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    <title>Economie du document (Bloc-notes de Jean-Michel Salaün) - Éco</title>
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    <description>Repérage de données sur l'économie des documents dans un environnement numérique</description>
    <language>fr</language>
    <pubDate>Thu, 23 Feb 2023 18:35:44 -0500</pubDate>
    <copyright>Creative Commons BY-NC</copyright>
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        <title>MOOCs et ruptures documentaires</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2013/05/28/MOOCs-et-ruptures-documentaires</link>
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        <pubDate>Tue, 28 May 2013 06:01:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Éco</category>
                        <description>          &lt;p&gt;Quelques réflexions rapides pour ne pas oublier les MOOCs dans la problématique de ce blogue. Je ne reviens pas sur les éléments de cette histoire récente. Parmi d'autres, on trouvera chez &lt;a href=&quot;http://affordance.typepad.com//mon_weblog/2013/05/de-qui-se-moocs-ton.html&quot;&gt;Olivier Ertzscheid&lt;/a&gt; une bonne synthèse sur la question.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais peut-on leur appliquer une analyse &quot;document&quot;&amp;nbsp;? Sans épuiser le sujet, voici quelques suggestions sur les ruptures documentaires crées par le phénomène. Rappelons (voir la première partie de ce &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/10/31/Un-COurs-Ouvert-Pour-Tous-%28COOPT%29-en-ligne&quot;&gt;billet&lt;/a&gt;) d'abord que&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Le document fondateur dans l'université est le cours présenté en classe, construit sur une économie directe de l'attention.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;L'éditeur a cristallisé et externalisé ce document académique premier dans le manuel.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Ce système documentaire très ancien n'était plus adapté à l'évolution des sociétés et au partage du savoir qui caractérise le 21è siècle. Après bien des tâtonnements numériques dans l'université, les MOOCs ont ouvert une brèche dans le système, sans doute au profit de &lt;em&gt;pure players&lt;/em&gt; du web en déplaçant le marché de l'attention. Il n'est plus, en effet, direct, mais multiface et utilise le calcul et l'algorithmie. Sur ces deux points, les acteurs traditionnels sont faibles et incompétents.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Concrètement, le nouveau système s'appuie sur des plateformes agrégatives et une puissance de calcul. Dès lors&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Le &quot;massif et ouvert&quot; casse le lien direct entre les producteurs de contenus (professeurs et éditeurs) et les apprenants. Il casse aussi le lien formel de la communauté universitaire&amp;nbsp;: l'inscription de l'étudiant avec ses droits et devoirs associés, qui fonde l'économie générale de l'université en l'organisant en une sorte de phalanstère.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le jeu de lego avec des briques de petite unités documentaires cassent le temps long du cours et l'unité du manuel.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le partage et les interactions entre pairs valorisent le travail direct des internautes et l'accessibilité des unités documentaires, court-circuitant l'autorité éditoriale.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les traces reconstruisent une économie de l'attention potentielle fondée sur le profilage indirect et non plus direct comme dans le rapport professeur-élève. On n'attend plus que le couplage de la plateforme au ecommerce et à la publicité.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Tout ces éléments appartiennent à l'économie du web et non à l'économie traditionnelle de la formation ou à celle de l'édition, il s'agit de redocumentarisation ou encore de l'émergence d'un système néodocumentaire appliquée à l'université. On peut penser que si le succès du phénomène se confirme, on assistera prochainement soit à la domination d'un acteur, soit à la surenchère pour le rachat des mieux placés entre les membres de l'oligopole installé. Et il n'est pas surprenant que les universités américaines en pointe sur le sujet soient celles-là même dont sont sortis les entrepreneurs du web et qui sont encore étroitement associées à leurs succès financiers. Pour celles-là les MOOCs sont aussi une opération de marketing permettant d'attirer les meilleurs étudiants à l'échelle de la planète entière, tout comme les plateformes du web se rient des frontières.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Reste une troisième voie, celle dite des biens communs documentaires. Aujourd'hui, le partage est l'argument principal des institutions académiques pour promouvoir les MOOCs. Il faut être lucide et se &lt;a href=&quot;http://cfeditions.com/Turner/ressources/Turner_Specimen.pdf&quot;&gt;rappeler d'abord&lt;/a&gt; que le même type d'idéologie généreuse, contestant l'ordre documentaire ancien fondé sur la propriété intellectuelle, a fait le lit de l'oligopole actuel du web. Néanmoins, l'université est fondée sur une mission humaniste de transmission et de partage du savoir. Par ailleurs, défendre le bien commun peut être aussi prendre la mesure de la compétition internationale en cours et valoriser les systèmes néodocumentaires nationaux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le défi alors est d'inventer des systèmes néodocumentaires, s'appuyant sur l'efficacité des outils numériques sans nécessairement rejeter tous ceux des oligopoles du web, ni s'y faire enfermer. A suivre.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Apple, Google, Facebook... as usual</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2013/01/31/Apple--Google--Facebook...-as-usual</link>
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        <pubDate>Thu, 31 Jan 2013 12:12:00 -0500</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Éco</category>
                          <category>524. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; Intégration</category>
                <description>          &lt;p&gt;Qui a dit que l'histoire du web allait toujours en s'accélérant&amp;nbsp;? Qu'elle était faite d'innovations de rupture&amp;nbsp;? Qu'il s'agissait d'un Far-West où chacun pouvait défricher, ouvrir des voies inédites et même faire fortune&amp;nbsp;? A regarder en dessous de l'écume, dans les comptes des principales firmes, Apple, Google, Facebook, on peut en douter.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Relativisons les annonces régulières de nouveaux produits ou services qui devraient révolutionner la planète. On observe au contraire une grande stabilité dans les positions relatives, dans les tendances et les choix stratégiques, au point que je pourrais reprendre mes commentaires de l'année dernière ou encore ceux de l'année précédente, sans changer une ligne, en actualisant simplement les chiffres. Mieux ou pire selon les points de vue, les tendances déjà repérées s'accentuent encore. Apple privilégie le verrouillage par le design (forme, vu). Google confirme sa domination sur le texte (lu) et Facebook cherche toujours son salut dans la relation (su).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici en résumé la comparaison entre les résultats de 2011 et 2012 pour les trois firmes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/Apple-Google-Facebook-2012.png&quot; alt=&quot;Apple-Google-Facebook-2012.png&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Apple-Google-Facebook-2012.png, fév. 2013&quot; /&gt;
(Remarques&amp;nbsp;: l'exercice de Apple se termine en septembre, il est donc désavantagé car la fin de l'année 2012 a été encore meilleure que celle de 2011.)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On observe que les positions respectives n'ont pas bougé. Apple domine toujours largement. Google continue son ascension. Facebook fait du surplace, même si son CA augmente modestement, son bénéfice s'écroule. Les fondamentaux restent.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir donc pour les tendances les commentaires de l'année dernière&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/01/22/R%C3%A9cup%C3%A9rer-le-Web%2C-version-Apple&quot;&gt;Apple&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/01/19/R%C3%A9cup%C3%A9rer-le-Web%2C-version-Google&quot;&gt;Google&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/07/27/Facebook%2C-une-%C3%A9conomie-de-plus-en-plus-politique&quot;&gt;Facebook&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Exploitation des données et travail gratuit (Collin &amp; Colin)</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2013/01/20/Exploitation-des-donnees-et-travail-gratuit-%28Collin-Colin%29</link>
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        <pubDate>Sun, 20 Jan 2013 14:52:00 -0500</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Éco</category>
                        <description>          &lt;p&gt;En attendant le rapport de la mission Lescure sur les contenus numériques et la politique culturelle à l'heure du numérique, on pourra lire le rapport français des experts Collin &amp;amp; Colin sur la fiscalité du numérique qui était très attendu, lui aussi, normal en ces temps de crise des finances publiques et de polémiques autour des paradis fiscaux dont profiteraient abusivement les plus grosses firmes du net. Même si le rapport est imposant,  il ne décevra pas le lecteur. A l'évidence, il cherche à faire date. Il s'agit en effet d'un de ses rares rapports officiels à proposer une vraie thèse nouvelle pour éclairer et suggérer un changement de politique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De ce point de vue, on peut le rapprocher d'un autre rapport qui marqua un tournant à la fin des années 70 et lança la télématique en France&amp;nbsp;: le rapport Nora-Minc sur &lt;em&gt;L'informatisation de la société&lt;/em&gt; (pour une histoire de ce rapport, voir &lt;a href=&quot;http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/xxs_0294-1759_1989_num_23_1_2832&quot;&gt;A. Walliser&lt;/a&gt;). Il en a les qualités pédagogiques, la finesse d'analyse... et aussi l'ambition très française de vouloir montrer la voie à partir d'une thèse englobante, amenant quelques raccourcis et peut-être quelques aveuglements. nous verrons bien si celui-ci aura l'impact qu'a eu celui-là&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Collin, Pierre, et Nicolas Colin. &lt;em&gt;Mission d’expertise sur la fiscalité de l’économie numérique&lt;/em&gt;. Paris, France: Ministère de l’économie et des finances ; Ministère du redressement productif, janvier 2013. &lt;a href=&quot;http://www.redressement-productif.gouv.fr/files/rapport-fiscalite-du-numerique_2013.pdf&quot;&gt;Pdf&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Nora, Simon, Alain Minc, et France. Présidence de la République. L’informatisation de la société : rapport à M. le Président de la République. 1 vol. Paris, France: La Documentation française, 1978.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Il ne manquera pas, j'en suis sûr, de synthèses critiques. L'ampleur de l'ouvrage se mesure à la densité de son propos, aux nombres d'experts entendus et visiblement écoutés et à l'importante bibliographie. Je me contenterai, comme souvent ici, d'un bref résumé de la thèse et de quelques remarques.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La thèse principale du rapport peut être rapportée en deux citations chocs&amp;nbsp;: &lt;em&gt;les données, notamment les données personnelles, sont les ressources essentielles de l'économie numérique&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;la collecte des données révèle le phénomène du &quot;travail gratuit&quot;&lt;/em&gt;. Bien entendu, le rapport ne se résume pas à ces deux phrases. Il comprend une analyse détaillée de la situation fiscale des entreprises, de leurs caractéristiques particulières et décline des propositions. Mais c'est bien sur l'articulation entre la collecte et l'exploitation des données personnelles, d'une part et leur relation avec l'exploitation du travail gratuit, de l'autre, que se cristallise l'ensemble du raisonnement dont découlent les propositions, tout particulièrement les deux principales&amp;nbsp;: inclure le travail gratuit des utilisateurs dans la définition des &quot;entreprises stables&quot; au sein de l'OCDE afin de pouvoir relocaliser en quelque sorte la création de valeur et donc sa fiscalité et, en attendant cette mise en place qui suppose une concertation internationale, taxer la collecte de données un peu à la manière de la taxe carbone, selon une formule de &lt;em&gt;prédateur-payeur&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette thèse a le grand mérite de dépasser les analyses habituelles sur les transferts de valeur au détriment des ayant-droits ou encore sur le grand partage, en montrant la nature nouvelle des firmes issues de l'économie numérique. Et les propositions sont imaginatives, innovantes, nous sortant des ornières des polémiques actuelles. D'une façon générale, elles s'inscrivent dans le sillon qu'a commencé à creuser Doc Searles avec son &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Intention_economy&quot;&gt;Economie de l'intention&lt;/a&gt;. Il n'est pas sûr qu'elles ne rencontrent pas de nombreux obstacles, mais elles ont l'avantage de décaler les propos en cherchant à les replacer au centre des leviers de l'économie numérique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Elle croise bien des constatations déjà faites sur ce blogue ou ailleurs (sur le poids du capital-risque, sur le pouvoir des managers, sur les marchés plurifaces, sur les écosystèmes en concurrence, etc.), mais elle va plus loin en proposant une nouvelle mesure de la valeur. Quelques critiques rapides néanmoins&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;l'exploitation du travail de l'usager n'a pas commencé avec le numérique. C'est une caractéristique de l'économie des services. Certains, dans le marketing des services, ont même baptisé ce phénomène la &lt;a href=&quot;http://www.cerog.org/fileadmin/files/cerog/wp/627.pdf&quot;&gt;&quot;servuction&quot;&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Il reste un flou sur la notion de marché, même pluriface, qui conduit à surestimer les réussites économiques. Le client principal est l'annonceur, qui n'est qu'à peine évoqué dans le rapport et non l'internaute qui est au moins autant le produit que l'exploité. Il n'est pas sûr, par exemple que Facebook ne soit pas aujourd'hui dans une &lt;a href=&quot;http://www.businessinsider.com/facebook-advertisers-beware-2013-1&quot;&gt;impasse&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;de même à part peut-être pour Google qui reste un cas à part, il n'est pas sûr que l'exploitation des données personnelles soit si rentable qu'il est souvent prétendu.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Enfin, il serait utile d'intégrer l'Etat dans l'analyse. Les Etats modernes, pour la sécurité, pour la régulation des organisations publiques comme pour le développement de l'Etat-Providence sont les premiers collecteurs des données personnelles. Et l'économie numérique peut être aussi analysée comme la montée d'une concurrence sur ce terrain.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Autres réactions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici qques liens d'analyses sur le rapport. Je complèterai au fur et à mesure&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://bluetouff.com/2013/01/21/rapport-colin-et-collin-recherche-dividende-fiscal-numerique-desesperement/&quot;&gt;Rapport Colin &amp;amp; Collin&amp;nbsp;: recherche dividende fiscal numérique désespérément&lt;/a&gt;, Bluetouff&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.marklor.org/post/2013/01/13/De-l-economie-des-donnees-personnelles&quot;&gt;De l'économie des données personnelles&lt;/a&gt; Error 404&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.henriverdier.com/2013/01/rapport-colin-collin-de-la.html&quot;&gt;Rapport Colin / Collin&amp;nbsp;: de la fiscalisation du numérique à la fiscalité post-numérique&lt;/a&gt;  H Verdier&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://api500.com/post/40846639254/taxing-companies-which-dont-have-open-apis&quot;&gt;Taxing companies which don’t have open APIs&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.nytimes.com/2013/01/21/business/global/21iht-datatax21.htm&quot;&gt;France Proposes an Internet Tax NYT&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=5548&amp;amp;utm_source=rss&amp;amp;utm_medium=rss&amp;amp;utm_campaign=colin-et-collin-ont-ils-invente-la-fiscalite-du-siecle-numerique-arret-sur-images&quot;&gt;Colin et Collin ont-ils inventé la fiscalité du siècle numérique ?&lt;/a&gt; Arrêt sur images&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/tech-medias/actu/0202507008901-une-reforme-ambitieuse-et-complexe-529824.php&quot;&gt;Une réforme ambitieuse et complexe&lt;/a&gt; Les Echos&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://api500.com/post/40846639254/taxing-companies-which-dont-have-open-apis&quot;&gt;Taxing companies which don’t have open APIs&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.senat.fr/compte-rendu-commissions/20130121/fin.html#toc2&quot;&gt;COMPTES RENDUS DE LA COMMISSION DES FINANCES&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://eco-vibes.over-blog.com/article-on-a-invente-la-tva-du-nouveau-siecle-114984648.html&quot;&gt;On a inventé la TVA du nouveau siècle&lt;/a&gt; eco-vibes&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://culturevisuelle.org/icones/2616&quot;&gt;Google profite de la méthode Hollande&lt;/a&gt; A. Gunthert&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.xerficanal.com/emission/Philippe-Marini_Comment-taxer-les-geants-du-web-mondial_724.html&quot;&gt;Comment taxer les géants du web mondial&lt;/a&gt;, XERFI , 5 janv 2013&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Pfanner, Eric. «&lt;a href=&quot;http://www.nytimes.com/2013/02/25/technology/french-tax-proposal-zeroes-in-on-web-giants-data-harvest.html&quot;&gt; French Tax Proposal Tackles Data Harvest by Google and Facebook&lt;/a&gt; ». The New York Times, 24 février 2013, sect. Technology. .&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;« &lt;a href=&quot;http://www.slate.fr/story/67777/revolution-fiscalite-numerique-donnees.&quot;&gt;La révolution fiscale et mondiale est française!&lt;/a&gt; | Slate ». Slate.fr. Consulté le 25 février 2013.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.usinenouvelle.com/article/faut-il-jeter-le-rapport-collin-colin-sur-la-fiscalite-numerique.N192173&quot;&gt;Faut-il jeter le rapport Collin &amp;amp; Colin sur la fiscalité numérique ?&lt;/a&gt; L'Usine nouvelle&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>L'opérateur Free, la publicité et la neutralité du net</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2013/01/04/L-operateur-Free--la-publicite-et-la-neutralite-du-net</link>
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        <pubDate>Fri, 04 Jan 2013 08:43:00 -0500</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Éco</category>
                          <category>421. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; La gestion de l’attention</category>
                  <category>422. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Le Web entre flot et bibliothèque</category>
                  <category>524. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; Intégration</category>
                <description>          &lt;p&gt;Petite réflexion en passant. La décision d'intégrer une application par défaut dans la dernière version de son modem une application visant à bloquer les publicités a suscité beaucoup de réactions indignées (voir &lt;a href=&quot;http://www.zdnet.fr/actualites/blocage-des-publicites-chez-free-une-methode-de-voyou-pour-benjamin-bayart-president-de-fdn-39785878.htm&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je relèverai un argument plutôt ironique. Certains accusent Free de violer la neutralité du réseau en coupant arbitrairement des contenus (la publicité). Mais on pourrait facilement retourner l'argument en se demandant si le principe même de la publicité, confisquant l'attention de l'internaute à son profit ne viole pas, à son tour, la neutralité du réseau.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il n'est pas sûr que le modèle publicitaire perdure longtemps sur un web &quot;neutre&quot;. Le principe y est en effet la liberté laissée à l'internaute de choisir ses applications et ce qu'il veut voir. Qui souhaite voir de la publicité&amp;nbsp;? C'est d'ailleurs l'analyse de ceux qui prônent une &lt;a href=&quot;http://intentioneconomy.net/&quot;&gt;économie de l'intention&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est possible que Free dans son bras de fer avec Google, en faisant une large promotion aux logiciels ad-block ait ouvert une boite de Pandore. L'économie du web est encore loin d'avoir trouvé son équilibre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;6 janvier 2013&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour bien comprendre les enjeux de l'affaire Free (hors question de la pub), Lire&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lacroix, Dominique. «&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2013/01/04/Entretien avec Kavé Salamatian&quot;&gt; Jeux de coopération au bazar &lt;/a&gt; ». Lois des réseaux, décembre 17, 2012.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lacroix, Dominique. « &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2013/01/04/Entretien avec Kavé Salamatian&quot;&gt;Stratégies en haute mer  &lt;/a&gt; ». Lois des réseaux, décembre 17, 2012.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Big Data, mythes et enjeux (V. Peugeot et Télécom Paris Tech)</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/12/20/Big-data--mythes-et-enjeux-%28V.-Peugeot-et-Telecom-Paris-Tech%29</link>
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        <pubDate>Thu, 20 Dec 2012 03:30:00 -0500</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Éco</category>
                          <category>333. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre ; « Je » est un document</category>
                  <category>513. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; Les paradoxes du néodocument ; Conversation et traces</category>
                <description>          &lt;p&gt;2012 a été l'année du &lt;em&gt;Big Data&lt;/em&gt; et on peut parier sans risque que 2013 ne verra pas s'éteindre le buzz ou peut-être la bulle. En attendant, j'ai retenu deux références significatives ces derniers jours.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La première est une journée complète sur le &lt;em&gt;big data&lt;/em&gt;,  organisée par Télécom Paris Tech le 6 décembre dernier qui a mis en ligne à cette occasion une &lt;a href=&quot;http://www.telecom-paristech.fr/formation-continue/les-entretiens-de-telecom-paristech/dec-2012-big-data-big-value/avis-experts.htm&quot;&gt;série&lt;/a&gt; de courtes vidéos des intervenants pointant des questions vives. On y constate que la grande école se positionne clairement sur le thème avec des formations et des chaires de recherche dédiées. Un débat ressort, qui n'a certainement pas fini de rebondir, celui de la place de l'individu face aux possibilités de traçage et les calculs sur les données personnelles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La seconde référence est une intervention dans une &lt;a href=&quot;http://docforum-lyon.com/slideshow/13-decembre-de-la-revolution-numerique-a-la-civilisation-numerique/&quot;&gt;table ronde&lt;/a&gt; récente de Docforum à Lyon de Valérie Peugeot, chercheur chez Orange mais aussi très impliquée depuis longtemps dans le mouvement sur les Communs. Ses diapos sont accessibles &lt;a href=&quot;http://www.academia.edu/2287871/Du_web_des_donnees_au_big_data_bifurcations_possibles_dune_economie_en_voie_de_construction&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;. J'ai retenu celle-ci&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/VPeugeot-Docforum-2012.png&quot; alt=&quot;VPeugeot-Docforum-2012.png&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;VPeugeot-Docforum-2012.png, déc. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;V. Peugeot y montre que la thématique suscite des espoirs et peurs dans des champs très différents. Il faut comprendre ici le terme &quot;mythe&quot; dans son plein sens&amp;nbsp;: un récit qui nous permet de penser l'inexplicable, une possible illusion ou un horizon souhaitable. Les huit mythes cités renvoient à des imaginaires différents. L'image de la Pythie est là pour nous rappeler que l'enjeu derrière les mythes est deviner l'avenir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les deux questions, auxquelles elle fait allusion, sont&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;Comment protéger les données produites par les utilisateurs&amp;nbsp;?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Comment valoriser les données&amp;nbsp;?&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;21-12-1012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une bonne illustration de ces mythes vue à partir d'une perspective UX Architecture de l'information&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;iframe src=&quot;http://player.vimeo.com/video/52861634?title=0&amp;amp;byline=0&amp;amp;portrait=0&quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;281&quot; frameborder=&quot;0&quot; webkitAllowFullScreen mozallowfullscreen allowFullScreen&gt;&lt;/iframe&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://vimeo.com/52861634&quot;&gt;Connecting (Full Film)&lt;/a&gt; from &lt;a href=&quot;http://vimeo.com/user1384354&quot;&gt;Bassett &amp;amp; Partners&lt;/a&gt; on &lt;a href=&quot;http://vimeo.com&quot;&gt;Vimeo&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Le numérique partagé entre quatre écrans</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/11/30/Le-numerique-partage-entre-quatre-ecrans</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:a96eff11e2ffe32ae97525918288226e</guid>
        <pubDate>Fri, 30 Nov 2012 04:17:00 -0500</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Éco</category>
                          <category>421. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; La gestion de l’attention</category>
                  <category>424. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Les cinq industries de la mémoire</category>
                  <category>524. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; Intégration</category>
                <description>          &lt;p&gt;&lt;em&gt;Business Insider&lt;/em&gt; a récemment mis en ligne un diaporama intitulé &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.businessinsider.com/future-of-digital-slides-2012-11&quot;&gt;The Future of Digital&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; plein d'enseignements et bourré de graphiques évocateurs. Il s'agit du point de vue d'économistes libéraux qui vise à répondre à la question&amp;nbsp;: où peut-on faire de l'argent aujourd'hui et surtout demain avec le numérique&amp;nbsp;? Il peut être mis en parallèle avec celui de Mary Meeker déjà évoqué dans un précédent &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/11/06/La-redocumentarisation-en-50-diapos&quot;&gt;billet&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/Future-of-Digital-Business-Insider-dec-2012.png&quot; alt=&quot;Future-of-Digital-Business-Insider-dec-2012.png&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Future-of-Digital-Business-Insider-dec-2012.png, déc. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici les principales leçons que j'en ai tirées&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;Seulement 1/3 de la population mondiale est connectée à Internet, mais il s'agit de la partie la plus riche et donc de la plus solvable.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Depuis l'année dernière, les ventes de smartphones ont dépassé celle des ordinateurs et les tablettes font la croissance du marché des ventes d'ordinateurs, tandis que la vente d'ordinateurs personnels stagne.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le marché US des smartphones est arrivé à maturité, les gains sont à aller chercher sur le marché chinois encore dans l'enfance.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La vente de contenu numérique est en train d'exploser, portée par Itunes, Netflix, Kindle et Zynga.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La télévision fait encore le principal du marché publicitaire (42%), le numérique vient juste derrière (37% dont 23 pour le seul Google).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les revenus de la pub, numérique compris, dans les journaux américains se sont effondrés et sont maintenant équivalents à ceux des années 50 si l'on tient compte de l'inflation.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les revenus publicitaires de la TV sont encore en croissance et la pub y est plus présente, mais les comportements des téléspectateurs changent. Et les revenus de la vidéo en ligne décollent.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Facebook n'arrivera probablement pas à concurrencer Google sur la pub, car faire de la pub sur Google, c'est comme faire de la pub dans un magasin, tandis que faire de la pub sur FB c'est comme faire de la pub dans une fête.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;L'usage du mobile s'est installé dans la vie quotidienne. Il reprend tous les usages anciens de l'internet plus quelques nouvelles applications comme principalement les jeux et la photo et ceci 24h sur 24 et 7j sur 7.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Pourtant il n'est pas sûr que le marché publicitaire y soit énorme à cause de la petitesse de l'écran. Il passe par l'activité de recherche où Google tient une place écrasante (plus de 95% de la recherche sur mobile). Sur les 5 premières années du média, le marché US de la pub a eu une croissance comparativement beaucoup forte pour la TV ou l'internet en général que sur le mobile.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Apple domine le marché des applications. Les revenus augmentent vite, mais restent encore modestes, car la demande se tourne vers le gratuit. Le freemium est le modèle dominant.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les jeux sont la principale source de revenus des applications et le &quot;mobile&quot; est devenu une plateforme de jeu.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Sur le mobile (smartphones et tablettes) c'est une course entre deux joueurs&amp;nbsp;: Apple et Android (Google). Mais il y a un mystère&amp;nbsp;: les usagers d'Androïd n'apparaissent pas sur le marché des applications.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le numérique est maintenant un monde partagé entre 4 écrans&amp;nbsp;: smartphone, tablette, PC et TV.&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un peu + tard&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir aussi le rapport de Pew Internet qui vient de paraître&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://pewinternet.org/Reports/2012/Best-Worst-Mobile.aspx&quot;&gt;The Best (and Worst) of Mobile Connectivity&lt;/a&gt; by Aaron Smith Nov 30, 2012&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>SV:1 / WS:0, financement campagne Obama vs Romney</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/11/07/SV%3A1-/-WS%3A0</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:2deaf9c512573a35137f944df14df129</guid>
        <pubDate>Wed, 07 Nov 2012 04:52:00 -0500</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Éco</category>
                        <description>          &lt;p&gt;Tout le monde souligne le rôle de Twitter et de l'internet dans la dernière élection américaine (par ex &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/elections-americaines/article/2012/11/07/la-victoire-d-obama-evenement-politique-le-plus-tweete-de-l-histoire_1786845_829254.html&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&quot;http://culturevisuelle.org/totem/1698&quot;&gt;là&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En observant le financement de la campagne, on constate aussi que l'élection de Barack Obama est une victoire de la Silicon Valley sur Wall Street.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/Financement-ObamavsRomney.jpg&quot; alt=&quot;Financement-ObamavsRomney.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Financement-ObamavsRomney.jpg, nov. 2012&quot; /&gt;
&lt;a href=&quot;https://www.opensecrets.org/pres12/head2head.php?ql3&quot;&gt;Source&lt;/a&gt;, analysé aussi par le &lt;a href=&quot;http://www.journaldunet.com/economie/magazine/donateurs-obama-et-romney.shtml&quot;&gt;JdN&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;à méditer.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Apple : des brevets pour garder la forme</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/08/03/Apple-%3A-des-brevets-pour-garder-la-forme</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:fd313b1cac282198e70bc84abe0a7a29</guid>
        <pubDate>Fri, 03 Aug 2012 05:01:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Éco</category>
                          <category>521. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie de la forme : Apple</category>
                <description>          &lt;p&gt;Dans notre analyse du trio de firmes privilégiant chacune une des dimensions du document&amp;nbsp;: Apple (forme), Google (texte) et Facebook (médium) (par ex &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/11/09/Apple%2C-Google%2C-Facebook%2C-d%C3%A9cryptage-en-images&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), il n'est pas indifférent de remarquer que d'importantes batailles juridiques se mènent aujourd'hui. Chacune des firmes est concernée par des actions judiciaires ou réglementaires qui peuvent mettre en jeu leur existence. Mais ces actions sont lancées sur des terrains juridiques différents, correspondant chaque fois à la dimension documentaire principale de la firme&amp;nbsp;: les brevets pour Apple, le droit d'auteur pour Google, les droits de la personne pour Facebook.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Apple mène une véritable guerre sur les brevets pour préserver son avance sur l'innovation technique, en l'occurrence sur notre rapport anthropologique au document. Ce n'était pas la préoccupation de Google, au point que, prise de court par l'agressivité de Apple qui menaçait son logiciel Android, elle a acheté au prix fort le constructeur de téléphone Motorola, intéressée principalement par son portefeuille de brevets.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La bataille de brevets qui se joue aujourd'hui entre Apple et Samsung est pour nous essentielle, moins parce que l'avenir de chacune des firmes dépend sans doute de son issue (&lt;a href=&quot;http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE86S04A20120729&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) que pour ses conséquences sur l'avenir du document du 21e siècle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les deux firmes sont en concurrence frontale pour la vente des smartphones, se partageant à elles seules la moitié du marché mondial (au dernier trimestre Apple a vendu 26 millions de iPhones, contre 50 millions pour son concurrent). Pour l'une et l'autre, ce produit est une véritable poule aux œufs d'or induisant des profits records. Mais leur positionnement par rapport au document est fort différent. Samsung est une firme d'électronique, elle n'a même pas développé l'OS de son smartphone puisqu'elle utilise celui mis au point par Google, Androïd, et ne se préoccupe guère du marché du contenu (pour une histoire de la firme par elle-même&lt;a href=&quot;http://www.samsung.com/fr/aboutsamsung/corporateprofile/history.html&quot;&gt; ici&lt;/a&gt;). Apple est une firme d'informatique qui a depuis l'origine privilégié le design et s'est récemment diversifiée en intégrant la vente de contenu numérique pour inciter les consommateurs à acheter ses machines (iPod, puis iPhone et enfin iPad) (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/08/25/Apple%2C-la-strat%C3%A9gie-de-la-forme&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). Pour prendre une comparaison avec l'ère Gutenberg, Samsung serait un marchand de papier qui se diversifierait vers l'imprimerie, tandis que Apple serait un imprimeur qui aurait l'ambition de devenir imprimeur-libraire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si Apple gagne son procès et confirme sa victoire à l'international, la firme transformera sa position d'innovateur sur la forme du document numérique en une rente grâce au monopole acquis. IPhone et iPad deviendront définitivement des noms communs, comme livre ou cahier dans le monde du papier. Si Samsung gagne, alors les smartphones et les tablettes se banaliseront. Il faudra sans doute trouver un nouveau français nom pour le premier, mais nous avons un talent pour cela (cf. informatique, ordinateur, liseuse, etc.). Quelle que soit l'issue de cette bataille, il est peu vraisemblable qu'à moyen terme un monopole sur la forme puisse est maintenu, néanmoins entretemps les positions des firmes auront pu être consolidées, en particulier du côté du monde scolaire essentiel pour fixer les routines documentaires.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En attendant, le dernier trimestre de Apple a déçu les investisseurs (p. ex &lt;a href=&quot;http://www.zdnet.fr/actualites/trimestriels-apple-la-deception-se-justifie-t-elle-39774563.htm&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). La situation peut être montrée en deux graphiques illustrant l'évolution du chiffre d'affaires de la firme depuis le lancement du iPhone.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Apple-contenant-contenu-2012_m.jpg&quot; alt=&quot;Apple-contenant-contenu-2012.png&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Apple-contenant-contenu-2012.png, août 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme le savent depuis longtemps les lecteurs de ce blogue, le CA et le profit sont réalisés quasi-exclusivement par la vente de machines en non par le contenu.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Apple-iphone-2012_m.jpg&quot; alt=&quot;Apple-iphone-2012.png&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Apple-iphone-2012.png, août 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De plus, l'évolution du CA est directement dépendante de celle de la vente d'iPhones, relayée par les iPad (on trouvera su ZNet une intéressante &lt;a href=&quot;http://www.zdnet.fr/actualites/apple-tous-les-chiffres-de-l-epopee-du-mac-de-2001-a-2011-39774224.htm&quot;&gt;analyse&lt;/a&gt; de l'évolution de la vente des micro-ordinateurs). Selon IDC, Apple détiendrait 68,2% du marché des tablettes, loin devant Samsung (9,6%) au dernier trimestre (&lt;a href=&quot;http://www.idc.com/getdoc.jsp?containerId=prUS23632512&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4 août 2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Excellent résumé des enjeux du design par MacGeneration, même si on peut douter de la conclusion&amp;nbsp;:
« &lt;a href=&quot;http://www.macgeneration.com/unes/voir/131852/samsung-a-deja-gagne-son-proces-contre-apple&quot;&gt;Samsung a déjà gagné son procès contre Apple&lt;/a&gt; ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;21-08-2012&lt;/strong&gt;__&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;« &lt;a href=&quot;http://techcrunch.com/2012/08/20/apple-is-not-the-most-valuable-company-in-the-history-of-the-world-ibm-won-the-prize-in-1967-with-a-value-of-1-3-trillion&quot;&gt;Apple Is Not The Most Valuable Company In The History Of The World — IBM Won The Prize In 1967 With A Value of $1.3 Trillion&lt;/a&gt; | TechCrunch ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;26-08-2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Intéressante itw d'un spécialiste du droit des brevets après la victoire d'Apple&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;« &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/technologies/article/2012/08/25/la-victoire-d-apple-une-percee-strategique-pas-une-offensive-thermonucleaire_1751408_651865.html&quot;&gt;La victoire d’Apple, une percée stratégique“, pas une ”offensive thermonucléaire&lt;/a&gt; ». Le Monde.fr .&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;31-08-2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;The dispute between Apple and Samsung is less over how the devices work and more over their look and feel.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;« &lt;a href=&quot;http://www.economist.com/node/21561888?fsrc=nlw%7Chig%7C8-30-2012%7C3296333%7C35128920%7C&quot;&gt;Apple v Samsung: iPhone, uCopy, iSue&lt;/a&gt; ». The Economist, septembre 2012.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Publier, partager, ouvrir : 2. Partager</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/05/13/Publier--partager--ouvrir-%3A-2.-partager</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:633441d55a7f0b37a3cf7598608556d2</guid>
        <pubDate>Thu, 24 May 2012 23:10:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Éco</category>
                          <category>41. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Les trois modèles de valorisation du document</category>
                  <category>52. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial</category>
                <description>          &lt;p&gt;&lt;ins&gt;Rappel :&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette réflexion m'est venue à la suite de la lecture d'un &lt;a href=&quot;http://opendatarennes.wordpress.com/2012/05/09/partager-ne-veut-pas-dire-ouvrir/&quot;&gt;billet&lt;/a&gt; sur Open data Rennes, de discussions dans un dernier &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/04/20/Gouvernance-et-donn%C3%A9es-ouvertes&quot;&gt;séminaire&lt;/a&gt; à l'ENS de Lyon et aussi, il faut avouer, d'un certain malaise à la lecture d'analyses toujours plus rapides et plus radicales du tout petit monde de la biblioblogosphère.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les verbes &quot;publier&quot;, &quot;partager&quot; et &quot;ouvrir&quot; pourraient être pris comme synonymes dans le contexte du web, mais il est sans doute préférable de bien distinguer la réalité qu'ils recouvrent, qui renvoie à des logiques et raisonnements sensiblement différents et parfois contradictoires. Compte-tenu de la longueur d'écriture et de lecture du développement, ce billet se rapporte seulement au deuxième des trois verbes&amp;nbsp;: partager. Il est le deuxième d'une série de trois ou quatre. Publier est déjà accessible &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/05/10/Publier%2C-partager%2C-ouvrir&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici donc, de mon point de vue, quelques propositions pour préciser ce terme et, le cas échéant en étant un peu optimiste, réduire quelques difficultés des débats actuels.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Partager&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A la différence de &quot;publier&quot;, &quot;partager&quot; suppose que le bien que l'on partage soit déjà disponible. Même si les frontières sont poreuses, partager fait donc plutôt référence à une dimension patrimoniale, tandis que publier renvoie plutôt à la création. Dit autrement&amp;nbsp;: un auteur souhaite publier, un lecteur aime partager. La différence entre publier et partager a été inscrite dans le droit&amp;nbsp;: droit d'auteur ou &lt;em&gt;copyright&lt;/em&gt; d'un côté, exceptions ou &lt;em&gt;fair use&lt;/em&gt; de l'autre. Elle a donné aussi lieu à des modèles économiques du document différents&amp;nbsp;: édition d'un côté, bibliothèque de l'autre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'organisation systématique du partage des connaissances est beaucoup plus ancienne que celle de la diffusion de la création. Les communautés se sont très tôt organisées pour capitaliser et transmettre les connaissances utiles en leur sein. Les écoles d'un côté et les bibliothèques, de l'autre, en constituent le modèle séminal. Il s'agit de transmettre et conserver le patrimoine de connaissances de la communauté. Rappelons que le modèle éditorial n'a que deux cents ans, tandis que le modèle bibliothéconomique en compte plus de deux milles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les bibliothèques constituent un exemple de ce que &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Elinor_Ostrom&quot;&gt;Elinor Ostrom&lt;/a&gt; a remis au goût du jour sous la notion de &quot;commun&quot;, c'est-à-dire une institution, un ensemble de règles ici permettant l'exploitation par les membres d'une communauté d'une réunion de documents, la collection, contenant les connaissances qu'elle a accumulées. Contrairement à une idée reçue, le document d'une bibliothèque, dans sa forme traditionnelle imprimée, est un bien non-exclusif mais rival (&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Bien_%28%C3%A9conomie%29&quot;&gt;Wkp&lt;/a&gt; comme le paturage chez E. O.) et la bibliothèque est justement là pour le préserver afin qu'il puisse potentiellement être exploité par tous les membres de la communauté et non accaparé par quelques-uns. L'exploitation est ici la lecture.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le numérique a effacé, ou plutôt a déplacé, le caractère rival du document. Devenu fichier, c'est-à-dire signal et non plus objet, le document parait infiniment partageable sous réserve de disposer des moyens techniques de stockage, diffusion et accès. Cette caractéristique nouvelle (qui met en réalité l'accent sur la deuxième dimension du document, le texte, plutôt que la première, l'objet dans le monde de l'imprimé) a conduit de nombreux observateurs à un raccourci dans l'analyse source de quelques confusions. Infiniment partageable, le document serait alors devenu un &quot;bien public&quot; (et non un &quot;bien commun&quot; comme cela est souvent écrit), et il suffirait de défendre les règles de neutralité du web, de se battre contre toutes les &quot;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Enclosure&quot;&gt;''enclosures''&lt;/a&gt;&quot;, pour que la connaissance soit partagée à l'échelle de la planète.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette utopie est très productive. Elle permet notamment de limiter les excès d'un système faisant la part trop belle à la création, très valorisée dans la modernité. Profitant de cette aura les éditeurs et producteurs ont, nous l'avons vu dans le &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/05/10/Publier%2C-partager%2C-ouvrir&quot;&gt;billet précédent&lt;/a&gt;, utilisé le principe de monopole du droit d'auteur pour développer une rente et ralentir le partage au moment même où le patrimoine devenait énorme tout comme le potentiel de lecteurs suffisamment cultivés pour l'exploiter. Parmi d'autres, Lawrence Lessig en proposant les &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Creative_Commons&quot;&gt;''Creative Commons''&lt;/a&gt; a montré qu'il était possible d'envisager d'autres voies. Parmi beaucoup d'autres exemples, on trouvera &lt;a href=&quot;http://meta-media.fr/2012/05/13/transferts-de-pouvoirs/&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; une présentation de cette utopie confrontée au journalisme traditionnel. D'une façon générale compte tenu de l'évolution de la société, il serait naturel que les institutions du partage reprennent le pas sur celles de la création.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Néanmoins, cette idéologie du web est aussi un raccourci dommageable. En effet, ne raisonnant que sur les deux premières dimensions du document, la forme (qui autorise le monopole du créateur) et le texte (qui autorise le partage), on oublie la troisième dimension, celle du médium. Or lorsque l'on réduit les barrières à l'accès construites par la forme, en numérisant les objets et les proposant sur un système ouvert comme le web, on construit paradoxalement de la rareté sur la troisième dimension, car l'attention humaine est limitée. En simplifiant on pourrait dire que la rivalité effacée sur l'objet se reconstruit sur l'attention dans une sorte de balance. Plus l'accès est ouvert, plus l'attention est sollicitée. Et comme notre cerveau et notre temps disponibles ont leurs limites, l'attention portée à une information l'est au détriment de celle portée sur une autre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Balance-du-document_m.jpg&quot; alt=&quot;Balance-du-document.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Balance-du-document.jpg, mai 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A partir du moment où une rivalité s'installe, un marché peut se construire. On le repère facilement pour le web sur deux processus&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;le haut-parleur. Le web est un outil puissant d'accélération de la diffusion des documents. Ainsi il retrouve les caractéristiques de concurrence et de vente d'espaces publicitaires des médias de flot (radio-télévision)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;la personnalisation. Le web reprend aussi la logique bibliothéconomique, pilotée par l'aval, le lecteur. Mais dépassant la non-rivalité induite par l'objet, il autorise un traçage des comportements facilitant la personnalisation des services et donc la commercialisation ciblée de l'attention. «&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/vous/article/2012/05/21/les-donnees-privees-sont-le-carburant-du-numerique_1704823_3238.html&quot;&gt;Les données privées sont le carburant du numérique&lt;/a&gt;.&amp;nbsp;»&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Dès lors un marché (réel ou potentiel) peut s'installer et on voit bien qu'il y est un puissant levier d'accélération du développement des web-services. L'accélération, facteur d'aliénation dénoncé par H. Rosa comme caractéristique de la &lt;a href=&quot;http://lectures.revues.org/8447&quot;&gt;modernité tardive&lt;/a&gt;, est aussi largement portée par la marchandisation de l'attention développée sur le web.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En résumé, nous avons vu 1) que publication et partage renvoyaient à deux logiques différentes, l'une portée par l'amont (la création), l'autre par l'aval (la lecture), 2) qu'aujourd'hui un rééquilibrage s'opérait (ou devrait s'opérer) par le web en faveur de la seconde, 3) que ce changement favorisait le développement d'un marché de l'attention, lui-même accélérateur du développement du web.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aussi il est peut-être temps de quitter la guerre de tranchée entre les fondamentalistes du droit d'auteur et les fondamentalistes du partage, pour questionner plus sérieusement la relation aux connaissances qui s'installe en tâtonnant sur le web. Quelques éléments de réponse, je l'espère, dans le prochain billet sur &quot;ouvrir&quot;.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Le pouvoir des ingénieurs-managers</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/03/20/Le-pouvoir-des-ingenieurs-managers</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:ae0240da184491c6f3e2c80dcaacfbd4</guid>
        <pubDate>Tue, 20 Mar 2012 04:47:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Éco</category>
                        <description>          &lt;p&gt;Alors que &lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt; s'apprête à distribuer des dividendes à ses actionnaires (&lt;a href=&quot;http://online.wsj.com/article/SB10001424052702304724404577291071289857802.html?mod=WSJ_business_LeftTopHighlights&quot;&gt;Wsj&lt;/a&gt;) pour la première fois depuis 1995, et que &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; affole Wall Street par son entrée en bourse avec une capitalisation qui devrait frôler le 100 Mds de $ &lt;a href=&quot;http://www.businessweek.com/news/2012-03-02/facebook-adds-deutsche-citi-credit-suisse-on-ipo&quot;&gt;(Bw&lt;/a&gt;), on pourrait penser qu'ici comme ailleurs les marchés financiers ont pris le pouvoir et que les spéculateurs décident de l'avenir du néodocument.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais en réalité la situation est plutôt inverse. Les ingénieurs-managers ont le pouvoir et utilisent le capital financier pour le consolider. La recherche de profit est essentielle, et sans doute l'enrichissement personnel, mais elle passe par de l'investissement tout particulièrement en recherche-développement et en croissance externe. Cette caractéristique tranche avec le reste de l'économie. Ici, on ne ménage pas la bourse (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/02/03/L-%C3%A9vangile-selon-Saint-Marc-%28Zuckerberg%29&quot;&gt;là&lt;/a&gt;) et ce n'est peut-être pas pour rien dans le succès de ces firmes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Regardons les chiffres de nos trois champions&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Apple-Google-FB-Capbourse_m.jpg&quot; alt=&quot;Apple-Google-FB-Capbourse.png&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Apple-Google-FB-Capbourse.png, mar. 2012&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/Apple-Google-FB-Capbourse-Chiffres.jpg&quot; alt=&quot;Apple-Google-FB-Capbourse-Chiffres.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Apple-Google-FB-Capbourse-Chiffres.jpg, mar. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les chiffres d'affaires et bénéfices correspondent à l'année fiscale 2011 dont la période peut être différente d'une firme à l'autre selon la date de cloture des comptes. La capitalisation boursière de &lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; a été relevée le 19 mars 2012. &lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt; profite évidemment de son annonce de l'octroi de dividendes. Celle de &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; n'est qu'une estimation puisque l'entrée en bourse n'est pas encore effective.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le rapport entre la capitalisation boursière et le chiffre d'affaires (c'est-à-dire virtuellement en combien d'années une firme pourrait s'acheter elle-même) est de 5,15 pour &lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt;, 5,67 pour &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; et... 27 pour &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt;. Par comparaison, &lt;em&gt;EXXon Mobile&lt;/em&gt;, longtemps considérée comme la firme la plus riche du monde, a eu un chiffre d'affaires en 2011 de 486,4 Mds de $ (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/03/20/en.wikipedia.org/wiki/List_of_companies_by_revenue&quot;&gt;Wkp&lt;/a&gt;), mais sa capitalisation boursière n'est &quot;que&quot; de 410 Mds aujourd'hui, pour un rapport donc de 0,8.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt; distribue des dividendes à ses actionnaires, c'est le moins qu'elle puisse faire, compte tenu de son insolente réussite. Dans le même temps la firme annonce qu'elle va racheter une part du capital, notamment celui détenu par ses employés. Ainsi, il s'agit aussi pour &lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt; de donner une prime à ces derniers en évitant la dispersion des actions. &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; n'a jamais distribué de dividendes et &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; n'est pas près de le faire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout se passe comme si les boursiers, fascinés par la croissance de ces firmes en revenu (&lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;) ou en simple activité (&lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt;), étaient les serviteurs des ingénieurs-managers qui les utilisaient à la fois pour la gestion de leurs ressources humaines (stock-options) ou pour la croissance externe (rachat de firmes par échange d'actions) sans contrepartie, sinon celle de la pure spéculation. C'est un jeu risqué pour les financiers. Inversement en cas d'éclatement de la bulle, il n'est même pas sûr que les ingénieurs perdent beaucoup.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;27-03-2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir aussi&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;« &lt;a href=&quot;http://www.theatlantic.com/technology/print/12/02/heres-the-number-that-matters-in-facebooks-ipo-filing/252471&quot;&gt;Here’s the Number That Matters in Facebook’s IPO Filing&lt;/a&gt; - Technology - The Atlantic », /.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4-04-2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inaglobal.fr/idees/article/les-start-ups-ont-elle-interet-entrer-en-bourse&quot;&gt;Les start-ups ont-elle intérêt à entrer en Bourse ?&lt;/a&gt; INAGlobal.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;qui cite et commente&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;«&lt;a href=&quot;http://www.wired.com/epicenter/2012/03/ff_facebookipo/all/1&quot;&gt;For High Tech Companies, Going Public Sucks &lt;/a&gt;». WIRED.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;10-04-2011&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur le salaire de Tim Cook, pdg d'Apple, voir &lt;a href=&quot;http://tech.fortune.cnn.com/2012/04/08/apple-ceos-earnings-the-new-york-times-gets-it-wrong/&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;06-05-2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;« &lt;a href=&quot;http://bourse.lefigaro.fr/indices-actions/actu-conseils/l-introduction-de-facebook-un-jackpot-pour-son-fondateur-199093&quot;&gt;L’introduction de Facebook, un jackpot pour son fondateur&lt;/a&gt; », Le Figaro, 3 mai 2012.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;03-06-2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Excellent&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/05/31/choc-des-cultures-entre-wall-street-et-la-silicon-valley_1710611_3232.html&quot;&gt;Choc des cultures entre Wall Street et la Silicon Valley&lt;/a&gt;, LE MONDE | 31.05.2012&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Par Augustin Landier, professeur à l'Ecole d'économie de Toulouse&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;21-08-2012&lt;/strong&gt;__&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;« &lt;a href=&quot;http://tech.fortune.cnn.com/2012/07/17/transcript-schmidt-thiel/&quot;&gt;Transcript: Schmidt and Thiel smackdown&lt;/a&gt; - Fortune Tech ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;« &lt;a href=&quot;http://www.latribune.fr/technos-medias/internet/20120820trib000715225/start-ups-la-fin-de-la-silicon-valley-.html&quot;&gt;Start-ups : la fin de la Silicon Valley ?&lt;/a&gt; » La tribune.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Les cinq modèles de l'industrie de la mémoire</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/11/14/Les-cinq-modeles-de-l-industrie-de-la-memoire</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:de4edca18798326a8385462d8719dc32</guid>
        <pubDate>Mon, 14 Nov 2011 09:43:00 -0500</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Éco</category>
                          <category>424. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Les cinq industries de la mémoire</category>
                <description>          &lt;p&gt;J'ai déjà eu l'occasion de présenter sur ce blogue (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2006/11/29/127-le-pentagone-de-l-industrialisation-de-la-memoire&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ex&lt;/a&gt;) ou dans le &lt;a href=&quot;http://cours.ebsi.umontreal.ca/sci6355/modules/01/m4/index.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;cours&lt;/a&gt; la configuration en cinq modèles industriels.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Suite à l'explicitation des trois modèles de base de l'économie du document (édition, bibliothèque et spectacle), paru dans (Documentaliste 48/3, &lt;a href=&quot;http://www.cairn.info/load_pdf.php?ID_ARTICLE=DOCSI_483_0024&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Cairn&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://hdl.handle.net/1866/5405&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;AO Ebsi&lt;/a&gt;), voici une actualisation du tableau sur l'industrialisation de la mémoire par le web qui paraitra dans le prochain livre. Le web apparaît à la fois comme une colonne, un média avec sa logique empruntée à la télévision et à la bibliothèque, &lt;ins&gt;et&lt;/ins&gt; comme une ligne, un méta-média, modifiant l'espace temps des médias traditionnels.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/5-modeles-industries-memoire-2.jpg&quot; alt=&quot;5-modeles-industries-memoire-2.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;5-modeles-industries-memoire-2.jpg, nov. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(Pour les yeux de Bertrand, voici donc une version du tableau que j'espère plus lisible. J'en ai profité pour rajouter une ligne plus prospective sur le webmobile, qui fait référence à la spécialisation des terminaux mobiles, voir &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/06/04/Usages-mobiles-et-pentagone&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En passant d’une colonne à l’autre, les modèles industriels forment bien une continuité par la relation économique, temporelle et spatiale qu’ils entretiennent avec le lecteur. Mais les modèles se distinguent aussi les uns des autres par des ruptures représentées par les lignes verticales qui séparent les modèles, soit, de gauche à droite&amp;nbsp;: ouverture d’un nouveau marché par la presse, inconnu dans l’édition (annonceurs)&amp;nbsp;; passage au signal pour la radiotélévision alors que l’on gérait encore des objets matériels dans la presse&amp;nbsp;; inversion du flux avec le Web où l’internaute est aux commandes&amp;nbsp;; retour aux objets dans la bibliothèque&amp;nbsp;; et enfin, pour boucler le tableau entre la dernière colonne de droite et la première de gauche, réinversion du flux entre la bibliothèque et l’édition. Ces ruptures impliquent que chaque modèle a aussi développé des savoir-faire originaux, différents des autres, et expliquent leur autonomie et leur stabilité. Chacun a développé une économie propre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais le numérique et le Web ont aussi ouvert des opportunités nouvelles à chacun des modèles par la réingénierie documentaire. Celles-ci sont notées sur la dernière ligne. Ces opportunités sont différentes et spécifiques à chaque modèle, car le Web rencontre chaque fois les logiques particulières qu’il devra adapter. Ainsi, le Web est à la fois l’occasion de bâtir un modèle nouveau qui s’insère entre les anciens et celle de renouveler ces derniers. Ce double mouvement alimente son dynamisme et est aussi la source de bien des malentendus, puisque le Web est à la fois une plateforme ouverte au développement de chacun et l’occasion de l’arrivée d’un nouveau modèle concurrent.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>La régulation de la concurrence sur le numérique</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/05/16/La-regulation-de-la-concurrence-sur-le-numerique</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:c8a22d5af0c5197b714b506b30f6a4e5</guid>
        <pubDate>Mon, 16 May 2011 17:35:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Éco</category>
                          <category>524. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; Intégration</category>
                  <category>6. CONCLUSION - ARCHITECTES ET ARCHITHEQUES</category>
                <description>          &lt;p&gt;Le Xerfi, agence française d'analyse industrielle, propose toute une série de conférences sous format vidéo. À écouter une demi-heure dense sur la régulation de la concurrence dans le numérique par Anne Perrot, vice-présidente de l'autorité française de la concurrence.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La concurrence dans les médias numériques, 23 février 2011 &lt;a href=&quot;http://www.xerfi.fr/Newsletter/xerfiactiv/Live/E-changes_Xerfi-Anne-Perrot.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Celle-ci présente avec une grande clarté trois catégories de problèmes par vraiment nouveaux pour les économistes, mais posés différemment par le numérique&amp;nbsp;: concentration verticale (TV sur internet ou Apple), effets de réseau (plateforme, Google, Facebook), régulation culturelle (équipement numérique des salle de cinéma, prix du livre). Mais tout va très vite sur le numérique et de nouvelles concurrences se construisent. Il est tout à fait intéressant d'entendre sur ce sujet le mode de raisonnement d'une responsable d'une autorité de la concurrence.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir aussi le Pdg de Dailymotion (7 oct 2010) &lt;a href=&quot;http://www.xerfi.fr/Newsletter/xerfiactiv/Live/E-changes_Xerfi-Cedric-Tournay.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;, qui insiste notamment sur le déport de l'offre de vidéo numérique vers le mobile et l'écran TV, ou encore sur l'organisation de la publicité vidéo.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Le web-média entre radio-tv et bibliothèque</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/02/27/Le-web-media-entre-radio-tv-et-bibliotheque</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:96ca31b1e68da9a4f3137fcbaaa97c50</guid>
        <pubDate>Sun, 27 Feb 2011 07:23:00 -0500</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Éco</category>
                          <category>422. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Le Web entre flot et bibliothèque</category>
                  <category>424. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Les cinq industries de la mémoire</category>
                <description>          &lt;p&gt;Décidément, la musique continue d'ouvrir la voie à l'affirmation du modèle du web-média (avec d'ailleurs la publication scientifique pour d'autres raisons).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;OWNI&lt;/em&gt; a eu la bonne idée de signaler et traduire un billet de &lt;em&gt;Evolver.fm&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Free Music Can Pay As Well As Paid Music, Says YouTube&lt;/em&gt; (article original &lt;a href=&quot;http://cours.ebsi.umontreal.ca/sci6355/cours/05/cours/index.htm&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;là&lt;/a&gt; trad OWNI &lt;a href=&quot;http://owni.fr/2011/02/26/youtube-un-modele-gratuit-qui-paye/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). L'argumentaire principal, interprété à ma façon, est qu'on ne peut comparer les mesures du modèle éditorial avec celles issues de l'économie de l'attention. Dans le premier cas, on mesure un achat que le client peut consommer à loisir. Dans le second cas, on mesure la consommation, c'est à dire le nombre de fois que l'amateur va écouter un morceau de musique pour vendre son attention à un annonceur. Il s'agit de mesures fondamentalement différentes&amp;nbsp;: une personne pourra écouter de nombreuses fois un morceau acheté&amp;nbsp;; inversement une personne n'achètera pas forcément un morceau, s'il n'est pas gratuit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les dirigeants de &lt;em&gt;YouTube&lt;/em&gt; indiquent qu'un vrai business est en train de s'installer pour la musique gratuite. Faute de chiffres précis et indiscutables, il faut rester prudent. La baisse des revenus de la vente de CDs est encore très loin de être compensée par celle du numérique (&lt;a href=&quot;http://evolver.fm/2011/02/25/music-industry-chart-corrected-sales-declining-faster-than-bain-claimed/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). L'insolente santé de &lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt; montre que la position est encore solide (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/01/29/Apple-et-le-march%C3%A9-du-contenu&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/10/11/Apple-et-les-d%C3%A9placements-de-valeur&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). Et il y a longtemps que &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; cherche vainement à rentabiliser &lt;em&gt;YouTube&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/10/08/Comment-perdre-un-milliards-de-dollars&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais leurs remarques sont une claire illustration du positionnement du web dans le business des médias entre la radio-télévision et la bibliothèque que j'ai essayé de décrire sous forme d'un pentagone (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2006/11/29/127-le-pentagone-de-l-industrialisation-de-la-memoire&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;court&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://cours.ebsi.umontreal.ca/sci6355/cours/05/cours/index.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;long&lt;/a&gt;). De la radio-tv il reprend l'économie de l'attention, de la bibliothèque, la collection et le service d'accès.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Pierre-Michel Menger : « Comment sécuriser le revenu du travail du créateur ? »</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/12/03/Pierre-Michel-Menger-%3A-%C2%AB-Comment-securiser-le-revenu-du-travail-du-createur-%C2%BB</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:e1e1c6679761f7dae34509c9516cc7da</guid>
        <pubDate>Fri, 03 Dec 2010 10:09:00 -0500</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Éco</category>
                          <category>221. LES MUTATIONS DU DOCUMENT ; Petite histoire de la notion ; Auteurs et chercheurs</category>
                  <category>511. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; Les paradoxes du néodocument ; Propriété et partage</category>
                <description>          &lt;p&gt;&lt;em&gt;Médiapart&lt;/em&gt; a fait une série de 7 courtes vidéos passionnantes du sociologue Pierre-Michel Menger à l'occasion de la sortie de son livre&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pierre-Michel Menger, Le travail créateur. S'accomplir dans l'incertain, 2009, Gallimard-Seuil, Paris, coll. «&amp;nbsp;Hautes Études », 667 p.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La dernière a pour thème&amp;nbsp;:  &lt;em&gt;Quels seront les effets de l'actuelle révolution technologique sur le travail artistique ?&lt;/em&gt;. Dans sa réponse, le sociologue  souligne l'ampleur des changements et il insiste en concluant à son tour sur une interrogation&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Comment sécuriser ce que c'est que le revenu et la rémunération du travail du créateur&amp;nbsp;? Pour moi c'est l'enjeu central.. qui n'a pas de réponse monolithique et simple. Pour le coup, on s'évade des cadres anciens.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Plus d'un an et demi plus tard, beaucoup de choses ont bougé sur le net. Mais il semble bien que &lt;em&gt;l'enjeu central&lt;/em&gt; ait fait du sur place..&lt;/p&gt;


&lt;div&gt;&lt;object width=&quot;480&quot; height=&quot;270&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/video/x97rs1?width=&amp;theme=none&amp;foreground=%23F7FFFD&amp;highlight=%23FFC300&amp;background=%23171D1B&amp;start=&amp;animatedTitle=&amp;iframe=0&amp;additionalInfos=0&amp;autoPlay=0&amp;hideInfos=0&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; src=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/video/x97rs1?width=&amp;theme=none&amp;foreground=%23F7FFFD&amp;highlight=%23FFC300&amp;background=%23171D1B&amp;start=&amp;animatedTitle=&amp;iframe=0&amp;additionalInfos=0&amp;autoPlay=0&amp;hideInfos=0&quot; width=&quot;480&quot; height=&quot;270&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot; allowscriptaccess=&quot;always&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x97rs1_entretien-avec-pierre-michel-menger_news&quot;&gt;Entretien avec Pierre-Michel Menger 7-7 (Mediapart)&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoy&amp;eacute; par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/Mediapart&quot;&gt;Mediapart&lt;/a&gt;. - &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/ca-fr/channel/news&quot;&gt;L&amp;#039;info video en direct.&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;



&lt;p&gt;On peut visualiser l'ensemble de la série&lt;a href=&quot;http://www.google.fr/search?hl=en&amp;amp;client=firefox-a&amp;amp;rls=org.mozilla:fr:official&amp;amp;q=Pierre-Michel%20Menger&amp;amp;um=1&amp;amp;ie=UTF-8&amp;amp;tbo=u&amp;amp;tbs=vid:1&amp;amp;source=og&amp;amp;sa=N&amp;amp;tab=wv&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt; ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>La fin de la récré</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/09/02/La-fin-de-la-recre</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:e7ccb0f7fa9c97da1d6759d5866906f9</guid>
        <pubDate>Thu, 02 Sep 2010 02:57:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Éco</category>
                          <category>52. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial</category>
                  <category>524. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; Intégration</category>
                <description>          &lt;p&gt;Continuons les lectures estivales. Le rédacteur en chef de &lt;em&gt;Wired&lt;/em&gt; a le sens de la formule et de l'air du temps. Il sait capter les idées, les présenter et mettre en valeur l'essentiel. Un vrai pédagogue avec le péché mignon du professeur, un zeste de démagogie ici par exemple dans le schéma introductif quelque peu trompeur (voir sa critique sur Boingboing &lt;a href=&quot;http://www.boingboing.net/2010/08/17/is-the-web-really-de.html?utm_source=feedburner&amp;amp;utm_medium=feed&amp;amp;utm_campaign=Feed:+boingboing/iBag+%28Boing+Boing%29&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Chris Anderson et Michael Wolff, “The Web Is Dead. Long Live the Internet,” Septembre 2010, &lt;a href=&quot;http://www.wired.com/magazine/2010/08/ff_webrip/2/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Le web est mort, vive l'internet&amp;nbsp;» donc. L'article a été beaucoup commenté en anglais, peu encore en français (sur OWNI &lt;a href=&quot;http://owni.fr/2010/08/18/%E2%80%9Cle-web-est-mort%E2%80%9D-c%E2%80%99est-chris-anderson-qui-le-dit/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). Mais c'est juste la rentrée, cela va venir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'article est en deux colonnes parallèles. Chacune écrite par un auteur présente la même thèse, mais d'une perspective différente, Anderson du point de vue de l'internaute à la recherche de simplicité, Wolff du point de vue des entrepreneurs à la recherche de contrôle et profit. La thèse n'est pas vraiment nouvelle et n'étonnera pas les lecteurs de ce blogue. Il s'agit de dire que le média internet est arrivé à maturité et que le web (c'est à dire l'accès par un navigateur) n'en est qu'une des applications, dont la rentabilité n'est pas toujours au rendez-vous. Dès lors d'autres joueurs, comme &lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Amazon&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; développent d'autres services qui rencontrent le succès par leur simplicité d'utilisation, notamment sur les appareils mobiles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On peut discuter de l'opportunité de la distinction faite entre web et internet dans l'article. Mais j'ai eu souvent l'occasion de répéter ici que le web était dans l'enfance, une enfance pas si différente de celle des médias qui l'ont précédé notamment dans son caractère libertaire, pour ne pas acquiescer au constat général même s'il est un peu forcé pour les besoins de la démonstration. Mais, une fois constat fait, il reste à comprendre quelles sont les logiques du média qui s'installe. Ses prédécesseurs ont construit des modèles robustes. Quel sera celui du petit dernier&amp;nbsp;? Pour construire un modèle, il faut qu'entrent en résonance l'organisation de la technique (un choix dans les possibles), la satisfaction du social (un choix dans les usages) et une pérennité économique (un marché ou un support public). Pour le web, c'est le troisième qui est encore incertain.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'ai déjà essayé de rendre compte de l'articulation de ces modèles (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2006/11/29/127-le-pentagone-de-l-industrialisation-de-la-memoire&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;court&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://cours.ebsi.umontreal.ca/sci6355/cours/05/cours/index.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;long&lt;/a&gt;) et de décrypter les ressorts des stratégies des principales firmes sur le web (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/04/07/Probl%C3%A9matiques-et-strat%C3%A9gies-sur-le-document-num%C3%A9rique&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). Mais il y a encore du boulot..&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 7 oct 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour un résumé des débats américains, voir le billet de F. Pisani qui ne m'a pas vraiment convaincu&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;“Le web n’est pas mort, l’internet ne va pas bien/1 - Transnets - Blog LeMonde.fr,” &lt;a href=&quot;http://pisani.blog.lemonde.fr/2010/10/07/le-web-nest-pas-mort-linternet-ne-va-pas-bien1/#xtor=RSS-32280322&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;et la suite&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;“Le web n’est pas mort, l’internet ne va pas bien/2 - Transnets - Blog LeMonde.fr,” &lt;a href=&quot;http://pisani.blog.lemonde.fr/2010/10/09/le-web-nest-pas-mort-linternet-ne-va-pas-bien2/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt; .&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Economie de surveillance</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/08/31/Economie-de-surveillance</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:8c079bd450b0271d26699c7d54cedb0d</guid>
        <pubDate>Tue, 31 Aug 2010 09:00:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Éco</category>
                          <category>422. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Le Web entre flot et bibliothèque</category>
                  <category>513. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; Les paradoxes du néodocument ; Conversation et traces</category>
                  <category>522. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du texte : Google</category>
                  <category>524. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; Intégration</category>
                <description>          &lt;p&gt;Le &lt;em&gt;Wall Street Journal&lt;/em&gt; a publié cet été une série de cinq articles sur la surveillance et le repérage des internautes. Ces articles sont aussi importants par les informations qu’ils apportent, que par le statut du journal qui les publie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;1.	Julia Angwin, “The Web's New Gold Mine: Your Secrets,” wsj.com, Juillet 30, 2010, rub. What They Know, &lt;a href=&quot;http://online.wsj.com/article/SB10001424052748703940904575395073512989404.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;2.	Nick Wingfield, “Microsoft Quashed Effort to Boost Online Privacy,” wsj.com, Août 2, 2010, rub. What They Know, &lt;a href=&quot;http://online.wsj.com/article/SB10001424052748703467304575383530439838568.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;3.	Justin Scheck, “Stalkers Exploit Cellphone GPS,” wsj.com, Août 3, 2010, rub. What They Know, &lt;a href=&quot;http://online.wsj.com/article/SB10001424052748703467304575383522318244234.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;4.	Emily Steel et Julia Angwin, “On the Web's Cutting Edge, Anonymity in Name Only,” wsj.com, Août 4, 2010, rub. What They Know, &lt;a href=&quot;http://online.wsj.com/article/SB10001424052748703294904575385532109190198.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;5.	Jessica E. Vascellaro, “Google Agonizes on Privacy as Ad World Vaults Ahead,” wsj.com, Août 10, 2010, rub. What They Know, &lt;a href=&quot;http://online.wsj.com/article/SB10001424052748703309704575413553851854026.html?mod=WSJ_hps_LEADSecondNewsCollection&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici quelques notes et commentaires article par article. Attention, il s’agit de ma lecture et de mon interprétation des articles et non d’un compte-rendu fidèle, j’y ai ajouté commentaires, liens et réflexions de mon cru. Le sous-titre représente la principale leçon que j’en ai tirée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1.	L’économie souterraine du ciblage&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le &lt;em&gt;WSJ&lt;/em&gt; s’intéresse dans cet article introductif aux logiciels espions.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Du côté technique, les initiés n’apprendront pas grand-chose. J’avais déjà rendu compte d'une enquête sur les 50 sites les plus populaires des US (l&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/08/24/Soci%C3%A9t%C3%A9s-de-surveillance&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;à&lt;/a&gt; où on trouvera aussi le lien vers l'enquête de AT&amp;amp;T sur 1.000 sites populaires citée dans l'article). Le journal  a fait une expérience similaire avec un ordinateur test. Il a constaté que les 50 sites les plus fréquentés avaient déposé 3184 éléments de surveillance au total, la plupart du temps sans prévenir, une douzaine de sites en a déposé plus de cent, &lt;em&gt;Wikipédia&lt;/em&gt; aucun. Un petit 1/3 sont inoffensifs, par exemple pour se rappeler son mot de passe. Mais les logiciels espions ne s’en tiennent pas à des cookies et sont de plus en plus sophistiqués. Certains, par exemple, suivent ce que font les gens en temps réel, et évaluent instantanément le lieu, les revenus, les comportements d’achat et même les conditions médicales des personnes. Certains se réimplantent automatiquement quand les usagers cherchent à s’en débarrasser, notamment en profitant des fonctionnalités de &lt;em&gt;Flash&lt;/em&gt; d’&lt;em&gt;Adobe&lt;/em&gt;. La relation entre les profils et les noms des personnes n’est pas faite. Les profils sont, en toute rigueur, ceux des machines des utilisateurs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Plus inédits sont les éléments, même partiels, donnés sur cette économie. Les profils des individus ainsi recueillis, constamment actualisés, sont achetés et vendus sur une sorte de bourse qui a pris son envol dans les derniers 18 mois. Le journal a ainsi identifié plus de 100 sociétés d’intermédiaires en concurrence sur les données comportementales et d’intérêts des individus. Parmi celles-ci la société&lt;em&gt; BlueKai&lt;/em&gt; surveille, par exemple, les visiteurs de &lt;em&gt;eBay.com&lt;/em&gt; ou de &lt;em&gt;Expedia.com&lt;/em&gt; en temps réel et ces données sont revendues sur son site. Plus de 50 millions d’informations sur les habitudes de navigation des internautes sont vendues chaque jour à 1/10 de centime de $ pièce. On considère que la publicité ciblée a fait un chiffre d’affaires de 23 Milliards de $ l’année dernière.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ces données peuvent être une rentrée supplémentaire pour des sites qui ne peuvent se financer complètement par la vente d’espace publicitaire. Il semble néanmoins que, naïfs, inconscients ou complices passifs, nombre de sites ne sont pas au courant des logiciels espions qu’ils transmettent et qui sont initiés par des entreprises-tiers d’un nouveau genre où règnent les statisticiens. Par ailleurs, si aux États-Unis l’utilisation des cookies est réglementée, les autres logiciels espions, bien plus intrusifs ne le sont pas, pas encore.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;In fine&lt;/em&gt;, l’objectif est, bien sûr, de cibler au plus près le consommateur. Voici trois citations illustratives de l’objectif des responsables de ces sociétés&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Les annonceurs veulent accéder aux personnes, pas aux pages web&amp;nbsp;» ; «&amp;nbsp;Quand une publicité est correctement ciblée, elle cesse d’être une publicité pour devenir une importante information&amp;nbsp;» ; «&amp;nbsp;Nous dirigeons les gens vers différentes files de l’autoroute ». Mais, cette détermination a des limites. Il n’est pas sûr que nous voulions rester toujours dans les mêmes rails et nous sommes, comme tous les humains, heureusement versatiles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.	L’importance du navigateur et des choix techniques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un important débat a eu lieu à &lt;em&gt;Microsoft&lt;/em&gt; au moment de la mise au point de &lt;em&gt;Internet Explorer 8&lt;/em&gt; entre les ingénieurs et les responsables de la stratégie. Les premiers avaient imaginé un navigateur qui protégeait par défaut la vie privée des internautes en les prévenant des logiciels intrusifs et leur donnant la possibilité de les bloquer. Mais suite à des pressions internes de nouveaux recrutés issus de la publicité sur le web et de la consultation des représentants de cette branche. La tendance a été renversée, rendant quasi-impossible cette protection, qui n’existe plus par défaut et qu’il faut réenclencher à chaque ouverture du navigateur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’épisode est intéressant à double titre. D’une part, il illustre combien la logique économique du web est radicalement différente de celle de l’économie classique des logiciels, culture initial de &lt;em&gt;MSN&lt;/em&gt;, et repose exclusivement sur la publicité ciblée. D’autre part, il montre le rôle essentiel dans cette économie du navigateur dont les choix techniques ne sont pas gravés dans le marbre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;MSN&lt;/em&gt;, malgré tout, cherche encore à se démarquer de ses concurrents sur le web en appliquant une politique plus rigoureuse sur les données qu’il collecte, comme le montre cet article du journal de la firme&amp;nbsp;:
Lee Pender, “Privacy: What Does Microsoft Know About You?”, Redmondmag.com, Janvier 7, 2010, &lt;a href=&quot;http://redmondmag.com/Articles/2010/07/01/What-Does-Microsoft-Know-About-You.aspx?Page=1&amp;amp;p=1&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’épisode peut aussi faire réfléchir à la stratégie de &lt;em&gt;Mozilla&lt;/em&gt; avec &lt;em&gt;Firefox&lt;/em&gt;, drapé dans la vertu du logiciel libre, mais ne défendant pas mieux les données privées..&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.	Cellulaire ou mobile&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En Amérique du nord, on dit «&amp;nbsp;téléphone cellulaire », en Europe «&amp;nbsp;téléphone mobile », ou plus rapidement cellulaire et mobile. La différence sémantique est ironique, l’un insiste sur le repérage, le quadrillage voire l’enfermement, tandis que l’autre pointe la liberté, le déplacement. Sans doute, il s’agit de l’envers et du revers d’une même médaille, mais le pile et le face sont pour le moins contrastés. Une même technologie, un même service est désigné selon les continents par des qualificatifs opposés. Ici, je garderai «&amp;nbsp;cellulaire », plus représentatif des propos du &lt;em&gt;WSJ&lt;/em&gt;. Les compagnies de téléphone savent, en effet,  où se trouvent leurs abonnés à trente mètres près.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’article met en balance deux conséquences de ce repérage&amp;nbsp;: d’un côté il indique la possibilité de repérer des victimes d’accidents ou de délits ou encore de sécuriser les enfants, qui justifie officiellement la réglementation US d’installation d’une puce &lt;em&gt;GPS&lt;/em&gt; dans tous les téléphones cellulaires&amp;nbsp;; mais il insiste surtout sur les dangers du harcèlement et de la surveillance domestique, multipliant les exemples de femmes battues, retrouvées par leur mari grâce au traçage familial de leur téléphone portable proposé aux abonnés d’un cellulaire. En réalité, les enjeux me paraissent ailleurs&amp;nbsp;: sur la surveillance policière ou le contrôle social d’un côté, la publicité contextualisée, de l’autre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un chercheur d’une société de sécurité informatique, Don Bailey d’&lt;em&gt;ISec Partners&lt;/em&gt;, a montré qu’il suffisait du numéro de cellulaire de la personne, d’un ordinateur, de quelques connaissances sur la technologie des cellulaires pour surveiller n’importe qui. Pour les paranos ou les incrédules, toutes les explications du chercheur sont &lt;a href=&quot;http://www.sourceconference.com/bos10pubs/carmen.pdf&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; . Il y explique comment il est possible de savoir, pour quelques cents et, tout de même, avec quelques compétences informatiques&amp;nbsp;: qui vous êtes, quels sont les membres de votre famille, vos amis, vos collègues, où vous êtes, où ils sont, ce que vous êtes probablement en train de faire, pourquoi.. et ce que vous allez probablement faire ensuite.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4. Anonymat et personnalisation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cet article donne une illustration concrète de ce qu’il est possible aujourd’hui de faire avec les données collectées. Il prend l’exemple de la société (x+1) qui a trouvé son modèle d’affaires en 2008 après de nombreux déboires et changements auparavant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En utilisant les bases de données construites comme indiqué dans le premier article, la société est capable instantanément de donner le profil de consommation de n’importe quel internaute. Ils n’ont pas &lt;em&gt;a priori&lt;/em&gt; son nom, mais croisent les références des données, avec la propriété des maisons, le revenu familial, le statut familial, les restaurants habituels, entre autres. Et en utilisant les probabilités, ils font des hypothèses sur les penchants de l’internaute. Le directeur de la société indique&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Jamais, nous ne savons rien sur une personne ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sans doute, il leur arrive de se tromper, mais leurs propositions sont suffisamment fiables pour qu’ils aient trouvé un marché auprès des vendeurs de cartes de crédit qui évaluent ainsi en temps réel la fiabilité de leurs nouveaux clients. Comme le dit le journaliste&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;en résumé, les sites web ont gagné la possibilité de décider si vous serez un bon consommateur ou non, avant même que vous ne leur disiez quoi que ce soit sur vous-même ». Les conseils d’&lt;em&gt;Amazon&lt;/em&gt; à partir de leur base de données maison sont largement dépassés. Ces techniques ouvrent la possibilité de construire un commerce personnalisé où produits, services ou même prix sont proposés selon le profil de chacun.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais la préservation de l’anonymat est toute relative et, par ailleurs même si ces sociétés disent ne pas faire de discrimination selon les genres, les profils ethniques, les handicaps qui tombent sous le coup de la loi, de tels profilages peuvent conduire facilement à des dérives éthiques. Ainsi, comme le titre de l’article l’indique, cette économie du web est limite.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;5. Contextuel ou comportemental&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le dernier article est celui qui m'a le plus intéressé. Il s'appuie sur un document interne de la société, remue-méninges qui montre les hésitations de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; pour l'exploitation des données qu'il récolte sur les internautes face à la montée de la concurrence. De part sa domination du marché de la publicité en ligne, la position de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; est déterminante à la fois vis-à-vis de ses concurrents et aussi vis-à-vis de l'évolution de la réglementation que chacun sent proche.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La firme détient par son moteur la plus grosse base de données sur les intentions des internautes, mais a résisté jusqu'à présent à surveiller ces derniers sans leur consentement pour préserver son image. Le savoir faire de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; est d'abord contextuel, une expertise de traitement des textes, aussi bien les requêtes des internautes que les documents publiés sur le web et non comportemental, une connaissance des réactions des personnes. Cette dernière expertise est celle de &lt;em&gt;FaceBook&lt;/em&gt; ou des jeunes firmes présentés dans les autres articles de la série. D'un côté une expertise linguistique, de l'autre une expertise sociologique. C'est aussi dans ce contexte que l'on peut relire le slogan «&amp;nbsp;don't be evil », on peut chez &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; manipuler les mots, pas les personnes. Les débats internes à &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; sur l'utilisation des cookies par exemple sont très vifs et ne sont pas sans rappeler les débats de &lt;em&gt;MSN&lt;/em&gt; présentés dans un autre article de la série. Dans les deux cas le dilemme est le même&amp;nbsp;: comment préserver la culture de l'entreprise tout en faisant face à la concurrence&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une animation très claire, qui accompagne l'article, montre combien aujourd'hui les données engrangées sont nombreuses, recueillies par diverses services de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; et sont encore cloisonnées pour leur exploitation publicitaire. Reste que l'article ne dit pas à quoi servent l'important stock de données collectées en dehors d'une utilisation pour la publicité, par exemple par la barre d'outil de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Suite notamment à l'achat de &lt;em&gt;Double-Click&lt;/em&gt; en 2007, à la montée de la concurrence  dont &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt;, il semble que la position de la firme a évolué sur le cookies. D'ailleurs, l'enquête déjà citée (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/08/24/Soci%C3%A9t%C3%A9s-de-surveillance&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;) montrait que Google est très présent dans la surveillance. Une stratégie pour sortir du dilemme par le haut serait de devenir une bourse d'échanges de données ou une régie de publicité comportementale ciblée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu 24 septembre 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir aussi&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;The convergence of Google, government and privacy - O'Reilly Radar, &lt;a href=&quot;http://radar.oreilly.com/2010/09/google-online-privacy-tools-an.html?utm_source=feedburner&amp;amp;utm_medium=feed&amp;amp;utm_campaign=Feed%3A%20oreilly%2Fradar%2Fatom%20%28O%27Reilly%20Radar%29&amp;amp;utm_content=Google%20Reader&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 7 octobre 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme prévu, la régulation va très très vite dans ce domaine&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;“Publicité ciblée&amp;nbsp;: les Américains aussi se mettent à l'abri - Etreintes digitales,” &lt;a href=&quot;http://blog.lefigaro.fr/medias/2010/10/publicite-ciblee-les-americain.html?xtor=RSS-29&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 13 octobre 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Conformément à l'esprit français dans la continuité de la CNIL, l'argumentaire est plutôt mis ici sur l'éthique et non sur le commerce. Deux références&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le livre de D. Kaplan, présentation &lt;a href=&quot;http://fr.readwriteweb.com/2010/10/13/analyse/informatique-liberts-identits/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La signature de chartes sur le droit à l'oubli&amp;nbsp;: pour la publicité ciblée (&lt;a href=&quot;http://prospective-numerique.gouv.fr/presse/actualites/300910-droit-l-oubli-numerique-dans-la-publicite-ciblee.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) et dans les sites collaboratifs (&lt;a href=&quot;http://prospective-numerique.gouv.fr/presse/actualites/131010-droit-l-oubli-numerique-dans-les-sites-collaboratifs-et-les-moteurs-de-rech&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). Signatures refusées par Facebook et Google.. entre autres.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans ce domaine, l'autodiscipline est peu efficiente, seule compte la norme comme le propose Helen Bissenbaum (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/09/22/Vie-priv%C3%A9e-et-biblioth%C3%A8ques&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 18 oct 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le WSJ continue à creuser le même sillon en en faisant une rubrique régulière &lt;em&gt;What they know&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://online.wsj.com/public/search?article-doc-type={What+They+Know}&amp;amp;HEADER_TEXT=what+they+know&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et notamment cet article&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Julia Angwin et Steve Stecklow, “'Scrapers\' Dig Deep for Data on Web,” wsj.com, Octobre 12, 2010, &lt;a href=&quot;http://online.wsj.com/article/SB10001424052748703358504575544381288117888.html?mod=googlenews_wsj&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; .&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 26 octobre 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir ce nouvel &lt;a href=&quot;http://blogs.wsj.com/digits/2010/10/26/cloudera-raises-hefty-funding-round/?KEYWORDS=facebook&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;article&lt;/a&gt; sur une levée de fonds de la société &lt;em&gt;Cloudera&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 27 octobre 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A suivre&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;“Confidentialité&amp;nbsp;: Google poursuivi en justice aux Etats-Unis,” Le Monde, Octobre 27, 2010, &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/imprimer/article/2010/10/27/1431740.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Économie immatérielle</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/07/21/economie-de-l-immateriel</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:f64d17c696e258ad065980c4a80d69ed</guid>
        <pubDate>Wed, 28 Jul 2010 23:21:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Éco</category>
                          <category>334. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre ; Économie de service</category>
                  <category>43. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; L’économie du document</category>
                  <category>433. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; L’économie du document ; Caractéristiques économiques du document</category>
                <description>          &lt;p&gt;Autre suggestion de lecture longue pour l'été&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Olivier Bomsel, L'économie immatérielle&amp;nbsp;: Industries et marchés d'expériences, Nrf Essais (Gallimard, 2010). (&lt;a href=&quot;http://www.telerama.fr/techno/c-est-la-premiere-fois-depuis-cinq-mille-ans-qu-on-invente-une-nouvelle-ecriture-olivier-bomsel,57146.php&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;itw&lt;/a&gt; Télérama).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Par une relecture d'auteurs, classiques et plus récents, ce livre ne suggère pas moins qu'une révision du sens de l'histoire de la pensée économique et, sans doute, de l'économie elle-même. Partant du principe que la science économique depuis A. Smith s'intéressait à «l'économie des choses» et à la division du travail ou l'équilibre des marchés, il montre qu'une rupture du raisonnement s'est opérée par la proposition de R. Coase en 1937 dans son célèbre article &lt;em&gt;The nature of the firm&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://www.ceq.ccer.pku.edu.cn/download/7880-1.pdf&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;pdf&lt;/a&gt;). Coase suggère de prendre en compte les coûts de transaction pour expliquer le partage de la production et la distribution des biens entre un marché d'un côté et des organisations de l'autre. Dès lors, la division du travail pour améliorer la productivité n'est plus l'explication essentielle du développement économique, mais il faut plutôt la chercher du côté des conventions ou des contrats qui se mettent en place, souvent par écrit, pour configurer l'économie. Mieux, avant même de contracter, les protagonistes doivent se renseigner sur les modalités des diverses formules (marché ou organisation) pour faire un choix éclairé, tout ce processus est informationnel et coûteux. Ainsi nous serions passés progressivement d'«une économie des choses» à «une économie immatérielle».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Autre proposition de l'auteur&amp;nbsp;: dans cette économie, les effets de réseaux sont importants, et donc les externalités, positives ou négatives, dont profitent ou que subissent chaque consommateur individuel du fait de la consommation d'un bien ou d'un service par d'autres individus. Les effets de réseaux sont particulièrement importants dans les biens informationnels qui se trouvent maintenant au cœur de l'économie. O. Bomsel suggère que les institutions mises en place pour «internaliser» ces effets, c'est à dire les maîtriser et les réguler pour le bien de la collectivité soient intégrées dans le raisonnement économique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je ne saurai ici relever tous les points stimulants de ce livre qui a le mérite de sortir du discours convenu sur l'économie numérique et de faire réfléchir. Pour alimenter sa thèse, O. Bomsel relit de nombreux classiques de l'économie. C'est très salutaire et très éclairant, même si on peut s'étonner de l'absence d'H. Simon et la rationalité limitée (&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Herbert_Simon&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;wkp&lt;/a&gt;) ou encore  O. Williamson sur les coûts de transaction (&lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Transaction_cost&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;wkp&lt;/a&gt;). De plus, il ne semble pas opérer une distinction nette entre le rôle de l'information dans l'économie et les activités économiques consacrées à l'information (industries culturelles, industries de l'information). Sans doute, la thèse d'une «économie immatérielle» suggère que toutes les activités économiques sont consacrées à l'information, mais je ne suis pas vraiment sûr, même si la notion de «biens d'expérience» ou la signification des consommations s'étend que les particularités des branches jusqu'ici spécialisées dans ce domaine se retrouvent dans le reste de l'économie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'auteur m'a beaucoup moins convaincu lorsqu'il s'éloigne de l'économie elle-même pour la psychanalyse, la linguistique ou la sémiotique. Il cite J. Lacan ou M. Foucault, mais ignore J. Baudrillard (celui du &lt;em&gt;Système des objets&lt;/em&gt; ou de &lt;em&gt;Pour une critique de l'économie politique des signes&lt;/em&gt;) ou encore G. Debord, qui auraient pu enrichir ou nuancer ses propos.  Et surtout il méconnait les travaux en sciences de l'information, et notamment les interrogations sur la notion d'information et celle de document, à part une référence au livre de 1991 sur l'histoire de la signature de B. Fraenkel (pour un travail plus récent du même auteur sur le sujet voir &lt;a href=&quot;http://www.cairn.info/revue-societes-et-representations-2008-1-page-13.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;cairn&lt;/a&gt;). Pourtant, la question qu'il pose est bien celle du rôle prééminent dans l'économie de «l'information consignée», l'objet premier des sciences de l'information.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur ces dimensions, l'auteur, fasciné par le livre &lt;em&gt;Écrire à Summer&lt;/em&gt; de JJ Glassner sur l'invention de l'écriture cunéïforme, déduit dans un raccourci rapide que le numérique serait une nouvelle écriture universelle puisque tous les signes s'y réduisent à une série de 0 et de 1. Mais, si une formule comme «c'est la première fois depuis cinq mille ans qu'on invente une nouvelle écriture» peut séduire un journaliste de &lt;em&gt;Télérama&lt;/em&gt; et frapper l'imagination des lecteurs, il s'agit là d'un contresens&amp;nbsp;: le numérique n'est pas une nouvelle écriture. On peut objecter, en effet, de nombreux arguments à cette proposition. Tout d'abord, le 0 et le 1 sont des chiffres arabes écrits (&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Chiffres_arabes&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;wkp&lt;/a&gt;) dont l'universalité ne date pas d'hier. Ensuite, personne ne sait lire un programme informatique écrit en binaire, il s'agit en réalité de commandes envoyées à la machine et non une écriture. Les 0 et 1 ne représentent qu'une alternative de commande, oui ou non, fermé ou ouvert, et la grande innovation de ce côté est d'y avoir introduit le calcul booléen. Une écriture que personne ne peut lire n'a pas d'existence.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ainsi, il serait plus juste de comparer la possibilité de consigner et reproduire tous les signes grâce à l'informatique à l'invention de l'imprimerie qu'à celle de l'écriture, une réelle innovation, une révolution même grâce aux possibilités quasi-infinies de reproduction, de combinaison et de transformation qu'ouvrent la puissance du calcul. C'est déjà beaucoup et n'est pas sans conséquence sur les écritures traditionnelles elles-même, comme en leur temps l'invention des caractères mobiles (voir, par exemple, les conséquences de la multiplication des SMS sur la connaissance des caractères chinois &lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/2010/07/23/chine-la-generation-tibiwangzi-oublie-lalphabet-traditionnel-159658&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). Mais est-ce alors compatible avec la proposition de l'auteur d'une «économie immatérielle»&amp;nbsp;? Je ne sais.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Économie de la culture</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/07/21/economie-de-la-culture</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:d2b07abc7ac98a42682bdf943f505d29</guid>
        <pubDate>Wed, 21 Jul 2010 23:22:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Éco</category>
                        <description>          &lt;p&gt;L'été est propice aux lectures longues. Voici donc une première suggestion&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Xavier Greffe, “Introduction&amp;nbsp;: L'économie de la culture est-elle particulière ?”, Revue d'économie politique Volume 120, n°. 1 (2010): 1-34. (&lt;a href=&quot;http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=REDP_201_0001&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Cairn&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il existe en France une véritable école de pensée sur l' économie de la culture. Nombreuses sont les recensions disponibles sur le sujet. On en trouve même une remarquable sur la version française de &lt;em&gt;Wikipédia&lt;/em&gt;. La page &lt;em&gt;Économie de la culture&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_de_la_culture&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;wkp&lt;/a&gt;) et la page &lt;em&gt;Histoire de la pensée économique des arts et de la culture&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_pens%C3%A9e_%C3%A9conomique_des_arts_et_de_la_culture&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;wkp&lt;/a&gt;) sont particulièrement fournies et à jour, grâce à un wikipédien doctorant, Mathieu Perona (alias Bokken) qui alimente de plus un intéressant blogue (&lt;a href=&quot;http://www.leconomiste-notes.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). Il suffit de comparer avec la version anglaise de &lt;em&gt;Wikipédia&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Economics_of_the_arts_and_literature&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;wkp&lt;/a&gt;) pour mesurer que, sur ce thème au moins, les internautes francophones sont mieux renseignés que les anglophones.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Du côté académique, le dernier numéro de la &lt;em&gt;Revue d'économie politique&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://www.cairn.info/revue-d-economie-politique-2010-1.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;cairn&lt;/a&gt;) est entièrement consacré à l'économie de la culture et témoigne de cette vitalité. Son introduction par X. Greffe, un des pères fondateurs de l'analyse économique de la culture en France, est un modèle du genre. Il met d'abord en perspective les travaux depuis Adam Smith jusqu'à l'ouvrage de Baumol et Bowen, souvent considéré comme le point de départ d'une branche particulière de l'économie consacrée à la culture. Mais l'intérêt de l'article réside surtout dans le panorama critique qu'il propose des dernières avancées contemporaines, classées selon trois thèmes. Je reproduis ci-dessous les introductions des trois parties suivantes de son texte. Chaque partie est divisées en sous-parties, objet de développements précis, détaillés et denses.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;La culture, part maudite de l’économie de marché ?&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;En 1966, l’ouvrage de Baumol et Bowen va développer le principe de la faible soutenabilité de la culture dans une économie de marché &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/07/21/Baumol et Bowen, 1966&quot; title=&quot;Baumol et Bowen, 1966&quot;&gt;Baumol et Bowen, 1966&lt;/a&gt;. L’idée selon laquelle marché et culture font «&amp;nbsp;mauvais ménage&amp;nbsp;» n’était pas nouvelle, et si l’on prend un pays comme la France nombreux étaient déjà les plaidoyers pour considérer la culture comme un bien à part, créateur de bien être collectif, et devant à ce titre être rendu disponible à ceux que leurs revenus empêchaient d’y accéder. En outre, l’idée selon laquelle les artistes ne pouvaient vivre de leur art, souvent considérée comme l’expression la plus achevée du romantisme, était assez admise voire portée comme un drapeau tel le poète de Vigny dans Chatterton&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;On ne fait de l’art que si l’on n’a pas besoin d’en vivre&amp;nbsp;! »&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le cortège des extrêmes&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Liée par essence à la création, ou la mise en place de produits, services ou interprétations nouvelles, le producteur de l’activité artistique ne sait pas comment elle sera reconnue ni validée. De son coté, le demandeur potentiel d’une telle activité en ignore la qualité faute de l’avoir expérimentée ou même identifiée. Des deux cotés du marché, l’incertitude est diffuse, mais il faut relever d’entrée qu’elle est ancrée dans le principe même de la l’activité artistique comme les observations de Schumpeter l’ont souligné plus haut.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;La culture comme levier du développement soutenable ?&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;
&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Back To the Market&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Au cours des deux dernières décennies, des travaux se sont multipliés pour souligner les contributions que des activités culturelles pouvaient apporter au développement économique et social, épousant trois perspectives&amp;nbsp;: la contribution de la créativité artistique à la qualité des produits et au renforcement de la compétitivité&amp;nbsp;; la satisfaction de besoins sociaux&amp;nbsp;; le renforcement de l’attractivité et de la dynamique des territoires.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le numérique n'est traité que dans une sous-partie de la deuxième partie. C'est normal, la culture ne se réduit pas à la culture numérique quoiqu'en pensent certains. Mais, inversement, les trois thèmes ci-dessus trouvent un écho dans les débats qui entourent le développement du numérique et bien des réflexions et des analyses des économistes de la culture pourraient utilement éclairer ceux qui tentent de décrypter l'économie numérique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 24 août 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir aussi&amp;nbsp;:
Livre vert - «Libérer le potentiel des industries culturelles et créatives» (DGEC - Commission européenne, 2010). &lt;a href=&quot;http://ec.europa.eu/culture/our-policy-development/doc2577_fr.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Économie de la conservation numérique</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/04/29/economie-de-la-conservation-numerique</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:ca81e0b4bdf72eff291b41f826daed29</guid>
        <pubDate>Thu, 29 Apr 2010 02:13:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Éco</category>
                          <category>122. AU COMMENCEMENT - LA BIBLIOTHEQUE ; La valeur créée ; La valeur ajoutée</category>
                  <category>514. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; Les paradoxes du néodocument ; Mémoire et oubli</category>
                <description>          &lt;p&gt;Le &lt;em&gt;Blue Ribbon Task Force on Sustainable Digital Preservation and Access&lt;/em&gt; (que l'on peut traduire par le groupe de travail sur les politiques publiques de conservation et d'accès numérique), lancé il y a deux et demi par la NSF et la fondation Mellon (en collaboration avec la Bibliothèque du Congrès, JISC, le CLIR et les Archives nationales US) vient de publier son rapport final&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Blue Ribbon Task Force Final Report, Sustainable Economics for a Digital Planet: Ensuring Long-Term Access to Digital Information, February 2010. &lt;a href=&quot;http://brtf.sdsc.edu/biblio/BRTF_Final_Report.pdf&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;
Le site propose aussi une &lt;a href=&quot;http://brtf.sdsc.edu/bibliography.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;bibliographie&lt;/a&gt; sur le sujet.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le rapport n'aborde pas la technologie, mais les politiques et surtout pour le thème de ce blogue l'économie du processus. Il s'agit plus d'une étude théorique, un cadre de réflexion, que d'une analyse de terrain et on peut regretter l'absence de données empiriques qui auraient donné du corps et du poids aux arguments. Néanmoins les réflexions de cette nature sont rares et donc précieuses.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour ce billet, j'ai retenu les quatre caractéristiques économiques de la conservation numérique (en italique, ce sont des citations du rapport, Ch2 p.24-30 trad JMS)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;1. La demande pour une conservation numérique est une demande dérivée&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Autrement dit, la demande n'est pas directe, on ne conserve pas pour conserver, mais pour donner accès à l'avenir à des informations numériques. Cette caractéristique n'est pas très originale, ni propre au numérique. C'est le cas de nombreux biens et services en économie, en réalité toutes les matières premières ou encore les biens intermédiaires. Mais elle a des conséquences, notamment que le marché n'est pas toujours capable de réguler cette activité&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Parce que la conservation est une demande dérivée, la décision de conserver viendra en définitive de la valeur perçue associée au matériel numérique dans le temps.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;2. Les matériaux numériques sont des biens durables dépréciables&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Un bien durable dépréciable est quelque chose qui dure longtemps en produisant de la valeur continuellement, mais la qualité et la quantité de cette production peut décliner si des actions ne sont pas engagées pour maintenir la viabilité ou la productivité du bien.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Parce que le matériel numérique est un bien durable dépréciable, on doit faire continuellement des investissements pour leur maintenance si l'on peut soutenir leur possibilité de créer de la valeur dans le temps.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;3. Les biens numériques sont des biens non-rivaux et autorisent les passagers clandestins&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette caractéristique est bien connue des économistes de l'information.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les biens numériques sont des biens non-rivaux, car il suffit qu'un acteur conserve un bien, il l'est pour toute intention ou objectifs conserver pour tous. Dans ces circonstances, l'incitation pour un seul acteur à assumer les coûts de la conservation est affaiblie, puisque les autres pourront profiter gratuitement des bénéfices.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;4. La conservation numérique est un processus dynamique qui dépend du chemin suivi&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette caractéristique est la plus originale et la plus spécifique au numérique et donc la plus intéressante. Dans l'analogique, le processus de conservation venait en fin du cycle de vie du bien, c'est à dire à la dernière étape du circuit classique de création-production-diffusion. Dans le numérique, chaque étape peut influer sur le processus de conservation et celui-ci implique des décisions à chaque stade.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le fait que les décisions de conservation dépendent du chemin suivi signifie que les décisions peuvent influer à chaque moment les conditions futures et déterminer l'éventail des choix futurs.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Malgré l'intérêt de cette réflexion, il me semble qu'il lui manque le plus important, c'est à dire une interrogation sur la nature économique de la valeur de la conservation. Les propos sur cette question (p.20) auraient pu être plus approfondis, notamment en faisant référence par exemple à l'économie de l'assurance.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le chapitre suivant présente la répartition des responsabilités et des rôles en soulevant les enjeux qui se posent à chaque étape.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'ensemble est illustré sur quatre domaines d'application (ch4)&amp;nbsp;: le discours scientifique, les données de la recherche, le contenu culturel commercial et le contenu produit collectivement sur le Web. L'intérêt du rapport est de fournir un cadre d'analyse et de réflexion.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Grandes manoeuvres, toujours</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/04/22/Grandes-manoeuvres--toujours</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:9c9e99013b00250d6bb001081c1af8b9</guid>
        <pubDate>Thu, 22 Apr 2010 09:40:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Éco</category>
                          <category>52. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial</category>
                <description>          &lt;p&gt;Pour alimenter la réflexion des deux derniers billets, sur le positionnement stratégique des firmes et la nécessité de repenser les notions de liberté individuelles et sans doute aussi de service public dans le monde documentaire (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/04/07/Probl%C3%A9matiques-et-strat%C3%A9gies-sur-le-document-num%C3%A9rique&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/04/13/R%C3%A9sistance-%C3%A0-la-redocumentarisation-des-humains&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;), l'actualité est très riche en ce moment. Les annonces se succèdent. Je retiens sans avoir le temps de vraiment commenter&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Ce schéma présenté par le Journal du net (&lt;a href=&quot;http://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/google-insolite/google-contre-apple.shtml&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) qui compare l'évolution du cours de l'action de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; et celle de &lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt;. Clairement le second est en train de prendre la tête, au moins de l'avis des actionnaires.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/Cours-Appel-vs-Google.jpg&quot; alt=&quot;Cours-Appel-vs-Google.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Cours-Appel-vs-Google.jpg, avr. 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a comme un clin d'œil ironique de l'histoire à voir les nouveaux imprimeurs-libraires de l'ère numérique prendre la main sur le modèle éditorial.&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;L'analyse de l'évolution de la relation entre &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; et les bibliothèques nord-américaines par Lionel Maurel (&lt;a href=&quot;http://scinfolex.wordpress.com/2010/04/17/google-book-et-les-bibliotheques-americaines-vers-des-accords-plus-equilibres/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;) qui montre à la fois un assouplissement des positions de la firme, et donc quelques faiblesses d'une stratégie trop ambitieuse et parfois surinterprétée par les blogueurs, et une volonté de maintenir un contrôle strict des métadonnées, c'est-à-dire de la maîtrise de la circulation à l'intérieur du vaste texte constitué par l'ensemble des fonds numérisés, ce qui est bien le cœur de son métier.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;L'évolution de la stratégie de &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://fr.readwriteweb.com/2010/04/22/a-la-une/nouveau-facebook-est-diabolique/?utm_source=feedburner&amp;amp;utm_medium=feed&amp;amp;utm_campaign=Feed%3A+readwriteweb-france+%28ReadWriteWeb+France%29&amp;amp;utm_content=FriendFeed+Bot&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) qui confirme d'une part l'importance de la maîtrise du graphe social, ici passablement inquiétante, et, d'autre part en creux, la recherche toujours non aboutie d'un vrai business model. &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; se trouve un peu dans la même situation de fragilité hégémonique que &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;, mais sur un terrain différent et surtout le CA en moins.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Cette citation d'un billet d'A Mons (&lt;a href=&quot;http://emergenceweb.com/blog/2010/04/mis-a-part-facebook-les-reseaux-sociaux-sont-ils-en-declin/comment-page-1/#comment-52414&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;)&amp;nbsp;:&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Donc, seules trois plates-formes ont connu des hausses significatives en 2009, soit Facebook (350 millions de membres et 45% d’augmentation du trafic dans la dernière année), Orkut (180 millions de membres et 187% d’augmentation) mais aussi et surtout Qzone ou QQ.com avec 200 millions de membres et presque invisible sur les radars occidentaux. C’est que cette dernière est chinoise et qu’elle montre un taux de croissance de presque du double de Facebook (87,6%).&lt;/em&gt;
Ainsi, il s'opèrerait un partage de plus en plus significatif entre trois graphes, sans doute assez étanches les uns des autres pour des raisons culturelle, linguistique et démographique&amp;nbsp;: occidental, indien et chinois.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu un peu plus tard&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lire le billet de M.-C. Beuth sur le sujet qui décortique clairement le choc des stratégies, et valide implicitement le tableau à trois entrées de Roger (&lt;a href=&quot;http://blog.lefigaro.fr/medias/2010/04/comment-facebook-a-mate-google.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 23 avril 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;À lire aussi cet article du Monde qui montre bien l'enjeu de la redocumentarisation des individus, même s'il n'emploie pas le terme.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Facebook&amp;nbsp;: de la nécessité de protéger ses données &quot;relationnelles&quot;, par Guilhem Fouetillou, Le Monde 22 avril 2010 &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/04/22/facebook-de-la-necessite-de-proteger-ses-donnees-relationnelles-par-guilhem-fouetillou_1341247_3232.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Extraits&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le fait que des individus se rassemblent autour de sujets d'intérêt commun n'est évidemment pas une découverte, la sociologie a décrit depuis longtemps ce phénomène et lui a même donné un nom&amp;nbsp;: &quot;homophilie&quot;. Ce qui est nouveau, par contre, c'est que sur Facebook chaque personne possédant un compte inscrit et archive l'ensemble de ses relations d'homophilie. Il devient alors possible de mesurer et d'analyser ces relations sur la totalité du réseau et de cerner avec précision le profil d'individus qui pourtant ont mis tous leurs curseurs de vie privée au maximum dans Facebook.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;On voit facilement comment ce type d'informations est d'une valeur inestimable pour des marques souhaitant déployer des stratégies de &quot;marketing comportemental&quot; mais aussi pour des organisations cherchant à repérer et à surveiller étroitement des groupes d'individus considérés comme &quot;structurellement&quot; à risque.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Ce ne sont donc pas uniquement nos données personnelles qu'il faut aujourd'hui maîtriser mais bien l'ensemble de nos liens, de nos relations, tant celles-ci communiquent de ce que nous sommes. C'est à Facebook aujourd'hui de donner à chacun le choix de rendre accessible et exploitable – tant par Facebook que par des tiers – le réseau de ses relations, indépendamment de ses données personnelles. De plus, cette action ne devrait pas être uniquement répercutée sur nos propres comptes mais aussi sur l'ensemble des comptes des personnes avec qui nous sommes liés car il s'agit bien là de relation nécessitant d'être verrouillées des deux côtés si l'on ne souhaite pas les voir diffusées.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 27 avril 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce commentaire d'O. Ezratty (&lt;a href=&quot;http://www.fredcavazza.net/2010/04/12/lavenir-de-linformatique-est-il-au-mobile-ou-au-tactile-les-deux-en-partie/#comments&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;) sur un billet de F. Cavazza (L’avenir de l’informatique est-il au mobile ou au tactile&amp;nbsp;? Les deux (en partie), 12 avril &lt;a href=&quot;http://www.fredcavazza.net/2010/04/12/lavenir-de-linformatique-est-il-au-mobile-ou-au-tactile-les-deux-en-partie/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Un paradigme clé à observer est l’évolution de la répartition des usages entre création (de contenus), consommation (de contenus, comme pour acheter en ligne) et communication.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;L’ordinateur classique avec clavier+souris est adapté à l’ensemble des usages et notamment au premier. Les alternatives mobiles et/ou tactiles telles que l’iPad sont adaptées aux deux dernières et assez peu pratiques pour la création, sauf pour dessiner “au doigt” ce qui ne va pas bien loin. Pour la photo et la vidéo, l’usage d’un mobile pour le transfert n’est pas une activité de création en soi. Le montage (vidéo) ou la retouche (photo) en sont. Et nécessitent encore un ordinateur classique.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le fait est quand dans le grand public, il y a plus de consommateurs que de producteurs, ce, malgré l’avènement des réseaux sociaux. J’ai même l’impression qu’il y a de moins en moins de producteurs, tant les réseaux sociaux consomment le temps des Internautes dans la gestion de leurs interactions avec leur communauté.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Tu évoques justement les comportements de la génération Y. Est-ce que ces nouveaux outils ne sont pas discrètement de les détourner des activités de création&amp;nbsp;? Est-ce que l’on créé plus lorsque l’on consomme trop&amp;nbsp;? C’est un peu comme le diptyque blog/twitter&amp;nbsp;: qui va créer si tout le monde se met à consommer (via les RT) ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 2 mai 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Fred Cavazza, “Facebook va-t-il révolutionner le web ?,” FredCavazza.net, Avril 28, 2010, &lt;a href=&quot;http://www.fredcavazza.net/2010/04/28/facebook-va-t-il-revolutionner-le-web/.&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De nouveau un intéressant billet de F Cavazza, dans lequel, il cite ce tableau&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Revenu-par-internaute_m.jpg&quot; alt=&quot;Revenu-par-internaute.jpg&quot; title=&quot;Revenu-par-internaute.jpg, mai 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
      </channel>
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