouveaux services, améliorer la prise de décisions de différents organismes, etc. Mais il est difficile d’évaluer précisément les résultats de cette libération, comme il est constaté par Hubert Guillaud (&lt;a href=&quot;http://www.internetactu.net/2009/09/16/critiques-du-web%C2%B2-24-les-effets-de-la-liberation-des-donnees/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). Les questions qui peuvent surgir quand on analyse les conditions dans lesquelles les données sont libérées sont nombreuses et sont souvent liées entre elles mais celle qui m’a le plus interpellée concerne la protection de la vie privée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On retrouve de plus en plus de données personnelles sur internet, données qui sont générées par les gouvernements, les entreprises, les moteurs de recherche ou même par les particuliers. Il est de plus en difficile de s’assurer que les données libérées soient vraiment anonymes car la quantité de données qui s’accumulent rendent le couplage d’information de plus en plus efficace et facile, tel que démontré par Paul Ohm (&lt;a href=&quot;http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=1450006&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). Par exemple, aux États-Unis, une compagnie d’assurances a mis en ligne des données médicales qui ont pu être ré-identifiées (&lt;a href=&quot;http://arstechnica.com/tech-policy/news/2009/09/your-secrets-live-online-in-databases-of-ruin.ars&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). L’histoire des logs d’AOL donne aussi un exemple frappant de ré-identification (&lt;a href=&quot;http://www.internetactu.net/2006/09/07/a-qui-appartiennent-mes-logs/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) où même rendues anonymes, plusieurs personnes ont pu être ré-identifiées et les déductions obtenues de leurs questions de recherche peuvent être très dérangeantes et peuvent amener des débats éthiques sur la façon de gérer les informations obtenues.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois que les données sont libérées, on en perd le contrôle et elles deviennent indestructibles. Il est aussi difficile d’évaluer l’utilisation qui est faite de ces données et l’impact que cela peut avoir. Pour minimiser les risques liés à la libération des données c’est donc avant qu’elles soient libérées qu’il faut établir des règles et non après cette libération. Car même si des règles sont édictées pour encadrer l’utilisation des données disponibles, il serait impossible de vérifier tout ce qui peut être fait avec ces données.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce qui m’amène à me questionner sur les conditions de la libération de ces données. Il n’y a pas de principes clairs sur ces conditions de libération.  Tim O’Reilly et John Battelle proposent huit principes concernant la libération des données publiques (&lt;a href=&quot;http://www.internetactu.net/2007/12/20/principes-pour-des-donnees-publiques-ouvertes/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;) et, malheureusement, la protection des renseignements personnels ne semble pas être dans leurs priorités. On peut penser que les gouvernements soient attentifs à cette problématique car ils sont, en quelque sorte, responsables devant leurs élus, même si des dérapages sont toujours possibles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais qu’en est-il des données recueillies par les entreprises ou par les moteurs de recherche&amp;nbsp;? Ou même les données qui sont libérées par les particuliers eux-mêmes? On peut voir que les priorités de certaines entreprises, telles que &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt;, ne vont pas nécessairement à la protection de la vie privée (voir &lt;a href=&quot;http://fr.readwriteweb.com/2010/01/13/analyse/facebook-vie-privee-2/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). Et les particuliers peuvent mettre eux-mêmes des renseignements très personnels en ligne sans avoir conscience de l’impact de ceux-ci (&lt;a href=&quot;http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2009/11/22/001-facebook-assurance.shtml&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quelle pourrait être alors la meilleure façon de gérer la libération des données, en ce qui a trait aux renseignements personnels&amp;nbsp;? Est-il réaliste de penser que des règles peuvent être mises en place pour protéger ces renseignements ou la tâche est-elle trop lourde? Dans un contexte de mondialisation, peut-on envisager que des lois nationales peuvent régler cette problématique ou devrait-on penser à instaurer des règles internationales&amp;nbsp;? Devra-t-on se résigner à perdre le contrôle d’une partie plus ou moins grande de nos renseignements personnels&amp;nbsp;? Quelle serait la meilleure façon d’instaurer un équilibre entre la protection de ces renseignements et la libération des données&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Qu’en pensez-vous&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/02/16/Faut-il-lib%C3%A9rer-les-donn%C3%A9es#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Les &quot;digital natives&quot;, menace ou opportunité ?</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/02/22/Les-digital-natives%2C-menace-ou-opportunit%C3%A9</link>
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    <pubDate>Sun, 07 Mar 2010 07:24:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Cours</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Ce billet a été rédigé par Iris Buunk dans le cadre du cours SCI6355 sur l'économie du document de la maîtrise en sciences de l'information de l'EBSI.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Imaginons le scénario catastrophe. Nous sommes en 2030, et les bibliothèques ferment les unes après les autres. Les jeunes générations ont délaissé ces institutions qu'ils considèrent  trop éloignées de leurs intérêts et de leurs besoins. Les derniers usagers  qui restent encore fidèles à ces anciens temples du savoir, sont les personnes âgées de la 3e génération, beaucoup plus nombreuses aujourd'hui comme l'avaient prédit les statistiques des années 2000. Les gouvernements devant continuer à faire face aux conséquences économiques des crises financières antécédentes, décident de ne plus subventionner les bibliothèques, trop coûteuses, estimant que les animations culturelles peuvent très bien être prises en charge par les maisons pour personnes âgées. Quant aux jeunes, ils se retrouvent entre eux, à la maison, à l'école ou dehors, puisqu'ils savent facilement accéder à toute l'information dont ils ont besoin, sans aucune contrainte, et sans aucune aide.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sans vouloir m'attribuer des talents de scénariste, je pense néanmoins que ce type de vision est plutôt digne d'un film hollywoodien qui n'a, à mon avis et heureusement, rien à voir avec ce que le futur nous réserve. Faut-il pour autant s'empêcher de se questionner sur l'évolution des publics qui fréquentent les bibliothèques&amp;nbsp;? Non évidemment. Au contraire, cette réflexion est nécessaire, et le sera toujours. Mais de qui parle-t-on au juste&amp;nbsp;? Et l'existence des bibliothèques est-elle réellement remise en cause&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cela fait plusieurs années que l'on entend parler des &lt;em&gt;digital natives&lt;/em&gt;, aussi communément appelés &quot;génération Y&quot; (pour les distinguer de la &quot;génération X&quot;). Un sujet qui est particulièrement relaté tant dans la littérature académique (sciences de l'information ou de l'éducation), que dans les médias, mais également abondamment commenté dans la &lt;a href=&quot;http://blogsearch.google.ca/blogsearch?sourceid=navclient&amp;amp;hl=fr&amp;amp;rlz=1T4SUNA_frSI322&amp;amp;q=%22digital%20natives%22&amp;amp;um=1&amp;amp;ie=UTF-8&amp;amp;sa=N&amp;amp;tab=wb&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;blogosphère&lt;/a&gt;, surtout suite à la publication du désormais célèbre &quot;&lt;a href=&quot;http://blogs.law.harvard.edu/palfrey/2007/10/28/born-digital/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Born digital&lt;/a&gt;&quot; de John Palfrey, professeur à l'Université de Havard, ou encore aux interventions de &lt;a href=&quot;http://www.marcprensky.com/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Marc Prensky&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une génération donc qui concerne les jeunes nés dès les années '80 (du moins dans les pays technologiquement développés) avec un ordinateur à la maison, et qui ont acquis presque naturellement, une aisance avec les outils technologiques, qu'ils ont pour la plupart hérités des &lt;em&gt;baby-boomers&lt;/em&gt;. Souvent impatients, ils ont la faculté de pouvoir effectuer plusieurs tâches en même temps (&lt;em&gt;multi-tasking&lt;/em&gt;), sans que cela nuise à leur concentration. De plus en plus, ils reçoivent une éducation interactive basée sur la résolution collaborative de problèmes, et l'enseignement en ligne est un style d'apprentissage qu'ils privilégient. En résumé, on peut donc décrire les &lt;em&gt;digital natives&lt;/em&gt; comme étant des individus presque toujours connectés, particulièrement sur des réseaux sociaux (&lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Twitter&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;sms&lt;/em&gt;, Internet), s'adaptant facilement aux changements et à toute nouvelle technologie, aimant travailler, réfléchir et créer en équipe, et en appréciant la mobilité. Ils aiment l'interactivité et l'apprentissage, du moment que ce dernier n'est pas confiné à un lieu fixe.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En quoi est-ce que ces attributs viendraient-ils menacer, ou plutôt remettre en question les services et les espaces que les bibliothèques &quot;classiques&quot; peuvent offrir&amp;nbsp;? Les bibliothèques, du moins publiques, ne jouent-elles pas un rôle de lien social en offrant un espace d'apprentissage et de loisirs&amp;nbsp;? Le fait d'être autant connectés &quot;en ligne&quot; se ferait-il au détriment des contacts directs&amp;nbsp;? Selon &lt;a href=&quot;http://www2.culture.gouv.fr/culture/deps/2008/pdf/Cprospective09-1.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Sylvie Octobre&lt;/a&gt;, la &lt;em&gt;prééminence des technologies ne sonne pas (…) le glas de leur intérêt pour les autres pans de la culture. (…) Les jeunes générations figurent ainsi parmi les plus connaisseurs des musées, des bibliothèques et médiathèques, ainsi que des lieux de spectacle vivant. (Ainsi), la loi du cumul se vérifie malgré les mutations opérées par le numérique.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'aime imaginer alors, que les services ne vont pas disparaître ou s'exclure mais se compléter et s'enrichir, intégrant ainsi autant des espaces qui mettent à disposition des outils technologiques, permettant des échanges vivants et collaboratifs, tout comme des endroits réservés à l'étude en silence. Une architecture adaptée en conséquence, et des bibliothécaires qui ajoutent à leur panoplie de compétences, des qualités de tuteurs, pour guider les &lt;em&gt;digital natives&lt;/em&gt; à savoir se repérer dans le monde de l'information numérique, certes merveilleux mais parfois embrouillant , malgré leur aisance technologique. Peut-être qu'une nouvelle forme d&lt;em&gt;'Information literacy&lt;/em&gt; est en cours, que l'on pourrait renommer comme le suggère &lt;a href=&quot;http://www.lkl.ac.uk/cms/index.php?option=com_comprofiler&amp;amp;task=userProfile&amp;amp;user=165&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Neil Selwyn&lt;/a&gt; &lt;em&gt;digital media literacy&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors, est-ce que l'arrivée des &lt;em&gt;digital natives&lt;/em&gt; ne serait justement pas une magnifique opportunité pour les bibliothèques de se renouveler, afin d'accueillir ce public en devenir&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je laisse les lecteurs sur cette question, en sollicitant leurs commentaires.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/02/22/Les-digital-natives%2C-menace-ou-opportunit%C3%A9#comment-form</comments>
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    <title>Débourser pour du contenu ou pour un contenant ?</title>
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    <pubDate>Sun, 07 Mar 2010 07:04:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Cours</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Ce billet a été rédigé par Gabriel Parent dans le cadre du cours SCI6355 sur l'économie du document de la maîtrise en sciences de l'information de l'EBSI.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme on l'a déjà vu en 2007 sur le présent blogue (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/08/06/287-age-et-generation&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), les jeunes générations boudent les quotidiens, une tendance qui ne semble vouloir pas s'effacer de sitôt. Si la position de la presse écrite n'était pas rose il y a trois ans, elle est devenue encore plus inconfortable avec la récente crise financière. On a en effet pu voir des géants comme &lt;em&gt;News Corporation&lt;/em&gt;, qui possède, entre autres, le &lt;em&gt;New York Post&lt;/em&gt; et le &lt;em&gt;Times&lt;/em&gt; de Londres, déclarer des pertes de 220 000 000 US$ l'année dernière (Andrew Clark 6 août 2009, &lt;a href=&quot;http://www.guardian.co.uk/media/2009/aug/06/rupert-murdoch-website-charges&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;là&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a cependant des exceptions dans ce noir tableau&amp;nbsp;: au premier trimestre 2009, malgré la crise financière mondiale, on a vu &lt;em&gt;Le Devoir&lt;/em&gt; faire un bénéfice net de plus de 130 000 CAN$ (Presse canadienne, 1er mai 2009, &lt;a href=&quot;http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/aeronautique-et-aerospatiale/pertes-pour-le-devoir-avant-son-centenaire/492878&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). Comment expliquer que ce journal québécois ait mieux fait que ses concurrents&amp;nbsp;? Loin de moi la prétention d'apporter une réponse parfaite, car je ne suis pas économiste, mais j'avancerais ici un élément qui, je crois, a largement participé au succès du &lt;em&gt;Devoir&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: la stratégie numérique de ce journal.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le 28 janvier dernier, à l'occasion d'une conférence donnée devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, le directeur du &lt;em&gt;Devoir&lt;/em&gt;, M. Bernard Descôteaux, a donné un portrait assez lucide de la situation actuelle de la presse vis-à-vis de l'univers numérique&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Une partie des revenus publicitaires des journaux se déplaça vers le web, mais pas de la manière espérée, vers les sites des journaux, mais plutôt à travers toute la planète Internet. Ceux qui avaient misé sur la publicité pour assurer le financement de leurs sites ont vite déchanté. Ce modèle d'affaires, sauf pour de rares exceptions, ne tient pas la route. Dans la réalité, la très grande majorité des sites Internet de journaux sont financés à travers les activités traditionnelles de ceux-ci. On pourrait même dire que les lecteurs de journaux subventionnent à travers leurs abonnements à la version papier la gratuité offerte à tous.&amp;nbsp;» (Bernard Descôteaux 28 janvier 2010, &lt;a href=&quot;http://www.ledevoir.com/societe/medias/281908/avenir-de-la-presse-ecrite-l-occasion-pour-les-journaux-de-se-reinventer&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Or, devant la dilution des revenus publicitaires, comment rentabiliser le contenu web&amp;nbsp;? Si l'on en croit l'expérience du &lt;em&gt;Devoir&lt;/em&gt;, c'est en faisant payer son accès en ligne. Je ne parle pas ici de restreindre l'accès aux articles, car plus des ²/₃ des articles sont disponibles tout à fait gratuitement. En effet, la culture de la gratuité est peut-être beaucoup trop bien implantée chez les internautes pour que l'on puisse faire payer pour l'entièreté du contenu. En revanche, ce qu'offre l'abonnement au journal, c'est un accès à des outils purement web&amp;nbsp;: de la veille informationnelle (nommée au &lt;em&gt;Devoir&lt;/em&gt; «infolettre personnalisée»), la possibilité de déposer ses commentaires sur les articles parus ainsi que la recherche fine dans les archives du journal grâce à un moteur de recherche &lt;em&gt;Cedrom-SNI&lt;/em&gt;. Le lecteur du &lt;em&gt;Devoir&lt;/em&gt; ne paie essentiellement pas pour une deuxième édition du même journal, il paie pour un contenant possédant des fonctionnalités nouvelles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cela ressemble beaucoup aux éléments proposés en 2009 par l&lt;em&gt;'American Press Institute&lt;/em&gt; (API) aux journaux américains pour se sortir de la crise (vu sur le blogue AFP-MediaWatch &lt;a href=&quot;http://mediawatch.afp.com/?post/2009/06/05/Les-propositions-de-lAmerican-Press-Institute-aux-journaux-americains&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; ). Entre autres suggestions, l'API affirmait que la presse devait «&amp;nbsp;donner une valeur au contenu en ligne, ne pas hésiter à lancer différentes expériences ». De plus, les journaux avaient tout avantage à «&amp;nbsp;investir dans la technologie, les plateformes et systèmes pour générer des revenus et livrer des contenus payants ». Concrètement, les propositions de l'API se résument en ceci&amp;nbsp;: le web est un média différent de la presse écrite et il faut le traiter comme tel sur le plan stratégique. En effet, les modèles d'affaires qui fonctionnent bien pour l'objet journalistique ne sont pas les meilleurs dans un environnement virtuel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est ainsi que la &lt;em&gt;New York Times Company&lt;/em&gt; a annoncé récemment (&lt;a href=&quot;http://phx.corporate-ir.net/phoenix.zhtml?c=105317&amp;amp;p=irol-pressArticle&amp;amp;ID=1377114&amp;amp;highlight=&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;là&lt;/a&gt;) la création d'une toute nouvelle infrastructure mi-gratuite, mi-payante pour le site Internet de son journal phare. On sait peu de choses sur ce nouveau modèle, si ce n'est qu'on pourra consulter un certain nombre d'articles gratuitement et qu'on devra débourser un montant forfaitaire si l'on dépasse ce quota. À ce stade, on ne peut savoir si le &lt;em&gt;New York Times&lt;/em&gt; proposera, comme le fait &lt;em&gt;Le Devoir&lt;/em&gt;, des fonctionnalités uniquement disponibles aux abonnés, mais la stratégie de ces deux journaux présente tout de même d'importantes similitudes. Ainsi, pour assurer la survie d'une présence virtuelle de la presse traditionnelle, il faut peut-être simplement que les journaux développent de nouveaux contenants payant, plutôt que d'abandonner les contenus gratuits (ou du moins à prix modique) auxquels sont habitués les consommateurs d'information numérique.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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