<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/rss2/xslt" ?><rss version="2.0"
  xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
  xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
  xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
  xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom">
<channel>
  <title>Bloc-notes de Jean-Michel Salaün - Web 2.0</title>
  <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/</link>
  <atom:link href="http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/category/Web-20/rss2" rel="self" type="application/rss+xml"/>
  <description>Repérage de données sur l'économie des documents dans un environnement numérique</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Mon, 13 Feb 2012 08:29:28 -0500</pubDate>
  <copyright></copyright>
  <docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>
  <generator>Dotclear</generator>
  
    
  <item>
    <title>L'évangile selon Saint Marc (Zuckerberg)</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/02/03/L-%C3%A9vangile-selon-Saint-Marc-%28Zuckerberg%29</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:a60a4f9206fd34102e1a6afcb37c5faf</guid>
    <pubDate>Fri, 03 Feb 2012 13:14:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Web 2.0</category>
        <category>334. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre ; Économie de service</category><category>511. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; Les paradoxes du néodocument ; Propriété et partage</category><category>523. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du médium : Facebook</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; a donc initié le processus de son introduction en bourse. Le point de départ est le dépôt d'un formulaire officiel, dit S1 qui fournit toutes les informations utiles aux futurs actionnaires, et donc enfin des chiffres indiscutables (mis sous&lt;a href=&quot;http://battellemedia.com/wp-content/uploads/2012/02/Facebook-S-1.pdf&quot;&gt; Pdf&lt;/a&gt; par J. Battelle). Celui-ci a évidemment fait l'objet de très nombreux commentaires. On en trouvera un bon résumé sur le &lt;a href=&quot;http://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/facebook-bourse&quot;&gt;Journal du Net&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.CA-Facebook-2011_m.jpg&quot; alt=&quot;CA-Facebook-2011.png&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;CA-Facebook-2011.png, fév. 2012&quot; /&gt;
Pour l'aspect financier, je ne retiendrai que deux points dont il faudra surveiller l'évolution. Le chiffre d'affaires de &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt;, relativement modeste comparé à son implantation mondiale, montre deux sources de revenus&amp;nbsp;: la première, attendue, est la publicité&amp;nbsp;; la seconde est le &quot;paiement&quot;, c'est à dire les revenus issus de sa monnaie virtuelle, les &lt;em&gt;Facebook Credits&lt;/em&gt;. Cette seconde source est récente mais prend de l'ampleur. Il semble que le principal de ces revenus proviennent des jeux et tout spécialement de &lt;em&gt;Zinga&lt;/em&gt;. Difficile d'en tirer de grandes conclusions pour l'instant.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Mais le plus étonnant, pour moi, est le ton de la traditionnelle lettre du fondateur, Marc Zuckerberg, qui accompagne le dossier. On en trouvera ci-dessous de larges extraits (trad. JMS). N'oublions pas qu'il s'agit dans ce document de trouver de futurs actionnaires pour &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;A l'origine, Facebook n'a pas été créé pour être une entreprise commerciale. Il a été construit pour accomplir une mission sociale&amp;nbsp;: rendre le monde plus ouvert et connecté. (..)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Aujourd'hui, notre société a atteint un nouveau point de bascule. Nous vivons un moment où la majorité des gens sur la terre ont accès à l'internet ou à la téléphonie mobile, les outils de base pour commencer à partager ce que ils pensent, ressentent et font avec qui ils veulent. Facebook aspire à construire les services qui donnent aux gens le pouvoir de partager et les aider, une nouvelle fois, à transformer un grand nombre de nos principales institutions et industries.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Il y a à la fois un énorme besoin et une énorme occasion pour connecter tout le monde, pour donner à chacun une voix et pour aider à changer la société pour le futur. L'ampleur de la technologie et de l'infrastructure à construire est sans précédent et nous croyons que c'est le plus important des problèmes auquel nous devons nous atteler. (..)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;A Facebook, nous construisons des outils qui aident les gens à se connecter avec les personnes qu'ils souhaitent et partager ce qu'ils souhaitent, et ainsi faisant nous élargissons les capacités à construire et entretenir leurs relations.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le fait de partager plus, même simplement avec ses amis proches ou sa famille, crée une culture plus ouverte et conduit à une meilleure compréhension de la vie et des perspectives des autres. Nous croyons que cela crée un plus grand nombre et de plus solides relations entre les gens, et que cela aide les gens à être exposés à un plus grand nombre de points de vue différents.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;En aidant les gens à réaliser ces connexions, nous espérons reorienter la façon dont les gens diffusent et consomment l'information. Nous pensons que l'infrastructure informationnelle du monde devrait ressembler à un graphe social, un réseau construit à partir de la base ou pair à pair plutôt que la structure monolithique descendante qui existe aujourd'hui. Nous croyons aussi que donner aux gens le contrôle sur ce qu'ils échangent est un principe fondamental de cette réorientation.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Nous avons déjà aidé plus de 800 millions de personnes à établir plus de 100 milliards de connexions, et notre objectif est d'accélérer cette réorientation. (..)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Comme les personnes partagent plus, ils ont accès à plus d'opinions de personnes en qui ils ont confiance sur les produits et services qu'ils utilisent. Cela rend plus facile la découverte des meilleurs produits et l'amélioration de leur qualité de vie.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Faciliter la découverte de meilleur produit permet de récompenser les entreprises qui les réalisent, les produits qui sont personnalisés et conçus autour des gens. Nous nous sommes aperçus que les produits qui sont &quot;sociaux par conception&quot; (social by design) ont tendance à être plus impliquants que leurs homologues traditionnels, et nous sommes impatients de voir plus de produits s'engager dans cette direction dans le monde. (..)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;En donnant aux gens la possibilité de partager, nous commençons à voir qu'ils font entendre leur voix à une échelle différente de ce qui était historiquement possible. Ces voix vont augmenter en nombre et volume. Elles ne peuvent être ignorées. Avec le temps nous pensons que les gouvernements répondront mieux aux questions et préoccupations issues directement de leur peuple plutôt qu'au travers d'intermédiaires contrôlés par une élite.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Grâce à ce processus, nous croyons que les leaders émergeront dans tous les pays qui seront pro-internet et se battront pour les droits de leur peuple, y compris le droit de partager ce qu'ils veulent et le droit d'accéder à toute information que d'autres voudraient partager avec eux. (..)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Dis simplement&amp;nbsp;: nous ne construisons pas des services pour faire de l'argent&amp;nbsp;; nous faisons de l'argent pour construire de meilleurs services.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Et nous pensons que c'est une bonne façon de construire quelque chose. Je crois qu'à notre époque de plus en plus de gens veulent utiliser les services de sociétés qui croient en quelque chose, au-delà de la recherche du profit maximum. (..)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A lire son fondateur et principal actionnaire, &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; ressemble plus à une église qu'à une entreprise. Décidément, le Web est porteur d'une puissante idéologie, y compris là où on l'attendrait le moins. A méditer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;6 fev 2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et derrière les jeunes prophètes piaffent&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.rtbf.be/info/medias/detail_reseaux-sociaux-le-fondateur-de-tumblr-veut-humilier-facebook?id=7509843&quot;&gt;Réseaux sociaux: Tumblr détrônera-t-il Facebook ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au début du millénaire, on parlait de nouvelle économie. Aujourd'hui l'économie n'a plus la cote, la politique l'a remplacée&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;La génération qui a grandi avec internet montre que son monde est différent, et qu'elle contrôle les gouvernements&quot;, veut croire ce New Yorkais à la ligne de modèle -il a été choisi par la griffe japonaise de prêt-à-porter Uniqlo pour la campagne de lancement de son grand magasin de New York- dont la frange tombe juste au dessus de ses yeux clairs.&lt;/em&gt; (il s'agit de David Karp).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On est plus que jamais dans l'idéologie libertarienne. Mais j'ai peur que la désillusion soit la même.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/02/03/L-%C3%A9vangile-selon-Saint-Marc-%28Zuckerberg%29#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/02/03/L-%C3%A9vangile-selon-Saint-Marc-%28Zuckerberg%29#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/atom/comments/787</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>&quot;Jusqu'à quel prix sommes nous prêts à payer le numérique ?&quot;</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/12/17/La-bascule</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:249c0f1ac2f036362380fb73aaf3963b</guid>
    <pubDate>Sat, 17 Dec 2011 09:49:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Web 2.0</category>
        <category>33. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre</category><category>51. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; Les paradoxes du néodocument</category><category>524. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; Intégration</category>    
    <description>    &lt;p&gt;En cette fin d'année, il semble que le dialogue de sourds entre les tenants d'un renforcement des outils répressifs pour défendre le droit d'auteur sur le web et les promoteurs d'un web débarrassé de toutes contraintes soit reparti de plus belle (voir par ex &lt;a href=&quot;http://www.bibliobsession.net/2011/12/20/acta-en-phase-finale-sopa-en-demarrage-quel-monde-pour-demain&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, une de ces postures sans nuance, présentée au nom des bibliothécaires). Je n'ai jamais été très convaincu par ces rhétoriques attisées par les intérêts commerciaux des éditeurs et producteurs d’un côté et ceux des opérateurs de réseaux et fournisseurs de services web de l’autre. Et les hérauts du web, sous couvert de la défense des droits fondamentaux, me paraissent souvent proclamer une opinion reflétant plutôt leur position particulière.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un nouvel équilibre entre propriété intellectuelle et partage, se construira par tâtonnements successifs en fonction de l'avancement l'économie du webmédia et les tentatives précipitées de légiférer seront soumises à l'épreuve des faits.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'ai été plus intéressé par le résumé d'un rapport à venir rédigé par Jeffrey I. Cole, directeur du &lt;a href=&quot;http://www.digitalcenter.org/&quot;&gt;Center for the Digital Future&lt;/a&gt;, &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.digitalcenter.org/pdf/10_year_report_release.pdf&quot;&gt;Is America at a Digital Turning Point?&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; qui me parait poser des questions plus lourdes pour l'avenir (repéré grâce à&lt;a href=&quot;http://blog.lefigaro.fr/medias/2011/12/etude-la-plupart-des-journaux.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt; M-C Beuth&lt;/a&gt;). En voici quelques extraits (en italique les citations traduites, en normal mes commentaires intégrant les citations dans la théorie du document). Le centre de recherche est lié à une école de journalisme, ce qui oriente la problématique. Sans doute d'autres thèmes pourraient être pointés, mais ceux-là méritent attention et posent de bonnes questions.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;A un extrême, nous trouvons des usagers capables d'avoir une connexion sociale continue, un accès à l'information illimité et des capacités d'achat sans précédent. A l'autre extrême, nous trouvons une pression extraordinaire sur notre temps, de fortes préoccupations sur la confidentialité et des questions vitales sur la prolifération de la technologie, y compris un certain nombre qui n'existaient pas il y a dix ans.&lt;/em&gt; (...)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Nous trouvons d'énormes avantages dans les technologies en ligne, mais nous payons aussi un prix personnel pour ces prestations. La question est&amp;nbsp;: jusqu'à quel prix sommes-nous prêts à payer le numérique ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici les neuf leçons tirées de dix années d'enquêtes du centre&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;1. Les médias sociaux explosent, mais la plupart de leur contenu n'a aucune crédibilité&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(...) &lt;em&gt;Notre enquête la plus récente montre que 51% des usagers indiquent que seulement une petite portion, ou aucune des informations qu'ils voient sur les réseaux sociaux est pertinente. Seulement 14% ont dit que la plupart ou toutes les informations sont fiables.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'accent des médias sociaux mis sur la transmission (3e dimension du document) se fait au détriment du contenu (2e dimension), ou la communication prime sur l'information, le signal sur le signe, le phatique sur le sémantique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;2. La saturation numérique (E-Nuff Already) continue de s'étendre&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(...) &lt;em&gt;Autrefois, la messagerie était la principale préoccupation. Aujourd'hui la saturation numérique s'est encore accru, incluant de nombreux services et équipements qui ont d'énormes avantages pour les usagers, mais qui sont aussi perçus comme empiétant sur leur vie.&lt;/em&gt; (...)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Nous recevons trop de messages, le barrage des textes est continu, nous portons de multiples terminaux, de nouveaux services, de nouveaux gadgets continuent d'être produits. Combien de temps cela va-t-il durer avant que les Américains disent &quot;ça suffit !&quot;.&lt;/em&gt; (...)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'attention devient le bien le plus précieux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;3. L'ordinateur de bureau est mort. Longue vie à la tablette.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(...) &lt;em&gt;L'ordinateur de bureau est un dispositif où l'on se penche en avant ('lean forward' device), un outil posé sur un bureau qui force à aller vers lui. La tablette propose une attitude où l'on se penche en arrière ('lean back' allure), plus pratique et confortable que les ordinateurs portables et bien plus séduisante.&lt;/em&gt; (...)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;La domination à venir des tablettes va entrainer des changements majeurs dans la façon et le moment où les Américains se connecteront.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La forme change (1e dimension) et d'énormes batailles sont engagées pour la domination de cette dimension cruciale, en particulier au travers des brevets (&lt;a href=&quot;http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/enquete/0201783865229-comment-apple-a-dynamite-l-univers-des-smartphones-262850.php&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;4. Temps de travail = sept jours sur sept, jour et nuit.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les ordinateurs personnels et les technologies connectées ont augmenté la productivité et l'efficacité au travail. Mais pour de nombreux employés, le prix de cette productivité est aussi l'allongement du travail à leur vie en dehors du bureau.&lt;/em&gt; (...)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Est-il raisonnable de considérer que le temps de travail s'étende sept jours sur sept, jour et nuit ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'arrivée du néodocument modifie la régulation du travail par l'extension spatiale et temporelle de ses fonctions de transmission et de preuve.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;5. La plupart des journaux imprimés auront disparu dans cinq ans.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;La distribution des journaux imprimés continue de chuter, et nous pensons que seuls survivront les plus éloignés de la moyenne&amp;nbsp;: les plus grands et les plus petits.&lt;/em&gt; (...)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Quelles seront les conséquences des changements dans la distribution du contenu sur la qualité et le sérieux du journalisme ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le webmédia en prenant sa place modifie les équilibres internes des anciens médias. Les conséquences vont jusqu'à la deuxième dimension, le contenu et le genre des documents.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;6. Nous avons perdu notre vie privée.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(...) &lt;em&gt;La question de la vie privée est simple. Si vous vous connectez, quel que soit l'objet, votre vie privée n'existe plus. Les Américains adorent pouvoir acheter en ligne, chercher de l'information en ligne, et rejoindre des communautés en ligne. Mais le prix à payer est que nous sommes constamment surveillés. les sociétés privées savent sur nous tout ce qu'il est possible de savoir&amp;nbsp;: nos intérêts, nos préférences d'achat, nos comportements et nos croyances.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le modèle d'affaires du webmédia implique la surveillance de la navigation pour une revente ciblée de l'attention des internautes. Ce que nous gagnons en liberté de navigation, en personnalisation des services, nous le perdons en découverte inattendue, en suggestion d'achats et plus généralement en menace sur les libertés individuelles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;7. L'influence de l'Internet sur la vie politique américaine est encore en question.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(...) &lt;em&gt;Au delà des deux prochains cycles d'élection l'Internet deviendra un facteur majeur de changement du paysage politique.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le webmédia va continuer à trouver sa place dans l'espace public, comme porteur des valeurs de la postmodernité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;8. Internet va continuer à transformer les habitudes d'achat au détriment du commerce de détail.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Dans cinq ans, le paysage traditionnel de vente au détail sera complètement différent de ce qu'il est aujourd'hui.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout comme pour le travail, l'arrivée du néodocument modifie la régulation du commerce de détail par l'extension spatiale et temporelle de ses fonctions de transmission et de preuve.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;9. Et ensuite ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;En 2006, YouTube et Twitter venaient de naître, et Facebook était encore un bambin. Il y a une demi-décennie, qui aurait pensé que ces technologies naissantes deviendraient les standards de la communication sociale en 2011&amp;nbsp;? La prochaine grande tendance est développée actuellement par une nouvelle culture de visionnaires d'Internet qui n'attendent que d'être entendus.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La mise en place du néodocument est loin d'être terminée. Attention, si le succès d'audience des trois services indiqués est avéré, leur modèle d'affaires est encore incertain. Ainsi la captation de la valeur commerciale de l'attention à partir de la navigation n'est pas triviale et, effectivement, il est probable que bien des surprises soient encore à venir.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/12/17/La-bascule#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/12/17/La-bascule#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/atom/comments/771</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Gestion stratégique de l'information</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/12/07/Gestion-strat%C3%A9gique-de-l-information</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:3ea89b34c48396afcf10f93179b68c5d</guid>
    <pubDate>Wed, 07 Dec 2011 11:58:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Web 2.0</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Vu sur la liste Ebsi-L ce message réjouissant et étonnant de Félix Arseneau&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Je vous annonce que le groupe LinkedIn &quot;Gestion stratégique de l'information (GSI)&quot; est en excellente forme! &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Depuis que j'en ai parlé sur cette liste, il y a deux mois, nous sommes passés de 36 à 119 membres!  Merci aux abonnés de cette liste qui se sont joints à nous&amp;nbsp;: 44 personnes se sont jointes le même jour.  De plus, la base pluridisciplinaire nous est fidèle et s'enrichit de plus belle.  En effet, la GSI intéresse notamment les gens en droit, en gestion, en informatique, en plus des gens en BSI.  Enfin, le groupe a maintenant des membres dans 5 pays, dont l'Espagne et les États-Unis.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le &lt;a href=&quot;http://www.linkedin.com/groups?groupDashboard=&amp;amp;gid=3942187&amp;amp;trk=myg_ugrp_an&amp;amp;goback=%2Emyg&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;groupe&lt;/a&gt; est en accès libre. Et la consultation des fils de discussion est effectivement très éclairante. Il va falloir apprendre à gérer stratégiquement les informations issues de toutes ces initiatives, comprendre les spécialisations des différents canaux, repérer les communautés de pratiques, apprivoiser les temps différents et parfois éphémères des uns et des autres. Je ne suis pas sûr que l'on tienne longtemps dans ce maelström sans architecte de l'information...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/12/07/Gestion-strat%C3%A9gique-de-l-information#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/12/07/Gestion-strat%C3%A9gique-de-l-information#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/atom/comments/770</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Héros et hérauts</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/08/19/H%C3%A9ros-et-h%C3%A9rauts</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:99bab5d12f5996133db5a4ba7527d7df</guid>
    <pubDate>Fri, 19 Aug 2011 06:05:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Web 2.0</category>
        <category>221. LES MUTATIONS DU DOCUMENT ; Petite histoire de la notion ; Auteurs et chercheurs</category><category>511. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; Les paradoxes du néodocument ; Propriété et partage</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Pour se réveiller et préparer la rentrée, un petit débat sur le web. Martin Lessard a présenté une &lt;a href=&quot;http://t.co/obVaCnv&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;stimulante critique&lt;/a&gt; d'un article du&lt;em&gt; NYT&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://mobile.nytimes.com/2011/08/14/opinion/sunday/the-elusive-big-idea.xml&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;The elusive big idea&lt;/a&gt;, stigmatisant un web trop superficiel et nostalgique des «&amp;nbsp;grandes idées&amp;nbsp;» d'antan. Je n'avais pas pourtant été très convaincu par son propos. Piqué, il a &lt;a href=&quot;http://zeroseconde.blogspot.com/2011/08/on-ne-peut-pas-balayer-aussi-vite-la.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;récidivé&lt;/a&gt;.
Voici donc à mon tour un écho, un peu décalé, sur le sujet.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Du fait des facilités de publication sur le web, l’auteur, ce héros romantique, perd de son aura. Le personnage principal est moins celui qui crée que celui qui partage, le passeur.  On pourrait dire avec un clin d’œil que de l’édition au web, le héros, l’auteur inséparable de son œuvre, devient le héraut, celui qui repère, relaie, commente pour une communauté de lecteurs les documents d’une bibliothèque numérique trop vaste et changeante pour être accessible à tous. Pour autant, ce héraut-là n’est pas moins chargé de romantisme, valorisé, applaudi ou contesté, parfois même aussi ténébreux, solitaire et désargenté, que le précédent. Son influence est mesurée à la notoriété de son nom ou pseudonyme et au nombre de personnes qui le suivent sur son blogue, sur Twitter, sur les réseaux sociaux et éventuellement le relaient à leur tour. Son autorité n’est plus transcendante comme dans l’ordre ancien, mais réside dans la fiabilité de son travail, dans l’intérêt des documents qu’il relaie et commente pour sa communauté conformément aux valeurs de l’ordre nouveau. La rémunération de son travail est sinon plus incertaine, du moins pas (encore) réglementée comme celle de l’auteur. Le héraut qui voudrait vivre de son travail n’a que deux solutions non exclusives l’une de l’autre&amp;nbsp;: soit il réussit à monnayer sa notoriété auprès d’annonceurs ou d’autres clients&amp;nbsp;; soit il est rémunéré directement ou indirectement par sa communauté.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sans remonter au héraut du Moyen Âge, l’importance des relais dans la circulation de l’information n’est pas vraiment nouvelle. Ils ont été étudiés par la sociologie américaine des médias au lendemain de la seconde guerre mondiale , qui a mis en évidence le processus de &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Two-step_flow_of_communication&quot; hreflang=&quot;en&quot; title=&quot;wkp&quot;&gt;two steps flow of communication&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, une circulation de l’information à deux étages pour analyser l’influence des médias sur le vote. Les médias touchent d’abord une série de personnes plus concernées, des leaders d’opinion qui ensuite influent les choix de leur communauté. Mais sur le web, le relai passe directement sur le média et laisse des traces. Dès lors, le leader d’opinion sur le web est pour sa communauté autant un héraut, un haut-parleur dont chaque nouvelle alerte efface la précédente, qu’un bibliothécaire ou un documentaliste qui accumule un patrimoine documentaire. À son échelle individuelle, il reflète le positionnement du web, entre flot et bibliothèque.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 28 décembre 2011&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir la proposition de L. Maurel, pour résoudre la difficulté de la rémunération&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/08/19/Rémunération des blogueurs&amp;nbsp;: une piste du côté de la licence globale ?&quot;&gt;Rémunération des blogueurs&amp;nbsp;: une piste du côté de la licence globale ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et aussi le point de vue québécois de M. Lessard&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blogues.radio-canada.ca/triplex/2011/12/22/les-blogueurs-ressources-a-exploiter/&quot;&gt;Les blogueurs, ressources à exploiter?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/08/19/H%C3%A9ros-et-h%C3%A9rauts#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/08/19/H%C3%A9ros-et-h%C3%A9rauts#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/atom/comments/744</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Le web est un média documentaire</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/05/11/Le-web-est-un-m%C3%A9dia-documentaire</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:c84a6d969c38bdc42a25f91f772788be</guid>
    <pubDate>Wed, 11 May 2011 04:17:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Web 2.0</category>
        <category>313. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; Renouveau ; Le Web</category><category>422. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Le Web entre flot et bibliothèque</category>    
    <description>    &lt;p&gt;AOL en partenariat avec Nielsen a réalisé une intéressante étude sur les échanges de contenu sur le web. L'étude porte sur un échantillon conséquent, amène des résultats sinon inattendus, du moins moins convenus que la vulgate habituelle et enfin elle affiche clairement son objectif (comment construire un dispositif publicitaire, et donc en retour une économie du web ?). Mais elle n'est évidemment pas désintéressée. AOL y souligne l'importance de ses services, notamment le courriel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Content is the fuel of the social web&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://advertising.aol.com/sites/default/files/webfm/research/research-reports/social-web/AOL_Social_Web.pdf&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Pdf&lt;/a&gt;. (il faudrait que les designers de AOL apprennent l'usage des couleurs, c'est pourquoi je n'ai reproduit ici qu'une diapo..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'étude s'appuie sur les outils et panels de Nielsen. 10,000  messages envoyés sur les médias sociaux ont été analysés, 1000 personnes ont été suivies pendant 10 jours consécutifs entre le 13 et le 23 décembre dernier. La marge d'erreur serait de moins de +/-10%.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quelques leçons pour la thématique de ce blogue&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.AOL-Nielsen-2011-Temps-Web_m.jpg&quot; alt=&quot;AOL-Nielsen-2011-Temps-Web.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;AOL-Nielsen-2011-Temps-Web.jpg, mai 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ainsi la navigation sur le web, mesurée par le temps, est (reste) majoritairement documentaire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais le plus intéressant est l'analyse des 30% consacrés à la communication interpersonnelle ou de groupe (médias sociaux et courriels). 23% des messages sur les médias sociaux incluent un lien vers du contenu (par contenu l'étude comprend des articles publiés, des vidéos et des photos, mais ni des vidéos familiales, ni les photos de fêtes) et si on ajoute les conversations sur ce contenu le pourcentage est certainement beaucoup plus élevé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lorsque l'on demande aux personnes quel est l'outil privilégié pour partager de l'information la réponse est à 66% le courriel. Les autres canaux sont loin derrière&amp;nbsp;: 28% pour les réseaux sociaux, le reste est en dessous de la marge d'erreur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lorsque l'on demande les canaux privilégiés pour partager l'information selon l'audience. Tous les canaux sont utilisés vers les amis, un peu moins les sites de partage. Le courriel puis les réseaux sociaux sont privilégiés pour la famille, comme pour le partage entre collègues. Enfin ce sont les sites de partage qui sont privilégiés pour diffuser plus largement l'information.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Même s'il faut tenir compte du commanditaire, cette étude relativise quelques idées reçues&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;la navigation sur le web reste très majoritairement documentaire,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;le courriel n'est pas sur le déclin pour partager l'information,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;le multicanal est la règle pour partager.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Cette structure ne facilite pas la construction d'une économie publicitaire. Même si, à l'évidence, l'information se diffuse et se partage, l'attention est éclatée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 14 juin 2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir le CR d'INA-Global qui élargi la perspective et donne d'autres références &lt;a href=&quot;http://www.inaglobal.fr/communication-publicite/article/de-quelle-maniere-les-internautes-partagent-ils-les-contenus&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/05/11/Le-web-est-un-m%C3%A9dia-documentaire#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/05/11/Le-web-est-un-m%C3%A9dia-documentaire#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/atom/comments/713</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Bulle, pub et maths</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/04/22/Bulle%2C-pub-et-maths</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:eb3a34410837f39a05469cf24fbc3a14</guid>
    <pubDate>Fri, 22 Apr 2011 06:31:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Web 2.0</category>
        <category>334. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre ; Économie de service</category><category>524. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; Intégration</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Virginie Clayssen attire l'attention sur cet article dont elle traduit quelques extraits (&lt;a href=&quot;http://www.archicampus.net/wordpress/?p=1049&amp;amp;cpage=1#comment-54946&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). Il mérite vraiment lecture&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ashlee Vance, « This Tech Bubble Is Different », BusinessWeek: Online Magazine, avril 14, 2011, &lt;a href=&quot;http://www.businessweek.com/magazine/content/11_17/b4225060960537.htm&quot; hreflang=&quot;en&quot; title=&quot;Tech Bulle 2011&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici la traduction de quelques autres parties, en rapport avec les préoccupations de ce blogue&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;En réalité, certaines bulles font du bien, même si elles se terminent mal. Dans les années 80, la croissance de Microsoft, Compaq et Intel a fait entrer les microordinateurs dans des millions d'entreprises et de domiciles, et les stocks de ces sociétés ont augmenté. La technologie a trébuché à la fin des années 80 et la Silicon Valley est restée avec nombre de microprocesseurs à bas prix et des théories pour les employer. Le boom des dot.com a gonflé avec la surévaluation de tout ce qui était lié au web.. Puis la correction est arrivée au début des années 2000, faisant s'évaporer sans doute 6 milliards de dollars chez les actionnaires. Mais ce cycle là a aussi laissé derrière lui une infrastructure pour l'internet qui a bénéficié aux entreprises et aux consommateurs.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Cette fois, l'accent est mis sur les moyens plus précis pour vendre. (..) «&amp;nbsp;Chaque génération de gens intelligents va où est l'argent, aujourd'hui c'est la génération de la publicité&amp;nbsp;» dit Steve Perlman un entrepreneur de la Silicon Valley.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Alors si cette bulle est construite sur la capacité à amener les clients à acheter, que restera-t-il quand elle va éclater ?&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Ma crainte est que la Silicon Valley ne ressemble maintenant à Hollywood », dit Glenn Kelman, directeur exécutif d'une société de courtage immobilier en ligne Redfin, après avoir été programmeur pendant vingt ans. «&amp;nbsp;Un business tourné vers le divertissement à la recherche du succès rapide qui n'augmente pas fondamentalement la compétitivité de l'Amérique. »&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les génies en math ont rejoint les as des logiciels dans les équipes. On les appelait les «Quants» à Wall Street, ce sont les «Wants» dans le business des réseaux sociaux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les opérations de ciblages ressemblent beaucoup à ce que les Quants faisaient à Wall Street.  Un système Want pourrait par exemple observer ce que quelqu'un cherche sur Google, ce qu'il écrit sur Gmail, et les sites qu'il visite. «&amp;nbsp;Vous récupérez ces données et puis construisez un système d'aide à la décision très rapide à partir de leur historique à orientation commerciale&amp;nbsp;» dit Will Price, président de Flite un service de publicité en ligne. «&amp;nbsp;Vous devez faire tous ces calculs avant le chargement de la page ».&lt;/em&gt;(..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Personne ne prétend que le haut du panier, FaceBook ou Google, ne soit menacé si la bulle éclate. Mais pour le niveau en dessous ou celui d'encore en dessous, où on trouve nombre de start-ups qui s'accumulent dans toutes les niches possibles des réseaux sociaux et de la publicité, le destin de ces sociétés est aléatoire.&lt;/em&gt;(..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;En 1986, Microsoft, Oracle et Sun Microsystems ont été déclarées. Compaq a mis quatre ans à être classée dans le top des 500 de Fortune, la croissance la plus rapide de toute l'histoire. Chacune de ces sociétés a connu des haut et des bas, mais toutes ont construit des technologies qui ont engendré d'autres technologies. Et aujourd'hui&amp;nbsp;? Groupon, avec ses coupons envoyés aux gens par courriel, pourrait bien devenir la société à la croissance la plus rapide de tous les temps. Son chiffre d'affaires pourrait atteindre 4 milliards de $ cette année, 750 millions de plus que l'année dernière, et sa valorisation est de 25 milliards de $. Son héritage technologique est le mignon courriel.&lt;/em&gt;(..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Groupon est une société qui propose des achats groupés pour faire baisser les prix (&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupon&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;wkp&lt;/a&gt;). L'article souligne néanmoins que certains à la Silicon Valley tentent de construire des outils de traitement de données (sur l'ADN, sur le climat) à d'autres fins.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Eric Schadt, directeur scientifique de Pacific Biosciences, fabricant de machines pour séquencer le génome, prétend que les nouvelles découvertes sur les médicaments et les remèdes contre le cancer dépendent de ces outils d'analyse. Les sociétés qui utilisent les outils de Pacific Biosciences produiront des montagnes d'informations chaque jour pendant qu'ils séquenceront de plus en plus de gens. Leur objectif&amp;nbsp;: cartographier les interactions complexes entre les gènes, les organes et les autres systèmes du corps et faire ressortir des questions sur les conséquences des interactions sur la santé et sur les remèdes.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 9 juin 2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur les ambiguïtés de l'introducton en bourse de Groupon&amp;nbsp;: 1&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;« Groupon: la face cachée d’une croissance record », L’Expansion, juin 3, 2011, &lt;a href=&quot;http://lexpansion.lexpress.fr/outils/imprimer.asp?id=256587&amp;amp;k=9&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/04/22/Bulle%2C-pub-et-maths#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/04/22/Bulle%2C-pub-et-maths#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/atom/comments/710</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Les réseaux sociaux à la recherche d'un modèle économique</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/03/24/Les-r%C3%A9seaux-sociaux-%C3%A0-la-recherche-d-un-mod%C3%A8le</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:3e0c6744cde56037624aa2ea28c6de59</guid>
    <pubDate>Thu, 24 Mar 2011 05:18:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Web 2.0</category>
        <category>523. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du médium : Facebook</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Henri Verdier a eu la bonne idée de mettre en ligne une réflexion de P. Belanger, fondateur de&lt;em&gt; Skyrock&lt;/em&gt;, sur un sujet qu'il connait bien puisqu'il en fut un des pionniers en France&amp;nbsp;: les réseaux sociaux. L'ensemble vaut vraiment qu'on s'y arrête &lt;a href=&quot;http://www.henriverdier.com/2011/03/billet-invite-pierre-bellanger-lavenir.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, avec un œil critique. C'est à la fois le témoignage d'un acteur de l'intérieur et une vision de l'évolution du modèle, intéressants par les dimensions qu'il pointe, mais discutables pour ses raccourcis.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ci-dessous quelques éléments et remarques&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout d'abord P. Belanger souligne que l'univers des réseaux sociaux est récent, a déjà beaucoup bougé et continuera de le faire dans les années à venir. Après les premiers réseaux «entre-soi» &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; propose &lt;em&gt;un hybride mutant entre la micro-socialisation et la globalisation planétaire&lt;/em&gt; en devenant le premier réseau social universel sous identité réelle. &lt;em&gt;L’expérimentation et les évolutions d’identité de l’adolescent n’y ont pas leur place. La complexité des relations et l’hétérogénéité des contextes de socialisation d’un adulte  ‐ lui‐ même à facettes ‐ n’y sont pas prises en compte.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cela marche parce que le premier usage est à forte valeur ajoutée, par les retrouvailles et découvertes qu'il autorise et sa réactivité. Les difficultés du mélange public-privé ne viennent qu'après, mais il est difficile et coûteux d'en sortir et les sollicitations et recompositions sont continuelles. &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; serait-il à terme voué à l'échec&amp;nbsp;? Non dit P. Bélanger car il ne joue pas sur la croissance, mais sur la métamorphose. Ainsi, &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Facebook », dans sa forme actuelle de réseau social hybride fermé/ouvert n’est qu’une étape.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y aurait à l'avenir quatre fonctions possibles pour les réseaux sociaux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La socialisation de la recherche&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il s'agit de définir des algorithmes de classements issus des réseaux sociaux plus performants que ceux des moteurs actuels.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;JMS&amp;nbsp;: Mais ce n'est pas d'hier que des recherches se mènent sur ce sujet.. sans résultats vraiment probants jusqu'ici.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les transactions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le réseau serait un &lt;em&gt;État virtuel sous l’autorité et le contrôle de son propriétaire qui en édicte les lois d’usage, traduites en code informatique&amp;nbsp;; ce qui en garantit l’application. Le service en vient naturellement à assurer des fonctions régaliennes de sécurité et de police allant jusqu’à la peine de mort virtuelle&amp;nbsp;: le bannissement du réseau social.&lt;/em&gt;  (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;JMS&amp;nbsp;: La métaphore de l'État est souvent utilisée par les analystes pressés des réseaux. C'est évidemment un non-sens total, les membres de &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; ne sont ni des sujets, ni des citoyens et l'administration du réseau n'a rien à voir avec celle d'une nation, sauf à avoir des positions extrémistes libertariennes qui réduisent le rôle de l'État à sa plus simple expression (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/10/11/Les-origines-libertariennes-de-Facebook&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;L’objectif du réseau social est de réunir le plus grand nombre de personnes sous identité réelle, d’obtenir également leurs données bancaires    ‐ en attendant de constituer sa propre banque directement ou sous licence  ‐   et d’accueillir le maximum de boutiques et services virtuels au sein du réseau.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;JMS&amp;nbsp;: L'objectif est ainsi exprimé plus clairement, et on voit bien qu'il ne s'agit pas d'un objectif étatique, mais strictement commercial. Mais le problème pour &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; est d'obtenir la confiance des différents acteurs de la transaction. Compte-tenu de son histoire et de ses changements réguliers et programmés, ce n'est pas gagné. D'autres sous d'autres horizons et dans un espace fermé par la langue et la culture ont pourtant réussi à développer ce modèle &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/02/22/191-naver-le-gentil-grand-frere-coreen&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les télécommunications&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Un membre de réseau social rapporte 3 € par an en revenu issu de la publicité. Pour «&amp;nbsp;Facebook », avec 600 millions de membres cela donne près de 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel. Un abonné mobile, quant à lui, rapporte en moyenne 30 € par mois, soit environ 300 € par an&amp;nbsp;: 100 fois plus.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette fonction est développée beaucoup plus longuement par P. Belanger et c'est celle à laquelle il semble croire le plus. Il s'agit de faire des réseaux sociaux un opérateur virtuel, effaçant les adresses (n de tél, courriel) au profit des identités, maîtrisant la facturation et gérant de la bande passante.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;JMS&amp;nbsp;: Il est clair en effet que les réseaux sociaux sont devenus des services de communication plus ou moins asynchrones et que le pas vers la téléphonie n'est pas loin. Mais ce terrain est déjà bien encombré et les concurrences sont féroces entre les telcos traditionnelles et les nouveaux venus de l'informatique comme &lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;. Si &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; a pour atout son nombre de membres, sa force de frappe en terme de cash est ridicule face aux autres joueurs. Néanmoins, à condition de ne pas rechercher un profit trop important, l'exemple de &lt;em&gt;Skype&lt;/em&gt; montre qu'il y a de la place pour de nouveaux joueurs innovants.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La simulation du réel&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;L’idée est d’utiliser toutes les données du réseau social pour anticiper ce qui va se produire à t + 1, exactement comme avec les simulations météo, mais ici avec la société humaine.&lt;/em&gt; La première utilisation serait de prévoir les marchés boursiers, puis ceux de l'économie entière par l'analyse des données comportementales tracées.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;JMS&amp;nbsp;: Intellectuellement séduisante et depuis longtemps exposée, on ne perçoit pas bien comment cette fonction peut déboucher sur des transactions financières régulières sauf sur des domaines particuliers, comme la bourse, ou pour des consultants en marketing.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette énumération de fonction est intéressante autant pour les perspectives stratégiques qu'elle trace que pour les limites qu'elle montre. Personnellement rapportée à &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt;, on aura compris que je reste perplexe, d'autant que l'auteur s'appuie sur des métaphores et une rhétorique discutables&amp;nbsp;: Le présent est improbable, mais c'est justement parce que des métamorphoses sont à venir que l'avenir sera radieux.  Il est caractéristique que P. Bélanger ne place même pas la publicité, en théorie source première de revenus pour le réseau, comme fonction d'avenir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En fait de métamorphose malgré ce que dit P. Belanger, le réseau &lt;em&gt;FaceBook&lt;/em&gt; n'a en réalité pas vraiment évolué. Alors on peut lire aussi cette rhétorique comme une fuite en avant, reste à savoir combien de temps elle séduira les investisseurs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 31 mars 2011&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir itw du directeur du devt international de FB sur Le Monde &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/technologies/article/2011/03/29/facebook-doit-devenir-une-plate-forme-sociale-qui-sous-tend-l-ensemble-des-services-web_1500409_651865.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 7 avril&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lire Technologie du mktg sur la valeur du contrôle des données &lt;a href=&quot;http://i-marketing.blogspot.com/2010/04/les-effets-limites-des-medias-sociaux.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; plaidoyer pro domo, mais intéressant.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/03/24/Les-r%C3%A9seaux-sociaux-%C3%A0-la-recherche-d-un-mod%C3%A8le#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/03/24/Les-r%C3%A9seaux-sociaux-%C3%A0-la-recherche-d-un-mod%C3%A8le#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/atom/comments/703</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Dérapages</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/03/03/D%C3%A9rapages</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:8befc3f925f34b1ece5e571f580433f1</guid>
    <pubDate>Thu, 03 Mar 2011 07:09:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Web 2.0</category>
        <category>523. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du médium : Facebook</category>    
    <description>    &lt;p&gt;L’&lt;em&gt;Atelier&lt;/em&gt; de &lt;em&gt;BNP-Paribas&lt;/em&gt; publie (&lt;a href=&quot;http://atelier.net/articles/social-networks-and-investment-banks-new-model-funding&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) un petit billet sur la nouvelle opération spéculative dont on parle aujourd’hui. Prenant exemple sur l’opération lancée par  la banque &lt;em&gt;Goldman Sachs&lt;/em&gt; avec &lt;em&gt;FaceBook&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/01/05/Money%2C-money-%281%29&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), une autre banque américaine &lt;em&gt;JP Morgan&lt;/em&gt; cherche à investir dans &lt;em&gt;Twitter&lt;/em&gt;. L’auteur du billet fait remarquer que dans ce cas les investisseurs de capital-risque sont court-circuités. Il conclut (trad JMS)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Ce nouveau scénario a beaucoup de défenseurs, mais aussi certains contre. Que se passera-t-il si, comme beaucoup d’analystes commencent à le pointer, nous sommes au milieu d’une bulle géante pour les réseaux sociaux&amp;nbsp;? Bien, si les capitaux-risqueurs sont les principaux investisseurs, quelques gars riches seront moins riches. Mais si les sociétés d’investissement sont celles qui pilotent ces investissements, cela pourrait être bien pire.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Par ailleurs, &lt;em&gt;FaceBook&lt;/em&gt; vient de lancer un nouveau système pour gérer les commentaires des sites web en les intégrant sur son réseau sans, comme toujours, demander l'avis des intéressés qui voient ainsi leurs données personnelles diffusées bien au delà de ce qu'ils avaient imaginé. L'objectif est évidemment d'augmenter l'audience et de phagocyter un peu plus le web. Mais, comme je l'ai déjà indiqué (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/02/03/Facebook%2C-une-%C3%A9quation-%C3%A0-plusieurs-inconnues&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;), cette augmentation de l'audience n'est pas proportionnelle à celle du chiffre d'affaires et pourrait s'apparenter à une fuite en avant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici comment le journaliste de &lt;em&gt;Libé&lt;/em&gt; conclut ironiquement son article (&lt;a href=&quot;http://www.ecrans.fr/Facebook-lache-ses-coms,12147.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;) en faisant référence à la chaîne de TV française &lt;em&gt; qui cherche actuellement des témoignages de «&amp;nbsp;victimes d’internet&amp;nbsp;» pour une énième émission sur les effroyables dangers de la Toile.&lt;/em&gt;&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Cher TF1, quand vous réaliserez le prochain épisode de Près de chez vous, grâce aux précieuses informations que vous venez de lire, n’oubliez pas de conclure que les ENNEMIS, les véritables DANGERS publics d’Internet, sont les esprits vicieux et maléfiques qui développent Facebook.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Du côté des bibliothécaires branchés, il est de bon ton de prôner sans le moindre recul un engagement fort sur &lt;em&gt;FaceBook&lt;/em&gt;. Personnellement, je crois qu’il faudrait être plus circonspect. D'abord pour des raisons d’éthique, mais aussi de stratégie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 10 mars 2011&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur &lt;em&gt;FaceBook&lt;/em&gt;, voir le point de vue critique mais nuancé de F. Cavazza &lt;a href=&quot;http://www.fredcavazza.net/2011/03/09/retrospective-sur-les-3-dernieres-annees-de-facebook/?utm_source=feedburner&amp;amp;utm_medium=feed&amp;amp;utm_campaign=Feed%3A+fredcavazza+%28FredCavazza.net%29&amp;amp;utm_content=FriendFeed+Bot&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 20 mars&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur l'entrée fracassante en bourse de &lt;em&gt;Linkedln&lt;/em&gt; voir &lt;em&gt;Business Insider&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://www.businessinsider.com/the-truth-about-linkedin-2011-5?op=1&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/03/03/D%C3%A9rapages#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/03/03/D%C3%A9rapages#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/atom/comments/697</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Facebook, une équation à plusieurs inconnues</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/02/03/Facebook%2C-une-%C3%A9quation-%C3%A0-plusieurs-inconnues</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:2981b4b7d998d0029699a7860b227458</guid>
    <pubDate>Thu, 03 Feb 2011 04:40:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Web 2.0</category>
        <category>523. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du médium : Facebook</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Décidément &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; est bien un objet étrange. Comme pour &lt;em&gt;Wikipédia&lt;/em&gt; nous ne disposons pas vraiment d'outil ou de concept &lt;em&gt;adhoc&lt;/em&gt;, et il résiste à l'analyse.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et encore l'économie de Wikipédia n'est pas vraiment mystérieuse (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/03/30/217-economies-de-wikipedia-cognition-attention-don&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). J'ai déjà eu l'occasion de montrer que celle de &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt;, tout comme &lt;em&gt;Twitter&lt;/em&gt; d'ailleurs, reposait sur les bases très fragiles de la spéculation (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/01/05/Money%2C-money-%281%29&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/11/09/Apple%2C-Google%2C-Facebook%2C-d%C3%A9cryptage-en-images&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt; ou encore &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/10/21/Facebook-et-les-d%C3%A9placements-de-valeur&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). Le tout peut-être résumé en une image.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.CA-2009-Apple-Google-Facebook_m.jpg&quot; alt=&quot;CA-2009-Apple-Google-Facebook.png&quot; title=&quot;CA-2009-Apple-Google-Facebook.png, fév. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La spéculation repose sur les promesses de l'implantation du réseau. De ce point de vue, le succès est, en effet, éclatant. On peut le mesurer à la fois en terme de trafic et de géographie. Thierry Joliveau a proposé une très intéressante critique (&lt;a href=&quot;http://mondegeonumerique.wordpress.com/2011/02/01/500-millions-damis-la-carte-de-facebook-2-analyse-globale/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) de la cartographie des «amis» réalisée par la firme (&lt;a href=&quot;http://www.facebook.com/note.php?note_id=469716398919&amp;amp;id=9445547199&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;là&lt;/a&gt;) de façon quelque peu complaisante. Il présente ainsi la carte réinterprêtée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Facebook-Joliveau_m.jpg&quot; alt=&quot;Facebook-Joliveau.jpg&quot; title=&quot;Facebook-Joliveau.jpg, fév. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il la compare à la démographie, à la répartition de l'électricité, des connexions ou encore des réseaux concurrents et en conclut&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Cette petite analyse n’a donc pas apporté de vues révolutionnaires sur la présence Facebook. Elle illustre en passant comment combiner, croiser et recouper les données cartographiques, que l’on peut trouver sur le Net. Elle rappelle cependant que Facebook ne concerne encore qu’un minorité de la population de la planète, celle qui a accès à un ordinateur.  Elle montre aussi que ces outils magiques nécessitent une infrastructure technique et un environnement économique capable de les supporter et dont l’efficacité varie selon les pays. Ceci dit, la domination de Facebook sur la grande majorité des zones à accès Internet hyperdense est saisissante. Le Japon en est un contre-exemple très spécifique. On note aussi des variations très fortes d’un pays à l’autre qui montrent que contrairement à ce qu’affirme la vulgate Facebook à propos de la connexion généralisée, les frontières politiques, culturelles et sociales demeurent fortes.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est peu probable que le hiatus entre l'économique et l'usage qui se creuse perdure longtemps. Les spéculateurs imaginent ou laissent croire qu'un marché va s'ouvrir très vite. Le pari est encore très incertain pour ne pas dire aujourd'hui improbable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans le même temps ces outils, devenant de plus en plus populaires, apparaissent à tort ou à raison comme indispensables. Un courant, relayé aujourd'hui par des politiques, les assimilent à des droits fondamentaux. Les mouvements récents au Maghreb ajoutent de la crédibilité à cet argumentaire, non sans évidemment d'arrière-pensées géopolitiques.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais le discours politique qui les rapproche des droits de l'homme devrait alors avoir sa traduction économique. Il suppose que, s'ils ne peuvent se financer de façon autonome, ils soient soutenus sur fonds publics, comme l'est la presse ou la radio-télévision. Nous en sommes très loin, il faudrait d'abord un arrêt de la spéculation. Et de toutes façons, les responsables de &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; ne semblent pas, non plus, avoir pris la mesure de leurs responsabilités politiques ou, autre hypothèse, l'ont prise mais de façon bien inquiétante (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/10/11/Les-origines-libertariennes-de-Facebook&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En complément lire&amp;nbsp;: What is Facebook really ?&lt;a href=&quot;http://blogs.hbr.org/cs/2011/02/what_is_facebook_is_becoming.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt; là&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 7 février 2011&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une autre façon de mesurer lucidement l'activité et les investissements de &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; est de suivre ses investissements dans les &lt;em&gt;data-centers&lt;/em&gt; voir &lt;a href=&quot;http://www.datacenterknowledge.com/the-facebook-data-center-faq/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 10 février 2011&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Facebook serait en train de prendre une place dominante sur le marché du display (affichage numérique) d'après MC Beuth &lt;a href=&quot;http://blog.lefigaro.fr/medias/2011/02/presse-et-si-google-etait-un-m.html?xtor=RSS-29&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; relisant le dernier rapport de Comscore (&lt;a href=&quot;http://www.comscore.com/Press_Events/Presentations_Whitepapers/2011/2010_US_Digital_Year_in_Review&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;là&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 13 février 2011&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un avis différent de F. Filloux &lt;a href=&quot;http://www.mondaynote.com/2011/02/13/the-traffic-bubble/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, mais les chiffres sont fragiles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 24 février 2011&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le gendarme de la bourse US s'en mêle&lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/technologies/article/2011/02/24/l-accord-facebook-goldman-sachs-accelere-une-enquete-des-autorites-de-la-bourse_1484547_651865.html#xtor=RSS-3208&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt; ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/02/03/Facebook%2C-une-%C3%A9quation-%C3%A0-plusieurs-inconnues#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/02/03/Facebook%2C-une-%C3%A9quation-%C3%A0-plusieurs-inconnues#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/atom/comments/688</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Money, money (1)</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/01/05/Money%2C-money-%281%29</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:89fcf8d1287a77024bcf92a99bde8657</guid>
    <pubDate>Wed, 05 Jan 2011 03:16:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Web 2.0</category>
        <category>523. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du médium : Facebook</category>    
    <description>    &lt;p&gt;J'ai sur le feu depuis un moment un billet sur les modèles d'affaires du web, sans avoir le temps de le finaliser. Il viendra à son heure. Il devait se conclure par l'absurde valorisation financière de &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt;. Mais j'ai entendu la &lt;a href=&quot;http://sites.radiofrance.fr/franceinter/chro/ecodujour/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;chronique&lt;/a&gt; de France-Inter de Ph. Lefébure ce matin.. enfin un peu de lucidité. Conclusion du journaliste&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;La publicité sur Facebook rapporte peu. Malgré tout ça, certains y croient, et la grande banque Goldman Sachs vient donc de promettre aux patrons de facebook, de trouver de nouveaux actionnaires. Mais sans passer par la bourse, une &quot;astuce&quot; qui doit permettre au réseau social d'éviter de rendre public ses comptes! Plus sidérant encore, le &quot;ticket d'entrée&quot; pour devenir actionnaire de Facebook: il faut avoir un patrimoine de plus de 7 millions de dollars, et investir au moins 1 million et demi pour en être! On n'est loin de l'esprit communautaire et du &quot;site des amis&quot;. Pour le coup, ça ne rappelle plus la bulle internet des années 2000 mais, toute proportion gardée évidemment, Bernard Madoff qui triait sur le volet, pour apparaître plus crédible, ses futurs victimes.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Plus de précisions sur cet étonnant tour de passe-passe sur &lt;a href=&quot;http://atelier.net/articles/who-will-buy-goldmans-facebook-investment-project&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;L'Atelier&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 10 janvier 2011&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir aussi sur &lt;em&gt;CNN&lt;/em&gt;, l'opinion de Douglas Rushkoff, qui montre comment &lt;em&gt;Goldman Sachs&lt;/em&gt; retrouvera son investissement grâce aux commissions, même en cas de déconfiture de &lt;em&gt;FaceBook&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://articles.cnn.com/2011-01-07/opinion/rushkoff.facebook.myspace_1_facebook-mark-zuckerberg-social-networking?_s=PM:OPINION&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Facebook hype will fade&lt;/a&gt;, 7 janvier&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et pour mieux comprendre comment l'aveuglement est créé, voir cette &lt;a href=&quot;http://sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc4/hs1382.snc4/163413_479288597199_9445547199_5658562_14158417_n.jpg&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;carte&lt;/a&gt;, explication &lt;a href=&quot;http://www.facebook.com/notes/facebook-engineering/visualizing-friendships/469716398919&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, fascinante, mais impossible à interpréter économiquement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 12 janvier 2011&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une autre alerte d'un autre expert de la bourse&lt;a href=&quot;http://dealbook.nytimes.com/2011/01/10/facebooks-google-effect/&quot;&gt; ici&lt;/a&gt;&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Extrait&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;All that may be good for top company executives and employees, but is it good for long-term investors? Are companies going to take bigger risks or less once they’ve already partially cashed out ahead of a potential I.P.O.?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 13 janvier 2011&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Autre constat fascinant, l'intégration des boutons &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; dans un des plus influents journaux US, le &lt;em&gt;Washington Post&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://thesocietypages.org/socimages/2011/01/12/facebook-facebook-facebook/?utm_source=twitterfeed&amp;amp;utm_medium=facebook&amp;amp;utm_campaign=Feed%3A+SociologicalImagesSeeingIsBelieving+%28Sociological+Images%3A+Seeing+Is+Believing%29&amp;amp;utm_content=FaceBook&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir aussi la représentation graphique de la valuation de FaceBook par TechCrunch (&lt;a href=&quot;http://techcrunch.com/2011/01/10/facebook-5/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 14 janvier 2011&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un point de vue inverse d'Étreintes digitales &lt;a href=&quot;http://blog.lefigaro.fr/medias/2011/01/facebook-une-start-up-qui-fait.html?xtor=RSS-29&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 30 janvier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Spéculation&amp;nbsp;: Un groupe d'actionnaires de Facebook cherche à se débarrasser de 1 milliard de dollars d'actions sur le marché secondaire, une vente qui porterait valeur de l'entreprise à plus de 70 milliards de dollars. Reuters &lt;a href=&quot;http://www.reuters.com/article/2011/04/27/us-facebook-shares-idUSTRE73Q8L720110427&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/01/05/Money%2C-money-%281%29#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/01/05/Money%2C-money-%281%29#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/atom/comments/679</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Twitter, le coucou</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/12/16/Twitter%2C-le-coucou</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:9c4d39705b8abca6b7b1d4f054d736bd</guid>
    <pubDate>Thu, 16 Dec 2010 08:21:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Web 2.0</category>
        <category>52. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial</category><category>523. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du médium : Facebook</category><category>524. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; Intégration</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;em&gt;Twitter&lt;/em&gt; vient de boucler une nouvelle levée de fonds de 200 millions de $. Apparemment, celle-ci s'est faite sans difficulté, il y avait même concurrence pour acquérir des parts. Tous les détails sont &lt;a href=&quot;https://www.fis.dowjones.com/WebBlogs.aspx?aid=DJFVW00020101215e6cg000ru&amp;amp;ProductIDFromApplication=&amp;amp;r=wsjblog&amp;amp;s=djfvw&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;. Cet apport en capital s'est fait sur une valorisation de la société à 3,7 milliards de $, soit le triple de la précédente levée de fonds de 100 millions en septembre 2009  et, vrai ou faux, le journaliste rapporte que des propositions refusées auraient été faites sur la base d'une valorisation à 4,5 ou 5 milliards de $..&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est vrai que la société doit gérer sa croissance. Elle est passée de 25 millions d'utilisateurs en septembre 2009 à 175 millions aujourd'hui. Il est vrai aussi que cette croissance s'appuie sur une taille qui reste modeste. Dans le même temps les effectifs sont aujourd'hui de 350 employés contre 130 autrefois.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais on ne trouvera nulle part de chiffre d'affaires et encore moins de bénéfice justifiant la valeur astronomique de l'entreprise affichée sur le second marché, et pour cause. De chiffre d'affaires il n'y a pas, même si comme le dit pudiquement &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; en conclusion de son &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/12/16/twitter-valorise-a-3-7-milliards-de-dollars_1454104_651865.html#xtor=RSS-3208&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;article&lt;/a&gt;&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Au mois d'avril, le site a décider (sic) d'intégrer à ses flux de messages des &quot;tweets promotionnels&quot; (&quot;promoted tweets&quot;) qui lui apportent des recettes publicitaires&lt;/em&gt;. Il est très peu probable que le chiffre d'affaires ait explosé depuis, cela se saurait.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Trois interprétations de ce hiatus financier sont possibles, aucune très rassurante&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;La firme garde une taille modeste et pourra à terme se financer avec un chiffre d'affaires raisonnable. Mais alors les investisseurs d'aujourd'hui ont fait une très mauvaise affaire.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;L'investissement est purement spéculatif et relève de l'irrationnel, ce qui rappelle de très mauvais souvenirs pas si lointains comme cela a été très bien analysé par A. Odlyzko (&lt;a href=&quot;http://www.dtc.umn.edu/~odlyzko/doc/mania03.pdf&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; commenté en fr &lt;a href=&quot;http://owni.fr/2010/11/24/quand-la-credulite-des-economistes-fait-des-bulles/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La stratégie est parasitaire. Il s'agit de capter le maximum d'audience au détriment de firmes plus grosses (suivez mon regard.. G.. F.. Y.. M..). Alors ces dernières, elles-mêmes en concurrence entre elles, pourraient être tentées par un rachat. Mais d'une part, il s'agit d'une stratégie pour le moins perverse et destructrice de valeur et, d'autre part, il n'est pas sûr que ce qui a fonctionné hier (ex &lt;em&gt;YouTube&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/10/08/Comment-perdre-un-milliards-de-dollars&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) marche encore aujourd'hui où les cartes sont plus fermement distribuées et où les enjeux se déplacent vers les industries culturelles.&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;

&lt;p&gt;Reste à comprendre pourquoi &lt;em&gt;Twitter&lt;/em&gt;, comme son grand frère &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/10/21/Facebook-et-les-d%C3%A9placements-de-valeur&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), réussit à parader sur des bases financières aussi fragiles. Il y a une explication communicationnel au moins pour le premier. C'est devenu un outil important pour les relais d'opinion de tous poils. Il est naturel qu'il soit par simple effet de résonance surévalué. C'est un haut-parleur pour ceux qui crient déjà le plus fort.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 18 déc 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans le même sens &lt;em&gt;Electron Libre&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://www.electronlibre.info/Twitter-mene-la-bulle-jusqu-a-ce,01000&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 23 déc 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un autre exemple de dérapage sur l'actualité, cette fois à propos  &lt;em&gt;Tumblr&lt;/em&gt;. Le titre peut laisser croire à une réussite économique&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tumblr génère aujourd’hui plus d’argent et de pages vues que WordPress &lt;a href=&quot;http://www.abricocotier.fr/13812-tumblr-argent-pages-vues-wordpress&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais en réalité il ne s'agit ni de chiffre d'affaires, ni de bénéfice, simplement encore une fois d'une levée de fonds.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/12/16/Twitter%2C-le-coucou#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/12/16/Twitter%2C-le-coucou#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/atom/comments/675</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Facebook et les déplacements de valeur</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/10/21/Facebook-et-les-d%C3%A9placements-de-valeur</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:4d3711eb8f1e6d32679bfc140c031403</guid>
    <pubDate>Wed, 27 Oct 2010 05:46:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Web 2.0</category>
        <category>523. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du médium : Facebook</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Après &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/10/11/Apple-et-les-d%C3%A9placements-de-valeur&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Apple&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/10/20/Google-et-les-d%C3%A9placements-de-valeur&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Google&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, voici donc le troisième billet illustrant la &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/09/15/Th%C3%A9ories-du-document&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;théorie&lt;/a&gt; du document sur la stratégie d'une firme&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt;. Bien évidemment après la forme privilégée par &lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt;, le texte par &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;, le réseau social s'appuiera principalement sur la troisième dimension&amp;nbsp;: le médium.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est délicat de mesurer l'économie de &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt;, car la firme n'étant pas cotée en bourse on ne dispose pas de chiffres certifiés. L'année dernière, elle a annoncé qu'elle avait, pour la première fois, équilibré ses comptes sans autre précision. Les observateurs parlent d'un chiffre d'affaires entre 500 M et 1 Mds de $ en 2009 et qui pourrait osciller en 2010 entre 1 et 2 Mds de $. Ces chiffres, pour peu qu'ils soient exacts, paraissent impressionnants, pourtant ils sont moins élevés que &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; dans le même délai :1,5 Mds après 5 ans et 3,2 l'année suivante  (23,6 Mds de CA et 6,5 Mds de bénéfices en 2009), et finalement très modestes si l'on considère que &lt;em&gt;Facebook.com&lt;/em&gt; a dépassé &lt;em&gt;Google.com&lt;/em&gt; sur le trafic internet US en mars 2010 (&lt;a href=&quot;http://weblogs.hitwise.com/heather-dougherty/2010/03/facebook_reaches_top_ranking_i.html?utm_source=feedburner&amp;amp;utm_medium=feed&amp;amp;utm_campaign=Feed%3A+hitwise%2Fus+%28Hitwise+Intelligence+US%29&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Hitwise&lt;/a&gt;). Un calcul rapide et approximatif chiffre à 7,87 Mds de $ le chiffre d'affaires de &lt;em&gt;Google.com&lt;/em&gt; sur le seul marché US pour l'année 2009.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; est un immense succès public, mais n'a clairement pas encore réussi à monétiser son audience. Il suffit de comparer en les feuilletant les pages destinées aux annonceurs de &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://www.facebook.com/advertising/?campaign_id=402047449186&amp;amp;placement=pf&amp;amp;extra_1=0&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) avec celles de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://www.google.fr/intl/fr/ads/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt; pour comprendre que l'on ne joue pas dans la même cour.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une économie spéculative&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D'autres chiffres astronomiques font du jeune fondateur Marc Zuckerberg un des hommes les plus riches du monde (&lt;a href=&quot;http://www.forbes.com/profile/mark-zuckerberg&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Forbes&lt;/a&gt;), mais cette richesse est basée sur une appréciation des marchés financiers qui ont depuis longtemps perdu la mesure de l'économie réelle, tout particulièrement dans le numérique. Ils font un autre raisonnement déconnecté du chiffre d'affaires et des bénéfices de la firme, basé sur la capacité à revendre ses parts à un prix plus élevé que celui de leur achat initial.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ainsi par exemple, un fonds de capital risque russe, &lt;em&gt;Mail.ru&lt;/em&gt;, cherche aujourd'hui à valoriser sa participation dans &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; en vendant à un prix élevé ses propres actions &lt;a href=&quot;http://online.wsj.com/article/SB10001424052702304388304575573672980441324.html?KEYWORDS=facebook#articleTabs%3Darticle&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;là&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.insidefacebook.com/2010/10/26/dst-mail-ru-group/?utm_source=feedburner&amp;amp;utm_medium=feed&amp;amp;utm_campaign=Feed%3A+InsideFacebook+%28Inside+Facebook%29&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). On trouvera une seconde illustration dans l'exposé de la stratégie d'investissement dans &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; d'un autre fond, &lt;em&gt;GreenCrest Capital LLC&lt;/em&gt;, qui cherche à racheter des actions aux anciens employés du réseau (&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://blogs.wsj.com/venturecapital/2010/10/22/another-firm-joins-facebook-secondary-fund-frenzy/?KEYWORDS=facebook&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;WSJ&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;). Même si elles sont rapportés par un journal du groupe &lt;em&gt;Murdoch&lt;/em&gt;, concurrent direct du réseau avec &lt;em&gt;MySpace&lt;/em&gt; les explications sont éclairantes. Extraits (trad JMS)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Puisque certains de ces fonds ne sont pas sanctionnés par les starts-up dans lesquelles ils ont investi, ils n'ont pas accès aux informations de gestion, financières et autres. Cela rend ces investissements risqués, disent des observateurs professionnels de l'investissement. Les investisseurs potentiels peuvent obtenir des compte-rendus du conseil d'administration et quelques informations financières limitées d'actionnaires vendeurs, mais pas beaucoup plus.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le prix des actions Facebook sur le marché secondaire a considérablement augmenté, dit M. Halpert (un des directeurs du fond), d'environ 5 $ un an et demi auparavant il est aujourd'hui à environ 70 $, avant le récent fractionnement d'actions de 1-pour-5, ce qui valoriserait de l'entreprise à 33 milliards de dollars. Cette évaluation serait l'ordre de grandeur pour les actions de Facebook sur le second marché, selon une personne proche de la négociation en cours sur ce service.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La réalité économique de &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; est dans cette économie spéculative. Les chiffres exponentiels de son audience, complaisamment relayés, permettent de faire monter les enchères. On ne parle toujours pas d'introduction en bourse et on s'attend à une prochaine levée de fonds qui sera d'autant facilitée que sa valorisation sera élevée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'économie de &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; signifie souvent l'économie générée par ceux qui utilisent le réseau comme plateforme pour développer leurs propres activités rémunératrices (&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.visualeconomics.com/the-republic-of-facebook_2010-06-29/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;VisualEconomics&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; et pour la principale application &lt;em&gt;Zynga&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://www.reuters.com/article/idUSTRE5B159220091202&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). Les chiffres présentés sont parfois aussi spectaculaires en terme d'audience, mais pratiquement jamais exprimés en chiffre d'affaires ou bénéfices. Il y a ainsi comme une connivence dans la surenchère spéculative entre le réseau et les producteurs d'application, l'écosystème.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette situation n'est pas sans rappeler le début du millénaire, juste avant l'éclatement de la bulle internet. Il ne faudrait pas pour autant sousestimer le succès public de &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; ni dénier à cette économie spéculative la capacité à construire de la valeur. Contrairement aux starts-up de l'épisode malheureux précédent, les réseaux sociaux produisent une activité.  Ainsi selon la dernière enquête IFOP, pratiquement tous les Français (98%) connaissent &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; et 43% ont un compte (&lt;a href=&quot;http://www.ifop.com/media/poll/1279-1-study_file.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). Même si un pourcentage sensiblement moindre y est actif, bien des entreprises rêveraient d'un tel succès.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'individu-document&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Difficile alors de garder la tête froide et de produire une analyse lucide du phénomène. Sans prétendre y arriver complètement, je voudrais suggérer que la &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/09/15/Th%C3%A9ories-du-document&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;théorie&lt;/a&gt; du document peut donner quelques clés de compréhension.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt;, comme les autres réseaux sociaux, inverse les propriétés documentaires du web. Les humains n'y recherchent pas des documents, les documents ne sont plus que des vecteurs qui relient entre eux des humains ou d'autres entités personnalisées (marques). Ainsi le réseau polarise l'ordre documentaire sur sa troisième dimension&amp;nbsp;: le médium.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mieux, les techniques du web documentaire servent à indexer les individus pour les décrire et les repérer, non seulement dans leur «&amp;nbsp;forme », c'est-à-dire leur identité et caractéristiques, mais aussi dans leur «&amp;nbsp;texte », leurs comportements et intentions. On pourrait dire comme Olivier Ertzscheild «&amp;nbsp;L’homme est un document comme un autre&amp;nbsp;» (&lt;a href=&quot;http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_00377457/fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, voir aussi mon &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/01/02/Suis-je-un-document&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;billet&lt;/a&gt;). Dès lors toute la productivité  d'un système documentaire est déplacée sur un terrain, la communication entre les hommes, où elle était jusqu'à présent peu utilisée faute d'outils adéquats (courrier postal, téléphone..).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La radicalisation de l'homologie individu-document, modifie l'ordre traditionnel des documents qui est alors soumis à celui des individus. L'individu-document est moins stable que l'objet-document. La versatilité et la réactivité des clivages sociaux s’introduisent dans les arcanes des logiques documentaires, qui, si elles ne les ignoraient évidemment pas, avaient auparavant plus de recul et d’inertie. On pourrait dire que l'ordre documentaire s’apparente ici celui de la mémoire vive, avec ses emballements et ses oublis.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La valorisation économique de ce positionnement se cherche aujourd'hui sur deux marchés&amp;nbsp;: la publicité et la revente des données comportementales. Sur l'un et l'autre elle rencontre des difficultés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; cherche à utiliser sa maîtrise du «graphe social», c'est à dire l'empreinte des liens entre les personnes, comme un avantage concurrentiel décisif pour valoriser la vente d'attention. &lt;em&gt;Vous pouvez cibler votre publicité par géographie, sexe, âge, mots-clés, situation amoureuse, emploi, lieu de travail ou établissement scolaire. Lorsque vous choisissez vos critères de ciblage, Facebook affiche le nombre approximatif d’utilisateurs concernés,&lt;/em&gt; peut-on lire sur les pages réservées aux annonceurs. Ce ciblage peut faire rêver les annonceurs. Il suppose néanmoins que les membres du réseau aient renseigné de façon sincère ces critères et acceptent de partager ces informations, c'est à dire qu'ils se soient auto-documentarisés. Nombreuses ont été les tentatives de la firme pour «obliger» les membres à diffuser leurs profils et nombreuses ont été les polémiques. Il ne s'agit pas de maladresses, mais bien d'un tâtonnement pour trouver un équilibre acceptable entre la protection des individus et les nécessités du commerce. Reste à savoir s'il existe vraiment.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les données comportementales sont récoltées par les traces de navigation des internautes. Il s'agit cette fois d'une documentarisation automatique. Un marché souterrain de ces données, mariant les premières et transversal aux réseaux s'est mis en place non sans ambiguïtés (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/08/31/Economie-de-surveillance&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aujourd’hui le débat éthique est très vif.  Jusqu’à présent seules les organisations policières confondaient l’ordre documentaire et l’ordre social pour contrôler ce dernier. Cela n'était acceptable qu'avec des normes sociales explicites et acceptées sous le contrôle strict d'un État démocratique (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/09/22/Vie-priv%C3%A9e-et-biblioth%C3%A8ques&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;), sans pour autant éviter de nombreux dérapages. L'idéologie libertarienne des fondateurs de &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; accentue encore le malaise (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/10/11/Les-origines-libertariennes-de-Facebook&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Même en faisant abstraction de ce débat, la valeur économique de cette stratégie n’est pas encore vraiment démontrée. On en perçoit les potentialités qui  font rêver les uns, cauchemarder les autres. Certaines rentabilisations pointent, mais il n’est pas évident que l’homologie individu-document soit à terme éthiquement supportable et économiquement rentable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 31 octobre 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir aussi&amp;nbsp;: 1. “Social Media and Revenues: Where’s the Profit?,” Master of Media, Octobre 31, 2010, &lt;a href=&quot;http://mastersofmedia.hum.uva.nl/2010/10/31/social-media-and-revenues-wheres-the-profit/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 22 novembre 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour s'interroger sur quelques conséquences de la redocumentarisation des humains par Facebook&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Zadie Smith, Generation Why?, &lt;em&gt;The New York Review of Books&lt;/em&gt;,  November 25, 2010 &lt;a href=&quot;http://www.nybooks.com/articles/archives/2010/nov/25/generation-why/?pagination=false&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;là&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Critique en français &lt;a href=&quot;http://www.internetactu.net/2010/11/22/quelle-philosophie-est-inscrite-dans-facebook/?utm_source=feedburner&amp;amp;utm_medium=feed&amp;amp;utm_campaign=Feed%3A+internetactu%2FbcmJ+%28InternetActu.net%29&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 18 déc 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quelques éléments sur les revenus 2010 de &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; dans &lt;em&gt;Inside Facebook&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://www.insidefacebook.com/2010/12/17/2010-the-year-facebook-passed-1-billion-and-maybe-2-billion-in-revenue/?utm_source=feedburner&amp;amp;utm_medium=feed&amp;amp;utm_campaign=Feed%3A+InsideFacebook+%28Inside+Facebook%29&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir aussi Numerama,(&lt;a href=&quot;http://www.numerama.com/magazine/17622-le-chiffre-d-affaires-de-facebook-atteindrait-2-milliards-de-dollars-en-2010.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;), très optimiste.. et maniant curieusement les chiffres.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 3 fév 2011&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir aussi cette infographie de Google vs Facebook. Je ne suis pas sûr des chiffres financiers à vérifier &lt;a href=&quot;http://www.allfacebook.com/google-vs-facebook-2010-09&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt; ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 31 déc 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bonne analyse détaillant différents mode de calcul de la valorisation&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Robert Cyran et Rob Cox, “Will 2011 be the year that Facebook’s value gets real?,” Reuter Breakingviews, Décembre 28, 2010, &lt;a href=&quot;http://blogs.reuters.com/columns/2010/12/28/will-2011-be-the-year-that-facebooks-value-gets-real/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/10/21/Facebook-et-les-d%C3%A9placements-de-valeur#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/10/21/Facebook-et-les-d%C3%A9placements-de-valeur#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/atom/comments/661</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Les origines libertariennes de Facebook</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/10/11/Les-origines-libertariennes-de-Facebook</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:4de1551bac386da684711737bd5052dd</guid>
    <pubDate>Mon, 11 Oct 2010 23:11:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Web 2.0</category>
        <category>333. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre ; « Je » est un document</category><category>421. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; La gestion de l’attention</category><category>523. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du médium : Facebook</category>    
    <description>    &lt;p&gt;En ces temps où on veut toujours nous faire croire que les débuts de l'internet étaient seulement portés par une idéologie californienne libératrice (&lt;a href=&quot;http://www.internetactu.net/2010/10/07/dominique-cardon-pourquoi-linternet-na-t-il-pas-change-la-politique/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), il est salutaire de lire ou relire l'article de Tom Hodgkinson sur &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt;. Prémonitoire et on ne peut plus d'actualité près de deux ans plus tard, soit une éternité à l'échelle temporelle du web&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tom Hodgkinson, “With friends like these ...,” The Guardian, Janvier 14, 2008, &lt;a href=&quot;http://www.guardian.co.uk/technology/2008/jan/14/facebook&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, traduit en français &lt;a href=&quot;http://www.noslibertes.org/doc/mondialisation/FacebookTonAmiPourLaVie.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt; par &lt;a href=&quot;http://www.noslibertes.org/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Noslibertés&lt;/a&gt; (la toute dernière partie n'est pas traduite. L'auteur y  suggère simplement de remplacer le mot &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; par&lt;em&gt; Big Brother&lt;/em&gt; dans l'énoncé de la politique de la firme sur la vie privée. L'effet est saisissant au sens propre !). Repéré par l&lt;em&gt;'Encyclopédie de l'Agora&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://agora.qc.ca/Dossiers/Facebook&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Extraits&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Facebook est un projet bien établi, et les personnes derrière le financement, sont un groupe de spécialistes du capital-risque de la Silicon Valley, qui ont clairement pensé l'idéologie qu'elles souhaitent diffuser dans le monde entier. (..)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Bien que le projet ait été au départ conçu par le très médiatisé Mark Zuckerberg, le vrai dirigeant derrière Facebook est le philosophe Peter Thiel, spécialiste du capital-risque et futurologue de la Silicon Valley, âgé de 40 ans. Il y a seulement trois membres du conseil de direction sur Facebook&amp;nbsp;: Peter Thiel, Mark Zuckerberg et Jim Breyer, appartenant au groupe de capitalrisque Accel Partners.(..)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Mais Thiel est plus qu'un capitaliste intelligent et avare. C'est un philosophe du futur et un activiste des néoconservateurs. Il est diplômé de philosophie à Stanford, en 1998 il coécrit un livre appelé &quot;Le mythe de la diversité&quot;, qui est une attaque détaillée sur l'idéologie multiculturelle qui domine Stanford. Il estime que le multiculturalisme a conduit à une diminution des libertés individuelles. Alors qu'il était étudiant à Stanford, Thiel fondait un journal de droite, encore en service actuellement, appelé &quot;Que la lumière soit&quot;. Thiel est un membre de TheVanguard.Org, un groupe de pression néoconservateur sur Internet, qui a été créé pour attaquer MoveOn.org, un groupe de pression de gauche qui travaille sur le Web. (..)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;L'Internet fait immensément appel aux néoconservateurs tels que Thiel, parce qu'il promet une certaine forme de liberté dans des relations humaines et dans les affaires&amp;nbsp;: absence de droits nationaux embêtants, suppression des frontières, etc. L'Internet est le cheval de Troyes du libre-échange et de l'expansion du laissez faire. Peter Thiel semble également soutenir les paradis fiscaux en mer, et réclame que 40 % de la richesse du monde réside dans les endroits tels que Vanuatu, les Îles Cayman, Monaco et les Barbade. Je pense qu'il est réaliste d'indiquer que Thiel, comme Rupert Murdoch, est contre l'impôt et les taxes. Il aime également la mondialisation de la culture numérique parce qu'elle rend les banquiers mondiaux difficiles à attaquer. «Vous ne pouvez pas avoir une révolution des ouvriers contre une banque, si la banque est domiciliée au Vanuatu,&amp;nbsp;» estime t-il... (..)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Ainsi, Peter Thiel essaye de détruire le monde réel, qu'il appelle aussi «&amp;nbsp;nature », pour le remplacer par un monde virtuel, et c'est dans ce contexte que nous devons regarder le succès de Facebook. Facebook est une expérience délibérée dans la manipulation globale, et Peter Thiel est une lumière pleine de promesse pour les néoconservateurs, avec un penchant pour les folies utopiques de la technologie. Pas vraiment quelqu'un que je souhaite aider à devenir riche pour ses projets...(..)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bien sûr, il a un côté excessif dans la dénonciation, naïf dans la nostalgie et quelque peu ignorant du travail des ingénieurs et de la complexité des rouages économiques, mais il remet pas mal de pendules à l'heure et cela nous change des propos lénifiants habituels.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/10/11/Les-origines-libertariennes-de-Facebook#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/10/11/Les-origines-libertariennes-de-Facebook#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/atom/comments/658</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Redocumentarisation des humains : Zaroff ou Gainsbourg</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/05/03/Redocumentarisation-des-humains-%3A-Zaroff-ou-Gainsbourg</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:e22f8e092f72837c1dfa88dffc93f355</guid>
    <pubDate>Mon, 03 May 2010 07:10:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Web 2.0</category>
        <category>333. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre ; « Je » est un document</category><category>523. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du médium : Facebook</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Pour la redocumentarisation des humains, il y a l'horreur, style &lt;em&gt;La chasse du comte Zaroff&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Chasse_du_comte_Zaroff&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;wkp&lt;/a&gt;), avec puce sous cutanée comme l'a repéré Olivier (&lt;a href=&quot;http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2010/05/we-should-document-them.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;), qui reste heureusement encore du domaine du délire de politiciens paranoïaques. Et puis, il y a la séduction, style &lt;em&gt;Je t'aime, moi non plus&lt;/em&gt; celui de &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; avec son bouton &lt;em&gt;J'aime&lt;/em&gt;, qui lui se généralise à grande vitesse comme l'analyse parfaitement D. Durand dans une série de deux billets (&lt;a href=&quot;http://media-tech.blogspot.com/2010/05/bouton-like-jaime-et-plugins-sociaux.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://media-tech.blogspot.com/2010/05/boutons-jaime-et-plugins-sociaux-le.html?utm_source=feedburner&amp;amp;utm_medium=feed&amp;amp;utm_campaign=Feed%3A+MediaTech+%28Media+%26+Tech%29&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). Voici la conclusion du second&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Mon avis est que la plupart des 50'000 sites (et tous ceux à venir...) implantant ces fonctions de manière effrénée ne prennent pas le temps de l'analyse et de la réflexion sinon ils préviendraient au moins leurs utilisateurs des conséquences potentielles sur leur sphère privée?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;En effet, l'enjeu est la loyauté à long terme des utilisateurs: quelques publications sur le mur Facebook de l'un ou de l'autre valent-ils le risque d'un exode massif de votre propre site quand votre communauté aura compris à quoi vous jouez (trop discrètement...) avec sa vie privée? J'y réfléchirais personnellement à deux fois....&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Et je ne parle pas du fait de permettre à un allié d'aujourd'hui mais potentiel concurrent de demain de se constituer sur vous-même des informations dont vous rêvez depuis toujours sans vous même y avoir accès.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;On cherche &lt;a href=&quot;http://media-tech.blogspot.com/2007/05/google-et-diteurs-je-taime-moi-non-plus.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;à pendre Google haut et court pour bien moins que cela depuis longtemps&lt;/a&gt;....&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Résistons, &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/04/13/R%C3%A9sistance-%C3%A0-la-redocumentarisation-des-humains&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;résistons&lt;/a&gt;&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 5 mai 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les réseaux sociaux ne sont pas les seuls impliqués dans cette société de surveillance. &lt;em&gt;Amazon&lt;/em&gt; repère les passages surlignés par les lecteurs sur les &lt;em&gt;Kindles&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://www.actualitte.com/actualite/18811-amazon-surlignage-kindle-espionner-effrayant.htm?utm_source=feedburner&amp;amp;utm_medium=feed&amp;amp;utm_campaign=Feed%3A+Actualitt-UnePageDeCaractre+%28Actualitt%C3%A9+-+Une+page+de+caract%C3%A9re%29&amp;amp;utm_content=FriendFeed+Bot&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), voilà qui devrait faire réfléchir les bibliothèques, bien naïves dans leurs alliances avec les industriels (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/08/29/Les-lecteurs-des-biblioth%C3%A8ques-sous-surveillance&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et un peu plus tard, cette éclairante comparaison des politiques sur la vie privée de Facebook au cours des années &lt;a href=&quot;http://owni.fr/2010/05/05/historique-de-l%E2%80%99erosion-de-la-vie-privee-sur-facebook/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/05/03/Redocumentarisation-des-humains-%3A-Zaroff-ou-Gainsbourg#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/05/03/Redocumentarisation-des-humains-%3A-Zaroff-ou-Gainsbourg#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/atom/comments/631</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Apple et les industries de la mémoire</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/01/30/Apple-et-les-industries-de-la-m%C3%A9moire</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:0a3e02a45646a7c826b2801a9541789a</guid>
    <pubDate>Sat, 30 Jan 2010 17:12:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Web 2.0</category>
        <category>521. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie de la forme : Apple</category><category>524. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; Intégration</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;em&gt;L’objet révèle l’abandon de la fiction du user generated content  et raconte le retour des contenus numériques dans l’ample sein des industries culturelles. De l’ancien programme du web 2.0, dans quelques années, il ne restera finalement que la pratique photo, la conversation des réseaux sociaux, et une touche de search.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Parmi l'avalanche de commentaires sur le lancement de l&lt;em&gt;'iPad&lt;/em&gt;, j'ai retenu cette citation d'A. Gunthert (&lt;a href=&quot;http://culturevisuelle.org/totem/396&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). En effet, je pense que cette machine est une tentative de plus pour asseoir le Web-média au sein de ses confrères plus anciens. Ironiquement l'absence de caméra marque le refus du téléphone, de plus en plus couplé avec la photo et la Webcam. De l'interactivité, il ne reste que le courriel et la navigation. Je ne suis pourtant pas d'accord avec les cinq derniers mots de la citation. Bien au contraire, l'économie du Web-média, en s'inscrivant entre celle de la radio-TV et celle de la bibliothèque (voir explication &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2006/11/29/127-le-pentagone-de-l-industrialisation-de-la-memoire&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) est fondée sur la recherche.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un mot supplémentaire sur les positionnements de &lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Amazon&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La rentabilité de la première est fondée sur la vente des machines et des logiciels dédiés. Ainsi si les industries du contenu y voient une opportunité de vendre leurs programmes grâce à un environnement fermé, il y a fort à parier que si la machine rencontre le succès les prix du contenu seront cassés sous couvert d'ouverture. Ici le contenu n'est pas le roi, seulement un produit d'appel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le second devra tôt ou tard s'articuler avec les industries du contenu, En ce sens, il se trouve ici complémentaire de l'offre de &lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt; qui pourrait lui fournir l'occasion de maintenir l'ouverture de la recherche en autorisant une rémunération directe du contenu. Un modèle d'affaires pourrait s'esquisser selon l'ancien modèle de la presse, marché final + annonceurs. On fait l'économie de la distribution, mais il faut néanmoins pour les industries du contenu partager les rémunérations avec deux autres partenaires.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Amazon&lt;/em&gt; est d'abord un distributeur de contenu. Il est ainsi dans la position symétrique de &lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt;. Le &lt;em&gt;Kindle&lt;/em&gt; est pour lui d'abord un produit d'appel. Les deux firmes sont donc en concurrence l'une venant sur le terrain de l'autre et vice-versa, à moins qu'un partage ne s'instaure entre écrit et image. Mais &lt;em&gt;Amazon&lt;/em&gt; n'a pas dit son dernier mot&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le chiffre d'affaires a bondi de 28 % sur l'année à 24,509 milliards de dollars. &quot;Des millions de gens possèdent maintenant le Kindle&quot;, le lecteur de livres électronique, a commenté Jeff Bezos, fondateur et directeur général d'Amazon. &quot;Et ceux qui possèdent un Kindle lisent beaucoup. Quand nous disposons des deux éditions (papier et numérique), nous vendons six éditions Kindle pour 10 livres papier&quot;, a-t-il ajouté.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;“Windows 7 et le Kindle font décoller Microsoft et Amazon - LeMonde.fr,” &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/01/29/windows-7-et-le-kindle-font-decoller-microsoft-et-amazon_1298355_3234.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 1 février 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir le dernier rapport d'Olivier Ezratty qui vient de sortir, sur le CES 2010, toujours excellent. Sur le iPad, c'est p.127-130, pour les e-books classiques c'est à partir de 133.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Olivier Ezratty, Rapport du Consumer Electronics Show de Las Vegas 2010, Janvier 2010, &lt;a href=&quot;http://www.oezratty.net/wordpress/2010/rapport-ces-2010/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Extrait&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Quand Apple s‟est lancé dans une nouvelle catégorie de produit et qu‟il a réussi, il ne l‟a pas fait contre le marché mais en suivant des tendances déjà lancées&amp;nbsp;: micro-ordinateurs, baladeurs MP3, smartphones. Là, la tendance des tablettes n‟est pour l‟instant pas lancée. Apple sera probablement l‟acteur industriel qui réussira à créer la meilleure tablette. Reste pour lui à lui trouver un marché19.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Comme il faut un marché pour démarrer, je penche pour un positionnement d‟ebook généraliste en couleur, capable de lire convenablement livres, presse périodique, bandes dessinées ou sites web, d‟accéder aux réseaux sociaux et de communiquer. Son autonomie étant correcte et son format acceptable pour cet usage, cette tablette sera un bien meilleur ebook que tous les ebooks noir et blancs actuellement disponibles. Steve Jobs n‟a d‟ailleurs pas hésité à positionner l‟iPad dans la succession du Kindle d‟Amazon. A mon sens, l‟iPad pourra impacter le marché des ebooks comme l‟iPhone a transformé celui des smartphones. On aura donc une tablette pour lire, en plus d‟un laptop pour travailler (et créer de l‟information) et d‟un smartphone pour communiquer.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Petite note «&amp;nbsp;humaine&amp;nbsp;» au passage. Cette annonce faite par Steve Jobs avait une portée toute symbolique. S‟il arrive à créer une quatrième catégorie de produits gagnants dans son portefeuille, Steve Jobs aura réussi plus qu‟un tour de force dans le redressement d‟Apple entamé en 1997. Mais son état de santé est tel qu‟il n‟est pas impossible qu‟il s‟agisse de son dernier keynote majeur dans l‟histoire d‟Apple.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;19 Voir le débat déclenché par Joe Wilcox (&lt;a href=&quot;http://www.betanews.com/joewilcox/article/The-world-doesnt-need-an-Apple-tablet-orany-other/1262456214&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) et repris en contre-point par TechCrunch (&lt;a href=&quot;http://www.techcrunch.com/2010/01/02/apple-tablet-future-tech/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;là&lt;/a&gt;).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 5 février 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour un premier test encore incomplet des fonctionnalités de la machine voir&lt;a href=&quot;http://www.ubergizmo.com/fr/archives/2010/01/test-ipad-premieres-impression.php&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt; ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 19 février 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir la démo du projet de &lt;em&gt;Wired&lt;/em&gt; sur le &lt;em&gt;iPad&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://www.wired.com/epicenter/2010/02/the-wired-ipad-app-a-video-demonstration/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Repéré par J.-Ch. Féraud qui le commente &lt;a href=&quot;http://owni.fr/2010/02/19/%E2%80%9Cwired%E2%80%9D-invente-le-magazine-du-futur-sur-ipad/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 15 mars 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir aussi le billet de V. Clayssen sur la complémentarité des offres Amazon, Google et Apple &lt;a href=&quot;http://www.archicampus.net/wordpress/?p=689&amp;amp;cpage=1&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/01/30/Apple-et-les-industries-de-la-m%C3%A9moire#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/01/30/Apple-et-les-industries-de-la-m%C3%A9moire#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/atom/comments/591</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Livre et spectacle.. même combat pour l'attention</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/12/06/Livre-et-spectacle..-m%C3%AAme-combat-pour-l-attention</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:73dff60193eeb5b2279d414ae99481dc</guid>
    <pubDate>Sun, 06 Dec 2009 10:44:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Web 2.0</category>
        <category>413. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Les trois modèles de valorisation du document ; Su : spectacle-dialogue</category><category>421. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; La gestion de l’attention</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Deux discussions, actuelles et récurrentes, sur les blogues et ailleurs sont utiles à croiser pour mieux comprendre l'émergence du Web-média, sa perturbation des anciens modèles et, en même temps, leur résistance.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La première, qui rebondit encore une fois ces derniers jours, est autour de la définition du livre. Pour certains, il serait devenu flux, tandis que d'autres, dont je suis, considèrent que, même si d'autres formes s'inventent, si celle traditionnelle du livre se décline sur le numérique, elle garde encore toute sa valeur et perdure. On suivra ces débats à partir de &lt;em&gt;La Feuille&lt;/em&gt; qui sert de portail et d'aiguillage (&lt;a href=&quot;http://lafeuille.homo-numericus.net/2009/11/quest-ce-quun-livre-numerique.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://lafeuille.homo-numericus.net/2009/12/textes-longs-textes-courts-temps-longs-temps-courts.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://lafeuille.homo-numericus.net/2009/12/le-flux-est-lavenir-du-livre.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;) et j'ai déjà longuement il y a longtemps exprimé ma position sur ce blogue (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/11/17/369-la-resistance-du-livre&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/11/20/373-la-resistance-du-livre-2&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt; entre autres).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La seconde discussion, plus récente, a émergé à partir de l'utilisation de &lt;em&gt;Twitter&lt;/em&gt; pendant les conférences. Pour les uns, c'est un formidable moyen d'élargir l'audience, de construire un compte-rendu collectif, ou même de démarrer une discussion dans l'auditoire. Pour d'autres, c'est une perturbation de l'exercice de la conférence par une distorsion, perverse car non assumée ni maîtrisable, du processus de communication instauré&amp;nbsp;: un orateur vers un auditoire par un son et un regard direct.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Joe McCarthy a écrit un billet qui résume bien le débat actuel&amp;nbsp;: &lt;em&gt;The Dark Side of Digital Backchannels in Shared Physical Spaces&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://gumption.typepad.com/blog/2009/12/the-dark-side-of-digital-backchannels-in-shared-physical-spaces.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). J'ai retenu tout particulièrement cette réflexion éclairante qu'il fait au sujet de la perturbation de la conférence de Danah Boyd, un des déclencheurs du débat (trad JMS)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les deux meilleures leçons, et les plus ironiques, que je tire de sa conférence (qui était écrite avant d'être prononcée) ont été données à la toute fin :&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;La publicité est fondée sur la capture de l'attention, généralement en interrompant le message diffusé ou en étant insérée dans le contenu lui-même.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Vous tous donnez le ton de l'avenir de l'information. Gardez tout cela excitant, et ayez conscience du pouvoir dont vous disposez !&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Je n'étais pas à la conférence, mais après l'avoir visionnée, lu nombre de compte-rendus dans des billets de blogues et des commentaires, je dirais que quelques uns des participants avaient clairement conscience de leur pouvoir et donnait le ton en se servant d'un canal détourné pour insérer du contenu et, par là même, interrompre le message. Et ils faisaient par là même de la publicité pour eux-mêmes, donnant un exemple de publicité négative.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'ai eu déjà l'occasion d'indiquer combien l'ouverture de la Wi-fi dans les amphis était contradictoire avec leur dispositif même (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/10/27/353-amphi-vs-wi-fi&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). La question posée au livre et à la salle de spectacle par le réseau est analogue. L'un et l'autre sont des dispositifs de captation d'attention. Leur superposer un autre mode de communication, sans précaution ni réfléchir, revient à les transformer radicalement. Pourquoi pas&amp;nbsp;? Mais encore faut-il admettre qu'il s'agit alors d'autre chose. Il est bon d'expérimenter, il est bon d'inventer d'autres formes. Mais il n'y a aucune raison pour autant de jeter des formes anciennes efficaces sous prétexte d'une modernité mal assumée.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/12/06/Livre-et-spectacle..-m%C3%AAme-combat-pour-l-attention#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/12/06/Livre-et-spectacle..-m%C3%AAme-combat-pour-l-attention#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/atom/comments/574</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Des barbelés sur la toile</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/11/19/Des-barbel%C3%A9s-sur-la-toile</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:86d4d134172c52bde37d844726b49e2b</guid>
    <pubDate>Thu, 19 Nov 2009 14:46:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Web 2.0</category>
        <category>52. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial</category><category>524. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; Intégration</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Un intéressant billet de Tim O'Reilly a été traduit  en français par Framablog. Le billet original s'intitule &lt;em&gt;The War For the Web&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://radar.oreilly.com/2009/11/the-war-for-the-web.html&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), traduit de façon un peu ambigüe par &lt;em&gt;La guerre du web&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2009/11/18/la-guerre-du-web-tim-oreilly&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). Je serais plus tenté d'écrire quelque chose comme &lt;em&gt;La conquête de la toile&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;T. O'Reilly pointe un hiatus entre la logique initiale du web, anarchique, et le développement du marché qui l'accompagne. Extraits&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Nous nous sommes donc habitués à un monde où un seul moteur de recherche domine, où une seule encyclopédie en ligne domine, un seul cyber-marchand, un seul site d’enchères, un seul site de petites annonces dominent, et nous avons été préparés à un monde où un seul réseau social dominera.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Mais surtout, les camps sont maintenant bien établis entre Apple et Google (ne ratez pas l’analyse de &lt;a href=&quot;http://abovethecrowd.com/2009/10/29/google-redefines-disruption-the-%E2%80%9Cless-than-free%E2%80%9D-business-model/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Bill Gurley&lt;/a&gt; à ce sujet). Apple domine l’accès au Web mobile avec son appareil, Google contrôle l’accès à l’une des applications mobiles les plus importantes et limite son accès gratuit aux seuls terminaux Android pour l’instant. Google ne fait pas des merveilles que dans le domaine de la recherche, mais aussi en cartographie, en reconnaissance vocale, en traduction automatique et dans d’autres domaines adossés à des bases de données intelligentes phénoménales que seuls quelques fournisseurs peuvent s’offrir. Microsoft et Nokia disposent également de ces atouts, mais eux aussi sont en concurrence directe avec Apple et, contrairement à Google, leur économie repose sur la monétisation de ces atouts, pas sur la gratuité du service.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Il se peut qu’ils trouvent un moyen de co-exister pacifiquement, et dans ce cas nous pourrions continuer à jouir du Web interopérable que nous connaissons depuis deux décennies. Mais je parierais plutôt sur l’effusion de sang. Nous sommes à la veille d’une guerre pour le contrôle du Web. Au fond, c’est même plus que ça, c’est une guerre contre le Web en tant que plateforme interopérable. Nous nous dirigeons plutôt vers la plateforme Facebook, la plateforme Apple, la plateforme Google, la plateforme Amazon, les grandes entreprises s’étripant jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’une.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;PS&amp;nbsp;: Une prédiction&amp;nbsp;: Microsoft sera le grand défenseur du Web ouvert, encourageant l’interopérabilité des services Web, tout comme IBM est devenu l’entreprise soutenant le plus Linux.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si le constat me parait fort juste, je n'ai pas été vraiment convaincu par le reste du propos appelant au sursaut des développeurs vers l'Open-Source qui me parait en contradiction. Il me semble confondre le choix de structure technique du Web et son économie. Sans doute la structure technique du Web est en théorie anarchique, au sens fort, et cela a fait beaucoup pour son développement. Mais la structure anarchique du web n'a pas permis de développer un marché multipolaire où des acteurs de toutes tailles auraient pu s'épanouir. Au contraire, comme le dit T O'Reilly, elle a aussi favorisé les concentrations et aujourd'hui les enjeux économiques sont devenus trop forts pour ne pas dominer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 10 mars 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir l'idée d'Éclaternet dans cet article de CNN, traduit et commenté par Framablog&amp;nbsp;:
http://www.framablog.org/index.php/post/2010/02/18/la-fin-de-notre-internet&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/11/19/Des-barbel%C3%A9s-sur-la-toile#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/11/19/Des-barbel%C3%A9s-sur-la-toile#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/atom/comments/564</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Twitter, sous-traitant des moteurs ?</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/10/13/Bis-repetita..</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:8b4cf876121c690019cffad85c3821e1</guid>
    <pubDate>Tue, 13 Oct 2009 00:32:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Web 2.0</category>
        <category>422. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Le Web entre flot et bibliothèque</category><category>522. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du texte : Google</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Nous avons vu comment s'était conclu le rachat par &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; de &lt;em&gt;YouTube&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/10/08/Comment-perdre-un-milliards-de-dollars&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). Les discussions avec &lt;em&gt;Twitter&lt;/em&gt; pourraient aussi amener un nouvel épisode de surenchères à l'aveugle si l'on en croit le blogue de Kara Swisher du Wall Street Journal&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Twitter Talking Separately to Microsoft and Google About Big Data-Mining Deals, 8 octobre 2009 &lt;a href=&quot;http://kara.allthingsd.com/20091008/twitter-talking-separately-to-microsoft-and-also-google-about-big-data-mining-deals/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; Repéré grâce à O Le Deuff.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La situation est, semble-t-il, pourtant différente car &lt;em&gt;Twitter&lt;/em&gt; ne cherche pas à être racheté, mais à vendre les informations procurées par le flot de milliards de gazouillis lancés par les 54 millions d'utilisateurs mensuels. En théorie, ce flot devrait permettre d'affiner le pagerank puisque nombre de ces messages sont en réalité des liens flottants répétés et donc facilement modélisables. Inversement, ces recommandations échappent aux moteurs et donc effritent leur efficacité. &lt;em&gt;Twitter&lt;/em&gt; deviendrait une sorte de sous-traitant des moteurs. Reste qu'il s'agit encore une fois d'un pari, notamment sur la pérennité des accros au service.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est en tout cas une nouvelle tentative pour trouver la martingale du Web 2.0.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En attendant, il a encore levé le mois dernier 100 M de $, qui s'ajoutent aux 55 millions qu'il avait déjà ramassés.. avec un chiffre d'affaires ridicule.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/10/13/Bis-repetita..#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/10/13/Bis-repetita..#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/atom/comments/556</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>La résistance du blogueur de fond</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/10/12/La-r%C3%A9sistance-du-blogueur-de-fond</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:99a739bc7733ad9e7679ecdb25b3de08</guid>
    <pubDate>Mon, 12 Oct 2009 07:26:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Web 2.0</category>
        <category>422. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Le Web entre flot et bibliothèque</category><category>423. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Immédiateté et mémoire</category><category>511. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; Les paradoxes du néodocument ; Propriété et partage</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Narvic propose un billet plus impressionniste que démonstratif mais stimulant intitulé &lt;em&gt;Web de flux contre Web de fond&lt;/em&gt; (Novövision 2, 10 oct 2009, &lt;a href=&quot;http://novovision.fr/?Web-de-flux-contre-web-de-fond&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) dont il introduit ainsi le propos&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Nous sommes en train de passer insensiblement sur le web d’un modèle dominant de diffusion de l’information à un autre. Du «&amp;nbsp;modèle Google », construit autour d’un «&amp;nbsp;web de fond&amp;nbsp;» et de l’analyse algorithmique de la popularité des contenus, à un «&amp;nbsp;modèle Twitter », construit autour d’un «&amp;nbsp;web de flux&amp;nbsp;» et de la recommandation sociale des contenus selon la réputation du prescripteur.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le web de fond intéresse, selon l'auteur du billet, directement les professionnels de l'information et cette présentation résonnera agréablement aux oreilles des ebsiens&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Ce «&amp;nbsp;web de fond&amp;nbsp;» tient l’une de ses particularités d’ailleurs de ses allers-retours permanents entre l’actualité et l’archive, la documentation, les données... J’aime bien l’image proposée sur ce thème par Nicolas Vanbremeersch dans son livre, l’image des «&amp;nbsp;trois webs ». L’un d’entre eux est précisément pour lui ce web de l’archive, un web qui resterait statique, totalement inanimé, si des blogueurs, documentalistes, experts ou journalistes, ne participaient à son «&amp;nbsp;animation », en plongeant à l’intérieur pour faire remonter à la surface des liens vers les contenus profonds.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais le Web de flux séduirait de plus en plus certains d'entre les spécialistes de l'information d'après toujours Narvic&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Il est très symptomatique, à mon avis, que Twitter séduise aujourd’hui avant tout des spécialistes de l’information sur le net, c’est à dire - en gros - des blogueurs «&amp;nbsp;techno&amp;nbsp;» et des journalistes, et que l’usage principal qu’ils en font, c’est de diffuser des liens vers des billets dont ils recommandent la lecture.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et il remarque la déconnexion, par exemple, entre la pratique du blogue et celle de Twitter. Ainsi, un écart de plus en plus manifeste se creuserait entre les deux dynamiques, celle du Web de fond et celle du Web de flux, qui sont supportées non seulement par des pratiques différentes, mais aussi par des sociétés commerciales différentes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais pour reprendre la thématique de ce blogue, rappelons qu'il y a un abîme entre les rentrées financières de Google et celles des concurrents qui développent selon Narvic le Web de flux (Twitter, FaceBook..). Restons donc prudent face au flux éphémère, non parce qu'il est inefficace, moins sérieux, ou se renouvelle sans cesse, mais parce qu'il n'a pas de base économique. Bien des services vedettes du Web ont déjà été oubliés par le passé..&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour ma part, je continue de croire au travail de fond. Celui qui est supporté notamment par des experts, et je crois même, contrairement à bien des sirènes post-modernes, à leur chance renouvelée. Ce billet d'A Kluth sur sa pratique d'information (&lt;a href=&quot;http://andreaskluth.org/2009/09/26/my-changing-media-habits-or-there-is-no-crisis/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), repéré par Pisani (&lt;a href=&quot;http://pisani.blog.lemonde.fr/2009/10/07/la-non-crise-des-medias/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;) me conforte dans cette idée&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Conclusion d'A Kluth (trad JMS):&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Ce que j'ai découvert en observant ma propre pratique des médias, c'est que je suis aujourd'hui bien mieux informé que je ne l'ai jamais été. Mais que bien des informations que je consulte ne viennent plus des journalistes.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Elles viennent aujourd'hui en beaucoup plus grand nombre des universités, des groupes d'experts (think tanks) sur mon fil RSS et iTunes de l'Université, de scientifiques et de penseurs et experts à des conférences comme TED, et de vous, qui vous êtes un groupe auto-sélectionné et donc qualifié d'éditeurs.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/10/12/La-r%C3%A9sistance-du-blogueur-de-fond#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/10/12/La-r%C3%A9sistance-du-blogueur-de-fond#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/atom/comments/553</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Comment perdre un milliard de dollars ?</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/10/08/Comment-perdre-un-milliards-de-dollars</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:7b50a26bdab5b48c470456da4c828471</guid>
    <pubDate>Thu, 08 Oct 2009 07:15:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Web 2.0</category>
        <category>522. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du texte : Google</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Voici un dialogue cité par&lt;em&gt; CNET-News&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://news.cnet.com/8301-31001_3-10360384-261.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; repéré par D. Durand qui le commente&lt;a href=&quot;http://media-tech.blogspot.com/2009/10/acquisition-youtube-google-consciemment.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt; là&lt;/a&gt;), &lt;del&gt;sorti tout droit d'un épisode de  &lt;em&gt;Ally Mc Beal&lt;/em&gt;&lt;/del&gt; quelque peu surréaliste. La scène se passe entre M. Schmidt et un avocat au cours d'une déposition faite en mai dernier par le directeur financier de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; dans le procès mettant en prise la société avec &lt;em&gt;Viacom&lt;/em&gt; sur une question de droit d'exploitation de clip-vidéos (sur le procès voir &lt;a href=&quot;http://news.cnet.com/Viacom-sues-Google-over-YouTube-clips/2100-1030_3-6166668.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Extraits (trad JMS)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Stuart Jay Baskin, un avocat de Viacom&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Alors pourquoi ne pas nous dire ce que vous vous rappelez avoir dit aux dirigeants (de Google) concernant cette estimation (de YouTube) ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Schmidt: &lt;em&gt;Je crois que YouTube devait valoir quelque chose autour de 600-700 millions de dollars.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Baskin: &lt;em&gt;Et vous l'avez indiqué aux dirigeants ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Schmidt: &lt;em&gt;Oui.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Baskin: &lt;em&gt;de Google ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Schmidt: &lt;em&gt;Oui.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Baskin: &lt;em&gt;Et suis-je exact en disant que vous avez demandé aux dirigeants d'approuver un prix d'acquisition de 1,65 milliards de dollars ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Schmidt: &lt;em&gt;Oui.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Baskin: &lt;em&gt;Je ne suis pas très bon en math, mais je crois que cela devrait faire quelque chose comme un milliard de plus que ce que vous pensiez que la société valait réellement.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Schmidt: &lt;em&gt;C'est exact.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Baskin: &lt;em&gt;Pouvez vous nous expliquer le raisonnement que vous avez tenu ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Schmidt: &lt;em&gt; Bien sûr. C'est une société qui avait un très petit revenu, avec une forte croissance des utilisateurs, une croissance bien plus forte que celle de Google-Vidéo qui était le service dont disposait Google. Et ils nous avaient prévenus qu'ils allaient être vendus, et nous pensions qu'ils allaient recevoir une offre d'un concurrent qui, à cause de la position de Google, serait bien supérieure à la valeur de la société. Dans le jeu de la négociation, il faut se rappeler que le prix n'est pas fixé par mon jugement ou par un modèle financier ou par l'actuel cash-flow. Il est fixé par ce que les gens sont prêts à payer. Et nous avons conclu finalement que 1,65 milliards incluait une prime pour une transaction rapide et nous assurer de pouvoir participer au succès d'audience de YouTube.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est donc un éclairage cru sur les valorisations actuelles des sociétés du numérique. À l'évidence, celles-ci n'ont rien à voir avec un raisonnement économique raisonnable (voir &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/10/25/352-facebook-15-mds-usd-vraiment&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; par ex pour &lt;em&gt;FaceBook&lt;/em&gt;). Et je ne suivrai pas D. Durand quand il dit que l'audience capturée pourra se &lt;em&gt;monétiser quand l'énigme de cette monétisation sera résolue.&lt;/em&gt;  C'est un pari dangereux à ce niveau de transactions, rien ne dit qu'une solution sera trouvée. Elle n'a toujours pas été trouvée pour &lt;em&gt;YouTube&lt;/em&gt;, malgré bien des tentatives et les conditions optimum et confortables pour sa recherche trois années, presque jour pour jour, après son acquisition par &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;. Le même genre de pari a conduit au crack financier des banques qui au final aura fait beaucoup de dégâts.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/10/08/Comment-perdre-un-milliards-de-dollars#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/10/08/Comment-perdre-un-milliards-de-dollars#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/atom/comments/552</wfw:commentRss>
      </item>
    
</channel>
</rss>
