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    <title>Economie du document (Bloc-notes de Jean-Michel Salaün) - Télé - radio</title>
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    <description>Repérage de données sur l'économie des documents dans un environnement numérique</description>
    <language>fr</language>
    <pubDate>Thu, 23 Feb 2023 18:35:44 -0500</pubDate>
    <copyright>Creative Commons BY-NC</copyright>
    <docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>
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        <title>Musique et industries du fair use</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/05/13/Musique-et-industries-du-fair-use</link>
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        <pubDate>Fri, 13 May 2011 04:06:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Télé - radio</category>
                          <category>412. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Les trois modèles de valorisation du document ; Lu : Bibliothèque</category>
                  <category>524. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; Intégration</category>
                <description>          &lt;p&gt;&lt;em&gt;INA Global&lt;/em&gt; fait un point intéressant sur les stratégies récentes des plus grosses firmes du web sur la musique&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Erwan Le Gal, « Apple, Amazon, Google&amp;nbsp;: la bataille de la musique dans les nuages », &lt;em&gt;INA Global&lt;/em&gt;, mai 11, 2005, &lt;a href=&quot;http://www.inaglobal.fr/musique/article/apple-amazon-google-la-bataille-de-la-musique-dans-les-nuages&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je ne reviens pas sur les faits bien exposés dans l'article, mais je relèverai juste ici l'insistance mise par les firmes sur le &lt;em&gt;fair use&lt;/em&gt; pour justifier les positions et s'affranchir des discussions avec les Majors. L'argument illustre clairement en effet les logiques démontées sur ce blogue.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'ai déjà montré à la fois l'importance et l'ambiguïté de la notion de &lt;em&gt;fair use&lt;/em&gt; pour dégager la capacité d'innovation et de captation de la valeur des principales firmes du web documentaire de la domination des firmes profitant de l'effet de rente du &lt;em&gt;copyright&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/06/08/%C2%ABIndustries-du-copyright%C2%BB-et-fair-use&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'ajouterai que le &lt;em&gt;fair use&lt;/em&gt; fait référence au deuxième marché du document (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/03/09/Les-trois-%C3%A9conomies-du-ebook&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt; pour le ebook), celui de l'accès et du partage fondé sur le modèle bibliothéconomique. Pour la musique, chronologiquement le premier modèle a été le modèle promotionnel, celui du spectacle où la priorité est de capter l'attention qui s'est décliné par la radio, spectacle à domicile. Le modèle éditorial dans la musique a pu se construire grâce à l'enregistrement sur disques et supports divers. L'articulation entre l'édition de disque et la promotion radiophonique a ouvert la porte au star-system et à la montée des Majors (voir la thèse de B. Labarthe-Piol, &lt;a href=&quot;http://www.crea.dauphine.fr/publication/Th%E8se%20Labarthe%20Piol.zip&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La montée en puissance du troisième modèle témoigne d'une évolution du rapport de force dans l'industrie. Ce modèle joue ici toujours sur une valorisation décalée visant à capter le consommateur&amp;nbsp;: pour&lt;em&gt; Apple&lt;/em&gt;, il faut vendre des machines (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/01/29/Apple-et-le-march%C3%A9-du-contenu&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) pour &lt;em&gt;Amazon&lt;/em&gt;, il s'agit de fournir un service supplémentaire à ses clients pour les inciter à n'acheter de musiques que chez lui et pour &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; l'important est de maintenir les internautes sur ses sites pour rentabiliser la publicité (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/04/20/Google-creuse-son-sillon&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Quelle place pour la TV sur le Web ?</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/10/20/557-quelle-place-pour-la-tv-sur-le-web</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:91329364ca9b2ebc38125ff3b933e0be</guid>
        <pubDate>Mon, 20 Oct 2008 17:01:00 +0000</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Télé - radio</category>
                          <category>424. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Les cinq industries de la mémoire</category>
                <description>          &lt;p&gt;Je n'ai pas vraiment le temps de commenter, mais une fois de plus l'actualité se télescope et, me semble-t-il, confirme les thèses défendues ici d'une diversité des conséquences du numérique sur les différents médias.&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Un article de &lt;em&gt;Business Week&lt;/em&gt; nous apprend que les observateurs du marché publicitaire révisent tous à la baisse leur prévision sur la vidéo en ligne :&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Liz Gannes, “&lt;a href=&quot;http://www.businessweek.com/technology/content/oct2008/tc2008103_616725_page_2.htm&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;Where's the Money in Online Video?&lt;/a&gt;,” BusinessWeek: Technology, Juin 10, 2008. repéré par AFP-MediaWatch &lt;a href=&quot;http://mediawatch.afp.com/?post/2008/10/20/Liens-vagabonds-carnage-dans-les-journaux-problemes-pub&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
Chapô de l'article (trad JMS)&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Les revenus seront proches de zéro pendant un moment et les analystes réduisent leurs prévisions de croissance fondées sur d'autres facteurs que sur l'économie américaine en difficulté.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Le gouvernement français lance un «plan numérique 2012» (&lt;a href=&quot;http://www.elysee.fr/webtv/index.php?intHomeMinisterId=0&amp;amp;intChannelId=8&amp;amp;intVideoId=761&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;discours de présentation&lt;/a&gt; du secrétaire d'État Éric Besson le 20 octobre 2008) dont une bonne part est consacré au passage de la télévision au numérique.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes lance pour sa part (&lt;a href=&quot;http://www.crtc.gc.ca/archive/ENG/Hearings/2008/n2008-11.htm&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, repéré par M. Lessard &lt;a href=&quot;http://zeroseconde.blogspot.com/2008/10/quel-ecran-bouffe-lautre.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;) une consultation publique sur la radiodiffusion sur internet avant d'entreprendre une audience publique en février prochain. Pour avancer la réflexion, il a mis en ligne une intéressante étude&amp;nbsp;:&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Eli M. Noam, &lt;a href=&quot;http://www.crtc.gc.ca/frn/media/noam2008.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;De la télévision ou non? Trois types d’écran, une seule réglementation&lt;/a&gt; (CRTC, juillet 11, 2008). Repéré grâce à M. Lessard &lt;a href=&quot;http://zeroseconde.blogspot.com/2008/10/quel-ecran-bouffe-lautre.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Résumé (extrait)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Contenu. Mise en œuvre de deux méthodes d’harmonisation :&lt;/em&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Réglementer toutes les activités associées à du contenu télévisuel de la même manière et selon les mêmes principes.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Réglementer toutes les activités associées à du contenu néomédiatique selon les normes habituellement appliquées aux médias au Canada.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Véhicules de télédiffusion&lt;/em&gt;.
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt; S’attendre à ce la réglementation des nouveaux modes de télédiffusion soit commandée par la dynamique des relations qui s’établiront entre les fournisseurs de véhicules de télédiffusion – en télécommunication, en câblodistribution ou dans le domaine du sans fil.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Garantir un accès payant au contenu vidéo diffusé sur plateformes Internet et mobile du même type que celui offert par les entreprises de télédiffusion classiques.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Permettre aux fournisseurs de mener leurs propres activités en matière d’offre de contenu.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Financement. Viser un contenu canadien précis et l’atteinte d’autres objectifs relativement aux nouveaux véhicules de télédiffusion en se dotant d’un mécanisme de financement reposant sur une surcharge imposée aux fournisseurs de services Internet semblable à celle que paient les câblodistributeurs et les fournisseurs de services par satellite, ainsi qu’en mettant sur pied un fonds d’affectation spéciale relatif au spectre.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>L'antagonisme diffusion/accès dans la télévision</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/08/28/520-l-antagonisme-diffusion-acces-dans-la-television</link>
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        <pubDate>Thu, 28 Aug 2008 03:15:00 +0000</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Télé - radio</category>
                          <category>421. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; La gestion de l’attention</category>
                  <category>422. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Le Web entre flot et bibliothèque</category>
                <description>          &lt;p&gt;J'ai déjà eu l'occasion d'expliquer pourquoi, d'un point de vue économique, les logiques de la diffusion et de l'accès étaient antagoniques et créaient des tensions fortes aujourd'hui (voir &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2007/03/15/199-diffusion-vs-acces-deux-economies-antagoniques&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2007/03/22/209-diffusion-acces-une-economie-de-l-attention-antagonique&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). Deux informations récentes soulignent que ces tensions s'exacerbent dans la télévision. Elles permettent aussi de mieux repérer les différences entre les supports écrits et audiovisuel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;YouTube&lt;/em&gt; paradoxalement non rentable&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La première est la confirmation des difficultés de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; à monétiser &lt;em&gt;YouTube&lt;/em&gt;, malgré l'évident succès d'audience du service. On trouvera un résumé de la question dans un article du Monde, et plus précis et plus actuel, dans les billets réguliers de D. Durand sur le sujet&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jeff Segal, “YouTube et Facebook font des bénéfices anémiques,” Le Monde, Août 25, 2008, &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/08/25/youtube-et-facebook-font-des-benefices-anemiques_1087610_3234.html?xtor=RSS-651865&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Didier Durand, “Media &amp;amp; Tech | Youtube: très visité mais pas payé!,” Media &amp;amp; Tech, juin 27, 2008, &lt;a href=&quot;http://media-tech.blogspot.com/2008/06/youtube-trs-visit-mais-pas-pay.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'en retiens les leçons suivantes&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;La vente d'espaces publicitaires sur une multitude de programmes très courts est délicate. Le nombre disperse l'audience et la rend peu prévisible. Le format réduit la place du message publicitaire.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Il n'y a pas ou peu, semble-t-il, de synergie avec le moteur et donc pas non plus de retombées significatives indirectes par l'augmentation des requêtes et donc des rentrées publicitaires (&lt;em&gt;Adwords&lt;/em&gt;).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les coûts de stockage et de diffusion sont lourds. Le dernier chiffre annoncé, sans doute sous-estimé était de 1M de $ par jour.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les principaux problèmes ne semblent pas, ou plus, relever des relations avec les télévisions ou le cinéma. Même s'il reste encore des négociations en cours et du piratage à éliminer. &lt;em&gt;YouTube&lt;/em&gt; est une trop formidable caisse de résonance pour être réellement menacé.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Wizzgo&lt;/em&gt;, un symptôme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'autre évènement a eu lieu en France et concerne un procès, gagné par le groupe de télévision M6 contre une jeune entreprise, &lt;em&gt;Wizzgo&lt;/em&gt;, qui offrait un service cassant le flot des programmes. L'idée était d'offrir au téléspectateur la possibilité de se reconstruire son propre programme par un enregistrement présélectionné d'émissions, une sorte de super-magnétoscope. On trouvera chez Calamo un bon résumé du problème et une analyse détaillée de la controverse juridique&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Calamo, “Wizzgo stoppé net ?,” Post Scriptum, Août 19, 2008, &lt;a href=&quot;http://www.p-s.fr/index.php?post/2008/08/18/Wizzgo-stoppe-net&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le service devait se rentabiliser par la publicité, mais il est évidemment impossible de savoir s'il aurait pu devenir viable. Néanmoins, on peut déjà faire les observations suivantes&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Au delà des interprétations juridiques, la multiplication explosive des chaînes, alliée aux développements informatiques ainsi qu'aux pratiques des internautes verra immanquablement apparaître tôt ou tard des services comparables, officiels ou sauvages.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Il s'agit ici de casser un flux pour le recomposer. Ainsi on ébranle rien de moins que la fonction pivot d'une chaîne de télévision&amp;nbsp;: le programmateur dont la mission est de faire coïncider au mieux le déroulement des émissions avec la disponibilité des téléspectateurs.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La création de richesse par l'accès&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La comparaison avec &lt;em&gt;YouTube&lt;/em&gt; permet d'ajouter quelques leçons. L'un et l'autre créent de la richesse à partir de fonctions documentaires.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour ce dernier, la construction du service ressemble à celle d'une collection de bibliothèque&amp;nbsp;: on réunit dans un même lieu des documents dispersés et on fournit à l'usager un outil de recherche. La différence tient à ce que la collection n'est pas construite à l'initiative d'un acquéreur, mais grâce aux dons spontanés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Wizzgo&lt;/em&gt; agissait plutôt comme un documentaliste faisant une revue de presse. Il redécoupe l'offre de diffusion de plusieurs médias pour en reconstruire une personnalisée. La différence tient à ce que le système est piloté directement par l'usager, sans médiateur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors, faut-il en conclure comme Eolas, cité par Calamo&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Certains modèles du «&amp;nbsp;web 2.0&amp;nbsp;» reposent «&amp;nbsp;je le crains, sur des mythes, le principal étant celui de la création de richesse à partir d'une matière première qui serait gratuite », et sans redistribution vers les «&amp;nbsp;fournisseurs ».&lt;/em&gt;&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sans doute, il y a beaucoup de mythes dans le Web 2.0 et aussi de naïvetés juridiques et économiques. Néanmoins, il faut aussi admettre que la logique de l'accès est créatrice de valeur et qu'aujourd'hui elle a trouvé dans certains secteurs les moyens de sa rémunération. À l'évidence, cette rentabilité n'a pas été trouvée, encore, pour l'audiovisuel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Par ailleurs, l'antagonisme diffusion/accès est encore fort, même s'il s'atténue (&lt;em&gt;YouTube&lt;/em&gt;). On ne peut construire un modèle économique de l'accès sur une logique de diffusion. Il faut trouver un compromis entre les deux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;S'il y a beaucoup de mythes dans le Web 2.0, il y a aussi beaucoup de préjugés chez les médias traditionnels, à commencer par croire que l'on peut retarder l'expression d'une demande explosive.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Têtes (à claques) en or</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/06/01/269-tetes-a-claques-en-or</link>
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        <pubDate>Fri, 01 Jun 2007 04:22:37 +0000</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Télé - radio</category>
                        <description>          &lt;p&gt;Le journal &lt;em&gt;Les Affaires&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://www.lesaffaires.com/article/0/pme/2007-05-31/441672/le-site-des-tetes-a-claques-vaut-12-mdollars.fr.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;cite&lt;/a&gt; une étude qui chiffrerait à 12M de CA$ la valeur du site, célèbre au Québec, &lt;em&gt;Les têtes à claques&lt;/em&gt;. Voilà le &lt;a href=&quot;http://innovationweb.branchez-vous.com/archives/2007/05/levaluation_du.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;calcul&lt;/a&gt; initial, récupéré sur le site &lt;em&gt;Innovation Web&lt;/em&gt;&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;On prend les revenus&amp;nbsp;: 2 bannières (vendues au clic ou au CPM), une annonce vidéo &quot;pre-roll&quot; (qui joue avant que vous puissiez voir le contenu qui vous intéresse), vues environ par 2,5 millions de visiteurs uniques par mois, plusieurs vidéos par personne pour un total de près de 30 millions de pages vues par mois (c'est pas moi qui le dit). Nous avons supposé :&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;un achalandage approximatif de 15 millions de pages vues pour les 2 bannières à un CPM de 15$&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;de 3 millions de vues pour le pre-roll (à cause du cap de fréquence, on ne voit pas la pub vidéo à chaque visionnement) qui est vendus à environ 40$ le mille (ce qui est moins cher que partout ailleurs).&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Cela fait des revenus approximatifs de 570000$ mensuellement. Enlevons à cela environ 40% de commissions aux agences qui vendent cette pub. Ça nous amène à 342000$ de revenus nets par mois.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Ensuite les coûts. Selon nos évaluations, il en coûterait moins de 150000$ de frais d'exploitation pour faire vivre le site et évidemment payer la bande passante. La bande passante serait d'environ 100000$ par mois, et d'après moi ils ont un bien meilleur prix. Ce tarif est basé sur 20M de vidéos d'environ 5MB diffusés mensuellement (le petit dernier vidéo des Têtes à Claques fait 4,05MB).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;On est donc à environ 200000$ de profits par mois. Une mesure bien connue d'évaluation d'une entreprise est de multiplier par un ratio de 5 à 10 les profits annuels avant impôts d'une entreprise pour établir sa valeur. J'ai utilisé le multiple de 5, car je considère qu'il y a plusieurs incertitudes quant au futur du site, du maintien de sa popularité, etc.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;12 x 200 000$ x 5 = 12M$&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le Journal &lt;em&gt;Les Affaires&lt;/em&gt; ajoute&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;L’acheteur potentiel de Tetesaclaques.tv devra payer 4 $ le visiteur unique. En comparaison, Google a payé 50 $ US le visiteur unique pour YouTube et Sony, 8,13 $US pour chaque visiteur du portail vidéo Grouper.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On peut toujours discuter le calcul. Il a le mérite de la transparence. Le succès des &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.tetesaclaques.tv/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Têtes à claques&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; (à mon avis mérité, j'invite tous mes anciens compatriotes à découvrir ce monument d'humour québécois !) répond exactement à la deuxième règle &lt;a href=&quot;http://www.mindjack.com/feature/newlaws052105.html&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;énoncée&lt;/a&gt; par Mark Pesce dans une série de billets prémonitoires sur le futur de la télévision&amp;nbsp;:
&lt;em&gt;Rule Two: Shorter is Better. Funnier is Better.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avec le développement du cellulaire, ce genre a tout l'avenir devant lui..&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;à voir aussi sur &lt;em&gt;Les Affaires&lt;/em&gt; ce même jour, un &lt;a href=&quot;http://www.lesaffaires.com/article/0/techno/2007-05-31/441696/la-course-a-laudience-internet-pourrait-saccelerer-au-quebec.fr.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;article&lt;/a&gt; sur l'explosion du marché publicitaire québécois sur l'internet.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La course à l'audience Internet pourrait s'accélérer au Québec
31 mai 2007 | Jérôme Plantevin, Journal LesAffaires&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Économie de la musique toujours</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/05/28/267-economie-de-la-musique-toujours</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:fe80ef0e7b7d87cb68a621038c3fe871</guid>
        <pubDate>Mon, 28 May 2007 12:34:00 +0000</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Télé - radio</category>
                          <category>424. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Les cinq industries de la mémoire</category>
                <description>          &lt;p&gt;Repéré grâce à G. Chartron.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le Département des études, de la prospective et des statsitiques du ministère français de la culture lance une nouvelle lettre consacrée à &lt;em&gt;l’investigation d’hypothèses, à des mises en relation originale et à des travaux de prospective sur des champs connus comme sur des terrains plus marginaux ou expérimentaux&lt;/em&gt;. le premier &lt;a href=&quot;http://www2.culture.gouv.fr/deps/pdf/prospective.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;numéro&lt;/a&gt;  s'intitule&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Musique enregistrée et numérique&amp;nbsp;: quels scénarios d’évolution de la filière ?&lt;/em&gt;, Culture Prospective, Production diffusion et marché, 2007-1, Marc Bourreau, Michel Gensollen et François Moreau. 16p.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La première partie donne dans un langage plutôt abscons les caractéristiques économiques d'un document numérique. Je préfère &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2006/10/05/86-les-sept-piliers-de-l-economie-du-document&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;mon journal et ma baguette&lt;/a&gt;, il s'agit en effet de notions plutôt simples que la prose économique a tendance à obscurcir. Mais je m'en servirai pour affiner ma présentation de l'année prochaine aux étudiants ;-). Cinq scénarios sont ensuite proposés pour le développement de la filière musicale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le plus intéressant est dans la conclusion. Extraits&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Lorsque toute la musique enregistrée sera fournie avec l’achat d’un baladeur de même que les micro-ordinateurs sont équipés d’un système d’exploitation, la valeur des contenus viendra clairement des moyens logiciels et sociaux de naviguer parmi ces fichiers et de trouver ce qui peut plaire et surprendre. Dans un monde d’abondance des informations, la prescription et la méta-information créent la valeur des contenus. De ce point de vue, le mode de prescription des médias de masse et celui de la promotion décentralisée en ligne par l’intermédiaire du bouche-à-oreille électronique sont susceptibles de donner des résultats bien différents. (..)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Lorsque la valeur de la musique dépendait des contenus et que la technique ne permettait pas leur copie et leur diffusion à des coûts très faibles, le recueil de cette valeur sur le marché pouvait financer la création musicale. Si la valeur de la musique repose désormais, au moins en partie, sur la métainformation, de nouveaux problèmes se posent&amp;nbsp;: le mode de recueil de cette valeur pour financer les plates-formes, éventuellement les contenus&amp;nbsp;; la mesure des audiences à partir de la consommation de méta-information&amp;nbsp;; et, finalement, la recherche d’un financement de la création par des transferts de recettes depuis les activités qui dépendent plus ou moins directement de la musique&amp;nbsp;: produits dérivés, industries des terminaux et des consommables, industries des réseaux.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bref, nous sommes dans la construction tâtonnante d'un modèle nouveau de Web-média qui se cherche entre deux économies pour le moment &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2007/03/15/199-diffusion-vs-acces-deux-economies-antagoniques&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;antagoniques&lt;/a&gt;. Peut-être pourrait-on avancer un peu plus en repérant qu'il se trouve à mi-chemin entre le modèle de la bibliothèque et celui de la télévision..&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Musique : impasse ou eldorado ?</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/04/19/240-musique-impasse-ou-eldorado</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:d7734897e8695d0c65a5241d89589df8</guid>
        <pubDate>Thu, 19 Apr 2007 02:16:00 +0000</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Télé - radio</category>
                          <category>424. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Les cinq industries de la mémoire</category>
                <description>          &lt;p&gt;Suite à un processus de concertation et de réflexion avec les acteurs de la filière, la Fing vient de mettre en ligne un rapport qui fait le point sur son évolution et suggère des pistes de sortie de crise. Avec la science, la musique est peut être le domaine où la redocumentarisation est la plus radicale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Musique et numérique&amp;nbsp;: la carte de l'innovation&lt;/em&gt;, 127p. (&lt;a href=&quot;http://www.openfing.org/fing/html/musique/Musique_Innovation_Synthese.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Pdf&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.fing.org/jsp/fiche_pagelibre.jsp?STNAV=&amp;amp;RUBNAV=&amp;amp;CODE=96194502&amp;amp;LANGUE=0&amp;amp;RH=PRODUCTIONS&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Html&lt;/a&gt;)
&lt;a href=&quot;http://www.fing.org/jsp/fiche_actualite.jsp?STNAV=&amp;amp;RUBNAV=&amp;amp;CODE=1176471843868&amp;amp;LANGUE=0&amp;amp;RH=ASSOEDHEC&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Bibliographie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Extraits de la synthèse (&lt;a href=&quot;http://www.openfing.org/fing/html/musique/Synthese_du_rapport_musique.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Pdf&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.fing.org/jsp/fiche_actualite.jsp?STNAV=&amp;amp;RUBNAV=&amp;amp;CODE=1176369296692&amp;amp;LANGUE=0&amp;amp;RH=ASSOEDHEC&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Html&lt;/a&gt;)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Crise et mutation&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;La musique devrait connaître un âge d'or, culturel et économique. On n'a jamais écouté autant de musique - chez soi, sur soi, dans l'espace public... -, ni autant produit. Mais cette musique devenue flux, ambiance, signe (et parfois produit), est en même temps désacralisée et par suite, sur le plan économique au moins, dévalorisée.&lt;/em&gt;
(..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Par comparaison, les pistes fécondes de création de valeur qui émergent de l'analyse, naturellement complémentaires les unes des autres, sont les suivantes :&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;L'économie des flux, qui consiste à passer d'une économie fondée sur des prix unitaires et des quantités faibles, à des volumes élevés et des prix unitaires faibles - voire non-mesurables, le consommateur ne payant alors qu'un droit d'accès aux flux.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;L'économie des services, qui retrouve le chemin de la rareté, de la singularité et de l'exclusivité dans l'expérience musicale, la relation avec une œuvre ou un artiste.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;L'économie de l'attention, l'intermédiation entre une &quot;offre&quot; surabondante, diverse, mondiale et une demande de plus en plus individualisée et mobile.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Un marché contrôlé par le public, ou par les grands intermédiaires ?&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;La quasi-totalité des innovations identifiées ont un point commun&amp;nbsp;: l'importance que prend l'aval de la filière, la distribution, les sites communautaires et plus généralement, l'ensemble des fonctions qui supposent une grande proximité avec l'amateur de musique, ses attentes, ses goûts, sa disponibilité... Or une prise de contrôle de l'industrie musicale par l'aval n'est pas forcément une bonne nouvelle pour la création et la diversité musicale. Elle pourrait au contraire aboutir à un une création entièrement pilotée par l'analyse des goûts de segments solvables de la clientèle - autrement dit, à la systématisation des dérives que l'on reproche à l'industrie musicale d'aujourd'hui.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Télévision du futur : une loi contestée en France</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/04/16/234-television-du-futur-une-loi-contestee-en-france</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:242f4e00adeb5574239ec3b6b6350894</guid>
        <pubDate>Mon, 16 Apr 2007 04:44:35 +0000</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Télé - radio</category>
                        <description>          &lt;p&gt;Ce billet a été rédigé par Valentine Frey, étudiante de l'École de bibliothéconomie et des sciences de l'information dans le cadre du cours sur l'économie du document.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quelle n’a pas été ma surprise lorsque «&amp;nbsp;surfant » sur le site &lt;a href=&quot;http://www.ratiatum.com/news4269_Projet_de_loi_TV_du_Futur_pour_de_la_TV_du_passe.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Ratatium&lt;/a&gt;, je suis tombée sur quelques billets portant sur le projet de loi de la télévision du futur adoptée par l’Assemblée Nationale en France le 31 janvier 2007.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette loi propose les éléments suivants&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;A compter de 2012, les signaux émis par la télévision seront entièrement numériques&amp;nbsp;;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Cette loi donne un cadre à la TVHD et la télévision sur mobile&amp;nbsp;;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Enfin, en guise de compensation et afin d’encourager les principales chaînes (Canal+, M6 et TF1), l’Etat offre des chaînes «&amp;nbsp;bonus ».&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Aucun débat national n’a été médiatisé (au total contraire du débat relatif à la musique disponible sur IP) et pourtant, les partis politiques de l’opposition (UDF, PS et PC) se soulèvent contre l’adoption de cette loi. &lt;a href=&quot;http://www.ratiatum.com/breve4270_Television_du_Futur_adoption_par_l_Assemblee_Nationale_MAJ.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;François Bayrou&lt;/a&gt; en l’occurrence, dénonce les privilèges accordés à ces grandes chaînes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les spécialistes de la TV 2.0, quant à eux, dénoncent l’ancrage de la télévision linéaire. La notion même de télévision du futur semble erronée dans cette loi&amp;nbsp;: il n’y est jamais question de téléchargements des contenus par le peer to peer par exemple, de VOD (vidéo à la demande) ou de toutes les formes de service développées par la télévision 2.0. La convergence entre la télévision et IP ne transparaît pas dans cette loi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pourquoi l’Etat n’arrive à concevoir la télévision du futur telle qu’elle sera en réalité&amp;nbsp;?
La raison fondamentale réside dans le bouleversement du modèle économique de la télévision traditionnelle que la convergence numérique implique. En effet, il est clair que l’Etat veut protéger les principaux télédiffuseurs&amp;nbsp;: la télévision sur Internet &lt;a href=&quot;http://video.noosblog.fr/television_video_mobile/2007/04/tv_interactive.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;redistribue&lt;/a&gt; les rôles.&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;D’une part, traditionnellement, ceux qui règnent en maître dans la télévision sont les télédiffuseurs. La télévision est structurée autour de grandes chaînes publiques ou privées qui détiennent le droit privé de l’émission. Les chaînes achètent les émissions dont ils détiennent les droits. Avec Internet, la répartition des bénéfices de la télévision; très complexe, n’est plus hiérarchisée lors de la négociation des droits. Internet bouleverse ce modèle économique. La question des droits n’est toujours pas réglée actuellement et devrait bénéficier d’une véritable étude&amp;nbsp;: quel pourrait être le nouveau partage de ces droits&amp;nbsp;? L’enjeu, d’une extrême importance, est complexe à régler.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;D’autre part, la convergence numérique implique une convergence des entreprises des télécommunications et de la télévision. Les nouveaux intervenants sont des fournisseurs d’accès à Internet (FAI) et des opérateurs de télécommunications avec lesquels l’industrie télévisuelle se trouve en concurrence directe. Le poids économique relatif du groupe média sur le plan économique est largement insuffisant comparé à celui des télécommunications&amp;nbsp;: les médias se trouvent dans une situation de dépendance. La différence de moyens financiers est spectaculaire. De même que la différence de taille des parcs d’abonnés. Voir&amp;nbsp;:&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Chantepie Philippe et Alain Le Diberder. Le nouveau paysage numérique. In &lt;em&gt;Révolution numérique et industries culturelles&lt;/em&gt;. Paris&amp;nbsp;: La Découverte. &lt;a href=&quot;http://www.numilog.com/package/extraits_pdf/e224796.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Extrait&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pourtant, les groupes médias et les télédiffuseurs gardent une place de choix dans la diffusion des contenus aujourd’hui.
Tout simplement, le &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2007/03/05/193-web-media-et-television-l-un-ne-remplacera-pas-l-autre&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;web media&lt;/a&gt; n’est pas prêt de remplacer la télévision.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Audiovisuel : négociations à plusieurs bandes</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/04/06/226-audiovisuel-negociations-a-plusieurs-bandes</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:30183f6ef36e8602d8821cad8d45fe90</guid>
        <pubDate>Fri, 06 Apr 2007 06:13:01 +0000</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Télé - radio</category>
                        <description>          &lt;p&gt;Il convient d'être prudent dans les analyses quand les enjeux sont forts, le paysage confus et les mouvements rapides. Les négociations sont alors serrées et souvent, comme au billard, les coups à double ou triple bandes, Voici deux illustrations récentes concernant l'audiovisuel sur le Web prises dans l'excellent &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ratiatum.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Ratatium&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'abandon par &lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;EMI&lt;/em&gt; des &lt;em&gt;DRMs&lt;/em&gt; a fait couler beaucoup d'encre. Présenté comme une victoire des adversaires des &lt;em&gt;DRMs&lt;/em&gt; au nom de la liberté d'écoute, c'est peut-être surtout une &lt;a href=&quot;http://www.ratiatum.com/breve4760_Apple_aurait_paye_plusieurs_millions_a_EMI_pour_vendre_sans_DRM.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;consolidation&lt;/a&gt; de la position du distributeur &lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt;, payée au prix fort à &lt;em&gt;EMI&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'annonce  aux &lt;em&gt;US&lt;/em&gt; du montage d'un consortium de firmes de la production vidéo traditionnelle pour le lancement d'un portail a été présentée partout comme une offensive anti &lt;em&gt;YouTube&lt;/em&gt;,. Il semblerait &lt;a href=&quot;http://www.ratiatum.com/news4670_News_Corp_et_NBC_creent_une_union_sacree_contre_le_piratage.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;plutôt&lt;/a&gt; qu'il s'agisse d'un partage entre différentes modalités de distribution qu'il faut adapter aux formats de programmes, aux pratiques de visionnement et au marché publicitaire.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Regarder la télévision sur son téléphone</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/03/25/214-regarder-la-television-sur-son-telephone</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:75320af26932143722d328cfd3044e26</guid>
        <pubDate>Sun, 25 Mar 2007 05:23:00 +0000</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Télé - radio</category>
                          <category>413. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Les trois modèles de valorisation du document ; Su : spectacle-dialogue</category>
                  <category>424. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Les cinq industries de la mémoire</category>
                <description>          &lt;p&gt;L'Atelier propose une &lt;a href=&quot;http://www.atelier.fr/article.php?artid=34116&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;série&lt;/a&gt; de reportages sur l'Asie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un de ceux-là concerne la télévision reçue sur le téléphone cellulaire. Celle-ci s'est imposée très rapidement en Corée du Sud. Extraits du &lt;a href=&quot;http://asie.atelier.fr/?p=804&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;billet&lt;/a&gt;&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le succès a été immédiat&amp;nbsp;: un million d’abonnés en seulement vingt mois pour accéder à ce nouveau service qui, et cela doit être souligné, est payant !&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;L’investissement est en effet considérable&amp;nbsp;: 500 millions d’euros ont été injectés par les actionnaires pour mettre en place le système de diffusion (satellite et relais terrestres) auxquels s’ajouteront bientôt 73 millions d’euros pour développer davantage encore le service.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les revenus sont pour 99% générés par les abonnés. Il faut compter environ 20 dollars pour ouvrir un compte et 11 dollars/mois d’abonnement. Des programmes au Pay Per View sont également disponibles pour environ 2 dollars. TU Média perçoit directement environ 50% de ces recettes. Les fournisseurs de contenus et les télécoms touchent 25% chacun.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;La publicité, la distribution de contenus et la fourniture de technologies ne génèrent que 1% des revenus pour le moment. TU Media souhaite faire monter ce type de services entre 5 et 10% de ses revenus dans les années à venir.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Selon ce modèle économique, TU Media estime son seuil de rentabilité à 4,5 millions d’abonnés. Aujourd’hui, plus d’1 million de Coréens a pris le pli.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On trouve aussi dans le billet une présentation impressionnante des récepteurs. À retenir qu'il s'agit bien ici de télévision au sens traditionnel, il n'y a pas d'interactivité.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Joost, un pas de plus.. pour la télévision traditionnelle</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/03/07/194-joost-un-pas-de-plus-pour-la-television-traditionnelle</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:008f0fde36b4305a910844cbe6b207c5</guid>
        <pubDate>Wed, 07 Mar 2007 07:25:43 +0000</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Télé - radio</category>
                        <description>          &lt;p&gt;On trouvera sur &lt;a href=&quot;http://video.noosblog.fr/television_video_mobile/2007/03/joost_ad_tech.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Television 2.0&lt;/a&gt; des extraits d'une récente présentation de &lt;em&gt;Joost&lt;/em&gt; par Éric Clémenceau. vice-président publicité Europe de la firme. J'en retiens&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;L'intérêt de la diffusion TV P2P. Rien à voir avec l'échange libertaire, ici il s'agit d'une optimisation de la transmission du signal.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;L'organisation en flux par chaîne, par territoire national.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La publicité mieux ciblée.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La non intervention du spectateur dans les programmes eux-mêmes et aucune allusion ici au dépot de vidéos par l'Internaute.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Il s'agit ici vraiment de télévision (3è ou 4è &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2006/11/06/113-les-quatre-ages-de-l-audiovisuel&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;génération&lt;/a&gt; ?) et non du web-média. On multiplie les chaînes, on facilite l'organisation de son programme par le téléspectateur, donc simplement un pas de plus dans l'autonomie du spectateur après la télécommande. On optimise un marché publicitaire construit sur l'audience et non comme pour le Web-média sur le clic. On donne la possibilité aux téléspectateurs de discuter entre eux, comme ils votaient déjà pour ou contre un programme.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Actu du 10-03-2007&amp;nbsp;: voir l'&lt;a href=&quot;http://www.leblogdebezier.com/?p=112&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;entrevue&lt;/a&gt; d'E. Clémenceau par LeBlogdeBézier qui confirme la question des droits et des territoires ainsi que la fermeture paradoxale grâce au P2P.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Web-média et télévision, l'un ne remplacera pas l'autre</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/03/05/193-web-media-et-television-l-un-ne-remplacera-pas-l-autre</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:dfc185704b9210f8fd1c188b894abb7b</guid>
        <pubDate>Mon, 05 Mar 2007 07:12:43 +0000</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Télé - radio</category>
                        <description>          &lt;p&gt;La mise en place de la nouvelle génération de télévision avance très rapidement. Laurent Esposito propose une bonne &lt;a href=&quot;http://video.noosblog.fr/television_video_mobile/2007/02/veoh_internet_t.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;synthèse&lt;/a&gt; des dernières données et analyses sur la télévision sur l'Internet et notamment l'évolution des téléspectateurs américains.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les négociations vont bon train du côté de &lt;em&gt;YouTube&lt;/em&gt; pour régler les problèmes de droits. Un récent &lt;a href=&quot;http://www.nytimes.com/2007/03/02/technology/02google.web.html?ex=1330491600&amp;amp;en=afb4b3cfc73a0579&amp;amp;ei=5090&amp;amp;partner=rssuserland&amp;amp;emc=rss&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;article&lt;/a&gt; du &lt;em&gt;New York Times&lt;/em&gt; indique que les plus intéressés sont les petits producteurs&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Google Courts Small YouTube Deals
By MIGUEL HELFT, March 2, 2007&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;“Smaller guys want mass distribution and are willing to face the risk of copyright infringement for access to this huge audience,” said Allen Weiner, an analyst at Gartner. “It is a relatively low-risk deal for them.”&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Plus de mille partenariats auraient déjà été signés. Et progressivement, on voit réapparaître la notion de canal spécialisé, afin de concentrer et mesurer l'audience.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;“We are creating channels on YouTube for each of these content owners,” said Jordan Hoffner, head of premium and information content partnerships at YouTube. “Those who do deals with us will have an opportunity for monetization.”&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais, même si certains gros ont claqué la porte (&lt;em&gt;Viacom&lt;/em&gt;, ou &lt;em&gt;NBC&lt;/em&gt;), d'autres, comme la &lt;em&gt;BBC&lt;/em&gt; s'y intéressent de près. Voici l'extrait du &lt;a href=&quot;http://www.bbc.co.uk/pressoffice/pressreleases/stories/2007/03_march/02/you_tube.shtml&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;communiqué de presse&lt;/a&gt; indiquant l'accord entre les deux sociétés sous-titré &lt;em&gt;Benefits&lt;/em&gt;&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;The non-exclusive partnership reflects the BBC's commitment to reach audiences in new ways.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;The aim is to offer audiences a taste of BBC programming with clips which will (subject to the conclusion of the ongoing PVT process) link them to the BBC's proposed iPlayer service on bbc.co.uk.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;For BBC Worldwide the partnership forms part of a strategy to bring great British content to new audiences around the world through its global TV channels and its proposed new digital businesses - the commercial iPlayer and the commercialisation of international traffic to bbc.co.uk. Increasing levels of funds will be returned to the BBC for investment in new programming.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Clips on BBC News (available to users outside the UK only) and &quot;BBC Worldwide&quot; will benefit from Google and YouTube's advertising platforms, generating new revenues for investment in BBC programme development and creation. Advertising will be governed by a comprehensive set of guidelines.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le retrait des 100.000 vidéos de &lt;em&gt;Viacom&lt;/em&gt; n'a pas vraiment affecté l'audience de &lt;em&gt;YouTube&lt;/em&gt;. Dans les quinze jours qui ont suivi indique l'article du &lt;em&gt;NYT&lt;/em&gt;, le traffic s'est accru de 14% (Didier Durand &lt;a href=&quot;http://media-tech.blogspot.com/2007/01/youtube-impact-de-lintgration-dans-les.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;montre&lt;/a&gt; de son côté que la synergie avec Google porte ses fruits.).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Bill Tancer, general manager for global research at Hitwise, said that based on an analysis of the search terms funneling users to YouTube, clips created by users appear to be the main drivers of growth. But he said premium content from professional producers could be a factor, too.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;“To the extent that it is short and has high entertainment value, it can only help YouTube grow,” Mr. Tancer said.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Reste quelques problèmes encore non résolus pour construire une rémunération classique de la production, comme le signale une récente &lt;a href=&quot;http://news.com.com/2100-1024_3-6155002.html?part=rss&amp;amp;tag=2547-1_3-0-20&amp;amp;subj=news&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;analyse&lt;/a&gt; de Cnet News.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Paying YouTube content creators easier said than done, CEO Hurley said the site will compensate video creators, but copyright issues and YouTube's huge inventory complicate the plan&lt;/em&gt;, Greg Sandoval
Staff Writer, CNET News.com, January 31, 2007, 10:00 AM PST&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En résumé, du côté de l'audiovisuel aussi le Web-média prend ses marques. Il semble logiquement se construire sur ses points forts&amp;nbsp;: la multiplication des programmes courts organisés par thèmes et recherchés par moteur. Pour la télévision traditionnelle c'est à la fois un outil de promotion et un marché de seconde main supplémentaire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Reste qu'il est peu probable que nous assistions à une fusion entre les deux modèles, même s'il existera sans doute bien des situations intermédiaires. Il y a deux raisons à cela&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Tout d'abord, le circuit de la récolte publicitaire n'est pas le même. Pour le Web-média, la publicité est recueillie à partir de l'acte de recherche de l'internaute. Pour la télévision, c'est la régularité construite par le diffuseur qui est la source du revenu. Je reviendrai dans un billet sur la différence radicale de ces flux.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Rappelons de plus que la télévision traditionnelle, juste sur la France de 20h30 à 22h30, réunit 30 millions de personnes oisives devant le petit écran du lundi au vendredi. On ne tue pas un modèle construit sur une telle régularité. voir le schéma ci-dessous&amp;nbsp;:&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/AudienceTV.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tiré du &lt;a href=&quot;http://www.mediametrie.fr/fichier.php?fichier_id=334&amp;amp;module=medias&amp;amp;media_type=file&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;diaporama&lt;/a&gt; &lt;em&gt;TDM Media in Life Voyage au centre du &lt;q&gt;média-consommateur&lt;/q&gt;&lt;/em&gt;, Médiamétrie. 20-12-2006.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Musique et longue traîne</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/02/13/179-musique-et-longue-traine</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:bd4052324a2b547a8220d2ac53bb4682</guid>
        <pubDate>Tue, 13 Feb 2007 13:41:10 +0000</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Télé - radio</category>
                        <description>          &lt;p&gt;Repéré par J. Charlet, merci à lui.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Long et stimulant &lt;a href=&quot;http://www.abeilleinfo.com/chronique.php?id_chro=5850&amp;amp;langue=fr&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;entretien&lt;/a&gt; en français avec C. Anderson le promoteur de la longue traine sur l'économie de la musique, chez Abeilleinfo, à mettre en relation avec un précédent &lt;a href=&quot;http://grds04.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2006/11/19/119-musique-le-partage-du-gateau&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;billet&lt;/a&gt; sur le même domaine.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Non sans quelques perles (c'était le 29 janvier), je cite&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Mais Apple restera implacable sur les DRM…&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Chris Anderson&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Effectivement et je ne les vois pas changer de politique sur cette question. Le vrai changement interviendra le jour où un grand label décidera de lever les DRM.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et le &lt;a href=&quot;http://grds04.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2007/02/07/171-quand-le-contenant-se-separe-du-contenu&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;6 février&lt;/a&gt;.. comme quoi il est préférable de se méfier des affirmations péremptoires.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>&quot;Internet ne doit pas être la poubelle des images&quot;</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2006/12/20/142-internet-ne-doit-pas-etre-la-poubelle-des-images</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:628840543fc60101a6ceb622f1ccc07b</guid>
        <pubDate>Wed, 20 Dec 2006 04:25:03 +0000</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Télé - radio</category>
                        <description>          &lt;p&gt;E. Hoog, pdg de l'Institut national de l'audiovisuel français à l'avant-garde de la numérisation et de la diffusion des archives audiovisuelles, donne un &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-651865,50-847275,0.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;entretien&lt;/a&gt; au journal Le Monde du 19-12-06, dont j'extrais ce passage&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Internet est surtout un média de texte, pauvre en images et en sons. Ceux-ci sont souvent piratés. De plus, les images y relèvent du divertissement ou du gag - comme sur YouTube ou DailyMotion - ou encore de la violence. Les sites des chaînes sont des sessions de rattrapage, pour revoir par exemple un journal télévisé de la veille, ou payants, via la vidéo à la demande (VOD). Il manque encore des sites d'avant-garde comme celui de l'INA, dont les sources sont référencées, authentifiées et éditorialisées, avec un volume d'heures gratuites important.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Ces sites doivent inventer leur modèle économique, grâce à la publicité ou au téléchargement payant. Internet ne doit pas être la &quot;poubelle des images&quot;, surtout s'il constitue le média majeur pour les jeunes générations.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici la structure de revenu de l'INA, indiquée en encadré dans l'article&amp;nbsp;:
&lt;em&gt;115,5 millions d'euros. 75,4 millions proviennent de la redevance, 40,1 millions des activités commerciales, principalement liées à la cession de droits (33 %) et de prestation d'archives (36 %).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En réalité, le financement de la diffusion publique des images d'archive de l'INA a été réalisé principalement par la parafiscalité.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Musique : le partage du gâteau et les leçons de l'histoire</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2006/11/19/119-musique-le-partage-du-gateau</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:93fde20384c901e39ed28175bf33d9c0</guid>
        <pubDate>Sun, 19 Nov 2006 14:21:17 +0000</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Télé - radio</category>
                        <description>          &lt;p&gt;La musique est, avec l'information scientifique, un des secteurs-clés où se testent les nouveaux modèles économiques du document numérique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'actualité récente nous montre que les batailles commerciales y sont encore vives,&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;entre les industriels du contenant d'un côté avec le lancement par &lt;em&gt;Microsoft&lt;/em&gt; de &lt;a href=&quot;http://www.latribune.fr/Tribune/Articles.nsf/(LookupPrint)/ID87B938551F6C87F6C1257229004B07BE?OpenDocument&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Zune&lt;/a&gt; pour contrecarrer la position dominante prise par &lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt; son IPod et son système de distribution ITunes&amp;nbsp;;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;entre les industriels du contenant et du contenu avec les &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-651865,50-835941,0.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;négociations&lt;/a&gt; entre les détenteurs de droits et les plateformes d'échanges.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Dans ces batailles et polémiques, le manque de recul nous laisse souvent croire que nous assistons à une aventure inédite. Il faut relativiser. Sans doute la situation est nouvelle, mais les arguments et les stratégies ne se renouvellent guère. Les mêmes logiques perdurent. Ainsi en est-il, par exemple, de la relation industrie du contenant / industrie du contenu.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans un article célèbre Andrew Odlyzko a montré, en proposant une rapide histoire économique des médias, qu'en terme de rentabilité financière, le contenu n'était pas le roi. &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.firstmonday.org/issues/issue6_2/odlyzko/&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;Content is not king&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;First Monday&lt;/em&gt;, volume 6, number 2 (February 2001). Nous le retrouvons aujourd'hui, par exemple avec le partage des revenus de &lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt; entre les ventes du IPod et ceux de ITunes (un rapport presque de 1 à 10..), comme le &lt;a href=&quot;http://media-tech.blogspot.com/2006/11/commentaire-du-jour-7-mea-culpa-sur.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;rappelle&lt;/a&gt; D. Durand.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais surtout cette histoire nous renvoie aux tous débuts de la radio, où les fabricants de matériels, comme &lt;em&gt;Westinghouse&lt;/em&gt;, payaient leurs ingénieurs pour qu'ils mettent du contenu en onde afin de vendre des récepteurs radio. L'avènement de la radio, dans les années 1920, s'est accompagné d'un effondrement des ventes de disques, d'une restructuration de l'industrie de la musique enregistrée avec le développement du &lt;em&gt;star-system&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Patrice Flichy fut un des premiers à l'&lt;a href=&quot;http://bbf.enssib.fr/sdx/BBF/frontoffice/1993/01/document.xsp?id=bbf-1993-01-0074-008/1993/01/fam-critique/critique&amp;amp;statutMaitre=non&amp;amp;statutFils=non&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;analyser&lt;/a&gt; en France. Une &lt;a href=&quot;http://www.crea.dauphine.fr/publication/Th%E8se%20Labarthe%20Piol.zip&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;thèse&lt;/a&gt; récente (attention 360 pages en format zippé) poursuit le raisonnement en le prolongeant jusqu'à aujourd'hui. Voici un extrait de la conclusion&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Outre la mise en évidence d’un pouvoir de négociation supérieur pour les artistes, notre principale conclusion réside dans la remise en cause du modèle économique de star-system sur lequel s’appuient les majors. Cette remise en cause s’explique par l’effondrement des fonctions de distribution et de promotion, traditionnelles clés de voûte de l’industrie. Les majors devraient alors passer d’un modèle économique fondé sur les économies d’échelle à un modèle fondé sur les économies d’envergure. A l’inverse, la faculté des nouveaux entrants (issus principalement du secteur informatique et télécoms) à exercer conjointement ces fonctions en aval de la chaîne de valeur les place en position de force dans l’industrie. Alors que l’apparition de la radio dans les années 30 avait permis l’instauration du star-system, Internet est susceptible de renverser ce modèle. Il n’en reste pas moins que les débats sur la mort annoncée de l’industrie phonographique suite à l’arrivée de la radio sont en tout point comparables à la problématique rencontrée par l’industrie du disque à l’heure actuelle.&lt;/em&gt; p.307.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;LABARTHE-PIOL Benjamin, &lt;em&gt;L’impact d’Internet sur l’industrie du disque&amp;nbsp;: vers un nouveau régime de croissance&lt;/em&gt;, Thèse en Sciences économiques, Université Paris Dauphine, 4 juillet 2005.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Autrement dit si l'histoire se répète, les industriels du contenu seraient néanmoins avisés de se positionner sur la longue traîne, car la transformation explosive des modalités de la distribution illustre sans doute un tournant important de la consommation contemporaine de musique. Là nous sommes dans une nouvelle donne.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Les quatre âges de l'audiovisuel</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2006/11/06/113-les-quatre-ages-de-l-audiovisuel</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:907b7f71fccf0a668ee2f1c7eb827c12</guid>
        <pubDate>Mon, 06 Nov 2006 11:41:49 +0000</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Télé - radio</category>
                        <description>          &lt;p&gt;J'ai parlé dans un précédent &lt;a href=&quot;http://grds04.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2006/10/13/94-les-quatre-ages-de-l-imprime&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;billet&lt;/a&gt; des quatre âges de l'imprimé. L'actualité m'amène à revenir sur les quatre âges de l'audiovisuel. Revenir, car il s'agit d'une proposition faite, il y a maintenant vingt années, qui aboutit aujourd'hui.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans un vieux livre donc (&lt;em&gt;À qui appartient la télévision ?&lt;/em&gt; Aubier, 1989, 238p.), j'ai proposé d'analyser l'audiovisuel grand public selon une évolution par génération, croisant un état de la technique, un mode d'usage et une organisation économique (p.26)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;La première génération est celle du cinéma qui combine un système de circulation de copies sur pellicules, de salles de spectacles et une pratique de sorties culturelles ou récréatives&amp;nbsp;; elle a eu son heure de gloire&amp;nbsp;; malgré un net recul elle a su s'appuyer sur les nouvelles techniques qui lui permettent de survivre en multipliant les occasions de valoriser les catalogues ;&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;la deuxième génération est celle de la télévision de masse, qui combine un réseau hertzien, une recette indirecte, une forte pénétration de téléviseurs chez les ménages, et une forte pratique de visionnement quotidien&amp;nbsp;; c'est la génération dominante à l'heure actuelle, qui donne néanmoins les premiers signes de vieillissement ;&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;la troisième génération est celle de la télévision fragmentée, nous reprenons ici une formule célèbre popularisée par J.-L. Missika et D. Wolton (&lt;a href=&quot;http://www.wolton.cnrs.fr/wolton/b_logis_wolton.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;1983&lt;/a&gt;), qui combine un réseau à large capacité ou multiforme (câble, satellite), un financement multiple (abonnements, télévision à péage, vente directe, publicité locale) et une pratique de visionnement à la carte&amp;nbsp;; elle n'a pas encore trouvé un véritable équilibre, malgré des avancées importantes ;&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;la quatrième génération sera peut-être celle de l'interactivité, combinant réseau à large bande, recette au temps d'utilisation et intervention de l'usager, mais il est trop tôt pour en parler...&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Il était trop tôt, vraiment trop tôt&amp;nbsp;: Internet n'était qu'un outil confidentiel, l'image était analogique. Mais la roue a tourné et le temps est venu d'en parler. La quatrième génération est arrivée à la pré-adolescence, comme l'était la troisième en France dans les années 80&amp;nbsp;: la demande existe, elle explose même sur les sites de partage vidéos&amp;nbsp;; les canaux de réception sont multiples et hésitants (quelle combinaison dominera entre le téléphone mobile, l'ordinateur ou le téléviseur numérique ?)&amp;nbsp;; et le modèle économique est incertain, hésitant entre la publicité (YouTube) ou le paiement à la demande (ITunes).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour prendre seulement l'exemple des hésitations sur le téléphone mobile, la lettre sectorielle &lt;em&gt;Convergences numériques et Audiovisuel aux État-Unis&lt;/em&gt; de l'Ambassade de France (n13 oct 2006), montre que d'un côté les ventes de téléphone recevant la TV devraient passer de 130.000 en 2005 à 155,5 millions en 2010, que c'est l'équipement dont on ne se détache jamais et qui comprend un mécanisme de paiement intégré. Mais d'un autre côté, la diffusion de masse individualisée est trop gourmande en bande passante pour cet équipement..&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors, tout comme dans les années 80 pour la génération précédente, les grandes manœuvres et négociations vont bon train sur les rachat des audiences, comme sur les droits de diffusion. Dans la même lettre, on peut lire&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Depuis l'été, AOL a amorcé un changement complet de sa stratégie, de son modèle économique et de sa philosophie. De fournisseur d'accès Internet de bas débit payant, AOL souhaite devenir un site Internet fournisseur de contenus qui a pour philosophie le forum audiovisuel, l'échange, la communication, l'interactivité et l'accès à plusieurs formats multimédia.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Autre exemple spectaculaire, bien sûr, le rachat de YouTube par Google. Certains, comme &lt;a href=&quot;http://ecosphere.wordpress.com/2006/10/12/media-distribution-revenus-google/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Emmanuel Parody&lt;/a&gt;, ont considéré que cet épisode ne touchant que la distribution de contenu ne relèverait pas d'une activité média. C'est méconnaitre l'histoire des médias, qui se sont tous construits, écrit, son, comme audiovisuel, d'abord en commençant par la distribution pour remonter progressivement à la production afin d'alimenter leurs canaux avides de contenus. Il n'a pas fallu très longtemps, quelques semaines !, pour que le nouvel acquéreur se trouve à négocier avec les détenteurs de droits, et tout particulièrement avec les ligues sportives, comme de banales chaines de télévision.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici un extrait significatif d'un article récent du &lt;em&gt;Monde&lt;/em&gt; à ce sujet&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-651865,50-830472,0.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Google courtise les géants des médias pour qu'ils laissent YouTube mettre en ligne leur contenu&lt;/a&gt;, Pascal Galinier Le Monde 03.11.06&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Trois semaines après avoir annoncé l'acquisition du site de vidéos en ligne YouTube, pour 1,65 milliard de dollars (1,29 milliard d'euros), Google est engagé dans une véritable course contre la montre. Selon le Financial Times du vendredi 3 novembre, Eric Schmidt, le PDG du moteur de recherche, est engagé dans &quot;un round de négociations frénétique&quot; avec les grands groupes de médias, pour les persuader de continuer à fournir du contenu à YouTube.(..)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Les mentalités ont changé depuis dix ans, observe Daniel Rappoport, associé et directeur des opérations du site Dailymotion, un site français comparable à YouTube. Les majors ont mis quelques années à comprendre les mutations du marché, mais elles sont aujourd'hui dans une logique de partenariat avec les nouveaux médias.&quot; Contrairement à ce qu'avait tenté de faire Bertelsmann en rachetant Napster, il ne s'agit donc pas aujourd'hui de transformer les sites gratuits en sites payants, mais de conclure des accords de partage des revenus publicitaires générés par l'audience des contenus mis en ligne. &quot;Pas question d'instaurer des péages ou des &quot;comptes premium&quot; payants, confirme M. Rappoport. Nous ne sommes pas dans un système de téléchargement, mais de visionnage en ligne. Il s'agit de monétiser notre audience via la publicité.&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Faut-il alors soutenir comme Jean-Louis Missika que nous assistons à &lt;a href=&quot;http://www.seuil.com/contenu/extraits/extrait-missika.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;la fin de la télévision&lt;/a&gt;, comme il avait suggéré le déclin de la télévision de masse en 1983&amp;nbsp;? Il est plus vraisemblable que nous aurons un entrelacement de générations avec un repositionnement des unes par rapport aux autres. La première génération, celle du cinéma est encore bien vivante, elle a trouvé dans les autres générations audiovisuelles des canaux de diffusion renouvelés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Néanmoins, tout comme pour le quatrième &lt;a href=&quot;http://grds04.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2006/10/13/94-les-quatre-ages-de-l-imprime&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;âge de l'imprimé&lt;/a&gt;, celui de l'audiovisuel est en phase avec une société dont les relations sociales se sont largement transformées.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Résonance Disney, plus ça change..</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2006/09/27/83-mktg-disney-plus-ca-change</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:b52801914a354113adcb15061bdc88fa</guid>
        <pubDate>Wed, 27 Sep 2006 07:26:31 +0000</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Télé - radio</category>
                        <description>          &lt;p&gt;Lu dans l'excellente publication des missions économiques aux États-Unis de l'été 2006, &lt;em&gt;Convergences numériques et audiovisuel aux États-Unis&lt;/em&gt; (abt payant)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le film Stick It de Walt Disney Co.’s Touchstone Pictures doit son succès à la campagne publicitaire inédite mise en place sur MySpace. Alors que les prévisions estimaient son box-office à 5,7 millions de dollars, celui-ci s’est élevé à 11 millions de dollars dès le premier week-end (Mai 2006). La méthode a consisté à créer une page MySpace extrêmement simple et à recruter un free-lance pour la mettre à jour, envoyer des requêtes pour amener des amis dans le réseau, leur souhaiter leur anniversaire et ainsi créer du trafic (6000 personnes). La campagne publicitaire traditionnelle a été minimale (deux semaines de télévision, pas d’affichage, un peu de radio et une seule page imprimée), mais a contribué à créer des amis supplémentaires, soit au total 10 000 personnes pouvant faire du bouche-à-oreille vers leurs 50 à 3000 amis chacun.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cela m'a rappelé que quand je travaillais sur l'industrie de l'audiovisuel, j'avais relevé cette citation dans le journal &lt;em&gt;Le film français&lt;/em&gt; du 12-12-1975. Il s'agit du film &lt;em&gt;Les Aristochats&lt;/em&gt; qui sortait cette année là en France pour les fêtes de fin d'année&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Pour ce film qui devait sortir mi-décembre, un sondage réalisé le 1er octobre, avant toute campagne de publicité, montrait que seulement 1% des Français connaissaient l'existence des célèbres chats.&lt;/em&gt;
&lt;em&gt;Au 1er novembre, à la suite d'une émission télévisée de P. Tchernia et la parution d'une bande dessinée dans France-soir, ce chiffre passait à 19%. On atteignait 40% le 15 novembre après le salon de l'enfance et la campagne des licenciés (produits dérivés).&lt;/em&gt;
&lt;em&gt;Enfin 83% des Français connaissaient l'histoire le 1er décembre, alors que le produit n'était pas encore sur le marché !&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ainsi les services de marketing de Walt Disney utilisent toujours magistralement l'effet de résonance de la communication publique (plus un évènement est connu, plus on en parle et plus on en parle, plus il est connu). Ils savent comme personne exploiter les structures de communication existantes, jusqu'à faire faire leur promotion par d'autres, et même dans l'exemple de 1975 se faire payer pour.. de ce point de vue rien de vraiment nouveau.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais dans les années soixante-dix, ils utilisaient les médias de masse, au troisième millénaire le one-to-one. Voilà encore une illustration spectaculaire du changement d'époque.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>La redocumentarisation de la vieille télé</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2006/05/01/10-la-redocumentarisation-de-la-vieille-tele</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:aa0aa2138cec2868ba093b439ff9ffd0</guid>
        <pubDate>Mon, 01 May 2006 06:41:32 +0000</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Télé - radio</category>
                        <description>          &lt;p&gt;L'&lt;a href=&quot;http://www.ina.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;institut national de l'audiovisuel&lt;/a&gt;, vient de proposer plus de 10.000 heures d'archives de la télévision publique française en ligne. 80% sont accessibles gratuitement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dès l'annonce, plusieurs millions d'internautes se sont précipités.. faisant exploser le site. On peut penser que l'affluence va se tasser et que les ingénieurs vont réparer rapidement.
En attendant, on trouve une bonne présentation du service &lt;a href=&quot;http://www.atelier.fr/article.php?artid=32119&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Autre symptôme de la transformation en cours dans l'audiovisuel, &lt;a href=&quot;http://www.mediametrie.fr/index.php&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;médiamétrie&lt;/a&gt; mesure l'audience de la Télévision numérique terreste, la TNT.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le Figaro&lt;/em&gt;&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La TNT chahute les audiences et leur mesure, Paule Gonzalès, 28 avril 2006, (Rubrique Médias &amp;amp; Publicités)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Extrait&amp;nbsp;:
''PROGRESSION. Au premier trimestre 2006, l'offre de la TNT concerne 6,1% des foyers français, selon Médiamétrie. (..)
Comme pour le câble et le satellite, ce sont les chaînes jeunesse type Gulli et les minigénéralistes comme TMC ou NT1 qui tirent le mieux leur épingle du jeu. Loin derrière elles, les chaînes d'info comme iTélé et BFMTV, champs de prédilection du téléspectateur zappeur. Absent remarqué du classement, le bloc des chaînes historiques et, parmi elles, France 5 et Arte qui inaugurent pourtant leur grille de 24 heures sur la TNT. Seule subsiste la part d'audience globale des chaînes hertziennes, soit 77% pour les individus vivant dans un foyer disposant de la TNT via un adaptateur.''&lt;/p&gt;</description>
        
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