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  <title>Bloc-notes de Jean-Michel Salaün - General</title>
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  <description>Repérage de données sur l'économie des documents dans un environnement numérique</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Mon, 13 Feb 2012 08:29:28 -0500</pubDate>
  <copyright></copyright>
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    <title>Le Web sous tension (2)</title>
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    <pubDate>Sun, 12 Feb 2012 21:50:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>General</category>
        <category>314. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; Renouveau ; L’inversion du flux</category><category>33. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre</category><category>512. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; Les paradoxes du néodocument ; Lecture et calcul</category><category>513. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; Les paradoxes du néodocument ; Conversation et traces</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Voici enfin la nouvelle version du &lt;em&gt;Web sous tension&lt;/em&gt; de Roger II Pédauque&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'écriture collective du texte de Roger II a pris du retard. Le temps de la coordination entre les membres du groupe initial et celui de la maturation de la réflexion est très éloigné de la réactivité de l'internet.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici comment s'est déroulé le processus. Dans une première étape, les auteurs des différentes parties ont intégré les commentaires du &lt;a href=&quot;https://espacestemps.co-ment.com/text/vsMAqHUTfIi/view/&quot;&gt;texte initia&lt;/a&gt;l et celui-ci a été largement remanié. Puis, constatant que cette nouvelle version ne répondait pas à notre attente. Nous nous sommes réunis au cours d'un séminaire de deux jours, nous répartissant la critique du texte. Il y a été décidé de publier une nouvelle version du texte en deux temps&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;Tout d'abord un résumé soulignant l'essentiel de l'enjeu sur le ton d'un manifeste, c'est ce résumé qui est aujourd'hui mis en ligne et soumis à la critique.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Ensuite, certaines parties, amendées et corrigées du texte initial serviront de développements et d'illustrations des propos du résumé. Le texte, alors complet, sera publié courant avril.&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;

&lt;p&gt;Nous avons aussi prévu une suite, sous une forme différente, intégrant toutes ces réflexions.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je crois que cela valait de coup de prendre son temps... Le temps est justement la principale tension du Web que Roger II a fait ressortir. Le nouveau texte est là&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;iframe  frameborder=&quot;0&quot; src=&quot;https://espacestemps.co-ment.com/text/IFg22TP6glM/comments_frame/?&quot; style=&quot;height: 600px; width: 99.9%; position: relative; top: 0px;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;



&lt;p&gt;Et pour un accès direct, c'est &lt;a href=&quot;https://espacestemps.co-ment.com/text/IFg22TP6glM/view/&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Séminaire AI Lyon</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/02/10/S%C3%A9minaire-AI-Lyon</link>
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    <pubDate>Fri, 10 Feb 2012 06:14:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>General</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;J'ai oublié de signaler que le séminaire sur l'Architecture de l'information, cette année plus orienté vers les réseaux sociaux, avait repris. Nous avons eu la semaine dernière une séance sur Mouvement sociaux et réseaux sociaux avec A. Casilli et par visioconférence depuis Tunis nos collègues de l'ISD, Raja Fenniche, Mohamed Ben Romdhane et Aida Chebbi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vendredi prochain 17 février, le thème est &lt;em&gt;Réseaux Sociaux et Visualisation&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Visualisation interactive de réseaux sociaux&amp;nbsp;: dernières avancées et défis&lt;/strong&gt;,
Jean-Daniel Fekete, directeur de recherche à l’INRIA, responsable de l’équipe-projet AVIZ.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Depuis dix ans, des progrès significatifs ont été réalisés dans le domaine de la visualisation interactive des réseaux sociaux. Ces progrès permettent d’explorer et de naviguer dans des réseaux de plusieurs millions de sommets et d’arêtes, ainsi que dans des réseaux très denses et enfin dans des réseaux multi-valués (avec de multiples attributs associés aux sommets et aux arêtes).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;''Nous allons passer en revue les nouveautés qui permettront d’améliorer notablement l’analyse exploratoire des réseaux sociaux lorsqu’elles seront intégrées aux logiciels modernes comme Cytoscape, Tulip ou Gephi.
Nous décrirons aussi les défis auxquels les chercheurs se sont attelés et qui permettront d’explorer des réseaux dynamiques, agrégés selon plusieurs hiérarchies, ainsi que liées à des données complexes.''&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cartographie des réseaux sociaux. Des données à la visualisation.&lt;/strong&gt; &lt;a href=&quot;http://www.netvibes.com/joliveau&quot;&gt;Thierry Joliveau&lt;/a&gt;, Professeur de Géographie à l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne, membre de l’UMR Environnement-Ville-Société&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;En partant de l’analyse de différents essais pour dresser une carte de Facebook, on s’interrogera sur la géovisualisation de l’activité des réseaux sociaux au croisement de la question technique et de son rôle social et politique. On terminera par une ouverture sur le thème de la dimension géographique des réseaux sociaux à travers la localisation des membres mais aussi des objets qu’ils échangent ou dont ils débattent.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les dates, thématiques, intervenants des séances suivantes sont&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;9 mars&amp;nbsp;: Opendata et big data, Gauthier Poupeau (Antidot), Tarleton Gillepsie (Cornell University)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;23 mars&amp;nbsp;: Traces et réseau, Éric Fleury (ENS-Lyon), Yannick Prié (Lyon 1), Gérard Grefenstette&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;6 avril&amp;nbsp;: Architecture de l'information pour la recherche SHS, André Gunthert (EHESS), Sophie Pène (ENSCI)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Horaire&amp;nbsp;: 13h30,
Lieu&amp;nbsp;: Salle de conférence de l'IXXI à Lyon. &lt;a href=&quot;http://www.ixxi.fr/?page_id=41&amp;amp;lang=fr&quot;&gt;Plan&lt;/a&gt;. Entrée libre.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Livre &lt;=&gt; Blog &lt;=&gt; Cours</title>
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    <pubDate>Sun, 05 Feb 2012 08:30:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>General</category>
        <category>0. INTRODUCTION - UNE APPROCHE DOCUMENTAIRE DU WEB</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Le livre Vu Lu Su sera disponible en librairie jeudi prochain et en ebook une semaine plus tard. On peut déjà lire l'introduction ci-dessous à partir du widget de La Découverte.&lt;/p&gt;

&lt;object classid=&quot;clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000&quot; codebase=&quot;http://fpdownload.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=8,0,0,0&quot; width=&quot;165&quot; height=&quot;305&quot; id=&quot;ladecouverte_9782707171351&quot; align=&quot;middle&quot; VIEWASTEXT&gt;&lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;sameDomain&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://widget.yodawork.com/book/editis.swf?ean13=9782707171351&amp;bookshop=ladecouverte&amp;url=http://widget.yodawork.com/book&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;quality&quot; value=&quot;high&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;bgcolor&quot; value=&quot;#ffffff&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;embed src=&quot;http://widget.yodawork.com/book/editis.swf?ean13=9782707171351&amp;bookshop=ladecouverte&amp;url=http://widget.yodawork.com/book&quot; quality=&quot;high&quot; wmode=&quot;transparent&quot; bgcolor=&quot;#ffffff&quot; width=&quot;165&quot; height=&quot;305&quot; name=&quot;ladecouverte_9782707171351&quot; align=&quot;middle&quot; allowscriptaccess=&quot;sameDomain&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; pluginspage=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; /&gt;&lt;/object&gt;



&lt;p&gt;Comme les lecteurs assidus de ce blogue le constateront, il reprend souvent des éléments esquissés ici. Le blogue m'a servi en effet de carnet de notes pour la rédaction du livre. Pour rendre compte de cette relation, j'ai indexé une bonne partie des billets à partir de la &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/01/14/Livre%2C-mots-cl%C3%A9s&quot;&gt;table des matières&lt;/a&gt; du livre. Ainsi on peut se rendre compte du murissement du propos ou élargir la réflexion à partir des liens contenus dans les billets ou des idées non reprises dans le livre. Je vais poursuivre et ainsi placer le livre dans l'actualité du web et de la recherche au fur et à mesure des événements et analyses nouvellement produites.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour autant, le livre constitue un document qui garde toute son autonomie. Il est le résultat d'un travail de réflexion et de rédaction, lent et long, bien différent de la dynamique d'un blogue. Il constitue une proposition articulée et complexe, que j'espère novatrice et cohérente, dont la lecture est indépendante du maelström du web, dans le temps et dans l'espace. La version ebook du livre sera actualisée tous les six mois, mais il s'agira bien, chaque fois, d'une nouvelle édition.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin, ce blogue est aussi étroitement articulé à un cours. À l'origine, le livre devait être le manuel du cours, mais mon éditeur m'en a dissuadé. Il a eu raison. Le cours est le lieu de la transmission directe pour les étudiants inscrits, même s'il est librement accessible sur le web. Il ne prend vraiment tout son sens qu'au moment de la transmission. La dernière fois qu'il a été dispensé, c'était en juin 2011. Je dois maintenant l'actualiser et trouver une autre plage pour le proposer en 2012. Un livre a un autre statut, un autre tempo et sa rédaction m'a amené sur d'autres chemins que ceux induits par la pédagogie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sans que cela ait été voulu au départ, je m'aperçois maintenant en souriant que ces trois propositions documentaires complémentaires privilégient chacune une des dimensions du document. Le livre, le vu&amp;nbsp;; le blogue, le lu&amp;nbsp;; et le cours, le su.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;8 février 2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'université du Cleo 2011 vient de mettre en ligne l'enregistrement d'une &lt;a href=&quot;http://leo.hypotheses.org/7856&quot;&gt;conférence&lt;/a&gt; qui reprend principalement les éléments développés dans le chapitre 4 du livre.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>A documentary approach of the Web</title>
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    <pubDate>Mon, 23 Jan 2012 09:41:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>General</category>
        <category>0. INTRODUCTION - UNE APPROCHE DOCUMENTAIRE DU WEB</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Vu_lu_su-couverture_s.jpg&quot; alt=&quot;Vu_lu_su-couverture.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Vu_lu_su-couverture.jpg, nov. 2011&quot; /&gt;
(Seen, Read, Known: Information Architects and the Oligopoly of the Web)
Feb 9th 2012&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;From the introduction:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(...) The first chapter points out that the library as a collector of documents is by far the oldest of the media. Its model is being challenged by digital media, but they are not the first to do this. Movable type printing had already deprived it of its functions of reproduction and circulation of the books. Conversely, the library was, consciously or not, one of the first sources of inspiration for the development of the Web and, ironically, some of the digital players have made use of its model for very profitable businesses even if it had always been based on a non-market ecosystem.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;The second chapter returns to the concept of document to show that if its two functions of transmitting and of proving are ancient, the document has become a familiar object only in the nineteenth century. Its emergence is a contemporary development of modern science. Its peak coincides with the systematization of the library model. As often in the humanities and social sciences, it is when an object appears to be disappearing that the greatest efforts to understand it are made. While analyzing the break-up of the document through digitization, a group of researchers, signing the pseudonym Roger T. Pédauque, proposed to clarify the nature of the document according to its three dimensions: form, text or content, and medium or transmission mode, in other words as it is seen, read and known. This threefold partition will be our framework of reflection in the rest of the book.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;The third chapter shows how the documentary organization, hierarchical and systematic as it has been since the nineteenth century, dominated the twentieth century while perfecting itself, and became a mirror of the society emerging from the industrial and scientific revolution. The construction of the Web under the leadership of the W3C has led to a radical documentary re-engineering that enables the user and modifies the document in its three dimensions. Pushed to its limit, the process reverses our truth system by transforming the individual himself into a document. The ongoing documentary re-engineering is consistent with the emerging values of postmodern society.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;For published documents, three markets were opened, only three, corresponding to the three dimensions of the document: the publishing market, including the sale of goods (form), the library, including the sale of access services (text) and the show which is the sale of attention (medium). The Web is between broadcasting and the library, as the press was between publishing and entertainment in the nineteenth century. In the evolution from publishing to broadcasting via the press and the Web, a gradual change is occurring in the management of the space-time aspect of the production and consumption of published documents as regulated by the pricing system. In addition, the Web imposes itself to the media and makes use of their cross accessing and permanent archiving capabilities to transform them into memory industries. It then becomes possible to think over the traditional cultural economy categories to highlight the importance of the economy of the document. This new reading of cultural industries based on a document entry is the subject of the fourth chapter.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Our three-dimensional analysis of the document allows last (fifth chapter) to throw some light on the strategies of the major industrial players on the Web and to compare them with the intentions of the engineers and the wishes of Internet activists, while noting the distance between the utopias and the industrial achievements. Locking mechanisms and leasing agreements were set up focusing, once again, on one or the other dimension of the document: the form by controlling objects (Apple),  the content by navigating through texts with &quot;industrial readings &quot; (Google), or the relationship (Facebook), with the more or less successfully aim to grab the maximum profit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;The book ends with the need for new information professionals, able to understand and make use of the changes underway to build and manage new documentary infrastructures. The iSchools in North America today train professionals skilled in both computer science and information science. These new professionals are sometimes called Information Architects. In French, I suggest using the term &quot;archithécaires&quot; to indicate those new skills, rooted in the knowledge of library science, but greatly exceeding it.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;In summary, starting from the history of the document and its three-dimensional analysis, the book offers a different perspective on what is being discussed on the web. It shows that the invention of the web by Briton Tim Berners-Lee is taking over the systematic indexing efforts launched in the late nineteenth century, changing the document itself in its three dimensions: form, content and medium. The Web is then like any other media: it follows the model of the library and of broadcasting to meet the documentary aspirations of a society that has deeply changed. The old media themselves are expanding their vocation by becoming &quot;memory industries&quot; through the constantly ongoing and public digital archiving of their production. The newcomers, Apple, Google, Facebook, each favor a different dimension of the document, trying to take a dominant position in the construction of a &quot;neodocument.&quot; (...)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;See also (English subtitles)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/5ICyFJouHv4&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
</description>
    
    
    
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    <title>Mots clés : patience...</title>
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    <pubDate>Tue, 17 Jan 2012 16:03:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>General</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Plusieurs dizaines de lecteurs sagaces de ce blogue ont repéré que j'ai commencé à en indexer les billets. Il me faut donc donner quelques explications.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'indexation est réalisée en langage contrôlé sur la base de la &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/01/14/Livre%2C-mots-cl%C3%A9s&quot;&gt;table des matières&lt;/a&gt; du &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/11/22/Vu%2C-lu%2C-su%2C-couverture-et-r%C3%A9sum%C3%A9&quot;&gt;livre&lt;/a&gt;. Mon objectif est de relier étroitement le livre et le blogue qui l'a inspiré et alimenté et qui reste un bon instrument pour l'actualiser et le critiquer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais patience&amp;nbsp;! Le livre ne sera en librairie que le 9 février et l'indexation n'est pas encore terminée...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>2012, l'année de l'architecture de l'information</title>
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    <pubDate>Wed, 11 Jan 2012 22:45:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>General</category>
        <category>6. CONCLUSION - ARCHITECTES ET ARCHITHEQUES</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Le terme &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/11/08/Vers-des-architectes-de-l-information&quot;&gt;Architecte de l'information&lt;/a&gt; est peu usité dans la francophonie, mais cela pourrait bien changer en 2012.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici quelques-unes des manifestations et évènements prévus sur cette thématique en France et au Québec (j'en oublie sûrement, n'hésitez pas à compléter)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;31 janvier 2012, 9h30-17h &lt;em&gt;Qu’est-ce qu’un architecte de l’information ?&lt;/em&gt; Journée INTD-CNAM (Dicen) / Paris 8 (Index-Paragraphe), CNAM, 292 rue St Martin, Paris 3ème, Amphi Z, &lt;a href=&quot;http://intd.cnam.fr/decouvrir-l-intd/les-manifestations/qu-est-ce-qu-un-architecte-de-l-information--472838.kjsp?RH=intd&quot;&gt;Programme et inscription&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;11 février, &lt;a href=&quot;http://worldiaday.org/&quot;&gt;World IA Day&lt;/a&gt;, 14h30-18h La Cantine, 151 rue Montmartre, Passage des Panoramas 12 Galerie Montmartre, 75002 Paris, &lt;a href=&quot;http://worldiaday.org/locations/paris-france&quot;&gt;Programme et inscriptions&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;1er mars, sortie d'un dossier documentaire sur l'architecture de l'information par le service&lt;a href=&quot;http://ife.ens-lyon.fr/vst/&quot;&gt; Veille &amp;amp; Analyse&lt;/a&gt; de l'Institut Français d'éducation.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;18 juin - 29 juin, cours Architecture de l'information documentaire à l'EBSI de l'Université de Montréal. &lt;a href=&quot;http://archinfo.umontreal.ca/ee2011&quot;&gt;Version 2011&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;18-20 juin, école d'été sur l'architecture de l'information, ENS de Lyon&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;19-20 novembre Colloque international Architecture de l'information à l'ENS de Lyon dans le cadre des entretiens Jacques Cartier&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/01/11/2012%2C-l-ann%C3%A9e-de-l-architecture-de-l-information#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Vu, lu, su, résumé et couverture</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/11/22/Vu%2C-lu%2C-su%2C-couverture-et-r%C3%A9sum%C3%A9</link>
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    <pubDate>Tue, 22 Nov 2011 09:13:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>General</category>
        <category>0. INTRODUCTION - UNE APPROCHE DOCUMENTAIRE DU WEB</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Sortie le 10 février 2012 en librairie, et j'espère avant en ebook.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(...) &lt;em&gt;Le premier chapitre rappelle que la bibliothèque qui collecte les documents est, et de beaucoup, le plus ancien des médias. Si le numérique a ébranlé son modèle, il n’est pas le premier à l’avoir fait. L’imprimerie à caractères mobiles l’avait déjà privée de la fonction de reproduction et circulation des livres. Inversement, la bibliothèque a été, consciemment ou non, une des premières sources d’inspiration pour le développement du Web et, ironiquement, certains des acteurs du numérique ont réussi à faire de l’exploitation de son modèle une activité très profitable alors que celui-ci était depuis toujours fondé sur un écosystème non marchand.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le deuxième chapitre revient sur la notion de document en montrant que si ses deux fonctions, transmettre et prouver, sont très anciennes, le document n’est devenu un objet familier qu’au XIXe siècle. Son émergence est contemporaine du développement de la science moderne. Son apogée coïncide avec la systématisation du modèle de la bibliothèque. Comme souvent dans les sciences humaines et sociales, c’est au moment où l’objet semble s’échapper que les efforts pour le comprendre sont les plus grands. Analysant l’éclatement du document au travers du numérique, un collectif de chercheurs, signant du pseudonyme Roger T. Pédauque, a proposé d’éclairer la nature du document à partir de trois dimensions&amp;nbsp;: la forme, le texte ou le contenu, et le médium ou la transmission&amp;nbsp;; le «&amp;nbsp;vu », le «&amp;nbsp;lu&amp;nbsp;» et le «&amp;nbsp;su ». Cette partition servira de canevas pour la réflexion dans la suite du livre.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le troisième chapitre montre combien l’organisation documentaire, hiérarchique et systématique, issue du XIXe siècle, a dominé le XXe en se perfectionnant, miroir d’une société issue de la révolution industrielle et scientifique. La construction du Web sous l’impulsion du consortium W3C  a conduit à une réingénierie documentaire radicale qui met aux commandes l’internaute et modifie le document dans ses trois dimensions. Poussé au bout, le processus renverse notre régime de vérité en faisant de l’individu lui-même un document. Cette réingénierie documentaire est en phase avec les valeurs émergentes d’une société postmoderne.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Pour les documents publiés, trois marchés, et trois seulement, qui correspondent aux trois dimensions du document, ont été ouverts&amp;nbsp;: l’édition avec la vente de biens (forme), la bibliothèque avec la vente de services d’accès (texte) et enfin le spectacle avec la vente d’attention (médium). Le Web s’insère entre la radiotélévision et la bibliothèque, comme la presse s’était insérée entre l’édition et le spectacle au XIXe. De l’édition à la radiotélévision en passant par la presse et le Web, on observe une modification progressive de la gestion de l’espace-temps de la production-consommation des documents publiés, régulée par l’organisation tarifaire. De plus, le Web s’impose aux médias et les transforme en industries de la mémoire, par leur accès transversal et leur archivage permanent. Dès lors, il est possible de reconsidérer les catégories traditionnelles de l’économie de la culture pour mettre en avant l’importance de celle du document. Cette relecture des industries culturelles à partir d’une entrée documentaire est l’objet du quatrième chapitre.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;L’analyse tridimensionnelle du document permet enfin (cinquième chapitre) d’éclairer les stratégies des principaux acteurs industriels du Web et de les comparer avec les intentions des ingénieurs et les souhaits des internautes militants, soulignant la distance entre les utopies et les réalisations industrielles. Des verrouillages et des affermages ont été mis en place en privilégiant, là encore, l’une ou l’autre dimension du document&amp;nbsp;: la forme, en maîtrisant les objets (Apple), le contenu, en navigant au travers des textes par des «&amp;nbsp;lectures industrielles&amp;nbsp;» (Google), ou encore la relation (Facebook), de façon à accaparer avec plus ou moins de succès le maximum de profits.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le livre se conclut par le besoin de nouveaux professionnels de l’information, capables de comprendre les mouvements en cours pour construire et gérer les nouvelles infrastructures documentaires. Les iSchools en Amérique du Nord forment aujourd’hui des professionnels compétents aussi bien en informatique qu’en sciences de l’information. On appelle parfois ces nouveaux professionnels des «&amp;nbsp;architectes de l’information ». En français, je suggère d’utiliser le terme d’«&amp;nbsp;archithécaires&amp;nbsp;» pour signifier ces nouvelles compétences, puisant leurs racines dans les savoirs bibliothéconomiques, mais les dépassant très largement.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;En résumé, à partir de l’histoire du document et de son analyse tridimensionnelle, le livre propose un éclairage différent de ceux qui se discutent sur le Web. On y constate que cette invention du Britannique Tim Berners-Lee prend la suite des efforts d’indexation systématique lancés à la fin du XIXe, modifiant le document lui-même dans ses trois dimensions&amp;nbsp;: la forme, le contenu et la fonction de transmission. Le Web est alors un média comme un autre, s’inspirant du modèle de la bibliothèque et de celui de la radiotélévision pour répondre aux aspirations documentaires d’une société qui a changé en profondeur. Les anciens médias eux-mêmes élargissent leur vocation en devenant des «&amp;nbsp;industries de la mémoire&amp;nbsp;» par l’archivage numérique continu et public de leur production. Les nouveaux venus, Apple, Google, Facebook, privilégient chacun une dimension différente du document pour tenter de prendre une position dominante dans la construction d’un «&amp;nbsp;néodocument ».&lt;/em&gt; (...)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Vu_lu_su-couverture_m.jpg&quot; alt=&quot;Vu_lu_su-couverture.jpg&quot; title=&quot;Vu_lu_su-couverture.jpg, nov. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Vers des architectes de l'information</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/11/08/Vers-des-architectes-de-l-information</link>
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    <pubDate>Tue, 08 Nov 2011 04:10:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>General</category>
        <category>6. CONCLUSION - ARCHITECTES ET ARCHITHEQUES</category>    
    <description>    &lt;p&gt;J'ai délaissé quelque peu ce blogue, car j'étais pris par le montage du dossier d'un master sur l'architecture de l'information que nous espérons pouvoir ouvrir à la rentrée prochaine à l'ENS-Lyon avec la collaboration de l'EBSI de l'Université de Montréal. Au delà de ce projet particulier, il s'agit de faire bouger les lignes des formations actuellement existantes dans la francophonie. Le manifeste ci-dessous, reproduit de l'argumentaire du master, en traduit l'ambition.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vers des architectes de l'information&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On compte aujourd’hui près de &lt;a href=&quot;http://news.netcraft.com/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;500 millions de sites web&lt;/a&gt; et les dits «&amp;nbsp;sites web&amp;nbsp;» eux-mêmes ne sont que la partie la plus évidente d’un système beaucoup plus vaste d’accès à l’information basé sur les technologies web. Nous accédons aux ressources à partir de terminaux variés (ordinateurs, téléphones intelligents, tablettes et même objets ordinaires) au travers d’outils divers (moteurs, réseaux sociaux, blogues, messageries instantanées ou même sans outil apparent). Dans un environnement aussi compétitif, la fidélité de l’internaute à une interface ou à une ressource dépend en grande partie de l’expérience de sa visite&amp;nbsp;: s’est-il senti immédiatement familier avec l’interface proposée&amp;nbsp;? A-t-il trouvé facilement l’information qu’il cherchait&amp;nbsp;? A-t-il pu interagir avec le système sans réticence&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aux États-Unis, le mouvement des &lt;em&gt;information Schools&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://www.ischools.org/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;iSchools&lt;/a&gt;) vise à répondre à ce défi. Ce mouvement est issu des principales écoles en sciences de l’information nord-américaines, fondées à l’origine pour former des bibliothécaires, qui ont élargi et transformé leur offre de formation en s’alliant souvent avec les départements informatiques des universités. L’idée principale est que, puisque nous assistons à une forte valorisation du savoir notamment au travers du développement des technologies numériques, les professions qui gèrent ce savoir doivent être reconfigurées et revalorisées.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les services documentaires étaient portés par des professions reconnues, aux compétences codifiées et à l’éthique forte mais qui ne répondent plus au défi numérique contemporain. Les nouvelles «&amp;nbsp;infrastructures épistémiques&amp;nbsp;» ne disposent pas de cette tradition et souvent même leur rattachement institutionnel est flottant. C'est donc aussi le constat que les «&amp;nbsp;infrastructures épistémiques », autrefois bibliothèques, centres documentaires, voire musées, se sont déplacées vers les réseaux et les collections numériques et irriguent très directement tous les échelons de la société.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le défi n’est pas mince. Il ne s’agit pas moins que de reconsidérer notre relation aux documents, c’est-à-dire notre rapport à la représentation des évènements passés pour envisager l’avenir. L’éducation est soumise à de profonds ajustements, non seulement parce que ses institutions sont confrontées à la prolifération d’outils numériques de transmission du savoir qu’elles doivent intégrer dans leurs pratiques, mais plus encore parce que l’accès direct au savoir par les internautes modifie considérablement la relation aux experts et à leurs institutions. La création voit ses protections juridiques remises en causes par les pratiques de partage, mais aussi ses processus renouvelés par un accès sans précédent au patrimoine et à des facilités de modelage et de mixage inconnues jusqu’alors. Les institutions de toutes sortes doivent réviser leur système d’information. La science, elle-même, construite pour une bonne part sur la confrontation des documents, bascule dans de nombreuses disciplines vers une e-science, c'est-à-dire une science où les outils numériques deviennent dominants ouvrant des possibilités inédites d’investigation, de calcul et d’analyse.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est aujourd’hui indispensable, pour des sites web riches en contenus, des sites de grandes institutions, à but lucratif ou non, de faire appel à des spécialistes de l’organisation et du repérage de l’information, de même qu’à des spécialistes de l’expérience des utilisateurs. Ces deux types d’expertises convergent vers un même objectif&amp;nbsp;: garantir un accès intuitif et facile au contenu, pour l’utilisateur d’une application ou d’un portail web (ou, plus généralement, de tout système d’information). On appelle les professionnels détenant ces expertises des &lt;em&gt;Information Architects&lt;/em&gt;, «&amp;nbsp;des architectes de l’information&amp;nbsp;» pourrait-on dire en français. Les &lt;em&gt;Information Architects&lt;/em&gt; ont leur propre association professionnelle aux États-Unis, l’&lt;em&gt;IA Institute&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://www.iainstitute.org/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;IAI&lt;/a&gt;), qui comprend une &lt;a href=&quot;http://www.euroia.org/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;branche européenne&lt;/a&gt;. L’IAI compte plus de 2000 membres d’une soixantaine de pays. Une autre association regroupe aussi des professionnels aux compétences proches&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Usability Professionals’ Association&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://www.upassoc.org/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;UPA&lt;/a&gt;).  Il n’existe en France à ce jour aucune formation en architecture de l’information, le terme lui-même est peu usité. Il figure seulement sur le &lt;a href=&quot;http://www.metiers.internet.gouv.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Portail des métiers du web&lt;/a&gt; géré par le ministère comme une rubrique parmi treize autres à la famille de métiers «&amp;nbsp;conception et gestion de projet&amp;nbsp;» ou une parmi seize à celle «&amp;nbsp;production et gestion de contenu », alors même qu’il s’agit d’une famille complète de métiers.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais le contexte numérique évolue très vite, élargissant l'intuition première des fondateurs de l'IA. Le défi du document numérique aujourd’hui est le traitement dynamique des grands nombres, en puissance et mémoire informatique, en surface de réseau, en taille des collections, en traces de navigation, en grandeur de populations touchées. Après la mise en place du web des documents dans les années 90 et la désillusion de la bulle internet, sont venus les outils de partage du web 2.0 et un engouement considérable pour ce nouveau média. Aujourd’hui un troisième chapitre s’ouvre avec d’un côté des projets du web des données impulsés par le W3C et de l’autre des appétits industriels féroces (Apple, Google, Amazon, Facebook, etc.) visant à contrôler les navigations pour en tirer un profit commercial maximum. Le web est maintenant le lieu de l'information dynamique, et les architectes de demain devront gérer plus les flux d'information que les informations elles-mêmes. Ils devront concevoir, préparer, organiser, présenter l’information pour des publics dans un environnement dynamique et de plus en plus numérique, intégrant à grande échelle les technologies du web et les technologies documentaires, mais aussi les technologies ambiantes, celles de la mobilité ou encore celles de l’information urbaine.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’enjeu pour ces nouveaux professionnels sera de concilier les pratiques des différents mondes du document. Il leur faudra, de façon très pragmatique, construire à la fois des prestations et des institutions qui soient réellement dédiées à la communauté qu’ils servent, reprenant à leur compte la longue tradition des infrastructures épistémiques, sans l’inféoder aux stratégies industrielles qui visent à verrouiller le Web ni la réduire à la logique performative des ingénieurs.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/11/08/Vers-des-architectes-de-l-information#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Derniers jours pour Roger II</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/03/30/Derniers-jours-pour-Roger</link>
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    <pubDate>Wed, 30 Mar 2011 04:18:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>General</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Il faut remercier la vingtaine de commentateurs de tous horizons qui ont posté plus de 130 annotations sur le texte collectif &lt;em&gt;Le web sous tensions&lt;/em&gt; mis en discussion et contribuent ainsi à son amendement et son enrichissement. Vous en avez ci-dessous la preuve.&lt;/p&gt;

&lt;div&gt;&lt;iframe  frameborder=&quot;0&quot; src=&quot;https://espacestemps.co-ment.com/text/vsMAqHUTfIi/comments_frame/?&quot; style=&quot;height: 200px; width: 99.9%; position: relative; top: 0px;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;



&lt;p&gt;Il reste encore quelques jours pour ajouter votre contribution ou discuter celles déjà postées. Vous pouvez le faire directement sur ce billet, mais il est sûrement plus confortable d'aller sur le site du texte (&lt;a href=&quot;https://espacestemps.co-ment.com/text/vsMAqHUTfIi/view/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). Le petit groupe chargé de la synthèse démarrera ses travaux le 4 avril. N'hésitez pas&amp;nbsp;! Plus les annotations seront nombreuses, plus le texte final sera enrichi et utile pour l'ensemble de la communauté.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Débats sur «Le web sous tensions»</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/03/14/D%C3%A9bats-sur-%C2%ABLe-web-sous-tensions%C2%BB</link>
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    <pubDate>Mon, 14 Mar 2011 13:44:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>General</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Il y a déjà près d'une soixantaine d'annotations sur le «&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;https://espacestemps.co-ment.com/text/vsMAqHUTfIi/view/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Web sous tensions&lt;/a&gt;&amp;nbsp;» de Roger II Pédauque.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Plusieurs débats sont lancés, par exemple sur&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;la relation entre l'ingénierie et la science du web,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;la dimension temporelle des documents,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;l'archivistique et la diplomatique numérique,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;et évidemment le web sémantique vs web des données,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;et bien d'autres encore que je vous laisse découvrir.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Mais curieusement encore rien ou presque sur la tension entre information et communication pour la construction du web ou sur l'utopie et l'architecture de l'information.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors n'hésitez pas à ajouter votre grain de sel sur ces thématiques ou d'autres encore du texte. Il reste une quinzaine de jours, à la dernière minute il sera trop tard pour que quelqu'un puisse vous répondre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Par ailleurs, Roger 1 est maintenant &lt;a href=&quot;http://cfeditions.com/pedauque/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;accessible&lt;/a&gt; sous epub chez C&amp;amp;F pour 5 Euros&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/03/14/D%C3%A9bats-sur-%C2%ABLe-web-sous-tensions%C2%BB#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Collectif francophone sur l'architecture de l'information</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/03/06/Collectif-francophone-sur-l-architecture-de-l-information</link>
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    <pubDate>Sun, 06 Mar 2011 12:57:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>General</category>
        <category>6. CONCLUSION - ARCHITECTES ET ARCHITHEQUES</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Voilà donc un petit pas de plus dans les bonnes &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/01/13/Tensions-du-web-et-architectes-de-l-information&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;résolutions&lt;/a&gt; 2011.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout est expliqué &lt;a href=&quot;http://archinfo.umontreal.ca/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/03/06/Collectif-francophone-sur-l-architecture-de-l-information#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Annotez « Le web sous tensions » !</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/02/21/Annoter-%C2%AB-Le-web-sous-tensions-%C2%BB</link>
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    <pubDate>Mon, 21 Feb 2011 04:06:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>General</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Comme indiqué dans un précédent billet, un petit groupe franco-canadien de chercheurs propose de reprendre le processus d'écriture collective initié au sein du Rtp-doc sous la signature collective de Roger T. Pédauque. La première version du texte, &lt;em&gt;Le web sous tensions&lt;/em&gt;, est maintenant en ligne et vous pouvez l'annoter. Et n'hésitez pas à le faire savoir auprès d'éventuels contributeurs. Plus le texte sera annoté, plus il pourra être amélioré. L'interface permet les annotations directes sur le texte.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;https://espacestemps.co-ment.com/text/vsMAqHUTfIi/view/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Le web sous tensions&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, Roger II Pédauque Version du 18 février 2011&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Résumé du texte&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Il faut prendre au sérieux l’interpellation de Tim Berners-Lee sur une science du web. Les humanités numériques, à condition de dialoguer étroitement avec les disciplines informatiques, pourraient être le creuset d’une réflexion véritablement transversale et interdisciplinaire sur le web.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Dans cette perspective, le web peut être analysé comme un média en émergence en tension entre deux pôles&amp;nbsp;: information et communication. Tension qui se décline sur les dialectiques publication/conversation et signe/signal et qui donne lieu à des résolutions ou pose encore des défis que l’on peut lire au travers de la distinction pédauquienne forme-texte-médium.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Cette tension se concrétise notamment par, l’intégration dans le document d’une dimension temporelle affirmée. Celle-ci remet en cause les pratiques professionnelles de l’archivistique. Elle touche toutes les étapes de la vie du document et bouleverse sa notion même. Dès lors, on peut s’interroger pour savoir si un critère de sa définition ne serait pas une stabilité, même relative, que l’on peut repérer dans les réponses à une requête.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Même récent, le web a une histoire. Pour ses concepteurs, nous sommes aujourd’hui, après le web des documents, à l’étape du web de données qui est à la fois la réalisation pratique et une évolution de l’idée d’un web sémantique, lancée par T. Berners-Lee en 2001. Il est difficile de raisonner globalement sur le web comme un système à base de connaissance à cause de problèmes de cohérence ou encore de confiance, il est plus facile d’articuler des unités d’information élémentaires comme des données, moins dépendantes du contexte interprétatif. Dès lors, un effort est proposé pour rendre les données accessibles et les lier grâce à un langage commun. Deux pistes se poursuivent en parallèle&amp;nbsp;: celle du web sémantique originel, mais réservé à des domaines limités et structurés, celle du web de données sur un web ouvert. Et malgré la difficulté d’échapper aux visions partielles, la couche de données apparaît de plus en plus comme une couche faisant la relation entre le web traditionnel et le web logique.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;L’ensemble de ces éléments sont portés par un récit, une ou des utopies, qu’il faudrait mieux analyser et dont il faudrait mieux percevoir les effets et se concrétise par l’émergence d’une nouvelle profession, les architectes de l’information.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pourquoi cette initiative alors qu'il existe déjà trois textes de Roger et que l'aventure accompagnait une organisation aujourd'hui oubliée du Cnrs-Stic en réseaux de chercheurs&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Tout d'abord le contexte du web a changé. Sans être obsolètes, les précédents textes de Roger s'appuyaient sur la situation du numérique du début du millénaire en essayant de pointer les défis à venir.  Les thèmes éclairent  la situation actuelle. Mais le web bouge et il faut réajuster le projecteur pour les années à venir.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Ensuite, il existe toujours un besoin pour des réflexions réellement interdisciplinaires sur le web. De ce côté, il semble l'on n'a pas beaucoup avancé. Et pourtant, seul un dialogue approfondi et interdisciplinaire sera vraiment productif pour comprendre le web.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Enfin à côté de la publication qui régule aujourd'hui l'économie scientifique, la concurrence des carrières et des egos, il est utile de produire des textes collectifs, transversaux, indépendants, mettant en perspective les différentes dimensions disciplinaires sur ce média envahissant qui se construit sous nos yeux, non pas pour bâtir un consensus mais bien pour repérer où sont les accords, les différences ou les divergences et par là avancer chacun notre réflexion par une réelle confrontation interdisciplinaire.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Et puis, il existe aujourd'hui des outils et une pratique bien plus développée du dialogue sur le web que du temps de Roger 1er. Il faut poursuivre et élargir les expériences alternatives de production scientifique.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Les responsables de la première version et de la synthèse&amp;nbsp;: Bruno Bachimont (UTC-INA), Valérie Beaudouin (Télécom ParisTech), Jean Charlet (Inserm), Dominic Forest (Université de Montréal), Benoit Habert (ENS-Lyon), Jean-Philippe Magué (ENS-Lyon), Yves Marcoux (Université de Montréal), Alain Mille (Université Claude Bernard - Lyon 1), Vincent Quint (Inria),  Jean-Michel Salaün (Université de Montréal - Collegium de Lyon).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Souhaitons que, comme dans les rédactions précédentes, les scientifiques, académiques, professionnels et experts soient nombreux à lire et annoter ce texte. Le succès de la formule dépend du succès de cet appel. Les expériences précédentes ont montré que l'intégration des commentaires de la première version conduisait à un texte bien plus riche et sur certaines parties fort différent de l'original. Cette version sera disponible pendant un gros mois. Plus vous annoterez tôt, plus vous aurez la chance d'initier des réactions.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Tensions du web et architectes de l'information</title>
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    <pubDate>Thu, 13 Jan 2011 07:57:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>General</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Voici quelques nouvelles et résolutions pour l’année 2011.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Changement d'échelle&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La grande différence entre les questionnements sur le numérique du début du millénaire et ceux de la fin de sa première décennie qui a vu l’explosion des usages du web est le passage à l’échelle. Ce qui relevait, il y a moins de 10 ans, d’un questionnement intellectuel, de montage de prototypes, d’expérimentations limitées, d’observation d’échantillons réduits, est devenu&amp;nbsp;: numérisation de masse, gestion et traitement linguistique et formel de millions de documents ou de traces de navigation, préservation «&amp;nbsp;de routine&amp;nbsp;» de teraoctets, analyse de millions de connexions, usages de masse, stratégies industrielles internationales, investissements de millions et chiffre d’affaires de milliards d'euros ou de dollars, etc. Les mesures, sur les contenus ou les pratiques, sont désormais statistiques; les expérimentations se font directement dans le monde réel&amp;nbsp;; les retours sur investissement doivent être rapides&amp;nbsp;; les réussites sont spectaculaires, mais les échecs aussi sont nombreux, comme les ébranlements des structures plus anciennes. Les cartes se redistribuent sous nos yeux. Ce passage à l’échelle conduit à modifier les analyses, les pratiques professionnelles et, sans doute, les pratiques académiques de recherche elles-mêmes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur la base de ce constat m'appuyant sur ma position transatlantique à mon petit niveau, j'ai pris quelques initiatives.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Roger et le web sous tensions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un petit collectif de travail franco-québécois a décidé de reprendre la dynamique d’écriture de Roger T. Pédauque (pour les petits jeunes qui ne connaissent pas, une bonne explication &lt;a href=&quot;http://vecam.org/article1191.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). Le premier document-martyr sera soumis à vos critiques, ratures et annotations à la fin février. Voici son plan provisoire&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Titre&amp;nbsp;: Le web sous tensions
Parties&amp;nbsp;: Humanités numériques&amp;nbsp;; naissance d’un média&amp;nbsp;; spécificité du web&amp;nbsp;;  transformations des documents&amp;nbsp;; web sémantique, web des données&amp;nbsp;; architectes de l’information.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les premiers rédacteurs sont&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Bruno Bachimont (UTC-INA, Sc de l’information-informatique),&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Valérie Beaudouin (ParisTech ENST, Sociologie)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Jean Charlet (Inserm, Ing des connaissances-informatique)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Michael Eberle-Sinatra (UdeM, littérature et numérique)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Dominic Forest (UdeM, Sc de l’information-philosophie)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Benoit Habert (EDF-R&amp;amp;D, ENS-Lyon, linguistique et informatique)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Jean-Philippe Magué (ENS-Lyon, ingéniérie documentaire)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Yves Marcoux (UdeM, Sc de l’information-informatique)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Alain Mille (INSA, ingénierie des connaissances-informatique)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Jean-Michel Salaün (UdeM, Sc de l’information-économie)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Vincent Quint (Inria, Web)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Je suis persuadé qu’il nous faut continuer à inventer et expérimenter des processus collectifs de réflexion et d'expression scientifique et j’espère que vous participerez nombreux à cette aventure renouvelée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Architectes de l'information&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le passage à l’échelle a conduit à faire appel à des spécialistes de l'organisation et du repérage de l'information, de même qu'à des spécialistes de l'expérience utilisateur pour les sites riches en contenus, des sites d'entreprise, de grandes organisations ou de commerce en ligne. Ces deux d'expertises, très inter-reliées, ont le même objectif&amp;nbsp;: garantir un accès intuitif et facile au contenu du site, pour l'utilisateur d'un site Web (ou, plus généralement, de tout système d'information). Dans un environnement aussi compétitif, ce qui garantit que l'utilisateur d'un site y reviendra dépend en grande partie de sa première expérience. C’est ainsi que la notion d’architecte de l'information est apparue. Les architectes de l’information sont ces spécialistes de l'organisation et de la repérabilité de l'information, et leur pratique s'inscrit généralement dans la philosophie du design de l'expérience utilisateur. La préoccupation constante pour l'utilisateur est ce qui les distingue des informaticiens et architectes de systèmes, avec qui ils travaillent de près, mais qui agissent plutôt dans le «back-end», sur l'optimisation des processus, la structure des bases de données, etc.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;À bien des égards, l'architecture de l'information s'apparente à la bibliothéconomie, dans ses objectifs et ses méthodes&amp;nbsp;: classification, catégorisation, métadonnées, navigation. Selon un sondage mené par Morville et Rosenfeld (IA for the WWW, p. 338), 48.6% des architectes de l'information sondés avaient étudié en architecture de l'information et dans des domaines connexes (interaction homme-machine, utilisabilité, bibliothéconomie, etc.). Parmi ceux-là, 70% avaient une maîtrise, et le domaine d'étude le plus fréquent, rejoignant plus de la moitié des répondants, était la bibliothéconomie et les sciences de l'information.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je n'ai pas, pour ma part, renoncé à l'appellation &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2006/09/04/70-reves-d-architheque&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;archithécaire&lt;/a&gt;, mais au niveau international, c'est bien celle d'architecte de l'information qui prime.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une école d’été aura lieu conjointement des deux côtés de l’Atlantique sur ce thème.&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;À Montréal, il s’agit d’un cours crédité de la &lt;a href=&quot;http://www.ebsi.umontreal.ca/prog/msi.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Maitrise&lt;/a&gt; en sciences de l’information, piloté par Yves Marcoux qui se tiendra du 24 mai au 3 juin 2011.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;À Lyon, il s’agit d’un séminaire en résidentiel pour les doctorants, les chercheurs et les professionnels de l’information qui se tiendra du 21 au 27 mai sur sept jours consécutifs piloté par Jean-Philippe Magué. Ouverture des inscriptions fin février, places limitées, tarif environ 400€ pension complète comprise.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Le programme est en cours d’élaboration. Quatre demi-journées seront communes entre les deux volets. Retenez les dates si vous êtes intéressé(e)s.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D’autres initiatives sont à venir.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>En direct de l'EBSI, 2010</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/12/21/En-direct-de-l-EBSI%2C-2010</link>
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    <pubDate>Tue, 21 Dec 2010 11:29:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>General</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Le numéro 22 de &lt;em&gt;En Direct de l'EBSI&lt;/em&gt;, vient de sortir (&lt;a href=&quot;http://www.ebsi.umontreal.ca/endirect/pdf/endirect_no22.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). Une bonne occasion pour ceux qui ne connaissent pas l'école d'en découvrir quelques moments et pour les anciens de prendre des nouvelles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Extraits pour vous donner envie de lire ces huit pages&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Vingt ans de TIC à l'EBSI&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;1988&lt;/strong&gt;. Les sept micro-ordinateurs de l’EBSI sont équipés de deux lecteurs de disquettes 5¼″ de 360 Ko de capacité, et la recherche d’information dans les bases de données se nomme téléréférence. On interroge les bases de données en ligne à une vitesse de 300 bits par seconde à partir de terminaux papier reliés à des coupleurs acoustiques et l’édition des résultats de recherche à remettre à l’usager se fait par couper/coller avec une paire de ciseaux et du ruban adhésif. (..)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;2010&lt;/strong&gt; (..) Les disquettes de 360 Ko ont cédé la place aux clés de mémoire USB de 4 à 32 Go, les livres numériques ont remplacé les CD-ROM, on cherche l’information sur Internet au moyen d’un réseau à 1 gigabit par seconde (Gbps), et la vie continue…&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lucie Carmel, responsable des laboratoires d’informatique de 1er/2e et 3e cycles&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Confession d'un chargé de cours nombriliste&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;(..) Voyez-vous, je suis profondément nombriliste. Et comme tout nombriliste qui se respecte, je suis un réel control freak. Donnez-moi en pâture une soixantaine d’étudiants bien frais et je rayonne! Toutes ces paires d’yeux rivées sur moi alors que je leur explique les règles des RDDA! Que voulez-vous, je ne peux alors que donner le meilleur de moi-même et tenter, à coup de pirouettes et cabrioles pédagogiques, de garder leur attention fixée sur moi, moi, moi! Je ressors ainsi de la classe en ayant drainé toute leur énergie (ça explique d’ailleurs leur teint verdâtre à la sortie du cours à 22 h!). Si vous me voyez en métro le soir en retournant chez moi, vous me trouverez sur un high, le sourire aux lèvres. (..)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;François Cartier, chargé de cours&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Sondage auprès des diplômés de maîtrise&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;L’EBSI a effectué au printemps 2010 un sondage auprès des finissants de maîtrise de la promotion 2009&amp;nbsp;: 46 des 65 diplômés de 2009 ont répondu au questionnaire. Les résultats indiquent que 93,4 % des répondants avaient un emploi au moment de l’enquête, dont 41 (95,3 %) en sciences de l’information. Le nombre de postes permanents atteignait 48,8 %, tandis que 29,2 % avaient des contrats renouvelables et 22 % des contrats non renouvelables.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour les intéressé(e)s par la maîtrise (master), je rappelle que les demandes d'inscription démarrent le 1er janvier prochain. Il y a maintenant 120 places ouvertes chaque année, mais beaucoup plus de candidatures. Aussi est-il prudent de ne pas tarder pour envoyer son dossier. Toutes les infos sont &lt;a href=&quot;http://www.ebsi.umontreal.ca/prog/msi.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Colloques et document numérique</title>
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    <pubDate>Sun, 31 Oct 2010 00:23:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>General</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;La recherche francophone sur le document est bien vivante. Deux colloques sur le document numérique en témoignent. Ils se tiendront prochainement en France, par ordre chronologique&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La troisième édition de &lt;em&gt;Document numérique et société (DOC-SOC)&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: Documents, contenus numériques&amp;nbsp;: politique en question, les 15 et 16 novembre 2010 à Aix en Provence. &lt;a href=&quot;http://www.conf-sciencespoaix.fr/doc_soc_reg/index.php/docsoc/polenquestion&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La treizième édition du &lt;em&gt;Colloque international sur le document électronique (CIDE)&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: Document numérique entre permanence et mutation les 16-17 décembre à Paris. &lt;a href=&quot;http://europia.org/CIDE13/accueil.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les programmes sont alléchants.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Petit paradoxe&amp;nbsp;: l'un et l'autre colloques distribuent aux participants les actes imprimés. Il ne semble pas prévu de mise en ligne. Il serait intéressant que les organisateurs expliquent leur choix, sinon on pourrait conclure qu'il s'agit simplement d'une histoire classique de cordonnier.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En attendant, puisque je suis conférencier dans le premier voici le &lt;a href=&quot;http://hdl.handle.net/1866/4166&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;texte&lt;/a&gt; de mon intervention.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Du côté québécois, cette semaine du 3 au 5 novembre c'est le congrès des milieux documentaires qui réunit pour la seconde année consécutive l'ensemble des associations professionnelles à Montréal &lt;a href=&quot;https://www.milieuxdoc.ca/congres-des-milieux-documentaires.php&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 9 février 2011&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir critique de la conf &lt;a href=&quot;http://www.cursus.edu/?module=document&amp;amp;uid=71998&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>L'EBSI recrute un professeur</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/10/03/L-EBSI-recrute-un-professeur</link>
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    <pubDate>Sun, 03 Oct 2010 23:30:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>General</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;L'Ecole de bibliothéconomie et des sciences de l'information (&lt;a href=&quot;http://www.ebsi.umontreal.ca/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;EBSI&lt;/a&gt;) de l'Université de Montréal recrute un nouveau professeur. Profil&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt; Spécialisation en sciences de l’information dans au moins deux des domaines suivants&amp;nbsp;: gestion des institutions documentaires ou culturelles, bibliothéconomie (bibliothèques publiques, bibliothèques scolaires), ou secondairement sociologie des pratiques culturelles ou informationnelles.&lt;/em&gt; (tout est expliqué &lt;a href=&quot;http://www.fas.umontreal.ca/affaires-professorales/postes/affichage-2010_2011/affichage_long_EBSI_FR_officiel.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Petit rappel&amp;nbsp;: l'EBSI est la seule école en sciences de l'information francophone en Amérique du nord (&lt;a href=&quot;http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2007-05-0030-004&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;présentation&lt;/a&gt;). Elle propose en formation une &lt;a href=&quot;http://www.ebsi.umontreal.ca/prog/msi.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;maitrise&lt;/a&gt; (master) en sciences de l'information agréée par l'American Library Association réunissant 120 étudiants par cohorte, un &lt;a href=&quot;http://www.ebsi.umontreal.ca/prog/arv.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;certificat&lt;/a&gt; en archivistique, un &lt;a href=&quot;http://www.ebsi.umontreal.ca/prog/gin.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;certificat&lt;/a&gt; en gestion de l'information numérique et un &lt;a href=&quot;http://www.ebsi.umontreal.ca/prog/doctorat.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;doctorat&lt;/a&gt;. Les professeurs ont aussi une activité de &lt;a href=&quot;http://www.ebsi.umontreal.ca/rech/index.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;recherche&lt;/a&gt; soutenue.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avec ce recrutement, le nombre de professeurs atteindra 16 personnes auxquelles il faut ajouter 5 professionnels, 4 administratifs et, chaque année, entre 25 et 30 professionnels extérieurs chargés de cours. L'école va fêter ses 50 ans en 2011, elle est à la fois forte d'une longue tradition et de la vitalité d'une &lt;a href=&quot;http://www.ebsi.umontreal.ca/employes/index.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;équipe&lt;/a&gt;, jeune, élargie et renouvelée ces dernières années.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/10/03/L-EBSI-recrute-un-professeur#comment-form</comments>
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    <title>Le Québec documentaire ne connaît pas la crise</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/03/10/Le-Qu%C3%A9bec-documentaire-ne-conna%C3%AEt-pas-la-crise</link>
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    <pubDate>Wed, 10 Mar 2010 16:31:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>General</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Impressionnante réussite&amp;nbsp;: 41 organismes ou employeurs se sont inscrits au premier &lt;a href=&quot;http://ebsi-sis.weebly.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Salon de l'emploi&lt;/a&gt; organisé conjointement par les étudiants des deux écoles en sciences de l'information de Montréal (EBSI francophone et SIS anglophone) qui se tient le 18 mars prochain à la Grande Bibliothèque, et pas des moindres&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/Salon-emploi-ebsi-2010.jpg&quot; alt=&quot;Salon-emploi-ebsi-2010.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Salon-emploi-ebsi-2010.jpg, mar. 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Félicitations à Claude Ayerdi-Martin, finissante 2010 qui a coordonné l'opération avec sa collègue de McGill, Émilie Paquin. Gageons que plus d'un employeur leur fera une offre&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je rappelle que dans le dernier &lt;a href=&quot;http://www.ebsi.umontreal.ca/emploi/index.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;sondage&lt;/a&gt; effectué par l'EBSI auprès de la promotion des diplômés de 2008, 100% étaient à l'emploi dans le domaine, et que la &lt;a href=&quot;http://diplomes.ebsi.umontreal.ca/emplois/index.aspx&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;banque de données d'emplois&lt;/a&gt; tenue par l'EBSI s'alimente sans discontinuer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est pourquoi nous avons depuis l'année dernière augmenté la taille des cohortes de la &lt;a href=&quot;http://www.ebsi.umontreal.ca/prog/msi.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;maîtrise en sciences de l'information&lt;/a&gt; (120 étudiants). Les inscriptions sont en cours. Pour les candidats intéressés, c'est &lt;a href=&quot;http://www.ebsi.umontreal.ca/admission/demande-msi.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/03/10/Le-Qu%C3%A9bec-documentaire-ne-conna%C3%AEt-pas-la-crise#comment-form</comments>
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    <title>Suis-je un document ?</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/01/02/Suis-je-un-document</link>
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    <pubDate>Fri, 08 Jan 2010 13:59:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>General</category>
        <category>333. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre ; « Je » est un document</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;em&gt;Dédicace spéciale aux étudiants de première année en Maitrise des sciences de l'information de l'EBSI&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici quelques éléments de réponse à cette question, sans prétendre épuiser le sujet.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La première réponse naturelle à cette question, si l'on s'en tient aux définitions officielles ou aux pratiques des professions traditionnelles des sciences de l'information, bibliothécaires et archivistes, est clairement&amp;nbsp;: non. La norme ISO 15489 sur le records management définit le document comme «Tout écrit ou enregistrement considéré comme une unité&amp;nbsp;» (2001a, p. 3, &lt;a href=&quot;http://www.iso.org/iso/fr/catalogue_detail.htm?csnumber=31908&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; ). Au Québec, le document a été défini de façon un peu plus large en 2001 dans la loi&amp;nbsp;: la &lt;em&gt;loi concernant le cadre juridique des technologies de l’information&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&amp;amp;file=/C_1_1/C1_1.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;) indique que le document est une «Information portée par un support – information délimitée et structurée, de façon tangible ou logique selon le support qui la porte, et intelligible sous forme de mots, de sons ou d’images». Ainsi, pour ces textes officiels, le document est un objet (matériel ou électronique) sur lequel est consigné une information, en anglais on dira un «record», un enregistrement. Les savoirs pratiques qui ont structuré les professions traditionnelles du document se sont construits à partir de la manipulation de ces objets. À l'évidence, sauf à élargir considérablement la définition, je ne ressemble pas à de tels objets et, d'ailleurs, on ne trouve pas de bibliothèques ou d'archives d'humains.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais ces définitions, aussi opérationnelles soient-elles, restent à la surface des choses. Un document ne se réduit pas à sa forme et son contenu, sinon tout écrit en serait un et à quoi bon parler de «document»&amp;nbsp;? Dire qu'un écrit est un document, c'est lui donner un statut, une fonction. Le collectif de chercheurs Pédauque l'a signifié en proposant une définition tri-dimensionnelle&amp;nbsp;: forme, contenu et médium, la troisième dimension, le médium renvoyant à la fonction sociale de mise en relation (salaun &lt;a href=&quot;http://hdl.handle.net/1866/572&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;2006&lt;/a&gt;). B. Bachimont dans son historique (2008, &lt;a href=&quot;http://cours.ebsi.umontreal.ca/bachimont2008/documents-diapos-audio/index.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), montre qu'un document a eu deux fonctions complémentaires qui se sont affirmées au cours des siècles, et d'ailleurs fondent bibliothéconomie et archivistique&amp;nbsp;: transmettre et prouver. Prenons successivement l'une et l'autre et voyons si elles peuvent s'appliquer à ma personne.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Transmettre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La transmission peut passer par les individus, c'est d'ailleurs la fonction première du professeur. Mais l'intérêt justement du processus documentaire est d'externaliser la mémoire humaine. L'écriture a été inventée pour classer, mémoriser et transmettre et bien des auteurs, historiens, anthropologues, philosophes (parmi d'autres, J. Goody, &lt;a href=&quot;http://www.scienceshumaines.com/-0ala-raison-graphique-0a_fr_12953.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;1979&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/colan_0336-1500_1988_num_76_1_1049_t1_0124_0000_4&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;1986&lt;/a&gt;&amp;nbsp;;  R. Darnton &lt;a href=&quot;http://www.nybooks.com/articles/21514&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;2008&lt;/a&gt;, M. Serres &lt;a href=&quot;http://interstices.info/jcms/c_33030/les-nouvelles-technologies-revolution-culturelle-et-cognitive&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;2007&lt;/a&gt;) ont disserté sur l'évolution des techniques externes de mémorisation. En effet la transmission humaine est fragile. Ainsi les civilisations orales ont du mal à conserver leur patrimoine culturel et cognitif. «En Afrique, quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle», nous dit Amadou Hampâté Bâ 1960 (&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Amadou_Hamp%C3%A2t%C3%A9_B%C3%A2&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Wkp&lt;/a&gt;). La même réflexion pourrait être reprise pour les connaissances tacites dans une organisation qui se perdent au départ à la retraite des ouvriers qualifiés. Si du point de vue de la transmission on pourrait me considérer comme un document, je serais un document à l'image de ma mémoire, disons plutôt un protodocument sans doute peu fiable et bien fragile. Tout l'effort de documentation, de mise en document, vise justement à réduire cette faiblesse.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La conférence de M. Serres, qui traite spécifiquement de l'externalisation de la mémoire, semble bien indiquer que le document est extérieur à la personne humaine. Et pourtant ironiquement elle nous alerte aussi sur une dimension supplémentaire, sans doute involontairement de la part de l'orateur. La conférence était publique, elle a été enregistrée. Par la magie de la vidéo, cette conférence nous est restituée en différé, au moment où nous, spectateurs (et il serait même plus juste d'employer le singulier), nous le souhaitons. Sans doute, dira-t-on, ce n'est pas vraiment M. Serres, ce n'est qu'une image, c'est un document au sens premier rappelé au début de ce texte.. et pourtant c'était bien lui au moment où il a été enregistré et, oui, c'EST bien lui, virtuellement en chair en os et en esprit, que nous écoutons quand nous cliquons sur la petite flèche qui lance le fichier. Nous avons bien Michel Serres, sous nos yeux et nos oreilles qui nous parle et, sans sa gestuelle, sa verve et sa force de conviction, nous l'écouterions avec moins d'intérêt. Pendant ce temps, le même Michel Serres vaque à des occupations qui nous sont totalement étrangères. Ainsi l'enregistrement audiovisuel est bien un document, mais un document d'une autre nature que l'écrit qui par l'illusion visuelle et sonore produit un effet de réalité et confond le document et son objet, tout spécialement pour la personne humaine du fait de l'empathie créée. C'était déjà le cas de la photographie depuis longtemps. Les albums de famille en font foi qui sont là pour nous rappeler comment nous, ou nos proches, étions tout le long de notre vie. Aujourd'hui, les possibilités d'intervenir sur les images par le numérique modifient rapidement notre perception de la relation entre la photographie et le réel, favorisant à la fois les manipulations et aussi le recul documentaire. Dans cette perspective audiovisuelle, on peut dire que je suis virtuellement un document, par exemple sur une vidéo chargée de transmettre comme &lt;a href=&quot;http://cours.ebsi.umontreal.ca/blt6355&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En réalité, cette virtualisation de l'individu, par sa transformation en document ou peut-être faudrait-il dire en dossier documentaire, n'est pas née avec l'enregistrement de l'image et du son. On en trouve des manifestations dans la construction des personnages célèbres, grands de ce monde ou criminels, ou encore dans la construction progressive de l'auteur romantique entre le 18e et le 19e siècles. M. Foucault a particulièrement étudié ces constructions, en montrant par exemple pour les auteurs l'importance grandissante accordée à leurs archives comme parties prenantes de leur œuvre ainsi que le rappelle R. Chartier (&lt;a href=&quot;http://www.college-de-france.fr/default/EN/all/eur_mod/Cours_du_19_novembre_2009_1ere.jsp&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;2009&lt;/a&gt;). Avec l'arrivée du cinéma le phénomène s'est poursuivi par le star-system d'Hollywood. La diffusion massive de l'audiovisuel l'a considérablement amplifié, jusqu'à faire «star» l'homme ou la femme ordinaire dans les télé-réalités. Chacun ainsi peut avoir l'espoir de devenir célèbre, d'avoir son quart d'heure de gloire comme l'annonçait A. Warhol en 1968 (&lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/15_minutes_of_fame&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;wkp&lt;/a&gt;). Et c'est peu dire que l'internet et le web ont fait exploser cette faculté&amp;nbsp;! Blogues et réseaux sociaux nous obligent à gérer aujourd'hui notre identité numérique, c'est à dire à contrôler plus ou moins laborieusement nos archives, et font de tout un chacun un auteur romantique aux petits pieds, virtuellement un document, en déplaçant les frontières entre les traces de notre vie privée et celles de notre vie publique. Il n'est pas surprenant que les adolescents soient les premiers touchés par cette nouvelle question existentielle, puisque l'adolescence est une période cruciale pour construire son identité (Marnach &lt;a href=&quot;http://www.internetactu.net/2010/01/04/vie-privee-le-point-de-vue-des-petits-cons/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;2010&lt;/a&gt;). Mon double documentaire peut se repérer par exemple de cette façon&amp;nbsp;: comme auteur de livres par &lt;em&gt;WorldCat Identities&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://orlabs.oclc.org/identities/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;accueil&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://orlabs.oclc.org/identities/lccn-n87-801905?&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;moi&lt;/a&gt;) ou par &lt;em&gt;Google Livre&lt;/em&gt; (encore &lt;a href=&quot;http://books.google.ca/books?q=jean-michel+sala%C3%BCn&amp;amp;btnG=Chercher+des+livres&amp;amp;hl=fr&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;moi&lt;/a&gt;) ou comme internaute par exemple par une interrogation sur &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; (toujours &lt;a href=&quot;http://www.google.ca/search?q=jean-michel+sala%C3%BCn&amp;amp;ie=utf-8&amp;amp;oe=utf-8&amp;amp;aq=t&amp;amp;rls=org.mozilla:fr:official&amp;amp;client=firefox-a&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;moi&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Prouver&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La seconde fonction complémentaire de la première, celle de preuve, est à l'origine d'un des débats les plus célèbres des sciences de l'information sur la notion de document à partir de la proposition de S. Briet (&lt;a href=&quot;http://martinetl.free.fr/suzannebriet/questcequeladocumentation/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;1951&lt;/a&gt;,  Buckland &lt;a href=&quot;http://people.ischool.berkeley.edu/~buckland/whatdoc.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;1997&lt;/a&gt;, Day &lt;a href=&quot;http://martinetl.free.fr/suzannebriet/ronday.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;2000&lt;/a&gt;, Lund &lt;a href=&quot;http://www.springerlink.com/content/u5k080n371193376/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;2008&lt;/a&gt;). Pour S. Briet, tout élément qui fait office de preuve est un document, y compris les êtres vivants, s'ils ont cette fonction. Ainsi une antilope dans un zoo est une source primaire donnant naissance à une très nombreuse documentation secondaire. À l'inverse, la même antilope, gambadant libre dans la savane n'a pas de statut documentaire. Selon cette perspective, tout individu est potentiellement un document s'il est utile à prouver quelque chose. Les hommes vivant en sociétés organisées, tous leurs faits et gestes sont potentiellement utiles pour au moins trois champs de connaissances&amp;nbsp;: le savoir scientifique, le commerce, le politique,&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La médecine, les sciences humaines, les sciences sociales et bon nombre de sciences appliquées s'appuient sur l'homme comme document&amp;nbsp;: sur son corps, sur la personne et ses productions, sur l'individu en société, sur les utilisateurs d'objets ou de systèmes. Je suis donc potentiellement une source primaire d'information pour documenter toutes ces disciplines pour peu que je sois observé. La plupart du temps, je suis plus une source de données ponctuelles sur tel ou tel élément partiel qu'un document en soi, qui sont agrégées avec celles en provenance d'autres individus. Mais je peux devenir document à part entière si mon histoire est observée globalement, dans différentes dimensions, comme un archétype représentatif d'un ensemble. Ou encore, je le suis lorsque je suis suivi ou soigné médicalement, mon dossier médical me représente le plus fidèlement possible, ou tout au moins faut-il l'espérer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le marketing est apparu dans les années cinquante pour documenter systématiquement le commerce. Cette documentation s'appuie sur l'observation des consommateurs. Là encore, pour peu que je sois observé je suis une source documentaire, pour le meilleur (adapter les produits à mes besoins) ou pour le pire (me forcer à acheter des produits inutiles). Il s'est produit dans ce domaine un changement radical avec le Web. En effet, pour la première fois, les consommateurs peuvent être observés de façon massive et à leur insu par les traces de navigation qu'ils laissent. Je suis donc là encore une source documentaire, tout particulièrement pour les moteurs de recherches, les réseaux sociaux ou les sites de e-commerce. J'avoue que le manque de transparence dans ces domaines font de moi un document méfiant, cherchant sans doute naïvement à brouiller ma piste.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le troisième champ est le politique, celui qui règle la vie en sociétés, petites ou grandes. Pour les individus, il s'agit des documents administratifs qui définissent notre identité (passeport, carte d'identité,  etc.), nos droits et devoirs (visa, carte de sécurité sociale, feuille d'impôts), nos compétences (diplômes, certificats, permis de conduire etc.), nos jouissances (baux, propriétés, etc.), nos fonctions (contrat de travail). Là aussi des changements documentaires très importants sont apparus avec le numérique, les bases de données venant remplacer de plus en plus les documents traditionnels.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Éthique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jusqu'à présent dans les pratiques des professions du document, les deux fonctions étaient relativement autonomes. La transmission a conduit à la bibliothéconomie, la preuve relevait plutôt de l'archivistique. Avec le numérique, j'ai souvent eu l'occasion de le dire, les frontières entre les deux pratiques ont tendance à s'estomper ce qui témoigne sans doute d'une confusion de plus en plus forte entre les deux fonctions. Mieux, tous les éléments présentés plus haut sont «redocumentarisés», c'est à dire reformatés, catalogués à nouveau, manuellement ou automatiquement. Ils sont, grâce aux performances informatiques qui agissent ici comme des langages documentaires sophistiqués, rangés dans des bases de données et peuvent être mis en relation, travaillés, recalculés à des échelles et selon des configurations jusqu'ici inédites. J'étais documenté, je suis redocumentarisé, c'est à dire que je suis entré dans un ordre documentaire qui, combinant données et métadonnées sur ma personne, peut faire apparaître un «moi documentaire» jusqu'ici impossible à observer.
Pour le «document humain» cette confusion entre transmission et preuve et ces organisations documentaires inédites ne vont pas sans problème d'éthique. Au delà des intérêts et des menaces particulières à chaque dimension déjà notés, le risque principal me parait l'ampleur inédite que donne le numérique au mariage des deux fonctions. Dès lors que la fonction de transmission et celle de preuve s'évaluent sur une grande échelle et sur une grande profondeur, les risques de manipulations des individus, petites ou grandes, ponctuelles ou planifiées, sont réels au travers de leur double documentaire virtuel. N'oublions pas que les hommes ont externalisé leur mémoire pour pouvoir construire des connaissances en manipulant des objets porteurs de sens, les documents. Michel Serres, toujours optimiste, salue l'espace nouveau laissé à la création par l'allègement de notre mémoire. Le danger serait de retourner le raisonnement en se servant de ces mêmes objets pour nous manipuler. Michel Foucault, pessimiste, y trouverait sans doute confirmation de sa réflexion sur le pouvoir (&lt;a href=&quot;http://www.scienceshumaines.com/surveiller-et-punir-naissance-de-la-prison_fr_14326.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;1975&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 11 janvier 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ceux qui pensent encore que cette question reste une curiosité intellectuelle quelque peu ésotérique liront avec profit cet intéressant billet de A. Dupin sur un débat chaud en France&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Droit à l'oubli&amp;nbsp;: le casse tête impossible&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://antoine-dupin.com/leblog/droit-a-loubli-le-casse-tete-impossible/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 13 janvier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est aussi intéressant de relier cette problématique avec l'actualité immédiate, par ex le changement de politique de confidentialité de &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt;. Parmi, bien d'autres, les réflexions de F. Cavazza à ce sujet &lt;a href=&quot;http://www.fredcavazza.net/2010/01/13/comment-les-nouvelles-regles-de-facebook-vont-modifier-le-comportement-des-utilisateurs/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;m ou encore de Tristan Nitot &lt;a href=&quot;http://standblog.org/blog/post/2010/01/12/Google-et-Facebook-dans-le-collimateur-du-public&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 8 octobre 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La redocumentarisation commence au berceau&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;“74 % des bébés français sont présents sur Internet - LeMonde.fr,” Le Monde, Octobre 8, 2010, &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/imprimer/article/2010/10/08/1422128.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 8 avril 2011&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Joli &lt;a href=&quot;http://remue.net/spip.php?article4190&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;billet&lt;/a&gt; de Cécile Portier sur les archives perso Remue.net.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/01/02/Suis-je-un-document#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Évolution des professions du document</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/12/21/%C3%89volution-des-professions-du-document</link>
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    <pubDate>Mon, 21 Dec 2009 18:37:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>General</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Le livre &lt;em&gt;Introduction aux sciences de l'information&lt;/em&gt; sortira en librairie en France le 7 janvier grâce aux éditions La Découverte. Voici en avant-première, pour ceux qui manqueraient de lecture cette fin d'année, un long &lt;a href=&quot;http://hdl.handle.net/1866/3221&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;extrait&lt;/a&gt; du chapitre 1 consacré à l'évolution des professions, qui montre, je crois, tout l'intérêt d'une posture transatlantique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Intr-sc-info-France_m.jpg&quot; alt=&quot;Intr-sc-info-France.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Intr-sc-info-France.jpg, déc. 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Rappel&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Toutes les informations sur le livre (introduction, table des matières, bibliographie sous Zotero, vidéo..) sont accessibles (&lt;a href=&quot;http://www.ebsi.umontreal.ca/diffu/livre-intro_sci_info.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les admissions à la maîtrise (master) en sciences de l'information dont ce livre est le manuel de base sont maintenant ouvertes (&lt;a href=&quot;http://www.ebsi.umontreal.ca/prog/msi.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 28 décembre 2009&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et les Éditions La Découverte viennent de mettre en ligne les 50 premières pages &lt;a href=&quot;http://widget.yodawork.com/book/editis.swf?ean13=9782707159335&amp;amp;bookshop=ladecouverte&amp;amp;url=http://widget.yodawork.com/book&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Couvertures des sciences de l'information</title>
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    <pubDate>Tue, 01 Dec 2009 05:41:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>General</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Le livre Introduction aux sciences de l'information sera dans les librairies françaises en début d'année prochaine grâce aux Éditions La Découverte. Prix 18 Euros.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le contenu est le même que celui de l'édition québécoise, il n'y a que la couverture qui change.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/Introduction-comparaison.jpg&quot; alt=&quot;Introduction-comparaison.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Introduction-comparaison.jpg, déc. 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La couverture française (à droite) est plus élégante, mais j'ai un faible pour le côté foutrac québécois.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Toutes les informations sur le livre sont &lt;a href=&quot;http://www.ebsi.umontreal.ca/diffu/livre-intro_sci_info.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.
Les premiers chiffres de vente du Québec sont très encourageants. Il semble que, sorti seulement en septembre, il figure parmi les meilleures ventes de l'année 2009 des Presses de l'Université de Montréal.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une des explications de ce succès est, bien sûr, la popularité grandissante des professions de l'information au Québec.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'EBSI a effectué au printemps 2009 un sondage auprès des finissants de maîtrise de la promotion 2008&amp;nbsp;: 29 des 67 diplômés de 2008 ont répondu au questionnaire. Les résultats indiquent que tous les répondants avaient un emploi au moment de l'enquête, dont 26 (89,7%) en sciences de l'information. Le nombre de postes permanents atteignait 46,2%, tandis que 42,3% avaient des contrats renouvelables et 11,5% des contrats non renouvelables.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;42,3% des répondants avaient un salaire de plus de 50 000 $, 23,1% avaient un salaire de 40 000 à 49 999 $, 19,2% avaient un salaire de 30 000 à 39 999 $ et 11,5% avaient un salaire de 60 000 $ ou plus (chiffre atteint pour la première fois pour des finissants depuis que nous faisons ce sondage).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Depuis l'année 2009, le contingentement de la maîtrise a été élevé à 120 étudiants pour un programme entièrement révisé (&lt;a href=&quot;http://www.ebsi.umontreal.ca/prog/msi.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). Le processus d'admission pour l'automne 2010 démarre en janvier prochain.. au moment de la sortie du livre en France.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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