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  <title>Bloc-notes de Jean-Michel Salaün - Socio</title>
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  <description>Repérage de données sur l'économie des documents dans un environnement numérique</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 11 Mar 2010 15:41:25 -0500</pubDate>
  <copyright></copyright>
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    <title>Les surprises des pratiques des 8-18 ans</title>
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    <pubDate>Thu, 04 Feb 2010 01:22:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Socio</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;La Kaiser Family Foundation vient de publier son étude sur les pratiques des médias des 8-18 ans aux États-Unis.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Generation M2: Media in the Lives of 8- to 18-Year-Olds, 20 janvier 2010 &lt;a href=&quot;http://www.kff.org/entmedia/mh012010pkg.cfm&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'étude est fort instructive d'abord parce qu'elle est réalisée tous les cinq ans sur les mêmes bases et permet ainsi de mesurer l'évolution des pratiques de cette tranche d'âge entre les micro-générations ces dernières années. Et, on le sait, celles-là sont les plus exposées à l'explosion du numérique. Ensuite parce que, mise en perspective avec d'autres en particulier françaises, elle permet de mieux comprendre les évolutions vers la culture de l'écran déjà repérées, mais mal expliquées (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/10/14/Dix-ans-de-pratiques-culturelles&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout est à lire (en particulier pour ceux qui s'intéressent aux pratiques de la musique et des jeux). Je ne signale ici que quelques résultats significatifs sur la pratique télévisuelle et sur la lecture pour la thématique de ce blogue et du cours associé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les leçons peuvent être résumées par ces diapositives.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Kaiser-Family-Foundation-2010-1_m.jpg&quot; alt=&quot;Kaiser-Family-Foundation-2010-1.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Kaiser-Family-Foundation-2010-1.jpg, fév. 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Kaiser-Family-Foundation-2010-2_m.jpg&quot; alt=&quot;Kaiser-Family-Foundation-2010-2.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Kaiser-Family-Foundation-2010-2.jpg, fév. 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ainsi le temps d'exposition aux médias est globalement très important. Il augmente régulièrement, mais cela est tempéré par les consommations simultanées de médias. La télévision reste, de loin, le média dominant dans les pratiques des jeunes américains. Si cette pratique a augmenté depuis dix ans, elle a aussi évolué. Comme le montre la diapo ci-dessous.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Kaiser-Family-Foundation-2010-3_m.jpg&quot; alt=&quot;Kaiser-Family-Foundation-2010-3.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Kaiser-Family-Foundation-2010-3.jpg, fév. 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ainsi, si l'on s'en tenait à la diffusion télévisuelle classique, la pratique télévisuelle des jeunes aurait diminué de 25% entre 2004 et 2009. Mais si on ajoute le visionnage différé et celui sur téléphone, iPod ou Dvd, alors on a une augmentation de 38%. Cette évolution est très importante. Il n'y a en effet aucune raison que la tendance se modifie avec le vieillissement de cette génération. Si cela est une bonne nouvelle pour l'industrie de la TV globalement, cela suppose une transformation radicale des modèles d'affaires.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La lecture sur papier a diminué légèrement de 5% en temps quotidien entre 2005 et 2009. Mais là encore, cette stabilité relative cache de très importantes différences selon les supports. Clairement les jeunes s'éloignent des journaux et des magazines, qu'ils vont peut-être chercher sur l'internet, mais j'ai quelques doutes, alors que le livre se maintient et même progresse légèrement. Là encore, l'évolution est très brutale et a de quoi faire réfléchir et frémir les propriétaires de journaux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Kaiser-Family-Foundation-2010-4_m.jpg&quot; alt=&quot;Kaiser-Family-Foundation-2010-4.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Kaiser-Family-Foundation-2010-4.jpg, fév. 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 14 février 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir l'étude de Pew Internet&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Social Media and Young Adults, by Amanda Lenhart, Kristen Purcell, Aaron Smith, Kathryn Zickuhr, Feb 3, 2010 &lt;a href=&quot;http://www.pewinternet.org/Reports/2010/Social-Media-and-Young-Adults/Summary-of-Findings.aspx?r=1&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/02/04/Les-surprises-des-pratiques-des-8-18-ans#comment-form</comments>
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    <title>Les pratiques de recherche des étudiants</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/12/03/Les-pratiques-de-recherche-des-%C3%A9tudiants</link>
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    <pubDate>Thu, 03 Dec 2009 12:27:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Socio</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Un rapport intéressant signalé par Fabrizio Tinti (&lt;a href=&quot;http://pintiniblog.wordpress.com/2009/12/03/project-information-literacy-un-rapport/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Head Allison J. and Michael B, Eisenberg, How College Students Seek Information in the Digital Age, Project Information Literacy progress report, The information School, December 1 2009. &lt;a href=&quot;http://projectinfolit.org/pdfs/PIL_Fall2009_Year1Report_12_2009.pdf&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une enquête menée auprès d'un échantillon de 2.318 étudiants de collège (1er cycle) de six campus US. Six principaux résultats, indiqués en introduction plutôt rassurants pour les professeurs, mais moins pour les bibliothécaires, tout particulièrement les bibliothécaires de référence (trad JMS)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Beaucoup des étudiants de l'échantillon ont déclaré être curieux, engagés et motivés au début d'une recherche, aussi bien pour un cours que dans la vie quotidienne. Le besoin d'avoir une vue d'ensemble ou d'un arrière-plan sur un sujet était le facteur déclenchant la recherche pour un cours (65%) et dans la vie quotidienne (63%).&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt; Presque tous les étudiants de l'échantillon s'appuient d'abord sur les lectures du cours et non sur Google pour les recherches liées aux cours. De la même façon, Google et Wikipédia sont les sites privilégiés de presque tous les répondants pour la vie quotidienne.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Les bibliothécaires sont considérablement sous-utilisés par les étudiants. Huit sur dix des répondants indiquent qu'ils ne s'adressent que rarement, voire jamais pour une aide dans leur recherche pour les cours.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt; Neuf étudiants sur dix s'adressent à la bibliothèque pour des recherches sur des bases de données (comme EBSCO, JSTOR ou ProQuest) pour mener leurs recherches pour les cours, pour obtenir des documents et données crédibles, pour des informations approfondies, et la capacité de répondre aux attentes de leurs professeurs.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Même si les bibliothécaires ont formé les premiers les étudiants à l'usage des bases de données au cours de sessions d'initiation, les étudiants expliquent dans les entretiens qui se tournent vers les professeurs pour les encadrer dans leurs recherches, quand ils avancent dans leur scolarité.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Les raisons des tergiversations des étudiants ne sont plus les mêmes que celles d'avant l'internet comme la peur de l'échec ou un manque de confiance qui étaient alors courants au premier cycle dans les années quatre-vingt. Nous avons plutôt trouvé que la plus grande part des natifs numériques de l'échantillon (40%) avaient tendance à retarder le travail demandé parce qu'ils jonglaient avec les besoins pour répondre aux demandes concurrentes des cours venant d'autres classes.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Cultures de l'écran</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/10/14/Dix-ans-de-pratiques-culturelles</link>
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    <pubDate>Wed, 14 Oct 2009 08:19:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Socio</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Le Ministère de la Culture vient de publier sa grande enquête sur les pratiques culturelles effectuée en 2008. L'intérêt de cette série d'enquêtes est sa complétude par le nombre de questions posées et par la taille de l'échantillon, mais aussi la possible analyse historique puisque que l'enquête est renouvelée tous les 8 ans depuis 1973 maintenant. Pour la première fois en 2008, elle comprend donc les effets du numérique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tous les chiffres détaillés sont accessibles &lt;a href=&quot;http://www.pratiquesculturelles.culture.gouv.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;. Le rapport est vendu en librairie. Une synthèse est proposée en ligne&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Olivier Donnat, “Les pratiques culturelles des Français à l’ère numérique - Éléments de synthèse 1997-2008,” Culture études DEPS Ministère de la Culture et de la Communication, no. 5 (2009), &lt;a href=&quot;http://www.pratiquesculturelles.culture.gouv.fr/doc/08synthese.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Pdf&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La principale leçon de mon point de vue tient dans ce tableau qui montre l'évolution inverse de la pratique de la télévision et de l'internet selon le sexe, l'âge, le niveau d'instruction (attention il s'agit du bac français, cad fin du secondaire français) et la CSP. Autrement dit, l'écran occupe toujours principalement le temps de loisir depuis le milieu du siècle dernier, mais il ne s'agit plus toujours du même écran, ni a fortiori de la même pratique, de la même gestion de son temps. D'un point de vue économique, il reste que les deux médias sont, ou sont perçus comme, gratuits et financés exclusivement par la publicité et l'abonnement. Dans les deux cas, l'économie de l'attention est en cause.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/Pratiques-culturelles-DEPS-2008.jpg&quot; alt=&quot;Pratiques-culturelles-DEPS-2008.jpg&quot; title=&quot;Pratiques-culturelles-DEPS-2008.jpg, oct. 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est tout à fait passionnant aussi de comparer ces résultats avec l'analyse générationnelle publiée par le même service et dont j'ai parlé dans un précédent billet (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/08/06/287-age-et-generation&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). Pour la lecture la tendance à la baisse constatée se poursuit. Des différences néanmoins apparaissent dans la musique et le cinéma avec une montée des productions américaines et aussi dans les pratiques amateurs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Extraits&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Incontestablement, ces résultats traduisent un puissant effet générationnel&amp;nbsp;: depuis maintenant plusieurs décennies, les jeunes voyagent plus que ne le faisaient leurs aînés, ils sont plus nombreux à avoir vécu à l’étranger, à écouter de la musique anglo-saxonne ou à regarder des séries américaines en version originale. Bref ces générations ont eu accès précocement à la culture américaine sous toutes ses formes, des produits les plus standardisés aux oeuvres les plus confidentielles que s’échangent fans et amateurs, et ont grandi dans des univers culturels largement globalisés où la langue anglaise règne en maître. Dès lors, comment s’étonner que leur rapport à la production française soit différent de celui de leurs aînés ?&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le développement du numérique et de l’internet ont profondément transformé le paysage des pratiques en amateur, en favorisant l’émergence de nouvelles formes d’expression mais aussi de nouveaux modes de diffusion des contenus culturels autoproduits dans le cadre du temps libre. Les changements ont été particulièrement spectaculaires dans le cas de la photographie ou de la vidéo dont la pratique a presque entièrement basculé dans le numérique en moins d’une décennie. La diffusion des ordinateurs dans les foyers a également renouvelé les manières de faire de l’art en amateur dans les domaines de l’écriture, de la musique ou des arts graphiques.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici enfin l'intéressante conclusion d'O. Donnat sur les générations&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;La génération née avant la Seconde Guerre mondiale a grandi dans un monde où rien ne venait contester la suprématie de l’imprimé, elle a découvert la télévision à un âge déjà avancé et est restée assez largement à l’écart du boom musical et a fortiori de la révolution numérique.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;La génération des baby-boomers a été la première à profiter de l’ouverture du système scolaire et du développement des industries culturelles et conserve aujourd’hui encore certaines traces de l’émergence au cours des années 1960 d’une culture juvénile centrée sur la musique.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;La génération des personnes dont l’âge se situe entre 30 et 40 ans a bénéficié de l’amplification de ces mêmes phénomènes – massification de l’accès à l’enseignement supérieur et diversification de l’offre culturelle – et, surtout, a vécu enfant ou adolescent la profonde transformation du paysage audiovisuel  au tournant des années 1980&amp;nbsp;: elle est la génération du second âge des médias, celui des radios et des télévisions privées, du multiéquipement et des programmes en continu, ce qui lui a permis de se saisir assez largement des potentialités offertes par la culture numérique.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Enfin, la génération des moins de 30 ans a grandi au milieu des téléviseurs, ordinateurs, consoles de jeux et autres écrans dans un contexte marqué par la dématérialisation des contenus et la généralisation de l’internet à haut débit&amp;nbsp;: elle est la génération d’un troisième âge médiatique encore en devenir.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 8 janvier 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir aussi&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'entretien avec O. Donnat sur Bambou &lt;a href=&quot;http://docmiop.wordpress.com/2010/01/06/olivier-donnat-repond-a-bambou/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Sociétés de surveillance</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/08/24/Soci%C3%A9t%C3%A9s-de-surveillance</link>
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    <pubDate>Mon, 24 Aug 2009 13:11:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Socio</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Paulette Bernard, merci deux fois à elle, m'a signalé deux documents vraiment très éclairants sur la question de la gestion des données privées aux US. Je présente ici le premier et garde le second, qui concerne très directement les bibliothèques, pour un autre billet.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Joshua Gomez, Travis Pinnick, et Sahkan Soltani, KnowPrivacy (Berkeley, USA: School of Information, University of California, juin 1, 2009), &lt;a href=&quot;http://knowprivacy.org/report/KnowPrivacy_Final_Report.pdf&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Pdf&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a aussi un site qui présente les mêmes éléments (&lt;a href=&quot;http://knowprivacy.org&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;là&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Plusieurs enquêtes sont croisées&amp;nbsp;: une analyse quantitative sur les mouchards (Web bug, en québécois «pixel invisible» &lt;a href=&quot;http://www.olf.gouv.qc.ca/ressources/bibliotheque/dictionnaires/Internet/fiches/8367061.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;déf&lt;/a&gt;), une autre sur les termes affichés sur les sites des politiques de confidentialité, une troisième sur les plaintes déposées par les internautes et enfin une analyse du contenu de la presse sur le sujet. Voici quelques extraits du résumé du rapport (trad JMS). Ils se passent, je crois, de commentaire&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Notre analyse des mouchards  a montré qu'ils sont innombrables sur le web; cela est inquiétant car les utilisateurs sont peu susceptibles de connaître les mouchards, et qu'il manque de réel contrôle sur cette technologie de surveillance. Les 50 principaux sites web contenaient au moins un mouchard à un endroit dans le mois de l'enquête. Certains en avaient une centaine. Plus important encore fut l'ampleur de la couverture de surveillance de certaines sociétés. Plusieurs avaient un mouchard sur la majorité des 100 premiers sites. Google en particulier avait une large couverture. Il avait un mouchard sur 92 des 100 premiers sites, et sur 88% de l'ensemble compris dans l'échantillon de données de presque 400.000 domaines uniques.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/Google_Trackers_KnowPrivacy.jpg&quot; alt=&quot;Combined Google Trackers&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Combined Google Trackers, août 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Notre enquête sur les politiques de confidentialité affichées montre que la plupart des cinquante principaux sites webs disent récolter des informations sur leurs utilisateurs et s'en servir pour personnaliser les publicités. Au-delà, cependant, la plupart comprennent des informations peu claires (ou manquent d'information) sur la conservation des données, l'achat de données sur les utilisateurs provenant d'autres sources, ou le sort de ces données dans le cas d'une fusion de sociétés ou d'une faillite.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le partage des informations est particulièrement problématique. Alors que la plupart des politiques indiquent que l'information ne sera pas diffusée à un tiers, beaucoup de ces sites permettent à un tiers de récupérer des données via des mouchards. (..)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;La plupart des politiques indiquent que les informations peuvent être partagées avec des sociétés affiliées. (..) Pour avoir une impression générale du nombre de sociétés avec lesquelles chaque site web parmi les 50 premiers pouvaient potentiellement partager leur données selon leur politique, nous avons chercher leur société mère et compté leur nombre de filiales. Le nombre moyen de filiales était de 297 avec une médiane de 93. (..).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;L'analyse qualitative des plaintes a suggéré que les utilisateurs étaient principalement préoccupés par une absence de contrôle sur les collections de données et sur la publicisation des données personnelles (..).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;L'analyse des articles de journaux a montré que les utilisateurs étaient alertés sur le profilage des comportements et en général sur les questions relatives aux collections de données. Pourtant, la discussion de certaines pratiques était inexistante. Pratiquement aucune mention n'était faite sur les partages des données avec les sociétés affiliées ou sur l'utilisation de mouchards.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Libérez les données disait-il.. &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/04/06/La-messe-des-donn%C3%A9es&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 26 aout 2009&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Repéré par J Futardo&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Balachander Krishnamurthy et Craig E. Wills, On the Leakage of Personally Identifiable Information Via Online Social Networks, SigComm Conference 2009. &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/dotclear/admin/post.php?id=540&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Compte tenu du nombre de papiers sortant sur cette problématique, il est à prévoir des changements prochains.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Réseau social et capital culturel</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/08/23/R%C3%A9seau-social-et-capital-culturel</link>
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    <pubDate>Sun, 23 Aug 2009 01:08:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Socio</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Deux études viennent de sortir qui donnent un éclairage cru sur l'impact social de plus en plus fort des réseaux sociaux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour la première, réalisée par le professeur Taylor-Gooby de l'université du Kent, on ne dispose que de quelques éléments d'un communiqué et il faudra en surveiller la sortie &lt;a href=&quot;http://www.kent.ac.uk/news/stories/universityofkentresearchexhoesgovenmentreportonsocialmobility/2009&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; repérée par L'Atelier qui la commente en la comparant aux réflexions de D. Cardon (&lt;a href=&quot;http://www.atelier.fr/reseaux/10/19082009/reseaux-sociaux-classes-moyennes-utilisation-strategique-inegalites-sociales-liens-faibles-38592-.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). Selon le communiqué, les réseaux sociaux viennent renforcer la possibilité pour les enfants des classes moyennes de trouver un travail intéressant. À vrai dire, cet avantage semble surtout sensible pour les garçons au Royaume-Uni où les réseaux sociaux compteraient pour 15%, après l'éducation qui compte pour 40%. Dans l'ensemble des pays européens, les chiffres seraient de 5% et 50%. Dans tous les pays, il semble que l'usage des réseaux sociaux diffèrent avec le sexe. Le professeur déclare&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Il semble que, tandis que les opportunités s'ouvrent pour les femmes, les hommes cherchent à se servir des réseaux sociaux, des contacts et d'autres méthodes informelles pour garder leurs avantages pour obtenir les meilleurs postes.»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'autre étude réalisée sur un vaste sondage par un cabinet de recrutement (&lt;a href=&quot;http://www.careerbuilder.com/share/aboutus/pressreleasesdetail.aspx?id=pr519&amp;amp;sd=8%2f19%2f2009&amp;amp;ed=12%2f31%2f2009&amp;amp;siteid=cbpr&amp;amp;sc_cmp1=cb_pr519_&amp;amp;cbRecursionCnt=1&amp;amp;cbsid=0dd1df2260814b458dd900c4a81cda49-304325774-R6-4&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;)
repérée par Les Numériques (&lt;a href=&quot;http://www.lesnumeriques.com/news_id-10344.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;) montre une évolution radicale des pratiques de recrutement. Alors que seulement 22% des recruteurs allaient consulter les réseaux sociaux l'année dernière aux US pour se renseigner sur les candidats, ils seraient 45% aujourd'hui.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le cabinet de recrutement conclut avec les conseils de bon sens suivants&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Faites le ménage de vos traces numériques avant de commencer une recherche d'emploi. Enlevez toutes les photos, les contenus et les liens qui pourraient vous nuire sous les yeux d'un employeur.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Envisagez de construire votre propre groupe professionnel sur des sites comme Facebook ou BrigthtFuse.com pour tisser des relations avec des leaders d'opinion, des recruteurs et des personnes qui pourront vous recommander.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Râler offline. Maintenez un contenu orienté positivement, qu'il soit professionnel ou personnel. Insistez sur vos réalisations dans et en dehors du travail.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;N'oubliez pas que d'autres peuvent voir vos amis, aussi sélectionnez-les. Modérez les commentaires des autres. Envisagez de bloquer les commentaires ou de rendre privé votre profil afin que seuls ceux que vous acceptez comme amis puissent le voir.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Ne dites pas que vous recherchez un autre emploi, si vous êtes déjà à l'emploi.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;

&lt;p&gt;La fin de l'innocence&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/08/23/R%C3%A9seau-social-et-capital-culturel#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Visiteurs et résidents</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/09/23/538-visiteurs-et-residents</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:3e45b92255308a8c41a9bcc8d3cb5a4f</guid>
    <pubDate>Tue, 23 Sep 2008 02:57:39 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Socio</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Lorcan Dempsey attire l'attention (&lt;a href=&quot;http://orweblog.oclc.org/archives/001773.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) sur une proposition de David White&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;David  White, “Not ‘Natives’ &amp;amp; ‘Immigrants’ but ‘Visitors’ &amp;amp; ‘Residents’,” TALL blog, juillet 23, 2008, &lt;a href=&quot;http://tallblog.conted.ox.ac.uk/index.php/2008/07/23/not-natives-immigrants-but-visitors-residents/&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le vocable &lt;em&gt;Natives/Immigrants&lt;/em&gt;, passé dans le langage courant, est issu de cet article&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Marc Prensky, “ Digital Natives, Digital Immigrants - Part1” MCB University Press 9, no. 5 (Octobre 2001), &lt;a href=&quot;http://www.marcprensky.com/writing/Prensky%20-%20Digital%20Natives,%20Digital%20Immigrants%20-%20Part1.pdf&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;là&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;David White n'est pas n'importe qui. C'est lui qui avait souligné les usages divers des étudiants en ligne dans une enquête menée à Oxford (UK)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;David  White, Results of the ‘Online Tool Use Survey’ undertaken by the JISC funded SPIRE
project, Mars 7, 2007, &lt;a href=&quot;http://tallblog.conted.ox.ac.uk/index.php/2007/03/16/some-real-data-on-web-20-use&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;là&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sa proposition est fondée sur son expérience. Extraits (trad JMS)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Quoi qu'il en soit, l'appropriation par nos étudiants des services en ligne ne semble pas suivre le niveau des compétences. Elle semble dépendre de la façon dont ils voient le Web&amp;nbsp;: un «lieu de vie» ou une collection d'outils commodes. Cette motivation sous-jacente suggère deux catégories principales pour les étudiants à distance.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le «résident»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le résident est quelqu'un qui vit une part de sa vie en ligne. Le Web prend en charge la projection de son identité et facilite ses relations. Ces gens là ont une personnalité en ligne qu'ils entretiennent régulièrement. Cette personnalité est généralement d'abord sur un réseau social mais il est aussi probable qu'elle se manifeste sur un blogue ou dans des commentaires, au travers des services de partages d'images, etc. (..) Ils utilisent le Web dans toutes les facettes de leur vie&amp;nbsp;: professionnelle, les études et le loisir. En réalité, le résident considère qu'une part de sa vie sociale est vécue en ligne. Le Web est devenu un élément fondamental de sa présentation personnelle et de l'entretien de ses réseaux d'amis ou de collègues. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le «visiteur»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le visiteur est quelqu'un qui utilise le Web comme un outil, de façon réglée et quand le besoin s'en fait sentir. Il peut réserver ses vacances ou faire une recherche sur un sujet particulier. Il peut choisir un outil de discussion audio s'il a des amis ou de la famille à l'étranger. Souvent le visiteur  réserve un moment particulier pour se connecter plutôt que de s'assoir devant l'écran et de maintenir sa présence à tout moment du jour. (..) Il est réticent à donner son identité en ligne, ne ressent pas le besoin de participer à la culture du net comme le résident.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;La distinction n'est pas polarisée. Il s'agit d'un spectre dont le résident et le visiteur forment les deux extrémités. (..) Il est utile car il n'est ni basé sur le sexe, ni sur l'âge. (..)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il ajoute que cette distinction est utile pour prévoir les outils disponibles pour les étudiants en ligne, selon qu'ils sont susceptibles d'être plus utilisateurs du Web (visiteurs) ou plus plongé dans la culture Web (résidents). Selon son expérience et ses enquêtes, c'est moins une question d'âge, même s'il y a plus de résidents chez les jeunes et plus de visiteurs chez les plus âgés, ni une question de compétence que d'approche du Web.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Complément du 7 octobre 2008&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir l'analyse de Michel Roland&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;1. Michel Roland, “Google generation?,” Bibliothécaire ?, Octobre 7, 2008, &lt;a href=&quot;http://bibliothecaire.wordpress.com/2008/10/07/google-generation/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/09/23/538-visiteurs-et-residents#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Temps libre.. et amnésie</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/08/30/523-temps-libre-et-amnesie</link>
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    <pubDate>Sat, 30 Aug 2008 09:31:05 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Socio</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;La fondation &lt;em&gt;Edge&lt;/em&gt;, dont l'objectif est de favoriser le débat intellectuel aux &lt;em&gt;USA&lt;/em&gt;, a mis en ligne une conférence de Clark Shirky prononcée à Web 2.0 expo en avril dernier.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Clay Shirky, “Edge: GIN, TELEVISION, AND COGNITIVE SURPLUS,” dans  (présenté au Web 2.0 Expo, San Francisco, 2008), &lt;a href=&quot;http://www.edge.org/3rd_culture/shirky08/shirky08_index.html&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici un extrait (trad JMS) qui en résume bien le propos&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;A l'issue de la deuxième guerre mondiale, une foule de facteurs, comme la hausse du PIB, la hausse du niveau de scolarité et du niveau de vie, a forcé le monde industrialisé à prendre en compte quelque chose de nouveau&amp;nbsp;: le temps libre. Beaucoup et beaucoup de temps libre. La taille agrégée de temps non organisé parmi la population éduquée a enflé, jusqu'à représenter des milliards d'heures par an. Et que nous faisions de ce temps là&amp;nbsp;? En général, nous regardions la télévision.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Tout d'abord, la société ne savait pas réellement quoi faire avec ce surplus (c'est ce qui en faisait un surplus). Alors nous avons du trouver quelque chose à faire avec ce soudain excédent d'heure de reste. Les séries TV ont été notre Gin, une réponse toute faite à la crise du temps libre. La télévision est devenu un travail à mi-temps pour la plupart des citoyens du monde industrialisé. à une moyenne de 20h par semaine, chaque semaine, pendant des dizaines d'années.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Aujourd'hui donc, pour la première fois de son histoire, les jeunes regardent moins la télévision que leurs ainés, et la raison de ce déclin est la concurrence du partage du temps libre avec un média qui autorise une participation sociale active, pas simplement une consommation passive et individuelle.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;La valeur dans le média ne vient plus des sources, mais du flux; lorsque nous mettons ensemble nos surplus cognitifs, cela créé une valeur qui n'existe pas quand nous opérons seuls. Le déplacement de l'audience télévisuelle vient de personnes qui utilisent leur temps pour fabriquer des choses et de faire les chose, parfois seuls, parfois ensemble, et de partager ces choses avec d'autres.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La thèse est séduisante, et elle a visiblement séduit si l'on en croit son écho. Pourtant elle est, sinon complètement fausse du moins largement simpliste. Et surtout, comme c'est malheureusement courant chez les analystes actuels du numérique, persuadés que le Web fait table rase du passé et passablement agaçants, elle oublie de se demander si, par hasard, il n'y aurait pas eu des recherches sur ces questions par le passé. Or, il y en a eu, beaucoup et pas des moindres.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le plus célèbre, peut être, des sociologues à avoir travailler sur le temps libre est Français&amp;nbsp;: Joffre Dumazedier, mort il y a peu en 2002. Voici des extraits d'une conférence qu'il a donné dans un colloque en son honneur&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Il me faut rappeler tout d'abord l'énorme malentendu qui a accueilli mon livre de 1962&amp;nbsp;: &lt;/em&gt;va-t-on «Vers une civilisation du loisir?»&lt;em&gt;. La plupart des commentaires ont oublié le point d'interrogation pour traduire que nous sommes déjà dans une civilisation du loisir. Je n'ai jamais écrit cela.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Ce livre a eu curieusement un grand succès fondé probablement sur un malentendu. Il a été tiré à environ un million d'exemplaires aux éditions du Seuil.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;C'est pourquoi j'ai abandonné provisoirement les problèmes d'une civilisation du loisir pour tenter de révéler d'abord les dimensions culturelles au sens anthropologique du temps libre dominé à plus de 80% par un loisir d'expression de soi.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;C'est en 1988 que j'ai décidé de rassembler différents faits sociaux et statistiques autour de «&lt;/em&gt;La révolution culturelle du temps libre&lt;em&gt;». C'était pour démontrer, révéler comment les valeurs et contre-valeurs du loisir en tant que temps social dominant du temps gagné sur le travail, changeait notre culture quotidienne au sens anthropologique du terme&amp;nbsp;: une foule d'activités autrefois réprimées par la convenance, la politesse ou la loi, osaient s'exprimer dans ce que certains appelaient «&lt;/em&gt;une société permissive&lt;em&gt;» qui aurait été, pour eux, l'expression d'un «&lt;/em&gt;individualisme&lt;em&gt;» destructeur du lien social. C'était, pour la sociologie du loisir, une interprétation parfois fondée mais c'était aussi oublier que nous assistions à une promotion sociale du sujet lui-même, de son individualité, dotée d'une nouvelle légitimité sociale. Cette promotion sociale oblige les institutions familiales, scolaires, professionnelles, sociales, à se transformer pour laisser à leurs membres individuels plus de libertés compatibles avec les normes nouvelles de l'institution.&lt;/em&gt; (p.31-32)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Anne-Marie Green, Les métamorphoses du travail et la nouvelle société du temps libre, Autour de Joffre Dumazedier, Rencontres sociologiques de Besançon . (L'Harmattan, 2000).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ainsi, non seulement il est abusif de considérer que la télévision a rempli l'ensemble du temps libre, même si son influence a été et est toujours considérable, mais encore l'émergence d'un individu actif dans son temps libre et ses conséquences sur la société dans son ensemble, sont bien antérieures à l'arrivée du Web, qui plus est du Web 2.0. On pourrait plutôt dire que ce dernier a joué comme une caisse de résonance pour un mouvement déjà bien présent.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour le dire autrement, il n'y a pas de déterminisme médiatique, mais plutôt un accompagnement par les médias de mouvements sociétaux. On peut même faire l'hypothèse que le succès du Web a été favorisé, sinon initié par les changements culturels qui l'ont précédé. N'oublions pas qu'à son origine, la radio était interactive et qu'elle s'est imposée comme un média de masse.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Gros lecteurs, vraiment ?</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/06/20/499-gros-lecteurs-vraiment</link>
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    <pubDate>Fri, 20 Jun 2008 10:19:56 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Socio</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Voici un argument de poids en faveur de la lecture traditionnelle qui devrait faire réfléchir &lt;a href=&quot;http://lafeuille.homo-numericus.net/2008/06/small-is-beautiful-6-le-livre.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Hubert&lt;/a&gt;&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Shields Margot, Tremblay Mark S. &lt;em&gt;Comportements sédentaires et obésité&lt;/em&gt;, Statistiques Canada, 19 juin 2008. Synthèse &lt;a href=&quot;http://www.statcan.ca/francais/freepub/82-003-XIF/2008002/article/10599-fr.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, Étude (&lt;a href=&quot;http://www.statcan.ca/francais/freepub/82-003-XIF/2008002/article/10599/findings-fr.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Extrait du résumé&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;L'étude, fondée sur des données relatives à 42 600 hommes et femmes âgés entre 20 et 64 ans, a permis de dégager des preuves convaincantes de l'existence d'un lien positif entre le temps passé devant le téléviseur et l'obésité, et ce, tant chez les hommes que chez les femmes. Il s'agit de l'une des premières études reposant sur un ensemble de données représentatives de la population nationale dans le but d'examiner les liens entre les comportements sédentaires et l'obésité chez les Canadiens adultes.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;L'étude a également mis en lumière un lien entre l'utilisation d'un ordinateur et l'obésité, et ce, chez les deux sexes. Par contre, aucun lien n'a pu être établi entre une troisième activité sédentaire, la lecture, et l'obésité, ni chez l'homme ni chez la femme.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Archivistique et Cloud computing</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/05/19/484-archivistique-et-cloud-computing</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:2bdc7de70bd9a798dedae1f02a0d4e50</guid>
    <pubDate>Mon, 19 May 2008 06:30:17 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Socio</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;L'expression consacrée pour le calcul parallèle est maintenant Cloud computing. Elle renvoie à une technique informatique ancienne visant l'amélioration de la performance des machines pour de très gros calculs scientifiques, mais elle est aujourd'hui appliquée pour notre communication et documentation ordinaire grâce aux centres de données mis en place par les firmes comme &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Amazon&lt;/em&gt; dans le cadre de leur activité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Christian Fauré vient de prononcer une intéressante conférence à l'association &lt;em&gt;Ars Industrialis&lt;/em&gt; sur le sujet. Il faut passer au-dessus de la tentative un peu agaçante de vouloir enfermer le propos dans une pensée globalisante, qui est le péché mignon de cette association pilotée par B. Stiegler. Je ne suis pas sûr, par exemple, que la théorie des coûts de transaction soit applicable à ce phénomène et encore moins d'A. Gramsci et son intellectuel organique aient vraiment un rapport, pour parler d'auteurs que je connais un peu. Néanmoins le propos de C. Fauré est important pour la thématique de ce blogue, très important même. Il rejoint des constatations faites par François Bourdoncle, responsable d&lt;em&gt;'Exalead&lt;/em&gt;, entendues à la journée d'études évoquée dans le précédent billet.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Christian Fauré, &lt;em&gt;La gigantomachie autour des data centers&lt;/em&gt;, 17 mai 2008, &lt;a href=&quot;http://www.christian-faure.net/wp-video/ArsIndustrialis.17.05.2008.MOV&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Vidéo&lt;/a&gt; (je n'ai réussi qu'à avoir le son sur ma machine)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La puissance des centres de données des firmes s'adressant au grand public, alliée à la facilité pour l'utilisateur (ergonomie, rapidité..) des outils documentaires et de communication disponibles tend à externaliser l'activité documentaire des organisations. Chacun peut en faire l'expérience quand il utilise &lt;em&gt;Gmail&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Yahoo!&lt;/em&gt; plutôt que la messagerie mise à sa disposition par son organisation, ou quand il préfère un de leurs services partagés pour un travail collectif.   Les demandes des utilisateurs, habitués à la facilité des outils qu'ils ont expérimentés dans leur vie quotidienne privée et dans leur loisir, sont de retrouver le même confort sur leur poste de travail. Or cette puissance de calcul est hors de portée de chaque organisation prise individuellement et les outils internes ne peuvent rivaliser avec ceux mis à disposition gratuitement par des firmes qui se rémunèrent sur un autre marché, en particulier celui de la publicité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Toute organisation est confrontée à ce phénomène, y compris les universités où les étudiants, les chercheurs et les professeurs, font suivre leur courriel dans leur boite Gmail, ouvrent des blogues ou des services partagés pour leurs travaux à l'extérieur des services informatiques à leur disposition. Bien sûr cela pose des problèmes de confidentialité, mais l'essentiel est ailleurs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme le souligne C. Fauré, l'organisation elle-même se trouve menacée, comme si des morceaux essentiels de son activité lui échappait de plus en plus. Il s'agit ni plus ni moins de ce qui la cimente&amp;nbsp;: sa communication et sa mémoire. J'ajouterai pour ma part que le problème est d'abord archivistique, au sens québécois des archives intégrées. Les archivistes jusqu'à présent étaient confrontés avec le numérique à une explosion quantitative et qualitative, mais elle ne remettait pas vraiment en cause leurs principes fondamentaux. Ils font face avec ce phénomène à un défi beaucoup plus grand. Comme les bibliothécaires avant eux qui ont vu leurs fonctions principales s'externaliser (collection, traitement, accès..). les archivistes voient à leur tour les documents leur échapper.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a là une réflexion à mener d'urgence et des pratiques nouvelles à inventer. Selon que l'on est optimiste, on dira que l'archiviste sera celui qui sauvera l'organisation de son éclatement documentaire en lui permettant de ne pas perdre sa mémoire vive et à long terme, ou pessimiste que l'archivistique va s'éclater et ses compétences se diluer avec l'organisation elle-même.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 20 mai 2008&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir le billet de D. Durand sur l'investissement de MS dans le domaine&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cloud computing: microsoft monte sur le nuage avec 100+ millions de boîtes à lettres Exchange pour 2012, &lt;em&gt;Média &amp;amp; Tech&lt;/em&gt;, 20 mai 2008. &lt;a href=&quot;http://media-tech.blogspot.com/2008/05/cloud-computing-microsoft-monte-sur-le.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 21 mai 2008&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Repéré par le compte-rendu de Virginie Clayssen (&lt;a href=&quot;http://www.archicampus.net/wordpress/?p=251&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), voir l'excellente synthèse&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Naugès Louis, Web 2.0, “On the cloud”&amp;nbsp;: mais où ?, 13 avril 2008,. &lt;a href=&quot;http://nauges.typepad.com/my_weblog/2008/04/web-20-on-the-cloud-mais-o%C3%B9.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Là&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;et en suivant les liens, suite à la question d'A. Pierrot en commentaire&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Koomey Jonathan G., ESTIMATING TOTAL POWER CONSUMPTION BY SERVERS IN THE U.S. AND THE WORLD, Final report, February 15, 2007. &lt;a href=&quot;http://enterprise.amd.com/Downloads/svrpwrusecompletefinal.pdf&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;Pdf&lt;/a&gt; (pas encore lu)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 31 mai 2008&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Repérés par F. Pisani (&lt;a href=&quot;http://pisani.blog.lemonde.fr/2008/05/30/pas-dans-les-nuages/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) qui en fait une lecture un peu superficielle, deux articles de presse sur le sujet&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Down on the server farm, &lt;em&gt;The Economist&lt;/em&gt;, 22 mai 2008. &lt;a href=&quot;http://www.economist.com/business/displaystory.cfm?story_id=11413148&amp;amp;CFID=7502334&amp;amp;CFTOKEN=20709635&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Thompson Bill, Storm warning for cloud computing, &lt;em&gt;BBC-News&lt;/em&gt;, 27 mai 2008. &lt;a href=&quot;http://news.bbc.co.uk/2/hi/technology/7421099.stm&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;Là&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 7 juin 2008&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Repéré grâce à H. Le Crosnier, cet article ancien mais révélateur&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Stephen Baker, “Google and the Wisdom of Clouds,” BusinessWeek: magazine, Décembre 13, 2007, &lt;a href=&quot;http://www.businessweek.com/magazine/content/07_52/b4064048925836.htm&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/05/19/484-archivistique-et-cloud-computing#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Archithécaires toujours..</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/05/09/480-archithecaires-toujours</link>
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    <pubDate>Fri, 09 May 2008 11:23:28 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Socio</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Cette semaine est celle des Congrès professionnels au Québec. Aujourd’hui s’ouvre dans la ville de Québec le congrès de l’Association des Archivistes du Québec (&lt;a href=&quot;http://www.archivistes.qc.ca/perfectionnement/congres/index.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). Dans la seconde moitié de la semaine, se déroulera le congrès conjoint de la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec et de l’Association pour l’avancement des sciences et des techniques de la documentation (&lt;a href=&quot;http://www.cbpq.qc.ca/congres/congres2008/Colloque_conjoint08_ProgrammeDetail.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). Malheureusement je n’ai pas la disponibilité pour y assister.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors pour réduire un peu ma frustration, voici juste quelques réflexions complémentaires. J’ai proposé l’année dernière le néologisme, un peu barbare mais éloquent, d’ «archithécaire» (voir &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2006/09/04/70-reves-d-architheque&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt; et aussi &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2007/10/20/350-l-archivistique-theorise-la-bibliotheque-numerique-sans-les-quebecois&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;) pour signifier l’effacement par le numérique ou le déplacement de plus en plus manifeste des frontières entre les fonctions bibliothéconomique et archivistique. L’occasion est bonne pour y revenir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’archivistique québécoise prône une vision intégrée qui ne réduit pas l’archiviste à une intervention &lt;em&gt;in fine&lt;/em&gt;, quand il ne reste plus qu’à conserver et classer des documents devenus inactifs, mais au contraire prend en compte la gestion des documents courants. En France, l'archivistique dominée par l'École nationale des Chartes, met en avant les archives historiques. Pour les archives courantes, on y reprend l’expression anglophone de &lt;em&gt;records management&lt;/em&gt; (bonne présentation &lt;a href=&quot;http://www.cepid.com/cepid2003/rm.php&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) dont la fonction relève souvent des documentalistes.. que l'on préfère appeler bibliothécaires spécialisés au Québec. Ainsi d'un côté et de l'autre de l'Atlantique, une même fonction est assumée par deux familles différentes des professions documentaires. Difficile d'illustrer plus clairement que dans le monde de l'organisation, la gestion des documents doit être assumée dorénavant avec une vision globale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au congrès de l'AAQ, Carol Couture présente un premier bilan de la fusion des Archives nationales du Québec et de la Bibliothèque nationale devenue pour l'occasion BAnQ. Le bilan est éloquent. La synergie a permis une forte amélioration des capacité financière, des ressources humaines et de l'organisation&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Soutien d’une équipe informatique spécialisée dans la gestion d’outils propres au domaine documentaire&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Refonte en profondeur de l’interface Web de Pistard&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Développement d’interfaces de repérage pour certaines séries d’archives numérisées (Ex: les greffes de notaires)&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Développement du site généalogique Voici ma famille et de son moteur de recherche&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Développement d’un extranet dédié aux organismes publics et privés du milieu des archives en mode informationnel et bientôt interactif&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Hébergement et prise en charge du Réseau de diffusion des archives du Québec&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Renouvellement complet des équipements informatiques des centres d’archives&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Accélération sensible de la numérisation des archives&lt;/em&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;de 900 000 images numérisées au moment de la fusion, on en est maintenant à plus de 2 000 000. Par ailleurs, 50 000 000 d’images à forte teneur généalogique seront numérisées en partenariat avec la Société généalogique de l’Utah dans un horizon de 5 ans&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Autre exemple, au congrès de la CBPQ-ASTED, Gérard Boismenu présente l'initiative de Bibliothèques et Archives Canada, intitulée: Stratégie canadienne sur l’information numérique (voir &lt;a href=&quot;http://www.collectionscanada.gc.ca/scin/index-f.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). La présentation de son intervention indique&amp;nbsp;: &lt;em&gt;La question première et qui reste posée, ne concerne pas tant l’opportunité d’une action concertée en matière d’information numérique au Canada, mais bien plutôt la capacité de réalisation d’une telle action au Canada.&lt;/em&gt; Tout le monde s'accorde en effet à penser que les problématiques sont transversales aux professions. Reste à trouver la meilleure échelle pour l'application de ces principes.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>«L'eau (information) est-elle propre et fraîche ?»</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/02/17/432-l-eau-information-est-elle-propre-et-fraiche</link>
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    <pubDate>Sun, 17 Feb 2008 04:34:28 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Socio</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Repéré grâce à la liste ADBS-Info.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Davenport Thomas, Privilégier l'information sur la technologie, Les Échos, 17 février 2008. &lt;a href=&quot;http://www.lesechos.fr/formations/manag_info/articles/article_1_1.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Extraits&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Imaginez-vous dans un monde obnubilé par la plomberie. Dans cet univers étrange, des centaines de livres, de magazines et même quelques chaînes de télévision traitent uniquement de la plomberie et font l'éloge des dernières innovations en matière de valves, d'installations et de tuyauterie. Dans les soirées mondaines, la question qui alimente toutes les conversations est de savoir si telle marque de lavabo se vide plus vite que telle autre. Les magnats du secteur de la plomberie sont en couverture des magazines spécialisés (ou non) et figurent parmi les citoyens les plus riches du monde. Les entreprises paient des milliards de dollars pour relier leurs systèmes de plomberie afin que leurs tuyaux atteignent tous les bureaux et même les voitures. Dans ce monde étrange, un seul sujet est pourtant totalement négligé&amp;nbsp;: l'eau. Est-elle propre et fraîche&amp;nbsp;? Les consommateurs souhaitent-ils même boire de l'eau&amp;nbsp;? Ont-ils soif ?&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Dans le secteur informatique, les personnes chargées de l'information sont généralement des programmeurs, des administrateurs de réseau et des analystes de support technique. Mais si ce personnel technique doit aussi représenter l'essentiel de votre effectif dédié à l'information, il y a tout à parier que la qualité de votre information laissera à désirer. Heureusement, il y a plusieurs autres catégories de personnel sur lesquelles on peut compter pour créer un environnement informatif plus efficace.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Tout en haut de la liste, on trouve les documentalistes (qualifiés aussi de «&amp;nbsp;scientifiques de l'information », même si leur tâche principale n'est pas très scientifique). Les compétences de ces documentalistes dans le domaine du classement, de la recherche et de la récupération des données, ainsi que leur compréhension des besoins sur le plan de l'information, représentent un excellent potentiel pour une entreprise qui se lance dans la gestion de bases de données. Cependant, pour de multiples raisons, ils risquent de rater le coche précisément au moment où leur valeur potentielle pour l'entreprise est à son maximum.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Et ce, parce que nombre de documentalistes, ainsi que les institutions qui les forment, se ruent tête baissée dans l'informatisation. Bien évidemment, un minimum de compétences informatiques leur est nécessaire puisque l'information est de plus en plus basée sur l'informatique, mais ont-ils réellement besoin de connaître toutes les subtilités des réseaux client/serveur&amp;nbsp;? Il y a déjà suffisamment de personnes pour s'en charger. L'autre problème est de nature complètement différente&amp;nbsp;: il est lié au fait que les documentalistes se considèrent comme les gardiens de documents bien palpables qui se trouvent dans leur centre de documentation. Mais, l'acte d'informer ne se limite pas à un lieu particulier. Au contraire, il implique l'établissement de relations avec d'autres personnes de l'entreprise en vue de répondre à leur besoin d'informations.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/02/17/432-l-eau-information-est-elle-propre-et-fraiche#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Dossier médical : redocumentarisation et modernité</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/02/15/430-dossier-medical-redocumentarisation-et-modernite</link>
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    <pubDate>Fri, 15 Feb 2008 14:18:06 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Socio</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Le dossier médical électronique (DME) est exemplaire des thématiques reliant redocumentarisation et nouvelle modernité. Le site &lt;em&gt;Euractive&lt;/em&gt; qui popularise le travail de l'Union européenne propose une excellente synthèse sur le sujet.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Dossiers médicaux électroniques&lt;/em&gt;. Publié: mercredi 19 décembre 2007 | Mis à jour: mardi 15 janvier 2008 (&lt;a href=&quot;http://www.euractiv.com/fr/societe-information/dossiers-medicaux-electroniques/article-169284?Ref=RSS&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En voici quelques extraits. Il ne rendent pas compte de la richesse documentaire du site. Mon objectif est juste de pointer quelques thématiques de la nouvelle modernité pour montrer sur cet exemple à quel point elles sont étroitement corrélées avec le processus de redocumentarisation.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;ins&gt;1 Ubiquité :&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Alors que les patients sont de plus en plus mobiles en Europe, le DME, consultable par les cliniciens dans différents lieux de soins et différentes langues, peut rendre les traitements plus sûrs et réduire les coûts.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;La question de la mobilité est étroitement liée à l’interopérabilité. Si les normes du DME restent nationales, cela dressera de nouvelles barrières à la mobilité des patients. Cela signifie en revanche que ces normes devront surmonter non seulement les obstacles linguistiques, mais également les différences entre les systèmes de soin de santé, allant des traitements médicaux à la commercialisation des produits pharmaceutiques.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;ins&gt;2. Maîtrise des coûts de santé :&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Avec un investissement initial relativement faible, les dossiers médicaux électroniques permettraient aux médecins et au personnel médical de partager les résultats des examens médicaux plus efficacement, évitant ainsi de pratiquer plusieurs fois le même type d’examen sur le même patient, lorsque celui-ci va consulter un autre médecin ou est traité dans un autre centre de soin.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;De plus, l’informatique pourrait être utilisé pour réduire les coûts additionnels, comme les prescriptions pharmaceutiques et les frais d’hospitalisation et de transport. Une base de données anonymes concernant la santé de tous les patients pourrait être utilisée pour rendre les marchés des soins de santé plus efficaces. Par exemple, l’efficacité et la sécurité des médicaments génériques par rapport aux médicaments originaux pourraient être testées indépendamment et plus efficacement.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;ins&gt;3. Dangers de contrôle social :&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le groupe de travail ajoute&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;en rassemblant les informations médicales relatives à une personne en provenance de différentes sources, facilitant et généralisant ainsi l’accès à ces informations sensibles, les systèmes de DME créent de nouveaux risques et donnent une ampleur inédite au danger d’abus des informations médicales relatives aux personnes ».&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cela dit, les collègues qui travaillent sur le sujet me soufflent que les difficultés de mise en œuvre sont encore très sous-estimées.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/02/15/430-dossier-medical-redocumentarisation-et-modernite#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Culture documentaire ou médiatique</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/02/05/418-culture-documentaire-ou-mediatique</link>
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    <pubDate>Tue, 05 Feb 2008 02:08:36 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Socio</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;La discussion initiée par un billet précédent sur deux rapport sur les pratiques de lecture et de navigation des jeunes (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2008/02/02/416-alarmes-sur-la-culture-lettree&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) a rebondi de façon passionnante sur deux autres blogues. Celui de Virginie Clayssen (&lt;a href=&quot;http://www.archicampus.net/wordpress/?p=201&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) et celui d'André Gunthert (&lt;a href=&quot;http://www.arhv.lhivic.org/index.php/2008/02/04/620&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je reproduis ci-dessous des extraits d'un commentaire d'Alain Pierrot sur le billet de Virginie, car il touche de front les problématiques développées sur ce blogue&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Mais la discussion me paraît comporter un autre aspect, celui de la documentation, avec deux aspects&amp;nbsp;: son accessibilité et son statut pour le savoir. Le problème n’est plus alors celui de la lecture, mais celui de la définition de ce qu’est un document — Roger Pédauque écrit là-dessus de manière pertinente et originale —, et de son “sens” pour l’utilisateur.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;De mon point de vue, la croyance en l’universalité et la globalité de la documentation accessible sur écran (Google, Wikipedia, …) est très analogue à la confiance initiale conférée aux outils de référence traditionnels. L’important est de savoir quand il est pertinent de démystifier cette confiance, d’en donner les moyens, de capter l’attention des intéressés et de leur donner le temps nécessaire pour une démarche de “savoir”. Je ne vois pas là de rupture majeure dans l’irruption du numérique.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les réflexions d’André Gunthert me paraissent identifier des phénomènes intéressants, impliquant de nouveaux statuts de documents, mal décrits ou inexistants avant l’extension du virtuel&amp;nbsp;: son analyse des vidéos “brutes” postées sur YouTube comme des “photos étendues” plus pour une assertion d’existence que comme une création de document (un discours construit) interroge sur le document de création à côté du document “d’expression”.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alain pointe là, je crois, une dimension fondamentale pour comprendre les pratiques actuelles. Mais elle se double d'une dimension médiatique qui se porte sur l'attention, sa captation, sa focalisation, qui débouche sur l'appropriation du média par une génération entière (voir à ce sujet l'émission de PBS &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2008/02/04/417-grandir-en-ligne&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;).. un des aspects du problème vient du fait que l'économie du Web est portée pour le moment par cette économie marchande de l'attention. À la lecture de Alain Pierrot, je me demande si cette dernière est vraiment compatible avec une organisation documentaire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quoi qu'il en soit, je crois que collectivement nous avançons, ce qui est déjà une aventure bien réjouissante.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>«Grandir en ligne»</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/02/04/417-grandir-en-ligne</link>
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    <pubDate>Mon, 04 Feb 2008 02:21:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Socio</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Pour faire suite au billet précédent sur les alarmes de la culture lettrée, &lt;em&gt;Le Devoir&lt;/em&gt; de ce jour signale et commente (&lt;a href=&quot;http://www.ledevoir.com/2008/02/04/174582.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) un passionnant documentaire de la chaine publique américaine &lt;em&gt;PBS&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Growing up online&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On peut le visionner sur le site de la chaîne (&lt;a href=&quot;http://www.pbs.org/wgbh/pages/frontline/kidsonline/&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;là&lt;/a&gt;), découpé en chapitres et accéder au débat intense qu'il suscite. Je n'ai pas encore eu le temps de tout voir, mais je peux déjà dire que c'est un très remarquable travail télévisuel et le témoignage à vif du questionnement d'une société toute entière.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Alarmes sur la culture lettrée</title>
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    <pubDate>Sat, 02 Feb 2008 17:27:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Socio</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Deux études récemment publiées, l'une aux US, l'autre en Grande Bretagne, tirent la sonnette d'alarme.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;To Read or Not To Read, A Question of National Consequence&lt;/em&gt; (Washington: National Endowment for the Arts, Novembre 2007, 98p.), &lt;a href=&quot;http://www.nea.gov/research/ToRead.pdf&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;Pdf&lt;/a&gt;. (Repéré par H. Guillaud sur La Feuille qui a traduit quelques éléments du débat critique, &lt;a href=&quot;http://lafeuille.blogspot.com/2008/01/que-veut-dire-lire-au-xxie-sicle.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme le titre le suggère, le rapport américain est donc très alarmiste. Il constate, comme d'autres avant lui, le fort recul de la lecture, au sens traditionnel du terme, principalement chez les jeunes. Mais, au delà des résultats, l'argumentaire est important. Voici un extrait caractéristique de la préface (trad JMS)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;To Read or Not To Read confirme  l'importance centrale de la lecture pour une société libre et prospère. Les données démontrent que la lecture est une activité irremplaçable pour produire des adultes productifs et actifs autant que des communautés en bonne santé. Quels que soient les bénéfices des médias électroniques plus récents, ils apportent un substitut non-mesurable pour le développement intellectuel et personnel initié et soutenu par la lecture régulière.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;To Read or Not To Read n'est pas un regret nostalgique (une «élégie») des jours anciens de la culture imprimée, mais plutôt un appel à l'action, ne s'adressant pas seulement aux parents, professeurs, bibliothécaires, écrivains et éditeurs, mais aussi aux politiques, hommes d'affaires, économistes et acteurs sociaux. Le déclin général de la lecture n'est pas simplement une question culturelle, bien qu'il ait d'énormes conséquences pour la littérature et les autres arts. C'est un sérieux problème national. Si l'Amérique continue à perdre l'habitude de la lecture régulière, au rythme actuel, la nation subira de substantiels revers économiques, sociaux et civiques.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le rapport a été critiqué. On lui a reproché notamment de méconnaitre la lecture à l'écran. On trouvera &lt;a href=&quot;http://lafeuille.blogspot.com/2008/01/que-veut-dire-lire-au-xxie-sicle.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; un résumé par H. Guillaud de quelques-unes de ces critiques. Mais à la réflexion et à la lecture du second rapport, britannique, je ne suis pas sûr que celles-ci soient vraiment très solides.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Information behaviour of the researcher of the future&lt;/em&gt;, UCL, 11 janv 2008, 35p. &lt;a href=&quot;http://www.bl.uk/news/pdf/googlegen.pdf&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;Pdf&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La lecture des jeunes à l'écran n'y apparait pas vraiment en effet comme encore très efficace. Le rapport présente les résultats d'une enquête sur la façon dont les jeunes naviguent sur le Web et s'y informent. Sans surprise non plus, il montre que la «&amp;nbsp;génération Google&amp;nbsp;» n'a pas beaucoup d'esprit critique face aux outils et que les bibliothèques ne positionnent pas leur service de façon pertinente. Mais il prend, lui aussi, des accents alarmistes quand il élargit son propos. Extraits de la page 32 (trad JMS)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;La littérature de recherche est peu pertinente dans ce domaine et les éléments sérieux sont éclipsés par les proclamations anecdotiques et non fondées. Les bibliothécaires ont besoin d'investir plus dans le recueil de données et dans l'analyse et de prendre exemple sur les leaders commerciaux (comme TESCO, par exemple, JMS&amp;nbsp;: hypermarchés) qui ont une connaissance de leur clientèle et de ses préférences bien plus détaillée et éclairée. En particulier, le besoin se fait sentir de séries de données longitudinales et d'outils de compréhension pour lancer des alertes vitales et rapides sur les changements à venir. Pourquoi les plus grandes bibliothèques nationales n'ont-elles pas un département interne d'études sur les usages&amp;nbsp;? Sans cette compréhension, les services standards peuvent s'éloigner facilement de la réalité.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;À un niveau national, il y a un besoin fondamental d'un programme bien financé de recherche et d'enquête sur les compétences informative et de lecture numérique de nos jeunes. Si le comportement erratique que nous observons dans les bibliothèques numériques est vraiment la conséquence d'une carence du &quot;terminal bibliothèque&quot;, alors la société a un problème majeur. Les compétences informationnelles sont plus que jamais nécessaires et à un niveau plus élevé pour que les gens puissent se prévaloir des bénéfices de la société de l'information.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les premières recherches aux États-Unis soulignent que ces compétences doivent être inculquées durant les années de formation de l'enfance&amp;nbsp;: à l'université ou au collège, il est trop tard pour renverser des habitudes profondément enracinées, en particulier la confiance aveugle dans les moteurs pour fournir des solutions miracles.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Cela suppose une action concertée entre les bibliothèques, les écoles et les parents.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors, on pourra encore prétendre que l'étalon de mesure est toujours ici la culture lettrée, issue de l'imprimé, et que, aujourd'hui avec le numérique, le rapport au savoir se déplace. Peut-être, mais se contenter d'une telle spéculation me parait prendre un pari risqué sur l'avenir, à la fois en termes d'efficacité économique et en termes de responsabilité démocratique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 03-02-2008&lt;/strong&gt; Contre-argument&amp;nbsp;? Où&amp;nbsp;? En Corée bien sûr..
Vu &lt;a href=&quot;http://www.davidtouvet.com/blog/archives/2008/02/01/le-web-remplacera-t-il-lecole/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; chez David Touvet.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 04-02-2008&lt;/strong&gt;
Voir sur le sujet les billets de Virginie Clayssen (&lt;a href=&quot;http://www.archicampus.net/wordpress/?p=201&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) et André Gunthert (&lt;a href=&quot;http://www.arhv.lhivic.org/index.php/2008/02/04/620?cos=1#comment-form&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;).
Et aussi le billet suivant (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2008/02/02/416-alarmes-sur-la-culture-lettree&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 04-02-2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A lire absolument en complément&amp;nbsp;:
Alain Giffard, “Lecture numérique et culture écrite,,” Skhole.fr, Janvier 18, 2010, &lt;a href=&quot;http://skhole.fr/lecture-num%C3%A9rique-et-culture-%C3%A9crite-par-alain-giffard&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; .&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Génération ou âge connecté ?</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/12/27/397-digital-natives</link>
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    <pubDate>Thu, 27 Dec 2007 04:13:14 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Socio</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Mon premier billet (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/?q=age+g%C3%A9n%C3%A9ration&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) de cette année académique 2007-08 alertait sur la confusion souvent faite entre les pratiques selon l'âge ou selon la génération. Les premières se modifiant pour un individu avec le temps qui passe tandis que les secondes perdurent, mais différencient à un moment donné les individus selon leur âge. Confondre les deux peut amener de graves erreurs d'interprétation. L'argumentaire était basé sur une importante étude du Ministère français de la culture, qui malheureusement ne prenait pas en compte les conséquences de l'explosion du numérique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Plusieurs études récentes sur les pratiques des adolescents fournissent de nouveaux éclairages, même si, bien entendu, personne n'est en mesure de prévoir le futur. Leur interprétation peut facilement tomber dans la confusion dénoncée ci-dessus pourtant je crois qu'il est possible en les croisant d'en tirer quelques leçons.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le réseau pour se construire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout d'abord deux études, une française et une américaine, parmi bien d'autres sur le même sujet, confirment que les adolescents et préadolescents sont suractifs sur les réseaux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Ado techno sapiens&lt;/em&gt;, TNS media intelligence, novembre 2007  (résumé sur &lt;a href=&quot;http://www.lsa.fr/article/page_article.cfm?idoc=120346&amp;amp;navartrech=2&amp;amp;id_site_rech=16&amp;amp;maxrow=20&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;LSA&lt;/a&gt; via &lt;a href=&quot;http://benoit-raphael.blogspot.com/2007/10/vos-futurs-non-lecteurs.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;B. Raphael&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.offremedia.com/DocTelech/Newsletter/Adotechnosapiens.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Pdf&lt;/a&gt; quelques diapos)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mary Madden,Alexandra Rankin Macgill, Aaron Smith, Amanda Lenhart, &lt;em&gt;Teens and Social Media, The use of social media gains a greater foothold in teen life as they embrace the conversational nature of interactive online media&lt;/em&gt;, PEW INTERNET &amp;amp; AMERICAN LIFE PROJECT, December 19, 2007, 44p. &lt;a href=&quot;http://www.pewinternet.org/pdfs/PIP_Teens_Social_Media_Final.pdf&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;Pdf&lt;/a&gt; (repéré par &lt;a href=&quot;http://pisani.blog.lemonde.fr/2007/12/21/les-23-des-ados-sexpriment-online&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;F. Pisani&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Deux leçons principales peuvent être tirées&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;1) Les adolescents sont suréquipés, les premiers à utiliser massivement, en continu et souvent de façon simultanée les nouveaux terminaux et services. Le diagramme tiré de la première étude est parlant&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Équipement multimédia des 8-19 ans français (en%)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/equipt-ado-tns.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;
(*) N’existait pas avant 2002, (**) N’existait pas avant 2004.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;2) Les adolescents se servent du Web avant tout pour construire ou conforter leur cercle d'amis&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les adolescents sont friands des blogues, des réseaux sociaux, mais l'objectif est d'abord de communiquer, pour construire sa vie, non de s'informer. Dans cet objectif, internet est un média parmi d'autres et ils y favoriseront les canaux les plus chauds (images, musiques, direct..), délaissant la messagerie.
Ce tableau issu de la seconde étude est révélateur (il s'agit cette fois des 12-17 ans américains)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/Ados-US-multicanaux.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Médias et transmission intergénérationnelle&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les constatations ci-dessus pourraient nous conduire à conclure que ces pratiques vont se modifier avec l'âge, car elles sont typiques d'une période de la vie où l'on construit son identité. C'est probable, une bonne part de la pratique actuelle du Web, notamment dans sa version Web 2.0, relève d'un comportement adolescent, y compris attardé (voir &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2007/12/21/394-adolescence-et-blogue&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). Néanmoins, cette génération est soumise à un phénomène inédit, que n'ont pas connu les générations précédentes au même âge. On peut donc s'interroger sur ce qu'il en restera. Une autre étude fournit quelques éléments de réponse&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Patterson Thomas E., Kennedy John F., &lt;em&gt;Young People and News&lt;/em&gt;, Report from the Joan Shorenstein Center on the Press, Politics and Public Policy, juillet 2007, 33p. &lt;a href=&quot;http://www.ksg.harvard.edu/presspol/carnegie_knight/young_news_web.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Pdf&lt;/a&gt;, (repéré par &lt;a href=&quot;http://benoit-raphael.blogspot.com/2007/10/vos-futurs-non-lecteurs.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;B. Raphael&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Même si l'étude ne concerne que la consommation des nouvelles, elle fournit dans sa conclusion d'importantes pistes pour comprendre le passage des pratiques d'une génération à l'autre en raisonnant sur la durée. En voici de larges extraits (trad JMS)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Dès les années 40, les études d'audience ont souligné un résultat important, même s'il n'était pas surprenant&amp;nbsp;: les auditoires se chevauchent. (..). Les Américains qui lisaient régulièrement les nouvelles dans les journaux quotidiens avaient plus de chances que d'autres citoyens de lire aussi des hebdomadaires et d'écouter le radio-journal.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les études des années 60 et 70 ont confirmé cette pratique, mais avec un changement. La matrice de corrélation incluait la télévision et les audiences montraient moins de chevauchement. (..) (Une partie des téléspectateurs) constituait une «audience des actualités par défaut» (inadertance actualité Public), regardant les nouvelles moins par intérêt que par une dépendance à la télévision. Le journal télévisé sur la plupart des marchés monopolise l'heure du souper, et les téléspectateurs n'avaient pas d'autre choix que de s'assoir devant.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Au fil du temps, certains téléspectateurs ont développé une habitude pour le journal, qui a déteint sur leurs enfants. Les journaux télévisés furent un de leur premier rituel du soir (..).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;La capacité de la télévision à susciter de l'intérêt pour l'actualité par force s'est terminée dans les années 80 avec l'arrivée de la télévision par cable. (..) La télévision a perdu la possibilité de susciter de l'intérêt auprès des adultes qui préféraient un autre programme. Et sa capacité à générer de l'intérêt chez les enfants a beaucoup diminué. Moins de parents suivaient le journal télévisé, et, même quand ils le regardaient, une étude de la Kaiser Family Foundation a montré que les enfants étaient souvent dans une autre pièce à visionner un autre programme.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Ce fut un moment historique. Depuis 150 années, l'audience des nouvelles s'était élargie. (..) Mais, tandis que les abonnements au cable croissaient rapidement dans les années 80, l'audience des nouvelles a commencé à se retrécir, en commençant par les jeunes adultes. (..)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Ce qui n'est pas clair avec Internet c'est sa possibilité de créer une habitude quotidienne pour les nouvelles chez ceux qui n'en n'ont pas. Bien que, comme la télévision, Internet crée des dépendants, leur occupation est déterminée en grande partie par leurs intérêts qu'ils transportent sur le Web. Leurs goûts pré-existants et leurs besoins orientent leur navigation, processus qui tend encore à renforcer ces prédispositions. (..) Même les services d'actualité à la demande sur Internet peuvent contredire la construction d'une habitude de la lecture de la presse en ligne, car ils rompent le lien entre le rituel et l'habitude. La lecture de journaux, par exemple, est une routine matinale pour nombre d'Américains - une marche machinale jusqu'à la porte pour trouver le journal, suivie d'une ouverture tout aussi machinale à sa rubrique préférée. La recherche a montré que la mise en ligne de nouvelles est moins définie dans le temps, l'espace, et tous les éléments de routine qui renforcent, presque définissent, une habitude.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On ne saurait illustrer plus clairement le classement des médias en pentagone (voir &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2006/11/29/127-le-pentagone-de-l-industrialisation-de-la-memoire&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), par leur rapport à l'espace-temps, y compris pour le Web. Mais le raisonnement amène en plus l'évolution historique et son ancrage dans la cellule familiale. Ajoutons que cette dernière s'est sérieusement transformée, éclatée, redéfinie ces dernières années. Alors il faut en conclure que s'il y a bien un effet d'âge avec le Web, tel que nous l'avons vu dans la première partie sur les adolescents, qui restera sans doute confiné à cette période de la vie, il y a aussi un effet de génération, dont il est difficile encore de mesurer les contours, mais qui relève d'une nouvelle modernité et dont les conséquences seront lourdes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Parmi celles-là, il y a le dérèglement de l'horloge de l'actualité, comme nous venons de le voir, et, j'ajouterai, son rapport à l'organisation des démocraties occidentales. Cette horloge était un puissant moyen de contrôle social, dans le bon et le mauvais sens. Les tentatives que nous voyons poindre aujourd'hui pour remplacer l'horloge pourraient s'appeler traçabilité, identités numériques, graphe social, etc. mais il reste encore beaucoup de désordre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je reste persuadé qu'une des clés de lecture passe par une analyse en terme de redocumentarisation (voir &lt;a href=&quot;https://papyrus.bib.umontreal.ca/dspace/handle/1866/1724&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 22 août 2008&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Suite à une discussion avec Narvic de &lt;em&gt;Nonövision&lt;/em&gt; sur un de ses billets (&lt;a href=&quot;http://novovision.free.fr/?De-la-fin-des-journaux-a-la-fin&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), voir sa présentation du livre&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;La mal info. Enquête sur des consommateurs de médias&lt;/em&gt;, Denis Muzet, 2006 (2007 pour l’édition de poche), L’aube poche essai, 140p. Présentation critique de Narvic (&lt;a href=&quot;http://novovision.free.fr/?La-mal-info-Enquete-sur-des&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Adolescence et blogue</title>
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    <pubDate>Fri, 21 Dec 2007 07:22:38 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Socio</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;F. Pisani rend compte (&lt;a href=&quot;http://pisani.blog.lemonde.fr/2007/12/21/les-23-des-ados-sexpriment-online/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) d'une étude quantitative fouillée sur les adolescents et internet aux US&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mary Madden,Alexandra Rankin Macgill, Aaron Smith, Amanda Lenhart, &lt;em&gt;Teens and Social Media, The use of social media gains a greater foothold in teen life as they embrace the conversational nature of interactive online media&lt;/em&gt;, PEW INTERNET &amp;amp; AMERICAN LIFE PROJECT, December 19, 2007, 44p. &lt;a href=&quot;http://www.pewinternet.org/pdfs/PIP_Teens_Social_Media_Final.pdf&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;Pdf&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'y reviens si j'ai le temps, mais j'ai trouvé ce commentaire anonyme au billet de F. Pisani tout à fait éclairant, extrait&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Pour les adultes, en dehors des blogs liés à des activités professionnelles, le phénomène est vécu comme une seconde chance de retrouver une adolescence regrettée, un regain de créativité, pas forcément pour s’intégrer dans une communauté qui les considèrerait comme des adultes responsables.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Pour les adolescents, le blog est vécu comme un journal intime et aussi comme un appel affectif lancé à d’autres ados pour en recevoir amitié et amour en retour. J’imagine les terribles blessures secrètes de certains de ces ados lorsque des photos d’ordre privé sont exploitées par des personnes mal intentionnées. Cela doit être aussi effroyable pour eux que lorsque des camarades de jeu s’amusaient à lire en public le contenu de nos journaux intimes. Peut-être ne mesurons-nous pas assez les risques dévastateurs d’Internet pour la sensibilité de nos ados.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Amphi vs Wi-Fi</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/10/27/353-amphi-vs-wi-fi</link>
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    <pubDate>Sat, 27 Oct 2007 02:58:48 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Socio</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Ce billet m'a été inspiré par une vidéo de M. Wesch, pointée par &lt;a href=&quot;http://ebsi2point0.blogspot.com/2007/10/les-tudiants-voluent-la-formule.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;un&lt;/a&gt; des billets des étudiants de l'EBSI sur leur blogue. Pour suivre, il faut donc d'abord visionner la vidéo. Mon propos est de montrer que celle-ci souligne une vraie question, mais flirte avec la démagogie en présentant les technologies comme un destin. Elle pourrait alors justifier des décisions contestables, comme celle de l'Université de Montréal d'ouvrir à terme des accès Wi-Fi sur tout le campus, y compris dans les salles de cours.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour cela faisons d'abord un petit détour par l'économie de l'attention&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On connait la fameuse phrase de P. Le Lay, à l'époque pdg de la principale chaîne de télévision française Tf1&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective 'business', soyons réaliste&amp;nbsp;: à la base, le métier de TF1, c'est d'aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit. (…)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Or pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible&amp;nbsp;: c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible.(…)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Rien n'est plus difficile que d'obtenir cette disponibilité. C'est là que se trouve le changement permanent. Il faut chercher en permanence les programmes qui marchent, suivre les modes, surfer sur les tendances, dans un contexte où l'information s'accélère, se multiplie et se banalise…»&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(on trouvera la mise en contexte de cette interview et de la polémique qu'elle a suscitée sur &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Le_Lay&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;wkp&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour lapidaire que soit l'affirmation, elle est juste et comprend deux dimensions&amp;nbsp;: la captation de l'attention (ici par le flot du programme de TV) et la vente d'une partie de celle-ci, celle rendue disponible, à un tiers (l'annonceur). J'ai déjà eu l'occasion de l'écrire plusieurs fois (voir par ex &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2007/03/22/209-diffusion-acces-une-economie-de-l-attention-antagonique&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), l'économie commerciale du Web fonctionne sur la même logique, en inversant le sens de la captation de l'attention&amp;nbsp;: elle ne se fait plus à partir du diffuseur, mais à partir de l'activité de l'internaute.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La captation de l'attention n'est pas une activité nouvelle et n'a pas simplement une vocation commerciale. Son dispositif le plus ancien est, peut-être, l'amphithéâtre, lieu d'exercice du spectacle vivant (théâtre, cabaret, concert.. puis cinéma), du forum politique (Parlement), des conférences.. et des cours d'université. L'architecture de l'amphithéâtre est tout entière construite sur cet objectif&amp;nbsp;: gradins, parfois demi-cercle, acoustique et même.. fauteuils peu confortables qui évitent l'endormissement. Le spectateur est «forcé» de suivre la performance de celui qui officie devant, en bas et au centre. À l'université le dispositif est encore plus contraignant puisque le professeur balaye du regard l'ensemble des élèves et peut éventuellement repérer les attentions distraites trahies par une gestuelle détachée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'objectif de l'université&amp;nbsp;: la transmission de savoirs et l'accompagnement des apprentissages nécessite une attention et une concentration forte de la part des étudiants. Pour le dire à la manière de P. Le Lay, le temps de cerveau doit y être consacré au maximum et cela demande un effort important.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'accès au réseau modifie, on le sait, les attitudes, jusqu'à peut-être les modalités de la pensée et les formes de construction du savoir. Je suis persuadé, comme beaucoup, qu'il nous faut, comme professeurs, non seulement en tenir compte, mais y participer et faire évoluer notre pédagogie en conséquence et je m'y applique. Néanmoins, il ne faut pour autant tomber dans l'angélisme et la naïveté. Je ne crois pas à la fin du cours traditionnel, dispensé devant des étudiants (tout comme je ne crois pas à la fin du codex). Ces dispositifs ont fait la preuve de leur efficacité depuis des millénaires. Prétendre que des étudiants ne sont plus capables, ou simplement moins capables qu'autrefois, d'y soutenir leur attention est une spéculation qui mérite démonstration. Sans doute il y a nombre de questions à se poser en ce sens et nombre de techniques pédagogiques à réviser, mais prendre l'affirmation pour un acquis est dangereux.. et bien peu scientifique. Cela revient à dire, sans démonstration, que les dispositifs de captation de l'attention mis en place pour les annonceurs sont plus efficaces que les dispositifs traditionnels de l'université. C'est un sophisme.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les terminaux mobiles (cellulaires, blackberries, PC portables), sont des concurrents directs des professeurs sur la captation de l'attention en cours si l'on donne accès au réseau dans les amphithéâtres, car ils permettent d'échapper électroniquement au dispositif physique. L'université ne doit pas si facilement abandonner ses dispositifs traditionnels. En effet, le risque est que l'attention perdue ne se reporte pas sur l'apprentissage, mais sur bien d'autres activités qui permettent de dégager du temps de cerveau disponible pour des annonceurs. Le cerveau des étudiants est comme celui de chaque humain, facilement distrait.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/10/27/353-amphi-vs-wi-fi#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>Les pratiques de publication de l'aristocratie scientifique</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/08/10/293-les-pratiques-de-publication-de-l-aristocratie-scientifique</link>
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    <pubDate>Fri, 10 Aug 2007 03:44:51 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Socio</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;J'avais suggéré dans un &lt;a href=&quot;http://bbf.enssib.fr/sdx/BBF/frontoffice/2004/06/document.xsp?id=bbf-2004-06-0020-003/2004/06/fam-dossier/dossier&amp;amp;nDoc=1&amp;amp;statutMaitre=non&amp;amp;statutFils=non&amp;amp;tri=&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;article&lt;/a&gt; du &lt;em&gt;BBF&lt;/em&gt; de qualifier d'«&amp;nbsp;aristocratiques » les pratiques de mise en libre accès de leurs articles par les physiciens des hautes énergies. Une étude d'un économiste du MIT (repérée par &lt;a href=&quot;http://orweblog.oclc.org/archives/001407.html&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;L. Dempsey&lt;/a&gt;) confirme cette disposition des élites scientifiques, en l'élargissant au déclin possible de la révision par les pairs, par un autre exemple dans une autre discipline&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Glenn Ellison, &lt;em&gt;Is Peer Review in Decline?&lt;/em&gt;, MIT and NBER, July 2007, 40p. (&lt;a href=&quot;http://econ-www.mit.edu/faculty/download_pdf.php?id=1484&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;pdf&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'auteur rend compte de deux tendances dont il démontre, chiffres à l'appui, la réalité. Extraits de l'intro et de la conclusion (trad JMS)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt; Les économistes des départements les plus côtés ne publient plus que très peu d'articles dans les meilleurs revues de leur discipline. Le déclin est net entre le début de la décennie 1990 et celui des années 2000&lt;/em&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;En comparant ces deux périodes,  on constate un déclin dans les nombres absolus et relatifs d'articles dans les meilleures revues d'intérêt général écrits par les universitaires du département d'économie d'Harvard.&lt;/em&gt; (p.1)&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Plusieurs éléments de preuve suggèrent qu'un facteur qui contribue à cette tendance est que le rôle des revues pour la diffusion de la recherche a diminué. Un élément est que le bénéfice en citations d'une publication dans une des meilleures revues d'intérêt général apparait plutôt petit aux meilleurs auteurs du département. Un autre est que les auteurs de Harvard semblent bien réussir à faire citer leurs articles qui ne sont pas publiés dans les revues les plus cotées. Le fait que le déclin des publications semble être réservé aux meilleurs du département (opposé au phénomène des auteurs prolifique) suggère qu'une appartenance à un département de haut niveau peut être un déterminant important dans la capacité pour un auteur à court-circuiter le système traditionnel des revues.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Une autre explication parait aussi pertinente. Le ralentissement du processus de publication s'est poursuivi dans les années 90. Il est naturel que cela conduisent les auteurs à réduire le nombre d'articles proposés à la révision par les pairs et que l'on donne une haute priorité aux meilleurs articles. Le fait que les auteurs des meilleurs départements continuent à publier dans les numéros spéciaux des revues du domaine (et que l'on trouve nombre de publications invités dans des revues et ailleurs) suggère que la difficulté du processus de publication joue un rôle pour réduire les soumissions.&lt;/em&gt; (p.35)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il faut rappeler que les économistes disposent, un peu comme les physiciens avec &lt;em&gt;Arxiv&lt;/em&gt;, d'un outil de dépot très populaire en leur communauté&amp;nbsp;: &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://repec.org/&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;RePEc&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette pratique est bien une pratique aristocratique, à ne pas confondre avec celle inversée des soutiers de la science dont la tendance est, au contraire, de multiplier les publications sans grand souci pour leur diffusion, comme je l'ai expliqué dans un autre &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2007/02/10/175-micro-macro-don-libre-acces-et-web-20&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;billet&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/08/10/293-les-pratiques-de-publication-de-l-aristocratie-scientifique#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>Âge et génération</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/08/06/287-age-et-generation</link>
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    <pubDate>Mon, 06 Aug 2007 09:09:53 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Socio</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;De nombreux indicateurs, de nombreuses études laissent penser qu’il existerait une rupture générationnelle dans les pratiques d’information entre ceux qui sont nés avant ou après la popularisation du numérique (v. par ex sur ce blogue&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2007/05/21/262-internet-a-l-ecole-ringard&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2006/12/01/130-generations-divergence-ou-compromis&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2006/10/12/91-jeune-media-ancien-media&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;, même en &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2006/08/04/53-le-monopole-de-google&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Chine&lt;/a&gt;). L’article fondateur sur ce thème est sans doute celui de Marc Prensky (2001) au titre clair&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Digital Natives Digital Immigrants&lt;/em&gt; (Pdf&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://www.marcprensky.com/writing/Prensky%20-%20Digital%20Natives,%20Digital%20Immigrants%20-%20Part1.pdf&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;P1&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.marcprensky.com/writing/Prensky%20-%20Digital%20Natives,%20Digital%20Immigrants%20-%20Part2.pdf&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;P2&lt;/a&gt;). L'auteur y tire des conclusions radicales en prétendant que la nouvelle génération pense différemment que les précédentes. Même si je le suivrais assez dans son raisonnement, qui fait écho à une modernité nouvelle, il faut reconnaitre qu'il s'agit à ce stade de spéculations. Si on peut constater des pratiques culturelles et informationnelles différentes pour les jeunes nés avec le numérique, rien n'indique qu'elles perdureront avec l'âge.&lt;/p&gt;


&lt;hr /&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 11-08-2007&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: Voir sur ce même thème le spectaculaire diaporama de René Barsolo de la Société des Arts Technologiques de Montréal (repéré grâce à &lt;a href=&quot;http://zeroseconde.blogspot.com/2007/06/chaque-generation-son-ecran.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Martin Lessard&lt;/a&gt;)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Barsalo René, &lt;em&gt;L'influence des nouvelles générations sur les communicateurs&lt;/em&gt;, Forum des communicateurs, Québec, 7 novembre 2006. &lt;a href=&quot;http://www.forumdc.gouv.qc.ca/journee06/presentationsConferenciers/Influence_nouvelles_generations_Rene_Barsalo.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Pdf&lt;/a&gt;, 3,2 Mo)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;et la &lt;a href=&quot;http://www.louves-online.com/articles.php?lng=fr&amp;amp;pg=104&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;traduction&lt;/a&gt; en français de l'article de M. Prensky repérée par JD Zeller dans les commentaires.&lt;/p&gt;


&lt;hr /&gt;


&lt;p&gt;Nous avons, en effet, tendance trop souvent à confondre deux notions&amp;nbsp;: l’âge et la génération et cette confusion peut être source d’erreurs d’interprétation. Une bonne illustration de cette difficulté est ce tableau d’une étude de &lt;em&gt;Forrester Research&lt;/em&gt;, reproduit malheureusement sans autre précision de réalisation par &lt;em&gt;Business Week&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://www.businessweek.com/magazine/content/07_24/b4038405.htm&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;11-06-2007&lt;/a&gt;, repéré par &lt;a href=&quot;http://www.internetactu.net/?p=7203&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;InternetActu&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/Who participates BW-11-06-07.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;À supposer que les chiffres soient justes, sur quoi nous renseignent-ils&amp;nbsp;? Ils nous disent à coup sûr que les utilisateurs américains du Web 2.0 sont d’abord les moins de trente ans. Mais ils ne nous informent aucunement sur l’évolution des pratiques des individus avec l’âge. Il est impossible d’en conclure, sauf à spéculer, que les moins de trente ans d’aujourd’hui poursuivront leurs habitudes demain, ni même d'ailleurs que les jeunes de demain auront les mêmes pratiques. Après tout, le Web 2.0 sera peut-être, comme la sortie-cinéma, une pratique sociale simplement juvénile, ou, pire, un simple feu de paille oublié demain. Pourtant vivant dans le présent, nous avons naturellement tendance à considérer que la continuité des pratiques selon l'âge ou selon les générations va de soi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est pourquoi il faut marquer d’une pierre blanche la sortie de la lettre &lt;em&gt;culture et prospective&lt;/em&gt; du ministère de la Culture français intitulée «&amp;nbsp;Approche générationnelle des pratiques culturelles et médiatiques » (&lt;a href=&quot;http://www2.culture.gouv.fr/deps/pdf/prospective/culture_prospective_2007-3.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;N3, juin 2007&lt;/a&gt;, Pdf). L’intérêt de la publication des chercheurs du Deps est double&amp;nbsp;: d’une part, elle expose et illustre clairement la différence entre l’effet de l’âge et celui de la génération, sachant qu’au fil du temps une même génération, réunie par son histoire commune, passera par tous les âges. D’autre part, à partir des statistiques des pratiques culturelles régulièrement collectées par le ministère (cinq enquêtes de 1973 à 2003), elle compare six générations et en tire quelques leçons importantes pour l’évolution des pratiques.
Le tout est synthétisé dans la matrice ci-dessous qui représente schématiquement les tendances des indicateurs de forte consommation culturelle par famille en croisant les effets de l’âge et celui des générations.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/Culture Prospective 2007-3.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Chaque trait de couleur représente une génération. Le sens de la pente du trait indique si la pratique croît ou décroît avec l'âge dans la génération considérée. La hauteur relative du trait par rapport à un autre indique une pratique plus ou moins forte d'une génération sur l'autre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On y constate que la lecture assidue de livres baisse à la fois avec l’âge et les générations, tandis que celle de la presse écrite ne se modifie pas avec l’âge qui passe, mais se raréfie à chaque génération nouvelle. À l’inverse, la pratique de la musique enregistrée s’accroit avec les générations montantes alors que les habitudes varient peu avec le vieillissement de chaque génération. La télévision, quant à elle, bénéficie d’un double effet positif, d’âge et de génération. On y lit clairement le passage d’une culture imprimée à une culture audiovisuelle.
Les statistiques du Ministère ne permettent pas encore de rendre compte de l’effet du numérique, et encore moins de la génération des &lt;em&gt;Digital natives&lt;/em&gt;, même si les auteurs proposent une réflexion prospective jusqu’en 2020, qui m’a moins convaincu que le reste de leur propos. La question ouverte à la suite du premier tableau de ce billet reste donc pour le moment sans réponse.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J’ajoute deux remarques, importantes pour la thématique de ce blogue, mais qui ne figurent pas dans la publication du ministère&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;Il n’y a pas de relation mécanique entre la tendance positive ou négative des pratiques et la santé économique de la filière. Même si l’on peut interpréter ces tendances en termes de cycle de vie d'un produit, tout dépend de la capacité de valorisation mise en place par le jeu des acteurs. Le contraste entre la situation du livre et celle de la musique, dans le rapport valorisation/pratiques, est flagrant. Les acteurs de la première filière ne s’en sortent pas trop mal, malgré des indicateurs de pratiques calamiteux, tandis que les seconds plongent alors même que la pratique de la musique enregistrée ne cesse de croître. Ainsi, la stratégie est un élément fondamental, d’autant plus délicat à manier que le numérique change, de façon inédite à la fois les modes de valorisation et les pratiques.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;L’histoire d’une génération est située. Même si la mondialisation, là comme ailleurs, tend à lisser les cultures, l’étude rend compte clairement de générations de Français. Il serait intéressant de pouvoir aussi comparer géographiquement les générations. Au Québec, par exemple, la génération qui a eu 20 ans pendant la Révolution tranquille est contemporaine de celle que les auteurs appellent «&amp;nbsp;Algérie » faisant allusion à la guerre coloniale du même nom. Ces évènements ont, à coup sûr, marqué différemment chacune des générations d’un côté et de l’autre de l’Atlantique. Autre exemple, la question de l’immigration est peu comparable dans l’un ou l’autre pays. Ces histoires différentes ont-elles des conséquences sur les pratiques&amp;nbsp;? sans doute. mais jusqu'à quel point et quels facteurs agissent plus ou moins sur celles-ci&amp;nbsp;?&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;</description>
    
    
    
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