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  <title>Bloc-notes de Jean-Michel Salaün</title>
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  <description>Repérage de données sur l'économie des documents dans un environnement numérique</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Mon, 13 Feb 2012 02:58:14 -0500</pubDate>
  <copyright></copyright>
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    <title>Séminaire AI Lyon</title>
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    <pubDate>Fri, 10 Feb 2012 06:14:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>General</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;J'ai oublié de signaler que le séminaire sur l'Architecture de l'information, cette année plus orienté vers les réseaux sociaux, avait repris. Nous avons eu la semaine dernière une séance sur Mouvement sociaux et réseaux sociaux avec A. Casilli et par visioconférence depuis Tunis nos collègues de l'ISD, Raja Fenniche, Mohamed Ben Romdhane et Aida Chebbi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vendredi prochain 17 février, le thème est &lt;em&gt;Réseaux Sociaux et Visualisation&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Visualisation interactive de réseaux sociaux&amp;nbsp;: dernières avancées et défis&lt;/strong&gt;,
Jean-Daniel Fekete, directeur de recherche à l’INRIA, responsable de l’équipe-projet AVIZ.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Depuis dix ans, des progrès significatifs ont été réalisés dans le domaine de la visualisation interactive des réseaux sociaux. Ces progrès permettent d’explorer et de naviguer dans des réseaux de plusieurs millions de sommets et d’arêtes, ainsi que dans des réseaux très denses et enfin dans des réseaux multi-valués (avec de multiples attributs associés aux sommets et aux arêtes).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;''Nous allons passer en revue les nouveautés qui permettront d’améliorer notablement l’analyse exploratoire des réseaux sociaux lorsqu’elles seront intégrées aux logiciels modernes comme Cytoscape, Tulip ou Gephi.
Nous décrirons aussi les défis auxquels les chercheurs se sont attelés et qui permettront d’explorer des réseaux dynamiques, agrégés selon plusieurs hiérarchies, ainsi que liées à des données complexes.''&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cartographie des réseaux sociaux. Des données à la visualisation.&lt;/strong&gt; &lt;a href=&quot;http://www.netvibes.com/joliveau&quot;&gt;Thierry Joliveau&lt;/a&gt;, Professeur de Géographie à l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne, membre de l’UMR Environnement-Ville-Société&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;En partant de l’analyse de différents essais pour dresser une carte de Facebook, on s’interrogera sur la géovisualisation de l’activité des réseaux sociaux au croisement de la question technique et de son rôle social et politique. On terminera par une ouverture sur le thème de la dimension géographique des réseaux sociaux à travers la localisation des membres mais aussi des objets qu’ils échangent ou dont ils débattent.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les dates, thématiques, intervenants des séances suivantes sont&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;9 mars&amp;nbsp;: Opendata et big data, Gauthier Poupeau (Antidot), Tarleton Gillepsie (Cornell University)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;23 mars&amp;nbsp;: Traces et réseau, Éric Fleury (ENS-Lyon), Yannick Prié (Lyon 1), Gérard Grefenstette&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;6 avril&amp;nbsp;: Architecture de l'information pour la recherche SHS, André Gunthert (EHESS), Sophie Pène (ENSCI)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Horaire&amp;nbsp;: 13h30,
Lieu&amp;nbsp;: Salle de conférence de l'IXXI à Lyon. &lt;a href=&quot;http://www.ixxi.fr/?page_id=41&amp;amp;lang=fr&quot;&gt;Plan&lt;/a&gt;. Entrée libre.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Le monde selon Facebook et selon Google</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/02/07/Le-monde-selon-Facebook-et-selon-Google</link>
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    <pubDate>Tue, 07 Feb 2012 02:14:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Sémio</category>
        <category>422. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Le Web entre flot et bibliothèque</category><category>522. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du texte : Google</category><category>523. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du médium : Facebook</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Pour rebondir sur la discussion d'un &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/02/03/L-%C3%A9vangile-selon-Saint-Marc-%28Zuckerberg%29&quot;&gt;précédent billet&lt;/a&gt; voici deux images révélatrices des conceptions documentaires du monde par &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; et par &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;. Il reste à trouver celle qui représenterait le monde d&lt;em&gt;'Apple&lt;/em&gt;. La comparaison des deux images est en effet instructive.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Facebook-P-Butler-14-12-2010_m.jpg&quot; alt=&quot;Facebook-P-Butler-14-12-2010.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Facebook-P-Butler-14-12-2010.jpg, fév. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.WebGL-Globe-Search-2012_m.jpg&quot; alt=&quot;WebGL-Globe-Search-2012.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;WebGL-Globe-Search-2012.jpg, fév. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On connait l'&lt;a href=&quot;https://www.facebook.com/note.php?note_id=469716398919&amp;amp;id=9445547199&quot;&gt;emblématique image&lt;/a&gt; des relations de &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt;, qui ressemble à une carte des lignes aériennes que l'on trouve dans les magazines disponibles dans les avions ou encore à celles des flux migratoires ou des échanges commerciaux des manuels de géographie de ma jeunesse. &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt;, chantre de la connexion, représente son activité sur une carte par des flux d'échanges.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; propose de son côté un service expérimental de visualisation de données géolocalisées sur un globe terrestre, &lt;em&gt;The WebGL Globe&lt;/em&gt;, et, comme exemple, il présente les recherches sur son moteur (&lt;em&gt;search&lt;/em&gt;) colorée par langue dans le monde. On trouvera ci-contre une copie d'écran, mais l'&lt;a href=&quot;http://workshop.chromeexperiments.com/globe-search&quot;&gt;image animée en 3D&lt;/a&gt; est beaucoup plus spectaculaire. &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; présente ici son activité comme cumulative. Il ne s'agit plus de flux, mais de stock. La richesse d'informations accumulées en un lieu. Sans doute, la représentation est contrainte par l'algorithme qui organise de cette façon la visualisation des données, mais l'exemple n'est pas du au hasard, c'est aussi une image fidèle du modèle d'origine de la firme, issu de la bibliothéconomie. Dans la construction du modèle de Webmédia qui croise télé (-phone et -vision) et bibliothèque ou archives. &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; penche plus, lui, vers la première origine.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans les deux cas, sur les deux cartes, on peut aussi visualiser l'implantation comparable des deux firmes américaines avec des déserts pourtant habités dus soit à l'absence d'activité sur l'internet dans ces zônes (Afrique), soit à l'existence de concurrents mieux implantés (Russie, Chine).&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Livre &lt;=&gt; Blog &lt;=&gt; Cours</title>
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    <pubDate>Sun, 05 Feb 2012 08:30:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>General</category>
        <category>0. INTRODUCTION - UNE APPROCHE DOCUMENTAIRE DU WEB</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Le livre Vu Lu Su sera disponible en librairie jeudi prochain et en ebook une semaine plus tard. On peut déjà lire l'introduction ci-dessous à partir du widget de La Découverte.&lt;/p&gt;

&lt;object classid=&quot;clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000&quot; codebase=&quot;http://fpdownload.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=8,0,0,0&quot; width=&quot;165&quot; height=&quot;305&quot; id=&quot;ladecouverte_9782707171351&quot; align=&quot;middle&quot; VIEWASTEXT&gt;&lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;sameDomain&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://widget.yodawork.com/book/editis.swf?ean13=9782707171351&amp;bookshop=ladecouverte&amp;url=http://widget.yodawork.com/book&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;quality&quot; value=&quot;high&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;bgcolor&quot; value=&quot;#ffffff&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;embed src=&quot;http://widget.yodawork.com/book/editis.swf?ean13=9782707171351&amp;bookshop=ladecouverte&amp;url=http://widget.yodawork.com/book&quot; quality=&quot;high&quot; wmode=&quot;transparent&quot; bgcolor=&quot;#ffffff&quot; width=&quot;165&quot; height=&quot;305&quot; name=&quot;ladecouverte_9782707171351&quot; align=&quot;middle&quot; allowscriptaccess=&quot;sameDomain&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; pluginspage=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; /&gt;&lt;/object&gt;



&lt;p&gt;Comme les lecteurs assidus de ce blogue le constateront, il reprend souvent des éléments esquissés ici. Le blogue m'a servi en effet de carnet de notes pour la rédaction du livre. Pour rendre compte de cette relation, j'ai indexé une bonne partie des billets à partir de la &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/01/14/Livre%2C-mots-cl%C3%A9s&quot;&gt;table des matières&lt;/a&gt; du livre. Ainsi on peut se rendre compte du murissement du propos ou élargir la réflexion à partir des liens contenus dans les billets ou des idées non reprises dans le livre. Je vais poursuivre et ainsi placer le livre dans l'actualité du web et de la recherche au fur et à mesure des événements et analyses nouvellement produites.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour autant, le livre constitue un document qui garde toute son autonomie. Il est le résultat d'un travail de réflexion et de rédaction, lent et long, bien différent de la dynamique d'un blogue. Il constitue une proposition articulée et complexe, que j'espère novatrice et cohérente, dont la lecture est indépendante du maelström du web, dans le temps et dans l'espace. La version ebook du livre sera actualisée tous les six mois, mais il s'agira bien, chaque fois, d'une nouvelle édition.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin, ce blogue est aussi étroitement articulé à un cours. À l'origine, le livre devait être le manuel du cours, mais mon éditeur m'en a dissuadé. Il a eu raison. Le cours est le lieu de la transmission directe pour les étudiants inscrits, même s'il est librement accessible sur le web. Il ne prend vraiment tout son sens qu'au moment de la transmission. La dernière fois qu'il a été dispensé, c'était en juin 2011. Je dois maintenant l'actualiser et trouver une autre plage pour le proposer en 2012. Un livre a un autre statut, un autre tempo et sa rédaction m'a amené sur d'autres chemins que ceux induits par la pédagogie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sans que cela ait été voulu au départ, je m'aperçois maintenant en souriant que ces trois propositions documentaires complémentaires privilégient chacune une des dimensions du document. Le livre, le vu&amp;nbsp;; le blogue, le lu&amp;nbsp;; et le cours, le su.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;8 février 2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'université du Cleo 2011 vient de mettre en ligne l'enregistrement d'une &lt;a href=&quot;http://leo.hypotheses.org/7856&quot;&gt;conférence&lt;/a&gt; qui reprend principalement les éléments développés dans le chapitre 4 du livre.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/01/24/LivreBlogueCours#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>L'évangile selon Saint Marc (Zuckerberg)</title>
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    <pubDate>Fri, 03 Feb 2012 13:14:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Web 2.0</category>
        <category>334. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre ; Économie de service</category><category>511. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; Les paradoxes du néodocument ; Propriété et partage</category><category>523. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du médium : Facebook</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; a donc initié le processus de son introduction en bourse. Le point de départ est le dépôt d'un formulaire officiel, dit S1 qui fournit toutes les informations utiles aux futurs actionnaires, et donc enfin des chiffres indiscutables (mis sous&lt;a href=&quot;http://battellemedia.com/wp-content/uploads/2012/02/Facebook-S-1.pdf&quot;&gt; Pdf&lt;/a&gt; par J. Battelle). Celui-ci a évidemment fait l'objet de très nombreux commentaires. On en trouvera un bon résumé sur le &lt;a href=&quot;http://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/facebook-bourse&quot;&gt;Journal du Net&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.CA-Facebook-2011_m.jpg&quot; alt=&quot;CA-Facebook-2011.png&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;CA-Facebook-2011.png, fév. 2012&quot; /&gt;
Pour l'aspect financier, je ne retiendrai que deux points dont il faudra surveiller l'évolution. Le chiffre d'affaires de &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt;, relativement modeste comparé à son implantation mondiale, montre deux sources de revenus&amp;nbsp;: la première, attendue, est la publicité&amp;nbsp;; la seconde est le &quot;paiement&quot;, c'est à dire les revenus issus de sa monnaie virtuelle, les &lt;em&gt;Facebook Credits&lt;/em&gt;. Cette seconde source est récente mais prend de l'ampleur. Il semble que le principal de ces revenus proviennent des jeux et tout spécialement de &lt;em&gt;Zinga&lt;/em&gt;. Difficile d'en tirer de grandes conclusions pour l'instant.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Mais le plus étonnant, pour moi, est le ton de la traditionnelle lettre du fondateur, Marc Zuckerberg, qui accompagne le dossier. On en trouvera ci-dessous de larges extraits (trad. JMS). N'oublions pas qu'il s'agit dans ce document de trouver de futurs actionnaires pour &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;A l'origine, Facebook n'a pas été créé pour être une entreprise commerciale. Il a été construit pour accomplir une mission sociale&amp;nbsp;: rendre le monde plus ouvert et connecté. (..)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Aujourd'hui, notre société a atteint un nouveau point de bascule. Nous vivons un moment où la majorité des gens sur la terre ont accès à l'internet ou à la téléphonie mobile, les outils de base pour commencer à partager ce que ils pensent, ressentent et font avec qui ils veulent. Facebook aspire à construire les services qui donnent aux gens le pouvoir de partager et les aider, une nouvelle fois, à transformer un grand nombre de nos principales institutions et industries.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Il y a à la fois un énorme besoin et une énorme occasion pour connecter tout le monde, pour donner à chacun une voix et pour aider à changer la société pour le futur. L'ampleur de la technologie et de l'infrastructure à construire est sans précédent et nous croyons que c'est le plus important des problèmes auquel nous devons nous atteler. (..)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;A Facebook, nous construisons des outils qui aident les gens à se connecter avec les personnes qu'ils souhaitent et partager ce qu'ils souhaitent, et ainsi faisant nous élargissons les capacités à construire et entretenir leurs relations.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le fait de partager plus, même simplement avec ses amis proches ou sa famille, crée une culture plus ouverte et conduit à une meilleure compréhension de la vie et des perspectives des autres. Nous croyons que cela crée un plus grand nombre et de plus solides relations entre les gens, et que cela aide les gens à être exposés à un plus grand nombre de points de vue différents.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;En aidant les gens à réaliser ces connexions, nous espérons reorienter la façon dont les gens diffusent et consomment l'information. Nous pensons que l'infrastructure informationnelle du monde devrait ressembler à un graphe social, un réseau construit à partir de la base ou pair à pair plutôt que la structure monolithique descendante qui existe aujourd'hui. Nous croyons aussi que donner aux gens le contrôle sur ce qu'ils échangent est un principe fondamental de cette réorientation.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Nous avons déjà aidé plus de 800 millions de personnes à établir plus de 100 milliards de connexions, et notre objectif est d'accélérer cette réorientation. (..)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Comme les personnes partagent plus, ils ont accès à plus d'opinions de personnes en qui ils ont confiance sur les produits et services qu'ils utilisent. Cela rend plus facile la découverte des meilleurs produits et l'amélioration de leur qualité de vie.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Faciliter la découverte de meilleur produit permet de récompenser les entreprises qui les réalisent, les produits qui sont personnalisés et conçus autour des gens. Nous nous sommes aperçus que les produits qui sont &quot;sociaux par conception&quot; (social by design) ont tendance à être plus impliquants que leurs homologues traditionnels, et nous sommes impatients de voir plus de produits s'engager dans cette direction dans le monde. (..)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;En donnant aux gens la possibilité de partager, nous commençons à voir qu'ils font entendre leur voix à une échelle différente de ce qui était historiquement possible. Ces voix vont augmenter en nombre et volume. Elles ne peuvent être ignorées. Avec le temps nous pensons que les gouvernements répondront mieux aux questions et préoccupations issues directement de leur peuple plutôt qu'au travers d'intermédiaires contrôlés par une élite.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Grâce à ce processus, nous croyons que les leaders émergeront dans tous les pays qui seront pro-internet et se battront pour les droits de leur peuple, y compris le droit de partager ce qu'ils veulent et le droit d'accéder à toute information que d'autres voudraient partager avec eux. (..)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Dis simplement&amp;nbsp;: nous ne construisons pas des services pour faire de l'argent&amp;nbsp;; nous faisons de l'argent pour construire de meilleurs services.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Et nous pensons que c'est une bonne façon de construire quelque chose. Je crois qu'à notre époque de plus en plus de gens veulent utiliser les services de sociétés qui croient en quelque chose, au-delà de la recherche du profit maximum. (..)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A lire son fondateur et principal actionnaire, &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt; ressemble plus à une église qu'à une entreprise. Décidément, le Web est porteur d'une puissante idéologie, y compris là où on l'attendrait le moins. A méditer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;6 fev 2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et derrière les jeunes prophètes piaffent&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.rtbf.be/info/medias/detail_reseaux-sociaux-le-fondateur-de-tumblr-veut-humilier-facebook?id=7509843&quot;&gt;Réseaux sociaux: Tumblr détrônera-t-il Facebook ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au début du millénaire, on parlait de nouvelle économie. Aujourd'hui l'économie n'a plus la cote, la politique l'a remplacée&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;La génération qui a grandi avec internet montre que son monde est différent, et qu'elle contrôle les gouvernements&quot;, veut croire ce New Yorkais à la ligne de modèle -il a été choisi par la griffe japonaise de prêt-à-porter Uniqlo pour la campagne de lancement de son grand magasin de New York- dont la frange tombe juste au dessus de ses yeux clairs.&lt;/em&gt; (il s'agit de David Karp).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On est plus que jamais dans l'idéologie libertarienne. Mais j'ai peur que la désillusion soit la même.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Récupérer le Web, version Apple</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/01/22/R%C3%A9cup%C3%A9rer-le-Web%2C-version-Apple</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:a741c360f1b30baf39a0267f517ae272</guid>
    <pubDate>Tue, 24 Jan 2012 17:53:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Édition</category>
        <category>411. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Les trois modèles de valorisation du document ; Vu : édition</category><category>521. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie de la forme : Apple</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Nous le savons, la vitalité de &lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt; repose entièrement sur sa maîtrise de la première dimension du document, la forme. Cette tendance s'est encore accentuée en 2011. Voici le graphique actualisé, la courbe du chiffre d'affaires est maintenant presque verticale&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Revenus-Apple-2011_m.jpg&quot; alt=&quot;Revenus-Apple-2011.png&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Revenus-Apple-2011.png, janv. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Le chiffre d'affaires a dépassé les 100 Mds de $ (108,25) pour un bénéfice de 43,8 Mds, soit une rentabilité commerciale de 40,5% pratiquement inchangée depuis trois ans, très supérieure à celle de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Plus précisément, cet envol est du à deux produits&amp;nbsp;: la vente de iPad a triplé entre 2010 et 2011 (311%) et celle de iPhone presque doublé (87%). La vente de ces deux matériels représente respectivement 19% et 43% du chiffre d'affaires global de la firme en 2011, soit au total plus de la moitié de celui-ci. Par comparaison, la vente de contenu a augmenté de 28% d'une année sur l'autre et compte pour 6% dans le chiffre d'affaires, pourcentage en baisse régulière (8% en 2010 et 9% en 2009).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Source&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://investor.apple.com/secfiling.cfm?filingID=1193125-11-282113&amp;amp;CIK=320193&quot;&gt;rapport d'activité 2011&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette réussite est en même temps une fragilité pour la firme qui ne peut compter pour maintenir une telle croissance que sur l'augmentation du parc par l'ouverture de nouveaux marchés ou sur des innovations de produit, aujourd'hui incertaines.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;C'est dans ce contexte qu'il faut comprendre le lancement par &lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt; de son service &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.apple.com/ibooks-author/&quot;&gt;iBook Autor&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; entièrement tourné vers le manuel scolaire, où une nouvelle fois il a mis tout son savoirfaire en design en refusant toute interopérabilité. On le sait, le projet était déjà dans les cartons de Steve Jobs et n'est pas une simple application supplémentaire. Pour la firme, ce n'est pas tant le manuel scolaire en lui-même qui est intéressant que sa capacité à habituer (formater) les jeunes lecteurs à la pratique de la tablette.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le meilleur outil de marketing du livre est l'école. Nous avons appris à lire et à écrire sur un objet extraordinaire&amp;nbsp;: le codex. Cette forme nous est depuis familière, naturelle. Si demain nos enfants apprennent à lire, écrire et compter sur un nouvel objet aux fonctionnalités tout aussi décoiffantes&amp;nbsp;: un iPad ou son successeur, il y a fort à parier qu'ils ne pourront plus s'en passer en grandissant. La tablette remplacera alors définitivement le codex dans la vie quotidienne des générations à venir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Reste que ces stratégies de verrouillage du Web au profit d'une seule firme, qu'elle s'appelle &lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Facebook&lt;/em&gt;, risquent de rencontrer de fortes résistances politiques et éthiques. On voit mal des Etats laisser la maîtrise des documents, essentiels dans la régulation des sociétés humaines à un oligopole de sociétés privées, quoique, si l'on fait un parallèle avec ce qui se passe du côté de la finance, on puisse s'interroger...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu 25 janvier 2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir aussi les &lt;a href=&quot;http://www.apple.com/pr/library/2012/01/24Apple-Reports-First-Quarter-Results.html&quot;&gt;résultats du premier trimestre&lt;/a&gt; suivant, qui amplifient encore la tendance.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;29 janvier 2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;aKa, « &lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2012/01/17/apple-iphone-ipad-chine-enfant&quot;&gt;L’iPhone et l’enfant de 13 ans travaillant 16h par jour pour 0,70 dollars de l’heure&lt;/a&gt; », text, janvier 17, 2012.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/01/22/R%C3%A9cup%C3%A9rer-le-Web%2C-version-Apple#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Récupérer le Web, version Google</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/01/19/R%C3%A9cup%C3%A9rer-le-Web%2C-version-Google</link>
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    <pubDate>Mon, 23 Jan 2012 15:24:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Moteurs</category>
        <category>522. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du texte : Google</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Voici ce que l'on peut lire dans la dernière &lt;a href=&quot;http://investor.google.com/earnings/2011/Q4_google_earnings.html&quot;&gt;présentation&lt;/a&gt; des résultats financiers de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; (trad JMS)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Google a eu vraiment un solide trimestre cloturant une grande année. Le chiffre d'affaires de l'année a augmenté de 29%, et celui du trimestre a dépassé les 10 milliards pour la première fois&quot; a déclaré Larry Page, président de Google, &quot;Je suis très content de la croissance d'Android, de Gmail et de Google+, qui aujourd'hui a dépassé globalement les 90 millions d'usagers, bien au delà du double de ce que j'avais annoncé il y a juste trois mois. En construisant une relation significative avec nos usagers via Google+ nous allons inventer de surprenantes expériences croisant nos services. Je suis très excité par nos perspectives pour 2012, il y a d'énormes possibilités pour aider nos usagers et augmenter nos affaires&quot;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Remarquons l'absence d'allusion à la recherche et l'insistance sur &lt;em&gt;Google+&lt;/em&gt;, présenté comme le service fédérateur, celui qui relie les autres pour ouvrir des opportunités nouvelles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est aussi l'occasion d'actualiser mon schéma.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Revenus-Google-2011Q4_m.jpg&quot; alt=&quot;Revenus-Google-2011Q4.png&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Revenus-Google-2011Q4.png, janv. 2012&quot; /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On y constate encore une fois que l'écart entre les revenus publicitaires des sites propres à &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; et ceux du réseau &lt;em&gt;Adsense&lt;/em&gt; continue de se creuser. Sur une année, entre 2010 et 2011, la part des revenus issus de la publicité sur les sites de Google est passée de 66% à 69%, pour un chiffre d'affaires global de 37,9 Mds de $ et un bénéfice de 9,7 Mds soit une rentabilité commerciale intéressante de presque 26%. En 2004, la rentabilité n'était &quot;que&quot; de 12,5%, tandis que les revenus des deux réseaux faisaient pratiquement jeu égal. Autrement dit le recentrage de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; sur ses activités, ou - ce qui revient au même - l'enfermement de l'internaute dans ses services, n'est pas vraiment désintéressé.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est une autre façon de le repérer. J'ai déjà eu l'occasion de montrer combien l'évolution de la page d'accueil de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; reflétait les choix stratégiques de la firme (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2008/09/05/525-le-coeur-du-metier-de-google&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/09/15/533-le-coeur-du-metier-de-google-suite&quot;&gt;là&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Page-Google-22-01-2012_m.jpg&quot; alt=&quot;Page-Google-22-01-2012.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Page-Google-22-01-2012.jpg, janv. 2012&quot; /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La nouvelle page d'accueil de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;, telle qu'elle apparait en Amérique du nord est révélatrice de l'évolution de la stratégie, par son changement d'esthétique, comme par l'occupation nouvelle de l'espace de la page&amp;nbsp;: moins de recherche (&lt;em&gt;search&lt;/em&gt;) même si elle reste au centre, plus de services personnalisés... sans oublier &lt;em&gt;Chrome&lt;/em&gt; dont on connait la place essentielle dans l'enfermement de l'internaute (v. &lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2011/12/07/google-chrome-internet-explorer-6&quot;&gt;Framasoft&lt;/a&gt;).
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et quand on passe la souris sur &lt;em&gt;more&lt;/em&gt;, on obtient&amp;nbsp;:
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Page-Google-22-01-2012-_2__m.jpg&quot; alt=&quot;Page-Google-22-01-2012-_2_.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Page-Google-22-01-2012-_2_.jpg, janv. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est une façon très parlante de visualiser la dérive du coeur du métier de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;, autrefois moteur ouvert sur l'ensemble du Web, aujourd'hui de plus en plus un ensemble de services cernant l'espace documentaire de l'individu. On constate néanmoins que la culture première de la firme reste le texte, la deuxième dimension du document. On ne trouve sur cette page aucune image, sinon les icônes des services rangées en liste dans un tableau comme du texte et toujours documentées par leur nom.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu 26-01-2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur la concurrence Google / FaceBook, voir&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mathew Ingram, « &lt;a href=&quot;http://gigaom.com/2012/01/23/facebook-picks-fight-with-google-over-who-is-more-evil/&quot;&gt;Facebook picks fight with Google over who is more evil&lt;/a&gt; », GigaOM, janvier 23, 2012.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/01/19/R%C3%A9cup%C3%A9rer-le-Web%2C-version-Google#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>A documentary approach of the Web</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/01/23/A-documentary-approach-of-the-Web</link>
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    <pubDate>Mon, 23 Jan 2012 09:41:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>General</category>
        <category>0. INTRODUCTION - UNE APPROCHE DOCUMENTAIRE DU WEB</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Vu_lu_su-couverture_s.jpg&quot; alt=&quot;Vu_lu_su-couverture.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Vu_lu_su-couverture.jpg, nov. 2011&quot; /&gt;
(Seen, Read, Known: Information Architects and the Oligopoly of the Web)
Feb 9th 2012&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;From the introduction:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(...) The first chapter points out that the library as a collector of documents is by far the oldest of the media. Its model is being challenged by digital media, but they are not the first to do this. Movable type printing had already deprived it of its functions of reproduction and circulation of the books. Conversely, the library was, consciously or not, one of the first sources of inspiration for the development of the Web and, ironically, some of the digital players have made use of its model for very profitable businesses even if it had always been based on a non-market ecosystem.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;The second chapter returns to the concept of document to show that if its two functions of transmitting and of proving are ancient, the document has become a familiar object only in the nineteenth century. Its emergence is a contemporary development of modern science. Its peak coincides with the systematization of the library model. As often in the humanities and social sciences, it is when an object appears to be disappearing that the greatest efforts to understand it are made. While analyzing the break-up of the document through digitization, a group of researchers, signing the pseudonym Roger T. Pédauque, proposed to clarify the nature of the document according to its three dimensions: form, text or content, and medium or transmission mode, in other words as it is seen, read and known. This threefold partition will be our framework of reflection in the rest of the book.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;The third chapter shows how the documentary organization, hierarchical and systematic as it has been since the nineteenth century, dominated the twentieth century while perfecting itself, and became a mirror of the society emerging from the industrial and scientific revolution. The construction of the Web under the leadership of the W3C has led to a radical documentary re-engineering that enables the user and modifies the document in its three dimensions. Pushed to its limit, the process reverses our truth system by transforming the individual himself into a document. The ongoing documentary re-engineering is consistent with the emerging values of postmodern society.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;For published documents, three markets were opened, only three, corresponding to the three dimensions of the document: the publishing market, including the sale of goods (form), the library, including the sale of access services (text) and the show which is the sale of attention (medium). The Web is between broadcasting and the library, as the press was between publishing and entertainment in the nineteenth century. In the evolution from publishing to broadcasting via the press and the Web, a gradual change is occurring in the management of the space-time aspect of the production and consumption of published documents as regulated by the pricing system. In addition, the Web imposes itself to the media and makes use of their cross accessing and permanent archiving capabilities to transform them into memory industries. It then becomes possible to think over the traditional cultural economy categories to highlight the importance of the economy of the document. This new reading of cultural industries based on a document entry is the subject of the fourth chapter.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Our three-dimensional analysis of the document allows last (fifth chapter) to throw some light on the strategies of the major industrial players on the Web and to compare them with the intentions of the engineers and the wishes of Internet activists, while noting the distance between the utopias and the industrial achievements. Locking mechanisms and leasing agreements were set up focusing, once again, on one or the other dimension of the document: the form by controlling objects (Apple),  the content by navigating through texts with &quot;industrial readings &quot; (Google), or the relationship (Facebook), with the more or less successfully aim to grab the maximum profit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;The book ends with the need for new information professionals, able to understand and make use of the changes underway to build and manage new documentary infrastructures. The iSchools in North America today train professionals skilled in both computer science and information science. These new professionals are sometimes called Information Architects. In French, I suggest using the term &quot;archithécaires&quot; to indicate those new skills, rooted in the knowledge of library science, but greatly exceeding it.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;In summary, starting from the history of the document and its three-dimensional analysis, the book offers a different perspective on what is being discussed on the web. It shows that the invention of the web by Briton Tim Berners-Lee is taking over the systematic indexing efforts launched in the late nineteenth century, changing the document itself in its three dimensions: form, content and medium. The Web is then like any other media: it follows the model of the library and of broadcasting to meet the documentary aspirations of a society that has deeply changed. The old media themselves are expanding their vocation by becoming &quot;memory industries&quot; through the constantly ongoing and public digital archiving of their production. The newcomers, Apple, Google, Facebook, each favor a different dimension of the document, trying to take a dominant position in the construction of a &quot;neodocument.&quot; (...)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;See also (English subtitles)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/5ICyFJouHv4&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Les femmes lisent (des livres), les hommes écrivent (sur le web)</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/01/17/Les-femmes-lisent-%28des-livres%29%2C-les-hommes-%C3%A9crivent-%28sur-le-web%29</link>
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    <pubDate>Tue, 17 Jan 2012 19:45:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Socio</category>
        <category>334. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre ; Économie de service</category><category>6. CONCLUSION - ARCHITECTES ET ARCHITHEQUES</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Le DEPS a publié une très intéressante synthèse de ses enquêtes sur les pratiques culturelles, reprenant notamment l'analyse générationnelle déjà initiée&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Olivier Donnat, «&amp;nbsp;Pratiques culturelles, 1973-2008, Dynamiques générationnelles et pesanteurs sociales », Culture études DEPS Ministère de la Culture et de la Communication, nᵒ. 7: 2011. &lt;a href=&quot;http://www.culturecommunication.gouv.fr/content/download/21393/182621/file/Deps-CE-2011-7-PCF-site.pdf&quot;&gt;Pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est utile de la compléter avec l'étude de l'Insee sur la gestion du temps des Français&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Layla Ricroch et Benoit Roumier, « &lt;a href=&quot;http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1377#inter3&quot;&gt;Depuis 11 ans, moins de tâches ménagères, plus d’Internet&lt;/a&gt; », INSEE Première, nᵒ. 1377 (novembre 2011).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Forte des données régulièrement collectées, l'étude d'O. Donnat est très documentée et confirme bien des tendances esquissées dans une &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/08/06/287-age-et-generation&quot;&gt;précédente publication&lt;/a&gt; sur la baisse tendancielle de la lecture traditionnelle, la montée de l'audiovisuel et le succès de la musique enregistrée, ainsi que le rôle particulier des sorties et des pratiques amateurs. Mais intégrant les données de 2008, elle permet de souligner ce que l'on pressentait&amp;nbsp;: le poids des pratiques numériques sur les plus récentes générations. Tout cela conduit O. Donnat à écrire&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Aussi l’évolution des pratiques culturelles doit-elle être appréciée d’un double point de vue difficilement conciliable&amp;nbsp;: le premier souligne la permanence d’une forte stratification sociale des pratiques culturelles et confirme la pertinence des schémas théoriques articulés autour de la notion  de  capital  culturel,  tandis  que  le  second  met  en lumière la force des mutations générationnelles, rappelant que les formes de la domination culturelle, loin d’être éternelles, se renouvellent en liaison avec les transformations de la structure sociale, des conditions d’accès à la culture et des modes d’expression artistique.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pourtant la leçon la plus nouvelle de mon point de vue, et la plus dérangeante si on la met en regard avec les pratiques actuelles sur le web, est l'accentuation et l'orientation des différences sexuées dans les pratiques culturelles et tout particulièrement pour le livre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les femmes ont aujourd’hui un engagement plus fort dans le monde du livre que les hommes dans tous les milieux sociaux, à la fois parce qu’elles sont plus nombreuses à lire quand elles sont jeunes et qu’elles résistent mieux à la diminution du rythme de lecture qui accompagne l’avancée en âge.&lt;/em&gt; Cela se traduit par exemple sur ce schéma.&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/Livre_HF-DEPS.bmp&quot; alt=&quot;Livre_HF-DEPS&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Livre_HF-DEPS.bmp, janv. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour la fréquentation des bibliothèques, le constat va dans le même sens. &lt;em&gt;Les jeunes femmes sont les principales contributrices de la progression constatée à l’échelle nationale. (..) Plus nombreuses à suivre des études et plus souvent en charge des activités culturelles périscolaires des enfants quand elles sont mères de famille, elles ont largement profité, au moins jusqu’à la fin des années 1990, des effets d’offre et de la diversification des services proposés (ouverture aux supports audiovisuels, développement de l’édition pour la jeunesse, etc.).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/Bib_HF-DEPS.bmp&quot; alt=&quot;Bib_HF-DEPS.bmp&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Bib_HF-DEPS.bmp, janv. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Du côté de l'Insee, on constate&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Le temps domestique quotidien, resté stable chez les hommes, a diminué chez les femmes, en particulier chez celles qui n’ont pas d’emploi (une demi-heure de moins par jour depuis 1999). Cette évolution confirme et prolonge la baisse observée entre 1986 et 1999. L’écart entre les hommes et les femmes s’est donc réduit, mais demeure&amp;nbsp;: il est d’une heure et demie par jour.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et surtout, on observe un écart important en faveur des hommes pour le temps passé devant l'ordinateur (hors travail), quel que soit l'âge&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Insee-Temps-Ecran_m.jpg&quot; alt=&quot;Insee-Temps-Ecran.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Insee-Temps-Ecran.jpg, janv. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Maintenant si l'on s'intéresse aux internautes les plus actifs sur le web, la situation devient caricaturale. Parmi de nombreux exemples (communauté du libre, bibliosphère, entreprises du NASDAQ, etc.)  prenons celui de Wikipédia. Selon une &lt;a href=&quot;http://upload.wikimedia.org/wikipedia/foundation/a/a7/Wikipedia_General_Survey-Overview_0.3.9.pdf&quot;&gt;enquête&lt;/a&gt; réalisée en 2009 par la fondation, 68% des lecteurs et surtout 87% des contributeurs sont des hommes&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une interprétation déprimante du croisement de ces tendances soulignerait que les unes investissent les activités de distinction délaissées par les autres qui s'installent sur les lieux de pouvoir de demain... Provocation de ma part sans doute, et pourtant, est-ce un hasard si la question, rarement posée, reste sans réponse&amp;nbsp;? Il est troublant de lire sur Wikipédia à la rubrique &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Le_genre_et_Wikip%C3%A9dia&quot;&gt;Le genre et Wikipédia&lt;/a&gt;, sous l'affirmation &lt;em&gt;Les femmes sont minoritaires dans la communauté Wikipédia&lt;/em&gt;&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/wikipedia-femmes-18-01-2012.bmp&quot; alt=&quot;wikipedia-femmes-18-01-2012.bmp&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;wikipedia-femmes-18-01-2012.bmp, janv. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/01/17/Les-femmes-lisent-%28des-livres%29%2C-les-hommes-%C3%A9crivent-%28sur-le-web%29#comment-form</comments>
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    <title>Mots clés : patience...</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/01/17/Mots-cl%C3%A9s-%3A-patience...</link>
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    <pubDate>Tue, 17 Jan 2012 16:03:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>General</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Plusieurs dizaines de lecteurs sagaces de ce blogue ont repéré que j'ai commencé à en indexer les billets. Il me faut donc donner quelques explications.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'indexation est réalisée en langage contrôlé sur la base de la &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/01/14/Livre%2C-mots-cl%C3%A9s&quot;&gt;table des matières&lt;/a&gt; du &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/11/22/Vu%2C-lu%2C-su%2C-couverture-et-r%C3%A9sum%C3%A9&quot;&gt;livre&lt;/a&gt;. Mon objectif est de relier étroitement le livre et le blogue qui l'a inspiré et alimenté et qui reste un bon instrument pour l'actualiser et le critiquer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais patience&amp;nbsp;! Le livre ne sera en librairie que le 9 février et l'indexation n'est pas encore terminée...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Amazon marie bibliothèque et autopublication</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/01/15/Amazon-marie-biblioth%C3%A8que-et-autopublication</link>
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    <pubDate>Sun, 15 Jan 2012 23:38:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Bibliothèques</category>
        <category>131. AU COMMENCEMENT - LA BIBLIOTHEQUE ; Externalisations numériques ; Collections numériques</category><category>52. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;em&gt;Amazon&lt;/em&gt; vient de se féliciter du succès de son système de prêts de livres numériques. Pour bien le comprendre, il faut d'abord rappeler le fonctionnement du service&lt;em&gt; KDP Select&lt;/em&gt; lancé en décembre dernier. Le &lt;em&gt;Kindle Direct Publishing&lt;/em&gt; (KDP) est le service d'autopublication d&lt;em&gt;'Amazon&lt;/em&gt;. Extrait du &lt;a href=&quot;http://lejdk.com/amazon-promeut-le-kdp-select-aupres-de-ses-auteurs-francophones/&quot;&gt;communiqué&lt;/a&gt; à destination des auteurs francophones&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Si vous publiez vos livres en exclusivité sur la Boutique Kindle pendant au moins 90 jours, ceux dont vous contrôlez les droits de distribution aux États-Unis sont inclus automatiquement dans le programme de prêt «&amp;nbsp;Kindle Owners’ Lending Library&amp;nbsp;» et peuvent prétendre à une part d’un fond mensuel. Le montant de ce fond pour le mois de décembre 2011 est de 500 000 dollars américains, et le fond total pour l’année 2012 sera d’au moins 6 millions de dollars. Le «&amp;nbsp;Kindle Owners’ Lending Library&amp;nbsp;» est une collection de livres qui s’étend aux membres du programme Prime sur Amazon.com. Ces clients peuvent emprunter gratuitement un livre par mois, sans échéance.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Votre part sera calculée sur la base d’une part du nombre d’emprunts pour tous les livres KDP inscrits au programme. Par exemple, si le fond pour le mois de décembre est de 500 000 Dollars, si votre livre a été emprunté 1 500 fois et si tous les livres participants ont cumulé 100 000 emprunts, vous recevrez pour votre livre 1,5 % (1 500/100 000 = 1,5 %), soit 7 500 Dollars, pour le mois de décembre.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et maintenant, voilà des extraits du dernier communiqué triomphant d'Amazon sur l'expérience (trad JMS)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les clients ont empruntés 295.000 titres de KDP Select dans le simple mois de décembre, et KDP Select a fait monter la collection de la bibliothêque de prêt au-delà de 75.000 titres. Avec le fond de 500.000$, les auteurs de KDP ont reçus 1,70$ par prêt.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;KDP Select fait gagner plus d'argent aux auteurs de deux façons. Nous savions que les clients adoraient avoir les titres de KDP Select dans la bibliothèque de prêt du Kindle. Mais, nous avons été surpris de l'accroissement des ventes de ces mêmes titres, comparées à celles du reste du KDP.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Amazon&lt;/em&gt; lui-même gagne de l'argent de trois façons&amp;nbsp;: par le pourçentage sur les Kindles vendus, par celui sur les exemplaires supplémentaires de livres vendus, par les inscriptions au programme Prime. Mais nous l'avons &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/01/01/Amazon&quot;&gt;vu&lt;/a&gt; l'objectif premier d'Amazon est moins le profit immédiat que la construction d'une clientèle captive.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bertrand Calenge, dans un&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/01/01/Amazon#c8133&quot;&gt; commentaire récent&lt;/a&gt; s'exclamait&amp;nbsp;: &lt;em&gt;C'est sans doute la (prochaine mais déjà actuelle ?) stratégie la plus redoutable d'empiétement sur l'usage du bien commun&amp;nbsp;: on verra peut-être bientôt une société commerciale offrir à une bibliothèque publique la libre disposition de son catalogue... en échange de la collecte par cette société de toutes informations sur le public et ses habitudes de lecture !&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En réalité, il n'est même pas sûr qu&lt;em&gt;'Amazon&lt;/em&gt; ait encore besoin des bibliothèques publiques pour tirer profit du bien commun. Celui-ci lui sert directement à construire sa clientèle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 26 janvier 2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir aussi :&lt;a href=&quot;http://www.actualitte.com/actualite/lecture-numerique/usages/la-bibliotheque-d-amazon-augmenterait-les-ventes-d-ebooks-31500.htm&quot;&gt; La bibliothèque d'Amazon augmenterait les ventes d'ebooks&lt;/a&gt;, ActuaLitté 26 janv 2012&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/01/15/Amazon-marie-biblioth%C3%A8que-et-autopublication#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>2012, l'année de l'architecture de l'information</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/01/11/2012%2C-l-ann%C3%A9e-de-l-architecture-de-l-information</link>
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    <pubDate>Wed, 11 Jan 2012 22:45:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>General</category>
        <category>6. CONCLUSION - ARCHITECTES ET ARCHITHEQUES</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Le terme &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/11/08/Vers-des-architectes-de-l-information&quot;&gt;Architecte de l'information&lt;/a&gt; est peu usité dans la francophonie, mais cela pourrait bien changer en 2012.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici quelques-unes des manifestations et évènements prévus sur cette thématique en France et au Québec (j'en oublie sûrement, n'hésitez pas à compléter)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;31 janvier 2012, 9h30-17h &lt;em&gt;Qu’est-ce qu’un architecte de l’information ?&lt;/em&gt; Journée INTD-CNAM (Dicen) / Paris 8 (Index-Paragraphe), CNAM, 292 rue St Martin, Paris 3ème, Amphi Z, &lt;a href=&quot;http://intd.cnam.fr/decouvrir-l-intd/les-manifestations/qu-est-ce-qu-un-architecte-de-l-information--472838.kjsp?RH=intd&quot;&gt;Programme et inscription&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;11 février, &lt;a href=&quot;http://worldiaday.org/&quot;&gt;World IA Day&lt;/a&gt;, 14h30-18h La Cantine, 151 rue Montmartre, Passage des Panoramas 12 Galerie Montmartre, 75002 Paris, &lt;a href=&quot;http://worldiaday.org/locations/paris-france&quot;&gt;Programme et inscriptions&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;1er mars, sortie d'un dossier documentaire sur l'architecture de l'information par le service&lt;a href=&quot;http://ife.ens-lyon.fr/vst/&quot;&gt; Veille &amp;amp; Analyse&lt;/a&gt; de l'Institut Français d'éducation.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;18 juin - 29 juin, cours Architecture de l'information documentaire à l'EBSI de l'Université de Montréal. &lt;a href=&quot;http://archinfo.umontreal.ca/ee2011&quot;&gt;Version 2011&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;18-20 juin, école d'été sur l'architecture de l'information, ENS de Lyon&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;19-20 novembre Colloque international Architecture de l'information à l'ENS de Lyon dans le cadre des entretiens Jacques Cartier&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Le papier est un terminal comme un autre</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/01/09/Le-papier-est-un-terminal-comme-un-autre</link>
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    <pubDate>Wed, 11 Jan 2012 01:31:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Sémio</category>
        <category>211. LES MUTATIONS DU DOCUMENT ; Petite histoire du mot ; Un enregistrement</category><category>231. LES MUTATIONS DU DOCUMENT ; Les trois dimensions ; Vu : forme</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Début 2012, on est loin des &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2006/07/31/51-papier-terminal-biodegradable-ou-biodegradant&quot;&gt;prédictions apocalyptiques de Pierre-Marie de Biasi&lt;/a&gt; sur l'explosion de la demande de papier et plus encore de leur contraire sur le bureau sans papier (&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mat%C3%A9rialisation&quot;&gt;wkp&lt;/a&gt;). La consommation de papier graphique a fortement augmenté jusqu'aux années 2000 et aurait plutôt tendance à stagner et reculer ces toutes dernières années, mais il est difficile de dire s'il s'agit du résultat immédiat de la crise (qui réduit les échanges, et donc les documents) ou de l'effet à retardement du numérique (dont les effets sur les pratiques sont plus lents que l'implantation des systèmes), sans doute une combinaison des deux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un observateur attentif,&lt;a href=&quot;http://cerig.efpg.inpg.fr/nouvelle/2011/rotalier_rebond-papetier_2011.htm&quot;&gt; Jacques de Rotalier&lt;/a&gt;, note que sur les prévisions mondiales 2010-2015 &lt;em&gt;globalement, les zones développées devraient voir leur consommation diminuer légèrement (-1,5%) tandis que celle des zones émergentes devrait augmenter de 4 à 5%. La fusion de ces chiffres donnerait un supplément de consommation mondiale de 2,5 à 3% l’an&amp;nbsp;: on est loin du développement exponentiel du numérique !&lt;/em&gt;. On ne dispose pas encore des chiffres pour 2011, mais en France la production de papier à usage graphique a diminué de 3,9% sur les dix premiers mois de l'année, d'après le &lt;a href=&quot;http://cerig.efpg.inpg.fr/nouvelle/2011/rotalier_rebond-papetier_2011.htm&quot;&gt;recueil mensuel de la COPACEL&lt;/a&gt;. J'actualiserai les chiffres quand ils seront connus. En résumé la consommation de papier graphique reste en chiffres absolus très forte, même si elle a tendance à se tasser ces dernières années, notamment à cause de la réduction du papier journal.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Actualisation,&lt;a href=&quot;http://www.copacel.fr/site/IMG/pdf/Conjoncture_generale_en_2011-2.pdf&quot;&gt; conférence de presse&lt;/a&gt; de la COPACEL (signalée par J de Rotalier, merci à lui)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Donsommation-papier-France_m.jpg&quot; alt=&quot;Donsommation-papier-France.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Donsommation-papier-France.jpg, janv. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/Consommation-papier-France-2.bmp&quot; alt=&quot;Consommation-papier-France-2.bmp&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Consommation-papier-France-2.bmp, janv. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;La problématique courante qui tend à faire du numérique un substitut au papier est ambigüe. En réalité, la question est moins celle du numérique que de l'affichage ou de la sortie, de l'artefact qui autorise la lecture, du support sur lequel s'affichent les signes, qui bascule selon les usages et les opportunités entre l'écran ou le papier imprimé. Pour bien analyser les positions respectives de l'un et de l'autre, il faut admettre qu'il ne s'agit plus aujourd'hui que de deux modalités complémentaires, éventuellement concurrentes, d'affichage de documents tous numériques. On peut, pour commencer, visionner cette petite vidéo qui m'a donné l'idée de ce billet&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;iframe src=&quot;http://player.vimeo.com/video/32796535?byline=0&amp;amp;portrait=0&amp;amp;color=ffffff&quot; width=&quot;400&quot; height=&quot;300&quot; frameborder=&quot;0&quot; webkitAllowFullScreen mozallowfullscreen allowFullScreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://vimeo.com/32796535&quot;&gt;Hello Little Printer, available 2012&lt;/a&gt; from &lt;a href=&quot;http://vimeo.com/bergstudio&quot;&gt;BERG&lt;/a&gt; on &lt;a href=&quot;http://vimeo.com&quot;&gt;Vimeo&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;Repéré par &lt;a href=&quot;http://aldus2006.typepad.fr/mon_weblog/2012/01/des-impressions-pour-nos-envies.html&quot;&gt;H. Bienvault&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a plus de formats différents de papier imprimé correspondant à des usages différents que de types d'écran. Délà le codex du livre n'est pas celui du journal, l'un et l'autre, se déclinant en diverses familles selon le genre ou la régularité des publications. Mais le codex n'est pas, non plus, la seule forme possible pour des documents imprimés. La feuille simple connait aussi divers formats depuis l'affiche jusqu'au Post-it en passant par la liste de course et surtout l'explosion de la feuille A4, sortie d'imprimante, agrafée ou non. La vidéo nous montre que les imprimantes ne sont pas, non plus, condamnées à ce seul format et que les messages instantanés peuvent aussi se distribuer sur papier, y compris à distance.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce qui est sûr, c'est qu'aujourd'hui les documents, quels que soient leur format et leur modalité d'affichages sont tous à l'origine numériques, à de rares exceptions près. Sachant que l'écran et le papier restent privilégiés la question devient&amp;nbsp;: quel est le support le plus opportun pour un usage donné&amp;nbsp;? Entre l'écran et le papier, chacun à ses avantages. Sans prétendre faire le tour de la question, on peut remarquer déjà des avantages contrastés entre l'un et l'autre selon trois critères de base&amp;nbsp;: la permanence, la portabilité et la lecture. Je les ai résumés sur un petit tableau.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Papier-vs-ecran_m.jpg&quot; alt=&quot;Papier-vs-ecran.png&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Papier-vs-ecran.png, janv. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le papier imprimé l'emporte sur l'écran sur la permanence à court terme, tout simplement parce qu'il ne risque pas de s'effacer contrairement à l'écran, c'est cet avantage qui est mis en avant dans la vidéo. Mais à moyen terme, l'écran l'emporte car le papier est encombrant et devient vite difficile à retrouver, tandis que les serveurs gardent en permanence l'accessibilité immédiate des documents sur écran. Nul ne connait à long terme la possibilité de réafficher un document sur écran, tandis que le papier a fait ses preuves pour la conservation, pour peu que l'on prenne les bonnes mesures.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un document individuel est en général plus facile à transporter sur papier, pourvu qu'il ne soit pas trop volumineux. Inversement, dès que le nombre de documents s'accroit, l'écran qui facilite l'ubiquité reprend l'avantage.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin les modalités de lecture ont des avantages aussi contrastés dans les deux cas. Le feuilletage est plus simple sur papier, car il autorise la vue simultanée des feuilles sans trop d'encombrement de l'espace. Par contre s'il s'agit de naviguer d'un document à l'autre de façon plus ou moins aléatoire et d'y exécuter des traitements, l'écran est plus performant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sans doute on pourrait discuter ces affirmations et proposer d'autres critères. Je voulais juste ici suggérer des pistes de raisonnement. Celles-ci me permettent de compléter par une ligne mon tableau des différents modèles de publication déjà présenté dans un &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/11/14/Les-cinq-mod%C3%A8les-de-l-industrie-de-la-m%C3%A9moire&quot;&gt;précédent billet&lt;/a&gt;. Je n'ai pas le temps de commenter. Ce sera pour une autre fois. Mais j'attire votre attention sur le critère de l'espace et du temps pour expliquer aussi bien les différents formats papiers (y compris l'impossibilité de rendre compte directement du flot) que les formats d'écran.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/5-modeles-Industries-memoires-3.png&quot; alt=&quot;Le papier et les cinq modèles d&amp;#039;industries de la mémoire&quot; title=&quot;Le papier et les cinq modèles d&amp;#039;industries de la mémoire, janv. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Amazon, l'hybride</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/01/01/Amazon</link>
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    <pubDate>Sun, 01 Jan 2012 08:32:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Édition</category>
        <category>52. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial</category>    
    <description>    &lt;p&gt;La politique de prêt de ebooks via &lt;em&gt;Amazon&lt;/em&gt;, relancée par son alliance avec &lt;em&gt;Overdrive&lt;/em&gt;, a fait l'objet d'analyses et inquiétudes récentes (v. la &lt;a href=&quot;http://www.inaglobal.fr/edition/article/amazon-ouvre-encore-le-debat-sur-le-pret-de-livres-numeriques&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;synthèse par INA-Global&lt;/a&gt;, commentée par &lt;a href=&quot;http://www.bibliobsession.net/2012/01/02/livre-numerique-2012-une-annee-charniere&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;S. Mercier&lt;/a&gt;, sur ce blogue le&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/06/14/Emprunter-un-bon-livre-num%C3%A9rique&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt; billet de Ch. Lalonde&lt;/a&gt;). Avant d'y revenir, il est utile de comprendre la stratégie d&lt;em&gt;'Amazon&lt;/em&gt; et de la placer parmi les &lt;em&gt;Internet Big Five&lt;/em&gt;, telles que J. Battelle les appelle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.InternetBigFiveChartv1_m.jpg&quot; alt=&quot;InternetBigFiveChartv1.png&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;InternetBigFiveChartv1.png, janv. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ces cinq sociétés ont été sélectionnées par JB sur la base de leur capitalisation boursière, le cash disponible, les internautes touchés, l'engagement par rapport aux données (les données des utilisateurs récoltées), l'expérience d'une plateforme, les deux derniers critères étant notés par JB lui-même sur la base de ses connaissances des sociétés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pourtant, il n'est pas sûr qu&lt;em&gt;'Amazon&lt;/em&gt; joue dans la même catégorie. En réalité, il s'agit plutôt d'une société commerciale hybride entre le numérique et le physique. Pour bien le comprendre, il est utile de faire un détour par l'évolution de son chiffre d'affaires et de son bénéfice.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.CA-Amazon_m.jpg&quot; alt=&quot;CA-Amazon.png&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;CA-Amazon.png, janv. 2012&quot; /&gt;
Source&amp;nbsp;: Bilans annuels&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On y constate d'évidence une évolution radicalement différente entre le volume des ventes qui s'envole de plus en plus rapidement et le bénéfice, plus capicieux et bien modeste. Il semble que l'année 2011 ait encore accentué la tendance&amp;nbsp;: son bénéfice aurait baissé alors que les ventes auraient encore grandement augmenté grâce en particulier à une politique commerciale agressive sur les prix du Kindle, puis le lancement du Kindle Fire. Voici déjà une première différence avec les trois premiers du tableau dont les chiffres d'affaires &lt;ins&gt;et&lt;/ins&gt; les bénéfices sont conséquents.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour comprendre cette stratégie, car cette évolution structurelle est voulue et non subie, il ne faut pas raisonner à court terme, comme l'indique bien un &lt;a href=&quot;http://www.dailyfinance.com/2011/12/31/amazons-2011-a-blueprint-for-the-next-decade-of-gr/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;observateur&lt;/a&gt; du &lt;em&gt;Daily Finance&lt;/em&gt;. Selon lui, la firme aurait même mis en place en 2011 son programme pour les dix ans à venir. &lt;em&gt;Amazon&lt;/em&gt; serait définitivement un hybride entre (trad. JMS)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;WalMart, un supermarché dominant, mais en ligne...&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Cotsco, au travers un continuum de ventes liées par Amazon Prime, qui lui fournit un flux de revenus annuels...&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Apple en proposant un matériel qui est intégré verticalement avec les logiciels verrouillés.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;Cotsco&lt;/em&gt; est une chaîne de magasins réservés aux détenteurs d'une carte de membre offrant toute une série d'avantages commerciaux. Actuellement &lt;em&gt;Amazon&lt;/em&gt; perdrait 11 $  par adhérent annuel à son programme &lt;em&gt;Prime&lt;/em&gt; qui est pourtant un énorme succès public (&lt;a href=&quot;http://moneyland.time.com/2011/11/14/amazon-prime-loses-11-annually-per-member-%E2%80%A6-and-its-a-huge-success/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). Le parallèle avec &lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt; vient évidemment de la comparaison et la concurrence entre l'Ipad et le Kindle et leur écosystème. Pourtant le parallèle a aussi quelques limites. Dans le couple indissociable contenant/contenu, &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/08/25/Apple%2C-la-strat%C3%A9gie-de-la-forme&quot;&gt;la priorité d'''Apple''&lt;/a&gt; est sur le premier terme, tandis que celle d'Amazon est sur le second.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ainsi, &lt;em&gt;Amazon&lt;/em&gt; est bien une firme hybride et non un &lt;em&gt;pure player&lt;/em&gt;, comme les autres participants au club  des &lt;em&gt;Big Five&lt;/em&gt;. Mieux, contrairement aux autres, Amazon n'a pas construit son succès sur une technologie en rupture avec l'existant, mais bien par une stratégie marketing classique, utilisant au mieux les spécificités du numérique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Regardons de plus près les conséquences de cette stratégie dans son premier marché historique, le livre touché à tous les niveaux de sa production-distribution par le numérique. On y constate que l'objectif d&lt;em&gt;'Amazon&lt;/em&gt; est de couvrir l'ensemble de la chaîne économique et non seulement le maillon final de la distribution et de la vente,&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un analyste de &lt;em&gt;Forbes&lt;/em&gt; a fait l'inventaire des principales décisions de la firme sur les dix dernières années et le marché américain, dans un article récent au titre révélateur, &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.forbes.com/sites/venkateshrao/2011/12/14/the-amazon-playbook/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Why Amazon Is The Best Strategic Player In Tech&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; (trad. JMS)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;L'achat en un clic.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;La livraison gratuite au delà de 25$.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Le premier à proposer la commercialisation, astucieuse et pratique, mais prédatrice, de l'autopublication, à une époque (fin 90) où il était pratiquement impossible de se faire distribuer, même pour un petit éditeur.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Création d'un marché du livre d'occasion qui est passé de 4% à 30% du marché total en quelques années (chiffre déjà ancien).&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Combat contre les imprimeurs à la demande en utilisant son modèle d'expédition en 24h comme une arme pour amener les volumes imprimés à BookSurge dans ses opérations internes.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Couper l'herbe sous les pieds de Lulu, le pionnier de l'autopublication, avec l'offre Createspace, proposant aux auteurs une meilleure marge.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Démarrage du programme d'affiliation (qui selon des sources non-vérifiées représenterait 40% des ventes).&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Rendre la publication sur Kindle ultra-simple.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Proposition pour les éditeurs de droits attractifs sur le Kindle, 70% entre 2,99$ et 9,99$, difficile à refuser pour cette gamme de prix&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Une fois que la chaîne traditionnelle d'approvisionnement est suffisamment affaiblie pour que les éditeurs traditionnels ne soient plus très utiles, montée en puissance de la discussion directe avec les auteurs.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Commencer par une expérience ebook la plus proche possible des livres traditionnels, mais pousser aussi vite que les lecteurs puissent tenir vers des formats numériques plus flexibles (blogues sur le Kindle, Kindle &quot;single&quot;, et avec les fonctionnalités récemment annoncées, des images de bonne qualité).&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Pousser résolument le pion Kindle vers la reine avec le modèle de prêt de livres et la récente offre-que-vous-ne-pouvez-pas-refuser pour les éditeurs d'exclusivité sur les Kindles pendant au moins les 90 premiers jours (l'année prochaine on basculera sans doute vers une priorité ou une exclusivité pour beaucoup de petits éditeurs&amp;nbsp;; jusqu'à présent les ebooks ne sont considérés que comme un marché supplémentaire).&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Et pendant tout ce temps, maintenir l'expérience d'achat familière, mais en enlevant tous les obstacles pour accroitre les conversions et les ventes au cours de la même visite avec des mécanismes allant du feuilletage jusqu'aux recommandations de lectures comparables et le regroupement des recommendations.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;

&lt;p&gt;On peut relire facilement cette histoire à partir des 4P (Product, Price, Place, Promotion) du marketing stratégique le plus basique, bien loin des ruptures qu'ont constitué le lancement du programme Google-book et son feuilleton ou encore celui de l'iPad et la guerre des brevets.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quelques mots pour finir sur le nouveau service de prêts et les bibliothèques. Sans reprendre les analyses rappelées au début de billet, juste quatre nuances ou insistances&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Une bibliothèque s'adresse d'abord à la communauté locale qui la finance. Dans ce contexte, la liseuse et les logiciels associés jouent le même rôle de repérage et contrôle que l'entrée sur le domaine de l'université de l'étudiant quand il se connecte par son identifiant. C'est pourquoi, il me parait peu raisonnable d'imaginer un système ouvert, sauf à vouloir changer radicalement le modèle éditorial et le modèle bibliothéconomique pour ce qui n'est pour le moment qu'une chimère.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La fracture numérique n'est pas une chimère. Il est du devoir des bibliothèques de la combattre et ce combat risque de durer longtemps. C'est pourquoi il est important de prêter aussi des liseuses et pas seulement des fichiers.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Par construction, la mission des bibliothèques est de retirer les contenus des contraintes commerciales pour les proposer au public. Il est donc contradictoire pour elles qu'un prêt se conclut par une offre commerciale exclusive. Mais les bibliothèques francophones, même en consortium, ne pèsent pas lourd vis-à-vis des stratégies des &lt;em&gt;Big Five&lt;/em&gt;. Aussi la seule voie pour préserver le service public de la lecture semble la voie légale ou réglementaire qui devrait interdire ce genre de pratique. Je ne suis pas juriste, mais il ne m'étonnerait pas que des textes appuyant cette interdiction existent déjà.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Enfin, les bibliothèques devraient mener un combat plus affirmé pour l'anonymat de la lecture et ce type de service de prêts pourrait être une occasion d'avancer en ce sens grâce à une interface de la bibliothèque entre &lt;em&gt;Amazon&lt;/em&gt; et le lecteur.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 7 janvier 2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A lire la suite de la réflexion de J Battelle &lt;a href=&quot;http://battellemedia.com/archives/2012/01/the-internet-big-five-by-product-strength.php&quot;&gt;The Internet Big Five By Product Strength&lt;/a&gt;, qui confirme la situation décalée d&lt;em&gt;'Amazon&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 16 janvier 2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lire &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/01/01/www.smartinsights.com/digital-marketing-strategy/online-business-revenue-models/amazon-case-study/&quot;&gt;Amazon.com case study&lt;/a&gt;, Smart Inside, 16 janvier 2012.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2 fév 2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/tech-medias/actu/0201874234062-amazon-deroule-sa-strategie-en-ignorant-la-bourse-282575.php&quot;&gt;Amazon déroule sa stratégie en ignorant la Bourse&lt;/a&gt;, Les Echos 31 janv 2012&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/01/01/Amazon#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>&quot;Jusqu'à quel prix sommes nous prêts à payer le numérique ?&quot;</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/12/17/La-bascule</link>
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    <pubDate>Sat, 17 Dec 2011 09:49:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Web 2.0</category>
        <category>33. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre</category><category>51. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; Les paradoxes du néodocument</category><category>524. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; Intégration</category>    
    <description>    &lt;p&gt;En cette fin d'année, il semble que le dialogue de sourds entre les tenants d'un renforcement des outils répressifs pour défendre le droit d'auteur sur le web et les promoteurs d'un web débarrassé de toutes contraintes soit reparti de plus belle (voir par ex &lt;a href=&quot;http://www.bibliobsession.net/2011/12/20/acta-en-phase-finale-sopa-en-demarrage-quel-monde-pour-demain&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, une de ces postures sans nuance, présentée au nom des bibliothécaires). Je n'ai jamais été très convaincu par ces rhétoriques attisées par les intérêts commerciaux des éditeurs et producteurs d’un côté et ceux des opérateurs de réseaux et fournisseurs de services web de l’autre. Et les hérauts du web, sous couvert de la défense des droits fondamentaux, me paraissent souvent proclamer une opinion reflétant plutôt leur position particulière.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un nouvel équilibre entre propriété intellectuelle et partage, se construira par tâtonnements successifs en fonction de l'avancement l'économie du webmédia et les tentatives précipitées de légiférer seront soumises à l'épreuve des faits.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'ai été plus intéressé par le résumé d'un rapport à venir rédigé par Jeffrey I. Cole, directeur du &lt;a href=&quot;http://www.digitalcenter.org/&quot;&gt;Center for the Digital Future&lt;/a&gt;, &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.digitalcenter.org/pdf/10_year_report_release.pdf&quot;&gt;Is America at a Digital Turning Point?&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; qui me parait poser des questions plus lourdes pour l'avenir (repéré grâce à&lt;a href=&quot;http://blog.lefigaro.fr/medias/2011/12/etude-la-plupart-des-journaux.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt; M-C Beuth&lt;/a&gt;). En voici quelques extraits (en italique les citations traduites, en normal mes commentaires intégrant les citations dans la théorie du document). Le centre de recherche est lié à une école de journalisme, ce qui oriente la problématique. Sans doute d'autres thèmes pourraient être pointés, mais ceux-là méritent attention et posent de bonnes questions.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;A un extrême, nous trouvons des usagers capables d'avoir une connexion sociale continue, un accès à l'information illimité et des capacités d'achat sans précédent. A l'autre extrême, nous trouvons une pression extraordinaire sur notre temps, de fortes préoccupations sur la confidentialité et des questions vitales sur la prolifération de la technologie, y compris un certain nombre qui n'existaient pas il y a dix ans.&lt;/em&gt; (...)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Nous trouvons d'énormes avantages dans les technologies en ligne, mais nous payons aussi un prix personnel pour ces prestations. La question est&amp;nbsp;: jusqu'à quel prix sommes-nous prêts à payer le numérique ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici les neuf leçons tirées de dix années d'enquêtes du centre&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;1. Les médias sociaux explosent, mais la plupart de leur contenu n'a aucune crédibilité&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(...) &lt;em&gt;Notre enquête la plus récente montre que 51% des usagers indiquent que seulement une petite portion, ou aucune des informations qu'ils voient sur les réseaux sociaux est pertinente. Seulement 14% ont dit que la plupart ou toutes les informations sont fiables.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'accent des médias sociaux mis sur la transmission (3e dimension du document) se fait au détriment du contenu (2e dimension), ou la communication prime sur l'information, le signal sur le signe, le phatique sur le sémantique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;2. La saturation numérique (E-Nuff Already) continue de s'étendre&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(...) &lt;em&gt;Autrefois, la messagerie était la principale préoccupation. Aujourd'hui la saturation numérique s'est encore accru, incluant de nombreux services et équipements qui ont d'énormes avantages pour les usagers, mais qui sont aussi perçus comme empiétant sur leur vie.&lt;/em&gt; (...)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Nous recevons trop de messages, le barrage des textes est continu, nous portons de multiples terminaux, de nouveaux services, de nouveaux gadgets continuent d'être produits. Combien de temps cela va-t-il durer avant que les Américains disent &quot;ça suffit !&quot;.&lt;/em&gt; (...)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'attention devient le bien le plus précieux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;3. L'ordinateur de bureau est mort. Longue vie à la tablette.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(...) &lt;em&gt;L'ordinateur de bureau est un dispositif où l'on se penche en avant ('lean forward' device), un outil posé sur un bureau qui force à aller vers lui. La tablette propose une attitude où l'on se penche en arrière ('lean back' allure), plus pratique et confortable que les ordinateurs portables et bien plus séduisante.&lt;/em&gt; (...)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;La domination à venir des tablettes va entrainer des changements majeurs dans la façon et le moment où les Américains se connecteront.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La forme change (1e dimension) et d'énormes batailles sont engagées pour la domination de cette dimension cruciale, en particulier au travers des brevets (&lt;a href=&quot;http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/enquete/0201783865229-comment-apple-a-dynamite-l-univers-des-smartphones-262850.php&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;4. Temps de travail = sept jours sur sept, jour et nuit.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les ordinateurs personnels et les technologies connectées ont augmenté la productivité et l'efficacité au travail. Mais pour de nombreux employés, le prix de cette productivité est aussi l'allongement du travail à leur vie en dehors du bureau.&lt;/em&gt; (...)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Est-il raisonnable de considérer que le temps de travail s'étende sept jours sur sept, jour et nuit ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'arrivée du néodocument modifie la régulation du travail par l'extension spatiale et temporelle de ses fonctions de transmission et de preuve.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;5. La plupart des journaux imprimés auront disparu dans cinq ans.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;La distribution des journaux imprimés continue de chuter, et nous pensons que seuls survivront les plus éloignés de la moyenne&amp;nbsp;: les plus grands et les plus petits.&lt;/em&gt; (...)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Quelles seront les conséquences des changements dans la distribution du contenu sur la qualité et le sérieux du journalisme ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le webmédia en prenant sa place modifie les équilibres internes des anciens médias. Les conséquences vont jusqu'à la deuxième dimension, le contenu et le genre des documents.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;6. Nous avons perdu notre vie privée.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(...) &lt;em&gt;La question de la vie privée est simple. Si vous vous connectez, quel que soit l'objet, votre vie privée n'existe plus. Les Américains adorent pouvoir acheter en ligne, chercher de l'information en ligne, et rejoindre des communautés en ligne. Mais le prix à payer est que nous sommes constamment surveillés. les sociétés privées savent sur nous tout ce qu'il est possible de savoir&amp;nbsp;: nos intérêts, nos préférences d'achat, nos comportements et nos croyances.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le modèle d'affaires du webmédia implique la surveillance de la navigation pour une revente ciblée de l'attention des internautes. Ce que nous gagnons en liberté de navigation, en personnalisation des services, nous le perdons en découverte inattendue, en suggestion d'achats et plus généralement en menace sur les libertés individuelles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;7. L'influence de l'Internet sur la vie politique américaine est encore en question.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(...) &lt;em&gt;Au delà des deux prochains cycles d'élection l'Internet deviendra un facteur majeur de changement du paysage politique.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le webmédia va continuer à trouver sa place dans l'espace public, comme porteur des valeurs de la postmodernité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;8. Internet va continuer à transformer les habitudes d'achat au détriment du commerce de détail.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Dans cinq ans, le paysage traditionnel de vente au détail sera complètement différent de ce qu'il est aujourd'hui.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout comme pour le travail, l'arrivée du néodocument modifie la régulation du commerce de détail par l'extension spatiale et temporelle de ses fonctions de transmission et de preuve.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;9. Et ensuite ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;En 2006, YouTube et Twitter venaient de naître, et Facebook était encore un bambin. Il y a une demi-décennie, qui aurait pensé que ces technologies naissantes deviendraient les standards de la communication sociale en 2011&amp;nbsp;? La prochaine grande tendance est développée actuellement par une nouvelle culture de visionnaires d'Internet qui n'attendent que d'être entendus.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La mise en place du néodocument est loin d'être terminée. Attention, si le succès d'audience des trois services indiqués est avéré, leur modèle d'affaires est encore incertain. Ainsi la captation de la valeur commerciale de l'attention à partir de la navigation n'est pas triviale et, effectivement, il est probable que bien des surprises soient encore à venir.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/12/17/La-bascule#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Gestion stratégique de l'information</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/12/07/Gestion-strat%C3%A9gique-de-l-information</link>
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    <pubDate>Wed, 07 Dec 2011 11:58:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Web 2.0</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Vu sur la liste Ebsi-L ce message réjouissant et étonnant de Félix Arseneau&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Je vous annonce que le groupe LinkedIn &quot;Gestion stratégique de l'information (GSI)&quot; est en excellente forme! &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Depuis que j'en ai parlé sur cette liste, il y a deux mois, nous sommes passés de 36 à 119 membres!  Merci aux abonnés de cette liste qui se sont joints à nous&amp;nbsp;: 44 personnes se sont jointes le même jour.  De plus, la base pluridisciplinaire nous est fidèle et s'enrichit de plus belle.  En effet, la GSI intéresse notamment les gens en droit, en gestion, en informatique, en plus des gens en BSI.  Enfin, le groupe a maintenant des membres dans 5 pays, dont l'Espagne et les États-Unis.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le &lt;a href=&quot;http://www.linkedin.com/groups?groupDashboard=&amp;amp;gid=3942187&amp;amp;trk=myg_ugrp_an&amp;amp;goback=%2Emyg&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;groupe&lt;/a&gt; est en accès libre. Et la consultation des fils de discussion est effectivement très éclairante. Il va falloir apprendre à gérer stratégiquement les informations issues de toutes ces initiatives, comprendre les spécialisations des différents canaux, repérer les communautés de pratiques, apprivoiser les temps différents et parfois éphémères des uns et des autres. Je ne suis pas sûr que l'on tienne longtemps dans ce maelström sans architecte de l'information...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/12/07/Gestion-strat%C3%A9gique-de-l-information#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Pourquoi Google est un média</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/12/03/Pourquoi-Google-est-un-m%C3%A9dia</link>
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    <pubDate>Sat, 03 Dec 2011 13:02:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Moteurs</category>
        <category>422. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Le Web entre flot et bibliothèque</category><category>522. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du texte : Google</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Dans un commentaire du précédent billet, Piotr conteste ma proposition de considérer Google comme un média. Voici ses arguments&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;J'ai du mal à assimiler Google à un média&amp;nbsp;: il me semble qu'un média diffuse des contenus, ce qui n'est le cas de Google qu'accessoirement. Enfin, rapprocher une indépendance qui serait revendiquée par Google de celle qui l'est effectivement par le New York Times est malheureux car cela suppose que Google soit animé par une éthique journalistique, ce qui n'est évidemment pas le cas. J'ajoute qu'un média a pour effet de rémunérer la production de contenus, ce qui n'est pas non plus le cas de Google.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je dois le remercier de son commentaire, qui me donne l'occasion de préciser les choses. Je crois, bien sûr, qu'il se trompe mais son propos mérite discussion car il me semble être assez largement partagé et risquer de brider l'analyse. Reprenons ses arguments les uns après les autres (en italique-gras).&lt;/p&gt;


&lt;h2&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Un média diffuse des contenus, ce qui n'est le cas de Google qu'accessoirement.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;


&lt;p&gt;Le moteur de recherche de Google donne accès à du contenu et ne le diffuse pas vraiment au sens strict, en effet. La diffusion et l'accès sont deux activités différentes et qui peuvent être économiquement antagoniques. Je l'ai montré dans deux billets anciens (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/03/15/199-diffusion-vs-acces-deux-economies-antagoniques&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/03/22/209-diffusion-acces-une-economie-de-l-attention-antagonique&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt; là&lt;/a&gt;). Pour autant, elles ont été déjà articulées dans l'histoire. C'était le cas des bibliothèques avant la popularisation de l'imprimerie à caractères mobiles qui a marginalisé les scriptoria et donc éloigné l'activité de diffusion de celle de l'accès. Et c'est aujourd'hui le cas des médias de diffusion qui proposent sur le web une activité d'accès en ouvrant leurs archives, et aussi en direct dès qu'un article est mis en ligne et ne sera lu que si l'internaute prend la peine d'y accéder.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ainsi la différence entre diffusion et accès s'estompe sur le web, même si elle ne disparait pas (on la retrouve par ex dans la différence entre le &lt;em&gt;pull&lt;/em&gt; et le &lt;em&gt;push&lt;/em&gt;). Dès lors, définir le média par la fonction de diffusion et non celle d'accès était déjà discutable, c'est inopérant aujourd'hui.&lt;/p&gt;


&lt;h2&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Rapprocher une indépendance qui serait revendiquée par Google de celle qui l'est effectivement par le New York Times est malheureux car cela suppose que Google soit animé par une éthique journalistique, ce qui n'est évidemment pas le cas.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;


&lt;p&gt;Oui, &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; n'est évidemment pas animé par une éthique journalistique. Cela signifie-t-il pour autant qu'il ne revendique pas une indépendance, que cela ne relève pas d'une éthique de média et que cette dernière ne puisse être comparée à celle du journalisme&amp;nbsp;? Ma réponse est non à ces trois dernières négations.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Commençons par l'éthique journalistique. J'ai eu déjà l'occasion sur ce blogue de rappeler combien elle était relative et récente (tournant XIXe-XXe) et combien le web la faisait évoluer&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/04/05/La-redocumentarisation-%28du-journalisme%29-en-deux-citations&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;(ici&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/12/06/De-la-transparence..&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;, de son côté, revendique clairement une indépendance et a ce qu'il faut bien appeler une éthique, même si on peut (doit) la discuter. Cela était perceptible dès le premier papier de Brin et Page (&lt;a href=&quot;http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S016975529800110X&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), et est exprimé aujourd'hui sur le site de la firme en dix principes dans la page intitulée '&lt;a href=&quot;http://www.google.fr/intl/fr/about/corporate/company/tenthings.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;'Notre philosophie&lt;/a&gt;'', dont je ne reprends ci-dessous que quelques brefs extraits&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;



&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&quot;  1. Rechercher l'intérêt de l'utilisateur et le reste suivra&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Depuis sa création, la société Google concentre ses efforts sur le confort d'utilisation des internautes. Lorsque nous concevons un nouveau navigateur Internet ou lorsque nous apportons un plus à l'aspect de notre page d'accueil, c'est votre confort que nous cherchons à satisfaire, et non un quelconque objectif interne ni les exigences de résultats de la société.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
2. Mieux vaut faire une seule chose et la faire bien&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Le cœur de métier de Google est la recherche sur Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
3. Toujours plus vite&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
4. La démocratie fonctionne sur le Web&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;La recherche Google fonctionne, car sa technologie fait confiance aux millions d'internautes qui ajoutent des liens sur leur site Web pour déterminer la valeur du contenu d'autres sites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
5. Vous n'êtes pas toujours au bureau lorsque vous vous posez une question&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
6. Il est possible de gagner de l'argent sans vendre son âme au diable&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Pour assurer un service à tous nos utilisateurs (qu'ils soient ou non annonceurs), nous avons défini un ensemble de principes sur nos programmes et nos pratiques publicitaires&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Google autorise la diffusion d'annonces sur ses pages de résultats uniquement si ces annonces sont en lien direct avec les résultats obtenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Nous pensons que la publicité peut être efficace sans être envahissante. Google n'accepte pas les publicités sous forme de fenêtres pop-up, qui gênent la lisibilité des pages consultées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Sur Google, les publicités sont toujours clairement identifiées comme &quot;liens commerciaux&quot;. (..) Nos utilisateurs font confiance à l'objectivité de Google et rien ne pourrait justifier la remise en cause de cette confiance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
7. La masse d'informations continue de croître&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
8. Le besoin d'informations ne connaît aucune frontière&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Notre société a été fondée en Californie, mais notre mission consiste à faciliter l'accès aux informations dans le monde entier et dans toutes les langues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
9. On peut être sérieux sans porter de cravate&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
10. Il faut toujours aller de l'avant&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Même si vous ne savez pas exactement ce que vous recherchez, c'est notre rôle de trouver une réponse sur le Web, et pas le vôtre. &quot;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;On peut discuter du bien fondé, de la sincérité et de l'application de ces principes, tout comme on peut discuter de l'objectivité des journalistes ou de la position d'un journal, mais il est difficile de ne pas y voir l'affirmation d'une indépendance, qui relève bien d'une éthique de média. On y retrouve les grands classiques&amp;nbsp;: la démocratie, l'information pour tous, le rejet des pressions, la recherche sans fin de l'information.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En réalité, l'importance d'une éthique pour ce qu'on appelle maintenant l'activité de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Curation_de_contenu&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;&quot;curation&quot;&lt;/a&gt; commence à être discutée et c'est bien normal (par ex &lt;a href=&quot;http://patriceleroux.blogspot.com/2011/03/curation-creation-perspective-et.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&quot;http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=1601487&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;là&lt;/a&gt;  ou encore &lt;a href=&quot;http://www.google.fr/url?sa=t&amp;amp;rct=j&amp;amp;q=pariser%20ted%20&amp;amp;source=web&amp;amp;cd=1&amp;amp;ved=0CB4QFjAA&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.ted.com%2Ftalks%2Feli_pariser_beware_online_filter_bubbles.html&amp;amp;ei=jMfcTqnsKMiAhQeCpOEH&amp;amp;usg=AFQjCNFBzdgAyCq9QMtRZudYl7fc5B4a5A&amp;amp;cad=rja&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). On peut aussi remarquer et regretter l'absence d'allusion à la protection de la vie privée dans les principes de la philosophie de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;, qui montre qu'il reste encore des débats et des combats à mener pour que l'activité du web prenne sa juste place dans l'espace public médiatique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sans doute, journalisme et moteur de recherche n'ont pas la même posture par rapport à l'information, mais on peut constater que les modèles culturels y pèsent tout autant. Ainsi, l'idéal du journalisme à la française est marqué par le rôle de l'intellectuel dans la dénonciation des scandales (Panama, Dreyfus) avec une forte connotation littéraire, tandis que l'idéal américain s'appuie sur l'exemple de la science pour mettre en avant l'objectivité (Lippmann). Comment ne pas voir le même type de clivages dans les débats et polémiques autour de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;, tout particulièrement au moment des polémiques sur &lt;em&gt;Google-Book&lt;/em&gt; lancées, il y a quelques temps, par J.-N. Jeanneney&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin même s'il y avait une part de provocation de ma part, la comparaison entre le &lt;em&gt;NYT&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; se justifie pleinement. L'un et l'autre sont les symboles du modèle nord-américain dans leur domaine et veulent faire école. Nous manquons de comparaison internationale sérieuse avec d'autres modèles (&lt;em&gt;Naver&lt;/em&gt; en Corée, &lt;em&gt;Baidu&lt;/em&gt; en Chine, &lt;em&gt;Yandex&lt;/em&gt; en Russie).&lt;/p&gt;


&lt;h2&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Un média a pour effet de rémunérer la production de contenus, ce qui n'est pas non plus le cas de Google&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;


&lt;p&gt;La plupart des médias, sinon peut-être tous, ont démarré en ne rémunérant pas ou peu les contenus, voire en les piratant (à commencer par l'édition de livres). Il est probable qu'à l'avenir &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; soit amené à rémunérer les contenus pour la part de son activité qui s'approche le plus de la diffusion. Cela est sensible pour &lt;em&gt;YouTube&lt;/em&gt;, et ce fut au coeur des discussions sur &lt;em&gt;Google-Book&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais il est vrai que &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;, pour sa part principale (la recherche), se trouve du côté de l'accès et non de la diffusion, dans la même position que les bibliothèques. Cela le conduit à considérer le contenu comme une donnée librement accessible, dans un modèle proche de celui de la bibliothèque qui retire les documents d'une relation commerciale pour les mettre librement à disposition. On pourrait pour cette raison mettre les bibliothèques et &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; en dehors du secteur des médias, mais alors on s'interdit de poursuivre lucidement l'analyse, comme je l'ai dit plus haut, et comme je l'ai présenté, par ex &lt;a href=&quot;http://lafeuille.blog.lemonde.fr/2011/09/13/les-trois-dimensions-de-leconomie-de-la-publication/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/12/03/Pourquoi-Google-est-un-m%C3%A9dia#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>La position dominante de Google</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/11/30/La-position-dominante-de-Google</link>
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    <pubDate>Wed, 30 Nov 2011 04:21:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Moteurs</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Intéressante étude de chercheurs indépendants résumée par le &lt;em&gt;Journal du Net&lt;/em&gt;&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Joshua D. Wright, &lt;em&gt;Defining and Measuring Search Bias: Some Preliminary Evidence&lt;/em&gt;, International Center for Law &amp;amp; Economics, 3 non 2011, &lt;a href=&quot;http://www.laweconcenter.org/images/articles/definingmeasuring.pdf&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Pdf&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.journaldunet.com/solutions/moteur-referencement/seo-bing-versus-google/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;résumé français&lt;/a&gt; du JdN.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'étude cherche à vérifier si &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;MSN&lt;/em&gt; favorisent leurs services au travers de leurs moteurs respectifs. Sa conclusion est que les biais de &lt;em&gt;Bing&lt;/em&gt; (MSN) sont beaucoup plus forts que ceux de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce résultat ne devrait pas surprendre les lecteurs assidus de ce blogue. Étant sous le coup d'enquête antitrust aux US et en Europe ses principaux marchés (&lt;a href=&quot;http://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/google-antitrust/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;JdN&lt;/a&gt;), &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; prendrait un  risque beaucoup trop élevé à favoriser ses services sur son moteur. Mais la réalité de la domination de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; est de moins en moins dans le fonctionnement de son moteur et de plus en plus dans l'écosystème documentaire qu'il met en place captant l'attention du lire/écrire pour présenter les publicités contextuelles, comme déjà expliqué &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/09/22/Google-et-la-publicit%C3%A9&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'en profite pour actualiser mon graphique avec les derniers chiffres du CA de la firme (par trimestres). La tendance à la concentration sur les sites de la firme s'accélère encore.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.CA_Google_Q3_2011_m.jpg&quot; alt=&quot;CA_Google_Q3_2011.png&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;CA_Google_Q3_2011.png, nov. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Reste que la position de &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; est souvent mal comprise. On le traite, par exemple, «&amp;nbsp;d'irresponsable&amp;nbsp;» quand il change son algorithme pour affiner ses résultats (&lt;a href=&quot;http://www.numerama.com/magazine/20439-google-est-il-devenu-totalement-irresponsable.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;), car il réduit brutalement la visibilité de sites commerciaux, jusqu'à parfois les mettre en péril. Mais &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; n'a pas de responsabilité assumée dans le développement économique. C'est un média qui, comme tel, doit garder son indépendance. Sans doute sa position dominante lui confère une influence qui mériterait d'être analysée plus rigoureusement qu'elle ne l'a été jusqu'ici, mais que dirait-on si, par exemple, le &lt;em&gt;NYT&lt;/em&gt; modifiait la ligne éditoriale en fonction des récriminations de tel ou tel commerçant&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 7 décembre 2011&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A compléter avec &lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2011/12/07/google-chrome-internet-explorer-6&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Google Chrome deviendra-t-il un nouveau IE6 ?&lt;/a&gt;  de Framasoft et&lt;a href=&quot;http://allthingsd.com/20111205/the-rise-of-google-the-ascent-of-facebook-and-the-decline-of-everyone-else/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt; The Rise of Google, the Ascent of Facebook and the Decline of Everyone Else&lt;/a&gt; sur la position écrasante de G dans le marché de la pub US.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/11/30/La-position-dominante-de-Google#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>Vu, lu, su, résumé et couverture</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/11/22/Vu%2C-lu%2C-su%2C-couverture-et-r%C3%A9sum%C3%A9</link>
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    <pubDate>Tue, 22 Nov 2011 09:13:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>General</category>
        <category>0. INTRODUCTION - UNE APPROCHE DOCUMENTAIRE DU WEB</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Sortie le 10 février 2012 en librairie, et j'espère avant en ebook.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(...) &lt;em&gt;Le premier chapitre rappelle que la bibliothèque qui collecte les documents est, et de beaucoup, le plus ancien des médias. Si le numérique a ébranlé son modèle, il n’est pas le premier à l’avoir fait. L’imprimerie à caractères mobiles l’avait déjà privée de la fonction de reproduction et circulation des livres. Inversement, la bibliothèque a été, consciemment ou non, une des premières sources d’inspiration pour le développement du Web et, ironiquement, certains des acteurs du numérique ont réussi à faire de l’exploitation de son modèle une activité très profitable alors que celui-ci était depuis toujours fondé sur un écosystème non marchand.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le deuxième chapitre revient sur la notion de document en montrant que si ses deux fonctions, transmettre et prouver, sont très anciennes, le document n’est devenu un objet familier qu’au XIXe siècle. Son émergence est contemporaine du développement de la science moderne. Son apogée coïncide avec la systématisation du modèle de la bibliothèque. Comme souvent dans les sciences humaines et sociales, c’est au moment où l’objet semble s’échapper que les efforts pour le comprendre sont les plus grands. Analysant l’éclatement du document au travers du numérique, un collectif de chercheurs, signant du pseudonyme Roger T. Pédauque, a proposé d’éclairer la nature du document à partir de trois dimensions&amp;nbsp;: la forme, le texte ou le contenu, et le médium ou la transmission&amp;nbsp;; le «&amp;nbsp;vu », le «&amp;nbsp;lu&amp;nbsp;» et le «&amp;nbsp;su ». Cette partition servira de canevas pour la réflexion dans la suite du livre.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le troisième chapitre montre combien l’organisation documentaire, hiérarchique et systématique, issue du XIXe siècle, a dominé le XXe en se perfectionnant, miroir d’une société issue de la révolution industrielle et scientifique. La construction du Web sous l’impulsion du consortium W3C  a conduit à une réingénierie documentaire radicale qui met aux commandes l’internaute et modifie le document dans ses trois dimensions. Poussé au bout, le processus renverse notre régime de vérité en faisant de l’individu lui-même un document. Cette réingénierie documentaire est en phase avec les valeurs émergentes d’une société postmoderne.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Pour les documents publiés, trois marchés, et trois seulement, qui correspondent aux trois dimensions du document, ont été ouverts&amp;nbsp;: l’édition avec la vente de biens (forme), la bibliothèque avec la vente de services d’accès (texte) et enfin le spectacle avec la vente d’attention (médium). Le Web s’insère entre la radiotélévision et la bibliothèque, comme la presse s’était insérée entre l’édition et le spectacle au XIXe. De l’édition à la radiotélévision en passant par la presse et le Web, on observe une modification progressive de la gestion de l’espace-temps de la production-consommation des documents publiés, régulée par l’organisation tarifaire. De plus, le Web s’impose aux médias et les transforme en industries de la mémoire, par leur accès transversal et leur archivage permanent. Dès lors, il est possible de reconsidérer les catégories traditionnelles de l’économie de la culture pour mettre en avant l’importance de celle du document. Cette relecture des industries culturelles à partir d’une entrée documentaire est l’objet du quatrième chapitre.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;L’analyse tridimensionnelle du document permet enfin (cinquième chapitre) d’éclairer les stratégies des principaux acteurs industriels du Web et de les comparer avec les intentions des ingénieurs et les souhaits des internautes militants, soulignant la distance entre les utopies et les réalisations industrielles. Des verrouillages et des affermages ont été mis en place en privilégiant, là encore, l’une ou l’autre dimension du document&amp;nbsp;: la forme, en maîtrisant les objets (Apple), le contenu, en navigant au travers des textes par des «&amp;nbsp;lectures industrielles&amp;nbsp;» (Google), ou encore la relation (Facebook), de façon à accaparer avec plus ou moins de succès le maximum de profits.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le livre se conclut par le besoin de nouveaux professionnels de l’information, capables de comprendre les mouvements en cours pour construire et gérer les nouvelles infrastructures documentaires. Les iSchools en Amérique du Nord forment aujourd’hui des professionnels compétents aussi bien en informatique qu’en sciences de l’information. On appelle parfois ces nouveaux professionnels des «&amp;nbsp;architectes de l’information ». En français, je suggère d’utiliser le terme d’«&amp;nbsp;archithécaires&amp;nbsp;» pour signifier ces nouvelles compétences, puisant leurs racines dans les savoirs bibliothéconomiques, mais les dépassant très largement.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;En résumé, à partir de l’histoire du document et de son analyse tridimensionnelle, le livre propose un éclairage différent de ceux qui se discutent sur le Web. On y constate que cette invention du Britannique Tim Berners-Lee prend la suite des efforts d’indexation systématique lancés à la fin du XIXe, modifiant le document lui-même dans ses trois dimensions&amp;nbsp;: la forme, le contenu et la fonction de transmission. Le Web est alors un média comme un autre, s’inspirant du modèle de la bibliothèque et de celui de la radiotélévision pour répondre aux aspirations documentaires d’une société qui a changé en profondeur. Les anciens médias eux-mêmes élargissent leur vocation en devenant des «&amp;nbsp;industries de la mémoire&amp;nbsp;» par l’archivage numérique continu et public de leur production. Les nouveaux venus, Apple, Google, Facebook, privilégient chacun une dimension différente du document pour tenter de prendre une position dominante dans la construction d’un «&amp;nbsp;néodocument ».&lt;/em&gt; (...)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Vu_lu_su-couverture_m.jpg&quot; alt=&quot;Vu_lu_su-couverture.jpg&quot; title=&quot;Vu_lu_su-couverture.jpg, nov. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Les cinq modèles de l'industrie de la mémoire</title>
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    <pubDate>Mon, 14 Nov 2011 09:43:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Éco</category>
        <category>424. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Les cinq industries de la mémoire</category>    
    <description>    &lt;p&gt;J'ai déjà eu l'occasion de présenter sur ce blogue (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2006/11/29/127-le-pentagone-de-l-industrialisation-de-la-memoire&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ex&lt;/a&gt;) ou dans le &lt;a href=&quot;http://cours.ebsi.umontreal.ca/sci6355/modules/01/m4/index.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;cours&lt;/a&gt; la configuration en cinq modèles industriels.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Suite à l'explicitation des trois modèles de base de l'économie du document (édition, bibliothèque et spectacle), paru dans (Documentaliste 48/3, &lt;a href=&quot;http://www.cairn.info/load_pdf.php?ID_ARTICLE=DOCSI_483_0024&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Cairn&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://hdl.handle.net/1866/5405&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;AO Ebsi&lt;/a&gt;), voici une actualisation du tableau sur l'industrialisation de la mémoire par le web qui paraitra dans le prochain livre. Le web apparaît à la fois comme une colonne, un média avec sa logique empruntée à la télévision et à la bibliothèque, &lt;ins&gt;et&lt;/ins&gt; comme une ligne, un méta-média, modifiant l'espace temps des médias traditionnels.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/5-modeles-industries-memoire-2.jpg&quot; alt=&quot;5-modeles-industries-memoire-2.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;5-modeles-industries-memoire-2.jpg, nov. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(Pour les yeux de Bertrand, voici donc une version du tableau que j'espère plus lisible. J'en ai profité pour rajouter une ligne plus prospective sur le webmobile, qui fait référence à la spécialisation des terminaux mobiles, voir &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/06/04/Usages-mobiles-et-pentagone&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En passant d’une colonne à l’autre, les modèles industriels forment bien une continuité par la relation économique, temporelle et spatiale qu’ils entretiennent avec le lecteur. Mais les modèles se distinguent aussi les uns des autres par des ruptures représentées par les lignes verticales qui séparent les modèles, soit, de gauche à droite&amp;nbsp;: ouverture d’un nouveau marché par la presse, inconnu dans l’édition (annonceurs)&amp;nbsp;; passage au signal pour la radiotélévision alors que l’on gérait encore des objets matériels dans la presse&amp;nbsp;; inversion du flux avec le Web où l’internaute est aux commandes&amp;nbsp;; retour aux objets dans la bibliothèque&amp;nbsp;; et enfin, pour boucler le tableau entre la dernière colonne de droite et la première de gauche, réinversion du flux entre la bibliothèque et l’édition. Ces ruptures impliquent que chaque modèle a aussi développé des savoir-faire originaux, différents des autres, et expliquent leur autonomie et leur stabilité. Chacun a développé une économie propre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais le numérique et le Web ont aussi ouvert des opportunités nouvelles à chacun des modèles par la réingénierie documentaire. Celles-ci sont notées sur la dernière ligne. Ces opportunités sont différentes et spécifiques à chaque modèle, car le Web rencontre chaque fois les logiques particulières qu’il devra adapter. Ainsi, le Web est à la fois l’occasion de bâtir un modèle nouveau qui s’insère entre les anciens et celle de renouveler ces derniers. Ce double mouvement alimente son dynamisme et est aussi la source de bien des malentendus, puisque le Web est à la fois une plateforme ouverte au développement de chacun et l’occasion de l’arrivée d’un nouveau modèle concurrent.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Vers des architectes de l'information</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/11/08/Vers-des-architectes-de-l-information</link>
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    <pubDate>Tue, 08 Nov 2011 04:10:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>General</category>
        <category>6. CONCLUSION - ARCHITECTES ET ARCHITHEQUES</category>    
    <description>    &lt;p&gt;J'ai délaissé quelque peu ce blogue, car j'étais pris par le montage du dossier d'un master sur l'architecture de l'information que nous espérons pouvoir ouvrir à la rentrée prochaine à l'ENS-Lyon avec la collaboration de l'EBSI de l'Université de Montréal. Au delà de ce projet particulier, il s'agit de faire bouger les lignes des formations actuellement existantes dans la francophonie. Le manifeste ci-dessous, reproduit de l'argumentaire du master, en traduit l'ambition.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vers des architectes de l'information&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On compte aujourd’hui près de &lt;a href=&quot;http://news.netcraft.com/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;500 millions de sites web&lt;/a&gt; et les dits «&amp;nbsp;sites web&amp;nbsp;» eux-mêmes ne sont que la partie la plus évidente d’un système beaucoup plus vaste d’accès à l’information basé sur les technologies web. Nous accédons aux ressources à partir de terminaux variés (ordinateurs, téléphones intelligents, tablettes et même objets ordinaires) au travers d’outils divers (moteurs, réseaux sociaux, blogues, messageries instantanées ou même sans outil apparent). Dans un environnement aussi compétitif, la fidélité de l’internaute à une interface ou à une ressource dépend en grande partie de l’expérience de sa visite&amp;nbsp;: s’est-il senti immédiatement familier avec l’interface proposée&amp;nbsp;? A-t-il trouvé facilement l’information qu’il cherchait&amp;nbsp;? A-t-il pu interagir avec le système sans réticence&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aux États-Unis, le mouvement des &lt;em&gt;information Schools&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://www.ischools.org/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;iSchools&lt;/a&gt;) vise à répondre à ce défi. Ce mouvement est issu des principales écoles en sciences de l’information nord-américaines, fondées à l’origine pour former des bibliothécaires, qui ont élargi et transformé leur offre de formation en s’alliant souvent avec les départements informatiques des universités. L’idée principale est que, puisque nous assistons à une forte valorisation du savoir notamment au travers du développement des technologies numériques, les professions qui gèrent ce savoir doivent être reconfigurées et revalorisées.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les services documentaires étaient portés par des professions reconnues, aux compétences codifiées et à l’éthique forte mais qui ne répondent plus au défi numérique contemporain. Les nouvelles «&amp;nbsp;infrastructures épistémiques&amp;nbsp;» ne disposent pas de cette tradition et souvent même leur rattachement institutionnel est flottant. C'est donc aussi le constat que les «&amp;nbsp;infrastructures épistémiques », autrefois bibliothèques, centres documentaires, voire musées, se sont déplacées vers les réseaux et les collections numériques et irriguent très directement tous les échelons de la société.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le défi n’est pas mince. Il ne s’agit pas moins que de reconsidérer notre relation aux documents, c’est-à-dire notre rapport à la représentation des évènements passés pour envisager l’avenir. L’éducation est soumise à de profonds ajustements, non seulement parce que ses institutions sont confrontées à la prolifération d’outils numériques de transmission du savoir qu’elles doivent intégrer dans leurs pratiques, mais plus encore parce que l’accès direct au savoir par les internautes modifie considérablement la relation aux experts et à leurs institutions. La création voit ses protections juridiques remises en causes par les pratiques de partage, mais aussi ses processus renouvelés par un accès sans précédent au patrimoine et à des facilités de modelage et de mixage inconnues jusqu’alors. Les institutions de toutes sortes doivent réviser leur système d’information. La science, elle-même, construite pour une bonne part sur la confrontation des documents, bascule dans de nombreuses disciplines vers une e-science, c'est-à-dire une science où les outils numériques deviennent dominants ouvrant des possibilités inédites d’investigation, de calcul et d’analyse.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est aujourd’hui indispensable, pour des sites web riches en contenus, des sites de grandes institutions, à but lucratif ou non, de faire appel à des spécialistes de l’organisation et du repérage de l’information, de même qu’à des spécialistes de l’expérience des utilisateurs. Ces deux types d’expertises convergent vers un même objectif&amp;nbsp;: garantir un accès intuitif et facile au contenu, pour l’utilisateur d’une application ou d’un portail web (ou, plus généralement, de tout système d’information). On appelle les professionnels détenant ces expertises des &lt;em&gt;Information Architects&lt;/em&gt;, «&amp;nbsp;des architectes de l’information&amp;nbsp;» pourrait-on dire en français. Les &lt;em&gt;Information Architects&lt;/em&gt; ont leur propre association professionnelle aux États-Unis, l’&lt;em&gt;IA Institute&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://www.iainstitute.org/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;IAI&lt;/a&gt;), qui comprend une &lt;a href=&quot;http://www.euroia.org/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;branche européenne&lt;/a&gt;. L’IAI compte plus de 2000 membres d’une soixantaine de pays. Une autre association regroupe aussi des professionnels aux compétences proches&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Usability Professionals’ Association&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://www.upassoc.org/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;UPA&lt;/a&gt;).  Il n’existe en France à ce jour aucune formation en architecture de l’information, le terme lui-même est peu usité. Il figure seulement sur le &lt;a href=&quot;http://www.metiers.internet.gouv.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Portail des métiers du web&lt;/a&gt; géré par le ministère comme une rubrique parmi treize autres à la famille de métiers «&amp;nbsp;conception et gestion de projet&amp;nbsp;» ou une parmi seize à celle «&amp;nbsp;production et gestion de contenu », alors même qu’il s’agit d’une famille complète de métiers.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais le contexte numérique évolue très vite, élargissant l'intuition première des fondateurs de l'IA. Le défi du document numérique aujourd’hui est le traitement dynamique des grands nombres, en puissance et mémoire informatique, en surface de réseau, en taille des collections, en traces de navigation, en grandeur de populations touchées. Après la mise en place du web des documents dans les années 90 et la désillusion de la bulle internet, sont venus les outils de partage du web 2.0 et un engouement considérable pour ce nouveau média. Aujourd’hui un troisième chapitre s’ouvre avec d’un côté des projets du web des données impulsés par le W3C et de l’autre des appétits industriels féroces (Apple, Google, Amazon, Facebook, etc.) visant à contrôler les navigations pour en tirer un profit commercial maximum. Le web est maintenant le lieu de l'information dynamique, et les architectes de demain devront gérer plus les flux d'information que les informations elles-mêmes. Ils devront concevoir, préparer, organiser, présenter l’information pour des publics dans un environnement dynamique et de plus en plus numérique, intégrant à grande échelle les technologies du web et les technologies documentaires, mais aussi les technologies ambiantes, celles de la mobilité ou encore celles de l’information urbaine.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’enjeu pour ces nouveaux professionnels sera de concilier les pratiques des différents mondes du document. Il leur faudra, de façon très pragmatique, construire à la fois des prestations et des institutions qui soient réellement dédiées à la communauté qu’ils servent, reprenant à leur compte la longue tradition des infrastructures épistémiques, sans l’inféoder aux stratégies industrielles qui visent à verrouiller le Web ni la réduire à la logique performative des ingénieurs.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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