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    <title>Economie du document (Bloc-notes de Jean-Michel Salaün) - Moteurs</title>
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    <description>Repérage de données sur l'économie des documents dans un environnement numérique</description>
    <language>fr</language>
    <pubDate>Thu, 23 Feb 2023 18:35:44 -0500</pubDate>
    <copyright>Creative Commons BY-NC</copyright>
    <docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>
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        <title>Google et la presse : le déplacement de valeur n'est pas où on le croit</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/10/29/Google-et-la-presse-%3A-le-deplacement-de-valeur-n-est-pas-ou-on-le-croit</link>
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        <pubDate>Mon, 29 Oct 2012 11:03:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Moteurs</category>
                        <description>          &lt;p&gt;Beaucoup de bruit en ce moment en France autour des relations entre Google et la presse et le projet de taxer la firme pour alléger les pertes accumulées du secteur. On trouvera&lt;a href=&quot;http://www.erwanngaucher.com/29102012Taxe-Google--les-medias-font-ils-de-l39info-ou-du-lobbying-.media?a=1009&quot;&gt; ici&lt;/a&gt; un bon résumé de la position ambigüe des journaux français dans cette affaire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour amener ma petite pierre, voici deux points supplémentaires qui, curieusement, n'ont pas été évoqués et pourtant se trouvent au centre de la question.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Combien Google-news rapporte-t-il à Google ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans un&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/07/31/506-livre-et-journal-danseuse-et-entraineuse-de-google&quot;&gt; billet&lt;/a&gt; publié, il y a deux ans, j'avais relayé ce début de réponse&amp;nbsp;: &lt;em&gt; on peut s'interroger sur la motivation réelle de la firme à développer un service qui ne lui procure pas de revenus directs puisqu'il n'y a pas de publicité sur les pages du service. La réponse vient d'être donnée par Marissa Mayer, responsable des recherches sur les produits et les usages de la firme à un déjeuner du journal Fortune qui la résume ainsi (trad JMS) :&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;Google News&lt;em&gt; est gratuit et n'a pas de publicité. Alors combien rapporte-t-il à Google&amp;nbsp;? Environ 100 millions de $. (..) Le géant en ligne compte sur &lt;/em&gt;Google-News&lt;em&gt; pour orienter les lecteurs vers le principal moteur de recherche de Google, où ils font des recherches qui, elles, génèrent de la publicité.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;What’s Google News worth? $100 million&lt;em&gt;, &lt;/em&gt;Fortune&lt;em&gt;, 22 juillet 2008 (&lt;a href=&quot;http://bigtech.blogs.fortune.cnn.com/2008/07/22/whats-google-news-worth-100-million/&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) repéré par &lt;/em&gt;Abondance&lt;em&gt; (&lt;a href=&quot;http://actu.abondance.com/2008/07/google-news-rapporte-100-millions-de.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;(...)  Il n'y a bien évidemment aucun monopole possible de &lt;/em&gt;Google&lt;em&gt; sur la capacité de traitement des pages des journaux, mais une rentabilité certaine, si l'on en croit les chiffres indiqués, d'un service qui reprend la classification et le filtrage réalisé par les journaux, y adapte la puissance de traitement sémantique de la firme, et ne demande &lt;/em&gt;in fine&lt;em&gt; qu'une maintenance légère.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Depuis les techniques de personnalisation se sont développées. Google-news propose de réaliser par filtrage son propre journal. On peut penser que, par ce biais, Google peut affiner ses techniques de ciblage publicitaire, ce qui est un apport supplémentaire du service, encore peu développé il y a deux ans.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'est-ce que la presse traditionnelle apporte à Google ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les journaux français mettent en avant l'apport en contenu de la presse et donc la possibilité pour Google d'enrichir sa base sémantique par leur traitement. La réalité est moins évidente. On s'en convaincra en consultant le &lt;a href=&quot;http://archinfo01.hypotheses.org/42&quot;&gt;webinaire&lt;/a&gt; que nous avons réalisé avec Franck Rebillard.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'en tire les éléments suivants&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;La seule entreprise de médias à laquelle Google paye pour l’information (en France), c’est l’AFP. Pas seulement en raison du risque de procès. Google a besoin de l’AFP pour connaître en amont ce que vont être les sujets les plus importants de la journée.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Il y a une forte redondance de l'information dans les médias traditionnels. Les traitements différents proviennent souvent des pure players (Médiapart, Rue89) ou de blogs.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Face au web, le traitement de l'information a tendance à s'accélérer dans les médias traditionnels et les stratégies de référencement ont un impact certain sur la rédaction des articles de presse.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Ainsi, il n'est pas vraiment sûr que la presse apporte grand chose à Google. Le service qui a une vraie valeur ajoutée pour lui est l'AFP et, là, la transaction commerciale a été négociée. Rien de plus logique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Donc en résumé&amp;nbsp;: 1) Google-news permet à Google de maintenir l'internaute sur ses sites en l'incitant à des recherches sur le moteur et nous savons combien cela est conforme à l'évolution générale du modèle Google (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/01/19/R%C3%A9cup%C3%A9rer-le-Web%2C-version-Google&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; pour l'interprétation du CA,&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/06/06/Web-de-donn%C3%A9es%2C-Google%2C-Wikip%C3%A9dia%2C-les-liaisons-dangereuses&quot;&gt; là&lt;/a&gt; pour la logique générale expliquée à partir de l'exemple du KnowledgeGraph)&amp;nbsp;; 2) La presse traditionnelle n'amène pas grand chose à Google, sinon peut-être sa légitimité, c'est-à-dire le capital de son image de marque. Le principal apport provient des agences de presse.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Même si on peut comprendre la nervosité des journaux face à la santé financière de Google, on peut penser que le combat mené aujourd'hui est décalé par rapport à la réalité des faits.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir en complément&amp;nbsp;:
B. Raphael, « &lt;a href=&quot;http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20121029trib000727732/google-contre-les-editeurs-de-presse-au-bal-des-hypocrites.html&quot;&gt;Google contre les éditeurs de presse: au bal des hypocrites&lt;/a&gt; ». La tribune, 29 oct 2012 .&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;01 nov 2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a des signes qui ne trompent pas&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;«  &lt;a href=&quot;http://blog.lefigaro.fr/medias/2012/10/meme-superman-lache-la-presse.html?xtor=RSS-29&quot;&gt;Crise de la presse : même Superman jette l’éponge !&lt;/a&gt;- Etreintes digitales », 29 oct 2012&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;05-11-2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir aussi&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.mondaynote.com/2012/11/04/the-press-google-its-algorithm-their-scale/&quot;&gt;The press, Google, its algorithm, their scale&lt;/a&gt; F Filloux 4 nov 2012&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Web de données, Google, Wikipédia, les liaisons dangereuses</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/06/06/Web-de-donnees--Google--Wikipedia--les-liaisons-dangereuses</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:e83b9d996ccf9b4c06de691c1f4874f7</guid>
        <pubDate>Wed, 06 Jun 2012 10:07:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Moteurs</category>
                          <category>313. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; Renouveau ; Le Web</category>
                  <category>522. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du texte : Google</category>
                <description>          &lt;p&gt;Voici un nouveau billet pour montrer combien les avancées techniques et commerciales du web peuvent se lire au travers de la grille de la théorie du document et que celle-ci permet de souligner des impensés ou des non-dits. Cette fois je prendrai deux illustrations reliées&amp;nbsp;: le web de données et la dernière annonce de Googlle, le Knowledge Graph.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le web de données&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tim Berners-Lee dans une prestation, bien connue de la petite histoire du web, a prôné la mise à disposition libre des données, pour réaliser ce qu'il appelle le web de données, après avoir renoncé à l'appellation &quot;web sémantique&quot;. Dans cette &lt;a href=&quot;http://www.ted.com/talks/tim_berners_lee_on_the_next_web.html&quot;&gt;conférence&lt;/a&gt; de février 2009 à TED, je retiendrai pour mon propos le passage soulignant le rôle joué par Wikipédia (à 8mn 25s), et notamment cette diapositive.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.TBL-WKP-TED-Fev-2009_m.jpg&quot; alt=&quot;TBL-WKP-TED-Fev-2009.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;TBL-WKP-TED-Fev-2009.jpg, juin 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'image devrait éveiller quelques souvenirs aux bibliothécaires. &lt;em&gt;Wikipédia&lt;/em&gt;, en effet, réalise une opération qui s'apparente au cataloguage, plaçant dans des champs des données descriptives du document principal pour construire une sorte de répertoire bibliographique, &lt;em&gt;DBpédia&lt;/em&gt;, même si ici les champs sont moins formalisés que ceux des catalogueurs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'homologie est encore plus surprenante si l'on se souvient que P. Otlet, un des premiers théoriciens du document, avait lui-aussi proposé la réalisation d'une encyclopédie dans son rêve de cataloguer tous les documents du monde. On peut le vérifier, par exemple, sur cette image tirée de son&lt;a href=&quot;http://hdl.handle.net/1854/5612&quot;&gt; livre testament&lt;/a&gt; (p.41) et bien connue des lecteurs de ce blogue&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Otlet-1934_m.jpg&quot; alt=&quot;Otlet-1934.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Otlet-1934.jpg, mar. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pourtant, il existe une différence radicale entre le projet de P. Otlet et celui de T. Berners-Lee. La documentarisation s'est déplacée. Pour le premier, l'enjeu est de récolter les documents pour les cataloguer, et l'encyclopédie n'est qu'un aboutissement, en réalité une utopie qui ne sera jamais vraiment opérationnelle. Pour le promoteur du web, cet objectif est atteint. En effet, les documents sont déjà en ligne, repérables par les moteurs de recherche, mis en place par la première étape du web. Mieux l'encyclopédie est aussi déjà là et s'enrichit dans une dynamique continue selon la logique de la seconde étape du web (&lt;em&gt;Wikipédia&lt;/em&gt; est une figure emblématique du web 2.0).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'enjeu est alors différent, conforme à l'évolution de la société - nous ne sommes plus à l'époque du triomphe de la science positive. Il s'agit de reconstruire des documents à partir des requètes des internautes en se servant comme ossature logique des données récoltées notamment dans l'encyclopédie et aussi dans d'autres bases coopératives comme &lt;em&gt;Freebase&lt;/em&gt;. &lt;em&gt;DBpédia&lt;/em&gt; est considérée par les chercheurs comme &lt;a href=&quot;http://www.springerlink.com/content/rm32474088w54378/fulltext.pdf&quot;&gt;un noyau pour un web de données ouvertes&lt;/a&gt;. Tim O'Reilly, l'inventeur de l'expression Web 2.0 souligne pour sa part que &lt;em&gt;Freebase constitue le pont entre l'intelligence collective issue de la base du web 2.0 et le monde plus structuré du web sémantique&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://radar.oreilly.com/archives/2007/03/freebase-will-p-1.html&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; trad JMS).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous sommes toujours dans une sorte de cataloguage, mais les métadonnées ne servent plus à retrouver un document, &quot;libérées&quot;, rendues interopérables et traitables par les logiciels du web de données, elles se détachent de leur document d'origine pour se combiner et produire de nouveaux documents, nous dirons des néodocuments. A cet ensemble premier, peut alors se relier nombre de bases de toutes natures, libérées elles-aussi, mais ordonnées grâce à l'ossature initiale. Ci-dessous la version de sept 2011 du graphe ainsi constitué (voir &lt;a href=&quot;http://richard.cyganiak.de/2007/10/lod/lod-datasets_2010-09-22_colored.png&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; pour naviguer dessus)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.DBpedia-W3C-col-sept-2011_m.jpg&quot; alt=&quot;DBpedia-W3C-col-sept-2011.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;DBpedia-W3C-col-sept-2011.jpg, juin 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;L'encyclopédie &lt;em&gt;Wikipédia&lt;/em&gt; est un outil privilégié pour construire l'armature de ce nouvel ensemble car elle a vocation à être neutre et universelle. Tout se passe comme si les wikipédiens avaient catalogué les entrées de l'encyclopédie en ligne et que la mise en réseau de cette classification universelle pouvait autoriser la construction d'un nouveau monde documentaire, celui du néodocument servant sans doute moins à transmettre et prouver, comme son ancêtre, mais plus à échanger et convaincre dans une relation utilitariste.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et en trichant un peu, on peut modifier et compléter alors le tableau de P. Otlet pour bien signifier la continuité historique de la logique documentaire du web, y compris pour ses applications les plus contemporaines. Peut-être que d'autres, plus doués que moi en graphisme, auront le plaisir de développer les pictogrammes...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Otlet-revisite_m.jpg&quot; alt=&quot;Otlet-revisite.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Otlet-revisite.jpg, juin 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le &lt;em&gt;Knowledge Graph&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; a annoncé tout récemment l'intégration d'une dimension sémantique dans son moteur de recherche, baptisée &lt;em&gt;Knowledge Graph&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://googleblog.blogspot.fr/2012/05/introducing-knowledge-graph-things-not.html&quot;&gt;communiqué&lt;/a&gt;, pour une présentation rapide en fr voir &lt;a href=&quot;http://www.abondance.com/actualites/20120521-11478-knowledge-graph-google-officialise-son-moteur-semantique.html&quot;&gt;Abondance&lt;/a&gt;, et une analyse voir &lt;a href=&quot;http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2012/06/la-guerre-du-sens-est-declaree.html&quot;&gt;Affordance&lt;/a&gt;). La firme fait ici un pas important vers le web de données.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le principe du service est de proposer parallèlement aux réponses traditionnelles aux requêtes (liste de liens vers des documents pertinents récupérés par le &lt;em&gt;PageRank&lt;/em&gt;), des informations construites à la volée donnant des éléments de contexte et, le cas échéant, la réponse elle-même. &lt;em&gt;Google a indiqué qu'il avait soigneusement retravaillé son algorithme pour puiser des informations dans des bases de données comme Freebase ou Wikipedia afin de donner du contexte aux mots.&lt;/em&gt; (L&lt;a href=&quot;http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/tech-medias/actu/0202066791375-google-passe-son-moteur-de-recherche-en-mode-intuitif-324258.php&quot;&gt;es Echos&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Là encore, la continuité avec l'histoire documentaire est manifeste. Déjà comme l'indique Tim Berners-Lee lui-même, &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; avait permis au premier web de devenir une bibliothèque&amp;nbsp;: &lt;em&gt;dès le développement du Web, ses détracteurs ont souligné qu’il ne pourrait jamais être une bibliothèque bien organisée, que sans base de données centrale et sans structure arborescente, on ne pourrait jamais être sûr de tout trouver. Ils avaient raison. Mais la puissance d’expression du système a mis à la disposition du public des quantités importantes d’informations et les moteurs de recherche (qui auraient paru tout à fait irréalisables il y a dix ans) permettent de trouver des ressources.&lt;/em&gt; (citation extraite de l'&lt;a href=&quot;http://www-sop.inria.fr/acacia/cours/essi2006/Scientific%20American_%20Feature%20Article_%20The%20Semantic%20Web_%20May%202001.pdf&quot;&gt;article&lt;/a&gt; qui lance le web sémantique, trad fr &lt;a href=&quot;http://www.urfist.cict.fr/archive/lettres/lettre28/lettre28-22.html&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). Avec ce nouveau service, &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; reconstruit à la volée un néodocument correspondant au contexte de la requête et l'affiche sur la page de réponse. Il participe ainsi directement à la suite de l'aventure, le web des données ou le web 3.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'avenir nous dira quel sera l'intérêt et le succès de ces néodocuments, qui remplaceront sans doute quelques documents traditionnels et ouvriront peut-être aussi d'autres avenues. Mais avec l'arrivée de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; dans le paysage du web de données, il est déjà possible de pointer un non-dit de cette aventure. Pour cela l'analyse en trois dimensions du document (vu, lu, su) est éclairante. J'ai déjà eu l'occasion de dire que les trois étapes de l'histoire du web privilégiaient chaque fois une des dimensions&amp;nbsp;: la forme, le repérage, le vu avec le premier web, celui du document&amp;nbsp;; le medium, la transmission, l'échange, le su avec le web 2.0, celui du partage&amp;nbsp;; le sens, le contenu, le lu avec le web de données, l'ex-web sémantique. Tim Berners-Lee et ses collègues du W3C se sont surtout intéressés aux webs 1 et 3, considérant le 2 comme simplement une extension naturelle du 1 et repoussant les questions sociales dans les dernières couches logicielles du &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Semantic_Web_Stack&quot;&gt;''cake''&lt;/a&gt;. Pourtant le carburant économique du web, nous le savons, est bien dans l'économie de l'attention, c'est-à-dire dans la deuxième dimension.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Déjà dans le premier web pris selon cette dimension, &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Wikipédia&lt;/em&gt; n'étaient pas sans connivence (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/04/08/227-economies-de-wikipedia-2-l-attention&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). On peut même prétendre que sans &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Wikipédia&lt;/em&gt; n'aurait pas eu le même succès et que sans &lt;em&gt;Wikipédia&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; n'aurait pas eu la même saveur. Mieux, la tentative de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; de construire sa propre encyclopédie a tourné court, comme si le succès de la coopération dans &lt;em&gt;Wikipédia&lt;/em&gt; impliquait l'affichage du désintéressement. Les deux services sont alors complémentaires, fondant un écosystème au sens fort du terme basé sur l'économie de l'attention.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est un peu tôt pour savoir ce que donnera le nouveau service de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; en termes documentaires, mais on peut déjà avoir une petite idée de son impact sur l'économie de l'attention. Comme l'explique O. Andrieu sur &lt;a href=&quot;http://www.abondance.com/actualites/20120604-11526-google-le-knowledge-graph-genere-plus-de-requetes%E2%80%A6-et-de-publicites.html&quot;&gt;''Abondance''&lt;/a&gt;,  Il semble déjà que l'impact sur le nombre de requêtes soit important. Il ajoute&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Cela est logique dans le sens où le &quot;Knowledge Graph&quot; propose de nombreux liens concernant l'objet de la requête et de l'&quot;entité nommée&quot; détectée. D'ailleurs, cela pourrait clairement être à l'avantage de Google&amp;nbsp;: l'internaute tape une requête sur la page d'accueil du moteur, obtient les résultats du Knowledge Graph, reclique sur les liens de recherche proposés, etc. Bref, autant de possibilité d'afficher des Adwords pour Google et autant de clics publicitaires potentiels !&lt;/em&gt;. De plus le processus tend à réduire l'impact des stratégies de référencement des sites au profit de l'achat de mots-clés, ce qui est doublement profitable pour &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;. Inversement, il tend à faire monter dans les réponses les rubriques de &lt;em&gt;Wikipédia&lt;/em&gt;...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour illustrer l'importance du changement, voici trois requêtes faites sur Google.com, telles qu'elles apparaissent en plein écran sur ma machine. Le néodocument généré automatiquement se trouve sur la droite. Le lecteur conclura de lui-même.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/F-Hollande-Knoledge-Graph-06-06-2012.jpg&quot; alt=&quot;F-Hollande-Knoledge-Graph-06-06-2012.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;F-Hollande-Knoledge-Graph-06-06-2012.jpg, juin 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/L-Page-Knowledge-Graph-06-06-2012.jpg&quot; alt=&quot;L-Page-Knowledge-Graph-06-06-2012.jpg&quot; title=&quot;L-Page-Knowledge-Graph-06-06-2012.jpg, juin 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/W-Disney-Knowledge-Graph-06-06-2012.jpg&quot; alt=&quot;W-Disney-Knowledge-Graph-06-06-2012.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;W-Disney-Knowledge-Graph-06-06-2012.jpg, juin 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;29 juillet 2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;ITW d'Emily Moxley, responsable du Knowledge Graph chez Google&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;« &lt;a href=&quot;http://www.readwriteweb.com/archives/how-google-organizes-the-world-qa-with-the-manager-of-knowledge-graph.php&quot;&gt;How Google Organizes the World: Q&amp;amp;A With the Manager of Knowledge Graph&lt;/a&gt; ». ReadWriteWeb, 26 juil 2012 .&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Extraits (trad JMS)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;ReadWriteWeb: Quel est l'objectif de Google avec le Knowledge Graph ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Emily Moxley&amp;nbsp;: Il s'agit de cartographier le monde réel en quelque chose que les ordinateurs puissent comprendre. Cela consiste à prendre des objets du monde réel, à comprendre ce que sont ces choses et quelles sont les choses importantes à leur sujet, ainsi que leurs relations à d'autres choses. C'est la partie que je trouve la plus fascinante&amp;nbsp;: Quelle est la relation entre toutes ces différentes choses ?&lt;/em&gt;
(..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;RWW: Comment les choses sont ajoutées au Knowledge Graph&amp;nbsp;? Apprend-il de noueaux concepts des usagers ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;EM: Il est actualisé très activement par les employés de Google. Avant, Metaweb (JMS&amp;nbsp;: qui a développé Freebase, rachetée par Google) était cette base d'entités et de faits et les &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/06/06/employés de cette société&quot; title=&quot;employés de cette société&quot;&gt;employés de cette société&lt;/a&gt; utilisaient beaucoup leur intuition sur ce qui importait pour les usagers et sur quelle information aller chercher. Depuis qu'ils ont été rachetés par Google, Google dispose de tous ces usagers cherchant de l'information,(...)  Google sait que les gens qui cherchent une chose en cherchent aussi d'autres. Ainsi on peut voir des relations intéressantes en regardant les sessions agrégées des usagers. Une des prochaines étapes est effectivement d'expliquer ces relations fortuites. Qu'est-ce qui est semblable à ce groupe d'acteurs&amp;nbsp;? Qu'est-ce qui explique dans ce film que les gens le recherche souvent avec ces cinq autres ?&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;RWW: Est-ce que travailler avec des sources de données extérieures comme le CIA World Factbook ou Wikipedia, est plus compliqué que travailler avec les données de Freebase ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;EM: Il y a un vrai défi avec les sources de données externes, c'est la correspondance (reconciliation). Même en interne, nous venons d'acheter Metaweb il y a deux ans, et nous avions déjà une énorme quantité de données dans certains domaines, les données des livres et cartes locales sont les principaux. Ces deux étaient bien plus importants que Freebase. Ils disposaient de beaucoup plus d'entités et d'informations. Les faire correspondre à la nouvelle organisation des données fut un gros défi. (..) Ce n'est pas plus difficile avec des éléments extérieurs qu'internes.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;RWW: Mais devez-vous corriger des choses&amp;nbsp;? Comment choisissez-vous si c'est plutôt le CIA World Factbook ou Google qui a raison ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;EM: Volontairement, nous essayons de nous en tenir à des choses définitivement vraies - factuelles - pas des choses sujètes à spéculation ou opinion, et nous faisons des erreurs du côté des faits. Aussi si cela est sujet de controverse, nous pourrions décider de ne pas le montrer (dans la Knowledge box). (...)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Avec Knowledge Graph l'objectif est différent (de la recherche classique). Il s'agit d'obtenir une information le plus rapidement possible, mais aussi de vous donner des informations que vous ne saviez même pas que vous recherchiez. (...)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;9 août 2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La présentation officielle en &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=mg91_trV4hY&amp;amp;feature=player_embedded&quot;&gt;vidéo&lt;/a&gt; du KG. Cela va très vite, la recherche par image a été intégrée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;30 août 2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il semble que les infos de profil de Google + soient &lt;a href=&quot;http://blog.recherche-eveillee.com/2012/08/etre-logue-ou-non-sur-google-une.html&quot;&gt;intégrées&lt;/a&gt; maintenant&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Le sens commun lu par Google</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/03/16/Le-sens-commun-lu-par-Google</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:909621c541a4f977ca29b77eaf7c49aa</guid>
        <pubDate>Fri, 16 Mar 2012 05:55:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Moteurs</category>
                          <category>332. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre ; De la neutralité</category>
                  <category>512. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; Les paradoxes du néodocument ; Lecture et calcul</category>
                  <category>522. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du texte : Google</category>
                <description>          &lt;p&gt;&lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; vient d'annoncer un important changement dans l'utilisation de ses algorithmes à l'issu notamment du rachat récent de la firme &lt;em&gt;Metaweb&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://online.wsj.com/article_email/SB10001424052702304459804577281842851136290-lMyQjAxMTAyMDEwNDExNDQyWj.html&quot;&gt;Wsj&lt;/a&gt; repéré par &lt;a href=&quot;http://actu.abondance.com/2012/03/changement-dalgorithme-en-vue-pour.html&quot;&gt;Abondance&lt;/a&gt;). Il s'agit pour certaines questions simples de donner directement la réponse en haut de la page, plutôt qu'une liste de liens y conduisant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Extraits de l'article du Wsj qui reprend la présentation d'Amit Singhal, un des responsables du moteur (trad JMS)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le moteur s'approchera plus de &quot;comment les hommes comprennent le monde&quot; a dit M Singhal, remarquant que pour de nombreuses recherches aujourd'hui &quot;nous croisons les doigts en espérant qu'il y ait bien une page où se trouve notre réponse.&quot;&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Selon ce changement, quelqu'un qui cherche &quot;Lac Tahoe&quot; verra les principaux &quot;attributs&quot; connus du moteur sur le lac, comme la localisation, l'altitude, la température moyenne ou sa salinité. Aujourd'hui, ceux qui cherchent &quot;lac Tahoe&quot; ne trouvent que des liens vers le site Web des visites, ses rubriques Wikipédia et un lien sur une carte.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Pour une question plus complexe comme&amp;nbsp;: &quot;quels sont les 10 plus grands lacs de la Californie ?&quot;, Google donnera la réponse plutôt que des liens vers d'autres sites.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Par exemple, des gens qui cherchent un auteur particulier comme Ernest Hemingway pourront trouver sous le nouveau système une liste des livres de l'auteur qu'ils pourront feuilleter et des pages d'information sur d'autres auteurs ou livres pertinents, selon une personne au courant des plans de la firme. On peut supposer que Google proposera aussi d'acheter des livres.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Quelqu'un de bien informé a dit que ce changement vers une recherche sémantique pourrait toucher les résultats de recherche de 10 à 20% de toutes les requêtes, soit des dizaines de milliards par mois.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;M Singhal a dit que Google et l'équipe du Metaweb, qui comprend aujourd'hui environ 50 ingénieurs, ont augmenté la taille de leur index à plus de 200 millions d'entités, en partie grâce au développement d'algorithmes d'extraction ou des formules mathématiques capables d'organiser les données disséminées sur le Web. Les organisations et agences gouvernementales ont été aussi approchées pour l'accès à leurs bases de données, y compris le CIA World Factbook, qui hébergent des informations encyclopédiques actualisées sur tous les pays du monde.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une étape supplémentaire s'ouvre donc dans l'industrie de la lecture, la priorité mise par Google sur la deuxième dimension du document, le lu, proche des efforts du Web de données. De plus en plus, Google et Wikipédia deviennent complémentaires dans la construction d'un &quot;sens commun&quot; à partir des multiples documents disponibles. Il faut entendre ici sens commun dans toutes ses acceptions et il faudrait des études plus sérieuses que celles que j'ai consultées jusqu'ici à propos des conséquences de cette évolution globale du &quot;lu&quot; sur notre rapport au savoir, sur &quot;comment les hommes comprennent le monde ?&quot;. Est-il raisonnable de laisser la réponse à cette question aux aléas de la stratégie d'une firme commerciale&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Récupérer le Web, version Google</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/01/19/Recuperer-le-Web--version-Google</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:cdb82452330ce562d2beed106ab578a8</guid>
        <pubDate>Mon, 23 Jan 2012 15:24:00 -0500</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Moteurs</category>
                          <category>522. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du texte : Google</category>
                <description>          &lt;p&gt;Voici ce que l'on peut lire dans la dernière &lt;a href=&quot;http://investor.google.com/earnings/2011/Q4_google_earnings.html&quot;&gt;présentation&lt;/a&gt; des résultats financiers de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; (trad JMS)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Google a eu vraiment un solide trimestre cloturant une grande année. Le chiffre d'affaires de l'année a augmenté de 29%, et celui du trimestre a dépassé les 10 milliards pour la première fois&quot; a déclaré Larry Page, président de Google, &quot;Je suis très content de la croissance d'Android, de Gmail et de Google+, qui aujourd'hui a dépassé globalement les 90 millions d'usagers, bien au delà du double de ce que j'avais annoncé il y a juste trois mois. En construisant une relation significative avec nos usagers via Google+ nous allons inventer de surprenantes expériences croisant nos services. Je suis très excité par nos perspectives pour 2012, il y a d'énormes possibilités pour aider nos usagers et augmenter nos affaires&quot;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Remarquons l'absence d'allusion à la recherche et l'insistance sur &lt;em&gt;Google+&lt;/em&gt;, présenté comme le service fédérateur, celui qui relie les autres pour ouvrir des opportunités nouvelles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est aussi l'occasion d'actualiser mon schéma.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Revenus-Google-2011Q4_m.jpg&quot; alt=&quot;Revenus-Google-2011Q4.png&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Revenus-Google-2011Q4.png, janv. 2012&quot; /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On y constate encore une fois que l'écart entre les revenus publicitaires des sites propres à &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; et ceux du réseau &lt;em&gt;Adsense&lt;/em&gt; continue de se creuser. Sur une année, entre 2010 et 2011, la part des revenus issus de la publicité sur les sites de Google est passée de 66% à 69%, pour un chiffre d'affaires global de 37,9 Mds de $ et un bénéfice de 9,7 Mds soit une rentabilité commerciale intéressante de presque 26%. En 2004, la rentabilité n'était &quot;que&quot; de 12,5%, tandis que les revenus des deux réseaux faisaient pratiquement jeu égal. Autrement dit le recentrage de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; sur ses activités, ou - ce qui revient au même - l'enfermement de l'internaute dans ses services, n'est pas vraiment désintéressé.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est une autre façon de le repérer. J'ai déjà eu l'occasion de montrer combien l'évolution de la page d'accueil de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; reflétait les choix stratégiques de la firme (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2008/09/05/525-le-coeur-du-metier-de-google&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/09/15/533-le-coeur-du-metier-de-google-suite&quot;&gt;là&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Page-Google-22-01-2012_m.jpg&quot; alt=&quot;Page-Google-22-01-2012.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Page-Google-22-01-2012.jpg, janv. 2012&quot; /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La nouvelle page d'accueil de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;, telle qu'elle apparait en Amérique du nord est révélatrice de l'évolution de la stratégie, par son changement d'esthétique, comme par l'occupation nouvelle de l'espace de la page&amp;nbsp;: moins de recherche (&lt;em&gt;search&lt;/em&gt;) même si elle reste au centre, plus de services personnalisés... sans oublier &lt;em&gt;Chrome&lt;/em&gt; dont on connait la place essentielle dans l'enfermement de l'internaute (v. &lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2011/12/07/google-chrome-internet-explorer-6&quot;&gt;Framasoft&lt;/a&gt;).
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et quand on passe la souris sur &lt;em&gt;more&lt;/em&gt;, on obtient&amp;nbsp;:
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Page-Google-22-01-2012-_2__m.jpg&quot; alt=&quot;Page-Google-22-01-2012-_2_.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Page-Google-22-01-2012-_2_.jpg, janv. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est une façon très parlante de visualiser la dérive du coeur du métier de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;, autrefois moteur ouvert sur l'ensemble du Web, aujourd'hui de plus en plus un ensemble de services cernant l'espace documentaire de l'individu. On constate néanmoins que la culture première de la firme reste le texte, la deuxième dimension du document. On ne trouve sur cette page aucune image, sinon les icônes des services rangées en liste dans un tableau comme du texte et toujours documentées par leur nom.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu 26-01-2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur la concurrence Google / FaceBook, voir&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mathew Ingram, « &lt;a href=&quot;http://gigaom.com/2012/01/23/facebook-picks-fight-with-google-over-who-is-more-evil/&quot;&gt;Facebook picks fight with Google over who is more evil&lt;/a&gt; », GigaOM, janvier 23, 2012.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Pourquoi Google est un média</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/12/03/Pourquoi-Google-est-un-media</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:f80baf79d3afa4b6fc7b67c7bbfa0c49</guid>
        <pubDate>Sat, 03 Dec 2011 13:02:00 -0500</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Moteurs</category>
                          <category>422. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Le Web entre flot et bibliothèque</category>
                  <category>522. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du texte : Google</category>
                <description>          &lt;p&gt;Dans un commentaire du précédent billet, Piotr conteste ma proposition de considérer Google comme un média. Voici ses arguments&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;J'ai du mal à assimiler Google à un média&amp;nbsp;: il me semble qu'un média diffuse des contenus, ce qui n'est le cas de Google qu'accessoirement. Enfin, rapprocher une indépendance qui serait revendiquée par Google de celle qui l'est effectivement par le New York Times est malheureux car cela suppose que Google soit animé par une éthique journalistique, ce qui n'est évidemment pas le cas. J'ajoute qu'un média a pour effet de rémunérer la production de contenus, ce qui n'est pas non plus le cas de Google.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je dois le remercier de son commentaire, qui me donne l'occasion de préciser les choses. Je crois, bien sûr, qu'il se trompe mais son propos mérite discussion car il me semble être assez largement partagé et risquer de brider l'analyse. Reprenons ses arguments les uns après les autres (en italique-gras).&lt;/p&gt;


&lt;h2&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Un média diffuse des contenus, ce qui n'est le cas de Google qu'accessoirement.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;


&lt;p&gt;Le moteur de recherche de Google donne accès à du contenu et ne le diffuse pas vraiment au sens strict, en effet. La diffusion et l'accès sont deux activités différentes et qui peuvent être économiquement antagoniques. Je l'ai montré dans deux billets anciens (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/03/15/199-diffusion-vs-acces-deux-economies-antagoniques&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/03/22/209-diffusion-acces-une-economie-de-l-attention-antagonique&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt; là&lt;/a&gt;). Pour autant, elles ont été déjà articulées dans l'histoire. C'était le cas des bibliothèques avant la popularisation de l'imprimerie à caractères mobiles qui a marginalisé les scriptoria et donc éloigné l'activité de diffusion de celle de l'accès. Et c'est aujourd'hui le cas des médias de diffusion qui proposent sur le web une activité d'accès en ouvrant leurs archives, et aussi en direct dès qu'un article est mis en ligne et ne sera lu que si l'internaute prend la peine d'y accéder.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ainsi la différence entre diffusion et accès s'estompe sur le web, même si elle ne disparait pas (on la retrouve par ex dans la différence entre le &lt;em&gt;pull&lt;/em&gt; et le &lt;em&gt;push&lt;/em&gt;). Dès lors, définir le média par la fonction de diffusion et non celle d'accès était déjà discutable, c'est inopérant aujourd'hui.&lt;/p&gt;


&lt;h2&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Rapprocher une indépendance qui serait revendiquée par Google de celle qui l'est effectivement par le New York Times est malheureux car cela suppose que Google soit animé par une éthique journalistique, ce qui n'est évidemment pas le cas.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;


&lt;p&gt;Oui, &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; n'est évidemment pas animé par une éthique journalistique. Cela signifie-t-il pour autant qu'il ne revendique pas une indépendance, que cela ne relève pas d'une éthique de média et que cette dernière ne puisse être comparée à celle du journalisme&amp;nbsp;? Ma réponse est non à ces trois dernières négations.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Commençons par l'éthique journalistique. J'ai eu déjà l'occasion sur ce blogue de rappeler combien elle était relative et récente (tournant XIXe-XXe) et combien le web la faisait évoluer&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/04/05/La-redocumentarisation-%28du-journalisme%29-en-deux-citations&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;(ici&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/12/06/De-la-transparence..&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;, de son côté, revendique clairement une indépendance et a ce qu'il faut bien appeler une éthique, même si on peut (doit) la discuter. Cela était perceptible dès le premier papier de Brin et Page (&lt;a href=&quot;http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S016975529800110X&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), et est exprimé aujourd'hui sur le site de la firme en dix principes dans la page intitulée '&lt;a href=&quot;http://www.google.fr/intl/fr/about/corporate/company/tenthings.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;'Notre philosophie&lt;/a&gt;'', dont je ne reprends ci-dessous que quelques brefs extraits&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;



&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&quot;  1. Rechercher l'intérêt de l'utilisateur et le reste suivra&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Depuis sa création, la société Google concentre ses efforts sur le confort d'utilisation des internautes. Lorsque nous concevons un nouveau navigateur Internet ou lorsque nous apportons un plus à l'aspect de notre page d'accueil, c'est votre confort que nous cherchons à satisfaire, et non un quelconque objectif interne ni les exigences de résultats de la société.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
2. Mieux vaut faire une seule chose et la faire bien&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Le cœur de métier de Google est la recherche sur Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
3. Toujours plus vite&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
4. La démocratie fonctionne sur le Web&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;La recherche Google fonctionne, car sa technologie fait confiance aux millions d'internautes qui ajoutent des liens sur leur site Web pour déterminer la valeur du contenu d'autres sites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
5. Vous n'êtes pas toujours au bureau lorsque vous vous posez une question&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
6. Il est possible de gagner de l'argent sans vendre son âme au diable&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Pour assurer un service à tous nos utilisateurs (qu'ils soient ou non annonceurs), nous avons défini un ensemble de principes sur nos programmes et nos pratiques publicitaires&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Google autorise la diffusion d'annonces sur ses pages de résultats uniquement si ces annonces sont en lien direct avec les résultats obtenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Nous pensons que la publicité peut être efficace sans être envahissante. Google n'accepte pas les publicités sous forme de fenêtres pop-up, qui gênent la lisibilité des pages consultées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Sur Google, les publicités sont toujours clairement identifiées comme &quot;liens commerciaux&quot;. (..) Nos utilisateurs font confiance à l'objectivité de Google et rien ne pourrait justifier la remise en cause de cette confiance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
7. La masse d'informations continue de croître&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
8. Le besoin d'informations ne connaît aucune frontière&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Notre société a été fondée en Californie, mais notre mission consiste à faciliter l'accès aux informations dans le monde entier et dans toutes les langues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
9. On peut être sérieux sans porter de cravate&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
10. Il faut toujours aller de l'avant&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Même si vous ne savez pas exactement ce que vous recherchez, c'est notre rôle de trouver une réponse sur le Web, et pas le vôtre. &quot;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;On peut discuter du bien fondé, de la sincérité et de l'application de ces principes, tout comme on peut discuter de l'objectivité des journalistes ou de la position d'un journal, mais il est difficile de ne pas y voir l'affirmation d'une indépendance, qui relève bien d'une éthique de média. On y retrouve les grands classiques&amp;nbsp;: la démocratie, l'information pour tous, le rejet des pressions, la recherche sans fin de l'information.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En réalité, l'importance d'une éthique pour ce qu'on appelle maintenant l'activité de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Curation_de_contenu&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;&quot;curation&quot;&lt;/a&gt; commence à être discutée et c'est bien normal (par ex &lt;a href=&quot;http://patriceleroux.blogspot.com/2011/03/curation-creation-perspective-et.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&quot;http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=1601487&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;là&lt;/a&gt;  ou encore &lt;a href=&quot;http://www.google.fr/url?sa=t&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=pariser%20ted%20&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=1&amp;amp;ved=0CB4QFjAA&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.ted.com%2Ftalks%2Feli_pariser_beware_online_filter_bubbles.html&amp;amp;ei=jMfcTqnsKMiAhQeCpOEH&amp;amp;usg=AFQjCNFBzdgAyCq9QMtRZudYl7fc5B4a5A&amp;amp;cad=rja&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). On peut aussi remarquer et regretter l'absence d'allusion à la protection de la vie privée dans les principes de la philosophie de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;, qui montre qu'il reste encore des débats et des combats à mener pour que l'activité du web prenne sa juste place dans l'espace public médiatique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sans doute, journalisme et moteur de recherche n'ont pas la même posture par rapport à l'information, mais on peut constater que les modèles culturels y pèsent tout autant. Ainsi, l'idéal du journalisme à la française est marqué par le rôle de l'intellectuel dans la dénonciation des scandales (Panama, Dreyfus) avec une forte connotation littéraire, tandis que l'idéal américain s'appuie sur l'exemple de la science pour mettre en avant l'objectivité (Lippmann). Comment ne pas voir le même type de clivages dans les débats et polémiques autour de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;, tout particulièrement au moment des polémiques sur &lt;em&gt;Google-Book&lt;/em&gt; lancées, il y a quelques temps, par J.-N. Jeanneney&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin même s'il y avait une part de provocation de ma part, la comparaison entre le &lt;em&gt;NYT&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; se justifie pleinement. L'un et l'autre sont les symboles du modèle nord-américain dans leur domaine et veulent faire école. Nous manquons de comparaison internationale sérieuse avec d'autres modèles (&lt;em&gt;Naver&lt;/em&gt; en Corée, &lt;em&gt;Baidu&lt;/em&gt; en Chine, &lt;em&gt;Yandex&lt;/em&gt; en Russie).&lt;/p&gt;


&lt;h2&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Un média a pour effet de rémunérer la production de contenus, ce qui n'est pas non plus le cas de Google&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;


&lt;p&gt;La plupart des médias, sinon peut-être tous, ont démarré en ne rémunérant pas ou peu les contenus, voire en les piratant (à commencer par l'édition de livres). Il est probable qu'à l'avenir &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; soit amené à rémunérer les contenus pour la part de son activité qui s'approche le plus de la diffusion. Cela est sensible pour &lt;em&gt;YouTube&lt;/em&gt;, et ce fut au coeur des discussions sur &lt;em&gt;Google-Book&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais il est vrai que &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;, pour sa part principale (la recherche), se trouve du côté de l'accès et non de la diffusion, dans la même position que les bibliothèques. Cela le conduit à considérer le contenu comme une donnée librement accessible, dans un modèle proche de celui de la bibliothèque qui retire les documents d'une relation commerciale pour les mettre librement à disposition. On pourrait pour cette raison mettre les bibliothèques et &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; en dehors du secteur des médias, mais alors on s'interdit de poursuivre lucidement l'analyse, comme je l'ai dit plus haut, et comme je l'ai présenté, par ex &lt;a href=&quot;http://lafeuille.blog.lemonde.fr/2011/09/13/les-trois-dimensions-de-leconomie-de-la-publication/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>La position dominante de Google</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/11/30/La-position-dominante-de-Google</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:cb3785a3922854acc437258df6407480</guid>
        <pubDate>Wed, 30 Nov 2011 04:21:00 -0500</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Moteurs</category>
                        <description>          &lt;p&gt;Intéressante étude de chercheurs indépendants résumée par le &lt;em&gt;Journal du Net&lt;/em&gt;&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Joshua D. Wright, &lt;em&gt;Defining and Measuring Search Bias: Some Preliminary Evidence&lt;/em&gt;, International Center for Law &amp;amp; Economics, 3 non 2011, &lt;a href=&quot;http://www.laweconcenter.org/images/articles/definingmeasuring.pdf&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Pdf&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.journaldunet.com/solutions/moteur-referencement/seo-bing-versus-google/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;résumé français&lt;/a&gt; du JdN.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'étude cherche à vérifier si &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;MSN&lt;/em&gt; favorisent leurs services au travers de leurs moteurs respectifs. Sa conclusion est que les biais de &lt;em&gt;Bing&lt;/em&gt; (MSN) sont beaucoup plus forts que ceux de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce résultat ne devrait pas surprendre les lecteurs assidus de ce blogue. Étant sous le coup d'enquête antitrust aux US et en Europe ses principaux marchés (&lt;a href=&quot;http://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/google-antitrust/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;JdN&lt;/a&gt;), &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; prendrait un  risque beaucoup trop élevé à favoriser ses services sur son moteur. Mais la réalité de la domination de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; est de moins en moins dans le fonctionnement de son moteur et de plus en plus dans l'écosystème documentaire qu'il met en place captant l'attention du lire/écrire pour présenter les publicités contextuelles, comme déjà expliqué &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/09/22/Google-et-la-publicit%C3%A9&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'en profite pour actualiser mon graphique avec les derniers chiffres du CA de la firme (par trimestres). La tendance à la concentration sur les sites de la firme s'accélère encore.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.CA_Google_Q3_2011_m.jpg&quot; alt=&quot;CA_Google_Q3_2011.png&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;CA_Google_Q3_2011.png, nov. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Reste que la position de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; est souvent mal comprise. On le traite, par exemple, «&amp;nbsp;d'irresponsable&amp;nbsp;» quand il change son algorithme pour affiner ses résultats (&lt;a href=&quot;http://www.numerama.com/magazine/20439-google-est-il-devenu-totalement-irresponsable.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), car il réduit brutalement la visibilité de sites commerciaux, jusqu'à parfois les mettre en péril. Mais &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; n'a pas de responsabilité assumée dans le développement économique. C'est un média qui, comme tel, doit garder son indépendance. Sans doute sa position dominante lui confère une influence qui mériterait d'être analysée plus rigoureusement qu'elle ne l'a été jusqu'ici, mais que dirait-on si, par exemple, le &lt;em&gt;NYT&lt;/em&gt; modifiait la ligne éditoriale en fonction des récriminations de tel ou tel commerçant&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 7 décembre 2011&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A compléter avec &lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2011/12/07/google-chrome-internet-explorer-6&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Google Chrome deviendra-t-il un nouveau IE6 ?&lt;/a&gt;  de Framasoft et&lt;a href=&quot;http://allthingsd.com/20111205/the-rise-of-google-the-ascent-of-facebook-and-the-decline-of-everyone-else/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt; The Rise of Google, the Ascent of Facebook and the Decline of Everyone Else&lt;/a&gt; sur la position écrasante de G dans le marché de la pub US.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Google et la publicité</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/09/22/Google-et-la-publicite</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:84aafdce931f68b438c08d5ec10a0bfb</guid>
        <pubDate>Thu, 22 Sep 2011 08:53:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Moteurs</category>
                          <category>522. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du texte : Google</category>
                <description>          &lt;p&gt;Le plus grand ennemi de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; est sans doute &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; lui-même. La place de plus en plus dominante qu'il a pris sur le marché publicitaire le rend vulnérable aux procédures antitrusts. E. Schmidt s'est expliqué hier devant le &lt;em&gt;Congrès américain&lt;/em&gt; à ce sujet, sans vraiment convaincre semble-t-il (&lt;a href=&quot;http://www.readwriteweb.com/enterprise/2011/09/schmidt-to-congress-weve-learn.php&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). Par ailleurs la &lt;em&gt;Commission européenne&lt;/em&gt; a lancé une enquête pour abus de position dominante fin 2010 dont on trouvera une présentation très claire sur le &lt;em&gt;Journal du Net&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://www.journaldunet.com/solutions/moteur-referencement/commission-europeenne-google/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). En réalité, les relations entre la firme et la publicité ne sont pas nécessairement aussi mécaniques qu'il est souvent écrit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La pression des annonceurs est un risque pour l’indépendance d’un moteur, risque très souvent souligné, y compris par Larry Page et Sergey Brin, fondateurs de la firme, dès leur première présentation du &lt;em&gt;Pagerank&lt;/em&gt; en 1998 (voir &lt;a href=&quot;http://ilpubs.stanford.edu:8090/361/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Appendice A&lt;/a&gt;). Mais si on ne peut exclure que la firme favorise un annonceur dans les classements, le risque parait moins élevé que pour tout autre média construit sur l’économie de l’attention ou plutôt l’influence des annonceurs est plus indirecte. Dès les premières années de la firme, entre les années 2000 et 2002, &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; a construit, en effet, un système original d'enchères pour organiser à son profit et sous son contrôle sa relation avec les annonceurs par la vente de mots-clés. De plus, l'enchère n'est pas le seul paramètre pour déterminer le gagnant, &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; y ajoute un indicateur de qualité de l'annonce dont il détermine lui-même les critères. Sous l’impulsion d’Hal Varian qui a rejoint la firme comme économiste en chef en 2002, la firme a fait basculer la totalité de son marché sous ce système. On peut dire que &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; a construit son propre système économique interne en contrôlant tous les paramètres du marché des annonceurs. Tout est clairement expliqué dans un &lt;a href=&quot;http://www.wired.com/culture/culturereviews/magazine/17-06/nep_googlenomics?currentPage=1&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;article de ''Wired''&lt;/a&gt; déjà commenté sur ce blogue (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/08/09/La-martingale-de-Google&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette organisation du marché publicitaire doit être mise en parallèle avec le développement de services ou le rachat d’entreprises visant à couvrir tout l’espace documentaire numérique et son suivi statistique selon tous les paramètres possibles. Le principal effet de la pression du marché publicitaire est sans doute d’avoir incité la firme à se développer vers les services documentaires. L’année 2005 marque une nette accélération. Cette année-là ont été ouverts coup sur coup&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Google Earth&lt;/em&gt;, ... &lt;em&gt;Maps&lt;/em&gt;, ... &lt;em&gt;Talk&lt;/em&gt;, ...&lt;em&gt;Video&lt;/em&gt;,  ... &lt;em&gt;Desktop&lt;/em&gt;, ... &lt;em&gt;Book Search&lt;/em&gt;. Si ces services ont connu depuis des fortunes diverses, le mouvement général d’investir l’ensemble du système documentaire ne s’est pas ralenti, bien au contraire avec, entre autres, &lt;em&gt;Android&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Youtube&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Chrome&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Google +&lt;/em&gt;. Voir&lt;a href=&quot;http://www.businessinsider.com/timeline-the-growth-of-google-beyond-search-2011-8&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt; ici&lt;/a&gt; le déroulé des développements de la firme.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour bien comprendre la logique de la croissance de la firme et ses conséquences, il est utile d’observer l’évolution de son chiffre d’affaires. En 2010, Google a engrangé 29,3 milliards de dollars, un chiffre impressionnant pour une firme aussi jeune (moins de la moitié tout de même de celui de Apple.). J'ai déjà présentée sur ce blogue le graphique ci-dessous de l’évolution de la répartition du chiffre d’affaires, mesurée par trimestre depuis que la firme a clairement affirmé sa stratégie en 2005. Il est probable que le rachat de Motorola modifie la structure du CA à l'avenir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Revenu-Google-Q2-2011_m.jpg&quot; alt=&quot;Revenu-Google-Q2-2011.png&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Revenu-Google-Q2-2011.png, juil. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La courbe en bleu clair présente les revenus autres que la publicité. On constate qu’ils ne décollent pas. &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; doit toute sa fortune à la publicité (97% du chiffre d’affaires du deuxième trimestre de 2011). Mais le plus intéressant est l’évolution contrastée des courbes jaune et mauve. La courbe jaune présente l’activité de régie publicitaire de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;, c’est-à-dire le placement de publicité pour des sites tiers (&lt;em&gt;Adsense&lt;/em&gt;). La courbe mauve représente la publicité sur les sites propres de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;. En 2005, les deux rentrées publicitaires faisaient jeu égal. Puis tandis que la régie avait une croissance modeste, les activités propres de la firme décollaient, expliquant à elles seules la croissance générale du chiffre d’affaires. Le développement de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; sur l’ensemble des services documentaires porte ses fruits et peut se lire très directement dans son chiffre d’affaires.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ainsi il est possible que &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; favorise les résultats de ses propres services sur son moteur. Ce sera sans doute difficile à prouver, mais cela est tentant quand on détient tous les paramètres de la construction du marché. Mais on peut aussi interpréter la stratégie de la firme comme le contrôle à des fins publicitaires de l’ensemble de notre système documentaire personnel et c'est sans doute là le principal effet du système économique autocentré qu'elle a mis en place.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Google confirme sa stratégie (Apple aussi)</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/07/20/Google-confirme-sa-strategie</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:596e1cc7fa41b63e37b1a37a6aebda7f</guid>
        <pubDate>Wed, 20 Jul 2011 03:59:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Moteurs</category>
                          <category>521. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie de la forme : Apple</category>
                  <category>522. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du texte : Google</category>
                <description>          &lt;p&gt;Les performances financières du deuxième trimestre de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; permettent d'actualiser mon graphique sur la structure de son chiffre d'affaires. Pour ce trimestre de 2011 plutôt morose pour l'économie mondiale, les bénéfices nets sont de 2,5 Mds de $US, on comprend l'enthousiasme des analystes financiers.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Revenu-Google-Q2-2011_m.jpg&quot; alt=&quot;Revenu-Google-Q2-2011.png&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Revenu-Google-Q2-2011.png, juil. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'évolution déjà notée s'accentue encore. Le chiffre d'affaires est toujours constitué en quasi-totalité par la publicité. La publicité sur les sites propres de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;, en forte croissance une nouvelle fois ce trimestre, constitue maintenant plus des 2/3 du chiffre d'affaires (6,2 Mds de $US, soit 69% du CA) tandis que les revenus de régie publicitaire (Adsense, noté Réseau sur le graphique) plafonnent et ne font «que» 2,5 Mds (soit tout de même environ le CA estimé de Facebook pour la totalité de l'année 2010..). Au premier trimestre de 2005, les deux revenus étaient quasiment à égalité (0,66 et 0,58 Mds de $US).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour nous, ces chiffres confirment la &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=5ICyFJouHv4&amp;amp;feature=player_embedded&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;stratégie de ''Google''&lt;/a&gt; de centrage sur ses activités en affermant les producteurs de contenu à partir de la deuxième dimension du document. C'est ainsi que l'on peut décrypter entre autres la campagne autour de &lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2011/04/19/google-chrome-utilisateur-captif&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Chrome&lt;/a&gt; ou le lancement de Google+ (voir par exemple les analyses de &lt;a href=&quot;http://www.henriverdier.com/2011/07/le-graphe-secret-de-google.html&quot;&gt;H. Verdier&lt;/a&gt; et de &lt;a href=&quot;http://blog.lefigaro.fr/medias/2011/07/google-larry-page-explique-sa.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;M-C Beuth&lt;/a&gt;), sans parler même d'Android.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour alimenter les paranoïas demandons-nous ce qui se passerait si un jour un clone de &lt;a href=&quot;http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5isz4pnM4_REAsksHfc5AmhY-vgzA?docId=CNG.5297213e0c3f4c2e3d9d3b6fb0bc136e.151&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;R. Murdoch&lt;/a&gt; prenait les rênes de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;. &lt;em&gt;Don't be evil!&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ajout&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce jour &lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt; a présenté ses résultats du trimestre, confirmant lui aussi sa stratégie gagnante fondée sur la première dimension du document, la forme. Extrait du communiqué (trad JMS)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;La société a vendu 20,34 millions d'iPhones au cours du trimestre, soit une augmentation de 142% par rapport au trimestre de l'année précédente. Apple a vendu 9,25 millions d'iPads, une augmentation de 183%. La société a vendu 3,95 millions de Macs, une augmentation de 14%. Apple a vendu 7,54 millions d'iPods, soit une baisse de 20%.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;«Nous sommes ravis de présenter notre meilleur trimestre depuis la fondation de la firme, avec des revenus en hausse de 82% et des bénéfices en hausse de 125% », a déclaré Steve Jobs, PdG d'Apple.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour le trimestre, le CA de &lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt; est de 28,57 Mds de $US et le bénéfice net de 7,31 Mds de $US.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Google creuse son sillon</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/04/20/Google-creuse-son-sillon</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:f25e7a448b03a2a54f1c81175e7c9c49</guid>
        <pubDate>Wed, 20 Apr 2011 05:30:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Moteurs</category>
                          <category>522. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du texte : Google</category>
                <description>          &lt;p&gt;Framablog a eu la bonne idée de traduire un billet de &lt;em&gt;Znet&lt;/em&gt; sur la stratégie &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; de captation des internautes avec Chrome&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Why is Chrome so important to Google? It's a 'locked-in user', Larry Dignan | April 14, 2011, &lt;a href=&quot;http://www.zdnet.com/blog/btl/why-is-chrome-so-important-to-google-its-a-locked-in-user/47295&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; trad de Framablog &lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2011/04/19/google-chrome-utilisateur-captif&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cela me donne l'occasion de réactualiser mes chiffres du CA de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; avec les résultats financiers des deux derniers trimestres. Le résultat est édifiant. La tendance de concentration du revenu sur les sites de la firme, analysée en détail précédemment (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/10/20/Google-et-les-d%C3%A9placements-de-valeur&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;), s'accentue encore.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Revenu-Google-Q1-2011_m.jpg&quot; alt=&quot;Revenu-Google-Q1-2011.png&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Revenu-Google-Q1-2011.png, avr. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Chrome est un outil de plus pour enfermer l'internaute dans le monde Google. Mais rassurons-nous &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; est bon pour l'économie US, puisque pour 1$ payé à Google en publicité adwords le retour serait de 8$, dixit professeur Hal Varian (&lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=hiGn8HPGrMM&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;là&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 27 avril 2011&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir cette intéressante réflexion d'Étienne Cavalié avec une comparaison avec FaceBook et Baidu&amp;nbsp;:
Google&amp;nbsp;: de l’outil au lieu&amp;nbsp;? &lt;a href=&quot;http://bibliotheques.wordpress.com/2011/04/18/google-de-loutil-au-lieu/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Le côté obscur des requêtes sur les moteurs</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/02/18/Le-cote-obscur-des-requetes-sur-les-moteurs</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:945d5054552be8062adf15130f0700f4</guid>
        <pubDate>Fri, 18 Feb 2011 12:11:00 -0500</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Moteurs</category>
                          <category>332. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre ; De la neutralité</category>
                  <category>522. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du texte : Google</category>
                <description>          &lt;p&gt;Paulette Bernhard a attiré mon attention sur un récent article du &lt;em&gt;NYT&lt;/em&gt;, merci à elle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;David Segal, “Search Optimization and Its Dirty Little Secrets,” The New York Times, Février 12, 2011, rub. Business Day, &lt;a href=&quot;http://www.nytimes.com/2011/02/13/business/13search.html?_r=3&amp;amp;ref=homepage&amp;amp;src=me&amp;amp;pagewanted=all&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'article conte l'histoire d'une manipulation pas très propre des résultats de recherche de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; à des fins commerciales. La technique est connue et il existe même des professionnels spécialisés dans le domaine, les référenceurs ou  SEO (pour&lt;em&gt; Search engine optimization&lt;/em&gt;) qui jouent au chat et à la souris avec les moteurs pour placer au mieux leurs sites clients dans les pages de résultats de recherche. Mais l'ampleur de la manipulation, la méthode employée et la réaction de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; méritent en effet qu'on s'arrête à cette histoire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pendant quelques mois et donc pendant la période des fêtes, lorsque l'on tapait &lt;em&gt;dresses&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;bedding&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;area rugs&lt;/em&gt; (carpettes) ou encore “skinny jeans”, “home decor”, “comforter sets”  (couettes),“furniture” et des douzaine d'autres mots ou phrases, y compris des marques comme &lt;em&gt;Samsonite&lt;/em&gt; le même site sortait numero 1 ou dans les tous premiers&amp;nbsp;: &lt;em&gt; JC Penney&lt;/em&gt; une chaîne de magasins pour la famille implantés partout aux US, 1100 magasins, 17,8 Mds $ de CA.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a en moyenne pour les US 11,1 millions de requêtes mensuelles sur &lt;em&gt;dresses&lt;/em&gt;, si l'on considère que 34% cliquent sur la première réponse (&lt;a href=&quot;http://insights.chitika.com/2010/the-value-of-google-result-positioning/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), cela signifie que &lt;em&gt;JC Penney&lt;/em&gt; a attiré ainsi 3,8 millions de visiteurs sur son site chaque mois, rien qu'avec ce seul mot.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bien entendu, ces résultats sont la conséquence de techniques d'optimisation du &lt;em&gt;PageRank&lt;/em&gt; du site, qui, si elles ne sont pas illégales, relèvent d'une manipulation peu conforme à la netétiquette. «&amp;nbsp;Quelqu'un&amp;nbsp;» a tout simplement payé pour que des milliers de sites pointent vers &lt;em&gt;JC Penney&lt;/em&gt; et augmentent ainsi ses chances d'être bien classé par le moteur. L'enquêteur &lt;em&gt;NYT&lt;/em&gt; a repéré, par exemple, 2015 pages de sites les plus divers contenant des liens sur “casual dresses” , “evening dresses” “little black dress” ou “cocktail dress” dirigeant vers le site JC Penney. Beaucoup de ces sites ne sont même pas actifs, juste des réservoirs de liens. Mais l'opération est gagnant-gagnant. Le journaliste a pu retrouver un responsable de site qui lui a indiqué qu'il gagne environ 150$ par mois, il ajoute&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Je n'ai rien à faire, les annonces sont juste là et si quelqu'un clique dessus, je fais de l'argent.&lt;/em&gt; Il héberge 403 liens, tous placés par une régie (&lt;a href=&quot;http://tnx.net/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;TNX&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le plus surprenant, mais bien intéressant, est qu'il semble que &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; ne se soit aperçu de rien avant d'être alerté par le &lt;em&gt;NYT&lt;/em&gt;. Ils ont alors rétrogradé &lt;em&gt;JC Penney&lt;/em&gt; à la main (!). Contrairement à ce qui s'était passé pour &lt;em&gt;BMW&lt;/em&gt;, aucune autre sanction ne parait envisagée. Mais &lt;em&gt;JP Penney&lt;/em&gt; fait aussi partie des meilleurs clients de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; avec un budget publicitaire mensuel de 2,46 million de $.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a ainsi un côté obscur de la recherche sur le web où des «&amp;nbsp;chapeaux noirs&amp;nbsp;» (&lt;em&gt;black hats&lt;/em&gt;) organisent en sous-main un commerce lucratif de liens. On n'est pas loin de pratiques mafieuses. Cet article permet de lever un coin du voile de cette économie souterraine proche de celle des spammeurs. Il montre aussi qu'il faudrait un jour (bientôt) introduire une déontologie pour séparer les intérêts commerciaux des intérêts informationnels de ce nouveau média.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour une bonne analyse du phénomène et en particulier les pratiques des chapeaux blancs, gris et noirs et les difficultés de régulation voir&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Trusting (and Verifying) Online Intermediaries' Policing, Frank Pasquale &lt;a href=&quot;http://nextdigitaldecade.com/ndd_book.pdf#page=348&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 21 fév 2011&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir aussi sur le sujet les interrogations d'Olivier Andrieu, une référence pour les SEO français, &lt;em&gt;Abondance&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://blog.abondance.com/2011/02/jc-penney-pris-la-main-dans-le-spam-un.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), lire aussi les commentaires.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 27 févr 2011&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Décidément le pb semble ardu. &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; annonce un grand ménage et un changement dans son algorithme &lt;a href=&quot;http://googleblog.blogspot.com/2011/02/finding-more-high-quality-sites-in.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 29 fev 2011&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ça n'a pas traîné&lt;a href=&quot;http://www.accessoweb.com/Le-nouvel-algorithme-de-Google-fait-ses-premieres-victimes_a8404.html?utm_source=feedburner&amp;amp;utm_medium=feed&amp;amp;utm_campaign=Feed%3A+accessoweb%2FXGSC+%28AccessOWeb+%3A+News+Web+2.0%29&amp;amp;utm_content=FriendFeed+Bot&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt; ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ou le lendemain cet article de Libé qui fait le point (&lt;a href=&quot;http://www.ecrans.fr/Google-n-est-pas-tres-content,12128.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 13 mars 2011&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après l'UE, la commission antitrust du Congrès américain a mis la question à son ordre du jour. Communiqué &lt;a href=&quot;http://kohl.senate.gov/newsroom/pressrelease.cfm?customel_dataPageID_1464=4332&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Partie sur &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;em&gt;Competition in Online Markets/Internet Search Issues&lt;/em&gt;&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Access to the wealth of information and e-commerce on the Internet is essential for consumers and business alike.  As the Internet continues to grow in importance to the national economy, businesses and consumers, the Subcommittee will strive to ensure that this sector remains competitive, that Internet search is fair to its users and customers,   advertisers have sufficient choices, and that consumers’ privacy is guarded.  In recent years, the dominance over Internet search of the world’s largest search engine, Google, has increased and Google has increasingly sought to acquire e-commerce sites in myriad businesses.  In this regard, we will closely examine allegations raised by e-commerce websites that compete with Google that they are being treated unfairly in search ranking, and in their ability to purchase search advertising.   We also will continue to closely examine the impact of further acquisitions in this sector.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Google et les déplacements de valeur</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/10/20/Google-et-les-deplacements-de-valeur</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:92997ad2b82704f5127ab65f748eb6d2</guid>
        <pubDate>Wed, 20 Oct 2010 09:19:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Moteurs</category>
                          <category>131. AU COMMENCEMENT - LA BIBLIOTHEQUE ; Externalisations numériques ; Collections numériques</category>
                  <category>522. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du texte : Google</category>
                <description>          &lt;p&gt;Tout comme &lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt;, la firme &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; vient d'annoncer d'insolents résultats financiers. J'ai repris sur un schéma, à partir de ses bilans trimestriels (disponibles &lt;a href=&quot;http://investor.google.com/earnings.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;),  l'évolution de son chiffre d'affaires depuis 2005 décomposé selon les revenus de la publicité issus de ses sites propres, de ceux issus de son réseau de partenaires (&lt;em&gt;Adsense&lt;/em&gt;) et des revenus hors publicité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Revenus-Google_m.jpg&quot; alt=&quot;Revenus-Google.png&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Revenus-Google.png, oct. 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On observe tout d'abord la forte croissance presque continue des revenus, avec juste un décrochage fin 2008, au plus fort de la crise. L'omniprésence du poids de la publicité est aussi manifeste. Elle représente toujours aujourd'hui 97% du total des revenus. L'analyse devient moins convenue lorsque l'on observe la différence de tracé des courbes des revenus &lt;em&gt;Adsense&lt;/em&gt; (courbe jaune) et des revenus des sites de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; (courbe rose). Partant pratiquement du même point en 2005, celles-ci divergent de plus en plus. Les revenus de &lt;em&gt;Adsense&lt;/em&gt; ont une croissance assez régulière, de l'ordre de 15% par trimestre, tandis que ceux des sites &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; s'envolent avec une sensibilité plus forte à la conjoncture économique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un autre schéma peut nous permettre d'approfondir&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Adsense-Google_m.jpg&quot; alt=&quot;Adsense-Google.png&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Adsense-Google.png, oct. 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans ce schéma, j'ai consigné les bénéfices trimestriels de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; (violet), la part du revenu de &lt;em&gt;Adsense&lt;/em&gt; qui reste à &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;, c'est-à-dire la rémunération de son activité de régie (bleu). La courbe jaune représente les sommes redistribuées aux partenaires &lt;em&gt;Adsense&lt;/em&gt;, c'est-à-dire les sites accueillant la publicité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La remarque précédente est confirmée puisqu'on observe une différence forte entre l'évolution du bénéfice et celle de la rémunération de la régie (d'autant que pour mesurer le bénéfice induit par la régie, il faudrait encore déduire les frais de fonctionnement de cette dernière de son revenu), la régie pesant de moins en moins dans le bénéfice général.
Mais le schéma souligne aussi un autre phénomène&amp;nbsp;: autant le bénéfice général subit d'importantes fluctuations, jusqu'à chuter brutalement fin 2008, autant l'activité de régie apporte à la firme un revenu stable et régulier.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ainsi, entre les deux activités économiques principales de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;, régie publicitaire et recherche financé par la publicité, la seconde s'affirme de plus en plus au cours des années. Pour le dire autrement, &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; est de plus en plus un média à part entière, un média conquérant, ambitieux, mais à l'évidence un média encore économiquement fragile, soumis à des fluctuations.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lorsque &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; intervient comme régie publicitaire, il partage ses revenus avec ses partenaires selon une logique qui ne contredit pas vraiment celle des médias anciens, même si bien des modalités sont modifiées. Mais dans le second cas, le déplacement de valeur est radical&amp;nbsp;: par la recherche, &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; réoriente l'attention de l'internaute en réorganisant l'ordre documentaire tout en ponctionnant à son profit le marché publicitaire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le &lt;em&gt;média-Google&lt;/em&gt; s'installe entre la radio-télévision, à qui il emprunte le marché bi-face et le réseau (internautes et annonceurs) et la bibliothèque à qui il emprunte la recherche et l'organisation documentaire. Mais il opère aussi une rupture entre les savoir-faire des uns et des autres par une utilisation inédite à ce niveau du traitement de la langue. Linguistique computationnelle et lexicométrie statistique sont ses compétences de bases qu’il a appliquées  sur le web en le considérant comme un vaste texte, organisé par les liens entre les documents entre eux et la demande des internautes. Ce qui prime ici est la dimension intellectuelle, celle du texte et du contenu des documents, c'est-à-dire la deuxième dimension du document (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/09/15/Th%C3%A9ories-du-document&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La rupture est alors radicale vis-à-vis de la radio-télévision.  Le traitement statistique de la langue est utilisé pour organiser le marché bi-face par la vente de mots-clés, associés à la signification de la requête et donc au texte, mais dissociés des documents comme objets contrairement aux médias précédents &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/08/09/La-martingale-de-Google&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La rupture est tout aussi importante vis-à-vis des bibliothèques. En se positionnant sur la dimension texte,  pour capter l'attention par la recherche, il a participé à la contestation de l’ordre documentaire ancien, celui des bibliothécaires et les documentalistes, par une intense «&amp;nbsp;lecture industrielle&amp;nbsp;» pour reprendre l'expression d'Alain Giffard (&lt;a href=&quot;http://alaingiffard.blogs.com/culture/2007/09/lectures-indust.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). La capacité de chercher transversalement dans l'ensemble des textes réduit, en effet, l’importance de leur classement antérieur et, modifiant notre système de mémoire externe collectif, participe au décadrage de doxas. Il est alors naturel que, nonobstant son caractère fortement capitaliste et les ambiguïtés du nouvel ordre documentaire qu’il installe, la firme ait une certaine connivence avec les militants d’un web libertaire dont le ressort est la remise en cause de l’ordre ancien fondé sur la maîtrise de la forme des documents.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bien des éléments pourraient être ajoutés pour conforter l’accent mis sur cette deuxième dimension&amp;nbsp;: La nécessité pour la firme de disposer de l’ensemble du web en mémoire-cache&amp;nbsp;; l’utilisation du fair-use aux États-Unis pour se dispenser du copyright et corrolairement les relations difficiles avec les ayant-droits&amp;nbsp;; Google-books&amp;nbsp;; &lt;em&gt;YouTube&lt;/em&gt;&amp;nbsp;; la distribution gratuite du système &lt;em&gt;Androïd&lt;/em&gt; sur les téléphones portables pour concurrencer l'imprimeur-libraire &lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt;&amp;nbsp;; ou, tout récemment, la «&amp;nbsp;recherche instantanée&amp;nbsp;» qui suggère le texte de la requête au fur et à mesure de la frappe en construisant en direct un ordre documentaire à partir d’un contenu, et j'en passe beaucoup. Le meilleur symbole du cœur de métier de la firme est sa page d'accueil, pratiquement inchangée depuis le lancement de la firme (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/09/05/525-le-coeur-du-metier-de-google&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, lire aussi les commentaires).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu 22 oct 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Intéressantes remarques sur la concurrence Apple/Google&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;“THE GOOGLE INVESTOR: Android Has No Chance In The Near-Term Against The iPad,” Business Insider, Octobre 21, 2010, &lt;a href=&quot;http://www.businessinsider.com/the-google-investor-oct-21-2010-10?utm_source=feedburner&amp;amp;utm_medium=feed&amp;amp;utm_campaign=Feed%3A+typepad%2Falleyinsider%2Fsilicon_alley_insider+%28Silicon+Alley+Insider%29&amp;amp;utm_content=Google+Reader#ixzz132GhNkpT&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 25 octobre 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir aussi le billet de F. Cavazza, qui sous-estime à mon avis le poids de la forme&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;FredCavazza, Google Chrome OS = iOS + iTunes, 15 octobre 2010 &lt;a href=&quot;http://www.fredcavazza.net/2010/10/15/google-chrome-os-ios-itunes/?utm_source=feedburner&amp;amp;utm_medium=feed&amp;amp;utm_campaign=Feed:+fredcavazza+(FredCavazza.net)&amp;amp;utm_content=Google+Reader&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; .&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 19 déc 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Étude approfondie de la position dominante de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; en France&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avis du 14 décembre 2010 sur le fonctionnement concurrentiel de la publicité en ligne (Ministère de l'économie, des finances et de l'emploi),&lt;a href=&quot;http://www.autoritedelaconcurrence.fr/user/avisdec.php?numero=10-A-29&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt; ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Commenté notamment par &lt;em&gt;Electron libre&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://www.electronlibre.info/La-France-va-reguler-Google,01001&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Vieux et nouveau monde (2) (la Chine)</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/08/16/Vieux-et-nouveau-monde-%282%29</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:96a46a28845e9611bfb673c45e9bd9a5</guid>
        <pubDate>Mon, 16 Aug 2010 20:30:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Moteurs</category>
                          <category>33. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre</category>
                <description>          &lt;p&gt;Je ne résiste pas à la tentation de reproduire l'image publiée par l'agence d'information officielle chinoise, &lt;em&gt;Xinhua&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://news.xinhuanet.com/english2010/china/2010-08/12/c_13442049.htm&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), à l'occasion de la signature d'un accord entre cette même agence et la plus importante firme mondiale en nombre d'abonnés de téléphone mobile, &lt;em&gt;China Mobile Communications Corp.&lt;/em&gt;, pour fonder une nouvelle société consacrée à un moteur de recherche.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Xinhua-China-Mobile_to-search-engine-joint-venture_m.jpg&quot; alt=&quot;Xinhua-China-Mobile_to-search-engine-joint-venture.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Xinhua-China-Mobile_to-search-engine-joint-venture.jpg, août 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y aurait beaucoup à dire sur cette initiative, concernant les relations avec &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;, le marché de la publicité sur le téléphone mobile, la concurrence potentielle avec le moteur chinois &lt;em&gt;Baïdu&lt;/em&gt; ou encore, bien sûr, l'implication directe du gouvernement chinois dans la circulation de l'information sur le web. On trouvera quelques questions pertinentes sur ce compte-rendu de &lt;em&gt;Business Insider&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://www.businessinsider.com/chinese-government-launching-its-own-search-engine-2010-8&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). Il est trop tôt pour apporter des réponses et même proposer une analyse.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais cette photo d'une cérémonie anachronique (les deux autres qui accompagnent l'article de l'agence sont du même tonneau) m'en a rappelé une autre publiée dans un ancien billet (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/05/18/483-nouveau-et-vieux-mondes&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;) à l'occasion de l'intervention d'un représentant de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; à la Sorbonne&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/flickr-chanzi-1568451535.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt; &lt;em&gt;flickr-chanzi&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'écrivais à cette occasion «&amp;nbsp;Cette journée a montré de façon éclatante combien l'époque que nous vivons peut se lire comme un choc, une confrontation, entre un nouveau monde qui se cherche, audacieux parfois jusqu'à l'arrogance et l'inconscience, et un vieux monde qui l'observe, sage mais parfois jusqu'à la frilosité et l'aveuglement.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La Chine subit les mêmes soubresauts, avec sa culture et son histoire propre. On pourra s'en facilement convaincre en lisant le récent compte-rendu  de voyage passionnant de O. Ezratty dans ce pays (&lt;a href=&quot;http://www.oezratty.net/wordpress/2010/back-from-china-internet/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Google mise tout sur la pub ciblée</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/08/14/Google-%3A-tout-sur-la-pub-ciblee</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:fa0a22f72fd0cf3d28c20e76ecc754d2</guid>
        <pubDate>Sat, 14 Aug 2010 23:24:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Moteurs</category>
                          <category>333. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre ; « Je » est un document</category>
                  <category>421. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; La gestion de l’attention</category>
                  <category>522. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du texte : Google</category>
                <description>          &lt;p&gt;Le &lt;em&gt;Wall Street Journal&lt;/em&gt; vient de publier un entretien avec le prolixe directeur financier de Google, E. Schmidt&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Holman W. Jr Jenkins, “Google and the Search for the Future,” The Wall Street Journal, Août 14, 2010, &lt;a href=&quot;http://online.wsj.com/article/SB10001424052748704901104575423294099527212.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les propos s'adressent aux actionnaires s'inquiétant d'une fuite en avant technologique de la firme qui ne distribuerait pas assez de dividendes alors que c'est une machine à &lt;em&gt;cash&lt;/em&gt;. Mais pour M. Schmidt l'enjeu est d'abord de préserver la position de Google sur la publicité sur le web au moment où la recherche (&lt;em&gt;search&lt;/em&gt;) est de plus en plus dépassée. Extraits (trad JMS)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Je pense vraiment que la plupart des gens ne veulent pas que Google réponde à leurs questions, poursuit-il. Ils veulent que Google leur dise ce qu'ils devront faire ensuite. »&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;(..) Nous savons grosso modo qui vous êtes, à quoi vous faites attention, qui sont vos amis.&amp;nbsp;» Google sait aussi à moins d'un mètre près où vous êtes.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Aux dires de M. Schmidt, une génération de puissants appareils de poche est sur le point de sortir, capables de nous surprendre avec des informations que nous ne savions pas vouloir connaître. «&amp;nbsp;Ce qui rend les journaux si fondamentalement fascinant - les trouvailles fortuites (serendipity) - peut aujourd'hui être calculé électroniquement. »&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;La technologie sera si efficace qu'il sera très difficile pour les gens de regarder ou consommer quelque chose qui n'aura pas été d'une certaine façon taillée sur mesure pour eux. »&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;M Schmidt pense que la réglementation est inutile car Google est fortement incité à préserver les droits des usagers, sinon ils s'enfuiront en une minute si Google fait quoi que ce soit avec les renseignements personnels qu'ils trouvent trop sensibles.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Je ne crois pas que la société comprenne ce qui arrive quand tout est accessible, potentiellement connu et enregistré par tout le monde tout le temps ». Il prédit, apparemment sérieusement, qu'un jour chaque jeune arrivé à l'âge adulte aura le droit de changer automatiquement de nom pour désavouer sa jeunesse fêtarde enregistrée sur les sites des médias sociaux de leurs amis.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Je veux dire que nous devons vraiment penser ces questions à un niveau sociétal, ajoute-t-il. Je ne parle même pas des choses vraiment effrayantes, comme le terrorisme ou la perversité. »&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ainsi E. Schmidt confirme que tous les efforts de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; ne portent que sur un seul mode de revenu&amp;nbsp;: la publicité ciblée. C'est aussi la justification de la gratuité d&lt;em&gt;'Androïd&lt;/em&gt; pour les opérateurs de téléphonie mobile, des récentes prises de positions à propos de la neutralité du net avec &lt;em&gt;Verizon&lt;/em&gt; ou encore des efforts sur &lt;em&gt;Chrome OS&lt;/em&gt;. Bien sûr, cette stratégie est dangereuse pour ses concurrents qui ont d'autres sources de revenus, car elle a tendance à les assécher en proposant grâce à son marché biface gratuitement ce qu'ils vendent à leurs clients. Elle l'a été pour la presse et globalement les industries de contenu, elle l'est aujourd'hui pour &lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt; et pour &lt;em&gt;Microsoft&lt;/em&gt;, c'est à dire la micro-informatique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il a raison d'indiquer que des questions d'éthique se posent. Mais il n'est pas sûr que sur ce point le débat soit à la hauteur des enjeux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ajoutons que le journaliste du &lt;em&gt;WSJ&lt;/em&gt; ne parait pas convaincu par tous les arguments, notamment concernant la facilité à quitter &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; en cas de problème ou encore la propension de la firme à investir dans les services non rentables comme &lt;em&gt;YouTube&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 30 août 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A compléter avec cet excellent article que je n'avais pas repéré&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jessica E. Vascellaro, “Google Agonizes on Privacy as Ad World Vaults Ahead,” wsj.com, Août 10, 2010, rub. What They Know, &lt;a href=&quot;http://online.wsj.com/article/SB10001424052748703309704575413553851854026.html?mod=WSJ_hps_LEADSecondNewsCollection&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir en particulier l'animation du graphique.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>La guerre du Web (nouvel episode  : le netEmpire du milieu contre-attaque)</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/01/26/La-guerre-du-Web-%28nouvel-episode-%3A-le-netEmpire-du-milieu-contre-attaque%29</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:34fd760f4f391f725d3e4a2f757fdbb4</guid>
        <pubDate>Tue, 26 Jan 2010 00:02:00 -0500</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Moteurs</category>
                          <category>32. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; Le document au XXIe siècle</category>
                  <category>522. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du texte : Google</category>
                  <category>6. CONCLUSION - ARCHITECTES ET ARCHITHEQUES</category>
                <description>          &lt;p&gt;En rédigeant ce billet, j'ai été frappé par la parenté entre l'histoire du Web qui s'écrit sous nos yeux et la saga des Star Wars. Ce n'est évidemment pas un hasard, l'imaginaire des créateurs se nourrit de nos rêves et de nos utopies et vice-versa. On sait ce que la construction de l'internet doit à l'utopie californienne. Je laisse à d'autres plus savants que moi en sémiologie poursuivre cette piste, mais je suis sûr que Larry Page ou Serge Brin se rêvent déjà en Jedi ;-)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/Ideogramme.TN__.jpg&quot; alt=&quot;Ideogramme.TN__.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Ideogramme.TN__.jpg, mar. 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je ne reviens pas sur la discussion en cours. On trouvera sur le site de l'Atelier (&lt;a href=&quot;http://asie.atelier.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) une bonne chronique du développement de l'internet en Chine.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La partie qui se joue aujourd'hui entre la Chine et les États-Unis est passionnante et sans doute décisive pour bien des équilibres planétaires&amp;nbsp;: commerciaux, culturels, politiques et peut-être aussi militaires. Pour la comprendre correctement, il faut revenir un peu en arrière&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; et d'autres gros de l'internet ont tenté avec un succès mitigé de s'implanter en Chine. Les raisons sont expliquées &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2006/08/04/53-le-monopole-de-google&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2006/09/22/78-baidu-actualisation&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;L'État chinois a la volonté de faire évoluer sa société, tout en maintenant un contrôle étroit sur la communication. Il n'y a là rien de nouveau dans son histoire, mais l'internet est pour lui à la fois une formidable opportunité et un danger&lt;a href=&quot;http://www.herodote.org/article.php3?id_article=282&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt; là&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La crise financière a changé le rapport de force économique entre les USA et la Chine. &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/10/09/546-le-netempire-du-milieu&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Hubert Guillaud (&lt;a href=&quot;http://www.internetactu.net/2010/01/26/le-grand-schisme-de-linternet/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) vient de donner un éclairage intéressant sur le bras de fer qui se joue à présent entre &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;-USA et l'État chinois. Il semble que ce dernier serait en passe de réussir son contrôle de l'internet via les DNS rédigées en idéogramme chinois. Dès lors, c'est tout un marché qui risque d'échapper à &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; et aussi, au delà du contrôle politique qui agite beaucoup les commentateurs, c'est la mise en place potentielle d'un très puissant outil de protection commerciale via les réseaux sociaux, la publicité contextuelle et les sites de e-commerce.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est trop tôt pour proposer une vraie analyse. Mais voici quelques pistes qui montrent l'ampleur des questions posées&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Importance de l'écriture&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'ai déjà eu l'occasion de l'écrire. La vraie muraille de Chine contemporaine, c'est son écriture. L'écriture fait l'unité de la Chine, pourtant partagée en plusieurs langues. Mais elle reste inaccessible pour la quasi-totalité du reste du monde. Il est plus que symbolique que le champ de bataille soit aujourd'hui d'une part les moteurs de recherche dont la compétence est justement le traitement de la langue au travers de son écriture et d'autre part l'écriture des adresses. Il s'agit de la maîtrise de la faculté de nommer les choses et, au sens le plus fort, leur redocumentarisation.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ainsi, nous assistons à la confrontation de deux mondes ou plutôt de deux humanités. Pour qui connait un peu la Chine, il n'y a pas vraiment de surprise. Reste à espérer que chacun puisse s'enrichir de la différence de l'autre.
Mais cette partition est inégale. L'équivalent du mandarin chinois pour le monde occidental est l'écriture anglaise. Celle-là est beaucoup plus accessible et beaucoup plus répandue, y compris en Chine où l'on considère qu'il y a aujourd'hui plus d'étudiants anglophones qu'aux États-Unis mêmes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il reste au moins encore une écriture importante dans le monde qui n'utilise pas vraiment, me semble-t-il, l'internet comme outil de développement fort&amp;nbsp;: l'arabe littéraire. Mais elle a trouvé un autre vecteur&amp;nbsp;: le livre et la religion.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Retour des États et bipolarisation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On a eu tort de croire que la messe était dite pour les États et qu'ils ne pourraient plus contrôler un Internet devenu transnational. On reproche à la Chine de vouloir contrôler Internet, mais tous les États, avec leur culture propre, ont toujours cherché à contrôler les médias. Là encore, il est très significatif que ce contrôle passe par celui des moteurs et celui des adresses. C'est exactement comme dans la vie réelle&amp;nbsp;: la circulation et les lieux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est frappant de constater l'absence de l'Europe dans cette bataille. L'Europe est absente aussi bien au niveau industriel (aucun champion sur le Web) qu'au niveau politique (silence radio total pour le moment sur cet épisode). Ainsi il s'agit bien d'une bi-polarisation de chaque coté du Pacifique dont on verra à l'avenir quelle ampleur elle prendra.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 29 janvier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir les points de vue optimistes du président de l'ICANN (&lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/01/29/le-patron-de-l-icann-predit-l-echec-des-internets-paralleles_1298425_651865.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) et de T. Berners-Lee (&lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/01/27/pour-tim-berners-lee-la-chine-va-progressivement-cesser-de-censurer-le-web_1297620_651865.html#xtor=RSS-3236&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 5 février 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour en rajouter dans le roman d'espionnage&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Piratage&amp;nbsp;: la NSA pourrait venir en aide à Google... mais à quel prix ?, Numerama, 5 février 2010,
&lt;a href=&quot;http://www.numerama.com/magazine/15028-piratage-la-nsa-pourrait-venir-en-aide-a-google-mais-a-quel-prix.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et l'article du &lt;em&gt;Washington Post&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/02/03/AR2010020304057.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;là&lt;/a&gt;,&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 10 mars 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir aussi cet article d'E. Scherer&amp;nbsp;: Le web chinois, un énorme intranet&amp;nbsp;? &lt;a href=&quot;http://mediawatch.afp.com/?post/2010/03/10/Le-web-chinois-un-enorme-intranet&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 13 mars 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il semble que le départ de Google  de Chine est imminent &lt;a href=&quot;http://hightech.nouvelobs.com/actualites/20100313.OBS9717/google_devrait_fermer_son_service_en_chinois.html?limit=1&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.
Il devrait être suivi par celui d'eBay, une histoire différente mais qu'il faut sans doute aussi analyser comme une réplique sismique, une fois que l'on enlève le vernis politique &lt;a href=&quot;http://asie.atelier.fr/tendances-asie/e-commerce/article/apres-google-ebay-pourrait-bien-etre-le-suivant-a-quitter-la-chine#more-4113&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 30 avril 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir aussi &lt;a href=&quot;http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iNPjigKUb2VxHiq3drddBWmN_9Ng&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; l'AFP.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>MSN vs Google : méchant, gentil et vice-versa</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/12/12/MSN-vs-Google-%3A-mechant--gentil-et-vice-versa</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:4ab01bc89957559ad3ef4d8634100417</guid>
        <pubDate>Sat, 12 Dec 2009 09:49:00 -0500</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Moteurs</category>
                          <category>522. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du texte : Google</category>
                <description>          &lt;p&gt;On ne peut me reprocher d'être complaisant avec &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;. Néanmoins cela n'exclut pas d'être lucide sur les campagnes de presse et effets de mode. On assiste depuis quelques temps à des attaques ciblées, et vraisemblablement concertées, contre la stratégie de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;. Il est ironique de voir que &lt;em&gt;Microsoft&lt;/em&gt;, honnie par les tenants de l&lt;em&gt;'Open Source&lt;/em&gt;, en profite pour se refaire une virginité, comme l'avait justement prévu T O'Reilly (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/11/19/Des-barbel%C3%A9s-sur-la-toile&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La puissance de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; est son financement exclusivement publicitaire, construit sur la maîtrise des données de navigation, mais c'est aussi son  talon d'Achille. C'est évidemment là que l'on enfonce le clou. Un bon exemple est cet article qui vise à présenter &lt;em&gt;Chrome OS&lt;/em&gt; en insistant lourdement sur ses dangers pour les libertés. Je ne prétends pas qu'il n'y ait pas danger, mais de là à faire de &lt;em&gt;Microsoft&lt;/em&gt; un parangon des libertés..&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Hugo Lunardelli, “Chrome OS, le PC killer de Google,” IT Channel.info, Décembre 12, 2009, &lt;a href=&quot;http://www.itchannel.info/articles/98375/chrome-os-pc-killer-google.html?key=c8eddef3aeaa3f8d&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;. Repéré par JM Billaut qui l'encense&lt;a href=&quot;http://billaut.typepad.com/jm/2009/12/excellent-mais-vraiment-remarquable-article-de-lunardelli.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt; là&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Extraits de la conclusion&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Google cherche à bousculer le modèle de développement d'applications en «&amp;nbsp;ringardisant&amp;nbsp;» les applications natives et en faisant d'HTML le graal de tout développeur qui se respecte. Ce faisant, il s'attaque frontalement non seulement à Microsoft mais également à Apple et à Linux.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le netbook Chrome OS sera un terminal intelligent, financé par la pub, qui consolidera les données de millions, voire si Google arrive à ses fins, de milliards d'utilisateurs sur ses serveurs.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Dans cette hypothèse pessimiste, le PC aura vécu. Le mouvement d'émancipation de l'individu vis-à-vis du site central, à l'origine du PC dans les années 70, aura finalement perdu la bataille après 40 ans de bons et loyaux services. Nous serons tous des utilisateurs de Google Inc., hormis quelques idéalistes  accrochés à leurs vieilles lubies.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Entendons-nous bien. Je ne soupçonne évidemment pas Google de visées machiavéliques dissimulées. Je dis simplement qu'à partir du moment où la possibilité existe techniquement d'exercer un contrôle efficace sur une population, la plupart des régimes totalitaires ne manqueront pas de s'en servir.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Sans vouloir verser dans l'emphase, on se trouve avec Chrome OS devant un véritable choix de société. Quoique l'on pense d'une société comme Microsoft, même au sommet de son influence il y a une dizaine d'années, jamais l'éditeur n'avait représenté une menace quant à la confidentialité et au contrôle des données personnelles, comme c'est malheureusement le cas ici avec Chrome OS.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Après tout, Microsoft est la société qui voulait placer un PC dans chaque foyer, un des piliers de la révolution du PC. En poursuivant ses intérêts commerciaux, en cherchant à affaiblir Microsoft, Google propose une plateforme qui me pose problème dans son approche comme dans ses implications potentielles.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>La martingale de Google</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/08/09/La-martingale-de-Google</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:a4de7a588e42ddd2e8e000b5a32af431</guid>
        <pubDate>Sun, 09 Aug 2009 23:34:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Moteurs</category>
                          <category>522. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du texte : Google</category>
                <description>          &lt;p&gt;On a déjà beaucoup glosé sur &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; comme moteur de recherche ou encore sur l'«écosystème» de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;, c'est à dire l'ensemble des services documentaires interconnectés qu'il propose afin de développer l'activité sur le Web, si possible à partir de ses sites. On sait aussi la firme très rentable et ses revenus provenant à 97% de la publicité. Mais on s'interroge peu sur la réussite de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; sur le marché publicitaire. Comment se fait-il qu'il séduise autant les annonceurs&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La réussite de la firme tient en effet à une double innovation&amp;nbsp;: Celle de son métier de base, la recherche d'information et tous ses à-côtés très suivis par les observateurs du Web&amp;nbsp;; mais aussi une rupture gagnante et plus méconnue avec les règles traditionnelles du marché publicitaire des médias qui lui a permis de rentabiliser de façon spectaculaire son cœur de métier selon les principes du marché bi-face (&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/March%C3%A9_biface&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Wkp&lt;/a&gt;). Il manque aux services qui tiennent la vedette aujourd'hui sur le Web, &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Twitter&lt;/em&gt;, cette seconde dimension innovante. C'est pourquoi on peut douter de la pérennité de leur modèle actuel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On le sait, la publicité chez &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; repose  sur l'achat de mots-clés, &lt;em&gt;AdWords&lt;/em&gt;, qui détermine l'emplacement de l'affichage de l'annonce sur la page de requête de l'internaute  ou sur celle des sites de son réseau correspondants à ces mots clés et sur le paiement par clic (PPC), contrairement au paiement par page-vue traditionnel de la publicité. Déjà ces procédures utilisent astucieusement le savoir-faire d'indexation de la firme. Elles sont généralement mises en avant pour expliquer l'insolente réussite de Google dans le domaine mais elles ne représentent pas la seule originalité, ni même peut-être  la principale. Je crois que deux autres innovations se sont avérées décisives&amp;nbsp;: l'utilisation encadrée des enchères et la prise en compte de la servuction dans la production d'une annonce. Cet ensemble présente une rupture radicale avec le marché publicitaire traditionnel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je ne parlerai pas ici de l'autre volet de l'activité publicitaire de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;, celui de régie&amp;nbsp;: &lt;em&gt;AdSense&lt;/em&gt;, sinon pour dire qu'il constitue aussi dans le chiffre d'affaires une part importante mais minoritaire et qui diminue régulièrement  (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/10/28/564-google-triple-bande&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) et que son objectif est aussi de soutenir l'affermage des sites extérieurs et leur permettant de trouver facilement un revenu.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le jeu optimum des enchères&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il faut être prudent dans l'analyse car toutes les informations proviennent de la firme, une firme qui connait la valeur de l'information et en contrôle étroitement la circulation. Mais un article du numéro de juin de la revue de &lt;em&gt;Wired&lt;/em&gt; éclaire crument le premier volet&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Steven Levy, “Secret of Googlenomics: Data-Fueled Recipe Brews Profitability,” Wired Magazine, juin 17, 2009, 108-115 &lt;a href=&quot;http://www.wired.com/culture/culturereviews/magazine/17-06/nep_googlenomics?currentPage=1&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Selon le journaliste, c'est à partir d'une réflexion de Hal Varian, alors professeur d'économie à l'Université de Californie et aujourd'hui recruté par &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; comme &lt;em&gt;chief economist&lt;/em&gt;, que la firme s'est rendue compte, en 2002 alors qu'elle ne comptait que 200 employés, que son modèle d'affaires était basé principalement sur les enchères. À partir de ce moment là, la firme a fait le pari risqué de basculer la totalité de son système de vente des mots-clés sous le système qui n'était alors qu'expérimental des enchères. Varian, en effet, avait remarqué que le système répondait parfaitement aux questions posées par la théorie des jeux où un acteur ne prend de décision qu'en fonction de l'anticipation qu'il fait des décisions de ses concurrents (&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_des_jeux&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Wkp&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une difficulté des enchères est que les clients ont peur de surenchérir trop fort et donc de payer un prix très au-delà de ce qu'ils auraient pu obtenir. L'idée simple d'abord développée chez &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; est que chacun ne paiera que le prix de l'enchère de celui qui le suit plus un centime. L'enchérisseur n'a donc plus à craindre de jouer trop au-delà de ses concurrents. Le paradoxe est que cette procédure encourage l'augmentation des enchères.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais le système d'enchères de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; est en réalité plus complexe. L'enchère n'est pas le seul paramètre pour déterminer le gagnant, &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; y ajoute un indicateur de qualité de l'annonce. Et le prix payé est calculé selon cette formule&amp;nbsp;:
&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/Formule-prix-pub-Google.jpg&quot; alt=&quot;Formule-prix-pub-Google.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Formule-prix-pub-Google.jpg, août 2009&quot; /&gt;
P1&amp;nbsp;: Prix payé par l'annonceur - B2&amp;nbsp;: Enchère la plus haute la plus rapprochée - Q2 :Qualité de l'annonce de l'enchère la plus rapprochée - Q1&amp;nbsp;: Qualité de l'annonce du gagnant&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Toute l'astuce est que par l'indicateur de qualité &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; reste ainsi maître des règles du jeu. La qualité est en effet calculée par la firme elle-même. Elle repose principalement sur la pertinence de l'annonce par rapport au mot-clé sur lequel l'enchère porte, sur la qualité de la page de destination du lien et avant tout sur le pourcentage de clics sur une annonce donnée quand elle apparait sur une page. Extrait de la présentation de la firme sur l'indicateur de qualité (&lt;a href=&quot;http://adwords.google.com/support/bin/answer.py?hl=fr&amp;amp;answer=10215&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Nous continuons à affiner les formules de calcul du niveau de qualité sur Google et le réseau de recherche, mais leurs principaux composants sont toujours plus ou moins les mêmes :&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt; l'historique du taux de clics (CTR) du mot clé et de l'annonce correspondante sur Google. Remarquez que le taux de clics sur le réseau Google a une incidence sur le niveau de qualité sur le réseau Google uniquement (pas sur Google) ;&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;l'historique de votre compte, déterminé par le taux de clics de tous les mots clés et de toutes les annonces qu'il contient ;&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;l'historique du CTR des URL à afficher contenues dans le groupe d'annonces concerné ;&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;la qualité de votre page de destination ;&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;la pertinence du mot clé par rapport aux annonces de son groupe d'annonces ;&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;la pertinence du mot clé et de l'annonce correspondante par rapport à la requête de recherche ;&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;les performances de votre compte dans la zone géographique où l'annonce sera diffusée ;&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;d'autres facteurs de pertinence.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Pour plus de précision, on peut se reporter aussi à la vidéo où Hal Varian lui-même présente la formule (&lt;a href=&quot;http://adwords.blogspot.com/2009/03/introduction-to-ad-auction.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). Comme l'indique le journaliste de &lt;em&gt;Wired&lt;/em&gt;, on peut reprocher à &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; son arbitraire, mais pas son manque d'équité. En effet, tous les annonceurs sont soumis à la même formule qui a pour objectif de maximiser l'efficacité globale de la publicité affichée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et ce n'est pas tout, le succès de la firme a fait qu'il a fallu gérer des millions d'enchères et &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; a inventé une nouvelle discipline, la «physique des clics», c'est-à-dire l'observation des clics sur les pages. Les chercheurs de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; ont, entre autres, construit le &lt;em&gt;keyword pricing index&lt;/em&gt;, littéralement l'indice des prix des mots-clés, de la même façon que l'on calcule l'indice des prix de l'économie d'un pays à partir du panier de la ménagère. Il alerte la firme quand apparaissent des bulles anormales sur les prix, indication que les enchères ne fonctionnent pas correctement. La firme peut aussi corréler ces données avec celles de la température, du climat et aussi des recherches des internautes afin d'affiner ses connaissances et ses outils.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Elle utilise des dizaines de tableaux qui s'affichent en temps réel tout comme la bourse. Sur un tableau on peut surveiller les recherches, le montant de l'argent récolté, le nombre d'annonceurs, sur combien de mots-clés ils surenchérissent et le niveau de retour pour chaque annonceur. Ainsi &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;, sous l'impulsion d'Hal Varian, s'est mis à recruter des économètres. L'évolution est là encore tout à fait comparable à celle qui a suivi l'informatisation des places boursières avec l'arrivée massive de mathématiciens-statisticiens à la recherche de martingales pour optimiser les gains dans ce maelstrom de cours d'actions en perpétuel mouvement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ainsi quand on parle d'«écosystème» pour &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;, le préfixe «éco-» est plutôt celui d'économie que d'écologie&amp;nbsp;: la firme a mis en place une véritable économie parallèle, autonome dont elle a fixé les règles et qu'elle contrôle étroitement. Dans cette économie ses vrais concurrents sont les indexeurs qui tentent de faire remonter les pages en optimisant au maximum leur repérage par les moteurs (SEO, &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Search_engine_optimization&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Wkp&lt;/a&gt;), réduisant d'autant l'intérêt des liens sponsorisés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Ikéa de la publicité&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La seconde innovation sur laquelle je voudrais insister est l'utilisation du travail du client. Dans l'économie mise en place par la firme, la co-production avec le client est utilisée au maximum.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Ikéa&lt;/em&gt;, on le sait, a utilisé de façon massive la notion de servuction, c'est-à-dire, le travail avec le client. Ce dernier feuillette le catalogue, est obligé de suivre l'ensemble des produits exposés, les sélectionne et les transporte et, &lt;em&gt;last but not least&lt;/em&gt;, construit lui-même les meubles qu'il a amené chez lui. L'ensemble a été étudié, séquence par séquence, de façon à exploiter au maximum l'activité du client. En contrepartie ce dernier dispose d'une grande liberté dans ses choix et d'un excellent rapport qualité-prix.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Mutatis mutandis&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; a utilisé la même technique pour le marché publicitaire. L'annonceur fait lui-même l'ensemble du travail qui conduira à la mise en ligne de sa publicité. Il serait ici beaucoup trop long de détailler l'ensemble des étapes, mais tout est fait pour que le client puisse optimiser l'efficacité de son message publicitaire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;, en plus des outils d'aide traditionnels (&lt;a href=&quot;https://www.google.com/accounts/ServiceLogin?service=adwords&amp;amp;cd=CA&amp;amp;hl=fr-CA&amp;amp;ltmpl=adwords&amp;amp;passive=false&amp;amp;ifr=false&amp;amp;alwf=true&amp;amp;continue=https%3A%2F%2Fadwords.google.ca%2Fselect%2Fgaiaauth%3Fapt%3DNone%26ugl%3Dtrue&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), a mis en place un centre de formation où l'on peut obtenir tous les détails sur la façon de mener une campagne publicitaire et même, si on le souhaite, passer un examen de professionnel de la publicité (&lt;a href=&quot;http://www.google.com/intl/fr/adwords/learningcenter/index.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). On observera facilement que, comme pour &lt;em&gt;Ikéa&lt;/em&gt;, chacune des séquences a été soigneusement étudiée de façon à utiliser au maximum le travail de client, et de la même façon celui-ci y gagne en liberté et en rapport qualité-prix, mesurée ici en retour sur investissement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 11 août 2009&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;À compléter par la lecture de l'excellent article&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Guy Hervier, “Google devient-il un problème ?,” ITR News.com, juillet 23, 2009, &lt;a href=&quot;http://www.itrnews.com/articles/93766/google-devient-probleme.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 8 mars 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lire aussi le très polémique, mais instructif&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Publié Par J-c Féraud, “«&amp;nbsp;L’objectif de Google n’est pas d’afficher l’information la plus pertinente »,” Sur Mon Ecran Radar, Mars 8, 2010, &lt;a href=&quot;http://monecranradar.blogspot.com/2010/03/lobjectif-de-google-nest-pas-dafficher_08.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 22 septembre 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir aussi&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;“Publicité&amp;nbsp;: les secrets de Google France «&amp;nbsp;La Social Newsroom,”  &lt;a href=&quot;http://benoitraphael.com/2010/09/21/publicite-les-secrets-de-google-france/.&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Googopole à frange</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/04/20/Googopole-a-franges</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:4e531fd6d60434f0789332e0181e640d</guid>
        <pubDate>Thu, 23 Apr 2009 05:34:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Moteurs</category>
                          <category>522. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du texte : Google</category>
                <description>          &lt;p&gt;Ce billet vient à la suite du &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/04/16/R%C3%A9vision-s%C3%A9quence-2-cours&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;précédent&lt;/a&gt; sur la révision de la &lt;a href=&quot;http://cours.ebsi.umontreal.ca/blt6355/sequences/02/index.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;séquence 2&lt;/a&gt; du cours et plus précisément sur la nécessaire actualisation de la partie sur les marchés financiers du fait de la crise. &lt;a href=&quot;http://cours.ebsi.umontreal.ca/blt6355/sequences/02/01.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt; S2 D18 à 23 08&lt;/a&gt;. Ces diapositives et leur commentaire sont à revoir. On trouvera ci-dessous quelques éléments pour la révision.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La notion d'oligopole à frange, indiquée dans la diapositive 23, est bien connue des économistes qui travaillent sur l'innovation. Elle signifie que quelques firmes, qui ont pris une position dominante sur un marché donné, laissent se développer dans leur frange un grand nombre de petites firmes innovantes. Ainsi le risque de l'innovation, difficile à assumer pour des entreprises ayant une position assise, est pris par d'autres. Le succès éventuel d'un plus petit sera racheté ou récupéré par les plus gros, les échecs sont nombreux mais ne mettent pas en péril les principaux acteurs de la branche. Les industries du contenu, industries de prototypes donc par nature innovantes, sont très souvent structurées ainsi.  Autour des gros éditeurs, des majors de la musique ou de l'audovisuel, en passant par les grandes stations de télévision, on retrouve une multitudes de petits entrepreneurs qui n'ont d'autre choix que de prendre des risques et assurent ainsi une part de la vitalité et du renouvellement de la création. Les mécanismes financiers varient suivant les branches et surtout suivant les besoins en capitaux. Le budget de production d'un film n'est pas le même, en volume et structure, que celui d'un livre et les formes de dominations des gros sur les petits varient aussi, depuis la filialisation jusqu'à diverses formules d'articulation. Néanmoins on retrouve bien dans les industries du contenu le même type de dialectique entre une concentration de l'activité sur quelques firmes, souvent jusqu'à l'oligopole, et un foisonnement, un éclatement sur de très nombreux entrepreneurs, fragiles mais pleins d'idées.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les industries du Web paraissent structurées suivant le même modèle, mais je voudrais suggérer dans ce billet que l'homologie n'est qu'apparente. Les relations entre l'oligopole et la frange y ont des caractéristiques originales. Celles-ci s'accusent en ces temps de crise et tout cela n'est pas sans conséquence en retour sur les industries de  contenu. Je prendrai exemple principalement sur l'étude de la position hégémonique prise par &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le développement de l'innovation sur le Web s'est beaucoup appuyé sur les fonds de capital-risque (&lt;em&gt;venture capital&lt;/em&gt;), auxquels les industries de contenu, industries anciennes, ne font pas appel. Le principe de ce type d'investissement est bien expliqué dans un bulletin récent de l'ADIT (&lt;a href=&quot;http://www.wdl.org/fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;BE États-Unis 162&lt;/a&gt;, voir aussi &lt;a href=&quot;http://fr.techcrunch.com/2009/04/19/les-investissements-en-capital-risque-en-chute-de-50-et-ce-nest-pas-juste-la-crise/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;TechCrunch&lt;/a&gt;). Ces fonds prennent un pari sur une entreprise, &lt;em&gt;start-up&lt;/em&gt; ou jeune pousse, accompagnant sa montée en puissance jusqu'à sa mise en bourse. Il y eut un premier raté au tournant du millénaire, avec la bulle internet, comme c'est expliqué dans le cours (D20). C'est d'ailleurs à la même époque que la firme &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; a pris son essor, ce qui montre bien le caractère limité et conjoncturel de la bulle d'alors.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Fondée en 1998, la firme obtient en juin 1999 25M $ de sociétés de capital-risque et fait son entrée en bourse en 2004. L'exemple est éloquent. Depuis en effet &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; a pris la position hégémonique que l'on connait. Il suffit de lire la liste de ses acquisitions (&lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_acquisitions_by_Google&quot; hreflang=&quot;en&quot; title=&quot;en&quot;&gt;wkp&lt;/a&gt;) pour constater que l'on est bien dans un processus d'oligopole (avec &lt;em&gt;MSN&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;News-Corp&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;eBay&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Amazon&lt;/em&gt;...) à frange. Notons que toutes les réussites concernent des sociétés qui ont développé une innovation qui a séduit un grand nombre d'internautes &lt;ins&gt;et&lt;/ins&gt; un modèle d'affaires permettant de substantielles rentrées financières.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une logique perverse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La situation a évolué récemment. Compte tenu de la crise financière actuelle dont l'origine n'est pas cette fois dans la branche numérique, le système de capital-risque est aujourd'hui grippé. Pour le numérique, la difficulté est néanmoins double&amp;nbsp;: d'une part la crise financière réduit l'argent disponible (passé aux US de 30 à 10 Mds de $ en 2009) et rend aléatoire l'entrée en bourse à terme qui est pourtant l'objectif recherché&amp;nbsp;; d'autre part la valorisation des activités sur le Web a montré ses limites et donc y rend moins attrayant les investissements.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Depuis la bulle internet, il n'est pas sûr même que le débouché principal recherché par les jeunes pousses soit la bourse. Bon nombre de celles-ci souhaitent plutôt se faire racheter par ceux qui ont pris une position forte, difficile à concurrencer car nous sommes dans un processus où le gagnant prend tout (selon l'expression de Franck et Cook, &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/04/20/The Winner-Take-All Society:&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;amz&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dès lors, l'objectif est moins de se rentabiliser sur un marché que de démontrer que l'application que l'on développe pourrait détruire le marché des firmes installées en détournant les internautes. C'est une version quelque peu pervertie de la fameuse création destructrice de Schumpeter (&lt;a href=&quot;http://www.eclaireco.org/fr/destructioncreatrice&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;LSE&lt;/a&gt;). On détruit de la valeur économique, sans pour autant en construire vraiment par ailleurs. Nous sommes alors dans une logique bien différente de celle des industries du contenu où l'innovation des petites firmes fait découvrir de nouveaux auteurs, oeuvres ou thèmes qui se valorisent sur des marchés. Ici on cherche à capter l'attention des internautes, sans pour autant la revendre ou vendre l'objet de cette captation, mais juste pour menacer les plus installés donc les plus riches et récupérer un peu de leur richesse. En caricaturant, on pourrait dire qu'il s'agit d'un raisonnement mafieux. Cette économie spéculative ne peut évidemment fonctionner que si ceux que l'on menace ont les moyens financiers de se défendre. En réalité, voilà bien comment fonctionne l'économie du Web 2.0.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'ironie du système est qu'il trouve un allié objectif chez les militants de la démocratie internet, prompts à se mobiliser pour défendre la gratuité sous toutes ses formes. Il trouve aussi un appui dans une sorte d'économie souterraine faite de nombreux petits acteurs, et même les individus, qui baissent leurs coûts de transaction et élargissent leur zône d'achalandage sans contrepartie gràce aux réseaux et aux plateformes mis à disposition.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour ceux qui ne seraient pas convaincus, je prendrai seulement deux exemples emblématiques&amp;nbsp;: &lt;em&gt;YouTube&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;FaceBook&lt;/em&gt;. Le premier a été racheté par Google 1,65 Mds de $ en 2006. Il est devenu le deuxième moteur de recherche aux US. Et pourtant, il n'arrive pas à se rentabiliser et pourrait perdre jusqu'à 470 M de $ selon de Crédit Suisse cette année (merci à D. Durand pour sa &lt;a href=&quot;http://media-tech.blogspot.com/2009/04/youtube-et-dailymotion-difficultes.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;veille&lt;/a&gt; attentive sur ces questions). &lt;em&gt;FaceBook&lt;/em&gt;, on le sait, est un énorme succès de fréquentation, il vient d'annoncer avoir atteint la barre de 200 millions d'utilisateurs. La firme a déjà levé pour 15 Mds de $ de capital risque et en chercherait de nouveau pour la même somme, non sans de grosses difficultés vu son absence totale de rentabilité et l'état de la bourse (&lt;a href=&quot;http://fr.techcrunch.com/2009/04/16/facebook-vers-un-nouveau-tour-de-table-indispensable/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;TC&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le rôle de Google&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Revenons donc à &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;. Pour bien comprendre son fonctionnement et la position particulière de la firme, il faut observer la structure de son chiffre d'affaires. Voici son évolution selon les derniers résultats du premier trimestre 2008&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Google-revenus-Q1__09_m.jpg&quot; alt=&quot;Chiffre d&amp;#039;affaires de Google 1er trim 2009&quot; title=&quot;Chiffre d&amp;#039;affaires de Google 1er trim 2009, avr. 2009&quot; /&gt;
Diaporama complet &lt;a href=&quot;http://investor.google.com/pdf/2009Q1_google_earnings_slides.pdf&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La première évidence bien connue des lecteurs de ce blogue est que, malgré ses tentatives de diversification, le chiffre d'affaires de Google est encore et toujours quasi exclusivement du à la publicité (98%). J'ai déjà eu l'occasion de faire remarquer (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/?q=triple+bande&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) combien l'évolution de sa structure signalait un recentrage progressif sur le métier originel de la firme, la recherche d'information financée principalement par &lt;em&gt;adwords&lt;/em&gt; en vert plutôt que la régie publicitaire (&lt;em&gt;adsense&lt;/em&gt;) en bleu. Je ne reviens pas non plus les conséquences pour les industries de contenu (par ex&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/10/06/345-google-le-ciseau&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt; ici&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La baisse du chiffre d'affaires de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; début 2009 et qui semble devoir se confirmer au trimestre suivant même si elle reste relative va conduire les dirigeants à la prudence. Voir sur cette question le compte-rendu de Cnet-News (&lt;a href=&quot;http://news.cnet.com/8301-1023_3-10220050-93.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). La première conséquence sera d'accentuer encore la tendance précédemment citée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Néanmoins, la firme dispose d'un énorme trésor de guerre qui l'autorise des investissements importants. Par ailleurs, compte-tenu de son succès financier, la position du titre de Google en bourse reste confortable, très supérieure à la moyenne du Nasdaq (actualiser D22).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/Action-Google-Avril09.jpg&quot; alt=&quot;Cours de l&amp;#039;action de Google vs MSN avril 2009&quot; title=&quot;Cours de l&amp;#039;action de Google vs MSN avril 2009, avr. 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans ces conditions, il est probable que &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; va accentuer encore sa domination sur le secteur en favorisant le développement d'une frange qui trouvera de moins en moins d'interlocuteurs vers qui se tourner et qui sera de plus en plus vassalisée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La firme vient d'ailleurs de lancer son propre fond de capital risque et compterait investir 100M $ pour 2009 (&lt;a href=&quot;http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/58590.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;BE États-Unis 161&lt;/a&gt;). Autre exemple, elle s'intéresse de près à &lt;em&gt;Twitter&lt;/em&gt;, qui ne dispose lui non plus pas du moindre début d'un &lt;em&gt;Business model&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Par ailleurs, Google serait &quot;très, très heureux&quot; d'aider Twitter ou d'autres sites Internet de &quot;communication immédiate&quot; à gagner de l'argent, a indiqué Eric Schmidt, en évoquant des pistes pour rentabiliser le site de micro-blogs. &quot;Sans parler spécifiquement de Twitter&quot;, ces sites pourraient devenir &quot;un moyen de canaliser des informations marketing&quot;, et à partir de ce moment-là, &quot;d'accrocher des produits publicitaires&quot;, a-t-il relevé.&lt;/em&gt; Le Monde du 17-04-09, &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/04/17/google-affiche-de-bons-resultats-et-confirme-son-interet-pour-twitter_1181898_651865.html#xtor=RSS-651865&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;En complément voir l'intéressante &lt;a href=&quot;http://www.oezratty.net/wordpress/2009/financement-public-et-priv-de-linnovation/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;analyse&lt;/a&gt; d'O. Ezratti qui montre la domination des capitaux publics dans le capital-risque en France.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 30-04 2009&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Deux références complémentaires signalées par InternetActu. La première confirme en le précisant les difficultés économiques des sites de Crod Sourcing dues notamment au coût de la bande passante et à la difficulté de monétarisation&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Farhad Manjoo, La bande passante ne se trouve pas sous les sabots d'un cheval, Slate 22 avril 2009, &lt;a href=&quot;http://www.slate.fr/story/4047/la-bande-passante-ne-pousse-par-sur-les-arbres?page=0,0&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'autre développe, à partir de l'exemple de l'iPhone, une idée complémentaire et non abordée ici, celle de l'écosystème. Une façon webilitiquement correcte de parler d'oligopole à frange, mais la domination s'y exerce différemment que dans l'analyse ci-dessus et il serait bon que j'y revienne à l'occasion&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alexis Mons, Leçon d'économie systémique, 24 avril 2009, Groupe Reflect,&lt;a href=&quot;http://www.groupereflect.net/blog/archives/2009/04/lecon_deconomie.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt; là&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 1-05-2009&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir aussi dans la même logique, mais chez Amazon, le rachat de Lexcycle. Chez V Clayssen (&lt;a href=&quot;http://www.archicampus.net/wordpress/?p=366&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et&lt;a href=&quot;http://www.archicampus.net/wordpress/?p=365&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt; là&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Google : industrie du contenant ou du contenu</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/04/08/Google-%3A-industrie-du-contenant-ou-du-contenu</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:a4b9aa946022d9473e61bcdf7bde81c5</guid>
        <pubDate>Wed, 08 Apr 2009 03:33:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Moteurs</category>
                          <category>522. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du texte : Google</category>
                <description>          &lt;p&gt;Signalée par Arnaud d'Alayer de l'EBSI, cette impressionnante visite d'un centre de données de Google, repérée sur &lt;a href=&quot;http://www.pcinpact.com/actu/news/50234-video-centre-stockage-google-visite.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;PC/Impact&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;external-media&quot; style=&quot;margin: 1em auto; text-align: center;&quot;&gt;
&lt;object width=&quot;560&quot; height=&quot;340&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/zRwPSFpLX8I&amp;hl=fr&amp;fs=1&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/zRwPSFpLX8I&amp;hl=fr&amp;fs=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; allowscriptaccess=&quot;always&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot; width=&quot;560&quot; height=&quot;340&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;
&lt;br /&gt;Google container data center tour
&lt;/div&gt;



&lt;p&gt;La vidéo est à mettre en relation avec la section &lt;a href=&quot;http://cours.ebsi.umontreal.ca/blt6355/sequences/02/index.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;2&lt;/a&gt; du cours Articulation contenant/contenu. Il y avait eu une discussion avec les étudiants pour savoir si &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; était une industrie du contenant ou du contenu. La firme est habituellement placée dans le contenu, mais cette vidéo montre bien l'ambigüité d'un tel classement. Si &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;, contrairement à &lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt;, ne fait pas sa rentabilité sur la vente de matériels, il est clair que sa puissance informatique est un des éléments essentiels de son avantage concurrentiel, peut être aujourd'hui le premier.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;À rapprocher de la leçon d'Eric Schmidt aux journaux américains (&lt;a href=&quot;http://www.naa.org/Resources/Articles/Annual-2009-Webcast/Annual-2009-Webcast.aspx&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Discours&lt;/a&gt;, cr &lt;a href=&quot;http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jclW8L5T1qnL409sXWWAKar8ZFfg&quot;&gt;AFP&lt;/a&gt;, cr débat &lt;a href=&quot;http://www.nytimes.com/2009/04/08/technology/internet/08google.html?_r=2&amp;amp;partner=rss&amp;amp;emc=rss&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;NYT&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 16 mai 2011&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une autre visite insistant sur la sécurité &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=1SCZzgfdTBo&amp;amp;feature=player_embedded&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Google, triple bande</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/10/28/564-google-triple-bande</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:480ff0daec3a27ec8b9777388d0857b1</guid>
        <pubDate>Tue, 28 Oct 2008 17:09:00 +0000</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Moteurs</category>
                          <category>522. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du texte : Google</category>
                <description>          &lt;p&gt;L'évolution du chiffre d'affaires de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; est pleine de leçons au-delà du sens de la pente globale toujours aussi fascinante.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Google_Q3__08_m.jpg&quot; alt=&quot;Google_Q3__08.jpg&quot; title=&quot;Google_Q3__08.jpg, avr. 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(Diaporama du 3ème trimestre 2008 &lt;a href=&quot;http://investor.google.com/pdf/2008Q3_ConfCall.pdf&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout d'abord, on constate que la timide avancée des ressources hors-publicité (rouge) du trimestre précédent ne s'est pas vraiment confirmée au troisième trimestre de 2008, à surveiller. Ensuite, une tendance lourde se poursuit&amp;nbsp;: la proportion du chiffre d'affaires réalisée par les sites propres de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; gagne régulièrement du terrain, si l'on s'en tient aux troisièmes trimestres de chaque année, cela donne&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;2005&amp;nbsp;: 56%&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;2006&amp;nbsp;: 60%&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;2007&amp;nbsp;: 65%&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;2008&amp;nbsp;: 66%&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Croisons cela avec la remarque faite tout récemment chez &lt;a href=&quot;http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601087&amp;amp;sid=aN0AyotCq1v8&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;Bloomberg&lt;/a&gt; (informations financières, 20 oct 2008) par E. Schmidt, directeur financier de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;, à propos de la crise financière&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Nous sommes tous vulnérables. C'est une course entre la réduction de la publicité, qui nous affectera tous, et la bascule très positive vers l'internet.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Donc le gâteau publicitaire global se réduit, mais la part de l'internet dans ce gâteau grossit. À l'intérieur de cette part, la place de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; continue à croitre et dans la part de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; la place de la régie (celle qui redistribue une part aux autres joueurs) diminue. Il s'effectue donc non pas un transfert de valeur publicitaire en faveur de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; (de l'extérieur vers l'internet), mais deux (le premier + la place dominante prise par la firme sur l'internet), et même trois (le premier + le deuxième + la proportion des &lt;em&gt;Google.com&lt;/em&gt; dans le CA de la firme).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur ce troisième transfert, il faut aussi constater que le déplacement se fait vers de nouveaux types de captation d'attention&amp;nbsp;: sur les requêtes des internautes, sur le courrier, sur la géolocalisation et demain sur la bureautique, la lecture de livres, etc. Cette captation de la valeur publicitaire est donc totalement perdue pour les médias traditionnels, y compris dans leur passage sur le Web, qui en bénéficiaient autrefois. On ne saurait mieux montrer, une nouvelle fois, que nous assistons bien à la naissance d'un média d'un nouveau type.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Nous sommes tous vulnérables, mais certains sont plus vulnérables que d'autres&lt;/em&gt;, pour paraphraser G. Orwell (&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Ferme_des_animaux&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Wkp&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Complément 15 mn plus tard&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une autre façon de prendre la même question&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Guillaud Hubert, &lt;a href=&quot;http://www.internetactu.net/2008/10/28/le-web-centripete/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Le web centripète&lt;/a&gt;, InternetActu, 28 oct 2008.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et quelques heures après&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Accord de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; avec les éditeurs US sur les livres épuisés qui accroit encore la capacité de captation de l'attention de la firme. Voir, par exemple, le &lt;a href=&quot;http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2008/10/google-books-le.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;billet&lt;/a&gt; d'Olivier.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Les journaux sous la coupe de Google</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/09/16/535-les-journaux-sous-la-coupe-de-google</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:4d4c4a49535853551acc4badd421be1c</guid>
        <pubDate>Tue, 16 Sep 2008 22:49:00 +0000</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Moteurs</category>
                          <category>421. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; La gestion de l’attention</category>
                  <category>424. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Les cinq industries de la mémoire</category>
                  <category>522. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du texte : Google</category>
                <description>          &lt;p&gt;La &lt;em&gt;World association of Newspapers&lt;/em&gt; a diffusé un communiqué alarmiste sur l'accord publicitaire &lt;em&gt;Yahoo!&lt;/em&gt;-&lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;. Il mérite d'être lu en entier. En dénonçant l'accord, il montre clairement combien &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; a réussi à vassaliser la presse par la captation de l'attention via la recherche vs la diffusion.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;WAN Communiqué sur la proposition d’accord Google-Yahoo, 15 septembre 2008, &lt;a href=&quot;http://www.wan-press.org/article17868.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Extraits&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(..)
&lt;em&gt;Il convient de souligner que la plupart des 18.000 journaux membres de l’AMJ sont, en fait, des clients réguliers de Google (et, dans une moindre mesure, de Yahoo). Ces éditeurs dépendent de Google (et de Yahoo) pour une grande partie de leurs recettes publicitaires en ligne et s’appuient sur les moteurs de recherche respectifs de chacune de ces sociétés (à la fois les résultats de leurs référencements naturels et de leurs référencements payants) pour stimuler le trafic vers leurs sites web. Jusqu’alors, la concurrence entre ces deux entreprises constituait un frein à tout abus potentiel sur le marché, et contribuait à assurer aux éditeurs et aux générateurs de contenu un rendement équitable sur leur contenu.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;“L’accord proposé affaiblira inévitablement Yahoo dans sa concurrence avec Google pour ces contrats,” a déclaré l’AMJ. “Les annonceurs migreront de plus en plus vers Google car ils constateront qu’ils gagnent moins s’ils font appel à Yahoo. Yahoo aura donc moins d’annonces propres à proposer et sera donc en moins bonne position pour offrir un meilleur accord que Google. Ce problème s’accentuera avec le temps car Google - en affichant ainsi sa véritable intention - a refusé de permettre à Yahoo de présenter les annonces de Google sur les sites web des nouveaux partenaires éditeurs qu’il acquerra après la finalisation de cet accord. En d’autres termes, Google a imposé à Yahoo une condition qui l’empêche d’exploiter une des dernières opportunités qui lui reste de concurrencer Google.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;En ce qui concerne les référencements payants, l’accord porte essentiellement sur un accord de fixation des prix. Aujourd’hui, Google fait payer généralement davantage que Yahoo pour le même lien sponsorisé - entre 20% et 35% de plus en moyenne, selon les estimations de l’industrie. C’est pourquoi les journaux qui achètent aujourd’hui des liens sponsorisés à Yahoo pour attirer des lecteurs seront obligés dans l’avenir d’acheter ces mêmes liens à Google - sauf qu’ils paieront plus cher. En effet, une récente étude a révélé que les prix sur Yahoo augmenteront de 22% en moyenne aux termes de cet accord.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Cet accord pose également une menace à plus long terme en affectant la capacité des journaux à attirer des lecteurs à travers le référencement naturel. Aujourd’hui, la concurrence entre les moteurs de recherche les empêche de manipuler les résultats de la recherche.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le résultat est que cet accord obligera les journaux à devenir encore plus dépendants de Google qu’ils le sont aujourd’hui. En permettant à Google de contrôler jusqu’à 90% du marché de la publicité par référencement naturel et par annonces contextuelles, Google exercera un énorme pouvoir, aussi bien sur la capacité des journaux à atteindre les lecteurs que sur leur capacité à générer des revenus publicitaires en ligne. A l’exception de certains médias d’Etat, jamais dans l’histoire de l’édition une seule entreprise n’a menacé d’exercer un tel contrôle sur la destinée de la presse.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Il est particulièrement inquiétant que cette consolidation de pouvoir intervient au moment même où Google adopte des positions de plus en plus hostiles vis-à-vis des journaux et des autres concepteurs de contenus. Google possède déjà plusieurs sites de contenus qui concurrencent directement le contenu développé par les journaux et les autres créateurs - souvent en copiant simplement le contenu des autres sans autorisation.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Complément du 1 octobre 2008&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les blogueurs français de ce petit monde s'interrogent beaucoup sur l'avenir de la presse. On peut démarrer une navigation par l'analyse d'E. Parody et suivre les liens&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Emmanuel Parody, “Des Etats généraux de la presse pour qui? ,” ecosphere, Octobre 1, 2008, &lt;a href=&quot;http://ecosphere.wordpress.com/2008/10/01/etats-generaux-presse-industri/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
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