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    <title>Economie du document (Bloc-notes de Jean-Michel Salaün) - Web 2.0</title>
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    <description>Repérage de données sur l'économie des documents dans un environnement numérique</description>
    <language>fr</language>
    <pubDate>Thu, 23 Feb 2023 18:35:44 -0500</pubDate>
    <copyright>Creative Commons BY-NC</copyright>
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        <title>Nouveau régime de vérité, démonstration par l'absurde</title>
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        <pubDate>Fri, 14 Sep 2012 16:09:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Web 2.0</category>
                          <category>332. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre ; De la neutralité</category>
                  <category>511. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; Les paradoxes du néodocument ; Propriété et partage</category>
                <description>          &lt;p&gt;Décidément Wikipédia est un excellent marqueur des changements documentaires en cours et de leurs limites. La récente histoire autour de Philippe Roth, un des plus célèbres écrivains nord-américains, est pleine d'enseignements. C'est une sorte de démonstration par l'absurde, comme il en existe en mathématique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On trouvera un résumé de l'histoire &lt;a href=&quot;http://www.actualitte.com/international/wikipedia-m-a-tuer-par-philip-roth-histoire-d-une-incomprehension-36644.htm&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;. Ph. Roth contestait la relation dans Wikipédia de l'inspiration du personnage principal d'un de ses romans, présentée par un critique et reprise dans Wikipédia. Pour cela, il a envoyé une lettre ouverte sur le &lt;em&gt;New Yorker&lt;/em&gt; pour demander à l'encyclopédie d'effectuer la correction après que son agent ait échoué à corriger en son nom directement la rubrique, faute de pouvoir présenter de références crédibles. Aujourd'hui la &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/The_Human_Stain&quot;&gt;rubrique&lt;/a&gt; est corrigée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'histoire de Philippe Roth s'énervant à corriger une erreur sur l'interprétation de son œuvre ne serait qu'une anecdote, parmi les très nombreuses discussions internes et externes autour des pages de l'encyclopédie, si le statut d'auteur du plaignant, le moyen employé et la réaction des wikipédiens n'éclairaient de façon éclatante ces changements en cours dans les régimes de vérité et leurs limites que j'ai déjà eu l'occasion souvent de pointer sur ce blogue ou ailleurs.&lt;/p&gt;


&lt;h2&gt;L'effacement de l'auteur&lt;/h2&gt;


&lt;p&gt;Le premier point à noter est que l'information produite par l'auteur sur son inspiration était jusqu'à présent inédite (ou presque, il en avait fait allusion dans une interview), contrairement à la spéculation du critique citée dans Wikipédia qui avait été publiée, elle, dans un journal reconnu et reprise ensuite par d'autres. Dès lors, la demande de correction n'a pas été jugée digne de foi selon les règles même de Wikipédia, car non référencée. Et les corrections du biographe autoproclamé (sic) de l'auteur ont été effacées par des éditeurs chevronnés de l'encyclopédie, qui ont au contraire surligné la version jugée erronée par l'auteur de la nouvelle (voir la discussion &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Talk:The_Human_Stain#The_book.27s_author_requests_this_article_be_corrected&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aujourd'hui la rubrique de Wikipédia est corrigée sur la foi de la lettre publiée par Ph. Roth. Toujours selon les règles de Wikipédia, la précision sur l'inspiration est maintenant &quot;sourcée&quot;, c'est à dire qu'elle peut-être validée par une référence publiée. Les &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Sources_primaires_et_secondaires&quot;&gt;règles de rédaction&lt;/a&gt; de Wikipédia sont très claires à ce sujet&amp;nbsp;:
&lt;em&gt;Les articles de Wikipédia devraient reposer principalement sur des sources secondaires fiables. Toute utilisation de sources primaires devrait s'appuyer sur des sources secondaires, et ne pas être une sélection, analyse, synthèse ou interprétation inédite réalisée par un contributeur de Wikipédia. Les sources primaires seules sont acceptées si elles consistent en des assertions factuelles et non sujettes à interprétation ou polémique.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La &lt;a href=&quot;http://www.newyorker.com/online/blogs/books/2012/09/an-open-letter-to-wikipedia.html&quot;&gt;lettre ouverte&lt;/a&gt; de Ph. Roth n'est pas un simple accès d'humeur. Il s'agit d'un long texte, précisant dans le détail les tenants et les aboutissants de son inspiration et pourquoi l'interprétation précédente était erronée. L'ampleur de l'argumentaire montre que Ph. Roth a pris très au sérieux la documentation de son œuvre, au-delà de l'agacement qu'il laisse poindre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais, comme le fait remarquer un Wikipédien dans la discussion autour de l'article incriminé (trad JMS)&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Le plus génant pour moi est d'avoir considéré que Roth n'était pas une source valide. Et oui, je comprends l'aspect préventif de la différence entre des sources primaires et secondaires. Mais seul Roth peut parler de ses propres motivations. Pour n'importe qui d'autres, cela relève d'une simple spéculation. Et la spéculation ne devrait pas faire partie d'un bon article d'encyclopédie.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il s'agit ainsi bien d'une démonstration par l'absurde du nouveau régime de vérité représenté par Wikipédia. Il est, en effet, absurde de considérer qu'un auteur ne soit pas la meilleure source pour éclairer son inspiration, mais, en même temps, la règle défendue par l'encyclopédie est sa garantie contre des intrusions intempestives non contrôlables.
On ne saurait mieux illustrer que Wikipédia, et sans doute le web en général, se trouve à la fois dans la continuité d'une tradition documentaire et en même temps peut-être dans une bascule de notre régime de vérité. Son fonctionnement repose sur l'accessibilité des documents et leur valeur n'est construite que par leur inter-relation. J'ai déjà montré combien cette logique était à la base même du développement du web et combien Wikipédia y jouait un rôle décisif (par ex &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/06/06/Web-de-donn%C3%A9es%2C-Google%2C-Wikip%C3%A9dia%2C-les-liaisons-dangereuses&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette logique entre en contradiction avec la polarisation sur l'auteur et sur la création des deux derniers siècles, y compris dans la science. Elle retourne notre relation au savoir qui devient le résultat d'une interrogation contrôlée d'un patrimoine documentaire accumulé et donc seulement de façon indirecte le résultat de la découverte d'un travail créatif, d'un inédit, d'une invention. La création n'est plus au centre, elle fait place au partage. En réalité, création et partage sont depuis toujours les deux piliers de l'avancement du savoir dans une société. Mais depuis au moins deux siècles l'accent a été mis dans les sociétés occidentales sur la création qui a été particulièrement valorisée. Le web insiste à l'inverse sur le partage, jusqu'à, comme le montre l'histoire de Ph. Roth, contester la parole du créateur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ainsi on voit grâce à l'absurdité de cette situation que le dialogue de sourds entre les défenseurs du droit d'auteur et les tenants du partage a des racines plus profondes que la simple dénonciation de logiques marchandes, rentes indues ou prédations illégitimes. Même si les appétits marchands brouillent les pistes, derrière ces incompréhensions se cache aussi, et peut-être surtout, une transformation de notre rapport au document, considéré comme soit comme le résultat d'une création, soit comme un patrimoine.&lt;/p&gt;


&lt;h2&gt;Les limites de l'attention&lt;/h2&gt;


&lt;p&gt;La seconde leçon de cette petite histoire est la question, souvent mal comprise, de l'économie de l'attention, et ici sa fragilité. La garantie de la qualité de Wikipédia est dans la sagesse des foules, ou plutôt de la multitude pour reprendre un mot à la mode, puisque sa correction est laissée sous la surveillance de chacun. Mais on oublie souvent que l'économie de la multitude repose sur l'attention. Pour Wikipédia, la garantie de qualité dépend du bon fonctionnement de la chaîne attentionnelle des différents acteurs concernés par la production de l'encyclopédie. Et l'encyclopédie a mis en place des mécanismes efficaces pour pallier cette difficulté, mais au risque de réduire &quot;la multitude&quot; à un petit nombre de contributeurs investis d'un pouvoir éditorial radical, comme nous allons le voir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Remarquons, d'abord, que l'allusion, maintenant contestée par Ph. Roth, à l'inspiration de la nouvelle ne date pas d'hier sur Wikipédia. Elle était présente depuis longtemps, précisément depuis octobre 2005 (&lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/w/index.php?title=The_Human_Stain&amp;amp;oldid=83838690&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) et n'a été relevée par l'auteur qu'il y a quelques jours. J'ignore comment son attention a été attirée, mais on peut penser que le rôle de plus en plus important joué par Wikipédia dans le monde scolaire a pu jouer dans sa volonté de correction de la rubrique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Plus révélateur, est le scénario de la correction manquée&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Le 20 août la première correction est faite par un internaute avec ce commentaire :&lt;em&gt; I have removed the reference to Anatole Broyard, at Philip Roth's insistence. I am his biographer&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;j'ai retiré la référence à Anatole Broyard sur l'insistance de Philip Roth, je suis son biographe&lt;/em&gt;).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Une minute après, un éditeur de wkp remet le texte initial avec pour commentaire &lt;em&gt;Can you verify that?&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;Pouvez-vous le vérifier ?&lt;/em&gt;).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Vingt minutes plus tard. La correction est renouvelée avec ce nouveau commentaire&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Once again, I removed the reference to Anatole Broyard. It is wholly inaccurate and therefore pointless. I am Roth's biographer, and have removed it at his request.&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;Une nouvelle fois, j'ai enlevé la référence à Anatole Broyard. C'est tout à fait inexact et donc sans objet. Je suis le biographe de Roth et j'ai fait cette correction à sa demande&lt;/em&gt;).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Six minutes après, un autre éditeur de wkp remet de nouveau le texte initial et ajoute de nouveaux détails pour confirmer l'inspiration de la nouvelle par le personnage d'A. Broyard. Cet éditeur prendra deux heures de son temps pour cette rédaction. Comme l'indique le wikipédien qui&lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Talk:The_Human_Stain#The_book.27s_author_requests_this_article_be_corrected&quot;&gt; relate l'histoire&lt;/a&gt;&amp;nbsp;: &lt;em&gt;cet éditeur a du se prendre pour un vrai détective !&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Le timing est plus intéressant encore que le contenu de l'échange. Les éditeurs de Wikipédia sont intervenus en un temps record, alertés sans doute par les robots qui repèrent les corrections. Cette précipitation, doublée d'une référence brutale à des règles inconnues de l'internaute néophyte, décourage l'argumentation. Face à une telle surveillance et radicalité, il est peu probable que quiconque ait le goût d'insister.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais Ph. Roth a de la suite dans les idées. Il est assez logique alors que, constatant l'échec de son autorité d'auteur (confirmé dit-il par un échange de courrier) non reconnue par l'encyclopédie, il ait préféré changer de terrain et choisir un lieu où justement sa qualité n'était pas contestée, une revue traditionnelle, pour faire valoir son point de vue.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette histoire souligne doublement les limites de l'économie de l'attention sur le web. La vulgate commune de la sagesse des foules voudrait qu'une sorte de main invisible de l'attention de la multitude régule la valeur sur le web. Les éléments les plus pertinents seraient mis en avant par le jeu des interactions des internautes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On constate d'abord que Wikipédia a mis en place une organisation qui, de fait, courcircuite cette logique grâce à un petit nombre d'éditeurs bénévoles appuyés par des robots. Ensuite, l'encyclopédie évite les pièges de l'auto-édition ou des stratégies de référencement des activistes du web en s'appuyant sur le modèle éditorial traditionnel pour ses références.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si l'on ajoute que Wikipédia devient, lui-même, une référence sur le web et ailleurs, et même pour la construction du web de données par DBpédia, l'histoire de Philippe Roth n'a pas fini de nous faire réfléchir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;16-09-2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour un procès à charge contre Ph Roth par un wikipédien&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;« &lt;a href=&quot;http://quominus.org/archives/979&quot;&gt;Philip Roth and Wikipedia&lt;/a&gt;, Non-Commercial Use », 15 sept 2012 .&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La charge montre surtout, à mon avis, l'écart entre les deux mondes, aussi radicaux et sûrs de leur bon droit l'un que l'autre.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Z comme Hacker</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/08/28/Z-comme-Hacker</link>
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        <pubDate>Tue, 28 Aug 2012 09:36:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Web 2.0</category>
                          <category>331. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre ; Objectivité et réflexivité</category>
                  <category>334. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre ; Économie de service</category>
                <description>          &lt;p&gt;A lire une intéressante interview de Drapher sur la philosophie Hacker&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;« &lt;a href=&quot;http://reflets.info/de-la-societe-des-hackers-interview/&quot;&gt;De la société des hackers : interview&lt;/a&gt; ». Reflets Info, août 28, 2012.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;qui montre une forte résonance entre les premiers temps des pionniers hyppies de la micro-informatique et de l'internet et des préoccupations plus contemporaines des hackers d'aujourd'hui face aux blocages politiques.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour autant, il serait aussi utile de tirer les leçons de l'histoire en se rappelant ce qu'est devenu le mouvement hyppie. Les mêmes forces sont aussi aujourd'hui à l’œuvre, transposée dans le contexte du nouveau millénaire. Petite devinette. Qui a écrit cela (trad JMS)&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le mot &quot;hacker&quot; a une connotation injustement négative à force d'être dépeint dans les médias comme des gens qui cassent dans les ordinateurs. En réalité, le hacking signifie simplement construire quelque chose rapidement ou tester les limites de ce qui peut être fait. Comme la plupart des choses, il peut être utilisé pour faire du bon ou du mauvais, mais la grande majorité des hackers que j'ai rencontrés ont tendance à être des gens idéalistes qui veulent avoir un impact positif sur le monde.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;La Voie Hacker est une approche de construction qui suppose une amélioration continue et l'itération. Les hackers pensent que les choses peuvent toujours être améliorées et que rien n'est jamais fini. Ils doivent juste les réparer, souvent face à des gens qui disent que c'est impossible ou qui se contentent du statu quo. Les hackers cherchent à construire les meilleurs services sur le long terme par de rapides essais et des petites itérations plutôt que de tenter d'avoir tout juste d'un coup. Pour le mettre en place, nous avons construit un cadre de test qui permet à moment donné d'essayer des milliers de version de (XXX). Nous avons peint sur nos murs &quot;faire est mieux que parfaire&quot; (ou &quot;le mieux est l'ennemi du bien&quot;, Done is better than perfect) pour nous rappeler à nous même d'être toujours sur la brêche.&lt;/em&gt;''&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le hacking est aussi une discipline en soi pratique et active. Au lieu de débattre pendant des jours de la meilleure idée ou de la meilleure façon de faire, les hackers font un prototype et vérifient s'il fonctionnent. Il y a un mantra hacker qu'on entend beaucoup chez nous&amp;nbsp;: &quot;le code est meilleur que les arguments&quot;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Réponse&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Non ce n'est pas Jérémie Zimmermann de la Quadrature du net qui vient d'être lauréat d’un très prestigieux &lt;a href=&quot;https://www.eff.org/awards/pioneer&quot;&gt;EFF Pioneer Award&lt;/a&gt; (félicitations à lui !).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il s'agit d'un extrait d'une étonnante lettre dont j'avais déjà traduit quelques morceaux de bravoure dans un &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/02/03/L-%C3%A9vangile-selon-Saint-Marc-%28Zuckerberg%29&quot;&gt;billet précédent&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Communautés privées et tragédie des communs du savoir</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/08/24/Communautes-privees-et-tragedie-des-communs</link>
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        <pubDate>Fri, 24 Aug 2012 05:22:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Web 2.0</category>
                          <category>421. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; La gestion de l’attention</category>
                  <category>433. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; L’économie du document ; Caractéristiques économiques du document</category>
                  <category>511. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; Les paradoxes du néodocument ; Propriété et partage</category>
                <description>          &lt;p&gt;Voici une édifiante présentation du travail des communautés privées sur le web&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sonntag, Benjamin. « &lt;a href=&quot;http://benjamin.sonntag.fr/Communaute-privees-Legalisez-les-partages-hors-marche&quot;&gt;Communauté privées : Légalisez les partages hors marché !&lt;/a&gt; » Benji’s blog !, août 23, 2012.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En accord avec son titre, l'auteur conclut son billet par un appel à la légalisation des partages hors-marché. C'est l'objectif du billet&amp;nbsp;: plaider pour le partage. Mais si la démonstration de la valeur ajoutée des échanges entre ces passionnés est très convaincante, elle montre &lt;em&gt;a contrario&lt;/em&gt;, me semble-t-il, combien cet équilibre est fragile et complexe. Il reste à mener un travail de réflexion beaucoup plus ample et approfondi que les habituels oukases pour ou contre Hadopi pour construire une régulation juridique et économique sérieuse et efficace. Il ne suffit pas, loin de là, de légaliser les partages hors-marché.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les règles mises en place par les membres des communautés privées sur le web ressemblent de façon frappante à celles étudiées par &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Elinor_Ostrom&quot;&gt;Elinor Ostrom&lt;/a&gt; dans les sociétés primitives pour éviter la &quot;tragédie des biens communs&quot;. La tragédie en question est celle de la surexploitation du bien commun au profit de quelques intérêts particuliers, l'exemple canonique étant celui du paturage partagé. Pour préserver le bien commun, les communautés mettent en place des règles institutionnelles. Dans nombre de cas, la tragédie a bien lieu et la propriété privée s'impose comme la loi &quot;naturelle&quot;, mais si les règles sont convenablement posées et défendues, alors le bien commun peut être préservé, pour la satisfaction de l'ensemble des membres de la communauté.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;E. Ostrom a cherché a élargir sa réflexion aux biens du savoir en les définissant comme non-rivaux. Cette idée est maintenant largement répandue sur le net. C'est devenu un lieu commun&amp;nbsp;: la gratuité s'impose car les biens informationnels numériques sont infiniement partageables. Mais j'ai eu plusieurs fois l'occasion de dire (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/05/13/Publier%2C-partager%2C-ouvrir-%3A-2.-partager&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) que cette idée était inexacte, ou plutôt seulement partiellement exacte, car elle ne tient pas compte des différentes dimensions du document. Si le contenu est non-rival, l'attention l'est de moins en moins. Dès lors, on ne peut réellement parler de bien commun du savoir que dans un environnement clos, c'est à dire protégé de l'économie de l'attention. Sinon, pour reprendre le vocabulaire du débat traditionnel des économistes, on tombe dans une tragédie des communs du savoir, et immanquablement la propriété intellectuelle devient la référence &quot;naturelle&quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Déjà, comme le souligne l'auteur du billet au sujet des communautés plus ouvertes&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Ces communautés sont souvent moins intéressantes car leur côté public fait que les forums sont moins remplis de passionnés et les règles de partage plus difficiles à faire jouer, puisqu’il est toujours possible de se créer un nouveau compte si besoin&lt;/em&gt;. En réalité plus une communauté est ouverte, plus l'économie de l'attention y joue un rôle important et plus le risque de tomber dans une régulation marchande est important, sauf encadrement strict par la loi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'exemple des communautés privées sur le web illustre la parenté entre les communautés du web et les sociétés étudiées par E. Ostrom. L'auteur du billet cite sept règles qui sont autant de protection et que je traduis ainsi&amp;nbsp;: fonctionnement par parrainage, coresponsabilité &quot;familiale&quot;, non publicisation de l'accès, réciprocité dans le partage, discussions communes, financement non-commercial, outils spécifiques (logiciels maisons). Ces règles sont le prix à payer pour la qualité des échanges et de l'accumulation d'un patrimoine commun. Et le résultat est concluant; Voici quelques uns des avantages, extraits des différents exemples cités&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;La qualité des sorties&amp;nbsp;: format sans perte, jaquette, fichiers avec des métadonnées propres, etc. 80% des requêtes ont été trouvées par l’un des utilisateurs du site.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Uniquement des films n’ayant pas fait un carton ces dernières années, et conséquence de cela, on y trouvera surtout des fans hyper pointus de cinéma.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Chaque film peut être partagé en différentes qualités (standard, hd, blueray ...). On y trouve de très nombreuses informations sur chaque film&amp;nbsp;: acteurs, réalisateur, scénariste etc.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Des ebooks, films, logiciels, centrés sur les thèmes de l’apprentissage&amp;nbsp;: formation aux langues, documentation de concours pour obtenir une certification, cours en tout genre, livres de culture générale etc. Cette communauté est, de ce fait, plus petite, mais les membres les plus actifs sont totalement experts de leur champ de compétence, des forums impressionants !&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Il semble que le nombre de ces communautés autogérées soit très important. On y trouve les qualités des &quot;&lt;a href=&quot;http://jlking.people.si.umich.edu/EpistemicInfrast-MITPress.pdf&quot;&gt;infractructures épistémiques&lt;/a&gt;&quot; indispensables à toute économie du savoir&amp;nbsp;: conservation, confrontation et partage des documents. Dans l'histoire, les bibliothèques se sont construites sur ces éléments et nombre de bibliothèques sont issues d'initiatives de collectes privées, léguées ensuite à la collectivité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'auteur du billet conclut&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Enfin, ne serait-ce pas tellement mieux si ces communautés pouvaient exister de manière ouvertes grâce à une légalisation des échanges hors marché, permettant à ces passionnés de pouvoir enfin partager leurs coups de cœur légalement, sans être obligés de se cacher de majors censés aider les artistes à trouver leur public...&lt;/em&gt;  Sans doute, mais les règles des communautés autogérées ne sont pas seulement destinées à se cacher du gendarme, elles sont aussi la garantie du fonctionnement collectif. La légalisation du partage suppose un encadrement strict pour ne pas tomber dans la tragédie des communs de la surexploitation de l'économie de l'attention par quelques uns et par voie de conséquence d'un retour au régime de la propriété intellectuelle.Les internautes sont-ils prêts à les rendre plus officielles&amp;nbsp;? A lire les débats actuels, on peut en douter.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La tragédie est sans doute proche sinon déjà en route. On peut analyser de cette façon la (més)aventure de Megaupload qui cherchait à tirer profit de l'économie de l'attention, ou de façon plus insidieuse mais plus fondamentale l'exploitation commerciale de nos traces par des firmes comme Google ou Facebook.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Facebook, une économie de plus en plus politique</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/07/27/Facebook--une-economie-de-plus-en-plus-politique</link>
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        <pubDate>Fri, 27 Jul 2012 11:12:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Web 2.0</category>
                          <category>523. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du médium : Facebook</category>
                <description>          &lt;p&gt;Facebook, suite à son entrée en bourse, présente pour la première fois ses résultats trimestriels. Ainsi nous pouvons maintenant suivre plus lucidement l'évolution de la firme. Pour autant le décryptage n'est pas évident car il se confirme qu'il ne s'agit pas d'une firme comme une autre. Les résultats officiels sont accessibles &lt;a href=&quot;http://investor.fb.com/&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;. Ci-dessous quelques leçons que j'en ai tirées.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Priorité à la publicité&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après un trimestre inquiétant, le chiffre d'affaires est reparti à la hausse tout en restant modeste par rapport à la croissance en volume de la firme (1.184 M de $). La croissance ne provient que de la publicité qui reste la part principale des revenus. La tentative de monétisation des services, principalement les jeux, semble stagner d'autant que le plus gros &quot;joueur&quot;, Zynga, a présenté des résultats décevants ce trimestre (&lt;a href=&quot;http://www.ecrans.fr/Zynga-joue-a-se-faire-peur,15069.html&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Facebook-revenus-Q2-2012_m.jpg&quot; alt=&quot;Facebook-revenus-Q2-2012.png&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Facebook-revenus-Q2-2012.png, juil. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Facebook a toujours eu du mal à attirer les annonceurs. Il y a une raison structurelle que l'on pourrait appeler l'effet &quot;Séraphin Lampion&quot;&amp;nbsp;: comme le capitaine Haddock, nous préférons les amis désintéressés. A celle-ci vient s'ajouter le fort développement de l'usage de FB par le téléphone mobile qui augmente encore la difficulté.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Priorité au management&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'effort semble toujours mis sur la R&amp;amp;D et sur le management, au détriment des résultats financiers. La firme affiche ainsi des pertes ce trimestre de 150 M de $... justifiées par la distribution d'actions aux salariés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les boursiers l'ont maintenant compris et la firme se trouve à la valorisation boursière attendue par les plus lucides, autour des 22 $ (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/05/21/La-valeur-de-Facebook&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La firme dispose de 10,2 milliards de cash dont 6,8 proviendraient du résultat net de l'entrée en bourse. C'est un chiffre intéressant à la fois parce qu'il montre que la firme dispose de liquidités pour financer sa croissance, mais aussi inversement parce qu'il démontre bien que la firme s'appauvrit et vit toujours sur la spéculation. En effet si l'on retire l'apport boursier, nous arrivons à une somme de 3,4 milliards, soit 0,5 de moins que le cash annoncé dans le document d'entrée en bourse. Dans l'intervalle, seul l'achat d'Instagram qui représente en cash 0,3 milliard  de dépense est notable (&lt;a href=&quot;http://techcrunch.com/2012/07/26/zuckerberg-on-instagram-theres-been-no-integration-the-acquisition-hasnt-closed/&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Occident finance la croissance de Facebook dans le reste du monde&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aujourd'hui la crise touche l'Occident tandis que les pays dits émergents tirent l'économie mondiale vers le haut par une croissance à deux chiffres. Mais pour le développement de Facebook, la situation est plutôt inversée&amp;nbsp;: c'est l'Occident qui finance la croissance du réseau dans le reste du monde. Deux figures le montrent clairement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Facebook-ARPU-Q2-2012_m.jpg&quot; alt=&quot;Facebook-ARPU-Q2-2012.png&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Facebook-ARPU-Q2-2012.png, juil. 2012&quot; /&gt;
Le revenu moyen par usager aux Etats-Unis (3,2 $) est aujourd'hui plus du double de celui de l'Europe (1,43), six fois supérieur à celui de l'Asie (0,44) et plus encore comparé au reste du monde. Sur deux années, ce revenu a légèrement augmenté pour ces derniers pays, tandis qu'il passait de 1,87 à 3,2 aux US.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Facebook-usagers-Q2-2012_m.jpg&quot; alt=&quot;Facebook-usagers-Q2-2012.png&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Facebook-usagers-Q2-2012.png, juil. 2012&quot; /&gt;
Inversement, il y a aujourd'hui plus d'usagers FB non-occidentaux qu'occidentaux. Le croisement des courbes a eu lieu au milieu de l'année 2011. On voit sur la figure qu'en nombre d'usagers la croissance de FB stagne maintenant aux Etats-Unis, Canada et Europe tandis qu'elle reste fortement orientée à la hausse dans le reste du monde.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si l'on croise ces différentes informations, on constate que la firme n'a pas de souci à court terme pour sa croissance et son innovation du fait de l'argent frais récupéré en bourse. Cela correspond bien à la culture d'origine de l'entreprise. Inversement sauf changement stratégique majeur en direction du commercial et donc rupture par rapport à sa culture originelle, on voit mal comment elle pourra valoriser sa croissance à l'extérieur de l'Occident qui risque de peser de plus en plus lourd dans ses charges (&lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/2012/07/21/bresil-indonesie-ces-pays-qui-plombent-les-comptes-de-facebook-234000&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais on peut faire une tout autre lecture de cette évolution et considérer que l'implantation internationale de Facebook devient maintenant un enjeu géopolitique pour les Etats-Unis, un peu à l'image de la stratégie d'implantation internationale du cinéma hollywoodien au lendemain de la seconde guerre mondiale. Les exemples des conséquences politiques de l'usage de FB dans les pays non-occidentaux ne manquent pas. En effet, la firme est à la fois un outil important de promotion du modèle occidental à l'échelle mondiale et un précieux outil de connaissance et de surveillance du comportement des populations. Si l'on suit cette interprétation, il est probable qu'on saura trouver sur le marché américain de quoi maintenir la bonne santé de la firme.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;18 août 2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un peu naïf, mais significatif de l'avenir de l'économie politique de la firme&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Howard, Philip N. « &lt;a href=&quot;http://www.slate.com/articles/technology/future_tense/2012/08/facebook_should_be_nationalized_to_protect_user_rights_.html?tid=sm_tw_button_toolbar&amp;amp;utm_source=buffer&amp;amp;buffer_share=615fa.&quot;&gt;Let’s Nationalize Facebook&lt;/a&gt; ». Slate, août 16, 2012.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;30 Août 2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir INA-Global &lt;a href=&quot;http://www.inaglobal.fr/numerique/article/facebook-le-boom-des-pays-emergents&quot;&gt;Facebook&amp;nbsp;: le boom des pays émergents&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>La valeur de Facebook</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/05/21/La-valeur-de-Facebook</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:e0049f47cbe164704c53f8692d23d92c</guid>
        <pubDate>Mon, 21 May 2012 12:52:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Web 2.0</category>
                          <category>523. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du médium : Facebook</category>
                <description>          &lt;p&gt;A lire...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;« &lt;a href=&quot;http://www.businessinsider.com/what-is-facebook-worth-2012-5?utm_source=twbutton&amp;amp;utm_medium=social&amp;amp;utm_campaign=sai&quot;&gt;Well, Now That Everyone Has Sobered Up, Let’s Figure Out What Facebook Is Actually Worth...&lt;/a&gt; » Business Insider, 21 mai 2012.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;L'entrée en bourse de Facebook pourrait être un désastre pour des millions d'investisseurs individuels.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Un prix correct pour Facebook pourrait-être entre 16 et 24$.&lt;/em&gt; (l'action a été proposée à 38$)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Facebook-vs-Google-Businessinsider_m.jpg&quot; alt=&quot;Facebook-vs-Google-Businessinsider.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Facebook-vs-Google-Businessinsider.jpg, mai 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au moins les lecteurs de ce blogue étaient &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/tag/523.%20%C3%80%20LA%20RECHERCHE%20DU%20NEODOCUMENT%20%3B%20L%E2%80%99%C3%A9laboration%20d%E2%80%99un%20mod%C3%A8le%20commercial%20%3B%20La%20strat%C3%A9gie%20du%20m%C3%A9dium%20%3A%20Facebook&quot;&gt;prévenus&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Facebook : Take the money and run...</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/05/17/Facebook-%3A-Take-the-money-and-run...</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:760073377705de59b8d2f2655861b88a</guid>
        <pubDate>Thu, 17 May 2012 03:35:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Web 2.0</category>
                          <category>523. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du médium : Facebook</category>
                <description>          &lt;p&gt;J'ai déjà eu l'occasion (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/03/20/Le-pouvoir-des-ing%C3%A9nieurs-managers&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/04/19/Instagram%2C-pique-et-pique-et-colegram&quot;&gt;là&lt;/a&gt;) de montrer combien les entreprises du web suivies sur ce blogue étaient pilotées par les ingénieurs-managers sur le dos des actionnaires-spéculateurs les plus naïfs, les plus malins récupèrent aussi le jackpot. L'entrée en bourse de &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; est une nouvelle illustration d'un fonctionnement dont le moins que l'on puisse dire est qu'il a perdu toute rationalité économique et morale, comme le montre un récent article de &lt;a href=&quot;http://www.latribune.fr/technos-medias/internet/20120504trib000697006/facebook-en-bourse-jackpot-pour-zuckerberg-et-qui-d-autre-.html&quot;&gt;La Tribune&lt;/a&gt;. A cette occasion&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Marc Zuckerberg va récupérer personnellement plus de 1 Mds de $.... pour payer ses impots, en vendant quelques actions tout en conservant 58,8% des droits de vote&amp;nbsp;;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Peter Thiel, fondateur de PayPal compagnon du précédent depuis 2004 dont j'ai déjà eu &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/10/11/Les-origines-libertariennes-de-Facebook&quot;&gt;l'occasion&lt;/a&gt; de souligner les opinions libertariennes, va céder pour plus de 200 millions de dollars d'actions (il aurait en réalité vendu&lt;a href=&quot;http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/tech-medias/actu/0202070791353-facebook-effectue-un-demarrage-poussif-sur-le-nasdaq-324985.php?xtor=RSS-2132&amp;amp;utm_source=twitterfeed&amp;amp;utm_medium=twitter&quot;&gt; 1/3 de sa participation pour 640 M de $&lt;/a&gt;...)&amp;nbsp;;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le fonds Accel Partners, au capital depuis 2005, un an après le lancement du réseau social, se déleste de 20% de ses titres, pour un montant de l'ordre du milliard de dollars&amp;nbsp;;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le fonds russe DST de Yuri Milner vend aussi 28% de ses parts pour plus de 800 millions et la société Internet russe Mail.ru cède également pour 350 millions (c'était &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/10/21/Facebook-et-les-d%C3%A9placements-de-valeur&quot;&gt;prévu&lt;/a&gt;).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La banque Goldman Sachs vend aussi une douzaine de millions d'actions, un autre compère dont les opérations douteuses avaient déjà aussi été &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/01/05/Money%2C-money-%281%29&quot;&gt;pointée&lt;/a&gt; sur ce blogue.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Dans le même temps, nous &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/04/25/Trimestre-contrast%C3%A9&quot;&gt;savons&lt;/a&gt; que les résultats financiers de la firme sont préoccupants et &lt;em&gt;General Motors&lt;/em&gt; vient d'&lt;a href=&quot;http://www.latribune.fr/technos-medias/internet/20120516trib000698775/general-motors-boude-facebook.html&quot;&gt;annoncer&lt;/a&gt; le retrait de son budget publicitaire faute d'efficacité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bien sûr, la réussite en terme de services et de couverture de la firme est toujours très impressionnante. Mais le contraste avec la réalité économique immédiate est inquiétant. Et surtout le gouffre entre les comportements et les &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/02/03/L-%C3%A9vangile-selon-Saint-Marc-%28Zuckerberg%29&quot;&gt;discours lénifiants&lt;/a&gt; sur le web est abyssal.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;18-05-2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Libé&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://www.ecrans.fr/Facebook-entree-en-bourse,14708.html&quot;&gt;Dans le grand bain de la bourse, Facebook fait un plat&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Facebook a récupéré dans l’opération 6,84 milliards de dollars, sur une opération totale de quelque 16,02 milliards de dollars, le solde revenant à des actionnaires initiaux.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;11-06-2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour une défense argumentée, mais discutable de FB, voir&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/05/17/[Opinion&quot; title=&quot;[Opinion&quot;&gt;[Opinion&lt;/a&gt; Facebook&amp;nbsp;: les marchés font preuve de passéisme !|http://blog.lefigaro.fr/medias/2012/05/opinion-les-marches-sont-passeistes.html]
de MC Beuth&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;22-08-2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Acte 2&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;« &lt;a href=&quot;http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/tech-medias/actu/0202223871734-les-principaux-actionnaires-de-facebook-ont-commence-a-revendre-leurs-titres-354650.php&quot;&gt;Les principaux actionnaires de Facebook ont commencé à revendre leurs titres, Actualités&lt;/a&gt; », Les Echos&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Trimestre contrasté pour Apple, Google et Facebook</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/04/25/Trimestre-contraste</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:fe7dfafc094bc087a5dc84598f19b847</guid>
        <pubDate>Wed, 25 Apr 2012 09:53:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Web 2.0</category>
                          <category>524. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; Intégration</category>
                <description>          &lt;p&gt;Le premier trimestre des trois entreprises que je suis dans ce blogue a été plutôt contrasté, confortant les tendances déjà notées. Rien à changer donc pour l'analyse.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nouveau succès pour &lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une nouvelle fois &lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://www.apple.com/pr/library/2012/04/24Apple-Reports-Second-Quarter-Results.html&quot;&gt;annonce&lt;/a&gt; un succès explosif pour le premier trimestre de cette année civile&amp;nbsp;: 39,2 Milliards de $ de CA, 11,6 Milliards de profit. Le contenu ne représente toujours qu'une part très réduite des rentrées financières (5,5%), trois fois moins que la vente d'iPads et surtout dix fois moins que la vente d'iPhones qui se maintient à un niveau très élevé et fait plus de la moitié du CA de la firme.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En chiffre absolu, la vente de contenu par &lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt; représente pour la firme 2,1 Milliards de $ pour ce trimestre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Maintien de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le &lt;a href=&quot;http://investor.google.com/earnings/2012/Q1_google_earnings.html&quot;&gt;premier trimestre de ''Google''&lt;/a&gt; a aussi été bon avec un ralentissement saisonnier peut-être un peu plus marqué que d'habitude. Le chiffre d'affaires s'est élevé à 10,6 Milliards de $ toujours réalisé à 96% par la publicité et la répartition entre les sites internes et externes n'a pas vraiment bougé. La recentrage voulu par Larry Page ne se lit pas encore dans les comptes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voilà le graphique actualisé.
&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.CA-Google-Q1-2012_m.jpg&quot; alt=&quot;CA-Google-Q1-2012.png&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;CA-Google-Q1-2012.png, avr. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Incertitude pour Facebook&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Malgré les articles et analyses favorables à la veille de son entrée en bourse (&lt;a href=&quot;http://blog.lefigaro.fr/medias/2012/04/facebook-derniers-chiffres-et.html?xtor=RSS-29&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), la situation de &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; est plus incertaine. &lt;a href=&quot;http://www.sec.gov/Archives/edgar/data/1326801/000119312512175673/d287954ds1a.htm&quot;&gt;Ce trimestre&lt;/a&gt; montre une baisse nette de son chiffre d'affaires (1Mds pour ce trimestre), supérieure à ce que l'on pourrait attendre des variations saisonnières, en particulier face à la croissance toujours très forte de son implantation et de son activité qui induit forcément des coûts de structure en augmentation sans, semble-t-il, générer de rentrées proportionnelles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le partage entre ressources publicitaires et ressources dues au paiement ne semble pas avoir évolué de façon significative. Voilà le graphique actualisé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.CA-Facebook-Q1-2011_m.jpg&quot; alt=&quot;CA-Facebook-Q1-2011.png&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;CA-Facebook-Q1-2011.png, avr. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu 16-05-2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.boursorama.com/actualites/facebook-n-est-pas-forcement-l-affaire-du-siecle-235e4cc59f937c977992d233e997fa57&quot;&gt;Facebook n'est pas forcément l'affaire du siècle&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Gouvernance et données ouvertes</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/04/20/Gouvernance-et-donnees-ouvertes</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:a10f3256fa1f8e3d6464ed58c2316939</guid>
        <pubDate>Fri, 20 Apr 2012 03:29:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Web 2.0</category>
                          <category>6. CONCLUSION - ARCHITECTES ET ARCHITHEQUES</category>
                <description>          &lt;p&gt;Le prochain séminaire en architecture de l'information se tiendra le vendredi 27 avril de 13h30 à 17h à l'IXXI à Lyon (&lt;a href=&quot;http://www.ixxi.fr/?page_id=41&amp;amp;lang=fr&quot;&gt;plan&lt;/a&gt;) avec la présentation de deux intervenantes qui confronteront leur expérience de chercheuse et de terrain.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Open data&amp;nbsp;: consensus déceptif ou levier de changement politique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Valérie Peugeot, chargée de recherche en prospective au sein du laboratoire de Sciences Humaines et Sociales d'Orange Labs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'open data est un phénomène encore récent et pourtant cet objet politique ne cesse d'étonner&amp;nbsp;: rares sont les innovations institutionnelles à connaître un rythme d'adoption aussi rapide et à bénéficier d'un tel consensus sur l'échiquier politique mondial. L'analyse des intentions véhiculées par les promoteurs de l'open data permet de décrypter les racines intellectuelles et politiques de ce mouvement avant d'en évaluer les premiers effets réels, tels qu'observés au cours d'un terrain mené au Royaume-Uni en 2010-2011. Préalable indispensable au moment où l'open data déborde du champ de la stricte donnée publique pour aborder les territoires de la donnée d'entreprise et de la donnée personnelle, sur toile de fond de big data.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rennes&amp;nbsp;: Open data et collectivité locale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bernadette Kessler, responsable du service Innovation Numérique à la ville de Rennes et à Rennes Métropole&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous cherchons à Rennes à trouver des solutions qui permettent&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;de garantir la pérennité des applications pratiques réalisées dans le cadre de l'open data,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;de sensibiliser les habitants et les associations à l’intérêt de ce programme par la diffusion de visualisations des données (partage de la connaissance) et le lancement d'opération de croud sourcing,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;de nous donner les moyens de faire de l'open data un levier d'animation du territoire,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;de favoriser l'utilité sociale de l'open data et son rôle dans le développement du débat public.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Ce séminaire clos la saison 2011-2012. Nous testons pour la saison prochaine une autre forme de séminaire, plus proche du webinaire. A suivre donc.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Instagram, pique et pique et colegram</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/04/19/Instagram--pique-et-pique-et-colegram</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:ab0f876ffbfd8eea0cfb0aafc964dd7e</guid>
        <pubDate>Thu, 19 Apr 2012 13:28:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Web 2.0</category>
                          <category>523. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du médium : Facebook</category>
                <description>          &lt;p&gt;Beaucoup d'observateurs se sont esbaudis ces derniers jours du prix payé par &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; pour l'achat de &lt;em&gt;Instagram&lt;/em&gt; (1 Milliards de $), se sont interrogés sur les subtilités stratégiques de cette acquisition ou encore se sont inquiétés des conséquences sur le service rendu aux usagers.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais plusieurs articles de la presse US qui éclairent les détails de cette transaction (&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://dealbook.nytimes.com/2012/04/18/with-instagram-deal-facebook-shows-its-worth/&quot;&gt;NYT&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://online.wsj.com/article/SB10001424052702304818404577350191931921290.html?mod=WSJ_hp_us_mostpop_read&quot;&gt;WSJ&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, repérés par &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/technologies/article/2012/04/19/l-entree-en-bourse-de-facebook-se-precise_1687438_651865.html?xtmc=facebook&amp;amp;xtcr=1&quot;&gt;Le Monde&lt;/a&gt;) montrent aujourd'hui  qu'il s'agit surtout d'un tour de passe-passe du Pdg de &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; qui illustre jusqu'à la caricature la thèse présentée ici même dans un &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/03/20/Le-pouvoir-des-ing%C3%A9nieurs-managers&quot;&gt;billet précédent&lt;/a&gt; sur le pouvoir absolu des ingénieurs managers (voir d'ailleurs dans le même temps une autre illustration chez &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/economie/2012/04/15/google-fait-une-bonne-action-pour-ses-patrons_811922&quot;&gt;Libé&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Instagram ne sera pas payée 1 Milliards de $&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur la base d'un prix de 1 Mds, le rachat de la firme s'est fait pour 30% en cash et 70% en actions.
Cela signifie qu'aujourd'hui dans ce deal personne ne peut dire combien vont toucher les propriétaires d&lt;em&gt;'Instagram&lt;/em&gt;, mais &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt;, lui, ne paiera &quot;que&quot; 300 Millions de $.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La valeur finale du prix touché dépendra donc de la valeur des actions de &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; qui doit entrer en bourse mi-mai. Il semble que le deal se soit construit sur une valorisation de 75 Mds, en dessous des prévisions actuelles des observateurs actuellement à 100 Mds. Il est donc possible que les vendeurs touchent plus que le milliard promis.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D'un autre côté, le cout payé par Facebook, 300 Millions, n'est pas une si mauvaise affaire puisqu&lt;em&gt;'Instagram&lt;/em&gt; était valorisée juste avant l'opération à 500 Millions sur le second marché.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ainsi les dirigeants des deux firmes touchent le jackpot, sur le dos des spéculateurs boursiers. Le vendeur en récupérant un joli pactole, l'acheteur en ajoutant au portefeuille de son entreprise des services complémentaires aux siens à un coût intéressant. Mieux en attirant l'attention sur Facebook à un moment propice, on favorise sa valorisation à venir. Ce qu'on appelle dans les affaires du win-win.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les deux compères&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est un peu vain alors, je crois, de tenter une analyse stratégique sophistiquée de cette histoire, qui ressemble plus à une combine qu'à un choix entrepreneurial.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'opération, racontée par le &lt;em&gt;WSJ&lt;/em&gt;, s'est réglée en un week end, dans un quasi tête à tête entre Mark Zuckerberg, 27 ans, et Kevin Systrom, 28 ans. Le premier détient 28% des actions de sa société, mais contrôle 57% des votes. Le second détient 45% des parts de la sienne. Tous les deux sont donc très directement intéressés, et n'ont pas besoin de l'aval de leurs investisseurs pour prendre des décisions. Du moins aujourd'hui.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Selon le &lt;em&gt;WSJ&lt;/em&gt;, le pdg d'Instagram aurait demandé d'abord un prix de 2 Mds de $. Voilà l'argumentaire de la négociation selon le &lt;em&gt;WSJ&lt;/em&gt; (trad JMS)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;On raconte que M. Zuckerberg, qui envisageait de payer principalement en actions, a demandé à M. Systrom ce qu'il pensait de la valeur de Facebook. S'il croyait qu'un jour Facebook vaudrait autant qu'une société comme Google, 200 Milliards ou plus, alors l'équivalent de 1% de Facebook serait suffisant pour atteindre son prix.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;C'était un argument comme un autre, sachant que la façon traditionnelle d'évaluer une société, par son cash-flow ou la somme de ses parties, est sans fondement quand la société ne propose qu'un produit et le donne gratuitement.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce dernier paragraphe sonne curieusement dans un tel journal. Il montre à quel point la finance est fascinée par la croissance explosive en activité des médias sociaux. Croyant sans doute à un futur âge d'or de l'exploitation des données personnelles, elle a perdu tout esprit critique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Drole de monde. En attendant, certains gamins astucieux savent profiter de la situation.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bourre et bourre et ratatam...&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Architecture de l'information pour les SHS</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/03/28/Architecture-de-l-information-pour-les-SHS</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:5371bca02a8b3f87b8a4001386828cc6</guid>
        <pubDate>Wed, 28 Mar 2012 11:14:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Web 2.0</category>
                          <category>6. CONCLUSION - ARCHITECTES ET ARCHITHEQUES</category>
                <description>          &lt;p&gt;Le prochain séminaire en architecture de l'information se tiendra le vendredi 6 avril de 13h30 à 17h à l'IXXI à Lyon (&lt;a href=&quot;http://www.ixxi.fr/?page_id=41&amp;amp;lang=fr&quot;&gt;plan&lt;/a&gt;) avec la présentation de deux intervenants disposant d'une expérience forte dans le montage de services sur le Web pour la recherche en SHS.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Culture Visuelle, paradoxes d'une expérimentation en digital humanities&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;André Gunthert, maître de conférences à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), il dirige le Laboratoire d'histoire visuelle contemporaine (Lhivic)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;La plate-forme de blogs Culture Visuelle a été créée en 2010, pour mettre à disposition des chercheurs un outil spécialisé dans la gestion de contenus multimédia. Deux ans plus tard, les principaux résultats de cette expérience montrent que les ressources du dispositif, largement sous-employées, ne sont d'aucune utilité en dehors d'un contexte de recherche et d'une communauté fortement soudée. Se heurtant à d'importantes résistances académiques, l'usage scientifique élaboré des outils numériques conserve un caractère d'exception.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Labos digitaux - exposer les données de la recherche&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sophie Pène, directrice de la recherche à l'Ecole nationale supérieure de création industrielle&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Deux expériences de création et d'animation rédactionnelle ( 2006, à l'université Paris Descartes, la plateforme René Des Blogs, devenue les Carnets.2, avec10 000 comptes - 2009, sur Hypothèses.org, un blog de recherche, Paris Design Lab) sont le matériau proposé pour une réflexion sur les blogs SHS. Cette fraîche littérature grise est à coup sûr une remarquable activité discursive, qui transforme nos façons de faire de la recherche. Se pose la question de l'architecture de ces “big data”, la cité savante devenant une cité informationnelle, et se devant d'aménager sa visibilité pour un large public. Comment nos communautés SHS pourront-elles aborder le difficile chantier de la visusalisation de données, et passer ainsi d'une communication sur le quotidien de la recherche à une véritable exposition de recherche, comprenant les médias sociaux généraux et dédiés, le curating scientifique et politique&amp;nbsp;? Un travail en cours avec l'artiste Pierre Giner, pour le Labex Création Arts et Patrimoine, servira d'étude de cas, quant aux liens entre événements de recherche (colloque, conversations), rédaction de carnet et , véritablement, exposition, dans des lieux numériques qui sont aujourd'hui nos véritables laboratoires.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>L'inversion du rapport au savoir à l'école</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/03/22/L-inversion-du-rapport-au-savoir</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:2b1d9ed845062dadd24daa6ebe061ea2</guid>
        <pubDate>Thu, 22 Mar 2012 07:41:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Web 2.0</category>
                          <category>314. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; Renouveau ; L’inversion du flux</category>
                  <category>332. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre ; De la neutralité</category>
                <description>          &lt;p&gt;A lire et à faire lire absolument pour comprendre l'inversion du rapport au savoir sur le Web dès le lycée&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.laviemoderne.net/lames-de-fond/009-comment-j-ai-pourri-le-web.html&quot;&gt;Comment j'ai pourri le web&lt;/a&gt;, 21 mars 2012, la vie moderne.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;25-03-2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour un contrepoint parmi d'autres&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://damienbabet.com/contrebande/?p=511#comments&quot;&gt;Pourritures pédagogiques&lt;/a&gt;, Contrebande, 23 mars 2012.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;26-03-2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Petite remarque&amp;nbsp;: l'écho qu'a rencontré cette histoire et les débats passionnés qu'elle a susités soulignent le hiatus qui s'est installé entre les &quot;penseurs de l'école&quot; et les &quot;penseurs du web&quot;, souvent aussi péremptoires les uns que les autres et sans beaucoup d'écoute. Peut-être qu'un peu de modestie serait bienvenue.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'école doit être un lieu d'émancipation où il est important d'apprendre aux élèves à penser par eux-mêmes et à citer leurs sources. L'erreur serait de croire que le Web pourrait la remplacer. Mais le web peut être très utile pour favoriser cette émancipation, il est même incontournable comme lieu principal aujourd'hui de récolte des informations, à condition de comprendre comment le savoir s'y construit. Et il s'y construit de façon sensiblement différente du savoir traditionnellement enseigné à l'école.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est pourquoi j'ai apprécié cette petite expérience.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>L'évangile selon Saint Marc (Zuckerberg)</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/02/03/L-evangile-selon-Saint-Marc-%28Zuckerberg%29</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:a60a4f9206fd34102e1a6afcb37c5faf</guid>
        <pubDate>Fri, 03 Feb 2012 13:14:00 -0500</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Web 2.0</category>
                          <category>334. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre ; Économie de service</category>
                  <category>511. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; Les paradoxes du néodocument ; Propriété et partage</category>
                  <category>523. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du médium : Facebook</category>
                <description>          &lt;p&gt;&lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; a donc initié le processus de son introduction en bourse. Le point de départ est le dépôt d'un formulaire officiel, dit S1 qui fournit toutes les informations utiles aux futurs actionnaires, et donc enfin des chiffres indiscutables (mis sous&lt;a href=&quot;http://battellemedia.com/wp-content/uploads/2012/02/Facebook-S-1.pdf&quot;&gt; Pdf&lt;/a&gt; par J. Battelle). Celui-ci a évidemment fait l'objet de très nombreux commentaires. On en trouvera un bon résumé sur le &lt;a href=&quot;http://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/facebook-bourse&quot;&gt;Journal du Net&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.CA-Facebook-2011_m.jpg&quot; alt=&quot;CA-Facebook-2011.png&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;CA-Facebook-2011.png, fév. 2012&quot; /&gt;
Pour l'aspect financier, je ne retiendrai que deux points dont il faudra surveiller l'évolution. Le chiffre d'affaires de &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt;, relativement modeste comparé à son implantation mondiale, montre deux sources de revenus&amp;nbsp;: la première, attendue, est la publicité&amp;nbsp;; la seconde est le &quot;paiement&quot;, c'est à dire les revenus issus de sa monnaie virtuelle, les &lt;em&gt;Facebook Credits&lt;/em&gt;. Cette seconde source est récente mais prend de l'ampleur. Il semble que le principal de ces revenus proviennent des jeux et tout spécialement de &lt;em&gt;Zinga&lt;/em&gt;. Difficile d'en tirer de grandes conclusions pour l'instant.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Mais le plus étonnant, pour moi, est le ton de la traditionnelle lettre du fondateur, Marc Zuckerberg, qui accompagne le dossier. On en trouvera ci-dessous de larges extraits (trad. JMS). N'oublions pas qu'il s'agit dans ce document de trouver de futurs actionnaires pour &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;A l'origine, Facebook n'a pas été créé pour être une entreprise commerciale. Il a été construit pour accomplir une mission sociale&amp;nbsp;: rendre le monde plus ouvert et connecté. (..)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Aujourd'hui, notre société a atteint un nouveau point de bascule. Nous vivons un moment où la majorité des gens sur la terre ont accès à l'internet ou à la téléphonie mobile, les outils de base pour commencer à partager ce que ils pensent, ressentent et font avec qui ils veulent. Facebook aspire à construire les services qui donnent aux gens le pouvoir de partager et les aider, une nouvelle fois, à transformer un grand nombre de nos principales institutions et industries.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Il y a à la fois un énorme besoin et une énorme occasion pour connecter tout le monde, pour donner à chacun une voix et pour aider à changer la société pour le futur. L'ampleur de la technologie et de l'infrastructure à construire est sans précédent et nous croyons que c'est le plus important des problèmes auquel nous devons nous atteler. (..)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;A Facebook, nous construisons des outils qui aident les gens à se connecter avec les personnes qu'ils souhaitent et partager ce qu'ils souhaitent, et ainsi faisant nous élargissons les capacités à construire et entretenir leurs relations.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le fait de partager plus, même simplement avec ses amis proches ou sa famille, crée une culture plus ouverte et conduit à une meilleure compréhension de la vie et des perspectives des autres. Nous croyons que cela crée un plus grand nombre et de plus solides relations entre les gens, et que cela aide les gens à être exposés à un plus grand nombre de points de vue différents.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;En aidant les gens à réaliser ces connexions, nous espérons reorienter la façon dont les gens diffusent et consomment l'information. Nous pensons que l'infrastructure informationnelle du monde devrait ressembler à un graphe social, un réseau construit à partir de la base ou pair à pair plutôt que la structure monolithique descendante qui existe aujourd'hui. Nous croyons aussi que donner aux gens le contrôle sur ce qu'ils échangent est un principe fondamental de cette réorientation.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Nous avons déjà aidé plus de 800 millions de personnes à établir plus de 100 milliards de connexions, et notre objectif est d'accélérer cette réorientation. (..)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Comme les personnes partagent plus, ils ont accès à plus d'opinions de personnes en qui ils ont confiance sur les produits et services qu'ils utilisent. Cela rend plus facile la découverte des meilleurs produits et l'amélioration de leur qualité de vie.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Faciliter la découverte de meilleur produit permet de récompenser les entreprises qui les réalisent, les produits qui sont personnalisés et conçus autour des gens. Nous nous sommes aperçus que les produits qui sont &quot;sociaux par conception&quot; (social by design) ont tendance à être plus impliquants que leurs homologues traditionnels, et nous sommes impatients de voir plus de produits s'engager dans cette direction dans le monde. (..)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;En donnant aux gens la possibilité de partager, nous commençons à voir qu'ils font entendre leur voix à une échelle différente de ce qui était historiquement possible. Ces voix vont augmenter en nombre et volume. Elles ne peuvent être ignorées. Avec le temps nous pensons que les gouvernements répondront mieux aux questions et préoccupations issues directement de leur peuple plutôt qu'au travers d'intermédiaires contrôlés par une élite.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Grâce à ce processus, nous croyons que les leaders émergeront dans tous les pays qui seront pro-internet et se battront pour les droits de leur peuple, y compris le droit de partager ce qu'ils veulent et le droit d'accéder à toute information que d'autres voudraient partager avec eux. (..)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Dis simplement&amp;nbsp;: nous ne construisons pas des services pour faire de l'argent&amp;nbsp;; nous faisons de l'argent pour construire de meilleurs services.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Et nous pensons que c'est une bonne façon de construire quelque chose. Je crois qu'à notre époque de plus en plus de gens veulent utiliser les services de sociétés qui croient en quelque chose, au-delà de la recherche du profit maximum. (..)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A lire son fondateur et principal actionnaire, &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; ressemble plus à une église qu'à une entreprise. Décidément, le Web est porteur d'une puissante idéologie, y compris là où on l'attendrait le moins. A méditer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;6 fev 2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et derrière les jeunes prophètes piaffent&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.rtbf.be/info/medias/detail_reseaux-sociaux-le-fondateur-de-tumblr-veut-humilier-facebook?id=7509843&quot;&gt;Réseaux sociaux: Tumblr détrônera-t-il Facebook ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au début du millénaire, on parlait de nouvelle économie. Aujourd'hui l'économie n'a plus la cote, la politique l'a remplacée&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;La génération qui a grandi avec internet montre que son monde est différent, et qu'elle contrôle les gouvernements&quot;, veut croire ce New Yorkais à la ligne de modèle -il a été choisi par la griffe japonaise de prêt-à-porter Uniqlo pour la campagne de lancement de son grand magasin de New York- dont la frange tombe juste au dessus de ses yeux clairs.&lt;/em&gt; (il s'agit de David Karp).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On est plus que jamais dans l'idéologie libertarienne. Mais j'ai peur que la désillusion soit la même.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;27-02-2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur les difficultés de la vente sur Facebook&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;« Gamestop to J.C. Penney Shut Facebook Stores », Bloomberg, s. d., &lt;a href=&quot;http://www.bloomberg.com/news/2012-02-17/f-commerce-trips-as-gap-to-penney-shut-facebook-stores-retail.html&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;et&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quand vous ne voyez pas le service, c’est que vous êtes le produit !, &lt;a href=&quot;http://www.internetactu.net/2012/02/27/quand-vous-ne-voyez-pas-le-service-cest-que-vous-etes-le-produit/&quot;&gt;InternetActu&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;28-02-2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur le don't be evil de Google (cf commentaires)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://marketingland.com/on-google-being-evil-6851&quot;&gt;« On Google &amp;amp; Being “Evil” »&lt;/a&gt;. Marketing Land.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>&quot;Jusqu'à quel prix sommes nous prêts à payer le numérique ?&quot;</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/12/17/La-bascule</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:249c0f1ac2f036362380fb73aaf3963b</guid>
        <pubDate>Sat, 17 Dec 2011 09:49:00 -0500</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Web 2.0</category>
                          <category>33. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre</category>
                  <category>51. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; Les paradoxes du néodocument</category>
                  <category>524. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; Intégration</category>
                <description>          &lt;p&gt;En cette fin d'année, il semble que le dialogue de sourds entre les tenants d'un renforcement des outils répressifs pour défendre le droit d'auteur sur le web et les promoteurs d'un web débarrassé de toutes contraintes soit reparti de plus belle (voir par ex &lt;a href=&quot;http://www.bibliobsession.net/2011/12/20/acta-en-phase-finale-sopa-en-demarrage-quel-monde-pour-demain&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, une de ces postures sans nuance, présentée au nom des bibliothécaires). Je n'ai jamais été très convaincu par ces rhétoriques attisées par les intérêts commerciaux des éditeurs et producteurs d’un côté et ceux des opérateurs de réseaux et fournisseurs de services web de l’autre. Et les hérauts du web, sous couvert de la défense des droits fondamentaux, me paraissent souvent proclamer une opinion reflétant plutôt leur position particulière.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un nouvel équilibre entre propriété intellectuelle et partage, se construira par tâtonnements successifs en fonction de l'avancement l'économie du webmédia et les tentatives précipitées de légiférer seront soumises à l'épreuve des faits.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'ai été plus intéressé par le résumé d'un rapport à venir rédigé par Jeffrey I. Cole, directeur du &lt;a href=&quot;http://www.digitalcenter.org/&quot;&gt;Center for the Digital Future&lt;/a&gt;, &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.digitalcenter.org/pdf/10_year_report_release.pdf&quot;&gt;Is America at a Digital Turning Point?&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; qui me parait poser des questions plus lourdes pour l'avenir (repéré grâce à&lt;a href=&quot;http://blog.lefigaro.fr/medias/2011/12/etude-la-plupart-des-journaux.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt; M-C Beuth&lt;/a&gt;). En voici quelques extraits (en italique les citations traduites, en normal mes commentaires intégrant les citations dans la théorie du document). Le centre de recherche est lié à une école de journalisme, ce qui oriente la problématique. Sans doute d'autres thèmes pourraient être pointés, mais ceux-là méritent attention et posent de bonnes questions.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;A un extrême, nous trouvons des usagers capables d'avoir une connexion sociale continue, un accès à l'information illimité et des capacités d'achat sans précédent. A l'autre extrême, nous trouvons une pression extraordinaire sur notre temps, de fortes préoccupations sur la confidentialité et des questions vitales sur la prolifération de la technologie, y compris un certain nombre qui n'existaient pas il y a dix ans.&lt;/em&gt; (...)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Nous trouvons d'énormes avantages dans les technologies en ligne, mais nous payons aussi un prix personnel pour ces prestations. La question est&amp;nbsp;: jusqu'à quel prix sommes-nous prêts à payer le numérique ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici les neuf leçons tirées de dix années d'enquêtes du centre&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;1. Les médias sociaux explosent, mais la plupart de leur contenu n'a aucune crédibilité&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(...) &lt;em&gt;Notre enquête la plus récente montre que 51% des usagers indiquent que seulement une petite portion, ou aucune des informations qu'ils voient sur les réseaux sociaux est pertinente. Seulement 14% ont dit que la plupart ou toutes les informations sont fiables.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'accent des médias sociaux mis sur la transmission (3e dimension du document) se fait au détriment du contenu (2e dimension), ou la communication prime sur l'information, le signal sur le signe, le phatique sur le sémantique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;2. La saturation numérique (E-Nuff Already) continue de s'étendre&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(...) &lt;em&gt;Autrefois, la messagerie était la principale préoccupation. Aujourd'hui la saturation numérique s'est encore accru, incluant de nombreux services et équipements qui ont d'énormes avantages pour les usagers, mais qui sont aussi perçus comme empiétant sur leur vie.&lt;/em&gt; (...)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Nous recevons trop de messages, le barrage des textes est continu, nous portons de multiples terminaux, de nouveaux services, de nouveaux gadgets continuent d'être produits. Combien de temps cela va-t-il durer avant que les Américains disent &quot;ça suffit !&quot;.&lt;/em&gt; (...)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'attention devient le bien le plus précieux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;3. L'ordinateur de bureau est mort. Longue vie à la tablette.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(...) &lt;em&gt;L'ordinateur de bureau est un dispositif où l'on se penche en avant ('lean forward' device), un outil posé sur un bureau qui force à aller vers lui. La tablette propose une attitude où l'on se penche en arrière ('lean back' allure), plus pratique et confortable que les ordinateurs portables et bien plus séduisante.&lt;/em&gt; (...)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;La domination à venir des tablettes va entrainer des changements majeurs dans la façon et le moment où les Américains se connecteront.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La forme change (1e dimension) et d'énormes batailles sont engagées pour la domination de cette dimension cruciale, en particulier au travers des brevets (&lt;a href=&quot;http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/enquete/0201783865229-comment-apple-a-dynamite-l-univers-des-smartphones-262850.php&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;4. Temps de travail = sept jours sur sept, jour et nuit.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les ordinateurs personnels et les technologies connectées ont augmenté la productivité et l'efficacité au travail. Mais pour de nombreux employés, le prix de cette productivité est aussi l'allongement du travail à leur vie en dehors du bureau.&lt;/em&gt; (...)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Est-il raisonnable de considérer que le temps de travail s'étende sept jours sur sept, jour et nuit ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'arrivée du néodocument modifie la régulation du travail par l'extension spatiale et temporelle de ses fonctions de transmission et de preuve.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;5. La plupart des journaux imprimés auront disparu dans cinq ans.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;La distribution des journaux imprimés continue de chuter, et nous pensons que seuls survivront les plus éloignés de la moyenne&amp;nbsp;: les plus grands et les plus petits.&lt;/em&gt; (...)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Quelles seront les conséquences des changements dans la distribution du contenu sur la qualité et le sérieux du journalisme ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le webmédia en prenant sa place modifie les équilibres internes des anciens médias. Les conséquences vont jusqu'à la deuxième dimension, le contenu et le genre des documents.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;6. Nous avons perdu notre vie privée.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(...) &lt;em&gt;La question de la vie privée est simple. Si vous vous connectez, quel que soit l'objet, votre vie privée n'existe plus. Les Américains adorent pouvoir acheter en ligne, chercher de l'information en ligne, et rejoindre des communautés en ligne. Mais le prix à payer est que nous sommes constamment surveillés. les sociétés privées savent sur nous tout ce qu'il est possible de savoir&amp;nbsp;: nos intérêts, nos préférences d'achat, nos comportements et nos croyances.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le modèle d'affaires du webmédia implique la surveillance de la navigation pour une revente ciblée de l'attention des internautes. Ce que nous gagnons en liberté de navigation, en personnalisation des services, nous le perdons en découverte inattendue, en suggestion d'achats et plus généralement en menace sur les libertés individuelles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;7. L'influence de l'Internet sur la vie politique américaine est encore en question.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(...) &lt;em&gt;Au delà des deux prochains cycles d'élection l'Internet deviendra un facteur majeur de changement du paysage politique.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le webmédia va continuer à trouver sa place dans l'espace public, comme porteur des valeurs de la postmodernité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;8. Internet va continuer à transformer les habitudes d'achat au détriment du commerce de détail.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Dans cinq ans, le paysage traditionnel de vente au détail sera complètement différent de ce qu'il est aujourd'hui.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout comme pour le travail, l'arrivée du néodocument modifie la régulation du commerce de détail par l'extension spatiale et temporelle de ses fonctions de transmission et de preuve.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;9. Et ensuite ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;En 2006, YouTube et Twitter venaient de naître, et Facebook était encore un bambin. Il y a une demi-décennie, qui aurait pensé que ces technologies naissantes deviendraient les standards de la communication sociale en 2011&amp;nbsp;? La prochaine grande tendance est développée actuellement par une nouvelle culture de visionnaires d'Internet qui n'attendent que d'être entendus.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La mise en place du néodocument est loin d'être terminée. Attention, si le succès d'audience des trois services indiqués est avéré, leur modèle d'affaires est encore incertain. Ainsi la captation de la valeur commerciale de l'attention à partir de la navigation n'est pas triviale et, effectivement, il est probable que bien des surprises soient encore à venir.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Gestion stratégique de l'information</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/12/07/Gestion-strategique-de-l-information</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:3ea89b34c48396afcf10f93179b68c5d</guid>
        <pubDate>Wed, 07 Dec 2011 11:58:00 -0500</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Web 2.0</category>
                        <description>          &lt;p&gt;Vu sur la liste Ebsi-L ce message réjouissant et étonnant de Félix Arseneau&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Je vous annonce que le groupe LinkedIn &quot;Gestion stratégique de l'information (GSI)&quot; est en excellente forme! &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Depuis que j'en ai parlé sur cette liste, il y a deux mois, nous sommes passés de 36 à 119 membres!  Merci aux abonnés de cette liste qui se sont joints à nous&amp;nbsp;: 44 personnes se sont jointes le même jour.  De plus, la base pluridisciplinaire nous est fidèle et s'enrichit de plus belle.  En effet, la GSI intéresse notamment les gens en droit, en gestion, en informatique, en plus des gens en BSI.  Enfin, le groupe a maintenant des membres dans 5 pays, dont l'Espagne et les États-Unis.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le &lt;a href=&quot;http://www.linkedin.com/groups?groupDashboard=&amp;amp;gid=3942187&amp;amp;trk=myg_ugrp_an&amp;amp;goback=%2Emyg&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;groupe&lt;/a&gt; est en accès libre. Et la consultation des fils de discussion est effectivement très éclairante. Il va falloir apprendre à gérer stratégiquement les informations issues de toutes ces initiatives, comprendre les spécialisations des différents canaux, repérer les communautés de pratiques, apprivoiser les temps différents et parfois éphémères des uns et des autres. Je ne suis pas sûr que l'on tienne longtemps dans ce maelström sans architecte de l'information...&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Héros et hérauts</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/08/19/Heros-et-herauts</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:99bab5d12f5996133db5a4ba7527d7df</guid>
        <pubDate>Fri, 19 Aug 2011 06:05:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Web 2.0</category>
                          <category>221. LES MUTATIONS DU DOCUMENT ; Petite histoire de la notion ; Auteurs et chercheurs</category>
                  <category>511. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; Les paradoxes du néodocument ; Propriété et partage</category>
                <description>          &lt;p&gt;Pour se réveiller et préparer la rentrée, un petit débat sur le web. Martin Lessard a présenté une &lt;a href=&quot;http://t.co/obVaCnv&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;stimulante critique&lt;/a&gt; d'un article du&lt;em&gt; NYT&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://mobile.nytimes.com/2011/08/14/opinion/sunday/the-elusive-big-idea.xml&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;The elusive big idea&lt;/a&gt;, stigmatisant un web trop superficiel et nostalgique des «&amp;nbsp;grandes idées&amp;nbsp;» d'antan. Je n'avais pas pourtant été très convaincu par son propos. Piqué, il a &lt;a href=&quot;http://zeroseconde.blogspot.com/2011/08/on-ne-peut-pas-balayer-aussi-vite-la.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;récidivé&lt;/a&gt;.
Voici donc à mon tour un écho, un peu décalé, sur le sujet.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Du fait des facilités de publication sur le web, l’auteur, ce héros romantique, perd de son aura. Le personnage principal est moins celui qui crée que celui qui partage, le passeur.  On pourrait dire avec un clin d’œil que de l’édition au web, le héros, l’auteur inséparable de son œuvre, devient le héraut, celui qui repère, relaie, commente pour une communauté de lecteurs les documents d’une bibliothèque numérique trop vaste et changeante pour être accessible à tous. Pour autant, ce héraut-là n’est pas moins chargé de romantisme, valorisé, applaudi ou contesté, parfois même aussi ténébreux, solitaire et désargenté, que le précédent. Son influence est mesurée à la notoriété de son nom ou pseudonyme et au nombre de personnes qui le suivent sur son blogue, sur Twitter, sur les réseaux sociaux et éventuellement le relaient à leur tour. Son autorité n’est plus transcendante comme dans l’ordre ancien, mais réside dans la fiabilité de son travail, dans l’intérêt des documents qu’il relaie et commente pour sa communauté conformément aux valeurs de l’ordre nouveau. La rémunération de son travail est sinon plus incertaine, du moins pas (encore) réglementée comme celle de l’auteur. Le héraut qui voudrait vivre de son travail n’a que deux solutions non exclusives l’une de l’autre&amp;nbsp;: soit il réussit à monnayer sa notoriété auprès d’annonceurs ou d’autres clients&amp;nbsp;; soit il est rémunéré directement ou indirectement par sa communauté.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sans remonter au héraut du Moyen Âge, l’importance des relais dans la circulation de l’information n’est pas vraiment nouvelle. Ils ont été étudiés par la sociologie américaine des médias au lendemain de la seconde guerre mondiale , qui a mis en évidence le processus de &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Two-step_flow_of_communication&quot; hreflang=&quot;en&quot; title=&quot;wkp&quot;&gt;two steps flow of communication&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, une circulation de l’information à deux étages pour analyser l’influence des médias sur le vote. Les médias touchent d’abord une série de personnes plus concernées, des leaders d’opinion qui ensuite influent les choix de leur communauté. Mais sur le web, le relai passe directement sur le média et laisse des traces. Dès lors, le leader d’opinion sur le web est pour sa communauté autant un héraut, un haut-parleur dont chaque nouvelle alerte efface la précédente, qu’un bibliothécaire ou un documentaliste qui accumule un patrimoine documentaire. À son échelle individuelle, il reflète le positionnement du web, entre flot et bibliothèque.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 28 décembre 2011&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir la proposition de L. Maurel, pour résoudre la difficulté de la rémunération&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/08/19/Rémunération des blogueurs&amp;nbsp;: une piste du côté de la licence globale ?&quot;&gt;Rémunération des blogueurs&amp;nbsp;: une piste du côté de la licence globale ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et aussi le point de vue québécois de M. Lessard&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blogues.radio-canada.ca/triplex/2011/12/22/les-blogueurs-ressources-a-exploiter/&quot;&gt;Les blogueurs, ressources à exploiter?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Le web est un média documentaire</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/05/11/Le-web-est-un-media-documentaire</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:c84a6d969c38bdc42a25f91f772788be</guid>
        <pubDate>Wed, 11 May 2011 04:17:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Web 2.0</category>
                          <category>313. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; Renouveau ; Le Web</category>
                  <category>422. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Le Web entre flot et bibliothèque</category>
                <description>          &lt;p&gt;AOL en partenariat avec Nielsen a réalisé une intéressante étude sur les échanges de contenu sur le web. L'étude porte sur un échantillon conséquent, amène des résultats sinon inattendus, du moins moins convenus que la vulgate habituelle et enfin elle affiche clairement son objectif (comment construire un dispositif publicitaire, et donc en retour une économie du web ?). Mais elle n'est évidemment pas désintéressée. AOL y souligne l'importance de ses services, notamment le courriel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Content is the fuel of the social web&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://advertising.aol.com/sites/default/files/webfm/research/research-reports/social-web/AOL_Social_Web.pdf&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Pdf&lt;/a&gt;. (il faudrait que les designers de AOL apprennent l'usage des couleurs, c'est pourquoi je n'ai reproduit ici qu'une diapo..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'étude s'appuie sur les outils et panels de Nielsen. 10,000  messages envoyés sur les médias sociaux ont été analysés, 1000 personnes ont été suivies pendant 10 jours consécutifs entre le 13 et le 23 décembre dernier. La marge d'erreur serait de moins de +/-10%.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quelques leçons pour la thématique de ce blogue&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.AOL-Nielsen-2011-Temps-Web_m.jpg&quot; alt=&quot;AOL-Nielsen-2011-Temps-Web.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;AOL-Nielsen-2011-Temps-Web.jpg, mai 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ainsi la navigation sur le web, mesurée par le temps, est (reste) majoritairement documentaire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais le plus intéressant est l'analyse des 30% consacrés à la communication interpersonnelle ou de groupe (médias sociaux et courriels). 23% des messages sur les médias sociaux incluent un lien vers du contenu (par contenu l'étude comprend des articles publiés, des vidéos et des photos, mais ni des vidéos familiales, ni les photos de fêtes) et si on ajoute les conversations sur ce contenu le pourcentage est certainement beaucoup plus élevé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lorsque l'on demande aux personnes quel est l'outil privilégié pour partager de l'information la réponse est à 66% le courriel. Les autres canaux sont loin derrière&amp;nbsp;: 28% pour les réseaux sociaux, le reste est en dessous de la marge d'erreur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lorsque l'on demande les canaux privilégiés pour partager l'information selon l'audience. Tous les canaux sont utilisés vers les amis, un peu moins les sites de partage. Le courriel puis les réseaux sociaux sont privilégiés pour la famille, comme pour le partage entre collègues. Enfin ce sont les sites de partage qui sont privilégiés pour diffuser plus largement l'information.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Même s'il faut tenir compte du commanditaire, cette étude relativise quelques idées reçues&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;la navigation sur le web reste très majoritairement documentaire,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;le courriel n'est pas sur le déclin pour partager l'information,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;le multicanal est la règle pour partager.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Cette structure ne facilite pas la construction d'une économie publicitaire. Même si, à l'évidence, l'information se diffuse et se partage, l'attention est éclatée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 14 juin 2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir le CR d'INA-Global qui élargi la perspective et donne d'autres références &lt;a href=&quot;http://www.inaglobal.fr/communication-publicite/article/de-quelle-maniere-les-internautes-partagent-ils-les-contenus&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Bulle, pub et maths</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/04/22/Bulle--pub-et-maths</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:eb3a34410837f39a05469cf24fbc3a14</guid>
        <pubDate>Fri, 22 Apr 2011 06:31:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Web 2.0</category>
                          <category>334. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre ; Économie de service</category>
                  <category>524. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; Intégration</category>
                <description>          &lt;p&gt;Virginie Clayssen attire l'attention sur cet article dont elle traduit quelques extraits (&lt;a href=&quot;http://www.archicampus.net/wordpress/?p=1049&amp;amp;cpage=1#comment-54946&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). Il mérite vraiment lecture&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ashlee Vance, « This Tech Bubble Is Different », BusinessWeek: Online Magazine, avril 14, 2011, &lt;a href=&quot;http://www.businessweek.com/magazine/content/11_17/b4225060960537.htm&quot; hreflang=&quot;en&quot; title=&quot;Tech Bulle 2011&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici la traduction de quelques autres parties, en rapport avec les préoccupations de ce blogue&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;En réalité, certaines bulles font du bien, même si elles se terminent mal. Dans les années 80, la croissance de Microsoft, Compaq et Intel a fait entrer les microordinateurs dans des millions d'entreprises et de domiciles, et les stocks de ces sociétés ont augmenté. La technologie a trébuché à la fin des années 80 et la Silicon Valley est restée avec nombre de microprocesseurs à bas prix et des théories pour les employer. Le boom des dot.com a gonflé avec la surévaluation de tout ce qui était lié au web.. Puis la correction est arrivée au début des années 2000, faisant s'évaporer sans doute 6 milliards de dollars chez les actionnaires. Mais ce cycle là a aussi laissé derrière lui une infrastructure pour l'internet qui a bénéficié aux entreprises et aux consommateurs.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Cette fois, l'accent est mis sur les moyens plus précis pour vendre. (..) «&amp;nbsp;Chaque génération de gens intelligents va où est l'argent, aujourd'hui c'est la génération de la publicité&amp;nbsp;» dit Steve Perlman un entrepreneur de la Silicon Valley.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Alors si cette bulle est construite sur la capacité à amener les clients à acheter, que restera-t-il quand elle va éclater ?&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Ma crainte est que la Silicon Valley ne ressemble maintenant à Hollywood », dit Glenn Kelman, directeur exécutif d'une société de courtage immobilier en ligne Redfin, après avoir été programmeur pendant vingt ans. «&amp;nbsp;Un business tourné vers le divertissement à la recherche du succès rapide qui n'augmente pas fondamentalement la compétitivité de l'Amérique. »&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les génies en math ont rejoint les as des logiciels dans les équipes. On les appelait les «Quants» à Wall Street, ce sont les «Wants» dans le business des réseaux sociaux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les opérations de ciblages ressemblent beaucoup à ce que les Quants faisaient à Wall Street.  Un système Want pourrait par exemple observer ce que quelqu'un cherche sur Google, ce qu'il écrit sur Gmail, et les sites qu'il visite. «&amp;nbsp;Vous récupérez ces données et puis construisez un système d'aide à la décision très rapide à partir de leur historique à orientation commerciale&amp;nbsp;» dit Will Price, président de Flite un service de publicité en ligne. «&amp;nbsp;Vous devez faire tous ces calculs avant le chargement de la page ».&lt;/em&gt;(..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Personne ne prétend que le haut du panier, FaceBook ou Google, ne soit menacé si la bulle éclate. Mais pour le niveau en dessous ou celui d'encore en dessous, où on trouve nombre de start-ups qui s'accumulent dans toutes les niches possibles des réseaux sociaux et de la publicité, le destin de ces sociétés est aléatoire.&lt;/em&gt;(..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;En 1986, Microsoft, Oracle et Sun Microsystems ont été déclarées. Compaq a mis quatre ans à être classée dans le top des 500 de Fortune, la croissance la plus rapide de toute l'histoire. Chacune de ces sociétés a connu des haut et des bas, mais toutes ont construit des technologies qui ont engendré d'autres technologies. Et aujourd'hui&amp;nbsp;? Groupon, avec ses coupons envoyés aux gens par courriel, pourrait bien devenir la société à la croissance la plus rapide de tous les temps. Son chiffre d'affaires pourrait atteindre 4 milliards de $ cette année, 750 millions de plus que l'année dernière, et sa valorisation est de 25 milliards de $. Son héritage technologique est le mignon courriel.&lt;/em&gt;(..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Groupon est une société qui propose des achats groupés pour faire baisser les prix (&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupon&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;wkp&lt;/a&gt;). L'article souligne néanmoins que certains à la Silicon Valley tentent de construire des outils de traitement de données (sur l'ADN, sur le climat) à d'autres fins.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Eric Schadt, directeur scientifique de Pacific Biosciences, fabricant de machines pour séquencer le génome, prétend que les nouvelles découvertes sur les médicaments et les remèdes contre le cancer dépendent de ces outils d'analyse. Les sociétés qui utilisent les outils de Pacific Biosciences produiront des montagnes d'informations chaque jour pendant qu'ils séquenceront de plus en plus de gens. Leur objectif&amp;nbsp;: cartographier les interactions complexes entre les gènes, les organes et les autres systèmes du corps et faire ressortir des questions sur les conséquences des interactions sur la santé et sur les remèdes.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 9 juin 2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur les ambiguïtés de l'introducton en bourse de Groupon&amp;nbsp;: 1&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;« Groupon: la face cachée d’une croissance record », L’Expansion, juin 3, 2011, &lt;a href=&quot;http://lexpansion.lexpress.fr/outils/imprimer.asp?id=256587&amp;amp;k=9&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Les réseaux sociaux à la recherche d'un modèle économique</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/03/24/Les-reseaux-sociaux-a-la-recherche-d-un-modele</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:3e0c6744cde56037624aa2ea28c6de59</guid>
        <pubDate>Thu, 24 Mar 2011 05:18:00 -0400</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Web 2.0</category>
                          <category>523. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du médium : Facebook</category>
                <description>          &lt;p&gt;Henri Verdier a eu la bonne idée de mettre en ligne une réflexion de P. Belanger, fondateur de&lt;em&gt; Skyrock&lt;/em&gt;, sur un sujet qu'il connait bien puisqu'il en fut un des pionniers en France&amp;nbsp;: les réseaux sociaux. L'ensemble vaut vraiment qu'on s'y arrête &lt;a href=&quot;http://www.henriverdier.com/2011/03/billet-invite-pierre-bellanger-lavenir.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, avec un œil critique. C'est à la fois le témoignage d'un acteur de l'intérieur et une vision de l'évolution du modèle, intéressants par les dimensions qu'il pointe, mais discutables pour ses raccourcis.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ci-dessous quelques éléments et remarques&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout d'abord P. Belanger souligne que l'univers des réseaux sociaux est récent, a déjà beaucoup bougé et continuera de le faire dans les années à venir. Après les premiers réseaux «entre-soi» &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; propose &lt;em&gt;un hybride mutant entre la micro-socialisation et la globalisation planétaire&lt;/em&gt; en devenant le premier réseau social universel sous identité réelle. &lt;em&gt;L’expérimentation et les évolutions d’identité de l’adolescent n’y ont pas leur place. La complexité des relations et l’hétérogénéité des contextes de socialisation d’un adulte  ‐ lui‐ même à facettes ‐ n’y sont pas prises en compte.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cela marche parce que le premier usage est à forte valeur ajoutée, par les retrouvailles et découvertes qu'il autorise et sa réactivité. Les difficultés du mélange public-privé ne viennent qu'après, mais il est difficile et coûteux d'en sortir et les sollicitations et recompositions sont continuelles. &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; serait-il à terme voué à l'échec&amp;nbsp;? Non dit P. Bélanger car il ne joue pas sur la croissance, mais sur la métamorphose. Ainsi, &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Facebook », dans sa forme actuelle de réseau social hybride fermé/ouvert n’est qu’une étape.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y aurait à l'avenir quatre fonctions possibles pour les réseaux sociaux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La socialisation de la recherche&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il s'agit de définir des algorithmes de classements issus des réseaux sociaux plus performants que ceux des moteurs actuels.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;JMS&amp;nbsp;: Mais ce n'est pas d'hier que des recherches se mènent sur ce sujet.. sans résultats vraiment probants jusqu'ici.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les transactions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le réseau serait un &lt;em&gt;État virtuel sous l’autorité et le contrôle de son propriétaire qui en édicte les lois d’usage, traduites en code informatique&amp;nbsp;; ce qui en garantit l’application. Le service en vient naturellement à assurer des fonctions régaliennes de sécurité et de police allant jusqu’à la peine de mort virtuelle&amp;nbsp;: le bannissement du réseau social.&lt;/em&gt;  (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;JMS&amp;nbsp;: La métaphore de l'État est souvent utilisée par les analystes pressés des réseaux. C'est évidemment un non-sens total, les membres de &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; ne sont ni des sujets, ni des citoyens et l'administration du réseau n'a rien à voir avec celle d'une nation, sauf à avoir des positions extrémistes libertariennes qui réduisent le rôle de l'État à sa plus simple expression (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/10/11/Les-origines-libertariennes-de-Facebook&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;L’objectif du réseau social est de réunir le plus grand nombre de personnes sous identité réelle, d’obtenir également leurs données bancaires    ‐ en attendant de constituer sa propre banque directement ou sous licence  ‐   et d’accueillir le maximum de boutiques et services virtuels au sein du réseau.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;JMS&amp;nbsp;: L'objectif est ainsi exprimé plus clairement, et on voit bien qu'il ne s'agit pas d'un objectif étatique, mais strictement commercial. Mais le problème pour &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; est d'obtenir la confiance des différents acteurs de la transaction. Compte-tenu de son histoire et de ses changements réguliers et programmés, ce n'est pas gagné. D'autres sous d'autres horizons et dans un espace fermé par la langue et la culture ont pourtant réussi à développer ce modèle &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/02/22/191-naver-le-gentil-grand-frere-coreen&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les télécommunications&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Un membre de réseau social rapporte 3 € par an en revenu issu de la publicité. Pour «&amp;nbsp;Facebook », avec 600 millions de membres cela donne près de 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel. Un abonné mobile, quant à lui, rapporte en moyenne 30 € par mois, soit environ 300 € par an&amp;nbsp;: 100 fois plus.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette fonction est développée beaucoup plus longuement par P. Belanger et c'est celle à laquelle il semble croire le plus. Il s'agit de faire des réseaux sociaux un opérateur virtuel, effaçant les adresses (n de tél, courriel) au profit des identités, maîtrisant la facturation et gérant de la bande passante.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;JMS&amp;nbsp;: Il est clair en effet que les réseaux sociaux sont devenus des services de communication plus ou moins asynchrones et que le pas vers la téléphonie n'est pas loin. Mais ce terrain est déjà bien encombré et les concurrences sont féroces entre les telcos traditionnelles et les nouveaux venus de l'informatique comme &lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;. Si &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; a pour atout son nombre de membres, sa force de frappe en terme de cash est ridicule face aux autres joueurs. Néanmoins, à condition de ne pas rechercher un profit trop important, l'exemple de &lt;em&gt;Skype&lt;/em&gt; montre qu'il y a de la place pour de nouveaux joueurs innovants.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La simulation du réel&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;L’idée est d’utiliser toutes les données du réseau social pour anticiper ce qui va se produire à t + 1, exactement comme avec les simulations météo, mais ici avec la société humaine.&lt;/em&gt; La première utilisation serait de prévoir les marchés boursiers, puis ceux de l'économie entière par l'analyse des données comportementales tracées.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;JMS&amp;nbsp;: Intellectuellement séduisante et depuis longtemps exposée, on ne perçoit pas bien comment cette fonction peut déboucher sur des transactions financières régulières sauf sur des domaines particuliers, comme la bourse, ou pour des consultants en marketing.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette énumération de fonction est intéressante autant pour les perspectives stratégiques qu'elle trace que pour les limites qu'elle montre. Personnellement rapportée à &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt;, on aura compris que je reste perplexe, d'autant que l'auteur s'appuie sur des métaphores et une rhétorique discutables&amp;nbsp;: Le présent est improbable, mais c'est justement parce que des métamorphoses sont à venir que l'avenir sera radieux.  Il est caractéristique que P. Bélanger ne place même pas la publicité, en théorie source première de revenus pour le réseau, comme fonction d'avenir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En fait de métamorphose malgré ce que dit P. Belanger, le réseau &lt;em&gt;FaceBook&lt;/em&gt; n'a en réalité pas vraiment évolué. Alors on peut lire aussi cette rhétorique comme une fuite en avant, reste à savoir combien de temps elle séduira les investisseurs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 31 mars 2011&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir itw du directeur du devt international de FB sur Le Monde &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/technologies/article/2011/03/29/facebook-doit-devenir-une-plate-forme-sociale-qui-sous-tend-l-ensemble-des-services-web_1500409_651865.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 7 avril&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lire Technologie du mktg sur la valeur du contrôle des données &lt;a href=&quot;http://i-marketing.blogspot.com/2010/04/les-effets-limites-des-medias-sociaux.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; plaidoyer pro domo, mais intéressant.&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Dérapages</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/03/03/Derapages</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:8befc3f925f34b1ece5e571f580433f1</guid>
        <pubDate>Thu, 03 Mar 2011 07:09:00 -0500</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Web 2.0</category>
                          <category>523. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du médium : Facebook</category>
                <description>          &lt;p&gt;L’&lt;em&gt;Atelier&lt;/em&gt; de &lt;em&gt;BNP-Paribas&lt;/em&gt; publie (&lt;a href=&quot;http://atelier.net/articles/social-networks-and-investment-banks-new-model-funding&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) un petit billet sur la nouvelle opération spéculative dont on parle aujourd’hui. Prenant exemple sur l’opération lancée par  la banque &lt;em&gt;Goldman Sachs&lt;/em&gt; avec &lt;em&gt;FaceBook&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/01/05/Money%2C-money-%281%29&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), une autre banque américaine &lt;em&gt;JP Morgan&lt;/em&gt; cherche à investir dans &lt;em&gt;Twitter&lt;/em&gt;. L’auteur du billet fait remarquer que dans ce cas les investisseurs de capital-risque sont court-circuités. Il conclut (trad JMS)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Ce nouveau scénario a beaucoup de défenseurs, mais aussi certains contre. Que se passera-t-il si, comme beaucoup d’analystes commencent à le pointer, nous sommes au milieu d’une bulle géante pour les réseaux sociaux&amp;nbsp;? Bien, si les capitaux-risqueurs sont les principaux investisseurs, quelques gars riches seront moins riches. Mais si les sociétés d’investissement sont celles qui pilotent ces investissements, cela pourrait être bien pire.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Par ailleurs, &lt;em&gt;FaceBook&lt;/em&gt; vient de lancer un nouveau système pour gérer les commentaires des sites web en les intégrant sur son réseau sans, comme toujours, demander l'avis des intéressés qui voient ainsi leurs données personnelles diffusées bien au delà de ce qu'ils avaient imaginé. L'objectif est évidemment d'augmenter l'audience et de phagocyter un peu plus le web. Mais, comme je l'ai déjà indiqué (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/02/03/Facebook%2C-une-%C3%A9quation-%C3%A0-plusieurs-inconnues&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;), cette augmentation de l'audience n'est pas proportionnelle à celle du chiffre d'affaires et pourrait s'apparenter à une fuite en avant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici comment le journaliste de &lt;em&gt;Libé&lt;/em&gt; conclut ironiquement son article (&lt;a href=&quot;http://www.ecrans.fr/Facebook-lache-ses-coms,12147.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;) en faisant référence à la chaîne de TV française &lt;em&gt; qui cherche actuellement des témoignages de «&amp;nbsp;victimes d’internet&amp;nbsp;» pour une énième émission sur les effroyables dangers de la Toile.&lt;/em&gt;&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Cher TF1, quand vous réaliserez le prochain épisode de Près de chez vous, grâce aux précieuses informations que vous venez de lire, n’oubliez pas de conclure que les ENNEMIS, les véritables DANGERS publics d’Internet, sont les esprits vicieux et maléfiques qui développent Facebook.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Du côté des bibliothécaires branchés, il est de bon ton de prôner sans le moindre recul un engagement fort sur &lt;em&gt;FaceBook&lt;/em&gt;. Personnellement, je crois qu’il faudrait être plus circonspect. D'abord pour des raisons d’éthique, mais aussi de stratégie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 10 mars 2011&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur &lt;em&gt;FaceBook&lt;/em&gt;, voir le point de vue critique mais nuancé de F. Cavazza &lt;a href=&quot;http://www.fredcavazza.net/2011/03/09/retrospective-sur-les-3-dernieres-annees-de-facebook/?utm_source=feedburner&amp;amp;utm_medium=feed&amp;amp;utm_campaign=Feed%3A+fredcavazza+%28FredCavazza.net%29&amp;amp;utm_content=FriendFeed+Bot&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 20 mars&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur l'entrée fracassante en bourse de &lt;em&gt;Linkedln&lt;/em&gt; voir &lt;em&gt;Business Insider&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://www.businessinsider.com/the-truth-about-linkedin-2011-5?op=1&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
        
              </item>
          <item>
        <title>Facebook, une équation à plusieurs inconnues</title>
        <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/02/03/Facebook--une-equation-a-plusieurs-inconnues</link>
        <guid isPermaLink="false">urn:md5:2981b4b7d998d0029699a7860b227458</guid>
        <pubDate>Thu, 03 Feb 2011 04:40:00 -0500</pubDate>
        <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
                  <category>Web 2.0</category>
                          <category>523. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du médium : Facebook</category>
                <description>          &lt;p&gt;Décidément &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; est bien un objet étrange. Comme pour &lt;em&gt;Wikipédia&lt;/em&gt; nous ne disposons pas vraiment d'outil ou de concept &lt;em&gt;adhoc&lt;/em&gt;, et il résiste à l'analyse.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et encore l'économie de Wikipédia n'est pas vraiment mystérieuse (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/03/30/217-economies-de-wikipedia-cognition-attention-don&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). J'ai déjà eu l'occasion de montrer que celle de &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt;, tout comme &lt;em&gt;Twitter&lt;/em&gt; d'ailleurs, reposait sur les bases très fragiles de la spéculation (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/01/05/Money%2C-money-%281%29&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/11/09/Apple%2C-Google%2C-Facebook%2C-d%C3%A9cryptage-en-images&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt; ou encore &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/10/21/Facebook-et-les-d%C3%A9placements-de-valeur&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). Le tout peut-être résumé en une image.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.CA-2009-Apple-Google-Facebook_m.jpg&quot; alt=&quot;CA-2009-Apple-Google-Facebook.png&quot; title=&quot;CA-2009-Apple-Google-Facebook.png, fév. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La spéculation repose sur les promesses de l'implantation du réseau. De ce point de vue, le succès est, en effet, éclatant. On peut le mesurer à la fois en terme de trafic et de géographie. Thierry Joliveau a proposé une très intéressante critique (&lt;a href=&quot;http://mondegeonumerique.wordpress.com/2011/02/01/500-millions-damis-la-carte-de-facebook-2-analyse-globale/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) de la cartographie des «amis» réalisée par la firme (&lt;a href=&quot;http://www.facebook.com/note.php?note_id=469716398919&amp;amp;id=9445547199&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;là&lt;/a&gt;) de façon quelque peu complaisante. Il présente ainsi la carte réinterprêtée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Facebook-Joliveau_m.jpg&quot; alt=&quot;Facebook-Joliveau.jpg&quot; title=&quot;Facebook-Joliveau.jpg, fév. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il la compare à la démographie, à la répartition de l'électricité, des connexions ou encore des réseaux concurrents et en conclut&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Cette petite analyse n’a donc pas apporté de vues révolutionnaires sur la présence Facebook. Elle illustre en passant comment combiner, croiser et recouper les données cartographiques, que l’on peut trouver sur le Net. Elle rappelle cependant que Facebook ne concerne encore qu’un minorité de la population de la planète, celle qui a accès à un ordinateur.  Elle montre aussi que ces outils magiques nécessitent une infrastructure technique et un environnement économique capable de les supporter et dont l’efficacité varie selon les pays. Ceci dit, la domination de Facebook sur la grande majorité des zones à accès Internet hyperdense est saisissante. Le Japon en est un contre-exemple très spécifique. On note aussi des variations très fortes d’un pays à l’autre qui montrent que contrairement à ce qu’affirme la vulgate Facebook à propos de la connexion généralisée, les frontières politiques, culturelles et sociales demeurent fortes.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est peu probable que le hiatus entre l'économique et l'usage qui se creuse perdure longtemps. Les spéculateurs imaginent ou laissent croire qu'un marché va s'ouvrir très vite. Le pari est encore très incertain pour ne pas dire aujourd'hui improbable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans le même temps ces outils, devenant de plus en plus populaires, apparaissent à tort ou à raison comme indispensables. Un courant, relayé aujourd'hui par des politiques, les assimilent à des droits fondamentaux. Les mouvements récents au Maghreb ajoutent de la crédibilité à cet argumentaire, non sans évidemment d'arrière-pensées géopolitiques.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais le discours politique qui les rapproche des droits de l'homme devrait alors avoir sa traduction économique. Il suppose que, s'ils ne peuvent se financer de façon autonome, ils soient soutenus sur fonds publics, comme l'est la presse ou la radio-télévision. Nous en sommes très loin, il faudrait d'abord un arrêt de la spéculation. Et de toutes façons, les responsables de &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; ne semblent pas, non plus, avoir pris la mesure de leurs responsabilités politiques ou, autre hypothèse, l'ont prise mais de façon bien inquiétante (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/10/11/Les-origines-libertariennes-de-Facebook&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En complément lire&amp;nbsp;: What is Facebook really ?&lt;a href=&quot;http://blogs.hbr.org/cs/2011/02/what_is_facebook_is_becoming.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt; là&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 7 février 2011&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une autre façon de mesurer lucidement l'activité et les investissements de &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; est de suivre ses investissements dans les &lt;em&gt;data-centers&lt;/em&gt; voir &lt;a href=&quot;http://www.datacenterknowledge.com/the-facebook-data-center-faq/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 10 février 2011&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Facebook serait en train de prendre une place dominante sur le marché du display (affichage numérique) d'après MC Beuth &lt;a href=&quot;http://blog.lefigaro.fr/medias/2011/02/presse-et-si-google-etait-un-m.html?xtor=RSS-29&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; relisant le dernier rapport de Comscore (&lt;a href=&quot;http://www.comscore.com/Press_Events/Presentations_Whitepapers/2011/2010_US_Digital_Year_in_Review&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;là&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 13 février 2011&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un avis différent de F. Filloux &lt;a href=&quot;http://www.mondaynote.com/2011/02/13/the-traffic-bubble/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, mais les chiffres sont fragiles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 24 février 2011&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le gendarme de la bourse US s'en mêle&lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/technologies/article/2011/02/24/l-accord-facebook-goldman-sachs-accelere-une-enquete-des-autorites-de-la-bourse_1484547_651865.html#xtor=RSS-3208&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt; ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
        
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