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    <title>Economie du document (Bloc-notes de Jean-Michel Salaün) - Socio</title>
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    <description>Repérage de données sur l'économie des documents dans un environnement numérique</description>
    <language>fr</language>
    <pubDate>Thu, 23 Feb 2023 18:35:44 -0500</pubDate>
    <copyright>Creative Commons BY-NC</copyright>
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        <title>Il faut lire Alain Desrosières</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2013/02/16/Il-faut-lire-Alain-Desrosieres</link>
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        <pubDate>Sat, 16 Feb 2013 12:15:00 -0500</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Socio</category>
                          <category>311. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; Renouveau ; L’ordre documentaire</category>
                  <category>331. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre ; Objectivité et réflexivité</category>
                  <category>332. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre ; De la neutralité</category>
                <description>          &lt;p&gt;Alain Desrosières est mort.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je n'ai eu ni l'honneur, ni l'avantage de le connaître personnellement. Mais à la lecture de ses travaux, c'est pour moi un des plus fins analystes et un esprit parmi les plus subtils et érudits de son siècle. Son œuvre maîtresse et magistrale est&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;DESROSIERES, A., 2010, La politique des grands nombres. Histoire de la raison statistique, La Découverte/Poche, Paris, 3ème édition.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En ligne, on pourra lire, par exemple&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;“&lt;a href=&quot;http://www.emis.de/journals/JEHPS/Decembre2008/Desrosieres.pdf&quot;&gt;Analyse des données et sciences humaines&amp;nbsp;: comment cartographier le monde social ?&lt;/a&gt;”, Journal électronique d’histoire d’histoire des probabilités et des statistiques,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;«&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.cairn.info/revue-geneses-2000-2-page-121.htm&quot;&gt;L'histoire de la statistique comme genre&amp;nbsp;: style d'écriture et usages sociaux&lt;/a&gt; », Genèses 2/2000 (no 39), p. 121-137.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Aujourd'hui, alors que partout on ne parle que d'&lt;a href=&quot;http://archinfo41.hypotheses.org/&quot;&gt;humanités numériques&lt;/a&gt;, de &lt;a href=&quot;http://hdl.handle.net/1866/8394&quot;&gt;web des données&lt;/a&gt;, de &lt;a href=&quot;http://www.data.gouv.fr/&quot;&gt;données ouvertes&lt;/a&gt;, de &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/12/20/Big-data%2C-mythes-et-enjeux-%28V.-Peugeot-et-T%C3%A9l%C3%A9com-Paris-Tech%29&quot;&gt;big data&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, de &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.data.gouv.fr/Articles/Datajournalisme-Des-donnees-pour-s-informer&quot;&gt;datajournalism&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, où l'on s'interroge sur la pertinence et l'effet des algorithmes (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/11/28/La-pertinence-des-algorithmes-%28T.-Gillepsie%29&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://archinfo01.hypotheses.org/110&quot;&gt;là&lt;/a&gt;) et même maintenant de &lt;a href=&quot;http://www.nytimes.com/2013/02/05/opinion/brooks-the-philosophy-of-data.html&quot;&gt;philosophie des données&lt;/a&gt;, il faut relire A. Desrosières qui nous explique que les calculs ne sont pas neutres et participent de la construction des institutions et du grand récit que les sociétés se font à elles-mêmes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour comprendre l'importance du chemin qu'il nous montre, je ne prendrai qu'un court extrait du livre cité plus haut (p.398)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Dans son architecture actuelle, la statistique se présente comme la combinaison de deux types d’outillages distincts (…). Le premier est politico-administratif : peu à peu se sont mis en place, depuis le 18e siècle, des systèmes d’enregistrement, de codage, de tabulation et de publications de « statistiques » au sens de description chiffrée de divers aspects du monde social. Le second est cognitif, et implique la mise en forme de schèmes scientifiques (moyenne, dispersion, corrélation, échantillonnage probabiliste), destinés à résumer, notamment par des outils mathématiques une diversité supposée non maîtrisable.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Remplaçons juste quelques mots pour l'appliquer à la période contemporaine, sans changer le raisonnement. Le paragraphe devient&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Dans son architecture actuelle,&lt;/em&gt; &lt;ins&gt;le web de données&lt;/ins&gt;&lt;em&gt; se présente comme la combinaison de deux types d’outillages distincts. Le premier est politico-administratif&amp;nbsp;: peu à peu se sont mis en place, à partir de la fin du&lt;/em&gt; &lt;ins&gt;19e siècle&lt;/ins&gt; &lt;em&gt;des systèmes d’enregistrement, de codage,&lt;/em&gt; &lt;ins&gt;de classification&lt;/ins&gt; &lt;em&gt;et de publication de&lt;/em&gt;&lt;ins&gt; « bases de données »&lt;/ins&gt; &lt;em&gt;au sens de description&lt;/em&gt;&lt;ins&gt; factuelles&lt;/ins&gt; &lt;em&gt;de divers aspects du monde social. Le second est cognitif et implique la constitution de&lt;/em&gt; &lt;ins&gt;schémas logiques&lt;/ins&gt; &lt;em&gt;destinés à résumer&lt;/em&gt; &lt;ins&gt;grâce à des algorithmes&lt;/ins&gt; &lt;em&gt;une diversité supposée non maîtrisable.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a là de quoi retrousser ses manches et aiguiser ses neurones pour mieux éclairer notre époque... n'y a-t-il pas&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Apprentissage connecté contre fracture numérique</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2013/01/22/Apprentissage-connecte-contre-fracture-numerique</link>
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        <pubDate>Tue, 22 Jan 2013 08:16:00 -0500</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Socio</category>
                        <description>          &lt;p&gt;Un nouveau rapport du groupe de chercheurs US qui travaille sur l'apprentissage connecté vient de sortir, faisant le point sur ses recherches en cours (&lt;a href=&quot;http://dmlhub.net/newsroom/media-releases/researchers-recommend-core-changes-education&quot;&gt;présentation&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://dmlhub.net/sites/default/files/ConnectedLearning_report.pdf&quot;&gt;Pdf du rapport&lt;/a&gt;). S'appuyant sur des études de cas négatives ou positives, il met principalement l'accent sur les conséquences de l'arrivée du numérique sur les inégalités sociales.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Extraits de la présentation (trad JMS)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tendances repérées&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Le chemin de l'éducation à l'opportunité de travail est coupé&amp;nbsp;: les jeunes entrent sur un marché du travail très différent de celui des générations précédentes. La formation, même à un niveau de premier cycle universitaire n'assure plus une ouverture sur des opportunités de travail. Les jeunes se trouvent en compétition sur un nombre plus réduit d'emplois intéressants. Et une &quot;course aux armements&quot; a éclaté sur les niveaux d'éducation, tout particulièrement dans les familles aisées pour gagner des avantages supplémentaires.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Le fossé s'élargit dans l'éducation&amp;nbsp;: l'écart de réussite dans l'enseignement public a des répercussions sur les jeunes afro-américains et latinos. L’iniquité est aggravée par le niveau d'investissements qui s'accélère dans les activités éducatives et formatrices hors de l'école, dont beaucoup augmentent l'avance dans l'apprentissage par l'internet et les technologies numériques.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Une écologie des médias marchande et fragmentée&amp;nbsp;: nous vivons une bascule radicale des médias et des technologies et cette bascule est plus forte pour les enfants et les jeunes. De plus en plus, l'apprentissage en classe est déconnecté de la vie quotidienne et des intérêts de nombreux jeunes, les décourageant encore plus dans leur scolarité.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Et pour les solutions&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Chaque fois les jeunes ont construit ensemble leur environnement d'apprentissage sous l’œil attentif d'adultes qui ont relié leurs intérêts, les retours entre jeunes et les résultats des recherches, et se sont servis des capacités des médias numériques et des communications internet pour :&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;accroitre l'interaction et l'expression personnelle&amp;nbsp;: baissant les barrières d'accès aux connaissances, informations et expertises ;&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;proposer un soutien social par les médias sociaux et les communautés en ligne ;&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;fournir un plus large éventail de formations possibles.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>De la pertinence des algorithmes (T. Gillepsie)</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/11/28/La-pertinence-des-algorithmes-%28T.-Gillepsie%29</link>
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        <pubDate>Wed, 28 Nov 2012 04:19:00 -0500</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Socio</category>
                          <category>323. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; Le document au XXIe siècle ; Su : la vérité est dans la trace</category>
                  <category>331. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre ; Objectivité et réflexivité</category>
                  <category>332. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre ; De la neutralité</category>
                  <category>512. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; Les paradoxes du néodocument ; Lecture et calcul</category>
                  <category>513. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; Les paradoxes du néodocument ; Conversation et traces</category>
                <description>          &lt;p&gt;En écho aux interventions de D. Cardon et D. Kaplan au &lt;a href=&quot;http://archinfo.ens-lyon.fr/programme-du-colloque-152365.kjsp&quot;&gt;colloque&lt;/a&gt; archinfo et au &lt;a href=&quot;http://archinfo01.hypotheses.org/110&quot;&gt;webinaire&lt;/a&gt; Pédauque sur l'importance d'analyser de l'intérieur les conséquences de l'algorithme de recherche de Google, voici un article de Tarleton Gillepsie qui pose clairement la question du rôle éditorial des algorithmes et de la nécessité de mieux en comprendre les conséquences&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Gillespie, Tarleton. “&lt;a href=&quot;http://culturedigitally.org/2012/11/the-relevance-of-algorithms&quot;&gt;The Relevance of Algorithms&lt;/a&gt;&quot;. forthcoming, in &lt;em&gt;Media Technologies&lt;/em&gt;, ed. Tarleton Gillespie, Pablo Boczkowski, and Kirsten Foot. Cambridge, MA: MIT Press.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Extraits (trad. JMS)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les algorithmes jouent un rôle croissant dans la sélection des informations les plus pertinentes pour nous, devenant un élément crucial de notre participation à la vie publique. Les moteurs de recherche nous aident à naviguer dans les énormes bases de données d'information ou sur l'ensemble du web. Les algorithmes de recommandation cartographient nos préférences par rapport aux autres, suggérant de nouvelles informations ou des informations oubliées parmi les morceaux de culture qui comptent pour nous. Les algorithmes gèrent nos interactions sur les sites de réseaux sociaux, mettant en avant des informations d'un ami et excluant celles d'un autre. Les algorithmes construisent ce qui est &quot;chaud&quot; ou &quot;tendance&quot; ou &quot;le plus discuté&quot;, écrémant le bavardage apparemment sans fin qui nous est présenté. Ensemble les algorithmes ne font pas que nous aider à trouver l'information, ils donnent le moyen de savoir ce qu'il y a à savoir et comment le savoir, de participer au débat social et politique, et de nous familiariser avec la chose publique à laquelle nous participons. Ils sont aujourd'hui la clé logique qui gouverne le flux d'informations dont nous dépendons, détenant &quot;le pouvoir d'activer et d'affecter du sens, gérant la façon dont sont perçues les informations par les utilisateurs, la &quot;distribution du sensible&quot; (&lt;a href=&quot;http://tvn.sagepub.com/content/early/2012/01/31/1527476411433519.abstract&quot;&gt;Langlois 2012&lt;/a&gt;).&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(...)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Nous avons besoin d'interroger les algorithmes comme un élément clé de notre écosystème informationnel (&lt;a href=&quot;http://ijoc.org/ojs/index.php/ijoc/article/view/884&quot;&gt;Anderson 2011&lt;/a&gt;) et des formes culturelles émergeant dans leur ombre (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/11/28/www.thelateageofprint.org/download&quot;&gt;Striphas 2011&lt;/a&gt;), avec une attention particulière sur où et de quelle manière ils peuvent avoir des ramifications politiques. Cet essai est une carte conceptuelle pour y arriver. Je soulignerai six dimensions de la pertinence des algorithmes publics (cad ayant des conséquences publiques) qui ont un poids politique :&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Les schémas d'inclusion&amp;nbsp;:  les choix en amont qui mettent quoi à la première place dans un index, qui excluent quoi&amp;nbsp;? Et comment les données rendent l'algorithme opérationnel&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Les cycles d'anticipation&amp;nbsp;: les implications des fournisseurs d'algorithmes pour tenter de bien connaître et prévoir les utilisateurs et comment leurs conclusions importent&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;L'évaluation de la pertinence&amp;nbsp;: les critères par lesquels les algorithmes décident de ce qui est pertinent, et comment ces critères nous sont cachés, et comment ils agissent sur les choix concernant les connaissances correctes et légitimes&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;La promesse d'objectivité des algorithmes&amp;nbsp;: la façon dont les caractéristiques techniques des algorithmes sont placées comme un gage d'impartialité, et comment cette affirmation est défendue face à la contradiction&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;L'intrication avec la pratique&amp;nbsp;: comment les utilisateurs réarrangent leurs pratiques en fonction des algorithmes dont elles dépendent et comment ils peuvent transformer les algorithmes en terrain de contestation politique, parfois même pour interroger la politique de l'algorithme lui-même&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;La production de publics par le calcul&amp;nbsp;: comment la présentation algorithmique des publics à eux-mêmes construit la compréhension qu'ils ont d'eux-mêmes, et qui est le mieux placé pour profiter de cette connaissance&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;

&lt;p&gt;L'auteur développe chacune de ces dimensions en les illustrant par des exemples et en rappelant les débats auxquels elles renvoient. On peut lui reprocher de rester en retrait, n'amenant pas de données ou d'analyses inédites, mais son essai a le mérite de proposer un canevas précis pour avancer. Il est plus que temps, en effet, que ces questions soient posées et que l'on sorte des deux ornières opposées de la neutralité ou l'objectivité des calculs d'un côté et de la manipulation ou les stratégies perverses de l'autre. Le programme proposé par Tarleton Gillepsie est autant un programme à grande échelle pour les chercheurs en SHS qu'une feuille de route pour un organisme public de régulation.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cerise sur le gâteau&amp;nbsp;: un tel programme nous permettrait peut-être aussi de sortir des polémiques convenues autour du droit d'auteur en comprenant plus lucidement le rôle éditorial du web et donc en repérant et mesurant plus lucidement les responsabilités des uns et des autres.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;29-11-2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Hubert Guillaud fait ce jour un cr beaucoup plus détaillé que le mien dans &lt;a href=&quot;http://www.internetactu.net/2012/11/29/la-pertinence-des-algorithmes&quot;&gt;InternetActu&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir aussi&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://www.thelateageofprint.org/2012/11/28/algorithms-are-decision-systems/&quot;&gt;Algorithms are Decision Systems&lt;/a&gt; de T Striphas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le débat parait donc lancé. Il serait utile de ne pas le confiner juste à notre époque contemporaine. On pourrait aussi s'inspirer de l'important travail d'A. Desrosières sur l'histoire des statistiques qui préfigure celle des algorithmes&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;''La constitution d’un espace rendant possible le débat contradictoire sur les options de la cité suppose
l’existence d’un minimum d’éléments de référence communs aux divers acteurs&amp;nbsp;: langage pour mettre en
forme les choses, pour dire les fins et les moyens de l’action, pour en discuter les résultats. Ce langage ne
préexiste pas au débat&amp;nbsp;: il est négocié, stabilisé, inscrit, puis déformé et défait peu à peu, au fil des interactions propres à un espace et une période historique données.''&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alain Desrosières, &lt;em&gt;La politique des grands nombres&amp;nbsp;: histoire de la raison statistique&lt;/em&gt;. Paris&amp;nbsp;: La Découverte, 2000,&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'avais proposé &lt;a href=&quot;https://papyrus.bib.umontreal.ca/jspui/bitstream/1866/8394/1/salaun-doc-donnee-INRIA.pdf&quot;&gt;quelques pistes&lt;/a&gt; pour l'INRIA à l'occasion de son école sur le Web de données.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Economie de surveillance (2)</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/10/02/Economie-de-surveillance-%282%29</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:77a36ec723e2dc7e7730a5fcdd84cbe0</guid>
        <pubDate>Tue, 02 Oct 2012 05:42:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Socio</category>
                          <category>333. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre ; « Je » est un document</category>
                  <category>423. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Immédiateté et mémoire</category>
                  <category>513. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; Les paradoxes du néodocument ; Conversation et traces</category>
                  <category>524. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; Intégration</category>
                <description>          &lt;p&gt;J'ai rendu compte à l'automne en 2010 d'une série d'&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/08/31/Economie-de-surveillance&quot;&gt;articles du WSJ&lt;/a&gt; sur l'économie de surveillance qui se mettait en place. Deux ans plus tard, un nouvel article du même journal montre que les efforts dans ce domaine n'ont pas molli. Si l'on a toujours du mal à percevoir la réalité du retour sur investissement de ces efforts, par contre le quadrillage systématique mis en place pour la surveillance à l'aide des réseaux numériques témoigne d'une tentative de changement profond de la régulation de nos sociétés. Pas mal flippant...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blogs.wsj.com/digits/2012/09/28/the-economics-of-surveillance&quot;&gt;The Economics of Surveillance&lt;/a&gt;, Wall Street Journal, 28 sept 2012&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Extraits (trad JMS)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Du fait de la baisse des coûts de stockage des données et de l'augmentation de la volonté de dépenser dans le domaine, les entreprises et les forces de l'ordre sont souvent capables d'engranger un très grand nombre de données, juste au cas où elles pourraient être utiles un jour.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Aujourd'hui les téléphones portables sont des capteurs, indique le colonel Lisa Shay, professeur à l'académie militaire de West Point, vous portez maintenant un capteur personnel avec vous tout le temps.&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;L'information, qui était autrefois éphémère, dure maintenant beaucoup plus longtemps, affirme Shay, si je suis photographié, ces données resteront potentiellement dans une bases disponibles plusieurs années&quot;&lt;/em&gt; (...)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;L'espoir pour les entreprises, comme pour les gouvernements est que l'augmentation des données améliorera et facilitera leur travail. Plus ils auront de données plus ils pourront repérer de modèles de comportement&amp;nbsp;: l'application de la loi pourra pointer les criminels potentiels, et les annonceurs pourront envoyer le bon message à la bonne personne exactement au moment opportun.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;On ne sait pas vraiment si cet objectif est à portée de main ou si plus de données ne créent simplement pas plus de bruit. Les forces de l'ordre disent que l'énorme quantité d'information ne leur facilite pas toujours le travail pour attraper les criminels. (...)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Une industrie près de 30 milliards a été créée dans la Silicon Valley autour des entreprises construisant des modèles opérationnels de collecte de données personnelles et d'utilisation de ces données pour attirer les annonceurs. Et le WSJ a constaté que le ministère américain de la Sécurité intérieure a dépensé plus de 50 millions de dollars en subventions fédérales aux locaux forces de l'ordre pour la technologie sur les lecteurs de plaques d'immatriculation au cours des cinq dernières années.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le journal passe ensuite en revue les technologies de collecte de données personnelles, juste dans les situations de la vie quotidienne&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;En voiture&amp;nbsp;: lecteur de plaque d'immatriculation, GPS, ordinateur de bord, GPS externe.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Sur les ordinateurs personnels&amp;nbsp;: réseaux sociaux, messagerie, recherche, connexion et wifi&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Chez soi&amp;nbsp;: TV cablée, téléphone, tablette, compteur électrique&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;En faisant ses courses&amp;nbsp;: ordonnances, cartes de fidélité, cartes de crédit, distributeurs de billets&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;En déplacement&amp;nbsp;: caméra et reconnaissance faciale, téléphone portable, relais téléphoniques&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Comme citadin&amp;nbsp;: enregistrements pour le vote, adresses postales, courrier&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Big data, la fourmilière ou les Lumières</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/08/31/Big-data--la-fourmilliere-ou-les-Lumieres</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:73b14d3cb562469d3b8818cbd7f9143c</guid>
        <pubDate>Fri, 31 Aug 2012 05:14:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Socio</category>
                          <category>323. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; Le document au XXIe siècle ; Su : la vérité est dans la trace</category>
                  <category>333. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre ; « Je » est un document</category>
                  <category>512. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; Les paradoxes du néodocument ; Lecture et calcul</category>
                  <category>513. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; Les paradoxes du néodocument ; Conversation et traces</category>
                <description>          &lt;p&gt;Edge vient de publier une conversation avec Alex Pentland qui a fondé au MIT un centre de recherche transversal intitulé&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Center for Connection Science and Engineering&lt;/em&gt;. J'en reproduis de larges extraits traduits ci-dessous, mais l'ensemble mérite lecture.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;« &lt;a href=&quot;http://edge.org/conversation/reinventing-society-in-the-wake-of-big-data&quot;&gt;Reinventing Society In The Wake Of Big Data&lt;/a&gt; ». Edge, août 30, 2012. .&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Je crois que le pouvoir des Bib Data c'est qu'elles renseignent sur les gens plutôt que sur leurs croyance. Il s'agit du comportement des consommateurs, des employés et des prospects pour vos nouvelles affaires. Contrairement à ce que la plupart des gens croient, il ne s'agit pas des choses que vous postez sur Facebook, il ne s'agit pas de vos recherches sur Google, et ce ne sont pas non plus les données tirées du fonctionnement interne de l'entreprise et des RFID. Les Big Data proviennent de choses comme les données de localisation de votre téléphone mobile ou de votre carte de crédit. Ce sont les petites miettes de données que vous laissez derrière vous quand vous vous déplacez sur terre.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Ce que ces miettes racontent, c'est l'histoire de votre vie. Elles disent ce que vous avez choisi de faire. C'est très différent de ce que vous mettez sur Facebook. Ce que vous mettez sur Facebook, c'est ce que vous voudriez dire aux gens, rédigé selon les normes d'aujourd'hui.&lt;/em&gt; (...)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Si je peux connaitre certains de vos comportements, je peux inférer le reste juste en vous comparant avec la foule de ceux qui vous ressemblent. Vous pouvez raconter toutes sortes de choses sur une personne, même si elle ne sont pas explicitement dans les données, parce que les gens sont tellement pris dans le tissu social environnant qui détermine le genre de choses qu'ils pensent normales, et les comportements qu'ils vont apprendre les uns des autres.&lt;/em&gt; (...)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Ce qui compte vraiment, c'est comment les gens sont reliés les uns aux autres par les machines et comment ils créent un marché financier, un gouvernement, une entreprise et d'autres structures sociales.&lt;/em&gt; (...)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;C'est la promesse d'un système financier qui ne s'écroule pas, de gouvernements qui ne soient pas embourbés dans l'inaction, de systèmes de santé qui fonctionnent vraiment, et ainsi de suite, et ainsi de suite&lt;/em&gt;. (...)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Bien qu'il soit utile de raisonner sur des moyennes, les phénomènes sociaux sont faits en réalité de millions de petites transactions entre les individus. Il existe des modèles dans ces petites transactions qui sont responsables du krach boursier ou du printemps arabe.&lt;/em&gt; (...)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Cela veut dire que vous pouvez construire des villes plus efficaces, beaucoup plus humaines et qui dépensent énormément moins d'énergie. Mais vous avez besoin de voir les gens bouger pour obtenir ces résultats.&lt;/em&gt; (...)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Y a-t-il une opposition (au partage des données dans les entreprises)&amp;nbsp;? Étonnamment, peu. Les historiques de l'internet sont sans doute les plus opposés parce que (et je ne leur reproche pas) Facebook et Google ont grandi dans un monde complètement déréglementé. Pour eux, il est naturel de penser qu'ils ont le contrôle de leurs données, mais lentement, lentement ils en viennent à admettre qu'ils devront faire des compromis.&lt;/em&gt; (...)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Ce nouveau monde pourrait faire de George Orwell un petit joueur manquant d'imagination. Il est devenu très clair que l'on doit réfléchir fortement à la défense de la vie privée et à la propriété des données. George Orwell n'avait pas vu que si vous pouvez observer les modèles de comportements des gens qui interéagissent vous pouviez alors prévoir des choses comme qui va voter pour quoi ou comment va-t-il réagir à des situations variées comme un changement dans les réglements et ainsi de suite. Vous pouvez construire quelque chose qui, en première approximation ressemble vraiment à l'empire du mal. Et, bien sûr, certains chercheront à le faire.&lt;/em&gt; (...)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Même si on peut penser qu'il y a encore loin entre cette présentation et les réalisations concrètes, c'est une édifiante lecture sociale du mouvement des Big data, et de la redocumentarisation des personnes, faisant la différence entre l'explicite (le publié) et l'implicite (l'agit) montrant la bascule de l'explication statistique vers l'algorithmie. Il y a aussi derrière ce discours une idéologie de la transparence qui mériterait d'être plus interrogée et mieux assumée. J'ai essayé de poser quelques questions à ce sujet, m'en tenant à la problématique documentaire, dans un article écrit pour l'INRIA&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Salaün, Jean-Michel. &lt;a href=&quot;http://hdl.handle.net/1866/8394&quot;&gt;Du document à la donnée et retour. La fourmilière ou les Lumières&lt;/a&gt;. In &quot;Le document numérique à l’heure du web de données&quot;, séminaire INRIA, 1er au 5 octobre 2012, Carnac. Paris, ADBS Éditions, 2012&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;04-09-2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;« &lt;a href=&quot;http://www.slate.fr/lien/60961/internet-fourmis-meme-fonctionnement-tcp-transmission-control-protocol&quot;&gt;Internet et les fourmis fonctionnent de la même manière&lt;/a&gt; | Slate ». Slate.fr.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;05-09-2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Driscoll, Kevin. « &lt;a href=&quot;http://scholarworks.umass.edu/cpo/vol1/iss1/4&quot;&gt;From Punched Cards to “Big Data”: A Social History of Database Populism&lt;/a&gt; ». communication  1 1, nᵒ. 1 (août 29, 2012). http://scholarworks.umass.edu/cpo/vol1/iss1/4.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>AI pour l'éducation : &quot;l'apprentissage connecté&quot;</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/03/05/AI-pour-l-education-%3A-l-apprentissage-connecte</link>
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        <pubDate>Mon, 05 Mar 2012 05:01:00 -0500</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Socio</category>
                        <description>          &lt;p&gt;H. Jenkins &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/03/05/henryjenkins.org/2012/03/connected_learning_a_new_parad.html&quot;&gt;relaye&lt;/a&gt; une intéressante déclaration de la fondation Mc Arthur aux US sur l'apprentissage connecté. La déclaration est à l'initiative de chercheurs en éducation qui mènent des projets dans ce domaine depuis longtemps. Sans le dire explicitement, les auteurs raisonnent comme des architectes de l'information avec, ce que j'apprécie particulièrement, un fort souci déontologique. Ce réseau devrait être une source d'inspiration pour le domaine &quot;éducation&quot; de notre master futur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici le tout début de la déclaration qui mérite d'être lue en entier (trad JMS)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;L'apprentissage connecté&amp;nbsp;: réinventer l'expérience éducative à l'âge de l'information&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Nous vivons un moment historique dans la transformation et le recadrage de la création et du partage des connaissances, dans la vie sociale, politique et économique et dans une connectivité généralisée. Il y a un large accord sur notre besoin de nouveaux modèles éducatifs adaptés à ce moment historique, et pas simplement de nouveaux modèles pour l'école, mais des visions entièrement nouvelles mieux adaptées à la complexité, la connectivité et la rapidité croissantes de notre nouvelle société de la connaissance. Heureusement, nous sommes également en mesure d'exploiter les mêmes technologies et les mêmes processus sociaux qui ont conduit à ces transformations pour proposer à la nouvelle génération un apprentissage qui lui ouvrira les portes d'une réussite scolaire, des possibilités de travail et d'un engagement civique.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Précisément, nous avons maintenant la possibilité de réinventer où, quand et comment l'apprentissage a lieu&amp;nbsp;;  de responsabiliser et motiver les jeunes à acquérir des connaissances et développer des expertises à un rythme, à un niveau et par un chemin qui tienne compte de leurs intérets et capacités particulières&amp;nbsp;; et de construire les innovations s'appuyant sur un spectre de plus en plus large d'institutions capables de supporter une gamme d'expériences d'apprentissage pour les jeunes inimaginables il y a seulement 15 ans.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Nous proposons une nouvelle approche pour l'apprentissage&amp;nbsp;: l'apprentissage connecté, qui s'appuie sur la recherche, des théories éprouvées et les meilleurs standards, mais qui est aussi construite pour exploiter le nouvel environnement social et numérique des médias et le coeur des questions ci-dessous :&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Que signifie penser l'éducation comme la responsabilité d'un réseau de personnes et d'institutions, comprenant les écoles, les bibliothèques, les musées et les communautés en ligne ?&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Que signifie penser l'éducation comme un accompagnement d'une participation active des jeunes à la vie publique, ce qui inclut l'engagement civique, et les activités intellectuelles, sociales, récréatives et pertinentes pour une carrère à venir ?&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Comment pouvons-nous profiter des nouvelles formes de configurations intergénérationnelles qui sont apparues dans lesquelles les jeunes et les adultes se retrouvent pour travailler, se mobiliser, partager, apprendre et réaliser ensemble ?&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Que signifierait réunir dans cet effort un éventail d'acteurs plus large que ce que nous pensons traditionnellement comme des institutions scolaires et civiques&amp;nbsp;? (..)&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;La suite est &lt;a href=&quot;http://henryjenkins.org/2012/03/connected_learning_a_new_parad.html#comments&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et on trouvera plus d'infos sur le projet &lt;a href=&quot;http://clrn.dmlhub.net/&quot;&gt;là&lt;/a&gt; et&lt;a href=&quot;http://connectedlearning.tv/&quot;&gt; là&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Les femmes lisent (des livres), les hommes écrivent (sur le web)</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/01/17/Les-femmes-lisent-%28des-livres%29--les-hommes-ecrivent-%28sur-le-web%29</link>
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        <pubDate>Tue, 17 Jan 2012 19:45:00 -0500</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Socio</category>
                          <category>334. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre ; Économie de service</category>
                  <category>6. CONCLUSION - ARCHITECTES ET ARCHITHEQUES</category>
                <description>          &lt;p&gt;Le DEPS a publié une très intéressante synthèse de ses enquêtes sur les pratiques culturelles, reprenant notamment l'analyse générationnelle déjà initiée&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Olivier Donnat, «&amp;nbsp;Pratiques culturelles, 1973-2008, Dynamiques générationnelles et pesanteurs sociales », Culture études DEPS Ministère de la Culture et de la Communication, nᵒ. 7: 2011. &lt;a href=&quot;http://www.culturecommunication.gouv.fr/content/download/21393/182621/file/Deps-CE-2011-7-PCF-site.pdf&quot;&gt;Pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est utile de la compléter avec l'étude de l'Insee sur la gestion du temps des Français&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Layla Ricroch et Benoit Roumier, « &lt;a href=&quot;http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1377#inter3&quot;&gt;Depuis 11 ans, moins de tâches ménagères, plus d’Internet&lt;/a&gt; », INSEE Première, nᵒ. 1377 (novembre 2011).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Forte des données régulièrement collectées, l'étude d'O. Donnat est très documentée et confirme bien des tendances esquissées dans une &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/08/06/287-age-et-generation&quot;&gt;précédente publication&lt;/a&gt; sur la baisse tendancielle de la lecture traditionnelle, la montée de l'audiovisuel et le succès de la musique enregistrée, ainsi que le rôle particulier des sorties et des pratiques amateurs. Mais intégrant les données de 2008, elle permet de souligner ce que l'on pressentait&amp;nbsp;: le poids des pratiques numériques sur les plus récentes générations. Tout cela conduit O. Donnat à écrire&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Aussi l’évolution des pratiques culturelles doit-elle être appréciée d’un double point de vue difficilement conciliable&amp;nbsp;: le premier souligne la permanence d’une forte stratification sociale des pratiques culturelles et confirme la pertinence des schémas théoriques articulés autour de la notion  de  capital  culturel,  tandis  que  le  second  met  en lumière la force des mutations générationnelles, rappelant que les formes de la domination culturelle, loin d’être éternelles, se renouvellent en liaison avec les transformations de la structure sociale, des conditions d’accès à la culture et des modes d’expression artistique.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pourtant la leçon la plus nouvelle de mon point de vue, et la plus dérangeante si on la met en regard avec les pratiques actuelles sur le web, est l'accentuation et l'orientation des différences sexuées dans les pratiques culturelles et tout particulièrement pour le livre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les femmes ont aujourd’hui un engagement plus fort dans le monde du livre que les hommes dans tous les milieux sociaux, à la fois parce qu’elles sont plus nombreuses à lire quand elles sont jeunes et qu’elles résistent mieux à la diminution du rythme de lecture qui accompagne l’avancée en âge.&lt;/em&gt; Cela se traduit par exemple sur ce schéma.&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/Livre_HF-DEPS.bmp&quot; alt=&quot;Livre_HF-DEPS&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Livre_HF-DEPS.bmp, janv. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour la fréquentation des bibliothèques, le constat va dans le même sens. &lt;em&gt;Les jeunes femmes sont les principales contributrices de la progression constatée à l’échelle nationale. (..) Plus nombreuses à suivre des études et plus souvent en charge des activités culturelles périscolaires des enfants quand elles sont mères de famille, elles ont largement profité, au moins jusqu’à la fin des années 1990, des effets d’offre et de la diversification des services proposés (ouverture aux supports audiovisuels, développement de l’édition pour la jeunesse, etc.).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/Bib_HF-DEPS.bmp&quot; alt=&quot;Bib_HF-DEPS.bmp&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Bib_HF-DEPS.bmp, janv. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Du côté de l'Insee, on constate&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Le temps domestique quotidien, resté stable chez les hommes, a diminué chez les femmes, en particulier chez celles qui n’ont pas d’emploi (une demi-heure de moins par jour depuis 1999). Cette évolution confirme et prolonge la baisse observée entre 1986 et 1999. L’écart entre les hommes et les femmes s’est donc réduit, mais demeure&amp;nbsp;: il est d’une heure et demie par jour.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et surtout, on observe un écart important en faveur des hommes pour le temps passé devant l'ordinateur (hors travail), quel que soit l'âge&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Insee-Temps-Ecran_m.jpg&quot; alt=&quot;Insee-Temps-Ecran.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Insee-Temps-Ecran.jpg, janv. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Maintenant si l'on s'intéresse aux internautes les plus actifs sur le web, la situation devient caricaturale. Parmi de nombreux exemples (communauté du libre, bibliosphère, entreprises du NASDAQ, etc.)  prenons celui de Wikipédia. Selon une &lt;a href=&quot;http://upload.wikimedia.org/wikipedia/foundation/a/a7/Wikipedia_General_Survey-Overview_0.3.9.pdf&quot;&gt;enquête&lt;/a&gt; réalisée en 2009 par la fondation, 68% des lecteurs et surtout 87% des contributeurs sont des hommes&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une interprétation déprimante du croisement de ces tendances soulignerait que les unes investissent les activités de distinction délaissées par les autres qui s'installent sur les lieux de pouvoir de demain... Provocation de ma part sans doute, et pourtant, est-ce un hasard si la question, rarement posée, reste sans réponse&amp;nbsp;? Il est troublant de lire sur Wikipédia à la rubrique &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Le_genre_et_Wikip%C3%A9dia&quot;&gt;Le genre et Wikipédia&lt;/a&gt;, sous l'affirmation &lt;em&gt;Les femmes sont minoritaires dans la communauté Wikipédia&lt;/em&gt;&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/wikipedia-femmes-18-01-2012.bmp&quot; alt=&quot;wikipedia-femmes-18-01-2012.bmp&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;wikipedia-femmes-18-01-2012.bmp, janv. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;9 août 2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.pcmag.com/article2/0,2817,2408256,00.asp&quot;&gt;Infographic: Wikipedia's Gender Gap Exposed&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Réseaux sociaux : colloque et séminaire à Lyon</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/09/14/Reseaux-sociaux-%3A-des-structures-a-la-politique--Lyon--12/13-decembre-2011</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:658d65c4788d7184c4f9176b024f501e</guid>
        <pubDate>Wed, 14 Sep 2011 04:53:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Socio</category>
                        <description>          &lt;p&gt;Dans le cadre de l'&lt;a href=&quot;http://www.ixxi.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;IXXI&lt;/a&gt; de l'ENS-Lyon, plusieurs initiatives sont prises cet automne autour des réseaux sociaux et de l'architecture de l'information. Un séminaire est proposé certains vendredis (voir l'annonce de la première séance en fin de billet) et un colloque international est organisé les 12-13 décembre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Colloque&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Social networks are an old topic in social sciences. As soon as 1934, J. L. Moreno analyzed social networks of girls that evaded school and envisioned sociometry as a kind of physics, complete with its own “social atoms” and its laws of “social gravitation”. Since the 90′s, there has been an explosion of publications, involving many different disciplines&amp;nbsp;: computer science, management, physics, political science… However, collaborations between these disciplines are the exception rather than the rule.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;In this 2-day workshop, we will present different approaches to social networks, both empirical and reflexive. The scope is to understand the differences, the convergences and try to establish new links. Is the availability of data at an unprecedented detail going to change sociology?
We will also think about the social and political impact of the recent explosion of Internet social networks and the gathering of digital data on our personal activities. In other words&amp;nbsp;: What are we learning about the social world? With which tools? What kind of world are we making with this digital frenzy?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici le pré-programme du colloque&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;ins&gt;12 décembre&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;accueil café&amp;nbsp;: 10h-11h&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;11h-13h&amp;nbsp;: Refonder la sociologie avec les données&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Bruno Latour (Sciences Po, Paris)&amp;nbsp;: 1h&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Gianluca Manzo (Sorbonne, Paris)&amp;nbsp;: 30min&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Alain Barrat (Physique, Marseille)&amp;nbsp;: 30min&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;15h-18h&amp;nbsp;: La politique des données&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Thomas Berns (ULB) 1h&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Eric Fleury (ENS Lyon) 30min&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Gwendal Le Grand (CNIL, France, à confirmer) Europe contre Google/Facebook 45m&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Dominique Cardon (Orange, France) 45m&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;ins&gt;13 décembre&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;9h – 13h&amp;nbsp;: Topologie et sociologie des réseaux&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;David Stark (Columbia Univ) 1h&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Bertrand Jouve (Lyon2) 30 min&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Pierre Mercklé (ENS de Lyon) 30 min&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Vincent Blondel (Informatique, Univ Louvain) 1h&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;L'entrée est gratuite sur inscription préalable. Le nombre de places est limité par la taille de la salle. On peut s'inscrire dès à présent &lt;a href=&quot;http://www.ixxi.fr/?page_id=857&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.
Lieu du colloque&amp;nbsp;: Ecole Normale Supérieure, 15 parvis René Descartes, salle F08, 69007 Lyon&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Séminaire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La première séance du séminaire est le vendredi 23 sept de 13h30 à 17h30. Elle se tiendra à l'IXXI (&lt;a href=&quot;http://www.ixxi.fr/?page_id=41&amp;amp;lang=fr&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;plan d'accès&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;ins&gt;Réseaux sociaux et Représentation de soi&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Animateur&amp;nbsp;: Pierre Mercklé, maître de conférences à l'ENS-Lyon, auteur de Sociologie des réseaux sociaux, col. Repères éd. La Découverte.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Intervenants&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Antonio CASILLI, maître de conférences en Digital Humanities à TELECOM ParisTech, auteur de Les Liaisons numériques&amp;nbsp;: vers une nouvelle sociabilité&amp;nbsp;? (Seuil, 2010).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alexandre COUTANT, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication, Université de Franche-Comté, coordinateur du numéro de la revue Hermès&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Ces réseaux numériques dits sociaux&amp;nbsp;» (n° 59, avril 2011, avec Thomas Stenger),&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Julie DENOUEL, maître de conférences en sciences du langage, UMR Praxiling, Université Paul Valéry Montpellier III, coordinatrice avec Fabien Granjon, de Communiquer à l’ère numérique. Regards croisés sur la sociologie des usages (Presse de l’Ecole des Mines, 2011).&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Pourquoi l'anglais domine</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/07/08/Pourquoi-l-anglais-domine</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:66a7518a21b5ca9ee095e6e019c13ea8</guid>
        <pubDate>Fri, 08 Jul 2011 03:46:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Socio</category>
                        <description>          &lt;p&gt;C'est tout expliqué de façon lumineuse ci-dessous par mon collègue du Collegium de Lyon et de l'université de Chicago, Salikoko Mufwene&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;div&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;349&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/9XUuJujbWZU&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;
</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Usages mobiles et pentagone</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/06/04/Usages-mobiles-et-pentagone</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:8aabf4f9996a972ed660d04d880a5cb8</guid>
        <pubDate>Sat, 04 Jun 2011 09:24:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Socio</category>
                          <category>424. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Les cinq industries de la mémoire</category>
                <description>          &lt;p&gt;Fred Cavazza attire l'attention (&lt;a href=&quot;http://www.simpleweb.fr/2011/05/27/plusieurs-etudes-sur-lutilisabilite-et-les-usages-des-touchbooks/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) sur une étude de Nielsen sur l'utilisation des terminaux mobiles (&lt;a href=&quot;http://blog.nielsen.com/nielsenwire/?p=27702&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). L’enquête a été menée auprès de près de 12.000 possesseurs de terminaux pour savoir comment et où ils utilisaient leur appareil. Voici donc le résultat publié résumé en deux images, la première concerne les lieux d'utilisation, la seconde les temps relatifs d'utilisation des terminaux&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Connected-devices-1_m.jpg&quot; alt=&quot;Connected-devices-1.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Connected-devices-1.jpg, juin 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.connected-devices-2_m.jpg&quot; alt=&quot;connected-devices-2.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;connected-devices-2.jpg, juin 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'intérêt de l'étude pour moi est de montrer la nette différence d'utilisation des terminaux entre eux, même s'ils permettent tous de naviguer sur le web, et leur rapport avec les médias plus anciens. Les tablettes sont plutôt corrélées à la télévision, on les utilise principalement en regardant le «petit» écran dont elles sont sans doute un adjuvant documentaire. Les liseuses préfèrent la position allongée, comme les livres évidemment. Quant aux téléphones 3G, ils sont utilisés partout, y compris dans les transports ou en faisant les courses. Ces derniers ne sont pas sans rapport avec l'utilisation ancienne de la presse.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors on peut reprendre l'organisation des médias en pentagone et leur classement par rapport à la gestion du temps et la tarification (pour suivre le raisonnement, il est indispensable d'avoir intégré le module 4 du &lt;a href=&quot;http://cours.ebsi.umontreal.ca/sci6355/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;cours&lt;/a&gt;) et leur adjoindre le terminal mobile le plus proche. Tout se passe alors comme si l'usage des terminaux se raccrochait à l'organisation traditionnelle des médias. On se trouve alors très éloigné d'une convergence qui tendrait vers un uni- ou méta-média, même si le numérique autorise des passages d'un média à l'autre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Devt-pentagone_m.jpg&quot; alt=&quot;Devt-pentagone.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Devt-pentagone.jpg, juin 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'ai ajouté un quatrième terminal, l'ordinateur portable, que j'ai corrélé avec le web-média dont la configuration se cherche aujourd'hui. Il y aurait beaucoup à disserter sur ces résultats et l'interprétation esquissée ci-dessus. Disons seulement aujourd'hui que le numérique ne bouleverse pas autant qu'on le dit souvent l'ordre des médias, mais qu'il participe activement à leur transformation.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>De la transparence.. et des documents</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/12/06/De-la-transparence</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:c7343283d9f1dc20c7232aba961bd8f2</guid>
        <pubDate>Mon, 06 Dec 2010 03:45:00 -0500</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Socio</category>
                          <category>331. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre ; Objectivité et réflexivité</category>
                  <category>332. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre ; De la neutralité</category>
                  <category>513. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; Les paradoxes du néodocument ; Conversation et traces</category>
                <description>          &lt;p&gt;Quelques remarques rapides pour accompagner le feuilleton&lt;em&gt; WikiLeaks&lt;/em&gt;,  à partir des préoccupations de ce blogue sur l'économie des documents.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;P. Starr dans son livre &lt;em&gt;The Creation of The Media&lt;/em&gt; rappelle la naissance de la notion d'objectivité dans la presse.  Il cite Walter Lippman qui un des premiers en 1920 dans &lt;em&gt;Liberty and The News&lt;/em&gt; l'a mise en avant. Extrait (trad JMS)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Lippmann exhortait les journalistes à être plus «&amp;nbsp;objectifs », un mot qui venait d'apparaître pour décrire le journalisme. Les critiques aujourd'hui dénoncent l'objectivité comme une idéologie professionnelle, mais il est important de comprendre les pratiques professionnelles que Lippmann voulait faire adopter aux journalistes. Il voulait que les journalistes s'inspirent de la science en développant un «&amp;nbsp;sens de la preuve&amp;nbsp;» et en reconnaissant franchement les limites de l'information disponible&amp;nbsp;: il les exhortait de démonter les idées reçues et les abstractions et de refuser de laisser de côté des nouvelles ou de mettre la morale ou n'importe quelle autre cause avant la véracité. Ce que Lippmann demandait avant tout aux journalistes était la responsabilité (accountability). (..) Mais les journalistes ne pouvait pas faire tout seuls le travail indispensable&amp;nbsp;; ils avaient besoin d'experts pour organiser l'information à leur place et Lippmann suggérait la création de «observatoires politiques&amp;nbsp;» - des instituts de recherche à la fois en dedans et en dehors du gouvernement - pour fournir les preuves systématiques qui pourraient servir, par exemple, pour évaluer les performances des agences gouvernementales.&lt;/em&gt; p.396-397&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On retrouve bien des dimensions de ces fondations du journalisme moderne dans l'affaire &lt;em&gt;Wikileaks&lt;/em&gt;, y compris dans l'évolution de la personnalité de son responsable. Mais ce que montre surtout &lt;em&gt;Wikileaks&lt;/em&gt; est un déplacement de la notion de preuve vers l'évidence (au sens français et non anglais). On croit ce qui est publié non pas à cause d'une démonstration, mais parce que la méthode de publication des documents semble en garantir la véracité, à la fois parce qu'ils proviennent de témoins directs et qu'ils sont potentiellement visibles par tout le monde et donc vérifiables par tout un chacun. Cette évolution de l'«&amp;nbsp;objectivité&amp;nbsp;» vers la «&amp;nbsp;transparence », avec les mêmes limites théoriques et la même efficacité pratique de l'une et l'autre utopie, est parfaitement en cohérence avec l'architecture anarchique et l'économie décalée du web et ses conséquences sur la transformation des médias. Les mêmes forces sont à l'œuvre dans la transformation de la science en e-science ou encore dans les débats sur la vie privée autour des réseaux sociaux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sans doute, ce succès est à mettre en résonance avec l'évolution même de nos sociétés dites post-modernes et leur rapport avec la vérité (sur ce point, voir Roger (&lt;a href=&quot;http://cfeditions.com/pedauque/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et&lt;a href=&quot;http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_00001741&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt; là&lt;/a&gt;)&amp;nbsp;: &lt;em&gt;La seconde modernisation introduirait un effet de retour sur cette prétention à la maîtrise qui caractérisait la première car les conséquences ne peuvent plus être repoussées au-delà de nos générations. La prétention à la totalisation du savoir et au triomphe des autorités scientifiques seraient battues en brèche&amp;nbsp;: la seconde modernisation introduit l'exigence d'une réflexivité, d'un savoir qui se déclare lui-même et qui se contrôle en connaissant ses limites et ses conditions de production.&lt;/em&gt; p.161&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Néanmoins dans l'histoire de &lt;em&gt;WikiLeaks&lt;/em&gt; la &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/09/15/Th%C3%A9ories-du-document&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;théorie&lt;/a&gt; du document permet de voir les limites de cette nouvelle idéologie. Même si les documents sont pour une part en accès libre, leur décryptage, c'est à dire leur accessibilité intellectuelle (lu), passe par cinq des journaux les plus prestigieux des États-Unis et d'Europe (&lt;a href=&quot;http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2010/11/29/boussole-wikileaks-sy-retrouver/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). Et ainsi les données brutes, triées, mises en contexte et publiées par les journaux prennent le statut d'information journalistique avec toute la confiance attachée à ce statut (su). C'est la responsabilité journalistique (&lt;em&gt;accountability&lt;/em&gt;), telle que définie dans les années vingt du siècle dernier qui l'a emporté.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'erreur du raisonnement serait de croire que l'on transforme un ordre documentaire à partir d'une simple mise en accès (vu).  L'abandon de la mise en ligne sans tri préalable des données brutes qui était pourtant le dogme initial du site (&lt;a href=&quot;http://www.numerama.com/magazine/17475-wikileaks-abandonne-l-ouverture-des-donnees.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;) souligne &lt;em&gt;a fortiori&lt;/em&gt; la prégnance d'un ordre documentaire  pour la diffusion de documents d'archives d'institution.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le passage de l'objectivité à la transparence modifie aussi les responsabilités d'une autre profession qui doit s'adapter très vite à la nouvelle donne du web. Il n'y a pas eu, en effet, d'enquête journalistique dans cette affaire, simplement la consultation par des journalistes de documents qui leur ont été proposés spontanément. On peut parier qu'à l'avenir la fonction archivistique, avec ses différents attributs va s'en trouver considérablement renforcée, pour le meilleur et pour le pire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je rappelle que, selon le &lt;a href=&quot;http://www.ebsi.umontreal.ca/diffu/livre-intro_sci_info.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;manuel&lt;/a&gt;, les archivistes québécois &lt;em&gt;évaluent, sélectionnent, acquièrent, conservent et mettent à disposition des documents d’archives, assurant leur intégrité intellectuelle et une conservation physique responsable, pour le bénéfice des utilisateurs actuels et celui des générations futures&quot; (Association of Canadian Archivists 1999, notre trad.) comme leurs collègues ailleurs au Canada. Toutefois, à la différence de ces derniers, les québécois entendent aussi exercer des responsabilités sur «&amp;nbsp;la gestion des documents &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/12/06/qui&quot; title=&quot;qui&quot;&gt;qui&lt;/a&gt; consiste à assurer le contrôle systématique des documents pendant leur cycle de vie. »&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Paradoxalement, il semble que dans cette histoire c'est bien l'ordre documentaire traditionnel, journalistique et archivistique, qui sortira renforcé, mais l'un et l'autre devront s'adapter à une nouvelle architecture de l'accès à l'information.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu un peu plus tard&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Parmi les très nombreux billets sur &lt;em&gt;WikiLeaks&lt;/em&gt;, deux proches de mes préoccupations &lt;a href=&quot;http://www.christian-faure.net/2010/12/04/la-tragedie-wikileaks/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Christian Fauré&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://zeroseconde.blogspot.com/2010/12/le-ban-de-wikileaks.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Martin Lessard&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 15 déc 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur les chgts du journalismes, voir&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;David Carr, “WikiLeaks Taps Power Of the Press — The Media Equation,” The New York Times, Décembre 12, 2010, rub. Business Day / Media &amp;amp; Advertising, &lt;a href=&quot;http://www.nytimes.com/2010/12/13/business/media/13carr.html?_r=1&amp;amp;scp=5&amp;amp;sq=david%20carr&amp;amp;st=cse&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 3 mars 2011&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pile sur le sujet, un papier de Y Benkler qui commence par une citation de T Roosevelt sur  le journalisme à scandale et analyse en détail l'affaire Wikileaks, montrant à la fois les tentatives d'attaque contre le service et son responsable et ses capacités de résistance et  constatant qu'il s'agit d'une évolution des formes du 4e pouvoir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A FREE IRRESPONSIBLE PRESS: WIKILEAKS AND THE BATTLE OVER THE SOUL OF THE NETWORKED FOURTH ESTATE &lt;a href=&quot;http://benkler.org/Benkler%20Wikileaks%20CRCL%20Working%20Paper%20Feb_8.pdf&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Le web et l'espace public</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/12/02/Le-web-et-la-sphere-publique</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:eeb2c35f01ec014ec0ebce8bbc6238de</guid>
        <pubDate>Thu, 02 Dec 2010 04:40:00 -0500</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Socio</category>
                          <category>331. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre ; Objectivité et réflexivité</category>
                  <category>332. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre ; De la neutralité</category>
                <description>          &lt;p&gt;Toujours dans la continuité des billets précédents sur la&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/11/23/La-troisi%C3%A8me-dimension-du-web&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt; troisième dimension&lt;/a&gt; du web et les différentes &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/11/09/Apple%2C-Google%2C-Facebook%2C-d%C3%A9cryptage-en-images&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;stratégies industrielles&lt;/a&gt; à l'œuvre, et au moment où le monde des médias bruisse de l'affaire &lt;em&gt;WikiLeaks&lt;/em&gt;, il est bon de revenir à quelques fondamentaux de l'analyse. Pour cela je prendrai quelques extraits d'un excellent livre sur la naissance des médias modernes (le livre s'arrête en 1941 au moment de l'entrée des États-Unis en guerre) et une intervention plus récente du même auteur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Paul Starr, The Creation of the Media, Basic Books., 2004, &lt;a href=&quot;http://www.princeton.edu/~starr/CreationoftheMedia/Media.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Paul Starr, “Statement to the Federal Communications Commission Workshop on the Future of Media and Information Needs of Communities,” Mars 4, 2010,&lt;a href=&quot;http://www.princeton.edu/~starr/articles/articles10/Starr_FCC-3-4-2010.pdf&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt; là&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Deux extraits du livre (trad JMS). Le premier fait allusion à la notion habermassienne d'espace public à laquelle l'auteur n'adhère que partiellement, le second au début du vingtième siècle&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;L'espace public public dans l'Europe moderne ne doit pas être confondu avec un idéal démocratique, comme si la raison avait atteint sa forme la plus élevée et cultivée parmi les arômes capiteux des cafés de Londres et les parfums des salons de Paris du dix-huitième siècle, pour glisser sur la voie de la dégradation au cours des siècles suivants. Alors que les débuts de l'espace public moderne représentaient un abandon du secret politique, il restait toujours socialement exclusif, limité par les pressions habituelles de l'argent et du statut, et régulièrement manipulé par les personnes au pouvoir. L'opinion publique a pu émerger comme une force nouvelle dans la politique, mais l'espace public, dont les États européens ont permis le développement dans le début des temps modernes, a fortement limité l'audience de cette opinion. Sauf dans certains domaines très limités, l'espace public n'a pas encore pu fournir à la société un moyen de gouvernance.&lt;/em&gt; p.46&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;La capacité des médias à exercer un pouvoir par eux même dépend à la fois de leur autonomie par rapport au pouvoir de l'État et de leur indépendance commerciale. Pour chacun des deux, l'Amérique a fourni au développement des médias un terrain fertile et quant à leur pouvoir, les médias ont été beaucoup plus avancés aux États-Unis que nulle part ailleurs&amp;nbsp;: une presse puissante mais encore décentralisée, prônant un journalisme agressif et souvent porté sur le sensationnalisme&amp;nbsp;; une industrie du cinéma concentrée dans une poignée de sociétés qui dominaient les écrans aussi bien à l'étranger que localement&amp;nbsp;; et le seul réseau de radio-télévision significatif dans le monde, avec des centaines de stations locales et deux réseaux nationaux. Ces institutions ont été les signes avant-coureurs d'une époque où les médias sont devenus un facteur d'indépendance en politique aussi important, par exemple, que les partis politiques eux-mêmes qui avaient eu la haute main sur beaucoup d'entre eux.&lt;/em&gt; p.386&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Extrait de l'intervention devant la FCC&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les innovations dans les informations en ligne sont pleines de promesses, mais la tendance dominante est inquiétante. Le déclin à la fois de la publicité et de la distribution des journaux ne se renversera pas une fois la récession économique terminée. La presse survit grâce un lectorat vieillissant qui achète par habitude le journal et fait face à une perte catastrophique de lecteurs chez les jeunes adultes. Cette baisse n'est pas limitée aux seuls journaux. Entre 1998 et 2008 d'après les enquêtes du &lt;/em&gt;Pew Research Center&lt;em&gt; le nombre d'Américains qui disaient qu'ils ne prenaient des nouvelles auprès d'aucun support au cours d'une journée moyenne est passé de 14 à 19%. Parmi les 18-24 ans durant la même période, il est passé de 25 à 34%..&lt;/em&gt;
&lt;em&gt;Comme ces données le montrent, un environnement  plus fragmenté se développe pour les médias où de plus en plus d'Américains n'ont plus accès aux nouvelles en partie parce qu'ils ne les croisent plus dans les journaux, ni à la radio, ni à la télévision.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette dernière citation est à mettre en relation avec cet autre &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/12/27/397-digital-natives&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;billet&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Curieusement, il semble que P. Starr n'arrive pas à poursuivre son propre raisonnement sur notre période post-moderne en la considérant simplement dans la continuité des précédentes, sans en percevoir les changements qu'il analyse pourtant si bien pour celles-là.  Je crois qu'il faut distinguer trois phénomènes interdépendants. D'une part la modification de l'architecture des médias par le web, d'autre part la stratégie des industriels et enfin la transformation de l'espace public, c'est à dire de l'échange public des idées qui l'accompagne. La question qui reste ouverte est de savoir quel sera le statut du document dans celui-là. Le modèle du journaliste avait mis en avant l'objectivité au vingtième siècle suite à l'histoire présentée par l'auteur. La transparence prendra-t-elle sa place au vingt-et-unième, avec quelles conséquences&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 3 décembre 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comparé à ses collègues des trois années précédentes, les revenus publicitaires de la presse américaine au 3ème trimestre de 2010 sont pour la première fois positifs voir &lt;a href=&quot;http://paidcontent.org/article/419-naa-newspapers-ad-declines-slim-as-online-struggles-to-maintain-growth/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Toutes les données sur la presse US sont accessibles sur la NAA&lt;a href=&quot;http://www.naa.org/TrendsandNumbers/Research.aspx&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt; là&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>La troisième dimension du web</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/11/23/La-troisieme-dimension-du-web</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:524104b7ea98cb92685e0d334206a59b</guid>
        <pubDate>Tue, 23 Nov 2010 05:24:00 -0500</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Socio</category>
                          <category>313. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; Renouveau ; Le Web</category>
                  <category>332. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre ; De la neutralité</category>
                <description>          &lt;p&gt;Comme en écho à mes &lt;a href=&quot;http://hdl.handle.net/1866/4166&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;préoccupations&lt;/a&gt; du moment, Tim Berners-Lee vient de publier un nouvel article, explicitement une réponse à &lt;a href=&quot;http://www.wired.com/magazine/2010/08/ff_webrip/2/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;celui&lt;/a&gt; de C. Anderson sur la mort du web&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tim Berners-Lee, “Long Live the Web,” Scientific American (Décembre 2010), ici &lt;a href=&quot;http://www.scientificamerican.com/article.cfm?id=long-live-the-web&amp;amp;print=true&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;&lt;/a&gt;. Traduit en français &lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2010/11/22/Longue-vie-au-web-par-tim-berners-lee&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il défend d'abord sur l'utopie primitive du web, l'universalité, les protocoles ouverts, la distinction entre l'internet et le web et &lt;em&gt;in fine&lt;/em&gt; le &lt;em&gt;linked data&lt;/em&gt; qui sont les fondements du succès de la toile et fustige les tentatives de verrouillages de toutes sortes. On retrouve dans cet article les thèmes qui lui sont chers et qui s'appuient principalement sur la performativité.  Mais, et c'est plus nouveau il me semble sous sa plume, il insiste aussi fortement sur la dimension politique du développement du web, faisant le parallèle avec la démocratie. Prenant des exemples dans des affaires récentes mettant aux prises des gouvernements et des firmes, il parle de droits de l'homme électroniques (&lt;em&gt;Electronic Human Rights&lt;/em&gt;) et fustige la traçabilité.(&lt;em&gt;No Snooping&lt;/em&gt;). Cette rhétorique nourrit toute la communauté du web libertaire depuis longtemps, mais elle déborde aujourd'hui le cercle des initiés, et l'alerte du fondateur du web en est une belle illustration.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les débats, qui touchent maintenant les plus hautes instances politiques, montrent que le web est bien à la recherche de sa troisième dimension (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/09/15/Th%C3%A9ories-du-document&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), celle qui fonde son statut documentaire, non sans tâtonnement et c'est bien normal. On pourrait faire un parallèle avec la configuration progressive du statut social de la presse, telle que nous la connaissons aujourd'hui avec la figure du journaliste, le 4ème pouvoir, l'objectivité. Celle-ci est issue d'une innovation technique (rotatives), économique (double marché), de stratégies industrielles et d'une transformation profonde de la demande sociale. Un rapport récent montre judicieusement combien ce modèle de la presse traditionnelle est aujourd'hui ébranlé par une presse en ligne qui se cherche.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Philippe Couve et Nicolas Kaiser-Bril, Nouveaux modèles économiques &amp;amp; questions de déontologie, Novembre 2010 (&lt;a href=&quot;http://mry.blogs.com/files/41884149-medias-nouveaux-modeles-phcouve.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Synthèse sur les pratiques culturelles en France</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/10/27/Synthese-sur-les-pratiques-culturelles-en-France</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:16d0abfaf3809c4827d6cbcfef723688</guid>
        <pubDate>Wed, 27 Oct 2010 08:27:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Socio</category>
                          <category>211. LES MUTATIONS DU DOCUMENT ; Petite histoire du mot ; Un enregistrement</category>
                  <category>333. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre ; « Je » est un document</category>
                  <category>334. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre ; Économie de service</category>
                <description>          &lt;p&gt;Compétences de l'auteur et clarté de son propos. Lecture indispensable&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Olivier Donnat, “Les pratiques culturelles à l'ère numérique,” BBF, n°. 5 (2010): 6-12 &lt;a href=&quot;http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2010-05-0006-001&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Résumé&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;La comparaison des résultats de l'enquête 2008 Pratiques culturelles des Français avec ceux de la précédente enquête réalisée onze ans auparavant permet une description générale de l'évolution des pratiques culturelles au cours d'une décennie marquée par la diffusion de l'internet et des nouveaux écrans. Si la révolution numérique n'a pas (jusqu'à présent ?) bouleversé la structure générale des pratiques culturelles ni infléchi la plupart des tendances observées dans les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix, plusieurs indices laissent entrevoir la profondeur des mutations en cours, notamment dans les jeunes générations.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>(Dés)ordre documentaire et (dés)ordre social</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/05/13/%28Des%29ordre-documentaire-et-%28des%29ordre-social</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:72e7ff49f79c9056d2d773cc994b69a2</guid>
        <pubDate>Thu, 13 May 2010 18:10:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Socio</category>
                          <category>32. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; Le document au XXIe siècle</category>
                  <category>33. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre</category>
                  <category>514. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; Les paradoxes du néodocument ; Mémoire et oubli</category>
                <description>          &lt;p&gt;Francis Epelboin relate comment en Tunisie certains groupes islamistes arrivent à faire fermer des comptes Facebook à leurs yeux impies, simplement en utilisant les fonctionnalités automatiques du réseau (&lt;a href=&quot;http://fr.readwriteweb.com/2010/05/14/a-la-une/guerre-civile-sur-facebook/?utm_source=feedburner&amp;amp;utm_medium=feed&amp;amp;utm_campaign=Feed%3A+readwriteweb-france+%28ReadWriteWeb+France%29&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). L'histoire est édifiante et mérite d'être lue et méditée. Il est probable que la Tunisie ne soit ici que la partie émergée d'un iceberg de manipulations variées. Sans revenir sur les aspects éthiques, politiques et sociaux évidemment fondamentaux de cette histoire, je voudrais réfléchir tout haut et sans prétention ici à sa dimension documentaire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Reprenant une métaphore habituelle sur le net l'auteur démarre ainsi son billet&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Si Facebook était un pays, il serait l’un des plus peu­plés de la pla­nète, mais il serait égale­ment aux prises avec une guerre civile qui prend des pro­por­tions inquié­tantes.&lt;/em&gt; Cette métaphore est séduisante mais trompeuse. Elle fait comme si nous existions sur le web comme dans la vie ordinaire. Il y a pourtant une différence de taille&amp;nbsp;: certes nous existons bien sur le web, mais notre existence y est documentaire (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/01/02/Suis-je-un-document&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est une évidence que l'on a tendance à oublier ces derniers temps. L'ordre documentaire et l'ordre social sont sans doute le reflet l'un de l'autre, mais il s'agit d'un reflet sérieusement déformé&amp;nbsp;: le monde du document est soumis à des contraintes sensiblement différentes de celles du monde matériel, notamment celles de ses trois dimensions (par ex &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/01/02/Suis-je-un-document&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En schématisant de façon outrancière, l'ordre ancien, celui de la documentarisation que nous quittons progressivement, s'appuyait d'abord sur la forme du document qui était un objet que l'on pouvait repérer et que l'on s'échangeait. Aujourd'hui la bataille qui se mène sous nos yeux est celle de la reconstitution d'un ordre documentaire, par une redocumentarisation, sans nul doute radicalement différent du précédent, mais qu'il ne faudra pas confondre non plus avec l'ordre social dont il n'est qu'une des composantes, on pourrait dire sa mémoire externe. (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/05/05/252-eclairages-sur-la-redocumentarisation&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;, en se positionnant sur la dimension texte pour capter l'attention par la recherche, a déjà fait basculer cet ordre par son activité de «lecture industrielle» pour reprendre l'expression d'A. Giffard (&lt;a href=&quot;http://www.arsindustrialis.org/node/2879&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). Mais si la capacité de chercher transversalement dans l'ensemble des textes réduit leur hiérarchisation et peut remettre en cause une «doxa», voir par exemple la polémique entre l'État chinois et &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; ou plus prosaïquement son interprétation à géométrie variable du &lt;em&gt;copyright&lt;/em&gt;, l'ordre social n'est touché qu'indirectement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt;, en voulant utiliser sa maîtrise du graphe social comme un avantage concurrentiel décisif pour valoriser la vente d'attention, polarise l'ordre documentaire sur sa troisième dimension, le medium. Il radicalise alors l'homologie individu-document, autrement dit l'ordre documentaire est soumis à celui des individus. Il importe la versatilité et la réactivité des clivages sociaux dans les arcanes des logiques documentaires, qui avaient auparavant recul et inertie. Alors l'ordre documentaire devient celui de la mémoire vive.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Les surprises des pratiques des 8-18 ans</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/02/04/Les-surprises-des-pratiques-des-8-18-ans</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:5c60f5f1e151484e183f729cdc8346e3</guid>
        <pubDate>Thu, 04 Feb 2010 01:22:00 -0500</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Socio</category>
                          <category>33. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre</category>
                  <category>421. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; La gestion de l’attention</category>
                <description>          &lt;p&gt;La Kaiser Family Foundation vient de publier son étude sur les pratiques des médias des 8-18 ans aux États-Unis.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Generation M2: Media in the Lives of 8- to 18-Year-Olds, 20 janvier 2010 &lt;a href=&quot;http://www.kff.org/entmedia/mh012010pkg.cfm&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'étude est fort instructive d'abord parce qu'elle est réalisée tous les cinq ans sur les mêmes bases et permet ainsi de mesurer l'évolution des pratiques de cette tranche d'âge entre les micro-générations ces dernières années. Et, on le sait, celles-là sont les plus exposées à l'explosion du numérique. Ensuite parce que, mise en perspective avec d'autres en particulier françaises, elle permet de mieux comprendre les évolutions vers la culture de l'écran déjà repérées, mais mal expliquées (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/10/14/Dix-ans-de-pratiques-culturelles&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout est à lire (en particulier pour ceux qui s'intéressent aux pratiques de la musique et des jeux). Je ne signale ici que quelques résultats significatifs sur la pratique télévisuelle et sur la lecture pour la thématique de ce blogue et du cours associé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les leçons peuvent être résumées par ces diapositives.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Kaiser-Family-Foundation-2010-1_m.jpg&quot; alt=&quot;Kaiser-Family-Foundation-2010-1.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Kaiser-Family-Foundation-2010-1.jpg, fév. 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Kaiser-Family-Foundation-2010-2_m.jpg&quot; alt=&quot;Kaiser-Family-Foundation-2010-2.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Kaiser-Family-Foundation-2010-2.jpg, fév. 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ainsi le temps d'exposition aux médias est globalement très important. Il augmente régulièrement, mais cela est tempéré par les consommations simultanées de médias. La télévision reste, de loin, le média dominant dans les pratiques des jeunes américains. Si cette pratique a augmenté depuis dix ans, elle a aussi évolué. Comme le montre la diapo ci-dessous.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Kaiser-Family-Foundation-2010-3_m.jpg&quot; alt=&quot;Kaiser-Family-Foundation-2010-3.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Kaiser-Family-Foundation-2010-3.jpg, fév. 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ainsi, si l'on s'en tenait à la diffusion télévisuelle classique, la pratique télévisuelle des jeunes aurait diminué de 25% entre 2004 et 2009. Mais si on ajoute le visionnage différé et celui sur téléphone, iPod ou Dvd, alors on a une augmentation de 38%. Cette évolution est très importante. Il n'y a en effet aucune raison que la tendance se modifie avec le vieillissement de cette génération. Si cela est une bonne nouvelle pour l'industrie de la TV globalement, cela suppose une transformation radicale des modèles d'affaires.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La lecture sur papier a diminué légèrement de 5% en temps quotidien entre 2005 et 2009. Mais là encore, cette stabilité relative cache de très importantes différences selon les supports. Clairement les jeunes s'éloignent des journaux et des magazines, qu'ils vont peut-être chercher sur l'internet, mais j'ai quelques doutes, alors que le livre se maintient et même progresse légèrement. Là encore, l'évolution est très brutale et a de quoi faire réfléchir et frémir les propriétaires de journaux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Kaiser-Family-Foundation-2010-4_m.jpg&quot; alt=&quot;Kaiser-Family-Foundation-2010-4.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Kaiser-Family-Foundation-2010-4.jpg, fév. 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 14 février 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir l'étude de Pew Internet&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Social Media and Young Adults, by Amanda Lenhart, Kristen Purcell, Aaron Smith, Kathryn Zickuhr, Feb 3, 2010 &lt;a href=&quot;http://www.pewinternet.org/Reports/2010/Social-Media-and-Young-Adults/Summary-of-Findings.aspx?r=1&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 25 mars 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;“«Le livre est en train de prendre sa revanche» - Entretien avec Arnaud Nourry,” Les Échos, Mars 22, 2010, &lt;a href=&quot;http://www.lesechos.fr/info/comm/020425023554--le-livre-est-en-train-de-prendre-sa-revanche-.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Extrait&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;La concurrence des écrans ne détourne-t-elle pas les jeunes du livre ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Non. On observe même le phénomène inverse. Les enfants de 0 à 10 ans représentent un marché formidable pour les éditeurs. Ce sont les parents qui achètent et pour eux rien ne remplace une belle histoire que l'on lit à son enfant. En revanche, en dehors des livres scolaires et universitaires, l'édition a de tout temps eu du mal à garder les lecteurs entre 12 et 25 ans. C'est l'âge où les enfants s'autonomisent et plébiscitent davantage les loisirs numériques. Mais là encore, les succès d'«&amp;nbsp;Harry Potter&amp;nbsp;» et de la saga «&amp;nbsp;Twilight », de Stephenie Meyer, qui s'est vendue à plus de 80 millions d'exemplaires, apportent un démenti à ceux qui prétendent que les jeunes se détournent de la lecture pour aller sur le Net. L'édition est un marché de l'offre. Il y a quelques années est apparu l'engouement pour les mangas, prolongeant celui de la bande dessinée. Lorsque l'on propose le bon produit, on arrive à toucher cette catégorie d'âge.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 3 mai 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir aussi cette importante étude sur le comportement face aux médias des jeunes Français qui montre d'intéressantes différences entre petits, moyens et grands&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Elodie Kredens et Barbara Fontar, Comprendre le comportement des enfants et adolescents sur Internet pour les protéger des dangers, Fréquence-école, 2010. &lt;a href=&quot;http://www.frequence-ecoles.org/ctl/education:ressources/download/id/37c48d9366cfe18d321ef6e1db77cd38/file/rapport_complet.pdf/site_token/ihAVSFi5Uo7qAf90VcZGPeYqJ7c&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Pdf&lt;/a&gt; , &lt;a href=&quot;http://www.frequence-ecoles.org/ctl/education:ressources/download/id/cd7d44adab3b6610e9fb3221344738b9/file/synthese_jeunesetinternet_2010.pdf/site_token/LwzRwXV-fhgxc4MBoKPsQV-xN7Q&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;synthèse&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Les pratiques de recherche des étudiants</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/12/03/Les-pratiques-de-recherche-des-etudiants</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:3293e62d86f5a5db6cb46102d3e881bf</guid>
        <pubDate>Thu, 03 Dec 2009 12:27:00 -0500</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Socio</category>
                          <category>132. AU COMMENCEMENT - LA BIBLIOTHEQUE ; Externalisations numériques ; Recherche d’information</category>
                <description>          &lt;p&gt;Un rapport intéressant signalé par Fabrizio Tinti (&lt;a href=&quot;http://pintiniblog.wordpress.com/2009/12/03/project-information-literacy-un-rapport/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Head Allison J. and Michael B, Eisenberg, How College Students Seek Information in the Digital Age, Project Information Literacy progress report, The information School, December 1 2009. &lt;a href=&quot;http://projectinfolit.org/pdfs/PIL_Fall2009_Year1Report_12_2009.pdf&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une enquête menée auprès d'un échantillon de 2.318 étudiants de collège (1er cycle) de six campus US. Six principaux résultats, indiqués en introduction plutôt rassurants pour les professeurs, mais moins pour les bibliothécaires, tout particulièrement les bibliothécaires de référence (trad JMS)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Beaucoup des étudiants de l'échantillon ont déclaré être curieux, engagés et motivés au début d'une recherche, aussi bien pour un cours que dans la vie quotidienne. Le besoin d'avoir une vue d'ensemble ou d'un arrière-plan sur un sujet était le facteur déclenchant la recherche pour un cours (65%) et dans la vie quotidienne (63%).&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt; Presque tous les étudiants de l'échantillon s'appuient d'abord sur les lectures du cours et non sur Google pour les recherches liées aux cours. De la même façon, Google et Wikipédia sont les sites privilégiés de presque tous les répondants pour la vie quotidienne.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Les bibliothécaires sont considérablement sous-utilisés par les étudiants. Huit sur dix des répondants indiquent qu'ils ne s'adressent que rarement, voire jamais pour une aide dans leur recherche pour les cours.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt; Neuf étudiants sur dix s'adressent à la bibliothèque pour des recherches sur des bases de données (comme EBSCO, JSTOR ou ProQuest) pour mener leurs recherches pour les cours, pour obtenir des documents et données crédibles, pour des informations approfondies, et la capacité de répondre aux attentes de leurs professeurs.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Même si les bibliothécaires ont formé les premiers les étudiants à l'usage des bases de données au cours de sessions d'initiation, les étudiants expliquent dans les entretiens qui se tournent vers les professeurs pour les encadrer dans leurs recherches, quand ils avancent dans leur scolarité.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Les raisons des tergiversations des étudiants ne sont plus les mêmes que celles d'avant l'internet comme la peur de l'échec ou un manque de confiance qui étaient alors courants au premier cycle dans les années quatre-vingt. Nous avons plutôt trouvé que la plus grande part des natifs numériques de l'échantillon (40%) avaient tendance à retarder le travail demandé parce qu'ils jonglaient avec les besoins pour répondre aux demandes concurrentes des cours venant d'autres classes.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Cultures de l'écran</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/10/14/Dix-ans-de-pratiques-culturelles</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:84a5d67695d05fc373f4ca4a3849db60</guid>
        <pubDate>Wed, 14 Oct 2009 08:19:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Socio</category>
                          <category>33. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre</category>
                  <category>424. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Les cinq industries de la mémoire</category>
                <description>          &lt;p&gt;Le Ministère de la Culture vient de publier sa grande enquête sur les pratiques culturelles effectuée en 2008. L'intérêt de cette série d'enquêtes est sa complétude par le nombre de questions posées et par la taille de l'échantillon, mais aussi la possible analyse historique puisque que l'enquête est renouvelée tous les 8 ans depuis 1973 maintenant. Pour la première fois en 2008, elle comprend donc les effets du numérique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tous les chiffres détaillés sont accessibles &lt;a href=&quot;http://www.pratiquesculturelles.culture.gouv.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;. Le rapport est vendu en librairie. Une synthèse est proposée en ligne&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Olivier Donnat, “Les pratiques culturelles des Français à l’ère numérique - Éléments de synthèse 1997-2008,” Culture études DEPS Ministère de la Culture et de la Communication, no. 5 (2009), &lt;a href=&quot;http://www.pratiquesculturelles.culture.gouv.fr/doc/08synthese.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Pdf&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La principale leçon de mon point de vue tient dans ce tableau qui montre l'évolution inverse de la pratique de la télévision et de l'internet selon le sexe, l'âge, le niveau d'instruction (attention il s'agit du bac français, cad fin du secondaire français) et la CSP. Autrement dit, l'écran occupe toujours principalement le temps de loisir depuis le milieu du siècle dernier, mais il ne s'agit plus toujours du même écran, ni a fortiori de la même pratique, de la même gestion de son temps. D'un point de vue économique, il reste que les deux médias sont, ou sont perçus comme, gratuits et financés exclusivement par la publicité et l'abonnement. Dans les deux cas, l'économie de l'attention est en cause.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/Pratiques-culturelles-DEPS-2008.jpg&quot; alt=&quot;Pratiques-culturelles-DEPS-2008.jpg&quot; title=&quot;Pratiques-culturelles-DEPS-2008.jpg, oct. 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est tout à fait passionnant aussi de comparer ces résultats avec l'analyse générationnelle publiée par le même service et dont j'ai parlé dans un précédent billet (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/08/06/287-age-et-generation&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). Pour la lecture la tendance à la baisse constatée se poursuit. Des différences néanmoins apparaissent dans la musique et le cinéma avec une montée des productions américaines et aussi dans les pratiques amateurs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Extraits&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Incontestablement, ces résultats traduisent un puissant effet générationnel&amp;nbsp;: depuis maintenant plusieurs décennies, les jeunes voyagent plus que ne le faisaient leurs aînés, ils sont plus nombreux à avoir vécu à l’étranger, à écouter de la musique anglo-saxonne ou à regarder des séries américaines en version originale. Bref ces générations ont eu accès précocement à la culture américaine sous toutes ses formes, des produits les plus standardisés aux oeuvres les plus confidentielles que s’échangent fans et amateurs, et ont grandi dans des univers culturels largement globalisés où la langue anglaise règne en maître. Dès lors, comment s’étonner que leur rapport à la production française soit différent de celui de leurs aînés ?&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le développement du numérique et de l’internet ont profondément transformé le paysage des pratiques en amateur, en favorisant l’émergence de nouvelles formes d’expression mais aussi de nouveaux modes de diffusion des contenus culturels autoproduits dans le cadre du temps libre. Les changements ont été particulièrement spectaculaires dans le cas de la photographie ou de la vidéo dont la pratique a presque entièrement basculé dans le numérique en moins d’une décennie. La diffusion des ordinateurs dans les foyers a également renouvelé les manières de faire de l’art en amateur dans les domaines de l’écriture, de la musique ou des arts graphiques.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici enfin l'intéressante conclusion d'O. Donnat sur les générations&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;La génération née avant la Seconde Guerre mondiale a grandi dans un monde où rien ne venait contester la suprématie de l’imprimé, elle a découvert la télévision à un âge déjà avancé et est restée assez largement à l’écart du boom musical et a fortiori de la révolution numérique.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;La génération des baby-boomers a été la première à profiter de l’ouverture du système scolaire et du développement des industries culturelles et conserve aujourd’hui encore certaines traces de l’émergence au cours des années 1960 d’une culture juvénile centrée sur la musique.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;La génération des personnes dont l’âge se situe entre 30 et 40 ans a bénéficié de l’amplification de ces mêmes phénomènes – massification de l’accès à l’enseignement supérieur et diversification de l’offre culturelle – et, surtout, a vécu enfant ou adolescent la profonde transformation du paysage audiovisuel  au tournant des années 1980&amp;nbsp;: elle est la génération du second âge des médias, celui des radios et des télévisions privées, du multiéquipement et des programmes en continu, ce qui lui a permis de se saisir assez largement des potentialités offertes par la culture numérique.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Enfin, la génération des moins de 30 ans a grandi au milieu des téléviseurs, ordinateurs, consoles de jeux et autres écrans dans un contexte marqué par la dématérialisation des contenus et la généralisation de l’internet à haut débit&amp;nbsp;: elle est la génération d’un troisième âge médiatique encore en devenir.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 8 janvier 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir aussi&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'entretien avec O. Donnat sur Bambou &lt;a href=&quot;http://docmiop.wordpress.com/2010/01/06/olivier-donnat-repond-a-bambou/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Sociétés de surveillance</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/08/24/Societes-de-surveillance</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:53c5c55ae60a97374cf4ae7bb833e8c6</guid>
        <pubDate>Mon, 24 Aug 2009 13:11:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Socio</category>
                          <category>513. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; Les paradoxes du néodocument ; Conversation et traces</category>
                  <category>524. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; Intégration</category>
                  <category>6. CONCLUSION - ARCHITECTES ET ARCHITHEQUES</category>
                <description>          &lt;p&gt;Paulette Bernard, merci deux fois à elle, m'a signalé deux documents vraiment très éclairants sur la question de la gestion des données privées aux US. Je présente ici le premier et garde le second, qui concerne très directement les bibliothèques, pour un autre billet.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Joshua Gomez, Travis Pinnick, et Sahkan Soltani, KnowPrivacy (Berkeley, USA: School of Information, University of California, juin 1, 2009), &lt;a href=&quot;http://knowprivacy.org/report/KnowPrivacy_Final_Report.pdf&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Pdf&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a aussi un site qui présente les mêmes éléments (&lt;a href=&quot;http://knowprivacy.org&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;là&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Plusieurs enquêtes sont croisées&amp;nbsp;: une analyse quantitative sur les mouchards (Web bug, en québécois «pixel invisible» &lt;a href=&quot;http://www.olf.gouv.qc.ca/ressources/bibliotheque/dictionnaires/Internet/fiches/8367061.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;déf&lt;/a&gt;), une autre sur les termes affichés sur les sites des politiques de confidentialité, une troisième sur les plaintes déposées par les internautes et enfin une analyse du contenu de la presse sur le sujet. Voici quelques extraits du résumé du rapport (trad JMS). Ils se passent, je crois, de commentaire&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Notre analyse des mouchards  a montré qu'ils sont innombrables sur le web; cela est inquiétant car les utilisateurs sont peu susceptibles de connaître les mouchards, et qu'il manque de réel contrôle sur cette technologie de surveillance. Les 50 principaux sites web contenaient au moins un mouchard à un endroit dans le mois de l'enquête. Certains en avaient une centaine. Plus important encore fut l'ampleur de la couverture de surveillance de certaines sociétés. Plusieurs avaient un mouchard sur la majorité des 100 premiers sites. Google en particulier avait une large couverture. Il avait un mouchard sur 92 des 100 premiers sites, et sur 88% de l'ensemble compris dans l'échantillon de données de presque 400.000 domaines uniques.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/Google_Trackers_KnowPrivacy.jpg&quot; alt=&quot;Combined Google Trackers&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Combined Google Trackers, août 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Notre enquête sur les politiques de confidentialité affichées montre que la plupart des cinquante principaux sites webs disent récolter des informations sur leurs utilisateurs et s'en servir pour personnaliser les publicités. Au-delà, cependant, la plupart comprennent des informations peu claires (ou manquent d'information) sur la conservation des données, l'achat de données sur les utilisateurs provenant d'autres sources, ou le sort de ces données dans le cas d'une fusion de sociétés ou d'une faillite.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le partage des informations est particulièrement problématique. Alors que la plupart des politiques indiquent que l'information ne sera pas diffusée à un tiers, beaucoup de ces sites permettent à un tiers de récupérer des données via des mouchards. (..)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;La plupart des politiques indiquent que les informations peuvent être partagées avec des sociétés affiliées. (..) Pour avoir une impression générale du nombre de sociétés avec lesquelles chaque site web parmi les 50 premiers pouvaient potentiellement partager leur données selon leur politique, nous avons chercher leur société mère et compté leur nombre de filiales. Le nombre moyen de filiales était de 297 avec une médiane de 93. (..).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;L'analyse qualitative des plaintes a suggéré que les utilisateurs étaient principalement préoccupés par une absence de contrôle sur les collections de données et sur la publicisation des données personnelles (..).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;L'analyse des articles de journaux a montré que les utilisateurs étaient alertés sur le profilage des comportements et en général sur les questions relatives aux collections de données. Pourtant, la discussion de certaines pratiques était inexistante. Pratiquement aucune mention n'était faite sur les partages des données avec les sociétés affiliées ou sur l'utilisation de mouchards.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Libérez les données disait-il.. &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/04/06/La-messe-des-donn%C3%A9es&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 26 aout 2009&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Repéré par J Futardo&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Balachander Krishnamurthy et Craig E. Wills, On the Leakage of Personally Identifiable Information Via Online Social Networks, SigComm Conference 2009. &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/dotclear/admin/post.php?id=540&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Compte tenu du nombre de papiers sortant sur cette problématique, il est à prévoir des changements prochains.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Réseau social et capital culturel</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/08/23/Reseau-social-et-capital-culturel</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:cb57e4cb5a815f0a9593cb9414b2136c</guid>
        <pubDate>Sun, 23 Aug 2009 01:08:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Socio</category>
                          <category>513. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; Les paradoxes du néodocument ; Conversation et traces</category>
                  <category>523. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du médium : Facebook</category>
                <description>          &lt;p&gt;Deux études viennent de sortir qui donnent un éclairage cru sur l'impact social de plus en plus fort des réseaux sociaux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour la première, réalisée par le professeur Taylor-Gooby de l'université du Kent, on ne dispose que de quelques éléments d'un communiqué et il faudra en surveiller la sortie &lt;a href=&quot;http://www.kent.ac.uk/news/stories/universityofkentresearchexhoesgovenmentreportonsocialmobility/2009&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; repérée par L'Atelier qui la commente en la comparant aux réflexions de D. Cardon (&lt;a href=&quot;http://www.atelier.fr/reseaux/10/19082009/reseaux-sociaux-classes-moyennes-utilisation-strategique-inegalites-sociales-liens-faibles-38592-.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). Selon le communiqué, les réseaux sociaux viennent renforcer la possibilité pour les enfants des classes moyennes de trouver un travail intéressant. À vrai dire, cet avantage semble surtout sensible pour les garçons au Royaume-Uni où les réseaux sociaux compteraient pour 15%, après l'éducation qui compte pour 40%. Dans l'ensemble des pays européens, les chiffres seraient de 5% et 50%. Dans tous les pays, il semble que l'usage des réseaux sociaux diffèrent avec le sexe. Le professeur déclare&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Il semble que, tandis que les opportunités s'ouvrent pour les femmes, les hommes cherchent à se servir des réseaux sociaux, des contacts et d'autres méthodes informelles pour garder leurs avantages pour obtenir les meilleurs postes.»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'autre étude réalisée sur un vaste sondage par un cabinet de recrutement (&lt;a href=&quot;http://www.careerbuilder.com/share/aboutus/pressreleasesdetail.aspx?id=pr519&amp;amp;sd=8%2f19%2f2009&amp;amp;ed=12%2f31%2f2009&amp;amp;siteid=cbpr&amp;amp;sc_cmp1=cb_pr519_&amp;amp;cbRecursionCnt=1&amp;amp;cbsid=0dd1df2260814b458dd900c4a81cda49-304325774-R6-4&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;)
repérée par Les Numériques (&lt;a href=&quot;http://www.lesnumeriques.com/news_id-10344.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;) montre une évolution radicale des pratiques de recrutement. Alors que seulement 22% des recruteurs allaient consulter les réseaux sociaux l'année dernière aux US pour se renseigner sur les candidats, ils seraient 45% aujourd'hui.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le cabinet de recrutement conclut avec les conseils de bon sens suivants&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Faites le ménage de vos traces numériques avant de commencer une recherche d'emploi. Enlevez toutes les photos, les contenus et les liens qui pourraient vous nuire sous les yeux d'un employeur.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Envisagez de construire votre propre groupe professionnel sur des sites comme Facebook ou BrigthtFuse.com pour tisser des relations avec des leaders d'opinion, des recruteurs et des personnes qui pourront vous recommander.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Râler offline. Maintenez un contenu orienté positivement, qu'il soit professionnel ou personnel. Insistez sur vos réalisations dans et en dehors du travail.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;N'oubliez pas que d'autres peuvent voir vos amis, aussi sélectionnez-les. Modérez les commentaires des autres. Envisagez de bloquer les commentaires ou de rendre privé votre profil afin que seuls ceux que vous acceptez comme amis puissent le voir.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Ne dites pas que vous recherchez un autre emploi, si vous êtes déjà à l'emploi.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;

&lt;p&gt;La fin de l'innocence&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
      </channel>
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