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  <title>Bloc-notes de Jean-Michel Salaün</title>
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  <description>Repérage de données sur l'économie des documents dans un environnement numérique</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Sat, 21 Nov 2009 02:18:57 -0500</pubDate>
  <copyright></copyright>
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    <title>Sociétés du savoir, vraiment ?</title>
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    <pubDate>Fri, 20 Nov 2009 11:54:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Mon université, l'université de Montréal, est incapable, depuis plusieurs années, d'équilibrer son budget et fait face aujourd'hui à une dette cumulée de plus de 150 millions de $ canadiens. Il n'est pas besoin d'être un analyste financier chevronné pour comprendre que son avenir immédiat est sombre. Une consultation interne est lancée, intitulée curieusement «Baliser notre avenir», mais aucune solution à la hauteur du problème n'a jusqu'ici été présentée (&lt;a href=&quot;http://www.umontreal.ca/avenir/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). Au Québec et au Canada en général la situation des universités publiques est mauvaise (&lt;a href=&quot;http://www.umontreal.ca/avenir/autres.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une des principales universités publiques des États-Unis, l'université de Californie à Berkeley fait face à une des plus grave crise de son histoire (v article du &lt;a href=&quot;http://www.nytimes.com/2009/10/03/opinion/03herbert.html?_r=2&amp;amp;adxnnl=1&amp;amp;adxnnlx=1255049852-58ziTlUnVOWJwh9xUH4Uhw&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;NYT&lt;/a&gt;). Une pétition s'adressant aux universitaires étrangers a été lancée (&lt;a href=&quot;http://www.saveuc.org/petition.php&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). Berkeley est loin d'être la seule université américaine en crise financière ouverte même si c'est peut-être la plus prestigieuse.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En France, on le sait, l'université a été le théâtre l'année dernière d'un très sévère conflit à propos d'une réforme contestée de ses structures. Un peu partout en Europe des flambées d'agitations apparaissent traduisant un malaise général dans les universités (&lt;a href=&quot;http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2934&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'avenir des universités publiques dans les pays occidentaux parait bien incertain. Partout, les équilibres financiers fragiles craquent, mais le plus inquiétant de mon point de vue est l'absence de solution proposée en phase avec le devenir de la société et, pire, l'absence même de consensus dans les analyses et les diagnostics.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme mes collègues, j'ai été choqué par le discours présidentiel péremptoire sur les universités en France et le suis tout autant par le silence persistant des gouvernants canadiens et québécois sur le sujet. Mais je reste sceptique sur la critique facile, souvent entendue, d'une privatisation de l'université, d'une marchandisation ou d'une vente au grand capital. On accuse, par exemple, l'Union européenne de vouloir construire un marché de la connaissance (&lt;a href=&quot;http://classes.blogs.liberation.fr/soule/2009/06/universitaires-de-toute-leurope-unissezvous-.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). Le processus de Bologne a eu pourtant l'immense mérite de tenter, sinon de réussir, d'harmoniser les processus et les diplômes à l'échelle du continent, chose qui va de soi en Amérique du nord. Inversement, on loue le discours inaugural plein de bons sentiments de la première présidente de l'université de Harvard (&lt;a href=&quot;http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2007/11/le-modle-amrica.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) dont pourtant la plus grande partie de l'emploi du temps est consacrée à la levée de fonds privés. La seule dialectique logique privée/logique publique  permet peut-être des mobilisations de terrain, des effets de manche dans les AG, ou des billets ravageurs mais ne tient pas la route pour analyser la situation financière des universités, surtout quand on se lance dans une comparaison internationale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans le même temps, je constate à ma petite échelle que nous avons des professeurs passionnés, compétents et dévoués, que nos étudiants travaillent, qu'ils n'ont sans doute jamais été aussi bien formés à leur profession future.. et même qu'à l'EBSI nous n'en avons jamais formé autant qu'aujourd'hui. Tout ne va donc pas si mal. Je constate aussi qu'une part de plus en plus grande de la création, la circulation et l'échange de savoir passe par le web qui est un formidable accélérateur dans ce domaine. C'est une opportunité extraordinaire pour l'académique et, en même temps, s'il y a un risque de marchandisation ou d'encadrement du savoir, c'est beaucoup plus de ce côté que je m'inquièterais (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/11/19/Des-barbel%C3%A9s-sur-la-toile&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a donc un hiatus entre le micro, le travail du terrain, et le macro, la gestion et le système général des universités. Il est paradoxal que les institutions du savoir ne soient pas capables de le comprendre et de l'analyser, mais les cordonniers.. Aujourd'hui la science ne peut se concevoir qu'à une échelle internationale, c'est donc à cette échelle qu'il faut raisonner. La première étape, me semble-t-il, serait d'avoir une analyse lucide, globale et internationale, exempte des pesanteurs idéologiques, sur l'économie de l'université. Elle devrait être confiée à de grands noms respectés des académiques. Il leur faudra prendre du temps et du recul.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sans juste diagnostic, il est impossible de se faire une tête et de poser des actions utiles. Celui-ci servira l'ensemble des pays, car la crise financière et gestionnaire de l'université est largement partagée et, même si la concurrence est sévère, la coopération est aussi la règle. Peut-on coopérer entre partenaires sinistrés&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;N'est-il pas aussi paradoxal que des gouvernants qui ne parlent que de société et d'économie du savoir ne soient pas capables de faire de cette question une priorité&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Des barbelés sur la toile</title>
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    <pubDate>Thu, 19 Nov 2009 14:46:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Web 2.0</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Un intéressant billet de Tim O'Reilly a été traduit  en français par Framablog. Le billet original s'intitule &lt;em&gt;The War For the Web&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://radar.oreilly.com/2009/11/the-war-for-the-web.html&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), traduit de façon un peu ambigüe par &lt;em&gt;La guerre du web&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2009/11/18/la-guerre-du-web-tim-oreilly&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). Je serais plus tenté d'écrire quelque chose comme &lt;em&gt;La conquête de la toile&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;T. O'Reilly pointe un hiatus entre la logique initiale du web, anarchique, et le développement du marché qui l'accompagne. Extraits&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Nous nous sommes donc habitués à un monde où un seul moteur de recherche domine, où une seule encyclopédie en ligne domine, un seul cyber-marchand, un seul site d’enchères, un seul site de petites annonces dominent, et nous avons été préparés à un monde où un seul réseau social dominera.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Mais surtout, les camps sont maintenant bien établis entre Apple et Google (ne ratez pas l’analyse de &lt;a href=&quot;http://abovethecrowd.com/2009/10/29/google-redefines-disruption-the-%E2%80%9Cless-than-free%E2%80%9D-business-model/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Bill Gurley&lt;/a&gt; à ce sujet). Apple domine l’accès au Web mobile avec son appareil, Google contrôle l’accès à l’une des applications mobiles les plus importantes et limite son accès gratuit aux seuls terminaux Android pour l’instant. Google ne fait pas des merveilles que dans le domaine de la recherche, mais aussi en cartographie, en reconnaissance vocale, en traduction automatique et dans d’autres domaines adossés à des bases de données intelligentes phénoménales que seuls quelques fournisseurs peuvent s’offrir. Microsoft et Nokia disposent également de ces atouts, mais eux aussi sont en concurrence directe avec Apple et, contrairement à Google, leur économie repose sur la monétisation de ces atouts, pas sur la gratuité du service.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Il se peut qu’ils trouvent un moyen de co-exister pacifiquement, et dans ce cas nous pourrions continuer à jouir du Web interopérable que nous connaissons depuis deux décennies. Mais je parierais plutôt sur l’effusion de sang. Nous sommes à la veille d’une guerre pour le contrôle du Web. Au fond, c’est même plus que ça, c’est une guerre contre le Web en tant que plateforme interopérable. Nous nous dirigeons plutôt vers la plateforme Facebook, la plateforme Apple, la plateforme Google, la plateforme Amazon, les grandes entreprises s’étripant jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’une.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;PS&amp;nbsp;: Une prédiction&amp;nbsp;: Microsoft sera le grand défenseur du Web ouvert, encourageant l’interopérabilité des services Web, tout comme IBM est devenu l’entreprise soutenant le plus Linux.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si le constat me parait fort juste, je n'ai pas été vraiment convaincu par le reste du propos appelant au sursaut des développeurs vers l'Open-Source qui me parait en contradiction. Il me semble confondre le choix de structure technique du Web et son économie. Sans doute la structure technique du Web est en théorie anarchique, au sens fort, et cela a fait beaucoup pour son développement. Mais la structure anarchique du web n'a pas permis de développer un marché multipolaire où des acteurs de toutes tailles auraient pu s'épanouir. Au contraire, comme le dit T O'Reilly, elle a aussi favorisé les concentrations et aujourd'hui les enjeux économiques sont devenus trop forts pour ne pas dominer.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>L'EBSI à Genève</title>
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    <pubDate>Wed, 18 Nov 2009 10:01:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>General</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;C'est le titre du blogue des étudiants de l'orientation internationale de la maîtrise en sciences de l'information de l'EBSI qui suivent actuellement leur deuxième année à la Haute École de Gestion - ID de Genève. Cette orientation met la priorité sur le management et vise les services documentaires des institutions internationales. Le blogue rend compte, semaine après semaine, de l'avancée de la formation, des visites faites et aussi de la découverte de l'Europe par des jeunes nord-américains. Le dernier billet, daté d'hier, s'intitule&amp;nbsp;: CERN, Nestlé &amp;amp; Amsterdam, tout un programme&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le blogue (&lt;a href=&quot;http://ebsisuisse2009.blogspot.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), la maîtrise (&lt;a href=&quot;http://www.ebsi.umontreal.ca/prog/msi.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;), l'orientation internationale (&lt;a href=&quot;http://www.ebsi.umontreal.ca/prog/msi-heg.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Bibliothèques : le livre d'abord</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/11/12/Biblioth%C3%A8ques-%3A-le-livre-d-abord</link>
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    <pubDate>Thu, 12 Nov 2009 11:16:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Bibliothèques</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;À l'occasion du premier congrès des milieux documentaires du Québec qui se tient en ce moment à Montréal (&lt;a href=&quot;http://congres2009.asted.org/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), les résultats d'une importante enquête sur la perception des bibliothèques ont été présentés&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Table de concertation des bibliothèques québécoises, &lt;em&gt;Perceptions et satisfaction des Québécois à l’égard des bibliothèques&lt;/em&gt;, Léger Marketing, juin 2009, 205p. &lt;a href=&quot;http://www.banq.qc.ca/documents/a_propos_banq/communiques/Rapport_Final_Table_de_concertation_des_bibliotheques.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il s'agit d'un sondage réalisé en mars dernier &lt;em&gt;auprès d'un échantillon de 1 736 Québécois(es) âgés de 16 ans ou plus, comprenant le français ou l’anglais&lt;/em&gt;. L'objectif était d'évaluer les éléments suivants&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Les habitudes de fréquentation des bibliothèques québécoises&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;La perception des bibliothèques québécoises et de leur rôle&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Les habitudes d’utilisation des services offerts par les bibliothèques&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;La satisfaction à l’égard des bibliothèques&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Les comportements futurs et les pistes d’amélioration&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Les comportements et les styles de vie de ceux qui fréquentent vs ceux qui ne fréquentent pas&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Le profil sociodémographique de ceux qui fréquentent vs ceux qui ne fréquentent pas&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Le résultat est présenté en plus de 150 tableaux déclinant les réponses selon les types de bibliothèques et selon les régions. Plein de leçons dont beaucoup feront leur miel, sachant que &lt;em&gt;43% des Québécois sont actuellement abonnés ou fréquentent une bibliothèque. Parmi eux, 82% ont fréquenté une bibliothèque publique au cours des 12 derniers mois, 15% ont fréquenté la Grande Bibliothèque, 14% une bibliothèque universitaire, 12% une bibliothèque scolaire et 7% une bibliothèque collégiale&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La plus importante leçon me parait être contenue dans l'articulation des trois tableaux ci-dessous.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Motiv-bib-Quebec_m.jpg&quot; alt=&quot;Motiv-bib-Quebec.jpg&quot; title=&quot;Motiv-bib-Quebec.jpg, nov. 2009&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Motivation-frequentation-bib-Quebec_m.jpg&quot; alt=&quot;Motivation-frequentation-bib-Quebec.jpg&quot; title=&quot;Motivation-frequentation-bib-Quebec.jpg, nov. 2009&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Leger-Enq-Quebec-1_m.jpg&quot; alt=&quot;Leger-Enq-Quebec-1.jpg&quot; title=&quot;Leger-Enq-Quebec-1.jpg, nov. 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ainsi les Québécois viennent principalement à la bibliothèque (en réalité évidemment la bibliothèque publique) pour emprunter d'abord des romans. Mais, c'est sur internet qu'ils se renseignent sur les livres. Un partage des tâches clair qu'il a le mérite de nous rappeler que les services de bases restent solides.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Roger par Klog</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/11/06/Roger-par-Klog</link>
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    <pubDate>Fri, 06 Nov 2009 15:49:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Cours</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;J'avais raté la première (&lt;a href=&quot;http://klog.hautetfort.com/archive/2009/02/09/pedauque-en-schema-heuristique.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), mais Klog a publié une version améliorée (&lt;a href=&quot;http://klog.hautetfort.com/archive/2009/10/30/pedauque-en-schema-heuristique-suite.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;) de sa carte heuristique de la proposition de Roger T. Pédauque d'analyser le document numérique à partir des trois dimensions de la forme, du signe et du medium. Bien utile pour la pédagogie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Rappels&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'ensemble des textes de Roger a été réuni dans un livre&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Roger T. Pédauque, Le Document à la lumière du numérique  Forme, texte, médium&amp;nbsp;: comprendre le rôle du document numérique dans l’émergence d’une nouvelle modernité, 2006, C&amp;amp;F éditions (&lt;a href=&quot;http://cfeditions.com/pedauque/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La proposition des trois dimensions dans sa version originale par l'auteur collectif en 2003 est &lt;a href=&quot;http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/documents/archives0/00/00/05/11/index_fr.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les archives du processus d'écriture collective sont&lt;a href=&quot;http://rtp-doc.enssib.fr/rubrique.php3?id_rubrique=13&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt; là&lt;/a&gt; .&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Intro aux sc de l'info : la biblio dans Zotero et à l'UdeM</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/10/28/Intro-aux-sc-de-l-info-%3A-Biblio-dans-Zotero-et-%C3%A0-l-UdeM</link>
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    <pubDate>Wed, 28 Oct 2009 03:53:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>General</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Grâce à Aminata Keita de la bibliothèque de l'EBSI, vous pouvez avoir accès à la version Zotero de la bibliographie (&lt;a href=&quot;http://www.zotero.org/groups/bibliographie-livre-ebsi/items&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) du livre Introduction aux sciences de l'information (présentation &lt;a href=&quot;http://www.ebsi.umontreal.ca/diffu/livre-intro_sci_info.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les membres de l'université de Montréal ont droit à une bibliographie permettant un accès direct aux documents dans les ressources de la bibliothèque et sur le Web par un assistant SFX (&lt;a href=&quot;http://www.bib.umontreal.ca/BE/ressources/bibliographie-intro-sc-info.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un outil bien utile.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Merci Aminata&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/10/28/Intro-aux-sc-de-l-info-%3A-Biblio-dans-Zotero-et-%C3%A0-l-UdeM#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Intro aux sciences de l'info : la vidéo</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/10/14/Intro-aux-sciences-de-l-info-%3A-la-vid%C3%A9o</link>
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    <pubDate>Wed, 14 Oct 2009 17:04:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Cinq premiers lecteurs du livre Introduction aux sciences de l'information (&lt;a href=&quot;http://www.ebsi.umontreal.ca/diffu/livre-intro_sci_info.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) ont débattu fin août de l'avenir des professionnels de l'information (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/06/15/Table-ronde-sur-le-livre-Introduction-aux-sciences-de-l-information&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). Puisque nous sommes maintenant dans une culture de l'écran (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/10/14/Dix-ans-de-pratiques-culturelles&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), nous leur avons demandé de reprendre devant la caméra l'essentiel de leur propos. Le résultat fera l'objet de deux films. Une version courte ci-dessous et une version longue d'une heure à venir. Les deux versions sont réalisées par Vincent Audette-Chapdelaine, futur diplômé de l'EBSI. Qu'il soit ici remercié et félicité&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;

&lt;div&gt;&lt;object width=&quot;400&quot; height=&quot;220&quot;&gt;&lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=7075958&amp;amp;server=vimeo.com&amp;amp;show_title=1&amp;amp;show_byline=1&amp;amp;show_portrait=0&amp;amp;color=&amp;amp;fullscreen=1&quot; /&gt;&lt;embed src=&quot;http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=7075958&amp;amp;server=vimeo.com&amp;amp;show_title=1&amp;amp;show_byline=1&amp;amp;show_portrait=0&amp;amp;color=&amp;amp;fullscreen=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot; allowscriptaccess=&quot;always&quot; width=&quot;400&quot; height=&quot;220&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://vimeo.com/7075958&quot;&gt;Introduction aux sciences de l'information&lt;/a&gt; from &lt;a href=&quot;http://vimeo.com/ebsi&quot;&gt;EBSI&lt;/a&gt; on &lt;a href=&quot;http://vimeo.com&quot;&gt;Vimeo&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;



&lt;p&gt;Cette vidéo s'adresse principalement aux jeunes qui voudraient devenir professionnels de l'information, pour les inciter à franchir le pas. N'hésitez donc pas à la faire connaître et la partager. Elle a été déposée sur Viméo (&lt;a href=&quot;http://vimeo.com/7075958&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je rappelle que le livre est sorti fin août au Québec aux Presses de l'Université de Montréal et qu'il sortira en France aux Éditions La Découverte début 2010. Les participants à la table ronde se retrouveront quant à eux pour un second round le 11 novembre au Premier congrès des milieux documentaires du Québec (&lt;a href=&quot;http://congres2009.asted.org/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/10/14/Intro-aux-sciences-de-l-info-%3A-la-vid%C3%A9o#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Cultures de l'écran</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/10/14/Dix-ans-de-pratiques-culturelles</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:84a5d67695d05fc373f4ca4a3849db60</guid>
    <pubDate>Wed, 14 Oct 2009 08:19:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Socio</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Le Ministère de la Culture vient de publier sa grande enquête sur les pratiques culturelles effectuée en 2008. L'intérêt de cette série d'enquêtes est sa complétude par le nombre de questions posées et par la taille de l'échantillon, mais aussi la possible analyse historique puisque que l'enquête est renouvelée tous les 8 ans depuis 1973 maintenant. Pour la première fois en 2008, elle comprend donc les effets du numérique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tous les chiffres détaillés sont accessibles &lt;a href=&quot;http://www.pratiquesculturelles.culture.gouv.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;. Le rapport est vendu en librairie. Une synthèse est proposée en ligne&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Olivier Donnat, “Les pratiques culturelles des Français à l’ère numérique - Éléments de synthèse 1997-2008,” Culture études DEPS Ministère de la Culture et de la Communication, no. 5 (2009), &lt;a href=&quot;http://www.pratiquesculturelles.culture.gouv.fr/doc/08synthese.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Pdf&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La principale leçon de mon point de vue tient dans ce tableau qui montre l'évolution inverse de la pratique de la télévision et de l'internet selon le sexe, l'âge, le niveau d'instruction (attention il s'agit du bac français, cad fin du secondaire français) et la CSP. Autrement dit, l'écran occupe toujours principalement le temps de loisir depuis le milieu du siècle dernier, mais il ne s'agit plus toujours du même écran, ni a fortiori de la même pratique, de la même gestion de son temps. D'un point de vue économique, il reste que les deux médias sont, ou sont perçus comme, gratuits et financés exclusivement par la publicité et l'abonnement. Dans les deux cas, l'économie de l'attention est en cause.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/Pratiques-culturelles-DEPS-2008.jpg&quot; alt=&quot;Pratiques-culturelles-DEPS-2008.jpg&quot; title=&quot;Pratiques-culturelles-DEPS-2008.jpg, oct. 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est tout à fait passionnant aussi de comparer ces résultats avec l'analyse générationnelle publiée par le même service et dont j'ai parlé dans un précédent billet (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/08/06/287-age-et-generation&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). Pour la lecture la tendance à la baisse constatée se poursuit. Des différences néanmoins apparaissent dans la musique et le cinéma avec une montée des productions américaines et aussi dans les pratiques amateurs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Extraits&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Incontestablement, ces résultats traduisent un puissant effet générationnel&amp;nbsp;: depuis maintenant plusieurs décennies, les jeunes voyagent plus que ne le faisaient leurs aînés, ils sont plus nombreux à avoir vécu à l’étranger, à écouter de la musique anglo-saxonne ou à regarder des séries américaines en version originale. Bref ces générations ont eu accès précocement à la culture américaine sous toutes ses formes, des produits les plus standardisés aux oeuvres les plus confidentielles que s’échangent fans et amateurs, et ont grandi dans des univers culturels largement globalisés où la langue anglaise règne en maître. Dès lors, comment s’étonner que leur rapport à la production française soit différent de celui de leurs aînés ?&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le développement du numérique et de l’internet ont profondément transformé le paysage des pratiques en amateur, en favorisant l’émergence de nouvelles formes d’expression mais aussi de nouveaux modes de diffusion des contenus culturels autoproduits dans le cadre du temps libre. Les changements ont été particulièrement spectaculaires dans le cas de la photographie ou de la vidéo dont la pratique a presque entièrement basculé dans le numérique en moins d’une décennie. La diffusion des ordinateurs dans les foyers a également renouvelé les manières de faire de l’art en amateur dans les domaines de l’écriture, de la musique ou des arts graphiques.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici enfin l'intéressante conclusion d'O. Donnat sur les générations&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;La génération née avant la Seconde Guerre mondiale a grandi dans un monde où rien ne venait contester la suprématie de l’imprimé, elle a découvert la télévision à un âge déjà avancé et est restée assez largement à l’écart du boom musical et a fortiori de la révolution numérique.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;La génération des baby-boomers a été la première à profiter de l’ouverture du système scolaire et du développement des industries culturelles et conserve aujourd’hui encore certaines traces de l’émergence au cours des années 1960 d’une culture juvénile centrée sur la musique.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;La génération des personnes dont l’âge se situe entre 30 et 40 ans a bénéficié de l’amplification de ces mêmes phénomènes – massification de l’accès à l’enseignement supérieur et diversification de l’offre culturelle – et, surtout, a vécu enfant ou adolescent la profonde transformation du paysage audiovisuel  au tournant des années 1980&amp;nbsp;: elle est la génération du second âge des médias, celui des radios et des télévisions privées, du multiéquipement et des programmes en continu, ce qui lui a permis de se saisir assez largement des potentialités offertes par la culture numérique.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Enfin, la génération des moins de 30 ans a grandi au milieu des téléviseurs, ordinateurs, consoles de jeux et autres écrans dans un contexte marqué par la dématérialisation des contenus et la généralisation de l’internet à haut débit&amp;nbsp;: elle est la génération d’un troisième âge médiatique encore en devenir.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Twitter, sous-traitant des moteurs ?</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/10/13/Bis-repetita..</link>
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    <pubDate>Tue, 13 Oct 2009 00:32:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Web 2.0</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Nous avons vu comment s'était conclu le rachat par &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; de &lt;em&gt;YouTube&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/10/08/Comment-perdre-un-milliards-de-dollars&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). Les discussions avec &lt;em&gt;Twitter&lt;/em&gt; pourraient aussi amener un nouvel épisode de surenchères à l'aveugle si l'on en croit le blogue de Kara Swisher du Wall Street Journal&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Twitter Talking Separately to Microsoft and Google About Big Data-Mining Deals, 8 octobre 2009 &lt;a href=&quot;http://kara.allthingsd.com/20091008/twitter-talking-separately-to-microsoft-and-also-google-about-big-data-mining-deals/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; Repéré grâce à O Le Deuff.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La situation est, semble-t-il, pourtant différente car &lt;em&gt;Twitter&lt;/em&gt; ne cherche pas à être racheté, mais à vendre les informations procurées par le flot de milliards de gazouillis lancés par les 54 millions d'utilisateurs mensuels. En théorie, ce flot devrait permettre d'affiner le pagerank puisque nombre de ces messages sont en réalité des liens flottants répétés et donc facilement modélisables. Inversement, ces recommandations échappent aux moteurs et donc effritent leur efficacité. &lt;em&gt;Twitter&lt;/em&gt; deviendrait une sorte de sous-traitant des moteurs. Reste qu'il s'agit encore une fois d'un pari, notamment sur la pérennité des accros au service.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est en tout cas une nouvelle tentative pour trouver la martingale du Web 2.0.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En attendant, il a encore levé le mois dernier 100 M de $, qui s'ajoutent aux 55 millions qu'il avait déjà ramassés.. avec un chiffre d'affaires ridicule.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Éco, Bouvard et Pécuchet</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/10/12/%C3%89co%2C-Bouvard-et-P%C3%A9cuchet</link>
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    <pubDate>Mon, 12 Oct 2009 08:50:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Sémio</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Interview de Umberto Eco dans &lt;em&gt;Télérama&lt;/em&gt;, délicieux et parfaitement en phase avec ce blogue.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Umberto Eco&amp;nbsp;: Le livre est une invention aussi indépassable que la roue ou le marteau , Télérama, Octobre 11, 2009, &lt;a href=&quot;http://www.telerama.fr/livre/umberto-eco-internet-encourage-la-lecture-de-livres-parce-qu-il-augmente-la-curiosite,47983.php&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Morceaux choisis&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Robinson Crusoé sur son île aurait eu de quoi lire pendant trente ans avec une bible de Gutenberg. Si elle avait été numérisée dans un e-book, il en aurait profité pendant les trois heures d'autonomie de sa batterie. Vous pouvez jeter un livre du cinquième étage, vous le retrouverez plus ou moins complet en bas. Si vous jetez un e-book, il sera à coup sûr détruit. Nous pouvons encore aujourd'hui lire des livres vieux de cinq cents ans. En revanche, nous n'avons aucune preuve scientifique que le livre électronique puisse durer au-delà de trois ou quatre ans. En tout cas, il est raisonnable de douter, compte tenu de la nature de ses matériaux, qu'il conserve la même intensité magnétique pendant cinq cents ans. Le livre, c'est une invention aussi indépassable que la roue, le marteau ou la cuiller.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;L'homme d'Internet est un homme de Gutenberg parce qu'il est obligé de lire, énormément. Ce qu'a révolutionné l'imprimerie, c'est la diffusion de l'écrit. Internet aussi. Les gens lisent, et probablement plus vite que leurs ancêtres. Ils passent d'un sujet à l'autre. Selon moi, Internet encourage la lecture de livres parce qu'il augmente la curiosité. Des statistiques ont démontré que ceux qui regardent beaucoup la télévision (mais raisonnablement), qui surfent beaucoup sur Internet (mais pas au point de passer leurs nuits sur des sites pornos), sont aussi ceux qui lisent le plus.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Revendiquer sa propre encyclopédie est typique de la bêtise&amp;nbsp;! La culture est là justement pour empêcher les Bouvard et Pécuchet de triompher.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>La résistance du blogueur de fond</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/10/12/La-r%C3%A9sistance-du-blogueur-de-fond</link>
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    <pubDate>Mon, 12 Oct 2009 07:26:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Web 2.0</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Narvic propose un billet plus impressionniste que démonstratif mais stimulant intitulé &lt;em&gt;Web de flux contre Web de fond&lt;/em&gt; (Novövision 2, 10 oct 2009, &lt;a href=&quot;http://novovision.fr/?Web-de-flux-contre-web-de-fond&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) dont il introduit ainsi le propos&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Nous sommes en train de passer insensiblement sur le web d’un modèle dominant de diffusion de l’information à un autre. Du «&amp;nbsp;modèle Google », construit autour d’un «&amp;nbsp;web de fond&amp;nbsp;» et de l’analyse algorithmique de la popularité des contenus, à un «&amp;nbsp;modèle Twitter », construit autour d’un «&amp;nbsp;web de flux&amp;nbsp;» et de la recommandation sociale des contenus selon la réputation du prescripteur.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le web de fond intéresse, selon l'auteur du billet, directement les professionnels de l'information et cette présentation résonnera agréablement aux oreilles des ebsiens&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Ce «&amp;nbsp;web de fond&amp;nbsp;» tient l’une de ses particularités d’ailleurs de ses allers-retours permanents entre l’actualité et l’archive, la documentation, les données... J’aime bien l’image proposée sur ce thème par Nicolas Vanbremeersch dans son livre, l’image des «&amp;nbsp;trois webs ». L’un d’entre eux est précisément pour lui ce web de l’archive, un web qui resterait statique, totalement inanimé, si des blogueurs, documentalistes, experts ou journalistes, ne participaient à son «&amp;nbsp;animation », en plongeant à l’intérieur pour faire remonter à la surface des liens vers les contenus profonds.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais le Web de flux séduirait de plus en plus certains d'entre les spécialistes de l'information d'après toujours Narvic&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Il est très symptomatique, à mon avis, que Twitter séduise aujourd’hui avant tout des spécialistes de l’information sur le net, c’est à dire - en gros - des blogueurs «&amp;nbsp;techno&amp;nbsp;» et des journalistes, et que l’usage principal qu’ils en font, c’est de diffuser des liens vers des billets dont ils recommandent la lecture.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et il remarque la déconnexion, par exemple, entre la pratique du blogue et celle de Twitter. Ainsi, un écart de plus en plus manifeste se creuserait entre les deux dynamiques, celle du Web de fond et celle du Web de flux, qui sont supportées non seulement par des pratiques différentes, mais aussi par des sociétés commerciales différentes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais pour reprendre la thématique de ce blogue, rappelons qu'il y a un abîme entre les rentrées financières de Google et celles des concurrents qui développent selon Narvic le Web de flux (Twitter, FaceBook..). Restons donc prudent face au flux éphémère, non parce qu'il est inefficace, moins sérieux, ou se renouvelle sans cesse, mais parce qu'il n'a pas de base économique. Bien des services vedettes du Web ont déjà été oubliés par le passé..&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour ma part, je continue de croire au travail de fond. Celui qui est supporté notamment par des experts, et je crois même, contrairement à bien des sirènes post-modernes, à leur chance renouvelée. Ce billet d'A Kluth sur sa pratique d'information (&lt;a href=&quot;http://andreaskluth.org/2009/09/26/my-changing-media-habits-or-there-is-no-crisis/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), repéré par Pisani (&lt;a href=&quot;http://pisani.blog.lemonde.fr/2009/10/07/la-non-crise-des-medias/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;) me conforte dans cette idée&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Conclusion d'A Kluth (trad JMS):&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Ce que j'ai découvert en observant ma propre pratique des médias, c'est que je suis aujourd'hui bien mieux informé que je ne l'ai jamais été. Mais que bien des informations que je consulte ne viennent plus des journalistes.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Elles viennent aujourd'hui en beaucoup plus grand nombre des universités, des groupes d'experts (think tanks) sur mon fil RSS et iTunes de l'Université, de scientifiques et de penseurs et experts à des conférences comme TED, et de vous, qui vous êtes un groupe auto-sélectionné et donc qualifié d'éditeurs.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/10/12/La-r%C3%A9sistance-du-blogueur-de-fond#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>Comment perdre un milliard de dollars ?</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/10/08/Comment-perdre-un-milliards-de-dollars</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:7b50a26bdab5b48c470456da4c828471</guid>
    <pubDate>Thu, 08 Oct 2009 07:15:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Web 2.0</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Voici un dialogue cité par&lt;em&gt; CNET-News&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://news.cnet.com/8301-31001_3-10360384-261.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; repéré par D. Durand qui le commente&lt;a href=&quot;http://media-tech.blogspot.com/2009/10/acquisition-youtube-google-consciemment.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt; là&lt;/a&gt;), &lt;del&gt;sorti tout droit d'un épisode de  &lt;em&gt;Ally Mc Beal&lt;/em&gt;&lt;/del&gt; quelque peu surréaliste. La scène se passe entre M. Schmidt et un avocat au cours d'une déposition faite en mai dernier par le directeur financier de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; dans le procès mettant en prise la société avec &lt;em&gt;Viacom&lt;/em&gt; sur une question de droit d'exploitation de clip-vidéos (sur le procès voir &lt;a href=&quot;http://news.cnet.com/Viacom-sues-Google-over-YouTube-clips/2100-1030_3-6166668.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Extraits (trad JMS)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Stuart Jay Baskin, un avocat de Viacom&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Alors pourquoi ne pas nous dire ce que vous vous rappelez avoir dit aux dirigeants (de Google) concernant cette estimation (de YouTube) ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Schmidt: &lt;em&gt;Je crois que YouTube devait valoir quelque chose autour de 600-700 millions de dollars.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Baskin: &lt;em&gt;Et vous l'avez indiqué aux dirigeants ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Schmidt: &lt;em&gt;Oui.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Baskin: &lt;em&gt;de Google ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Schmidt: &lt;em&gt;Oui.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Baskin: &lt;em&gt;Et suis-je exact en disant que vous avez demandé aux dirigeants d'approuver un prix d'acquisition de 1,65 milliards de dollars ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Schmidt: &lt;em&gt;Oui.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Baskin: &lt;em&gt;Je ne suis pas très bon en math, mais je crois que cela devrait faire quelque chose comme un milliard de plus que ce que vous pensiez que la société valait réellement.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Schmidt: &lt;em&gt;C'est exact.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Baskin: &lt;em&gt;Pouvez vous nous expliquer le raisonnement que vous avez tenu ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Schmidt: &lt;em&gt; Bien sûr. C'est une société qui avait un très petit revenu, avec une forte croissance des utilisateurs, une croissance bien plus forte que celle de Google-Vidéo qui était le service dont disposait Google. Et ils nous avaient prévenus qu'ils allaient être vendus, et nous pensions qu'ils allaient recevoir une offre d'un concurrent qui, à cause de la position de Google, serait bien supérieure à la valeur de la société. Dans le jeu de la négociation, il faut se rappeler que le prix n'est pas fixé par mon jugement ou par un modèle financier ou par l'actuel cash-flow. Il est fixé par ce que les gens sont prêts à payer. Et nous avons conclu finalement que 1,65 milliards incluait une prime pour une transaction rapide et nous assurer de pouvoir participer au succès d'audience de YouTube.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est donc un éclairage cru sur les valorisations actuelles des sociétés du numérique. À l'évidence, celles-ci n'ont rien à voir avec un raisonnement économique raisonnable (voir &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/10/25/352-facebook-15-mds-usd-vraiment&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; par ex pour &lt;em&gt;FaceBook&lt;/em&gt;). Et je ne suivrai pas D. Durand quand il dit que l'audience capturée pourra se &lt;em&gt;monétiser quand l'énigme de cette monétisation sera résolue.&lt;/em&gt;  C'est un pari dangereux à ce niveau de transactions, rien ne dit qu'une solution sera trouvée. Elle n'a toujours pas été trouvée pour &lt;em&gt;YouTube&lt;/em&gt;, malgré bien des tentatives et les conditions optimum et confortables pour sa recherche trois années, presque jour pour jour, après son acquisition par &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;. Le même genre de pari a conduit au crack financier des banques qui au final aura fait beaucoup de dégâts.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/10/08/Comment-perdre-un-milliards-de-dollars#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Le codex inscriptible</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/09/23/Le-livre-inscriptible</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:101d5f654090ddbd5fd850bdff513004</guid>
    <pubDate>Wed, 23 Sep 2009 01:11:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Sémio</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Les commentaires d'un précédent billet sur une expérience de livre numérique inscriptible (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/09/02/Le-livre-en-ab%C3%AEme&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) en sont restés à la question accessoire du titre anglais (Read/Write Book), que ses défenseurs justifiaient par une référence au code informatique. Ce dernier autoriserait des livres d'un genre nouveau et, pourrait-on dire, inédit, dont les principales caractéristiques originales seraient la possibilité d'intervenir sur le livre en modifiant son contenu (lire/écrire) et d'accéder à partir du livre à bien d'autres ressources (livre-réseau). Une petite histoire montrera que ces fonctionnalités ne sont pas réservées exclusivement au numérique et que l'intégrisme numérique peut faire parfois des dégats.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Suite à notre évaluation de l'année académique dernière à l'EBSI, nous avons décidé d'organiser une formation à l'utilisation des PowerPoints pour les professeurs. Elle a été menée tambour battant par un collègue d'une faculté voisine. Il nous a présenté en conclusion une réalisation pour laquelle il a obtenu un prix de pédagogie du ministère de l'Éducation. A priori rien d'original puisqu'il s'agit du polycopié de son cours, fourni sur un codex papier et sur Pdf aux étudiants. Mais celui-ci est inscriptible, des plages sont réservées pour des notes et des réponses des étudiants, et il autorise des liens avec des séquences Ppt sonorisés, des animations par exemple sur des courbes, des exercices et d'autres sources extérieures. Ainsi le professeur fait son cours en présentiel devant les étudiants qui prennent des notes et font les exercices directement sur le polycopié. Rentrés chez eux, ils disposent de la totalité du matériel du cours, personnalisés, y compris ses extensions en passant en ligne. Le fait d'avoir un codex n'est pas anodin, comme on va le voir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Depuis l'année dernière, sa faculté, convertie à la modernité numérique, a décidé que l'ensemble du matériel pédagogique devrait être uniquement accessible sous format numérique. Le professeur a donc redécoupé en séquences et transformé son matériel pour ne plus fournir de papier aux étudiants. Mais dès la deuxième séance du cours, l'association des étudiants est arrivée avec une caisse comprenant les tirages papiers des fichiers, évidemment non reliés et en désordre pour les distribuer suite aux réclamations qu'elle avait reçues. Les étudiants trouvaient beaucoup plus confortables et sûr d'avoir un support papier pour suivre le cours. Après une vigoureuse protestation, le professeur qui ne manque pas d'énergie a pu revenir au codex originel. Il n'a pas pour autant renoncé au numérique qu'il manipule avec dextérité comme il nous en largement a fait la démonstration au cours de la formation.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je crois qu'il faut se méfier des excès. Reconnaître les vertus du codex n'efface pas celles du numérique et vice-versa. Si le papier a des limites, le numérique a les siennes. Les meilleures réalisations sont celles qui savent utiliser au mieux les performances des différents supports.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Google Book et la BnF</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/09/18/Google-Book-et-BnF</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:9a508169dcf34a93053243113e14b845</guid>
    <pubDate>Fri, 18 Sep 2009 19:33:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Bibliothèques</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Alain Pierrot (qu'il soit remercié) m'a fait parvenir le rapport d'audit de l'Inspection générale des finances en France, commandé conjointement par le Ministère du budget, des comptes publics et de la fonction public et le Ministère de la culture et de la communication, et rendu en janvier 2009. On pourra trouver &lt;a href=&quot;https://www.igf.minefi.gouv.fr/sections/les_rapports_par_ann/2009/la_bibliotheque_nati&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;. Nul doute qu'il sera abondamment commenté. Voir déjà À la Toison d'or (&lt;a href=&quot;http://alatoisondor.wordpress.com/2009/09/15/quand-linspection-des-finances-veut-vendre-les-livres-de-la-bnf/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'apprécie beaucoup les rapports de l'Igf qui fournissent de nombreuses informations et montrent toujours un grand souci du bien public.. et bien entendu des deniers de l'État. Celui-là est un modèle du genre. Il montre clairement les défis d'économie publique auxquels la BnF est confrontée en analysant aussi bien la valeur des collections, le climat social interne, la gestion du patrimoine immobilier, le développement de la bibliothèque numérique, la relance de la fréquentation, insistant chaque fois sur la mission de service public de la bibliothèque nationale. C'est un joli cas d'école qui me servira à coup sûr à l'avenir comme étude de cas pour la mise en pratique de la méthode d'analyse stratégique qui conclut le cours sur l'économie du document (&lt;a href=&quot;http://cours.ebsi.umontreal.ca/blt6355/sequences/07/cours/index.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais pour s'en tenir à une actualité chaude, voici les passages qui concernent les discussions entre la BnF et &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Extrait du rapport p.13-14&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le développement du numérique constitue ainsi un enjeu stratégique pour l’avenir de la bibliothèque, qui aura un impact sur l’ensemble de ses métiers. Il suppose donc de définir une structure cible d’emplois et de compétences à moyen terme et d’actualiser en conséquence la cartographie des métiers de la BnF, afin d’y intégrer son impact transversal. Pour autant, la stratégie de numérisation de la BnF, à vocation encyclopédique par sa volumétrie et ses critères de sélection, apparaît aujourd’hui peu adaptée dans le contexte de développement très rapide de la bibliothèque numérique du moteur de recherche Google. Alors même que ce dernier a déjà numérisé 7 millions d’ouvrages et compte au moins doubler ce chiffre dans les années à venir, la BnF est entrée dans une logique de numérisation «&amp;nbsp;productiviste », qui la conduit à procéder à une sélection avant tout négative fondée sur la simple élimination des ouvrages impropres à la numérisation de masse, selon des critères essentiellement physiques et non en fonction de choix raisonnés de valorisation patrimoniale. En outre, le passage à une numérisation de masse depuis l’an dernier pose d’importants problèmes d’organisation interne à la bibliothèque, qui ne parvient pas à tenir le rythme prévu, alors même qu’un nombre important d’agents (plus de 60 ETP) est mobilisé à cet effet.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Or la BnF ne pourra pas concurrencer Google par le nombre, puisque sa bibliothèque numérique atteindra au mieux la taille du seul fonds ancien de la bibliothèque municipale de Lyon, que Google s’est engagé à numériser dans les années à venir, ce qui représente 5 % du nombre d’ouvrages disponibles sur Google Book Search. De surcroît, cette politique conduit la BnF à négliger la numérisation des collections de presse (malgré un plan spécifique, qui n’aura couvert que 2 % des collections de presse de la bibliothèque sur sept ans d’ici 2012) et de l’audiovisuel, supports pourtant éminemment fragiles7 et dont la consultation en ligne correspond à une attente forte du public.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;2. La BnF doit passer d’une logique quantitative à une logique plus qualitative et partenariale, davantage tournée vers les urgences et les attentes du public&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;La bibliothèque devrait donc chercher à se différencier davantage par la qualité de sa bibliothèque numérique et l’accompagnement éditorial qu’elle peut proposer, à la différence de Google. La sortie d’une logique de masse permettrait en effet à la fois de renforcer la diversité documentaire de Gallica, de remédier aux dysfonctionnements induits par la logique actuelle de flux tendus et de libérer des crédits pour les réallouer à un nombre plus restreint d’ouvrages, mais mieux choisis et présentant une qualité de numérisation accrue.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Dès lors, il apparaît nécessaire de renforcer la logique de sélection qualitative, en ciblant davantage la numérisation sur les pièces les plus précieuses et distinctives de la BnF (ouvrages de la réserve, collections spécialisées), ainsi que sur les collections les plus demandées et/ou les supports les plus menacés, en particulier l’audiovisuel et la presse. Une telle évolution suppose entre autres d’étendre l’éligibilité des projets financés par les crédits du centre national du livre à l’ensemble des supports de la BnF, afin de renforcer la pertinence de la numérisation et de l’orienter en priorité vers les supports les plus fragiles et/ou les plus demandés.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Note 7 À titre d’illustration de cette fragilité, la BnF estime que 90 % des articles de presse relatifs à l’affaire Dreyfus ne sont plus immédiatement communicables au public du fait de leur état de dégradation.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Extrait de la réponse du président de la BNF sur ce point (p.11-12)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;S'agissant d'une possibilité d'ouvrir des discussions avec Google sur la numérisation d'une partie des collections de la BnF, il convient de rappeler que les contacts avec la firme californienne, comme avec Microsoft, ont été réguliers et pourraient connaître de nouveaux développements.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Il y a lieu également de souligner que le projet Google Book Search et Gallica ne sont pas concurrents mais complémentaires. Alors que le premier vise à constituer un gigantesque réservoir de données, Gallica entend développer une véritable bibliothèque, reposant sur une organisation du savoir, une diversité des fonds numérisés et une éditorialisation des contenus.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Microsoft s'étant retiré, une éventuelle coopération avec Google ne pourrait s'inscrire que dans le cadre suivant :&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;porter uniquement sur les œuvres du domaine public, compte tenu des différends opposant Google aux éditeurs, non encore réglés par le projet d'accord intervenu aux États-Unis :&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;venir en complément des programmes de numérisation de massa financés par le CNL, quitte à réorienter ces derniers, de manière à ne pas se placer dans une situation de dépendance ;&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;limiter les restrictions d'accès éventuelles aux seuls acteurs commerciaux, de manière à préserver Europeana et le réseau des bibliothèques numériques francophones.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Dans ce cadre, la BnF pourrait confier à Google la numérisation de la collection des doubles naguère conservée à Versailles et aujourd'hui stockée sur le site François-Mitterrand, ce qui aurait l'avantage de ne pas interférer avec le fonctionnement des départements puisque ces ouvrages ne sont pas communiqués, ainsi qu'une partie des microfilms de la presse du XXIème siècle.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;En échange, Google serait prêt à confier à la BnF, en vue de leur intégration dans Gallica, les fichiers des ouvrages du domaine public de langue française déjà numérisés dans les bibliothèques américaines partenaires mais aussi de ceux qui seraient numérisés en Europe, par exemple, à la Bibliothèque municipale de Lyon.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Si tel était le cas, les programmes de numérisation de masse financés par le CNL (actuellement 100 000 documents par an jusqu'en 2010) pourraient voir leur voilure ajustée par la suite en ce qui concerne les collections de la BnF et pourraient s'ouvrir beaucoup plus largement aux autres bibliothèques françaises dans le cadre du futur schéma national numérique.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;La stratégie à moyen terme pourrait donc être la suivante :&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;numérisation de masse des monographies et des périodiques de la BnF et de ses pôles associés financée par les crédits CNL et, de manière complémentaire, par Google,&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;numérisation d'envergure de la presse, pour laquelle un financement pérenne reste à trouver,&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;numérisation méthodique des collections uniques ou rares de la BnF (livres rares, manuscrits, estampes...) financée sur fonds propres de l'établissement ou sur subvention spécifique (y compris le CNL pour la réserve des livres rares).&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Relevons rapidement plusieurs point&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;De façon anecdotique, on peut sourire à voir le président de la BnF se comporter en Ministre de la culture et définir une politique nationale de numérisation. Plus encore à constater que la BnF récupèrerait des collections numérisées d'autres bibliothèques, américaines ou française (Lyon) via une firme privée (&lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;) sans même qu'il soit envisagé, ni obligatoire, de demander leur consentement.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le processus de numérisation des collections comprend clairement aujourd'hui deux logiques&amp;nbsp;: une industrielle, une manufacturière (plutôt qu'artisanale car on vise malgré tout les grands nombres). Savoir si ces deux logiques sont compatibles reste une question ouverte. L'expérience malheureuse de l'augmentation des cadences à la BnF montre en tous cas que les bibliothèques ne sont pas armées pour l'industriel. La BM de Lyon a fait le pari que Google saura faire du manufacturier en lui confiant ses collections précieuses. La BnF parait tentée de suivre la même voie.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le financement public (ou la volonté publique) parait insuffisant(e) pour financer y compris les collections patrimoniales et ceci dans tous les pays. Le recours à Google dans ce contexte est peut-être inéluctable. Cette situation est exceptionnelle, due à la réussite insolente de la firme et à son cash-flow. Il est probable qu'elle ne se reproduise pas. Comme par définition la numérisation du patrimoine est aussi exceptionnelle et ne devrait pas en principe se reproduire, il y a là un effet d'aubaine fort.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Mais la stratégie de la firme est de viser l'industriel, c'est un peu comme une troisième édition du livre après l'originale puis le livre de poche. Et c'est un des enjeux de la discussion de la firme avec les éditeurs-auteurs aux US&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; renouera-t-il avec le métier d'imprimeur-libraire en réimprimant des livres à la carte ou les diffusant sous format numérique qui plus est en position de monopole sur certains créneaux (livres épuisés)&amp;nbsp;? Il est ironique que des bibliothèques aient été les involontaires complices de l'opération. Il serait juste qu'elles obtiennent en retour quelques compensations ou que soit clairement confié à &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; une mission de service public comprenant des devoirs.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;L'idée selon laquelle &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; viserait à faire un vaste entrepôt de données alors que les bibliothèques seraient préoccupées de collection confond deux raisonnements&amp;nbsp;: l'architecture informatique sera toujours au plus bas niveau un entrepôt de données et l'organisation des informations se trouve sur une couche supérieure. Rien n'empêche &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; d'organiser, s'il le souhaite, des collections ou les bibliothèques de se servir des mêmes données pour le même objectif. Qui sait ce qui se passera demain&amp;nbsp;?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;L'autre intérêt de la firme est de constituer un immense corpus de texte édité sur lequel il pourra et peut déjà faire tourner ses outils de traitement de la langue et de traçage des lecteurs. Sur ce point, la stratégie est plutôt défensive&amp;nbsp;: occuper le terrain pour capter les internautes que commercialement offensive (pas ou peu de publicité contextuelle).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Tout cela me conforte encore dans la présentation des modèles de média sous forme de pentagone. Goggle Book s'est installé entre le modèle de la bibliothèque en récupérant ses collections et celui de la radio-TV par une logique de flux. Et elle cherche à se diversifier en se positionnant sur le modèle éditorial en bousculant ses acteurs. Voilà de quoi actualiser la séance correspondante du cours (&lt;a href=&quot;http://cours.ebsi.umontreal.ca/blt6355/sequences/03/01.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;) pour un superbe exemple.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 12 oct 2009&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sergey Brin, “A Library to Last Forever,” The New York Times, Octobre 9, 2009, sec. Opinion &lt;a href=&quot;http://www.nytimes.com/2009/10/09/opinion/09brin.html?_r=1&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/09/18/Google-Book-et-BnF#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Accès libre : la fausse évidence du macro</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/09/08/Acc%C3%A8s-libre-%3A-la-fausse-%C3%A9vidence-du-macro</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:df06d9b3a0379a67524c22cc6a72af44</guid>
    <pubDate>Tue, 08 Sep 2009 13:28:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Édition</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Concernant l'accès libre à la science, (archives ouvertes, dépôts institutionnels, revues en accès libre) il y a une différence radicale selon que l'on raisonne globalement, à grande échelle, ou plus finement en prenant en compte les intérêts des différentes parties. Et cette différence conduit à des difficultés souvent mal comprises qui suscitent l'impatience des promoteurs de l'accès libre devant la lenteur de sa mise en place concrète de ce qui leur apparait comme une évidence. Deux rapports récents, aux conclusions radicalement différentes sinon opposées, illustrent une nouvelle fois le paradoxe.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Macro&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le premier a été commandé par le JISC. Il s'agit d'une modélisation macro des coûts et bénéfices d'un passage général au libre accès dans trois pays&amp;nbsp;: le Royaume-Uni, le Danemark et les Pays-Bas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;John Houghton, Open Access – What are the economic benefits? A comparison of the United Kingdom, Netherlands and Denmark, 23 juin 2009 (&lt;a href=&quot;http://knowledge-exchange.info/Admin/Public/DWSDownload.aspx?File=%2fFiles%2fFiler%2fdownloads%2fOA_What_are_the_economic_benefits_-_a_comparison_of_UK-NL-DK__FINAL_logos.pdf&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Pdf&lt;/a&gt;). Présentation et analyse de JP Devroey sur &lt;em&gt;Blogus operandi&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://blogusoperandi.blogspot.com/2009/09/lopen-access-est-plus-economique.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le rapport conclut à un intérêt économique global très important pour le modèle d'accès libre. Extrait des conclusions (trad JMS)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;L'accès libre ou le paiement  de la publication par les auteurs (i.e. Gold OA) pourrait amener une économie d'environ 70 millions d'euros par an sur une base nationale pour le Danemark, 133 pour les Pays-Bas et 480 pour le Royaume Uni (au niveau des prix et de l'activité de 2007).&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;L'accès libre par auto-archivage sans annulation des abonnements (i.e. Green OA) pourrait économiser environ 30 millions au Danemark, 50 aux Pays-Bas et 125 au Royaume Uni.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;L'accès libre par auto-archivage avec un service d'accès est plus spéculatif, mais un modèle de dépôts et de services pourrait produire des économies comparables à la publication en accès libre.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;On peut discuter ces calculs, car ils supposent des approximations parfois larges. Néanmoins, il est vraisemblable que si d'un coup de baguette magique on pouvait changer l'ensemble du système, les économies globales pour la société seraient substantielles. Et ce genre d'études est toujours intéressant pour motiver des décideurs, au moins ceux qui ont le pouvoir de modifier les politiques, les bailleurs de fonds de la recherche qui souhaitent évidemment rentabiliser leurs investissements de façon optimale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais son défaut est de faire fi de l'analyse des acteurs. Or, à moins de vouloir une science entièrement administrée, ce sont les chercheurs et leurs structures, complexes, entrelacées, souvent autogérées ou féodales qui auront le dernier mot. Et là, cela se complique..&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Micro&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le second rapport est une étude plus modeste qui tente de repérer les coûts et bénéfices de huit revues américaines de sociétés savantes en SHS sur une période de trois ans (2005-07)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mary Wattman, The Future of Scholarly Journals Publishing Among Social Science and Humanities Associations, février 2009 &lt;a href=&quot;http://www.nhalliance.org/bm~doc/hssreport.pdf&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sans doute l'étude ne prétend pas à une représentativité sur un si petit échantillon. Néanmoins, elle fournit d'intéressantes indications. Extraits du résumé (trad JMS)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le coût par page va de 184$ à 825$ (moy 526$). Lorsque les coûts variables d'impression sont retirés, ces coûts tombent entre 90 et 652$ (moy 350$).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les coûts totaux ont augmenté d'environ 6% (370.000$) sur les 3 années de l'enquête. Les coûts de fabrication et de production des revues papier ont baissé légèrement malgré une petite augmentation du nombre de pages (+5,4%) et un accroissement de 1% de la distribution papier.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les revenus ont augmenté de 800.000$. L'essentiel de cette augmentation provient des institutions.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les revenus des abonnements institutionnels, incluant les licences de sites et de consortiums, procurent 58% des revenus totaux et 72% des revenus d'abonnements en 2007.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les revenus provenant des abonnés institutionnels ont augmenté d'environ 12% pendant la période étudiée, la majorité de l'augmentation provenant des abonnements couplés, papier et numérique. La chute des abonnements papier uniquement est notable.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Globalement, (..) le solde positif a augmenté constamment durant la période étudiée, car les coûts étaient constamment tenus tandis que les revenus augmentaient.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Toute tentative de modèle alternatif d'affaires pour les revues en SHS, qui autoriserait un plus large accès au contenu scientifique, doit être, ou devenir, financièrement solide pour soutenir le développement de l'association et de la revue.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le passage à un modèle de financement radicalement nouveau sous la forme d'un accès libre (auteur/producteur payant) dans lequel les coûts de publication des recherches seraient payés par les auteurs ou les agences de financement, et où les lecteurs auraient un accès en ligne gratuit, n'est aujourd'hui une solution raisonnable pour aucune des revues de ce groupe, compte tenu des coûts prévus. La provenance des ressources externes nécessaires pour un tel modèle n'est pas non plus claire et celles-ci pourraient bien être beaucoup moins accessibles que dans les disciplines STM.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ces conclusions recoupent des remarques de couloir de collègues responsables de revues, étonnés et heureux des revenus inespérés provenant des portails de revues SHS en Amérique du nord. L'économie des revues SHS se modifie rapidement. Il n'est pas sûr que, contrairement à leurs espoirs, celle-ci aille dans le sens des promoteurs de l'open access.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La situation des revues en STM et la concentration des éditeurs dans ces disciplines sont très différentes, induisant des profits qu'il est juste de dénoncer avec force. Mais je suis persuadé que si l'on entrait plus finement dans l'analyse du jeu des pouvoirs internes à ces disciplines, on comprendrait mieux les résistances et les complicités entre éditeurs commerciaux et éditeurs scientifiques.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/09/08/Acc%C3%A8s-libre-%3A-la-fausse-%C3%A9vidence-du-macro#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>Google Book : l'État c'est moi</title>
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    <pubDate>Sun, 06 Sep 2009 22:22:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Juridico</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Nouvelle excellente initiative de Lionel Maurel qui a traduit un texte très éclairant de  James Grimmelmann sur l'accord de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; avec les auteurs et éditeurs américains actuellement en procès suite à recours collectif bien paradoxal&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;James Grimmelmann, “Google et l’armée des zombies orphelins”   (Georgetown University Library, 2009), &lt;a href=&quot;http://owni.fr/2009/09/03/google-et-larmee-des-zombies-orphelins/.&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; le texte original est &lt;a href=&quot;http://james.grimmelmann.net/essays/ZombieArmy&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;là&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici le dernier paragraphe&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Peut-être ce règlement aura-t-il quand même un effet positif pour la société&amp;nbsp;: de bonnes choses sortent parfois des pratiques les plus corrompues. Mais nous devons bien être conscients que ce n’est pas de cette manière que les choses auraient dû se dérouler. Les parties ont atteint un résultat différent de celui que la société était en droit d’attendre. Peut-être notre système politique est-il trop grippé pour régler à la fois le problème de la recherche dans les livres et la question des œuvres orphelines&amp;nbsp;? Mais nous ne devrions pas pour autant renoncer à exiger mieux que cela&amp;nbsp;; nous ne pouvons pas nous contenter de baisser les bras en disant&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;C’est toujours mieux que rien ».&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On ne saurait mieux écrire que &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; est en train de prendre des prérogatives régaliennes et que cela est dangereux pour la démocratie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 8 septembre 2009&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir aussi le communiqué en France de l'interassociation Archives, Bibliothèques Documentation (IABD), qui reprend un argumentaire comparable&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Non au Règlement Google Livres en France &lt;a href=&quot;http://www.iabd.fr/spip.php?rubrique26&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et cinq minutes plus tard&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Google renonce à inclure les ouvrages européens dans Google Livres, ZDNet &lt;a href=&quot;http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39706010,00.htm?xtor=RSS-1&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ça brasse. Il se dessine de plus en plus nettement une différence de positions US/Europe.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Le livre en abîme</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/09/02/Le-livre-en-ab%C3%AEme</link>
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    <pubDate>Wed, 02 Sep 2009 17:52:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Édition</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Pour l'université d'été qu'ils organisent la semaine prochaine à Marseille en France sur «l'avenir du livre en questions» (&lt;a href=&quot;http://leo.hypotheses.org/2386&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), Marin Dacos et Pierre Mounier ont eu une curieuse et intéressante initiative. Ils ont édité un livre à la fois sur format numérique et sur papier et font travailler les stagiaires dessus. On trouvera la première version ci-dessous. Première version, puisque les stagiaires vont intervenir dessus, je n'ai pas très bien compris comment, mais nous en saurons plus sans doute au fur et à mesure&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Marin Dacos (éd), Read/Write Book (Cléo), &lt;a href=&quot;http://leo.hypotheses.org/files/2009/09/read-write-book-1er-septembre-2009-version-de-travail.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Pdf&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il s'agit d'un recueil de textes choisis sur le livre numérique déjà publiés ailleurs et mis en ligne. On a donc ici réuni une série de textes particulièrement significatifs des débats actuels sur le sujet, ou tout au moins des courants proches des organisateurs de l'évènement. Ceci en fait un objet utile mais un peu étrange. On ne sait plus très bien où commence et finit le livre et où commence et finit le portail. Mais c'est sans doute le but du jeu. Et il faut attendre la fin de l'expérience pour en tirer toutes les leçons&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En fait cela ressemble plus aux recueils de lectures imposées que l'on trouve couramment dans les cours en Amérique du nord, autrefois réunis à la bibliothèque aujourd'hui de plus en plus souvent sur le site dédié au cours. Et en ce sens cela peut-être un objet pédagogique tout-à-fait adapté à l'université.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je suis moins convaincu par la mise en abîme entre le contenu (sur le livre numérique) et la forme (livre numérique). À l'évidence les initiateurs veulent prouver leur thèse, ou approfondir leur analyse, par l'action. J'ai peur que cela conduise à des biais. Les experts du web aiment trop se regarder travailler à mon avis et du coup manquent souvent de recul.. On est souvent le moins bon analyste de sa propre pratique. Mais il ne faut pas préjuger des résultats d'une expérience originale et inédite. Peut-être qu'au contraire le bocal permettra d'intéressantes catalyses, grâce à l'apport et les synergies des stagiaires.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin, même si on trouve en page intérieure un sous-titre «le livre inscriptible». Les Québécois ne manqueront pas d'être agacés par un titre anglais pour un livre dans sa presque totalité écrit en français, et dont plusieurs chapitres sont même des traductions françaises de textes anglais.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Les lecteurs des bibliothèques sous surveillance</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/08/29/Les-lecteurs-des-biblioth%C3%A8ques-sous-surveillance</link>
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    <pubDate>Sat, 29 Aug 2009 12:48:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Bibliothèques</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Voici donc le second article signalé par Paulette Bernard&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Trina Magi, “A Content Analysis of Library Vendor Privacy Policies: Do They Meet Our Standards?” , à paraître dans College &amp;amp; Research Libraries. &lt;a href=&quot;http://bit.ly/DJZO4&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Pre-print&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le titre annonce clairement la couleur. Les bibliothèques aux États-Unis (et ailleurs) ont un grand sens de l'éthique. Un Code de l'éthique a été publié par l'American Library Association (&lt;a href=&quot;http://www.ala.org/ala/aboutala/offices/oif/statementspols/codeofethics/codeethics.cfm&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). Parmi les éléments essentiels de ce dernier figure la confidentialité des lectures, dont on comprend facilement l'importance pour une démocratie. Les bibliothécaires américains ont mené plusieurs combats importants en ce sens, tout particulièrement ces dernières années contre le &lt;em&gt;Patriot Act&lt;/em&gt;. L'auteure de l'article a d'ailleurs gagné un prix à cette occasion. Mais, fait-elle remarquer, il se pourrait bien qu'aujourd'hui par manque de vigilance, les bibliothécaires ne puissent plus assumer leurs devoirs d'anonymisation des lectures. Leurs fournisseurs en ligne ne sont pas tenus par le même sens des responsabilités. Ayant perdu la maîtrise des collections, les bibliothécaires n'ont plus la possibilité de contrôler l'éthique de leur utilisation.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Extraits de la conclusion de l'article (trad JMS)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Cette recherche montre que la politique de protection des données privées des principaux fournisseurs de ressources en ligne des bibliothèques ne tient pas compte de nombreuses normes construites par les bibliothécaires et l'industrie de l'information sur la manipulation et la protection des informations sur les utilisateurs (..)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Il est aussi clair selon leur politique affichée que la plupart des fournisseurs ne suit pas le code d'éthique de l'ALA concernant la protection de la vie privée des utilisateurs et partage les informations sur les utilisateurs avec des tiers pour des raisons variées, certaines aussi vagues que «&amp;nbsp;protéger le bien-être de la société commerciale». Ceci est particulièrement inquiétant dans la mesure où le gouvernement s'appuie sur les sociétés privées pour l'aider dans son effort de collectes de données. (..)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les étudiants qui ont confiance dans les bibliothèques et dans leurs promesses de confidentialité peuvent être incités à divulguer facilement des informations personnelles pendant qu'ils utilisent les bases de données proposées par celles-ci. Si les bibliothécaires veulent rester en accord avec le Code d'Éthique et avec les principes qui font des bibliothèques des lieux particuliers pour des recherches libres et ouvertes, ils doivent examiner avec attention les politiques qui régissent ces bases de données, défendre la protection des données personnelles des utilisateurs et former ceux-ci qui ont mis toute leur confiance dans la bibliothèque.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'ajouterai quelques éléments en résonance avec les préoccupations de ce blogue&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Au delà des bibliothèques, les universités devraient être beaucoup plus attentives à ces questions, en interne comme à l'externe. En interne, elles devraient aussi se doter de code d'éthique sur la non-divulgation des pratiques de lecture des étudiants, qui ne passent plus nécessairement aujourd'hui seulement par les bibliothèques. La tentation est forte, par exemple, pour un professeur de vérifier qui est allé lire les pages qu'il a conseillé dans son cours et mises en ligne sur le site particulier de ce dernier. En externe, la traçabilité autorise théoriquement des études scientométriques sur les lectures et non plus seulement sur les publications. Est-on vraiment sûr qu'il soit sain de surveiller qui lit quoi dans la science&amp;nbsp;?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les bibliothèques, qui ont confié sans toujours trop réfléchir leurs collections à numériser à Google, ont dans le même élan autorisé cette firme à surveiller les lectures de ces collections. Ceci est clairement en violation avec leur code d'éthique. Ces interrogations commencent à poindre avec le débat sur l'accord en discussion avec les auteurs et les éditeurs aux US. On pourra consulter sur ce sujet et d'autres le compte rendu par Mark Liberman de tables rondes organisées récemment à Berkeley sur cet accord  (&lt;a href=&quot;http://languagelog.ldc.upenn.edu/nll/?p=1698#more-1698&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Enfin, tout cela me conforte dans ma catégorisation des modèles de médias. Dans le modèle éditorial, le lecteur ne fait pas qu'acheter un objet, il achète aussi sa liberté de lecture. Il peut alors lire et faire lire sans demander la permission à personne, ni être surveillé par personne. Inversement, le Web-média fait «payer» sa pseudo-gratuité par un encadrement et une suveillance du lecteur qu'il monnaiera sur d'autres marchés. Pour approfondir cette dernière question voir les développements autour du pentagone (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2006/11/29/127-le-pentagone-de-l-industrialisation-de-la-memoire&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;court&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://cours.ebsi.umontreal.ca/blt6355/sequences/03/03.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;long&lt;/a&gt;)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 1 septembre 2009&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir sur ce sujet le billet du blogue LibraryLaw du 28 août, repéré grâce à Calimaq&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;How to negotiate with web 2.0 services for better terms of service - yes we can &lt;a href=&quot;http://blog.librarylaw.com/librarylaw/2009/08/how-to-negotiate-with-web-20-services-for-better-terms-of-service-yes-we-can.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/08/29/Les-lecteurs-des-biblioth%C3%A8ques-sous-surveillance#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Sociétés de surveillance</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/08/24/Soci%C3%A9t%C3%A9s-de-surveillance</link>
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    <pubDate>Mon, 24 Aug 2009 13:11:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Socio</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Paulette Bernard, merci deux fois à elle, m'a signalé deux documents vraiment très éclairants sur la question de la gestion des données privées aux US. Je présente ici le premier et garde le second, qui concerne très directement les bibliothèques, pour un autre billet.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Joshua Gomez, Travis Pinnick, et Sahkan Soltani, KnowPrivacy (Berkeley, USA: School of Information, University of California, juin 1, 2009), &lt;a href=&quot;http://knowprivacy.org/report/KnowPrivacy_Final_Report.pdf&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Pdf&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a aussi un site qui présente les mêmes éléments (&lt;a href=&quot;http://knowprivacy.org&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;là&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Plusieurs enquêtes sont croisées&amp;nbsp;: une analyse quantitative sur les mouchards (Web bug, en québécois «pixel invisible» &lt;a href=&quot;http://www.olf.gouv.qc.ca/ressources/bibliotheque/dictionnaires/Internet/fiches/8367061.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;déf&lt;/a&gt;), une autre sur les termes affichés sur les sites des politiques de confidentialité, une troisième sur les plaintes déposées par les internautes et enfin une analyse du contenu de la presse sur le sujet. Voici quelques extraits du résumé du rapport (trad JMS). Ils se passent, je crois, de commentaire&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Notre analyse des mouchards  a montré qu'ils sont innombrables sur le web; cela est inquiétant car les utilisateurs sont peu susceptibles de connaître les mouchards, et qu'il manque de réel contrôle sur cette technologie de surveillance. Les 50 principaux sites web contenaient au moins un mouchard à un endroit dans le mois de l'enquête. Certains en avaient une centaine. Plus important encore fut l'ampleur de la couverture de surveillance de certaines sociétés. Plusieurs avaient un mouchard sur la majorité des 100 premiers sites. Google en particulier avait une large couverture. Il avait un mouchard sur 92 des 100 premiers sites, et sur 88% de l'ensemble compris dans l'échantillon de données de presque 400.000 domaines uniques.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/Google_Trackers_KnowPrivacy.jpg&quot; alt=&quot;Combined Google Trackers&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Combined Google Trackers, août 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Notre enquête sur les politiques de confidentialité affichées montre que la plupart des cinquante principaux sites webs disent récolter des informations sur leurs utilisateurs et s'en servir pour personnaliser les publicités. Au-delà, cependant, la plupart comprennent des informations peu claires (ou manquent d'information) sur la conservation des données, l'achat de données sur les utilisateurs provenant d'autres sources, ou le sort de ces données dans le cas d'une fusion de sociétés ou d'une faillite.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le partage des informations est particulièrement problématique. Alors que la plupart des politiques indiquent que l'information ne sera pas diffusée à un tiers, beaucoup de ces sites permettent à un tiers de récupérer des données via des mouchards. (..)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;La plupart des politiques indiquent que les informations peuvent être partagées avec des sociétés affiliées. (..) Pour avoir une impression générale du nombre de sociétés avec lesquelles chaque site web parmi les 50 premiers pouvaient potentiellement partager leur données selon leur politique, nous avons chercher leur société mère et compté leur nombre de filiales. Le nombre moyen de filiales était de 297 avec une médiane de 93. (..).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;L'analyse qualitative des plaintes a suggéré que les utilisateurs étaient principalement préoccupés par une absence de contrôle sur les collections de données et sur la publicisation des données personnelles (..).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;L'analyse des articles de journaux a montré que les utilisateurs étaient alertés sur le profilage des comportements et en général sur les questions relatives aux collections de données. Pourtant, la discussion de certaines pratiques était inexistante. Pratiquement aucune mention n'était faite sur les partages des données avec les sociétés affiliées ou sur l'utilisation de mouchards.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Libérez les données disait-il.. &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/04/06/La-messe-des-donn%C3%A9es&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 26 aout 2009&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Repéré par J Futardo&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Balachander Krishnamurthy et Craig E. Wills, On the Leakage of Personally Identifiable Information Via Online Social Networks, SigComm Conference 2009. &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/dotclear/admin/post.php?id=540&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Compte tenu du nombre de papiers sortant sur cette problématique, il est à prévoir des changements prochains.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/08/24/Soci%C3%A9t%C3%A9s-de-surveillance#comment-form</comments>
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    <title>Réseau social et capital culturel</title>
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    <pubDate>Sun, 23 Aug 2009 01:08:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Socio</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Deux études viennent de sortir qui donnent un éclairage cru sur l'impact social de plus en plus fort des réseaux sociaux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour la première, réalisée par le professeur Taylor-Gooby de l'université du Kent, on ne dispose que de quelques éléments d'un communiqué et il faudra en surveiller la sortie &lt;a href=&quot;http://www.kent.ac.uk/news/stories/universityofkentresearchexhoesgovenmentreportonsocialmobility/2009&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; repérée par L'Atelier qui la commente en la comparant aux réflexions de D. Cardon (&lt;a href=&quot;http://www.atelier.fr/reseaux/10/19082009/reseaux-sociaux-classes-moyennes-utilisation-strategique-inegalites-sociales-liens-faibles-38592-.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). Selon le communiqué, les réseaux sociaux viennent renforcer la possibilité pour les enfants des classes moyennes de trouver un travail intéressant. À vrai dire, cet avantage semble surtout sensible pour les garçons au Royaume-Uni où les réseaux sociaux compteraient pour 15%, après l'éducation qui compte pour 40%. Dans l'ensemble des pays européens, les chiffres seraient de 5% et 50%. Dans tous les pays, il semble que l'usage des réseaux sociaux diffèrent avec le sexe. Le professeur déclare&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Il semble que, tandis que les opportunités s'ouvrent pour les femmes, les hommes cherchent à se servir des réseaux sociaux, des contacts et d'autres méthodes informelles pour garder leurs avantages pour obtenir les meilleurs postes.»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'autre étude réalisée sur un vaste sondage par un cabinet de recrutement (&lt;a href=&quot;http://www.careerbuilder.com/share/aboutus/pressreleasesdetail.aspx?id=pr519&amp;amp;sd=8%2f19%2f2009&amp;amp;ed=12%2f31%2f2009&amp;amp;siteid=cbpr&amp;amp;sc_cmp1=cb_pr519_&amp;amp;cbRecursionCnt=1&amp;amp;cbsid=0dd1df2260814b458dd900c4a81cda49-304325774-R6-4&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;)
repérée par Les Numériques (&lt;a href=&quot;http://www.lesnumeriques.com/news_id-10344.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;) montre une évolution radicale des pratiques de recrutement. Alors que seulement 22% des recruteurs allaient consulter les réseaux sociaux l'année dernière aux US pour se renseigner sur les candidats, ils seraient 45% aujourd'hui.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le cabinet de recrutement conclut avec les conseils de bon sens suivants&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Faites le ménage de vos traces numériques avant de commencer une recherche d'emploi. Enlevez toutes les photos, les contenus et les liens qui pourraient vous nuire sous les yeux d'un employeur.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Envisagez de construire votre propre groupe professionnel sur des sites comme Facebook ou BrigthtFuse.com pour tisser des relations avec des leaders d'opinion, des recruteurs et des personnes qui pourront vous recommander.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Râler offline. Maintenez un contenu orienté positivement, qu'il soit professionnel ou personnel. Insistez sur vos réalisations dans et en dehors du travail.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;N'oubliez pas que d'autres peuvent voir vos amis, aussi sélectionnez-les. Modérez les commentaires des autres. Envisagez de bloquer les commentaires ou de rendre privé votre profil afin que seuls ceux que vous acceptez comme amis puissent le voir.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Ne dites pas que vous recherchez un autre emploi, si vous êtes déjà à l'emploi.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;

&lt;p&gt;La fin de l'innocence&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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