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  <title>Bloc-notes de Jean-Michel Salaün - Éco</title>
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  <description>Repérage de données sur l'économie des documents dans un environnement numérique</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Mon, 13 Feb 2012 08:29:28 -0500</pubDate>
  <copyright></copyright>
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    <title>Les cinq modèles de l'industrie de la mémoire</title>
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    <pubDate>Mon, 14 Nov 2011 09:43:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Éco</category>
        <category>424. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Les cinq industries de la mémoire</category>    
    <description>    &lt;p&gt;J'ai déjà eu l'occasion de présenter sur ce blogue (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2006/11/29/127-le-pentagone-de-l-industrialisation-de-la-memoire&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ex&lt;/a&gt;) ou dans le &lt;a href=&quot;http://cours.ebsi.umontreal.ca/sci6355/modules/01/m4/index.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;cours&lt;/a&gt; la configuration en cinq modèles industriels.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Suite à l'explicitation des trois modèles de base de l'économie du document (édition, bibliothèque et spectacle), paru dans (Documentaliste 48/3, &lt;a href=&quot;http://www.cairn.info/load_pdf.php?ID_ARTICLE=DOCSI_483_0024&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Cairn&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://hdl.handle.net/1866/5405&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;AO Ebsi&lt;/a&gt;), voici une actualisation du tableau sur l'industrialisation de la mémoire par le web qui paraitra dans le prochain livre. Le web apparaît à la fois comme une colonne, un média avec sa logique empruntée à la télévision et à la bibliothèque, &lt;ins&gt;et&lt;/ins&gt; comme une ligne, un méta-média, modifiant l'espace temps des médias traditionnels.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/5-modeles-industries-memoire-2.jpg&quot; alt=&quot;5-modeles-industries-memoire-2.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;5-modeles-industries-memoire-2.jpg, nov. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(Pour les yeux de Bertrand, voici donc une version du tableau que j'espère plus lisible. J'en ai profité pour rajouter une ligne plus prospective sur le webmobile, qui fait référence à la spécialisation des terminaux mobiles, voir &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/06/04/Usages-mobiles-et-pentagone&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En passant d’une colonne à l’autre, les modèles industriels forment bien une continuité par la relation économique, temporelle et spatiale qu’ils entretiennent avec le lecteur. Mais les modèles se distinguent aussi les uns des autres par des ruptures représentées par les lignes verticales qui séparent les modèles, soit, de gauche à droite&amp;nbsp;: ouverture d’un nouveau marché par la presse, inconnu dans l’édition (annonceurs)&amp;nbsp;; passage au signal pour la radiotélévision alors que l’on gérait encore des objets matériels dans la presse&amp;nbsp;; inversion du flux avec le Web où l’internaute est aux commandes&amp;nbsp;; retour aux objets dans la bibliothèque&amp;nbsp;; et enfin, pour boucler le tableau entre la dernière colonne de droite et la première de gauche, réinversion du flux entre la bibliothèque et l’édition. Ces ruptures impliquent que chaque modèle a aussi développé des savoir-faire originaux, différents des autres, et expliquent leur autonomie et leur stabilité. Chacun a développé une économie propre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais le numérique et le Web ont aussi ouvert des opportunités nouvelles à chacun des modèles par la réingénierie documentaire. Celles-ci sont notées sur la dernière ligne. Ces opportunités sont différentes et spécifiques à chaque modèle, car le Web rencontre chaque fois les logiques particulières qu’il devra adapter. Ainsi, le Web est à la fois l’occasion de bâtir un modèle nouveau qui s’insère entre les anciens et celle de renouveler ces derniers. Ce double mouvement alimente son dynamisme et est aussi la source de bien des malentendus, puisque le Web est à la fois une plateforme ouverte au développement de chacun et l’occasion de l’arrivée d’un nouveau modèle concurrent.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/11/14/Les-cinq-mod%C3%A8les-de-l-industrie-de-la-m%C3%A9moire#comment-form</comments>
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      </item>
    
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    <title>La régulation de la concurrence sur le numérique</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/05/16/La-r%C3%A9gulation-de-la-concurrence-sur-le-num%C3%A9rique</link>
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    <pubDate>Mon, 16 May 2011 17:35:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Éco</category>
        <category>524. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; Intégration</category><category>6. CONCLUSION - ARCHITECTES ET ARCHITHEQUES</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Le Xerfi, agence française d'analyse industrielle, propose toute une série de conférences sous format vidéo. À écouter une demi-heure dense sur la régulation de la concurrence dans le numérique par Anne Perrot, vice-présidente de l'autorité française de la concurrence.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La concurrence dans les médias numériques, 23 février 2011 &lt;a href=&quot;http://www.xerfi.fr/Newsletter/xerfiactiv/Live/E-changes_Xerfi-Anne-Perrot.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Celle-ci présente avec une grande clarté trois catégories de problèmes par vraiment nouveaux pour les économistes, mais posés différemment par le numérique&amp;nbsp;: concentration verticale (TV sur internet ou Apple), effets de réseau (plateforme, Google, Facebook), régulation culturelle (équipement numérique des salle de cinéma, prix du livre). Mais tout va très vite sur le numérique et de nouvelles concurrences se construisent. Il est tout à fait intéressant d'entendre sur ce sujet le mode de raisonnement d'une responsable d'une autorité de la concurrence.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir aussi le Pdg de Dailymotion (7 oct 2010) &lt;a href=&quot;http://www.xerfi.fr/Newsletter/xerfiactiv/Live/E-changes_Xerfi-Cedric-Tournay.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;, qui insiste notamment sur le déport de l'offre de vidéo numérique vers le mobile et l'écran TV, ou encore sur l'organisation de la publicité vidéo.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/05/16/La-r%C3%A9gulation-de-la-concurrence-sur-le-num%C3%A9rique#comment-form</comments>
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    <title>Le web-média entre radio-tv et bibliothèque</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/02/27/Le-web-m%C3%A9dia-entre-radio-tv-et-biblioth%C3%A8que</link>
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    <pubDate>Sun, 27 Feb 2011 07:23:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Éco</category>
        <category>422. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Le Web entre flot et bibliothèque</category><category>424. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Les cinq industries de la mémoire</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Décidément, la musique continue d'ouvrir la voie à l'affirmation du modèle du web-média (avec d'ailleurs la publication scientifique pour d'autres raisons).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;OWNI&lt;/em&gt; a eu la bonne idée de signaler et traduire un billet de &lt;em&gt;Evolver.fm&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Free Music Can Pay As Well As Paid Music, Says YouTube&lt;/em&gt; (article original &lt;a href=&quot;http://cours.ebsi.umontreal.ca/sci6355/cours/05/cours/index.htm&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;là&lt;/a&gt; trad OWNI &lt;a href=&quot;http://owni.fr/2011/02/26/youtube-un-modele-gratuit-qui-paye/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). L'argumentaire principal, interprété à ma façon, est qu'on ne peut comparer les mesures du modèle éditorial avec celles issues de l'économie de l'attention. Dans le premier cas, on mesure un achat que le client peut consommer à loisir. Dans le second cas, on mesure la consommation, c'est à dire le nombre de fois que l'amateur va écouter un morceau de musique pour vendre son attention à un annonceur. Il s'agit de mesures fondamentalement différentes&amp;nbsp;: une personne pourra écouter de nombreuses fois un morceau acheté&amp;nbsp;; inversement une personne n'achètera pas forcément un morceau, s'il n'est pas gratuit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les dirigeants de &lt;em&gt;YouTube&lt;/em&gt; indiquent qu'un vrai business est en train de s'installer pour la musique gratuite. Faute de chiffres précis et indiscutables, il faut rester prudent. La baisse des revenus de la vente de CDs est encore très loin de être compensée par celle du numérique (&lt;a href=&quot;http://evolver.fm/2011/02/25/music-industry-chart-corrected-sales-declining-faster-than-bain-claimed/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). L'insolente santé de &lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt; montre que la position est encore solide (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/01/29/Apple-et-le-march%C3%A9-du-contenu&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/10/11/Apple-et-les-d%C3%A9placements-de-valeur&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). Et il y a longtemps que &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; cherche vainement à rentabiliser &lt;em&gt;YouTube&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/10/08/Comment-perdre-un-milliards-de-dollars&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais leurs remarques sont une claire illustration du positionnement du web dans le business des médias entre la radio-télévision et la bibliothèque que j'ai essayé de décrire sous forme d'un pentagone (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2006/11/29/127-le-pentagone-de-l-industrialisation-de-la-memoire&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;court&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://cours.ebsi.umontreal.ca/sci6355/cours/05/cours/index.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;long&lt;/a&gt;). De la radio-tv il reprend l'économie de l'attention, de la bibliothèque, la collection et le service d'accès.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/02/27/Le-web-m%C3%A9dia-entre-radio-tv-et-biblioth%C3%A8que#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Pierre-Michel Menger : « Comment sécuriser le revenu du travail du créateur ? »</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/12/03/Pierre-Michel-Menger-%3A-%C2%AB-Comment-s%C3%A9curiser-le-revenu-du-travail-du-cr%C3%A9ateur-%C2%BB</link>
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    <pubDate>Fri, 03 Dec 2010 10:09:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Éco</category>
        <category>221. LES MUTATIONS DU DOCUMENT ; Petite histoire de la notion ; Auteurs et chercheurs</category><category>511. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; Les paradoxes du néodocument ; Propriété et partage</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;em&gt;Médiapart&lt;/em&gt; a fait une série de 7 courtes vidéos passionnantes du sociologue Pierre-Michel Menger à l'occasion de la sortie de son livre&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pierre-Michel Menger, Le travail créateur. S'accomplir dans l'incertain, 2009, Gallimard-Seuil, Paris, coll. «&amp;nbsp;Hautes Études », 667 p.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La dernière a pour thème&amp;nbsp;:  &lt;em&gt;Quels seront les effets de l'actuelle révolution technologique sur le travail artistique ?&lt;/em&gt;. Dans sa réponse, le sociologue  souligne l'ampleur des changements et il insiste en concluant à son tour sur une interrogation&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Comment sécuriser ce que c'est que le revenu et la rémunération du travail du créateur&amp;nbsp;? Pour moi c'est l'enjeu central.. qui n'a pas de réponse monolithique et simple. Pour le coup, on s'évade des cadres anciens.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Plus d'un an et demi plus tard, beaucoup de choses ont bougé sur le net. Mais il semble bien que &lt;em&gt;l'enjeu central&lt;/em&gt; ait fait du sur place..&lt;/p&gt;


&lt;div&gt;&lt;object width=&quot;480&quot; height=&quot;270&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/video/x97rs1?width=&amp;theme=none&amp;foreground=%23F7FFFD&amp;highlight=%23FFC300&amp;background=%23171D1B&amp;start=&amp;animatedTitle=&amp;iframe=0&amp;additionalInfos=0&amp;autoPlay=0&amp;hideInfos=0&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; src=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/video/x97rs1?width=&amp;theme=none&amp;foreground=%23F7FFFD&amp;highlight=%23FFC300&amp;background=%23171D1B&amp;start=&amp;animatedTitle=&amp;iframe=0&amp;additionalInfos=0&amp;autoPlay=0&amp;hideInfos=0&quot; width=&quot;480&quot; height=&quot;270&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot; allowscriptaccess=&quot;always&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x97rs1_entretien-avec-pierre-michel-menger_news&quot;&gt;Entretien avec Pierre-Michel Menger 7-7 (Mediapart)&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoy&amp;eacute; par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/Mediapart&quot;&gt;Mediapart&lt;/a&gt;. - &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/ca-fr/channel/news&quot;&gt;L&amp;#039;info video en direct.&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;



&lt;p&gt;On peut visualiser l'ensemble de la série&lt;a href=&quot;http://www.google.fr/search?hl=en&amp;amp;client=firefox-a&amp;amp;rls=org.mozilla:fr:official&amp;amp;q=Pierre-Michel%20Menger&amp;amp;um=1&amp;amp;ie=UTF-8&amp;amp;tbo=u&amp;amp;tbs=vid:1&amp;amp;source=og&amp;amp;sa=N&amp;amp;tab=wv&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt; ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/12/03/Pierre-Michel-Menger-%3A-%C2%AB-Comment-s%C3%A9curiser-le-revenu-du-travail-du-cr%C3%A9ateur-%C2%BB#comment-form</comments>
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    <title>La fin de la récré</title>
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    <pubDate>Thu, 02 Sep 2010 02:57:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Éco</category>
        <category>52. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial</category><category>524. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; Intégration</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Continuons les lectures estivales. Le rédacteur en chef de &lt;em&gt;Wired&lt;/em&gt; a le sens de la formule et de l'air du temps. Il sait capter les idées, les présenter et mettre en valeur l'essentiel. Un vrai pédagogue avec le péché mignon du professeur, un zeste de démagogie ici par exemple dans le schéma introductif quelque peu trompeur (voir sa critique sur Boingboing &lt;a href=&quot;http://www.boingboing.net/2010/08/17/is-the-web-really-de.html?utm_source=feedburner&amp;amp;utm_medium=feed&amp;amp;utm_campaign=Feed:+boingboing/iBag+%28Boing+Boing%29&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Chris Anderson et Michael Wolff, “The Web Is Dead. Long Live the Internet,” Septembre 2010, &lt;a href=&quot;http://www.wired.com/magazine/2010/08/ff_webrip/2/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Le web est mort, vive l'internet&amp;nbsp;» donc. L'article a été beaucoup commenté en anglais, peu encore en français (sur OWNI &lt;a href=&quot;http://owni.fr/2010/08/18/%E2%80%9Cle-web-est-mort%E2%80%9D-c%E2%80%99est-chris-anderson-qui-le-dit/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). Mais c'est juste la rentrée, cela va venir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'article est en deux colonnes parallèles. Chacune écrite par un auteur présente la même thèse, mais d'une perspective différente, Anderson du point de vue de l'internaute à la recherche de simplicité, Wolff du point de vue des entrepreneurs à la recherche de contrôle et profit. La thèse n'est pas vraiment nouvelle et n'étonnera pas les lecteurs de ce blogue. Il s'agit de dire que le média internet est arrivé à maturité et que le web (c'est à dire l'accès par un navigateur) n'en est qu'une des applications, dont la rentabilité n'est pas toujours au rendez-vous. Dès lors d'autres joueurs, comme &lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Amazon&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; développent d'autres services qui rencontrent le succès par leur simplicité d'utilisation, notamment sur les appareils mobiles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On peut discuter de l'opportunité de la distinction faite entre web et internet dans l'article. Mais j'ai eu souvent l'occasion de répéter ici que le web était dans l'enfance, une enfance pas si différente de celle des médias qui l'ont précédé notamment dans son caractère libertaire, pour ne pas acquiescer au constat général même s'il est un peu forcé pour les besoins de la démonstration. Mais, une fois constat fait, il reste à comprendre quelles sont les logiques du média qui s'installe. Ses prédécesseurs ont construit des modèles robustes. Quel sera celui du petit dernier&amp;nbsp;? Pour construire un modèle, il faut qu'entrent en résonance l'organisation de la technique (un choix dans les possibles), la satisfaction du social (un choix dans les usages) et une pérennité économique (un marché ou un support public). Pour le web, c'est le troisième qui est encore incertain.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'ai déjà essayé de rendre compte de l'articulation de ces modèles (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2006/11/29/127-le-pentagone-de-l-industrialisation-de-la-memoire&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;court&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://cours.ebsi.umontreal.ca/sci6355/cours/05/cours/index.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;long&lt;/a&gt;) et de décrypter les ressorts des stratégies des principales firmes sur le web (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/04/07/Probl%C3%A9matiques-et-strat%C3%A9gies-sur-le-document-num%C3%A9rique&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). Mais il y a encore du boulot..&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 7 oct 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour un résumé des débats américains, voir le billet de F. Pisani qui ne m'a pas vraiment convaincu&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;“Le web n’est pas mort, l’internet ne va pas bien/1 - Transnets - Blog LeMonde.fr,” &lt;a href=&quot;http://pisani.blog.lemonde.fr/2010/10/07/le-web-nest-pas-mort-linternet-ne-va-pas-bien1/#xtor=RSS-32280322&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;et la suite&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;“Le web n’est pas mort, l’internet ne va pas bien/2 - Transnets - Blog LeMonde.fr,” &lt;a href=&quot;http://pisani.blog.lemonde.fr/2010/10/09/le-web-nest-pas-mort-linternet-ne-va-pas-bien2/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt; .&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/09/02/La-fin-de-la-r%C3%A9cr%C3%A9#comment-form</comments>
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    <title>Economie de surveillance</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/08/31/Economie-de-surveillance</link>
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    <pubDate>Tue, 31 Aug 2010 09:00:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Éco</category>
        <category>422. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Le Web entre flot et bibliothèque</category><category>513. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; Les paradoxes du néodocument ; Conversation et traces</category><category>522. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du texte : Google</category><category>524. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; Intégration</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Le &lt;em&gt;Wall Street Journal&lt;/em&gt; a publié cet été une série de cinq articles sur la surveillance et le repérage des internautes. Ces articles sont aussi importants par les informations qu’ils apportent, que par le statut du journal qui les publie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;1.	Julia Angwin, “The Web's New Gold Mine: Your Secrets,” wsj.com, Juillet 30, 2010, rub. What They Know, &lt;a href=&quot;http://online.wsj.com/article/SB10001424052748703940904575395073512989404.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;2.	Nick Wingfield, “Microsoft Quashed Effort to Boost Online Privacy,” wsj.com, Août 2, 2010, rub. What They Know, &lt;a href=&quot;http://online.wsj.com/article/SB10001424052748703467304575383530439838568.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;3.	Justin Scheck, “Stalkers Exploit Cellphone GPS,” wsj.com, Août 3, 2010, rub. What They Know, &lt;a href=&quot;http://online.wsj.com/article/SB10001424052748703467304575383522318244234.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;4.	Emily Steel et Julia Angwin, “On the Web's Cutting Edge, Anonymity in Name Only,” wsj.com, Août 4, 2010, rub. What They Know, &lt;a href=&quot;http://online.wsj.com/article/SB10001424052748703294904575385532109190198.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;5.	Jessica E. Vascellaro, “Google Agonizes on Privacy as Ad World Vaults Ahead,” wsj.com, Août 10, 2010, rub. What They Know, &lt;a href=&quot;http://online.wsj.com/article/SB10001424052748703309704575413553851854026.html?mod=WSJ_hps_LEADSecondNewsCollection&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici quelques notes et commentaires article par article. Attention, il s’agit de ma lecture et de mon interprétation des articles et non d’un compte-rendu fidèle, j’y ai ajouté commentaires, liens et réflexions de mon cru. Le sous-titre représente la principale leçon que j’en ai tirée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1.	L’économie souterraine du ciblage&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le &lt;em&gt;WSJ&lt;/em&gt; s’intéresse dans cet article introductif aux logiciels espions.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Du côté technique, les initiés n’apprendront pas grand-chose. J’avais déjà rendu compte d'une enquête sur les 50 sites les plus populaires des US (l&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/08/24/Soci%C3%A9t%C3%A9s-de-surveillance&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;à&lt;/a&gt; où on trouvera aussi le lien vers l'enquête de AT&amp;amp;T sur 1.000 sites populaires citée dans l'article). Le journal  a fait une expérience similaire avec un ordinateur test. Il a constaté que les 50 sites les plus fréquentés avaient déposé 3184 éléments de surveillance au total, la plupart du temps sans prévenir, une douzaine de sites en a déposé plus de cent, &lt;em&gt;Wikipédia&lt;/em&gt; aucun. Un petit 1/3 sont inoffensifs, par exemple pour se rappeler son mot de passe. Mais les logiciels espions ne s’en tiennent pas à des cookies et sont de plus en plus sophistiqués. Certains, par exemple, suivent ce que font les gens en temps réel, et évaluent instantanément le lieu, les revenus, les comportements d’achat et même les conditions médicales des personnes. Certains se réimplantent automatiquement quand les usagers cherchent à s’en débarrasser, notamment en profitant des fonctionnalités de &lt;em&gt;Flash&lt;/em&gt; d’&lt;em&gt;Adobe&lt;/em&gt;. La relation entre les profils et les noms des personnes n’est pas faite. Les profils sont, en toute rigueur, ceux des machines des utilisateurs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Plus inédits sont les éléments, même partiels, donnés sur cette économie. Les profils des individus ainsi recueillis, constamment actualisés, sont achetés et vendus sur une sorte de bourse qui a pris son envol dans les derniers 18 mois. Le journal a ainsi identifié plus de 100 sociétés d’intermédiaires en concurrence sur les données comportementales et d’intérêts des individus. Parmi celles-ci la société&lt;em&gt; BlueKai&lt;/em&gt; surveille, par exemple, les visiteurs de &lt;em&gt;eBay.com&lt;/em&gt; ou de &lt;em&gt;Expedia.com&lt;/em&gt; en temps réel et ces données sont revendues sur son site. Plus de 50 millions d’informations sur les habitudes de navigation des internautes sont vendues chaque jour à 1/10 de centime de $ pièce. On considère que la publicité ciblée a fait un chiffre d’affaires de 23 Milliards de $ l’année dernière.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ces données peuvent être une rentrée supplémentaire pour des sites qui ne peuvent se financer complètement par la vente d’espace publicitaire. Il semble néanmoins que, naïfs, inconscients ou complices passifs, nombre de sites ne sont pas au courant des logiciels espions qu’ils transmettent et qui sont initiés par des entreprises-tiers d’un nouveau genre où règnent les statisticiens. Par ailleurs, si aux États-Unis l’utilisation des cookies est réglementée, les autres logiciels espions, bien plus intrusifs ne le sont pas, pas encore.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;In fine&lt;/em&gt;, l’objectif est, bien sûr, de cibler au plus près le consommateur. Voici trois citations illustratives de l’objectif des responsables de ces sociétés&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Les annonceurs veulent accéder aux personnes, pas aux pages web&amp;nbsp;» ; «&amp;nbsp;Quand une publicité est correctement ciblée, elle cesse d’être une publicité pour devenir une importante information&amp;nbsp;» ; «&amp;nbsp;Nous dirigeons les gens vers différentes files de l’autoroute ». Mais, cette détermination a des limites. Il n’est pas sûr que nous voulions rester toujours dans les mêmes rails et nous sommes, comme tous les humains, heureusement versatiles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.	L’importance du navigateur et des choix techniques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un important débat a eu lieu à &lt;em&gt;Microsoft&lt;/em&gt; au moment de la mise au point de &lt;em&gt;Internet Explorer 8&lt;/em&gt; entre les ingénieurs et les responsables de la stratégie. Les premiers avaient imaginé un navigateur qui protégeait par défaut la vie privée des internautes en les prévenant des logiciels intrusifs et leur donnant la possibilité de les bloquer. Mais suite à des pressions internes de nouveaux recrutés issus de la publicité sur le web et de la consultation des représentants de cette branche. La tendance a été renversée, rendant quasi-impossible cette protection, qui n’existe plus par défaut et qu’il faut réenclencher à chaque ouverture du navigateur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’épisode est intéressant à double titre. D’une part, il illustre combien la logique économique du web est radicalement différente de celle de l’économie classique des logiciels, culture initial de &lt;em&gt;MSN&lt;/em&gt;, et repose exclusivement sur la publicité ciblée. D’autre part, il montre le rôle essentiel dans cette économie du navigateur dont les choix techniques ne sont pas gravés dans le marbre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;MSN&lt;/em&gt;, malgré tout, cherche encore à se démarquer de ses concurrents sur le web en appliquant une politique plus rigoureuse sur les données qu’il collecte, comme le montre cet article du journal de la firme&amp;nbsp;:
Lee Pender, “Privacy: What Does Microsoft Know About You?”, Redmondmag.com, Janvier 7, 2010, &lt;a href=&quot;http://redmondmag.com/Articles/2010/07/01/What-Does-Microsoft-Know-About-You.aspx?Page=1&amp;amp;p=1&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’épisode peut aussi faire réfléchir à la stratégie de &lt;em&gt;Mozilla&lt;/em&gt; avec &lt;em&gt;Firefox&lt;/em&gt;, drapé dans la vertu du logiciel libre, mais ne défendant pas mieux les données privées..&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.	Cellulaire ou mobile&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En Amérique du nord, on dit «&amp;nbsp;téléphone cellulaire », en Europe «&amp;nbsp;téléphone mobile », ou plus rapidement cellulaire et mobile. La différence sémantique est ironique, l’un insiste sur le repérage, le quadrillage voire l’enfermement, tandis que l’autre pointe la liberté, le déplacement. Sans doute, il s’agit de l’envers et du revers d’une même médaille, mais le pile et le face sont pour le moins contrastés. Une même technologie, un même service est désigné selon les continents par des qualificatifs opposés. Ici, je garderai «&amp;nbsp;cellulaire », plus représentatif des propos du &lt;em&gt;WSJ&lt;/em&gt;. Les compagnies de téléphone savent, en effet,  où se trouvent leurs abonnés à trente mètres près.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’article met en balance deux conséquences de ce repérage&amp;nbsp;: d’un côté il indique la possibilité de repérer des victimes d’accidents ou de délits ou encore de sécuriser les enfants, qui justifie officiellement la réglementation US d’installation d’une puce &lt;em&gt;GPS&lt;/em&gt; dans tous les téléphones cellulaires&amp;nbsp;; mais il insiste surtout sur les dangers du harcèlement et de la surveillance domestique, multipliant les exemples de femmes battues, retrouvées par leur mari grâce au traçage familial de leur téléphone portable proposé aux abonnés d’un cellulaire. En réalité, les enjeux me paraissent ailleurs&amp;nbsp;: sur la surveillance policière ou le contrôle social d’un côté, la publicité contextualisée, de l’autre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un chercheur d’une société de sécurité informatique, Don Bailey d’&lt;em&gt;ISec Partners&lt;/em&gt;, a montré qu’il suffisait du numéro de cellulaire de la personne, d’un ordinateur, de quelques connaissances sur la technologie des cellulaires pour surveiller n’importe qui. Pour les paranos ou les incrédules, toutes les explications du chercheur sont &lt;a href=&quot;http://www.sourceconference.com/bos10pubs/carmen.pdf&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; . Il y explique comment il est possible de savoir, pour quelques cents et, tout de même, avec quelques compétences informatiques&amp;nbsp;: qui vous êtes, quels sont les membres de votre famille, vos amis, vos collègues, où vous êtes, où ils sont, ce que vous êtes probablement en train de faire, pourquoi.. et ce que vous allez probablement faire ensuite.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4. Anonymat et personnalisation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cet article donne une illustration concrète de ce qu’il est possible aujourd’hui de faire avec les données collectées. Il prend l’exemple de la société (x+1) qui a trouvé son modèle d’affaires en 2008 après de nombreux déboires et changements auparavant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En utilisant les bases de données construites comme indiqué dans le premier article, la société est capable instantanément de donner le profil de consommation de n’importe quel internaute. Ils n’ont pas &lt;em&gt;a priori&lt;/em&gt; son nom, mais croisent les références des données, avec la propriété des maisons, le revenu familial, le statut familial, les restaurants habituels, entre autres. Et en utilisant les probabilités, ils font des hypothèses sur les penchants de l’internaute. Le directeur de la société indique&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Jamais, nous ne savons rien sur une personne ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sans doute, il leur arrive de se tromper, mais leurs propositions sont suffisamment fiables pour qu’ils aient trouvé un marché auprès des vendeurs de cartes de crédit qui évaluent ainsi en temps réel la fiabilité de leurs nouveaux clients. Comme le dit le journaliste&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;en résumé, les sites web ont gagné la possibilité de décider si vous serez un bon consommateur ou non, avant même que vous ne leur disiez quoi que ce soit sur vous-même ». Les conseils d’&lt;em&gt;Amazon&lt;/em&gt; à partir de leur base de données maison sont largement dépassés. Ces techniques ouvrent la possibilité de construire un commerce personnalisé où produits, services ou même prix sont proposés selon le profil de chacun.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais la préservation de l’anonymat est toute relative et, par ailleurs même si ces sociétés disent ne pas faire de discrimination selon les genres, les profils ethniques, les handicaps qui tombent sous le coup de la loi, de tels profilages peuvent conduire facilement à des dérives éthiques. Ainsi, comme le titre de l’article l’indique, cette économie du web est limite.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;5. Contextuel ou comportemental&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le dernier article est celui qui m'a le plus intéressé. Il s'appuie sur un document interne de la société, remue-méninges qui montre les hésitations de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; pour l'exploitation des données qu'il récolte sur les internautes face à la montée de la concurrence. De part sa domination du marché de la publicité en ligne, la position de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; est déterminante à la fois vis-à-vis de ses concurrents et aussi vis-à-vis de l'évolution de la réglementation que chacun sent proche.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La firme détient par son moteur la plus grosse base de données sur les intentions des internautes, mais a résisté jusqu'à présent à surveiller ces derniers sans leur consentement pour préserver son image. Le savoir faire de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; est d'abord contextuel, une expertise de traitement des textes, aussi bien les requêtes des internautes que les documents publiés sur le web et non comportemental, une connaissance des réactions des personnes. Cette dernière expertise est celle de &lt;em&gt;FaceBook&lt;/em&gt; ou des jeunes firmes présentés dans les autres articles de la série. D'un côté une expertise linguistique, de l'autre une expertise sociologique. C'est aussi dans ce contexte que l'on peut relire le slogan «&amp;nbsp;don't be evil », on peut chez &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; manipuler les mots, pas les personnes. Les débats internes à &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; sur l'utilisation des cookies par exemple sont très vifs et ne sont pas sans rappeler les débats de &lt;em&gt;MSN&lt;/em&gt; présentés dans un autre article de la série. Dans les deux cas le dilemme est le même&amp;nbsp;: comment préserver la culture de l'entreprise tout en faisant face à la concurrence&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une animation très claire, qui accompagne l'article, montre combien aujourd'hui les données engrangées sont nombreuses, recueillies par diverses services de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; et sont encore cloisonnées pour leur exploitation publicitaire. Reste que l'article ne dit pas à quoi servent l'important stock de données collectées en dehors d'une utilisation pour la publicité, par exemple par la barre d'outil de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Suite notamment à l'achat de &lt;em&gt;Double-Click&lt;/em&gt; en 2007, à la montée de la concurrence  dont &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt;, il semble que la position de la firme a évolué sur le cookies. D'ailleurs, l'enquête déjà citée (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/08/24/Soci%C3%A9t%C3%A9s-de-surveillance&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;) montrait que Google est très présent dans la surveillance. Une stratégie pour sortir du dilemme par le haut serait de devenir une bourse d'échanges de données ou une régie de publicité comportementale ciblée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu 24 septembre 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir aussi&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;The convergence of Google, government and privacy - O'Reilly Radar, &lt;a href=&quot;http://radar.oreilly.com/2010/09/google-online-privacy-tools-an.html?utm_source=feedburner&amp;amp;utm_medium=feed&amp;amp;utm_campaign=Feed%3A%20oreilly%2Fradar%2Fatom%20%28O%27Reilly%20Radar%29&amp;amp;utm_content=Google%20Reader&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 7 octobre 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme prévu, la régulation va très très vite dans ce domaine&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;“Publicité ciblée&amp;nbsp;: les Américains aussi se mettent à l'abri - Etreintes digitales,” &lt;a href=&quot;http://blog.lefigaro.fr/medias/2010/10/publicite-ciblee-les-americain.html?xtor=RSS-29&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 13 octobre 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Conformément à l'esprit français dans la continuité de la CNIL, l'argumentaire est plutôt mis ici sur l'éthique et non sur le commerce. Deux références&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le livre de D. Kaplan, présentation &lt;a href=&quot;http://fr.readwriteweb.com/2010/10/13/analyse/informatique-liberts-identits/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La signature de chartes sur le droit à l'oubli&amp;nbsp;: pour la publicité ciblée (&lt;a href=&quot;http://prospective-numerique.gouv.fr/presse/actualites/300910-droit-l-oubli-numerique-dans-la-publicite-ciblee.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) et dans les sites collaboratifs (&lt;a href=&quot;http://prospective-numerique.gouv.fr/presse/actualites/131010-droit-l-oubli-numerique-dans-les-sites-collaboratifs-et-les-moteurs-de-rech&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). Signatures refusées par Facebook et Google.. entre autres.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans ce domaine, l'autodiscipline est peu efficiente, seule compte la norme comme le propose Helen Bissenbaum (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/09/22/Vie-priv%C3%A9e-et-biblioth%C3%A8ques&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 18 oct 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le WSJ continue à creuser le même sillon en en faisant une rubrique régulière &lt;em&gt;What they know&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://online.wsj.com/public/search?article-doc-type={What+They+Know}&amp;amp;HEADER_TEXT=what+they+know&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et notamment cet article&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Julia Angwin et Steve Stecklow, “'Scrapers\' Dig Deep for Data on Web,” wsj.com, Octobre 12, 2010, &lt;a href=&quot;http://online.wsj.com/article/SB10001424052748703358504575544381288117888.html?mod=googlenews_wsj&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; .&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 26 octobre 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir ce nouvel &lt;a href=&quot;http://blogs.wsj.com/digits/2010/10/26/cloudera-raises-hefty-funding-round/?KEYWORDS=facebook&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;article&lt;/a&gt; sur une levée de fonds de la société &lt;em&gt;Cloudera&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 27 octobre 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A suivre&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;“Confidentialité&amp;nbsp;: Google poursuivi en justice aux Etats-Unis,” Le Monde, Octobre 27, 2010, &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/imprimer/article/2010/10/27/1431740.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Économie immatérielle</title>
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    <pubDate>Wed, 28 Jul 2010 23:21:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Éco</category>
        <category>334. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre ; Économie de service</category><category>43. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; L’économie du document</category><category>433. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; L’économie du document ; Caractéristiques économiques du document</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Autre suggestion de lecture longue pour l'été&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Olivier Bomsel, L'économie immatérielle&amp;nbsp;: Industries et marchés d'expériences, Nrf Essais (Gallimard, 2010). (&lt;a href=&quot;http://www.telerama.fr/techno/c-est-la-premiere-fois-depuis-cinq-mille-ans-qu-on-invente-une-nouvelle-ecriture-olivier-bomsel,57146.php&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;itw&lt;/a&gt; Télérama).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Par une relecture d'auteurs, classiques et plus récents, ce livre ne suggère pas moins qu'une révision du sens de l'histoire de la pensée économique et, sans doute, de l'économie elle-même. Partant du principe que la science économique depuis A. Smith s'intéressait à «l'économie des choses» et à la division du travail ou l'équilibre des marchés, il montre qu'une rupture du raisonnement s'est opérée par la proposition de R. Coase en 1937 dans son célèbre article &lt;em&gt;The nature of the firm&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://www.ceq.ccer.pku.edu.cn/download/7880-1.pdf&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;pdf&lt;/a&gt;). Coase suggère de prendre en compte les coûts de transaction pour expliquer le partage de la production et la distribution des biens entre un marché d'un côté et des organisations de l'autre. Dès lors, la division du travail pour améliorer la productivité n'est plus l'explication essentielle du développement économique, mais il faut plutôt la chercher du côté des conventions ou des contrats qui se mettent en place, souvent par écrit, pour configurer l'économie. Mieux, avant même de contracter, les protagonistes doivent se renseigner sur les modalités des diverses formules (marché ou organisation) pour faire un choix éclairé, tout ce processus est informationnel et coûteux. Ainsi nous serions passés progressivement d'«une économie des choses» à «une économie immatérielle».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Autre proposition de l'auteur&amp;nbsp;: dans cette économie, les effets de réseaux sont importants, et donc les externalités, positives ou négatives, dont profitent ou que subissent chaque consommateur individuel du fait de la consommation d'un bien ou d'un service par d'autres individus. Les effets de réseaux sont particulièrement importants dans les biens informationnels qui se trouvent maintenant au cœur de l'économie. O. Bomsel suggère que les institutions mises en place pour «internaliser» ces effets, c'est à dire les maîtriser et les réguler pour le bien de la collectivité soient intégrées dans le raisonnement économique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je ne saurai ici relever tous les points stimulants de ce livre qui a le mérite de sortir du discours convenu sur l'économie numérique et de faire réfléchir. Pour alimenter sa thèse, O. Bomsel relit de nombreux classiques de l'économie. C'est très salutaire et très éclairant, même si on peut s'étonner de l'absence d'H. Simon et la rationalité limitée (&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Herbert_Simon&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;wkp&lt;/a&gt;) ou encore  O. Williamson sur les coûts de transaction (&lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Transaction_cost&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;wkp&lt;/a&gt;). De plus, il ne semble pas opérer une distinction nette entre le rôle de l'information dans l'économie et les activités économiques consacrées à l'information (industries culturelles, industries de l'information). Sans doute, la thèse d'une «économie immatérielle» suggère que toutes les activités économiques sont consacrées à l'information, mais je ne suis pas vraiment sûr, même si la notion de «biens d'expérience» ou la signification des consommations s'étend que les particularités des branches jusqu'ici spécialisées dans ce domaine se retrouvent dans le reste de l'économie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'auteur m'a beaucoup moins convaincu lorsqu'il s'éloigne de l'économie elle-même pour la psychanalyse, la linguistique ou la sémiotique. Il cite J. Lacan ou M. Foucault, mais ignore J. Baudrillard (celui du &lt;em&gt;Système des objets&lt;/em&gt; ou de &lt;em&gt;Pour une critique de l'économie politique des signes&lt;/em&gt;) ou encore G. Debord, qui auraient pu enrichir ou nuancer ses propos.  Et surtout il méconnait les travaux en sciences de l'information, et notamment les interrogations sur la notion d'information et celle de document, à part une référence au livre de 1991 sur l'histoire de la signature de B. Fraenkel (pour un travail plus récent du même auteur sur le sujet voir &lt;a href=&quot;http://www.cairn.info/revue-societes-et-representations-2008-1-page-13.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;cairn&lt;/a&gt;). Pourtant, la question qu'il pose est bien celle du rôle prééminent dans l'économie de «l'information consignée», l'objet premier des sciences de l'information.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur ces dimensions, l'auteur, fasciné par le livre &lt;em&gt;Écrire à Summer&lt;/em&gt; de JJ Glassner sur l'invention de l'écriture cunéïforme, déduit dans un raccourci rapide que le numérique serait une nouvelle écriture universelle puisque tous les signes s'y réduisent à une série de 0 et de 1. Mais, si une formule comme «c'est la première fois depuis cinq mille ans qu'on invente une nouvelle écriture» peut séduire un journaliste de &lt;em&gt;Télérama&lt;/em&gt; et frapper l'imagination des lecteurs, il s'agit là d'un contresens&amp;nbsp;: le numérique n'est pas une nouvelle écriture. On peut objecter, en effet, de nombreux arguments à cette proposition. Tout d'abord, le 0 et le 1 sont des chiffres arabes écrits (&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Chiffres_arabes&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;wkp&lt;/a&gt;) dont l'universalité ne date pas d'hier. Ensuite, personne ne sait lire un programme informatique écrit en binaire, il s'agit en réalité de commandes envoyées à la machine et non une écriture. Les 0 et 1 ne représentent qu'une alternative de commande, oui ou non, fermé ou ouvert, et la grande innovation de ce côté est d'y avoir introduit le calcul booléen. Une écriture que personne ne peut lire n'a pas d'existence.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ainsi, il serait plus juste de comparer la possibilité de consigner et reproduire tous les signes grâce à l'informatique à l'invention de l'imprimerie qu'à celle de l'écriture, une réelle innovation, une révolution même grâce aux possibilités quasi-infinies de reproduction, de combinaison et de transformation qu'ouvrent la puissance du calcul. C'est déjà beaucoup et n'est pas sans conséquence sur les écritures traditionnelles elles-même, comme en leur temps l'invention des caractères mobiles (voir, par exemple, les conséquences de la multiplication des SMS sur la connaissance des caractères chinois &lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/2010/07/23/chine-la-generation-tibiwangzi-oublie-lalphabet-traditionnel-159658&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). Mais est-ce alors compatible avec la proposition de l'auteur d'une «économie immatérielle»&amp;nbsp;? Je ne sais.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Économie de la culture</title>
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    <pubDate>Wed, 21 Jul 2010 23:22:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Éco</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;L'été est propice aux lectures longues. Voici donc une première suggestion&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Xavier Greffe, “Introduction&amp;nbsp;: L'économie de la culture est-elle particulière ?”, Revue d'économie politique Volume 120, n°. 1 (2010): 1-34. (&lt;a href=&quot;http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=REDP_201_0001&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Cairn&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il existe en France une véritable école de pensée sur l' économie de la culture. Nombreuses sont les recensions disponibles sur le sujet. On en trouve même une remarquable sur la version française de &lt;em&gt;Wikipédia&lt;/em&gt;. La page &lt;em&gt;Économie de la culture&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_de_la_culture&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;wkp&lt;/a&gt;) et la page &lt;em&gt;Histoire de la pensée économique des arts et de la culture&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_pens%C3%A9e_%C3%A9conomique_des_arts_et_de_la_culture&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;wkp&lt;/a&gt;) sont particulièrement fournies et à jour, grâce à un wikipédien doctorant, Mathieu Perona (alias Bokken) qui alimente de plus un intéressant blogue (&lt;a href=&quot;http://www.leconomiste-notes.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). Il suffit de comparer avec la version anglaise de &lt;em&gt;Wikipédia&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Economics_of_the_arts_and_literature&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;wkp&lt;/a&gt;) pour mesurer que, sur ce thème au moins, les internautes francophones sont mieux renseignés que les anglophones.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Du côté académique, le dernier numéro de la &lt;em&gt;Revue d'économie politique&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://www.cairn.info/revue-d-economie-politique-2010-1.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;cairn&lt;/a&gt;) est entièrement consacré à l'économie de la culture et témoigne de cette vitalité. Son introduction par X. Greffe, un des pères fondateurs de l'analyse économique de la culture en France, est un modèle du genre. Il met d'abord en perspective les travaux depuis Adam Smith jusqu'à l'ouvrage de Baumol et Bowen, souvent considéré comme le point de départ d'une branche particulière de l'économie consacrée à la culture. Mais l'intérêt de l'article réside surtout dans le panorama critique qu'il propose des dernières avancées contemporaines, classées selon trois thèmes. Je reproduis ci-dessous les introductions des trois parties suivantes de son texte. Chaque partie est divisées en sous-parties, objet de développements précis, détaillés et denses.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;La culture, part maudite de l’économie de marché ?&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;En 1966, l’ouvrage de Baumol et Bowen va développer le principe de la faible soutenabilité de la culture dans une économie de marché &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/07/21/Baumol et Bowen, 1966&quot; title=&quot;Baumol et Bowen, 1966&quot;&gt;Baumol et Bowen, 1966&lt;/a&gt;. L’idée selon laquelle marché et culture font «&amp;nbsp;mauvais ménage&amp;nbsp;» n’était pas nouvelle, et si l’on prend un pays comme la France nombreux étaient déjà les plaidoyers pour considérer la culture comme un bien à part, créateur de bien être collectif, et devant à ce titre être rendu disponible à ceux que leurs revenus empêchaient d’y accéder. En outre, l’idée selon laquelle les artistes ne pouvaient vivre de leur art, souvent considérée comme l’expression la plus achevée du romantisme, était assez admise voire portée comme un drapeau tel le poète de Vigny dans Chatterton&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;On ne fait de l’art que si l’on n’a pas besoin d’en vivre&amp;nbsp;! »&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le cortège des extrêmes&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Liée par essence à la création, ou la mise en place de produits, services ou interprétations nouvelles, le producteur de l’activité artistique ne sait pas comment elle sera reconnue ni validée. De son coté, le demandeur potentiel d’une telle activité en ignore la qualité faute de l’avoir expérimentée ou même identifiée. Des deux cotés du marché, l’incertitude est diffuse, mais il faut relever d’entrée qu’elle est ancrée dans le principe même de la l’activité artistique comme les observations de Schumpeter l’ont souligné plus haut.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;La culture comme levier du développement soutenable ?&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;
&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Back To the Market&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Au cours des deux dernières décennies, des travaux se sont multipliés pour souligner les contributions que des activités culturelles pouvaient apporter au développement économique et social, épousant trois perspectives&amp;nbsp;: la contribution de la créativité artistique à la qualité des produits et au renforcement de la compétitivité&amp;nbsp;; la satisfaction de besoins sociaux&amp;nbsp;; le renforcement de l’attractivité et de la dynamique des territoires.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le numérique n'est traité que dans une sous-partie de la deuxième partie. C'est normal, la culture ne se réduit pas à la culture numérique quoiqu'en pensent certains. Mais, inversement, les trois thèmes ci-dessus trouvent un écho dans les débats qui entourent le développement du numérique et bien des réflexions et des analyses des économistes de la culture pourraient utilement éclairer ceux qui tentent de décrypter l'économie numérique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 24 août 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir aussi&amp;nbsp;:
Livre vert - «Libérer le potentiel des industries culturelles et créatives» (DGEC - Commission européenne, 2010). &lt;a href=&quot;http://ec.europa.eu/culture/our-policy-development/doc2577_fr.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Économie de la conservation numérique</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/04/29/%C3%89conomie-de-la-conservation-num%C3%A9rique</link>
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    <pubDate>Thu, 29 Apr 2010 02:13:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Éco</category>
        <category>122. AU COMMENCEMENT - LA BIBLIOTHEQUE ; La valeur créée ; La valeur ajoutée</category><category>514. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; Les paradoxes du néodocument ; Mémoire et oubli</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Le &lt;em&gt;Blue Ribbon Task Force on Sustainable Digital Preservation and Access&lt;/em&gt; (que l'on peut traduire par le groupe de travail sur les politiques publiques de conservation et d'accès numérique), lancé il y a deux et demi par la NSF et la fondation Mellon (en collaboration avec la Bibliothèque du Congrès, JISC, le CLIR et les Archives nationales US) vient de publier son rapport final&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Blue Ribbon Task Force Final Report, Sustainable Economics for a Digital Planet: Ensuring Long-Term Access to Digital Information, February 2010. &lt;a href=&quot;http://brtf.sdsc.edu/biblio/BRTF_Final_Report.pdf&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;
Le site propose aussi une &lt;a href=&quot;http://brtf.sdsc.edu/bibliography.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;bibliographie&lt;/a&gt; sur le sujet.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le rapport n'aborde pas la technologie, mais les politiques et surtout pour le thème de ce blogue l'économie du processus. Il s'agit plus d'une étude théorique, un cadre de réflexion, que d'une analyse de terrain et on peut regretter l'absence de données empiriques qui auraient donné du corps et du poids aux arguments. Néanmoins les réflexions de cette nature sont rares et donc précieuses.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour ce billet, j'ai retenu les quatre caractéristiques économiques de la conservation numérique (en italique, ce sont des citations du rapport, Ch2 p.24-30 trad JMS)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;1. La demande pour une conservation numérique est une demande dérivée&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Autrement dit, la demande n'est pas directe, on ne conserve pas pour conserver, mais pour donner accès à l'avenir à des informations numériques. Cette caractéristique n'est pas très originale, ni propre au numérique. C'est le cas de nombreux biens et services en économie, en réalité toutes les matières premières ou encore les biens intermédiaires. Mais elle a des conséquences, notamment que le marché n'est pas toujours capable de réguler cette activité&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Parce que la conservation est une demande dérivée, la décision de conserver viendra en définitive de la valeur perçue associée au matériel numérique dans le temps.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;2. Les matériaux numériques sont des biens durables dépréciables&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Un bien durable dépréciable est quelque chose qui dure longtemps en produisant de la valeur continuellement, mais la qualité et la quantité de cette production peut décliner si des actions ne sont pas engagées pour maintenir la viabilité ou la productivité du bien.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Parce que le matériel numérique est un bien durable dépréciable, on doit faire continuellement des investissements pour leur maintenance si l'on peut soutenir leur possibilité de créer de la valeur dans le temps.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;3. Les biens numériques sont des biens non-rivaux et autorisent les passagers clandestins&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette caractéristique est bien connue des économistes de l'information.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les biens numériques sont des biens non-rivaux, car il suffit qu'un acteur conserve un bien, il l'est pour toute intention ou objectifs conserver pour tous. Dans ces circonstances, l'incitation pour un seul acteur à assumer les coûts de la conservation est affaiblie, puisque les autres pourront profiter gratuitement des bénéfices.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;4. La conservation numérique est un processus dynamique qui dépend du chemin suivi&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette caractéristique est la plus originale et la plus spécifique au numérique et donc la plus intéressante. Dans l'analogique, le processus de conservation venait en fin du cycle de vie du bien, c'est à dire à la dernière étape du circuit classique de création-production-diffusion. Dans le numérique, chaque étape peut influer sur le processus de conservation et celui-ci implique des décisions à chaque stade.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le fait que les décisions de conservation dépendent du chemin suivi signifie que les décisions peuvent influer à chaque moment les conditions futures et déterminer l'éventail des choix futurs.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Malgré l'intérêt de cette réflexion, il me semble qu'il lui manque le plus important, c'est à dire une interrogation sur la nature économique de la valeur de la conservation. Les propos sur cette question (p.20) auraient pu être plus approfondis, notamment en faisant référence par exemple à l'économie de l'assurance.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le chapitre suivant présente la répartition des responsabilités et des rôles en soulevant les enjeux qui se posent à chaque étape.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'ensemble est illustré sur quatre domaines d'application (ch4)&amp;nbsp;: le discours scientifique, les données de la recherche, le contenu culturel commercial et le contenu produit collectivement sur le Web. L'intérêt du rapport est de fournir un cadre d'analyse et de réflexion.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/04/29/%C3%89conomie-de-la-conservation-num%C3%A9rique#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>Grandes manoeuvres, toujours</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/04/22/Grandes-manoeuvres%2C-toujours</link>
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    <pubDate>Thu, 22 Apr 2010 09:40:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Éco</category>
        <category>52. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Pour alimenter la réflexion des deux derniers billets, sur le positionnement stratégique des firmes et la nécessité de repenser les notions de liberté individuelles et sans doute aussi de service public dans le monde documentaire (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/04/07/Probl%C3%A9matiques-et-strat%C3%A9gies-sur-le-document-num%C3%A9rique&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/04/13/R%C3%A9sistance-%C3%A0-la-redocumentarisation-des-humains&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;), l'actualité est très riche en ce moment. Les annonces se succèdent. Je retiens sans avoir le temps de vraiment commenter&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Ce schéma présenté par le Journal du net (&lt;a href=&quot;http://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/google-insolite/google-contre-apple.shtml&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) qui compare l'évolution du cours de l'action de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; et celle de &lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt;. Clairement le second est en train de prendre la tête, au moins de l'avis des actionnaires.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/Cours-Appel-vs-Google.jpg&quot; alt=&quot;Cours-Appel-vs-Google.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Cours-Appel-vs-Google.jpg, avr. 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a comme un clin d'œil ironique de l'histoire à voir les nouveaux imprimeurs-libraires de l'ère numérique prendre la main sur le modèle éditorial.&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;L'analyse de l'évolution de la relation entre &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; et les bibliothèques nord-américaines par Lionel Maurel (&lt;a href=&quot;http://scinfolex.wordpress.com/2010/04/17/google-book-et-les-bibliotheques-americaines-vers-des-accords-plus-equilibres/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;) qui montre à la fois un assouplissement des positions de la firme, et donc quelques faiblesses d'une stratégie trop ambitieuse et parfois surinterprétée par les blogueurs, et une volonté de maintenir un contrôle strict des métadonnées, c'est-à-dire de la maîtrise de la circulation à l'intérieur du vaste texte constitué par l'ensemble des fonds numérisés, ce qui est bien le cœur de son métier.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;L'évolution de la stratégie de &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://fr.readwriteweb.com/2010/04/22/a-la-une/nouveau-facebook-est-diabolique/?utm_source=feedburner&amp;amp;utm_medium=feed&amp;amp;utm_campaign=Feed%3A+readwriteweb-france+%28ReadWriteWeb+France%29&amp;amp;utm_content=FriendFeed+Bot&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) qui confirme d'une part l'importance de la maîtrise du graphe social, ici passablement inquiétante, et, d'autre part en creux, la recherche toujours non aboutie d'un vrai business model. &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; se trouve un peu dans la même situation de fragilité hégémonique que &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;, mais sur un terrain différent et surtout le CA en moins.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Cette citation d'un billet d'A Mons (&lt;a href=&quot;http://emergenceweb.com/blog/2010/04/mis-a-part-facebook-les-reseaux-sociaux-sont-ils-en-declin/comment-page-1/#comment-52414&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;)&amp;nbsp;:&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Donc, seules trois plates-formes ont connu des hausses significatives en 2009, soit Facebook (350 millions de membres et 45% d’augmentation du trafic dans la dernière année), Orkut (180 millions de membres et 187% d’augmentation) mais aussi et surtout Qzone ou QQ.com avec 200 millions de membres et presque invisible sur les radars occidentaux. C’est que cette dernière est chinoise et qu’elle montre un taux de croissance de presque du double de Facebook (87,6%).&lt;/em&gt;
Ainsi, il s'opèrerait un partage de plus en plus significatif entre trois graphes, sans doute assez étanches les uns des autres pour des raisons culturelle, linguistique et démographique&amp;nbsp;: occidental, indien et chinois.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu un peu plus tard&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lire le billet de M.-C. Beuth sur le sujet qui décortique clairement le choc des stratégies, et valide implicitement le tableau à trois entrées de Roger (&lt;a href=&quot;http://blog.lefigaro.fr/medias/2010/04/comment-facebook-a-mate-google.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 23 avril 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;À lire aussi cet article du Monde qui montre bien l'enjeu de la redocumentarisation des individus, même s'il n'emploie pas le terme.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Facebook&amp;nbsp;: de la nécessité de protéger ses données &quot;relationnelles&quot;, par Guilhem Fouetillou, Le Monde 22 avril 2010 &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/04/22/facebook-de-la-necessite-de-proteger-ses-donnees-relationnelles-par-guilhem-fouetillou_1341247_3232.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Extraits&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le fait que des individus se rassemblent autour de sujets d'intérêt commun n'est évidemment pas une découverte, la sociologie a décrit depuis longtemps ce phénomène et lui a même donné un nom&amp;nbsp;: &quot;homophilie&quot;. Ce qui est nouveau, par contre, c'est que sur Facebook chaque personne possédant un compte inscrit et archive l'ensemble de ses relations d'homophilie. Il devient alors possible de mesurer et d'analyser ces relations sur la totalité du réseau et de cerner avec précision le profil d'individus qui pourtant ont mis tous leurs curseurs de vie privée au maximum dans Facebook.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;On voit facilement comment ce type d'informations est d'une valeur inestimable pour des marques souhaitant déployer des stratégies de &quot;marketing comportemental&quot; mais aussi pour des organisations cherchant à repérer et à surveiller étroitement des groupes d'individus considérés comme &quot;structurellement&quot; à risque.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Ce ne sont donc pas uniquement nos données personnelles qu'il faut aujourd'hui maîtriser mais bien l'ensemble de nos liens, de nos relations, tant celles-ci communiquent de ce que nous sommes. C'est à Facebook aujourd'hui de donner à chacun le choix de rendre accessible et exploitable – tant par Facebook que par des tiers – le réseau de ses relations, indépendamment de ses données personnelles. De plus, cette action ne devrait pas être uniquement répercutée sur nos propres comptes mais aussi sur l'ensemble des comptes des personnes avec qui nous sommes liés car il s'agit bien là de relation nécessitant d'être verrouillées des deux côtés si l'on ne souhaite pas les voir diffusées.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 27 avril 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce commentaire d'O. Ezratty (&lt;a href=&quot;http://www.fredcavazza.net/2010/04/12/lavenir-de-linformatique-est-il-au-mobile-ou-au-tactile-les-deux-en-partie/#comments&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;) sur un billet de F. Cavazza (L’avenir de l’informatique est-il au mobile ou au tactile&amp;nbsp;? Les deux (en partie), 12 avril &lt;a href=&quot;http://www.fredcavazza.net/2010/04/12/lavenir-de-linformatique-est-il-au-mobile-ou-au-tactile-les-deux-en-partie/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Un paradigme clé à observer est l’évolution de la répartition des usages entre création (de contenus), consommation (de contenus, comme pour acheter en ligne) et communication.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;L’ordinateur classique avec clavier+souris est adapté à l’ensemble des usages et notamment au premier. Les alternatives mobiles et/ou tactiles telles que l’iPad sont adaptées aux deux dernières et assez peu pratiques pour la création, sauf pour dessiner “au doigt” ce qui ne va pas bien loin. Pour la photo et la vidéo, l’usage d’un mobile pour le transfert n’est pas une activité de création en soi. Le montage (vidéo) ou la retouche (photo) en sont. Et nécessitent encore un ordinateur classique.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le fait est quand dans le grand public, il y a plus de consommateurs que de producteurs, ce, malgré l’avènement des réseaux sociaux. J’ai même l’impression qu’il y a de moins en moins de producteurs, tant les réseaux sociaux consomment le temps des Internautes dans la gestion de leurs interactions avec leur communauté.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Tu évoques justement les comportements de la génération Y. Est-ce que ces nouveaux outils ne sont pas discrètement de les détourner des activités de création&amp;nbsp;? Est-ce que l’on créé plus lorsque l’on consomme trop&amp;nbsp;? C’est un peu comme le diptyque blog/twitter&amp;nbsp;: qui va créer si tout le monde se met à consommer (via les RT) ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 2 mai 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Fred Cavazza, “Facebook va-t-il révolutionner le web ?,” FredCavazza.net, Avril 28, 2010, &lt;a href=&quot;http://www.fredcavazza.net/2010/04/28/facebook-va-t-il-revolutionner-le-web/.&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De nouveau un intéressant billet de F Cavazza, dans lequel, il cite ce tableau&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Revenu-par-internaute_m.jpg&quot; alt=&quot;Revenu-par-internaute.jpg&quot; title=&quot;Revenu-par-internaute.jpg, mai 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/04/22/Grandes-manoeuvres%2C-toujours#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Le contenu n'est (décidément) pas le roi</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/04/25/475-le-contenu-n-est-decidement-pas-le-roi</link>
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    <pubDate>Fri, 25 Apr 2008 03:43:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Éco</category>
        <category>432. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; L’économie du document ; Le secteur du document</category><category>52. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Dans un article célèbre A. Odlyzko a montré que les industries du contenant ont toujours dans l'histoire présidé à celles du contenu.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Odlyzko Andrew, Content is Not King, &lt;em&gt;First Monday&lt;/em&gt;, volume 6, number 2 (February 2001), &lt;a href=&quot;http://firstmonday.org/issues/issue6_2/odlyzko/index.html&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mathématicien et économiste chez Bell, A. Odlyzko reflétait sans doute aussi le point de vue de son employeur. Mais l'actualité de cette fin de premier trimestre 2008 lui donne une nouvelle fois raison de façon spectaculaire, et on peut penser que nous sommes à la veille d'une révision radicale des modalités de financement d'une industrie du contenu, dont le rempart du droit d'auteur paraît aujourd'hui dérisoire et décalé par rapport au quotidien du fonctionnement des réseaux numériques.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D'un côté les industries de l'accès, financées par une publicité renouvelée, tiennent le haut du pavé (voir &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2008/04/18/468-les-petits-ruisseaux&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). Ironie de l'histoire, les plus anciennes industries du contenu profitent de la situation pour développer des services qui ignorent la rémunération des sources (&lt;em&gt;Elsevier&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2008/03/01/440-reed-elsevier-l-autre-modele-d-affaires&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt; ou encore, plus anecdotique mais symbolique, &lt;em&gt;Bertelsmann&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2008/04/24/474-les-paradoxes-du-wikipapier&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). Mais celles de la musique, ou de la presse quotidienne prise en ciseau (voir &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2007/10/06/345-google-le-ciseau&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;), souffrent.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De l'autre, un autre champion aux États-Unis de ce premier trimestre pourtant bien morose pour la bourse est &lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt; (voir sur &lt;em&gt;La Tribune&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://www.latribune.fr/info/Apple-livre-des-perspectives-prudentes-apres-un-bon-2e-trimestre-826-~-APPLE-RESULTATS-20080423TXT-$Db=News/News.nsf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, communiqué de la firme &lt;a href=&quot;http://www.apple.com/pr/library/2008/04/23results.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). La rentabilité de la Pomme repose essentiellement sur la vente de matériel. Mieux, son magasin de musique, &lt;em&gt;iTunes&lt;/em&gt; est une réussite extraordinaire dans ses moments de dépression pour l'industrie musicale. Il est devenu le premier magasin aux US et son chiffre d'affaires égalera bientôt celui de la &lt;em&gt;Warner Music&lt;/em&gt;. Pourtant, il a une rentabilité bien moindre que la vente de matériel pour &lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt;.. sans doute parce qu'il faut ici partager les recettes avec des ayant-droits. De fait, &lt;em&gt;iTunes&lt;/em&gt; permet surtout de vendre des &lt;em&gt;iPods&lt;/em&gt;, dont le succès par effet de halo ou par des produits-joints participe à la vente des autres matériels. Sur la stratégie du &lt;em&gt;iPod&lt;/em&gt;, voir&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;How Apple Is Preparing for an iPod Slump, Saul Hansell, &lt;em&gt;Bits, New-York Times&lt;/em&gt;, 23 avril 2008. &lt;a href=&quot;http://bits.blogs.nytimes.com/2008/04/23/how-apple-is-preparing-for-an-ipod-slump/index.html?th&amp;amp;emc=th&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors que faut-il en penser&amp;nbsp;? Tout d'abord que A. Odlyzko avait raison quand il concluait son article en disant (trad JMS)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le contenu n'a jamais été le roi, il n'est pas le roi aujourd'hui, et il est peu probable qu'il le soit un jour. L'internet s'est très bien débrouillé sans contenu, et peut continuer à prospérer sans lui. Le contenu aura une place sur l'internet, peut-être une place substantielle. Cependant cette place restera probablement subordonnée à celle du monde des affaires et des communications interpersonnelles.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ensuite, qu'il serait important pour le domaine documentaire de faire la différence entre&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;un processus de constitution d'un Web-média, pour lequel il faudra tôt ou tard trouver un moyen de rétribuer les producteurs de contenus, même si ces derniers y ont une place moindre que dans les modèles de diffusion traditionnels du fait de l'exploitation des archives et des écritures spontanées.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;un processus de redocumentarisation, beaucoup plus large qui déstabilise notre rapport ancien aux documents, à la preuve et aux savoirs. Dans ce processus, la rétribution du contenu n'est pas vraiment la question essentielle. Mais les industries du contenant sont au coeur.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/04/25/475-le-contenu-n-est-decidement-pas-le-roi#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Cercle vertueux</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/04/22/472-cercle-vertueux</link>
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    <pubDate>Tue, 22 Apr 2008 11:56:38 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Éco</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Tandis qu'une bonne part de l'économie américaine s'enfonce dans la crise et, par conséquent, les investisseurs dans les entreprises innovantes hésitent. Pour la première fois depuis trois ans, leur engagement s'est ralenti au premier semestre 2008 aux États-Unis.. mais pas dans tous les secteurs nous apprend l&lt;em&gt;'Atelier&lt;/em&gt;&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Malgré cela, l'étude rapporte que l'industrie des technologies de l'information a enregistré un bon trimestre, avec près de 4 millions de dollars investis dans 373 opérations, soit 20 % de plus qu'un an auparavant.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Pour la première fois depuis que les résultats sont observés, le secteur des logiciels n'est plus le premier pôle d'investissement&amp;nbsp;: il se trouve devancé par les services d'information.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ainsi, si l'on rapproche ces chiffres des bons résultats pour le trimestre des firmes du secteur déjà notés (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2008/04/18/468-les-petits-ruisseaux&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), l'économie de l'information est clairement devenue le moteur de la croissance.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le secteur high-tech ne connaît pas de crise de l'investissement, &lt;em&gt;L'Atelier BNP Paribas&lt;/em&gt;, 22 avril 2008, (&lt;a href=&quot;http://www.atelier.fr/article.php?artid=36413&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Données  privées : le débat décalé</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/03/12/448-donnees-privees-le-debat-decale</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:a1548ca3c4431d5c8cfd80777e98b09c</guid>
    <pubDate>Wed, 12 Mar 2008 04:38:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Éco</category>
        <category>333. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre ; « Je » est un document</category><category>421. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; La gestion de l’attention</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Le &lt;em&gt;New York Times&lt;/em&gt; a fait réaliser une intéressante étude par &lt;em&gt;Comscore&lt;/em&gt; sur le nombre de données récoltées sur le comportement des internautes par différentes compagnies. Le tout est résumé dans le tableau ci-dessous.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Story Louise, To Aim Ads, Web Is Keeping Closer Eye on You, &lt;em&gt;New-York Times&lt;/em&gt;, 10 Mars 2008.&lt;a href=&quot;http://www.nytimes.com/2008/03/10/technology/10privacy.html?_r=1&amp;amp;scp=9&amp;amp;sq=yahoo&amp;amp;st=nyt&amp;amp;oref=slogin&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt; Html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/Donnees_privees_NYT.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La majorité des commentateurs et un certain nombre de politiques des deux côtés de l'Atlantique s'inquiètent de cette récolte de données pour la protection de la vie privée des internautes, face à des velléités de contrôles politique ou commercial. Sans minimiser ces risques et leur gravité ponctuelle, je pense que l'essentiel est ailleurs et que ces risques là relèvent plus d'une maladie infantile du média. Pour bien le comprendre, il est utile de comparer les pratiques des anciens médias et du nouveau.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La radio et la télévision s'intéressent depuis longtemps aux comportements des auditeurs et téléspectateurs. L'objectif est double&amp;nbsp;: construire une grille de programmes permettant de réunir le plus grand nombre de personnes&amp;nbsp;; vendre l'attention captée à des annonceurs. Il est essentiel de constater que si ces deux objectifs sont évidemment liés, la liaison n'est pas bijective. Le second dépend du premier, mais le premier est indépendant du second. Une radio ou une télévision non-commerciale doit néanmoins réunir un auditoire et s'intéresser donc au comportement de celui-ci. Et, par ailleurs, les annonceurs, clients des médias, sont friands de données fines sur les comportements, réalisés par des consultants de marketing, données qui sont d'une importance secondaire pour les programmateurs. Les principaux acteurs du Web-média s'intéressent au comportement des internautes pour les deux mêmes raisons&amp;nbsp;: pour améliorer l'efficacité de leurs outils (voir &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2008/03/05/445-le-tresor-de-google&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) et pour vendre de l'attention aux annonceurs. De la même façon, la relation entre les deux objectifs n'est pas bijective et bien éloignée d'un souci de contrôle des comportements. La différence avec les médias traditionnels vient du fait que le Web-média a accès directement à des données comportementales et peut être tenté de s'en servir comme un consultant de marketing. C'est le jeu que &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; a essayé de jouer. Je ne suis pas sûr qu'il ne soit pas voué à l'échec, car en cette matière quand l'observateur est en même temps acteur, il fausse le jeu.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais, extrait de l'article du &lt;em&gt;NYT&lt;/em&gt; (trad JMS)&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Les principaux réseaux de télévision et firmes de presse «ne sont même pas dans dans la même catégorie» a déclaré Linda Abraham, une des vice-présidentes exécutives de Comscore. «Ils ne peuvent réellement jouer sur ce terrain».&lt;/em&gt; Les chiffres sont frappants, les médias anciens ne recueillent pas directement les données comportementales. Il y a deux raisons. La première tient au fait qu'il s'agit de médias de diffusion et non d'accès (voir &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2007/03/15/199-diffusion-vs-acces-deux-economies-antagoniques&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;) et qu'en passant sur le Web ils n'ont pas encore vraiment changé leur tradition. Les médias d'accès sont, par nature, calés sur le comportement de leurs lecteurs puisque leur vocation est d'accompagner et faciliter leurs actions.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La seconde raison est aussi d'importance. Les données, pour les médias traditionnels, ne sont pas recueillies par le média lui-même, mais par un tiers de confiance (&lt;em&gt;Médiamétrie&lt;/em&gt; en France, &lt;em&gt;Nielson&lt;/em&gt; aux US). C'est ce tiers qui fournit l'étalon permettant la réalisation d'un prix de marché des annonces. Cet étage là n'existe pas, pas encore, dans le Web-média, même si des firmes justement comme &lt;em&gt;Comscore&lt;/em&gt; ambitionnent de prendre cette place. Compte-tenu de la spécificité du Web-média, il n'est pas sûr que ces données puissent être partagées. Mais alors on peut se demander si le Web-média peut dépasser une structure oligopolistique ou si un prix de marché peut s'y construire raisonnablement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Repéré par un article du &lt;em&gt;Monde&lt;/em&gt;, qui commente celui du &lt;em&gt;NYT&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/technologies/article/2008/03/12/sur-la-toile-les-donnees-personnelles-valent-de-l-or_1022014_651865.html?xtor=RSS-651865&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu 17 mars 2008&lt;/strong&gt; Voir aussi ce vieux billet&amp;nbsp;:
Comment Google collecte vos données personnelles&amp;nbsp;: cartographie des services Google, Par Youri REGNIER, vendredi 8 juin 2007 &lt;a href=&quot;http://www.googlinside.com/index.php/2007/06/08/139-comment-google-collecte-vos-donnees-personnelles&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/03/12/448-donnees-privees-le-debat-decale#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Les chiffres de l'économie numérique vus des deux côtés de l'Atlantique</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/03/06/446-l-economie-numerique-vue-des-deux-cotes-de-l-atlantique</link>
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    <pubDate>Thu, 06 Mar 2008 01:45:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Éco</category>
        <category>432. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; L’économie du document ; Le secteur du document</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Pour ceux qui en aurait la disponibilité, il y aurait une intéressante comparaison à faire entre les perspectives des deux côtés de l'Atlantique à partir de deux annuaires de statistiques, tous deux très complets et à vocation comparable&amp;nbsp;: donner une photographie de l'économie du numérique dans le monde.&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;The Digital Economy fact book&lt;/em&gt;, The Progress Freedom Foundation, &lt;a href=&quot;http://www.pff.org/issues-pubs/books/factbook_2007.pdf&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, repéré par M. Lessard qui le met en contexte (&lt;a href=&quot;http://zeroseconde.blogspot.com/2008/03/statistiques-internet-2007-digital.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Digiworld 2007 les enjeux du monde numérique&lt;/em&gt;. de l'IDATE, &lt;a href=&quot;http://idate.fr/pages/index.php?title=&amp;amp;idrbis=&amp;amp;rubr=&amp;amp;nummenu=&amp;amp;rubrique=digiworld&amp;amp;idl=6&amp;amp;idr=15&amp;amp;idp=24&amp;amp;download=ok&amp;amp;id=45&amp;amp;rub=digiworld_telech&amp;amp;nom=DW2007FR.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 29 mars 2008&lt;/strong&gt;  Voir aussi le rapport de la banque mondiale&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Global Economic Prospects 2008: Technology Diffusion in the Developing World, Banque Mondiale, 2008, 220p.,  Rapport complet &lt;a href=&quot;http://econ.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/EXTDEC/EXTDECPROSPECTS/GEPEXT/EXTGEP2008/0,,contentMDK:21603882~menuPK:4503397~pagePK:64167689~piPK:64167673~theSitePK:4503324,00.html&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, synthèse &lt;a href=&quot;http://siteresources.worldbank.org/INTGEP2008/Resources/2008102540FRfr_web.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Repéré par O. Charbonneau &lt;a href=&quot;http://www.culturelibre.ca/?p=958&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/03/06/446-l-economie-numerique-vue-des-deux-cotes-de-l-atlantique#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Musique, cinéma et livre, cycles courts et longs</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/01/23/410-musique-cinema-et-livre-cycles-courts-et-longs</link>
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    <pubDate>Wed, 23 Jan 2008 01:32:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Éco</category>
        <category>424. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Les cinq industries de la mémoire</category>    
    <description>    &lt;p&gt;JD Zeller me signale cet article de la revues &lt;em&gt;Réseaux&lt;/em&gt;&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Marc BOURREAU et Benjamin LABARTHE-PIOL, Crise des ventes de disques et téléchargements sur les réseaux peer-to-peer
Le cas du marché français,  &lt;em&gt;Réseaux&lt;/em&gt;, 2006/5 no 139, Lavoisier. &lt;a href=&quot;http://www.cairn.info/revue-reseaux-2006-5-p-105.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je n'y ai malheureusement pas accès en ligne, mais j'ai eu l'occasion de lire et commenter la thèse de l'un des auteurs (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/?q=labarthe&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;) et pour mon propos un extrait du résumé de l'article suffira&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;En utilisant différentes statistiques sur la production et la consommation de musique enregistrée en France, nous montrons qu’il existe bien une crise des ventes d’albums en France, mais que cette crise n’est pas imputable en totalité au piratage sur les réseaux P2P. D’autres facteurs pourraient expliquer la baisse des ventes&amp;nbsp;: la baisse des revenus des consommateurs&amp;nbsp;; l’affaiblissement du star-system&amp;nbsp;; la fin de cycle du format CD&amp;nbsp;; la réduction des barrières à l’entrée dans la distribution et la promotion provoquée par le processus de numérisation en cours.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette remarque m'a rajeuni en me rappelant la thèse de 3e cycle que j'avais défendue à la fin des années 70 (eh oui !) sur l'évolution du cinéma en France. Il y a une date précise dans le renversement de la fréquentation des salles de cinéma&amp;nbsp;: 1957. Avant la courbe croit régulièrement, ensuite elle chute et il faut attendre la fin du siècle pour retrouver une stabilité. L'explication la plus courante est l'arrivée de la télévision qui aurait cannibalisé son grand frère. Mais, si on regarde précisément les chiffres, on s'aperçoit qu'en 1957 le signal de télévision ne couvrait pas, loin de là, l'ensemble du territoire de l'Hexagone (de mémoire&amp;nbsp;: seulement le Nord, Paris, la vallée du Rhône et Bordeaux), tandis que la baisse de fréquentation est uniforme dans toutes les régions. Il y a bien d'autres explications possibles à cette baisse, tout comme pour les ventes actuelles de CD&amp;nbsp;: baisse conjoncturelle du pouvoir d'achat (grèves), début de l'exode rural, et surtout modification de l'offre de films par un changement de la politique des distributeurs américains.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Néanmoins sur la durée la télévision a bien remplacé la sortie populaire familiale et quasi-rituelle au cinéma. Cette dernière est, au contraire, devenue une pratique de distinction pour des jeunes adultes, instruits et urbains. Par ailleurs, les différents acteurs économiques ont anticipé la crise qu'ils redoutaient en l'aggravant et celle-ci plus précoce aux US a été en quelque sorte exportée par le poids de l'offre américaine sur le marché français. La &lt;em&gt;Nouvelle Vague&lt;/em&gt; (Truffaut, Godard, Chabrol, etc.) est autant une réponse esthétique (changement de monde), technique (caméra légère) que sociologique (changement de clientèle) et surtout économique (recherche d'économies de production).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De la même façon, on peut trouver de nombreuses causes convergentes à la chute des ventes de CD, mais ce qui en fait une tendance lourde est bien la distribution des titres sur le Web qui touche toutes les dimensions que je viens de citer pour le cinéma.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'intéressant dans ces deux exemples est de repérer que nous sommes dans les industries articulant contenant et contenu, dont les deux volets sont jeunes et soumis aux cycles courts des industries contemporaines&amp;nbsp;: on change régulièrement de supports dans la musique et dans l'audiovisuel. Le contenu est lié à la mode.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Maintenant comparons au livre. Les ventes de livres en France ont selon Livre-Hebdo augmenté en 2007 de 2% en volume et de 3% en valeur. Le contenu est tout comme les précédents soumis à la mode et son cycle est année après année de plus en plus court. Mais le contenant, le codex lui, poursuit un cycle de longue, très longue durée. Paradoxalement, nous le savons (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2007/08/06/287-age-et-generation&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;) le livre, et la culture imprimée en général, est dans une phase de déclin contrairement aux deux autres dont globalement la pratique augmente.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On peut, de ce point de vue, s'interroger sur l'avenir du journal. Nous avons vu (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2007/12/17/390-journal-declin-et-crise&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) qu'il était fragilisé par sa structure (articles) et son marché (publicité). Mais je me demande s'il ne faudrait pas, selon le raisonnement précédent, y ajouter le contenant et plus précisément la lourdeur de l'imprimerie nécessaire à son tirage quotidien. Quels sont les cycles de l'imprimerie et quelles conséquences sur les différents produits (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2006/10/13/94-les-quatre-ages-de-l-imprime&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;)&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ainsi, la clé de l'explication des évolutions que nous observons aujourd'hui reste bien dans le cycle de vie des contenants. Même si dans la réalité un faisceau de causes se tisse, celles-ci sont surdéterminées par un mouvement général, souvent accéléré par l'anticipation des acteurs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 24 janvier 2008&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Extrait de &lt;em&gt;Livre-Hebdo&lt;/em&gt; de ce jour (&lt;a href=&quot;http://www.livreshebdo.fr/actualites/DetailsActuRub.aspx?id=1368#1368&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Quebecor World, filiale à 36 % du Canadien Quebecor et deuxième imprimeur au monde, s’est placé sous le régime de protection de la loi sur les faillites au Canada et aux Etats-Unis, qui gèle momentanément le remboursement de ses dettes.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Cette décision doit permettre à la compagnie basée à Montréal de présenter rapidement un plan de restructuration. Le groupe tentait depuis plusieurs semaines de vendre ses 18 imprimeries en Europe (4 000 employés), spécialisées notamment dans la presse magazine&amp;nbsp;; mais l’opération a échoué.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Quebecor World qui exploite des imprimeries sur tout le continent américain, en Europe et en Asie, est endetté à hauteur de 1,6 milliard d’euros. Le groupe a connu de multiples plans de restructuration et fermetures de sites.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/01/23/410-musique-cinema-et-livre-cycles-courts-et-longs#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>Le vent tourne..</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/01/14/409-le-vent-tourne</link>
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    <pubDate>Mon, 14 Jan 2008 13:13:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Éco</category>
        <category>524. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; Intégration</category>    
    <description>    &lt;p&gt;.. pensent quelques-uns des meilleurs observateurs du Web.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il risque même de faire tomber les dominos selon Francis Pisani (&lt;a href=&quot;http://pisani.blog.lemonde.fr/2008/01/14/les-dominos-tombent%e2%80%a6/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) ou s'envoler les données personnelles selon Tristan Nitot (&lt;a href=&quot;http://standblog.org/blog/post/2008/01/10/De-lavenir-de-Facebook-et-de-nos-donnees-personnelles&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La fragilité économique du Web tient à son économie indirecte. Il est financé&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;soit par la spéculation&amp;nbsp;: on investit parce que l'on pense que les parts achetées se vendront plus chères plus tard. Tant que tout le monde y croit, cela rapporte gros. Mais c'est exactement comme pour l'immobilier, si la confiance s'arrête, la spirale devient infernale&amp;nbsp;;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;soit par la publicité dont les dépenses sont les premières coupées en cas de crise. Et de plus en plus de personnes pensent qu'elle pointe son nez aux US.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Dans cette fragilité, les analystes du Web, et tout particulièrement les blogueurs, ne sont pas sans responsabilité. En relayant sans recul les annonces, en présentant chaque fois le dernier venu comme révolutionnant le Web et un pas supplémentaire vers la société numérique, ils ont contribué à gonfler la bulle. En réfutant dogmatiquement tout paiement, direct ou indirect (taxe, voir par exemple encore sur TechCrunch &lt;a href=&quot;http://fr.techcrunch.com/2008/01/11/vers-une-taxe-sur-la-musique/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), ils interdisent tout modèle de revenu permettant de retrouver le lien entre le service proposé et son usager.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si les seules victimes étaient ceux qui ont spéculé ou les innovateurs, on pourrait le regretter mais penser que c'est la loi du genre. Malheureusement si la tendance se confirme, les médias classiques qui souffrent d'une concurrence artificiellement construite ne retrouveront pas pour autant leur clientèle perdue.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 23 janvier 2008&lt;/strong&gt; Voir le billet de J. Battelle sur la baisse de l'action Google (&lt;a href=&quot;http://battellemedia.com/archives/004227.php&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/01/14/409-le-vent-tourne#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>«On ne parviendra pas à vendre l’abondance au prix unitaire de la rareté multiplié par l'infini»</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/12/01/383-on-ne-parviendra-pas-a-vendre-labondance-au-prix-unitaire-de-la-rarete-multiplie-par-l-infini</link>
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    <pubDate>Sat, 01 Dec 2007 07:24:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Éco</category>
        <category>411. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Les trois modèles de valorisation du document ; Vu : édition</category><category>412. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Les trois modèles de valorisation du document ; Lu : Bibliothèque</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Les débats autour de l'évolution de l'économie de la musique sont souvent passionnels. Un nouvel exemple en a été donné après l'annonce d'un nième rapport déposé sur le sujet auprès du président de la République française qui préconise des sanctions graduelles, à vrai dire peu lourdes mais sans doute peu applicables, contre les téléchargements illicites. Peut-être parce que tout a déjà été dit sur le sujet, les noms d'oiseaux ont immédiatement fusés de toutes parts et même les plus fins analystes de la blogosphère, du moins ceux que je lis, ont perdu quelque peu leur lucidité et le sens de la mesure. J'avais donc décidé de passer mon tour. Mais un billet de Ph. Astor sur Zdnet m'a fait changé d'avis, car il touche juste&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pourquoi M. Olivennes a tort de considérer que «&amp;nbsp;la gratuité, c'est le vol », 28 novembre 2007
&lt;a href=&quot;http://www.zdnet.fr/blogs/2007/11/28/pourquoi-m-olivennes-a-tort-de-considerer-que-la-gratuite-c-8217-est-le-vol-/?xtor=EPR-100&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Extraits&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;(Les pratiques de dons) qui se sont développées ces dernières années sont à l’origine d’une immense création de valeur collective, dont ont certes bénéficié en priorité les industries des télécoms et du hardware, mais aussi, plus largement, la société toute entière.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Ce qui reste à arbitrer, c’est la redistribution de cette valeur, en direction des industries culturelles, notamment, qui ont à juste titre le sentiment d’être un peu les dindons de la farce, même si cela ne les dédouane pas de toute responsabilité dans la situation de crise qu’elles traversent, ni ne les dispense de faire un minimum d’autocritique. Accuser l’autre (le P2Piste) de tous ses maux est un peu facile.&lt;/em&gt;
(..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Force est de constater que les échanges de musique entre particuliers, pour ceux qui les pratiquent, n’ont rien de lucratif, en terme d’espèces sonnantes et trébuchantes, le caractère non rival des fichiers numériques ne permettant pas, de toute manière, d’organiser un business parallèle.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Demain, il ne devrait plus être question d’acheter des iPod avec un disque dur de 10, 20, 40 ou 60 Go, mais avec 50, 100 ou 1000 titres de musique pré-chargés, ou toute la discographie d’un artiste, ou des dizaines de playlists thématiques, ou des collections de classique, de rock et de jazz, ou encore le best of de tel ou tel label, ou bien telle ou telle sélection personnalisée effectuée sur une borne en magasin, sur son mobile ou sur Internet.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;C’est tout un nouveau modèle économique qu’il s’agit d’inventer pour la musique, de nouvelles relations contractuelles entre les différents acteurs de ces marchés, de nouveaux partages des revenus, en gardant bien une chose à l’esprit&amp;nbsp;: on ne parviendra pas à vendre l’abondance au prix unitaire de la rareté multiplié par l'infini.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Dans ce contexte, tous les efforts de promotion, de marketing et de captation de l’attention des consommateurs de musique se feront - comme c’est déjà le cas depuis longtemps, à la radio ou à la télévision - dans la sphère de la gratuité. Elle constituera plus que jamais une sorte de poumon, de chambre d’amorçage de la nouvelle économie de la musique. Et une voie d’accès plus large au marché pour un grand nombre d’artistes.&lt;/em&gt;
(..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Pour autant, rien n’interdit de chercher à monétiser cette gratuité, ce que de nombreux modèles publicitaires essaient déjà de faire. Je persiste à penser qu’il possible, également, de monétiser les échanges de pair à pair.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;En matière d'exception pour copie privée, il y a toute une réflexion à mener sur l’extension de la sphère privée que constitue Internet, à travers le peer-to-peer, mais également les réseaux sociaux… D’autant que les échanges entre particuliers ont tendance à devenir de plus en plus privatifs.&lt;/em&gt;
(..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout est dit sur le passage du modèle éditorial au modèle Web-média, sur l'articulation entre la vente et l'attention, avec en prime la dernière remarque sur les réseaux sociaux. Je rappelle qu'en Corée, par exemple (voir &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2007/02/22/191-naver-le-gentil-grand-frere-coreen&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), les réseaux sociaux permettent depuis longtemps la monétarisation, mais ils supposent en effet une relation différente au collectif.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/12/01/383-on-ne-parviendra-pas-a-vendre-labondance-au-prix-unitaire-de-la-rarete-multiplie-par-l-infini#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Web-média : logiques publiques vs intérêts commerciaux</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/11/01/356-web-media-logiques-publiques-vs-interets-commerciaux</link>
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    <pubDate>Thu, 01 Nov 2007 04:37:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Éco</category>
        <category>13. AU COMMENCEMENT - LA BIBLIOTHEQUE ; Externalisations numériques</category><category>422. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Le Web entre flot et bibliothèque</category><category>6. CONCLUSION - ARCHITECTES ET ARCHITHEQUES</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Je n'ai pas beaucoup de temps pour développer, mais plusieurs billets, études et analyses récents méritent d'être cités, car ils montrent que les logiques publiques et commerciales cherchent leurs marques pour structurer le Web-média&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;du côté des logiques publiques, par exemple&amp;nbsp;:
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Le rapport de l'OCLC  &lt;em&gt;Sharing, Privacy and Trust in Our Networked World&lt;/em&gt;, 280p. &lt;a href=&quot;http://www.oclc.org/reports/pdfs/sharing.pdf&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;Pdf&lt;/a&gt;, qui exhorte les bibliothèques à prendre toute leur place sur le Web 2.0.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les hésitations des bibliothèques face aux sirènes de &lt;em&gt;Google Books&lt;/em&gt;. Voir le &lt;a href=&quot;http://blogbbf.enssib.fr/?2007/10/24/204-les-bibliotheques-rejettent-les-propositions-de-mise-en-ligne-de-leurs-livres&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;billet&lt;/a&gt; du &lt;em&gt;BBF&lt;/em&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Ou, plus ambitieuse, mais non encore assumée par les autorités gouvernementales, la proposition déjà signalée de stratégie canadienne sur l'information numérique, &lt;a href=&quot;http://www.collectionscanada.gc.ca/scin/index-f.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Du côté des logiques commerciales&amp;nbsp;:
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;La stratégie de Google sur les standards ouverts et leur relation avec la publicité. On lira à ce sujet deux billets très éclairants, l'&lt;a href=&quot;http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2007/10/rentre-sociale-.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;un&lt;/a&gt; de Olivier Ertzscheid, l'&lt;a href=&quot;http://adscriptum.blogspot.com/2007/10/google-search-ads-social.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;autre&lt;/a&gt; de Jean-Marie Le Ray. Il ne faut donc pas confondre standard ouvert et recherche ou non du profit. Dans certains cas les problématiques se contredisent, dans d'autres elles marchent ensemble. Tout dépend du contexte et de la stratégie. La volonté de Google en faisant ce choix me parait double&amp;nbsp;: fluidifier le Web pour augmenter le trafic global (et donc valoriser le leader sur le marché publicitaire) et fragiliser son concurrent potentiel Microsoft, le seul à pouvoir le contrer en terme de puissance financière. &lt;strong&gt;Actu du 04-10-2007&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: à complèter et actualiser avec ce long, très fouillé et nouveau &lt;a href=&quot;http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2007/10/rentre-sociale-.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;billet&lt;/a&gt; d'Olivier.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;L'évolution explosive du marché publicitaire en ligne. Voir le &lt;a href=&quot;http://media-tech.blogspot.com/2007/10/publicit-internet-volution-historique.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;billet&lt;/a&gt; de D. Durand à ce sujet.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Ou encore, la difficulté à valoriser des contenus sur Internet. Les &lt;a href=&quot;http://ecosphere.wordpress.com/2007/10/29/dailymotion-monetisation-pub-video/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;remarques&lt;/a&gt; d'E. Parody sur les revenus ridicules générés par DailyMotion pour les producteurs de vidéos sont particulièrement éclairantes.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;De plus en plus clairement, mais non sans hésitation, le Web-média se construit entre le modèle télévisuel et le modèle bibliothéconomique et il semble bien que son économie sera mixte.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/11/01/356-web-media-logiques-publiques-vs-interets-commerciaux#comment-form</comments>
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    <title>Le prix du grain</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/10/23/351-le-prix-du-grain</link>
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    <pubDate>Tue, 23 Oct 2007 01:04:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Éco</category>
        <category>322. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; Le document au XXIe siècle ; Lu : homothétie et néodocuments</category><category>42. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;em&gt;The Register&lt;/em&gt; signale (&lt;a href=&quot;http://www.theregister.co.uk/2007/10/19/vrs_value_gap_report/&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, repéré par &lt;a href=&quot;http://www.ratiatum.com/breve5875_Le_P2P_responsable_de_18_de_la_chute_du_disque_selon_Capgemini.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Ratatium&lt;/a&gt;) une étude d'un
consultant britannique sur la chute du marché du disque au Royaume-Uni. Extrait (trad JMS)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Capgemini  a calculé que, sur les 480 M de £ perdus par l'industrie depuis 2004, 368 découlaient du changement de format&amp;nbsp;: principalement l'éclatement de l'album CD en une sélection de titres numériques à la carte. Pour le reste, la piraterie concernerait 18% des pertes.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'étude pointe aussi la responsabilité des supermarchés qui ont cassé les prix. En l'absence de détail sur la méthode de calcul, il faut rester prudent sur ces chiffres et déductions, d'autant que les polémiques, souvent de mauvaise foi, vont bon train on le sait dans ce secteur. On en trouve d'ailleurs un exemple étonnant dans le même billet, qui cite un industriel&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Ce qui déconnecte le modèle iTunes de la réalité, c'est que, historiquement, ce qui marche pour la propriété intellectuelle ce sont les prix en bloc (bundled price), ce qui ne marche pas c'est la granularité. Croyez-vous que Alan Edgar Poe aurait pu faire de l'argent, s'il avait vendu Le Corbeau séparément de 30 autres poèmes&amp;nbsp;? »&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le problème dans cette affirmation péremptoire est que &lt;em&gt;Le Corbeau&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://pages.globetrotter.net/pcbcr/corbeau.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), un des plus célèbres poèmes de la littérature anglophone, a été initialement publié dans un journal, &lt;em&gt;The New York Mirror&lt;/em&gt;, où son auteur était critique (&lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/New_York_Evening_Mirror&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;wkp&lt;/a&gt;). Il est difficile de prétendre qu'il a enrichi son auteur qui est plutôt considéré comme la figure de l'auteur romantique, mort dans la misère..&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Néanmoins l'étude pointe une question de structure importante que l'on retrouve dans d'autres domaines, la Presse ou les revues scientifiques et le découpage en articles par exemple, et qui pourrait aussi être une explication de la relative résistance au numérique de l'édition de livres, rétifs à l'éclatement&amp;nbsp;:  quelle relation peut-on faire entre constitution des prix et granularité&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En réalité, il n'y a pas une seule alternative pour la constitution des prix, mais trois options, et toute une gamme de possibilités intermédiaires. Il ne s'agit pas de choisir entre la vente d'albums ou de morceaux pour la musique, de journaux ou d'articles pour la presse ou encore d'abonnements de revues ou d'achats à l'article pour la science, mais entre ces options et une troisième&amp;nbsp;: la rentabilisation de la collection par un ticket d'entrée payé &lt;em&gt;a priori&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et, pour compliquer encore le tableau, je rappelle que nous sommes dans un secteur de double marché&amp;nbsp;: biens (en direction du lecteur, auditeur) et attention (en direction de l'annonceur).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le grand changement du numérique est d'avoir transformé radicalement la structure des coûts, dans la distribution, bien sûr, mais aussi, et c'est souvent oublié, dans le traitement du document, et donc la possibilité de le repérer. La baisse des coûts de distribution ouvre la porte à la vente par morceaux, mais celle des coûts de traitement et de repérage ouvre la voie à la rentabilisation des collections. Si on ajoute maintenant la question des coûts de transaction&amp;nbsp;: négociation avec les clients, gestion et sécurisation des flux monétaires, repérages des identités, etc. On se rend compte de l'intérêt de la valorisation de la collection, plutôt que de la multiplicité de micropaiements dans nombre de cas. C'est aussi une des explications de la préférence pour le marché des annonceurs&amp;nbsp;: il y a moins d'acheteurs, donc moins de coûts de transaction.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ces éléments expliquent, à mon avis, les évolutions récentes de la Presse sur le Net avec l'accès gratuit aux archives du &lt;em&gt;NYT&lt;/em&gt;, ou encore les multiples tentatives d'accès direct à des catalogues musicaux. Voilà ce qui fait aussi la fortune de &lt;em&gt;Elsevier&lt;/em&gt; dans le secteur de l'édition scientifique. J'ai emprunté le schéma ci-dessous à une intéressante brochure distribuée par &lt;em&gt;Livre-Hebdo&lt;/em&gt; à la dernière foire du livre de Francfort (repéré par &lt;a href=&quot;http://bibliofrance.fr/index.php?option=com_content&amp;amp;task=view&amp;amp;id=273&amp;amp;Itemid=71&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Bibliofrance&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le classement 2007 de l’édition mondiale produit par Livres Hebdo (France) et publié en partenariat avec Buchreport (Allemagne), Publishers Weekly (Etats-Unis), Publishing Today (Chine) et Svensk Bokhandel (Suède)&lt;/em&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.livreshebdo.com/cache/upload/pdf/FrancFra.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Pdf&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/Classement éditeurs LH.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On voit donc dans ce schéma, et dans l'ensemble de la brochure, à la fois la réussite des éditeurs scientifiques qui ont investi dans le numérique et la vente de licence pour l'accès direct à d'énormes collections et la résistance des éditeurs de livres traditionnels, pour lesquels le Web n'est sans doute qu'une occasion de développer leur marketing. Pour ces derniers, comme je l'indiquais plus haut, découper un livre traditionnel n'a pas grand sens, dès lors le marché à l'unité est protégé car les prix restent élevés.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Bien public : les requêtes des internautes</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/08/25/308-bien-public-les-requetes-des-internautes</link>
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    <pubDate>Sat, 25 Aug 2007 06:28:25 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Éco</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Bill Tancer de &lt;em&gt;Hitwise&lt;/em&gt; présente dans son dernier &lt;a href=&quot;http://weblogs.hitwise.com/bill-tancer/2007/08/post_1.html&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;billet&lt;/a&gt; une mesure qui pourrait être moins anodine qu'il n'y paraît. Il a recherché les termes qui étaient associés à &lt;em&gt;discount&lt;/em&gt; (rabais), &lt;em&gt;cheap&lt;/em&gt; (bon marché) et &lt;em&gt;free&lt;/em&gt; (gratuit) dans les requêtes sur internet. La mesure a été effectuée pour la semaine du 18 août 2007 sur les données US, dont il précise que chaque agglomérat est constitué de dizaines de milliers d'items, donc statistiquement significatif.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le résultat des dix premiers termes associés à chaque qualificatif est suffisamment tranché pour faire réfléchir&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Le &lt;em&gt;rabais&lt;/em&gt; est exclusivement associé à des biens (objets matériels) et quelques services. Dans le domaine qui nous intéresse ici, il y a les CD.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le &lt;em&gt;bon marché&lt;/em&gt; est associé aux services exclusivement&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le &lt;em&gt;gratuit&lt;/em&gt; est exclusivement, ou presque, associé aux documents (musique, fiction, échanges) et aux jeux.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Rappel du &lt;a href=&quot;http://www.cae.gouv.fr/rapports/dl/047.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;rapport&lt;/a&gt; &lt;em&gt;Muet-Curien&lt;/em&gt;&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Alors que les technologies de l’information et de la communication devaient en principe favoriser un fonctionnement plus efficace de l’économie de marché, en rendant les transactions plus fluides et en éliminant les frottements informationnels, elles distillent en fait les ingrédients d’une économie publique.&lt;/em&gt; p.37.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En réalité pour les internautes au moins, cette économie publique concerne les documents. Pour le reste, il paraît bien y avoir simplement un fonctionnement plus efficace du marché.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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