<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/rss2/xslt" ?><rss version="2.0"
  xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
  xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
  xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
  xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom">
<channel>
  <title>Economie du document (Bloc-notes de Jean-Michel Salaün) - Mot-clé - 424. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Les cinq industries de la mémoire</title>
  <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/</link>
  <atom:link href="http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/tag/424.%20L%E2%80%99ECONOMIE%20DU%20DOCUMENT%20%3B%20Articulation%20des%20mod%C3%A8les%20%3B%20Les%20cinq%20industries%20de%20la%20m%C3%A9moire/rss2" rel="self" type="application/rss+xml"/>
  <description>Repérage de données sur l'économie des documents dans un environnement numérique</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Sun, 19 May 2013 16:38:29 -0400</pubDate>
  <copyright>Creative Commons BY-NC</copyright>
  <docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>
  <generator>Dotclear</generator>
  
    
  <item>
    <title>Le numérique partagé entre quatre écrans</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/11/30/Le-num%C3%A9rique-partag%C3%A9-entre-quatre-%C3%A9crans</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:a96eff11e2ffe32ae97525918288226e</guid>
    <pubDate>Fri, 30 Nov 2012 04:17:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Éco</category>
        <category>421. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; La gestion de l’attention</category><category>424. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Les cinq industries de la mémoire</category><category>524. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; Intégration</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;em&gt;Business Insider&lt;/em&gt; a récemment mis en ligne un diaporama intitulé &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.businessinsider.com/future-of-digital-slides-2012-11&quot;&gt;The Future of Digital&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; plein d'enseignements et bourré de graphiques évocateurs. Il s'agit du point de vue d'économistes libéraux qui vise à répondre à la question&amp;nbsp;: où peut-on faire de l'argent aujourd'hui et surtout demain avec le numérique&amp;nbsp;? Il peut être mis en parallèle avec celui de Mary Meeker déjà évoqué dans un précédent &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/11/06/La-redocumentarisation-en-50-diapos&quot;&gt;billet&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/Future-of-Digital-Business-Insider-dec-2012.png&quot; alt=&quot;Future-of-Digital-Business-Insider-dec-2012.png&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Future-of-Digital-Business-Insider-dec-2012.png, déc. 2012&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici les principales leçons que j'en ai tirées&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;Seulement 1/3 de la population mondiale est connectée à Internet, mais il s'agit de la partie la plus riche et donc de la plus solvable.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Depuis l'année dernière, les ventes de smartphones ont dépassé celle des ordinateurs et les tablettes font la croissance du marché des ventes d'ordinateurs, tandis que la vente d'ordinateurs personnels stagne.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le marché US des smartphones est arrivé à maturité, les gains sont à aller chercher sur le marché chinois encore dans l'enfance.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La vente de contenu numérique est en train d'exploser, portée par Itunes, Netflix, Kindle et Zynga.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La télévision fait encore le principal du marché publicitaire (42%), le numérique vient juste derrière (37% dont 23 pour le seul Google).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les revenus de la pub, numérique compris, dans les journaux américains se sont effondrés et sont maintenant équivalents à ceux des années 50 si l'on tient compte de l'inflation.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les revenus publicitaires de la TV sont encore en croissance et la pub y est plus présente, mais les comportements des téléspectateurs changent. Et les revenus de la vidéo en ligne décollent.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Facebook n'arrivera probablement pas à concurrencer Google sur la pub, car faire de la pub sur Google, c'est comme faire de la pub dans un magasin, tandis que faire de la pub sur FB c'est comme faire de la pub dans une fête.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;L'usage du mobile s'est installé dans la vie quotidienne. Il reprend tous les usages anciens de l'internet plus quelques nouvelles applications comme principalement les jeux et la photo et ceci 24h sur 24 et 7j sur 7.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Pourtant il n'est pas sûr que le marché publicitaire y soit énorme à cause de la petitesse de l'écran. Il passe par l'activité de recherche où Google tient une place écrasante (plus de 95% de la recherche sur mobile). Sur les 5 premières années du média, le marché US de la pub a eu une croissance comparativement beaucoup forte pour la TV ou l'internet en général que sur le mobile.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Apple domine le marché des applications. Les revenus augmentent vite, mais restent encore modestes, car la demande se tourne vers le gratuit. Le freemium est le modèle dominant.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les jeux sont la principale source de revenus des applications et le &quot;mobile&quot; est devenu une plateforme de jeu.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Sur le mobile (smartphones et tablettes) c'est une course entre deux joueurs&amp;nbsp;: Apple et Android (Google). Mais il y a un mystère&amp;nbsp;: les usagers d'Androïd n'apparaissent pas sur le marché des applications.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le numérique est maintenant un monde partagé entre 4 écrans&amp;nbsp;: smartphone, tablette, PC et TV.&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un peu + tard&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir aussi le rapport de Pew Internet qui vient de paraître&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://pewinternet.org/Reports/2012/Best-Worst-Mobile.aspx&quot;&gt;The Best (and Worst) of Mobile Connectivity&lt;/a&gt; by Aaron Smith Nov 30, 2012&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/11/30/Le-num%C3%A9rique-partag%C3%A9-entre-quatre-%C3%A9crans#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/11/30/Le-num%C3%A9rique-partag%C3%A9-entre-quatre-%C3%A9crans#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/atom/comments/872</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Les cinq modèles de l'industrie de la mémoire</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/11/14/Les-cinq-mod%C3%A8les-de-l-industrie-de-la-m%C3%A9moire</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:de4edca18798326a8385462d8719dc32</guid>
    <pubDate>Mon, 14 Nov 2011 09:43:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Éco</category>
        <category>424. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Les cinq industries de la mémoire</category>    
    <description>    &lt;p&gt;J'ai déjà eu l'occasion de présenter sur ce blogue (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2006/11/29/127-le-pentagone-de-l-industrialisation-de-la-memoire&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ex&lt;/a&gt;) ou dans le &lt;a href=&quot;http://cours.ebsi.umontreal.ca/sci6355/modules/01/m4/index.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;cours&lt;/a&gt; la configuration en cinq modèles industriels.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Suite à l'explicitation des trois modèles de base de l'économie du document (édition, bibliothèque et spectacle), paru dans (Documentaliste 48/3, &lt;a href=&quot;http://www.cairn.info/load_pdf.php?ID_ARTICLE=DOCSI_483_0024&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Cairn&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://hdl.handle.net/1866/5405&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;AO Ebsi&lt;/a&gt;), voici une actualisation du tableau sur l'industrialisation de la mémoire par le web qui paraitra dans le prochain livre. Le web apparaît à la fois comme une colonne, un média avec sa logique empruntée à la télévision et à la bibliothèque, &lt;ins&gt;et&lt;/ins&gt; comme une ligne, un méta-média, modifiant l'espace temps des médias traditionnels.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/5-modeles-industries-memoire-2.jpg&quot; alt=&quot;5-modeles-industries-memoire-2.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;5-modeles-industries-memoire-2.jpg, nov. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(Pour les yeux de Bertrand, voici donc une version du tableau que j'espère plus lisible. J'en ai profité pour rajouter une ligne plus prospective sur le webmobile, qui fait référence à la spécialisation des terminaux mobiles, voir &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/06/04/Usages-mobiles-et-pentagone&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En passant d’une colonne à l’autre, les modèles industriels forment bien une continuité par la relation économique, temporelle et spatiale qu’ils entretiennent avec le lecteur. Mais les modèles se distinguent aussi les uns des autres par des ruptures représentées par les lignes verticales qui séparent les modèles, soit, de gauche à droite&amp;nbsp;: ouverture d’un nouveau marché par la presse, inconnu dans l’édition (annonceurs)&amp;nbsp;; passage au signal pour la radiotélévision alors que l’on gérait encore des objets matériels dans la presse&amp;nbsp;; inversion du flux avec le Web où l’internaute est aux commandes&amp;nbsp;; retour aux objets dans la bibliothèque&amp;nbsp;; et enfin, pour boucler le tableau entre la dernière colonne de droite et la première de gauche, réinversion du flux entre la bibliothèque et l’édition. Ces ruptures impliquent que chaque modèle a aussi développé des savoir-faire originaux, différents des autres, et expliquent leur autonomie et leur stabilité. Chacun a développé une économie propre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais le numérique et le Web ont aussi ouvert des opportunités nouvelles à chacun des modèles par la réingénierie documentaire. Celles-ci sont notées sur la dernière ligne. Ces opportunités sont différentes et spécifiques à chaque modèle, car le Web rencontre chaque fois les logiques particulières qu’il devra adapter. Ainsi, le Web est à la fois l’occasion de bâtir un modèle nouveau qui s’insère entre les anciens et celle de renouveler ces derniers. Ce double mouvement alimente son dynamisme et est aussi la source de bien des malentendus, puisque le Web est à la fois une plateforme ouverte au développement de chacun et l’occasion de l’arrivée d’un nouveau modèle concurrent.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/11/14/Les-cinq-mod%C3%A8les-de-l-industrie-de-la-m%C3%A9moire#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/11/14/Les-cinq-mod%C3%A8les-de-l-industrie-de-la-m%C3%A9moire#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/atom/comments/763</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Usages mobiles et pentagone</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/06/04/Usages-mobiles-et-pentagone</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:8aabf4f9996a972ed660d04d880a5cb8</guid>
    <pubDate>Sat, 04 Jun 2011 09:24:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Socio</category>
        <category>424. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Les cinq industries de la mémoire</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Fred Cavazza attire l'attention (&lt;a href=&quot;http://www.simpleweb.fr/2011/05/27/plusieurs-etudes-sur-lutilisabilite-et-les-usages-des-touchbooks/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) sur une étude de Nielsen sur l'utilisation des terminaux mobiles (&lt;a href=&quot;http://blog.nielsen.com/nielsenwire/?p=27702&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). L’enquête a été menée auprès de près de 12.000 possesseurs de terminaux pour savoir comment et où ils utilisaient leur appareil. Voici donc le résultat publié résumé en deux images, la première concerne les lieux d'utilisation, la seconde les temps relatifs d'utilisation des terminaux&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Connected-devices-1_m.jpg&quot; alt=&quot;Connected-devices-1.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Connected-devices-1.jpg, juin 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.connected-devices-2_m.jpg&quot; alt=&quot;connected-devices-2.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;connected-devices-2.jpg, juin 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'intérêt de l'étude pour moi est de montrer la nette différence d'utilisation des terminaux entre eux, même s'ils permettent tous de naviguer sur le web, et leur rapport avec les médias plus anciens. Les tablettes sont plutôt corrélées à la télévision, on les utilise principalement en regardant le «petit» écran dont elles sont sans doute un adjuvant documentaire. Les liseuses préfèrent la position allongée, comme les livres évidemment. Quant aux téléphones 3G, ils sont utilisés partout, y compris dans les transports ou en faisant les courses. Ces derniers ne sont pas sans rapport avec l'utilisation ancienne de la presse.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors on peut reprendre l'organisation des médias en pentagone et leur classement par rapport à la gestion du temps et la tarification (pour suivre le raisonnement, il est indispensable d'avoir intégré le module 4 du &lt;a href=&quot;http://cours.ebsi.umontreal.ca/sci6355/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;cours&lt;/a&gt;) et leur adjoindre le terminal mobile le plus proche. Tout se passe alors comme si l'usage des terminaux se raccrochait à l'organisation traditionnelle des médias. On se trouve alors très éloigné d'une convergence qui tendrait vers un uni- ou méta-média, même si le numérique autorise des passages d'un média à l'autre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Devt-pentagone_m.jpg&quot; alt=&quot;Devt-pentagone.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Devt-pentagone.jpg, juin 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'ai ajouté un quatrième terminal, l'ordinateur portable, que j'ai corrélé avec le web-média dont la configuration se cherche aujourd'hui. Il y aurait beaucoup à disserter sur ces résultats et l'interprétation esquissée ci-dessus. Disons seulement aujourd'hui que le numérique ne bouleverse pas autant qu'on le dit souvent l'ordre des médias, mais qu'il participe activement à leur transformation.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/06/04/Usages-mobiles-et-pentagone#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/06/04/Usages-mobiles-et-pentagone#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/atom/comments/721</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Les trois économies du ebook</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/03/09/Les-trois-%C3%A9conomies-du-ebook</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:859552a72d1b46cadfaf23f0054e2aed</guid>
    <pubDate>Wed, 09 Mar 2011 03:19:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Édition</category>
        <category>41. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Les trois modèles de valorisation du document</category><category>424. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Les cinq industries de la mémoire</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Je ne dirai jamais assez combien je suis redevable de la veille effectuée par Jose Afonso Furtado (&lt;a href=&quot;http://twitter.com/jafurtado&quot; hreflang=&quot;pt&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). La majorité des billets de ce blogue sur l'actualité du numérique sont sans doute issus de son repérage. Merci donc à lui&amp;nbsp;! Dans la moisson d'hier, deux articles ont attiré mon attention car ils illustrent les dilemmes de l'industrie du livre dans son passage au numérique et expliquent sa résistance (pour la résistance du livre imprimé, voir aussi &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2007/11/17/369-la-resistance-du-livre&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/11/20/373-la-resistance-du-livre-2&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). Ils seront ici le prétexte pour avancer encore d'un petit pas dans l'analyse de l'économie du &lt;em&gt;e-book&lt;/em&gt;, sans prétendre tout régler, les commentaires sont bienvenus.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;“Ebooks: durability is a feature, not a bug | Technology | guardian.co.uk,” Mars 8, 2011, &lt;a href=&quot;http://www.guardian.co.uk/technology/2011/mar/08/ebooks-harpercollins-26-times&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Morris Rosenthal, “Is Google Books Destroying Publisher Website Visibility?,” Self Publishing 2.0, Mars 8, 2011, &lt;a href=&quot;http://www.fonerbooks.com/selfpublishing/?p=873&amp;amp;utm_source=feedburner&amp;amp;utm_medium=feed&amp;amp;utm_campaign=Feed%3A+SelfPublishing20+%28Self+Publishing+2.0%29&amp;amp;utm_content=Google+Reader&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;là&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans le premier article, l'éditorialiste, Cory Doctorw (par ailleurs responsable du blogue&lt;em&gt; Boing Boing&lt;/em&gt;) s'insurge contre la prétention de &lt;em&gt;HarperCollins&lt;/em&gt; à vendre aux bibliothèques des copies de livres numériques qui s'autodétruiraient au bout de 26 consultations. Il conclut (trad JMS)&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Celui qui croit que cela pourrait arriver n'a jamais passé un peu de temps avec un bibliothécaire&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans le second billet, un petit éditeur numérique constate que son site devient invisible dans les recherches par &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;, au profit principalement de &lt;em&gt;Google-Books&lt;/em&gt; qui détient une copie de ses livres.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour bien interpréter toutes ces interrogations et hésitations dont nous n'avons ici que deux anecdotes parmi beaucoup, beaucoup d'autres, il faut revenir à la théorie du document (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/09/15/Th%C3%A9ories-du-document&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) que j'ai traduit en termes économiques pour l'exemple du livre dans le tableau ci-dessous&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/.Les_3_economies_du_livre_m.jpg&quot; alt=&quot;Les_3_economies_du_livre.png&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Les_3_economies_du_livre.png, mar. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un livre, quelque soit son format, a comme tout document trois dimensions indissociables, présentées sur le tableau en trois lignes. Et à chacune de ses dimensions est associée une économie qui privilégie un élément de valeur concurremment aux deux autres. Mais, il faut toujours avoir en mémoire que privilégier une dimension n'efface pas les deux autres qu'il faudra impérativement prendre en compte.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si l'on raisonne par rapport à l'objet, la forme première ligne du tableau, alors nous sommes devant une marchandise ordinaire, même si elle a des caractéristiques originales, et une économie classique de vente de biens rivaux. L'édition s'est construite sur cette dimension. Elle a résolu le problème des deux autres dimensions d'une part par le droit de propriété intellectuelle (réduisant la non-rivalité de la deuxième dimension) et la saisonnalité des publications (pour gérer le temps de la troisième).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Maintenant si l'on raisonne par rapport au texte, nous sommes devant un bien non-rival. Seule une économie publique, collective peut se construire. Ce fut, et c'est encore, le domaine des bibliothèques qui mutualisent l'accès aux textes. Cette économie a réduit les difficultés liées aux deux autres dimensions par d'une part la réunion d'exemplaire (ici des prototypes) en un seul lieu et d'autre part les prêts ou consultations limitées dans le temps pour permettre le partage pour une collectivité donnée et limitée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Concernant la troisième dimension, celle de la lecture, nous retombons dans une économie de biens (ou plutôt de services) rivaux, puisque l'attention du lecteur est limitée. Le livre imprimé gérant un temps long, n'était que peu concernée sinon du fait de la concurrence des autres médias sur le temps de loisir et donc de l'érosion lente de la lecture de livre. L'économie de l'attention a été exploitée à partir de la mise en place des médias modernes, presse d'abord, puis radio-télévision qui ont géré l'espace temps de «lecture» pour pouvoir le vendre à des annonceurs. Les choses ont changé sur le web qui est fondé sur une économie de l'attention à partir de l'activité de lecture elle-même (voir &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2007/03/15/199-diffusion-vs-acces-deux-economies-antagoniques&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) et autorise aussi la diffusion de livres.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Beaucoup considèrent que le &lt;em&gt;ebook&lt;/em&gt;, comme d'ailleurs l'ensemble des médias numériques, privilégierait la seconde dimension. Mais cette position suppose alors une économie publique ou au moins collective peu vraisemblable à l'échelle du web, sauf à refermer des écosystèmes sur des collectivités particulières capables de l'entretenir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les deux anecdotes citées en introduction illustrent les tâtonnements pour trouver d'autres voies. &lt;em&gt;HarperCollins&lt;/em&gt; tente de décliner la première dimension sur les bibliothèques, ce qui est clairement absurde. La seule voie réaliste pour l'articulation entre l'édition numérique et les bibliothèques parait celle de la license sans restriction d'accès qui préserve le caractère de bien commun du livre à l'intérieur de la communauté desservie sans épuiser le marché pour l'éditeur à l'extérieur. Quant au positionnement des éditeurs par rapport à &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;, il faut comprendre que ce dernier tend progressivement à accaparer l'économie de l'attention à son seul profit (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/10/20/Google-et-les-d%C3%A9placements-de-valeur&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; est un média qui devra bien un jour rémunérer les producteurs.. mais le plus tard et le moins possible.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/03/09/Les-trois-%C3%A9conomies-du-ebook#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/03/09/Les-trois-%C3%A9conomies-du-ebook#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/atom/comments/700</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Le web-média entre radio-tv et bibliothèque</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/02/27/Le-web-m%C3%A9dia-entre-radio-tv-et-biblioth%C3%A8que</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:96ca31b1e68da9a4f3137fcbaaa97c50</guid>
    <pubDate>Sun, 27 Feb 2011 07:23:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Éco</category>
        <category>422. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Le Web entre flot et bibliothèque</category><category>424. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Les cinq industries de la mémoire</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Décidément, la musique continue d'ouvrir la voie à l'affirmation du modèle du web-média (avec d'ailleurs la publication scientifique pour d'autres raisons).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;OWNI&lt;/em&gt; a eu la bonne idée de signaler et traduire un billet de &lt;em&gt;Evolver.fm&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Free Music Can Pay As Well As Paid Music, Says YouTube&lt;/em&gt; (article original &lt;a href=&quot;http://cours.ebsi.umontreal.ca/sci6355/cours/05/cours/index.htm&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;là&lt;/a&gt; trad OWNI &lt;a href=&quot;http://owni.fr/2011/02/26/youtube-un-modele-gratuit-qui-paye/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). L'argumentaire principal, interprété à ma façon, est qu'on ne peut comparer les mesures du modèle éditorial avec celles issues de l'économie de l'attention. Dans le premier cas, on mesure un achat que le client peut consommer à loisir. Dans le second cas, on mesure la consommation, c'est à dire le nombre de fois que l'amateur va écouter un morceau de musique pour vendre son attention à un annonceur. Il s'agit de mesures fondamentalement différentes&amp;nbsp;: une personne pourra écouter de nombreuses fois un morceau acheté&amp;nbsp;; inversement une personne n'achètera pas forcément un morceau, s'il n'est pas gratuit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les dirigeants de &lt;em&gt;YouTube&lt;/em&gt; indiquent qu'un vrai business est en train de s'installer pour la musique gratuite. Faute de chiffres précis et indiscutables, il faut rester prudent. La baisse des revenus de la vente de CDs est encore très loin de être compensée par celle du numérique (&lt;a href=&quot;http://evolver.fm/2011/02/25/music-industry-chart-corrected-sales-declining-faster-than-bain-claimed/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). L'insolente santé de &lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt; montre que la position est encore solide (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/01/29/Apple-et-le-march%C3%A9-du-contenu&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2010/10/11/Apple-et-les-d%C3%A9placements-de-valeur&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). Et il y a longtemps que &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; cherche vainement à rentabiliser &lt;em&gt;YouTube&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/10/08/Comment-perdre-un-milliards-de-dollars&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais leurs remarques sont une claire illustration du positionnement du web dans le business des médias entre la radio-télévision et la bibliothèque que j'ai essayé de décrire sous forme d'un pentagone (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2006/11/29/127-le-pentagone-de-l-industrialisation-de-la-memoire&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;court&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://cours.ebsi.umontreal.ca/sci6355/cours/05/cours/index.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;long&lt;/a&gt;). De la radio-tv il reprend l'économie de l'attention, de la bibliothèque, la collection et le service d'accès.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/02/27/Le-web-m%C3%A9dia-entre-radio-tv-et-biblioth%C3%A8que#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2011/02/27/Le-web-m%C3%A9dia-entre-radio-tv-et-biblioth%C3%A8que#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/atom/comments/696</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Cultures de l'écran</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/10/14/Dix-ans-de-pratiques-culturelles</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:84a5d67695d05fc373f4ca4a3849db60</guid>
    <pubDate>Wed, 14 Oct 2009 08:19:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Socio</category>
        <category>33. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre</category><category>424. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Les cinq industries de la mémoire</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Le Ministère de la Culture vient de publier sa grande enquête sur les pratiques culturelles effectuée en 2008. L'intérêt de cette série d'enquêtes est sa complétude par le nombre de questions posées et par la taille de l'échantillon, mais aussi la possible analyse historique puisque que l'enquête est renouvelée tous les 8 ans depuis 1973 maintenant. Pour la première fois en 2008, elle comprend donc les effets du numérique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tous les chiffres détaillés sont accessibles &lt;a href=&quot;http://www.pratiquesculturelles.culture.gouv.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;. Le rapport est vendu en librairie. Une synthèse est proposée en ligne&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Olivier Donnat, “Les pratiques culturelles des Français à l’ère numérique - Éléments de synthèse 1997-2008,” Culture études DEPS Ministère de la Culture et de la Communication, no. 5 (2009), &lt;a href=&quot;http://www.pratiquesculturelles.culture.gouv.fr/doc/08synthese.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Pdf&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La principale leçon de mon point de vue tient dans ce tableau qui montre l'évolution inverse de la pratique de la télévision et de l'internet selon le sexe, l'âge, le niveau d'instruction (attention il s'agit du bac français, cad fin du secondaire français) et la CSP. Autrement dit, l'écran occupe toujours principalement le temps de loisir depuis le milieu du siècle dernier, mais il ne s'agit plus toujours du même écran, ni a fortiori de la même pratique, de la même gestion de son temps. D'un point de vue économique, il reste que les deux médias sont, ou sont perçus comme, gratuits et financés exclusivement par la publicité et l'abonnement. Dans les deux cas, l'économie de l'attention est en cause.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/Pratiques-culturelles-DEPS-2008.jpg&quot; alt=&quot;Pratiques-culturelles-DEPS-2008.jpg&quot; title=&quot;Pratiques-culturelles-DEPS-2008.jpg, oct. 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est tout à fait passionnant aussi de comparer ces résultats avec l'analyse générationnelle publiée par le même service et dont j'ai parlé dans un précédent billet (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/08/06/287-age-et-generation&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). Pour la lecture la tendance à la baisse constatée se poursuit. Des différences néanmoins apparaissent dans la musique et le cinéma avec une montée des productions américaines et aussi dans les pratiques amateurs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Extraits&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Incontestablement, ces résultats traduisent un puissant effet générationnel&amp;nbsp;: depuis maintenant plusieurs décennies, les jeunes voyagent plus que ne le faisaient leurs aînés, ils sont plus nombreux à avoir vécu à l’étranger, à écouter de la musique anglo-saxonne ou à regarder des séries américaines en version originale. Bref ces générations ont eu accès précocement à la culture américaine sous toutes ses formes, des produits les plus standardisés aux oeuvres les plus confidentielles que s’échangent fans et amateurs, et ont grandi dans des univers culturels largement globalisés où la langue anglaise règne en maître. Dès lors, comment s’étonner que leur rapport à la production française soit différent de celui de leurs aînés ?&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le développement du numérique et de l’internet ont profondément transformé le paysage des pratiques en amateur, en favorisant l’émergence de nouvelles formes d’expression mais aussi de nouveaux modes de diffusion des contenus culturels autoproduits dans le cadre du temps libre. Les changements ont été particulièrement spectaculaires dans le cas de la photographie ou de la vidéo dont la pratique a presque entièrement basculé dans le numérique en moins d’une décennie. La diffusion des ordinateurs dans les foyers a également renouvelé les manières de faire de l’art en amateur dans les domaines de l’écriture, de la musique ou des arts graphiques.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici enfin l'intéressante conclusion d'O. Donnat sur les générations&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;La génération née avant la Seconde Guerre mondiale a grandi dans un monde où rien ne venait contester la suprématie de l’imprimé, elle a découvert la télévision à un âge déjà avancé et est restée assez largement à l’écart du boom musical et a fortiori de la révolution numérique.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;La génération des baby-boomers a été la première à profiter de l’ouverture du système scolaire et du développement des industries culturelles et conserve aujourd’hui encore certaines traces de l’émergence au cours des années 1960 d’une culture juvénile centrée sur la musique.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;La génération des personnes dont l’âge se situe entre 30 et 40 ans a bénéficié de l’amplification de ces mêmes phénomènes – massification de l’accès à l’enseignement supérieur et diversification de l’offre culturelle – et, surtout, a vécu enfant ou adolescent la profonde transformation du paysage audiovisuel  au tournant des années 1980&amp;nbsp;: elle est la génération du second âge des médias, celui des radios et des télévisions privées, du multiéquipement et des programmes en continu, ce qui lui a permis de se saisir assez largement des potentialités offertes par la culture numérique.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Enfin, la génération des moins de 30 ans a grandi au milieu des téléviseurs, ordinateurs, consoles de jeux et autres écrans dans un contexte marqué par la dématérialisation des contenus et la généralisation de l’internet à haut débit&amp;nbsp;: elle est la génération d’un troisième âge médiatique encore en devenir.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 8 janvier 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir aussi&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'entretien avec O. Donnat sur Bambou &lt;a href=&quot;http://docmiop.wordpress.com/2010/01/06/olivier-donnat-repond-a-bambou/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/10/14/Dix-ans-de-pratiques-culturelles#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2009/10/14/Dix-ans-de-pratiques-culturelles#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/atom/comments/557</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Quelle place pour la TV sur le Web ?</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/10/20/557-quelle-place-pour-la-tv-sur-le-web</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:91329364ca9b2ebc38125ff3b933e0be</guid>
    <pubDate>Mon, 20 Oct 2008 17:01:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Télé - radio</category>
        <category>424. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Les cinq industries de la mémoire</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Je n'ai pas vraiment le temps de commenter, mais une fois de plus l'actualité se télescope et, me semble-t-il, confirme les thèses défendues ici d'une diversité des conséquences du numérique sur les différents médias.&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Un article de &lt;em&gt;Business Week&lt;/em&gt; nous apprend que les observateurs du marché publicitaire révisent tous à la baisse leur prévision sur la vidéo en ligne :&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Liz Gannes, “&lt;a href=&quot;http://www.businessweek.com/technology/content/oct2008/tc2008103_616725_page_2.htm&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;Where's the Money in Online Video?&lt;/a&gt;,” BusinessWeek: Technology, Juin 10, 2008. repéré par AFP-MediaWatch &lt;a href=&quot;http://mediawatch.afp.com/?post/2008/10/20/Liens-vagabonds-carnage-dans-les-journaux-problemes-pub&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
Chapô de l'article (trad JMS)&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Les revenus seront proches de zéro pendant un moment et les analystes réduisent leurs prévisions de croissance fondées sur d'autres facteurs que sur l'économie américaine en difficulté.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Le gouvernement français lance un «plan numérique 2012» (&lt;a href=&quot;http://www.elysee.fr/webtv/index.php?intHomeMinisterId=0&amp;amp;intChannelId=8&amp;amp;intVideoId=761&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;discours de présentation&lt;/a&gt; du secrétaire d'État Éric Besson le 20 octobre 2008) dont une bonne part est consacré au passage de la télévision au numérique.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes lance pour sa part (&lt;a href=&quot;http://www.crtc.gc.ca/archive/ENG/Hearings/2008/n2008-11.htm&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, repéré par M. Lessard &lt;a href=&quot;http://zeroseconde.blogspot.com/2008/10/quel-ecran-bouffe-lautre.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;) une consultation publique sur la radiodiffusion sur internet avant d'entreprendre une audience publique en février prochain. Pour avancer la réflexion, il a mis en ligne une intéressante étude&amp;nbsp;:&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Eli M. Noam, &lt;a href=&quot;http://www.crtc.gc.ca/frn/media/noam2008.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;De la télévision ou non? Trois types d’écran, une seule réglementation&lt;/a&gt; (CRTC, juillet 11, 2008). Repéré grâce à M. Lessard &lt;a href=&quot;http://zeroseconde.blogspot.com/2008/10/quel-ecran-bouffe-lautre.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Résumé (extrait)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Contenu. Mise en œuvre de deux méthodes d’harmonisation :&lt;/em&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Réglementer toutes les activités associées à du contenu télévisuel de la même manière et selon les mêmes principes.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Réglementer toutes les activités associées à du contenu néomédiatique selon les normes habituellement appliquées aux médias au Canada.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Véhicules de télédiffusion&lt;/em&gt;.
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt; S’attendre à ce la réglementation des nouveaux modes de télédiffusion soit commandée par la dynamique des relations qui s’établiront entre les fournisseurs de véhicules de télédiffusion – en télécommunication, en câblodistribution ou dans le domaine du sans fil.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Garantir un accès payant au contenu vidéo diffusé sur plateformes Internet et mobile du même type que celui offert par les entreprises de télédiffusion classiques.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Permettre aux fournisseurs de mener leurs propres activités en matière d’offre de contenu.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Financement. Viser un contenu canadien précis et l’atteinte d’autres objectifs relativement aux nouveaux véhicules de télédiffusion en se dotant d’un mécanisme de financement reposant sur une surcharge imposée aux fournisseurs de services Internet semblable à celle que paient les câblodistributeurs et les fournisseurs de services par satellite, ainsi qu’en mettant sur pied un fonds d’affectation spéciale relatif au spectre.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/10/20/557-quelle-place-pour-la-tv-sur-le-web#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/10/20/557-quelle-place-pour-la-tv-sur-le-web#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/atom/comments/429</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Paul Krugman a-t-il toujours raison ?</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/10/16/550-paul-krugman-a-t-il-toujours-raison</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:18ecec239a687ac984fe75ccf8c54c79</guid>
    <pubDate>Thu, 16 Oct 2008 23:49:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Cours</category>
        <category>424. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Les cinq industries de la mémoire</category><category>511. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; Les paradoxes du néodocument ; Propriété et partage</category>    
    <description>    &lt;p&gt;(Repéré sur &lt;a href=&quot;http://www.numerama.com/magazine/10833-Le-Nobel-d-economie-P-Krugman-favorable-au-telechargement-gratuit.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Numérama&lt;/a&gt; grâce à la &lt;a href=&quot;http://www.netvibes.com/bibliobsession#Biblioblogosphere&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;veille&lt;/a&gt; de Silvère Mercier que je ne remercierai jamais assez pour son travail qui me sert tous les jours !)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avant d'être récipiendaire du prix Nobel d'économie, Paul Krugman avait publié à la fin du printemps un éditorial dans le &lt;em&gt;New-York Times&lt;/em&gt;, reprenant l'argument classique selon lequel les documents étant devenus des biens publics grâce au Web, un prix de marché n'était plus possible, par contre, il était possible d'utiliser la puissance de résonance pour valoriser des services associés. Il est présomptueux et imprudent de contredire un prix Nobel, mais après tout un blogue est là pour lancer des idées, même à contre-courant de la plupart des confrères. Et, quitte à prendre une volée de bois verts, j'affirme qu'en l'occurrence il se trompe. L'erreur est d'autant plus gênante que, son auteur ayant acquis l'autorité que lui confère le plus prestigieux des prix scientifiques, elle risque de passer pour une vérité incontestable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Paul Krugman, “&lt;a href=&quot;http://www.nytimes.com/2008/06/06/opinion/06krugman.html?_r=1&amp;amp;oref=slogin&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;Bits, Bands and Books&lt;/a&gt;,” The New York Times, Juin 6, 2008.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Extraits (trad. JMS)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;En 1994, une de ces gourous, Esther Dyson, a fait une prédiction saisissante&amp;nbsp;: la facilité avec laquelle le contenu numérique pouvait être copié et diffusé pourrait finir par obliger les entreprises qui vendent les produits de l’activité des créateurs à un prix très bas, ou même de les donner. Quel que soit le produit, logiciel, livre, musique, film, le coût de création devrait être récupérer indirectement. Les entreprises devraient «distribuer gratuitement la propriété intellectuelle pour vendre les services et des contacts». (..)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Évidemment, si les e-books deviennent la norme, l’industrie de l’édition telle que nous la connaissons pourrait dépérir complètement, Les livres pourraient servir principalement de matériel promotionnel pour d’autres activités des auteurs, comme des séances payantes de lecture. Bon, si cela a suffi à Charles Dickens, je suppose que cela me suffira.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Car la stratégie consistant à brader la propriété intellectuelle pour que les gens achètent tout ce qu’il y a autour ne marchera pas de façon équivalente pour tout. Pour s’en tenir à un exemple évident et douloureux&amp;nbsp;: l’organisation de la presse, y compris ce journal, a passé des années à essayer de faire passer ses nombreux lecteurs en ligne par un paiement adéquat, avec un succès limité.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Mais, ils devront trouver la solution. Progressivement, tout ce qui peut être numérisé le sera, rendant la propriété intellectuelle toujours plus facile à copier et toujours plus difficile à vendre pour plus qu’un prix symbolique. Et nous devons trouver des modèles d’affaires et une économie qui tiennent compte de cette réalité.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La première erreur est de considérer que l'articulation entre le contenant et le contenu telle qu'elle est réalisée sur le Web et donc le partage de la valeur qui l'accompagne, est une donnée hors du champ de l'analyse et non un construit social significatif pour celle-ci. En réalité, l'abondance de biens informationnels gratuits valorise ceux qui vendent de l'accès, soit par des abonnements au réseau, soit par des machines. C'est une erreur de penser que les internautes ne dépensent rien pour ces produits, ils dépensent, et parfois beaucoup, en machines et abonnements, c'est à dire pour les contenants.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est aussi une erreur découlant de la précédente de penser que c'est la seule voie possible. Deux exemples démontreront le contraire&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Lorsque &lt;em&gt;France-Télécom&lt;/em&gt; (à l'époque &lt;em&gt;DGT&lt;/em&gt;) lança le Minitel et la télématique (&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Minitel&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Wkp&lt;/a&gt;), elle distribua gratuitement les terminaux en instaurant un système de micropaiement sur les services. Ce modèle d'affaires fut très rentable pour les producteurs de contenu (et, parait-il, il reste encore rentable dans quelques micro-créneaux). Cette stratégie est le parfait inverse de celle de &lt;em&gt;Apple&lt;/em&gt; sur la musique avec le &lt;em&gt;iPod&lt;/em&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La Corée du Sud avec le réseau &lt;em&gt;Naver&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2007/02/22/191-naver-le-gentil-grand-frere-coreen&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) a mis en place un réseau payant, véritable place de marché où les transactions sur le contenu se font quotidiennement dans le respect de la propriété intellectuelle.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;La stratégie de &lt;em&gt;Kindle&lt;/em&gt; de &lt;em&gt;Amazon&lt;/em&gt; va dans le même sens. Je suis moins sûr que P. Krugman qu'elle soit vouée à l'échec et, si elle l'était, cela viendrait moins d'une loi économique générale sur l'échange de contenus que d'une stratégie qui favorise, avec la complicité intéressée mais inconsciente des «gourous du Web», les industries du contenant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La seconde erreur importante est de croire que le Web produit une rupture radicale par rapport à la situation antérieure. Il existait déjà des industries de contenu accessibles gratuitement aux documents facilement copiables, et pas des moindres&amp;nbsp;: la radio et la télévision. Il existait aussi des institutions où les documents étaient partagés&amp;nbsp;: les bibliothèques. Pour les unes et les autres, des modalités ont été trouvées, parfois après de laborieuses négociations, pour préserver la propriété intellectuelle et garantir un financement du contenu. On pourrait discuter de ce partage, mais c'est un autre débat.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sans doute, le Web est un formidable outil de résonance, tout comme d'ailleurs la radio-télévision, mais rien n'interdit de trouver des modalités de rétribution des ayant-droits, sinon le dialogue de sourds qui s'est installé entre des détenteurs de droits, trop gourmands et incapables de comprendre l'organisation du Web-média, et les internautes militants incapables quant à eux d'imaginer que celui-ci puisse dépasser son adolescence rebelle. Refuser cette possibilité, c'est alors refuser la capacité au Web de devenir un média à part entière, tout en faisant le lit de quelques acteurs dominant qui accaparent à leur seul profit ou presque la vente d'attention créée par les contenus, au premier chef, bien sûr, &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Là encore, c'est donc une erreur que de croire que le Web tuera nécessairement les médias plus anciens, même si, clairement, le Web-média en prenant brutalement place parmi ceux-là réduit leur place et donc globalement leurs revenus, sans doute de façon inégale suivant les médias. Prenons là aussi deux exemples rapidement&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Dans la vidéo, malgré les téléchargements sauvages, la propriété intellectuelle continue de régler les positions sur le Web, comme le montrent les négociations engagées par &lt;em&gt;YouTube&lt;/em&gt; avec les réseaux de télévision, les producteurs de séries ou encore les détenteurs de droits sportifs, ou comme le montrent les difficultés de la station Web &lt;em&gt;Joost&lt;/em&gt;.
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Kevin J. Delaney, “&lt;a href=&quot;http://online.wsj.com/article/SB121557163349038289.html&quot; hreflang=&quot;eng&quot;&gt;Google Push to Sell Ads On YouTube Hits Snags&lt;/a&gt;,” Wall Street Journal, Juillet 9, 2008.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Guillaume Champeau, “&lt;a href=&quot;http://www.numerama.com/magazine/10843-Joost-lance-sa-version-web-quel-avenir-pour-la-TV-par-P2P.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Joost lance sa version web&amp;nbsp;: quel avenir pour la TV par P2P ?&lt;/a&gt;,” Numerama, Octobre 14, 2008.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Dans la musique, l'annonce récente des résultats de l'expérience du groupe &lt;em&gt;RadioHead&lt;/em&gt; où le paiement du téléchargement était laissé à la discrétion des internautes sont impressionnants. &lt;em&gt;Au total, Radiohead a écoulé à ce jour 3 millions d'exemplaires de In Rainbows, sous forme de CD (1,75 million), de boîtiers de luxe vendus par correspondance (100 000) ou en téléchargement.&lt;/em&gt; Il faut y ajouter les droits sur les passages en radio et 1,2 millions de personnes à leurs spectacles. La résonance a été très forte, mais elle a aussi favorisé les formes les plus classiques de la vente de contenus.
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Philippe Astor, “&lt;a href=&quot;http://www.zdnet.fr/blogs/2008/10/16/radiohead-l-operation-in-rainbow-a-ete-un-vrai-succes/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Radiohead&amp;nbsp;: l'opération In Rainbow a été un vrai succès&lt;/a&gt;,” ZDNet, Octobre 16, 2008.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Les étudiants du cours auront retrouvé le long de ce billet des éléments de la séquence 1 (l'argument de P. Krugman), de la séquence 2 (ma première réfutation) et de la séquence 3 (ma seconde réfutation).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Complément du 18 octobre 2008&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Repéré grâce au commentaire de A. Pierrot, merci à lui&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;PREMIERS RESULTATS&amp;nbsp;:
&lt;a href=&quot;http://www.mediametrie.fr/news.php?news_id=295&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;OBSERVATOIRE DES DEPENSES MEDIAS ET MULTIMEDIAS&lt;/a&gt;, Communiqué (Médiamétrie, Octobre 15, 2008).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici la répartition du budget d'un ménage français pour les médias et le multimédia sur une année en 2007-08. La dépense totale est de 2270 Euros et pour les familles ayant des enfants (11-24 ans)&amp;nbsp;: 2920 Euros.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/images/Mediametrie-DepensesMultimedias-2008.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Édifiant..&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/10/16/550-paul-krugman-a-t-il-toujours-raison#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/10/16/550-paul-krugman-a-t-il-toujours-raison#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/atom/comments/422</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>«Le marché des médias devient un marché de consommation comme les autres», vraiment ?</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/10/04/543-le-marche-des-medias-devient-un-marche-de-consommation-comme-les-autres-vraiment</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:f84b53822fe94b0523f04dc87df01dca</guid>
    <pubDate>Sat, 04 Oct 2008 19:34:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Cours</category>
        <category>424. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Les cinq industries de la mémoire</category><category>433. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; L’économie du document ; Caractéristiques économiques du document</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Voilà des réflexions tout à fait en phase avec le cours de cette semaine sur le pentagone (voir &lt;a href=&quot;http://cours.ebsi.umontreal.ca/blt6355/sequences/03/index.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Éric Scherer, “Fin de la TV et crise terminale des quotidiens d’information,” MediaWatch, Octobre 4, 2008, &lt;a href=&quot;http://mediawatch.afp.com/?post/2008/10/04/Fin-de-la-TV-et-crise-terminale-des-quotidiens-dinformation&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Extrait&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Fin de la TV&amp;nbsp;» : en fait, c’est plutôt de «&amp;nbsp;la fin du broadcasting et de la mort de la grille des programmes&amp;nbsp;» dont il s’agit, a précisé Veron, ce matin à l’occasion lors d’un Colloque au Sénat pour les 20 ans de la revue Hermès.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Jusqu’ici, le producteur de contenus TV était dans la situation incroyablement confortable de pouvoir programmer à la fois l’offre et la demande. Désormais, le marché des médias devient un marché de consommation comme les autres, avec «&amp;nbsp;la mise à mort de la grille des programmes », où «&amp;nbsp;la programmation de la production est passée du producteur au récepteur ». Et «&amp;nbsp;en Argentine, quand un jeune couple s’installe, il n’achète plus de téléviseurs ».&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;«Crise terminale des quotidiens d’informations&amp;nbsp;» : «&amp;nbsp;elle s’est déroulée encore plus vite qu’on ne le pensait il y a 10 ans ». «&amp;nbsp;La proportion de personnes qui lisent chaque jour un quotidien a diminué de moitié ces dernières années, pour ne représenter plus que 7% en Argentine ». «&amp;nbsp;Ils vont disparaître et très bientôt, il n’y aura plus de gens qui lisent des journaux tous les jours. »&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Dans certains pays, le lien le matin avec le journal était aussi fort qu’avec le JT du soir. «&amp;nbsp;C’est en train de se décomposer totalement. Ca s’est cassé ces 5 dernières années ».&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La question est bien de savoir si, comme parait le constater en Argentine Eliseo Veron, le pentagone est en train de s'effondrer au profit du Web-média ou si les différents médias vont coexister une fois la redistribution terminée. Car il y a une erreur dans son raisonnement&amp;nbsp;: le marché des médias n'est pas devenu un marché de consommation comme un autre. Il n'y a pas dans le Web-média un lien direct entre la consommation d'un document et une transaction financière. Si le marché de l'attention domine, il faudra toujours la capter et il n'est pas sûr alors que, pour l'audiovisuel, les bonnes recettes de la programmation ne restent pas les plus efficaces. La difficulté de rentabilisation de &lt;em&gt;YouTube&lt;/em&gt; n'est pas anodine.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/10/04/543-le-marche-des-medias-devient-un-marche-de-consommation-comme-les-autres-vraiment#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/10/04/543-le-marche-des-medias-devient-un-marche-de-consommation-comme-les-autres-vraiment#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/atom/comments/415</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Les journaux sous la coupe de Google</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/09/16/535-les-journaux-sous-la-coupe-de-google</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:4d4c4a49535853551acc4badd421be1c</guid>
    <pubDate>Tue, 16 Sep 2008 22:49:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Moteurs</category>
        <category>421. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; La gestion de l’attention</category><category>424. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Les cinq industries de la mémoire</category><category>522. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du texte : Google</category>    
    <description>    &lt;p&gt;La &lt;em&gt;World association of Newspapers&lt;/em&gt; a diffusé un communiqué alarmiste sur l'accord publicitaire &lt;em&gt;Yahoo!&lt;/em&gt;-&lt;em&gt;Google&lt;/em&gt;. Il mérite d'être lu en entier. En dénonçant l'accord, il montre clairement combien &lt;em&gt;Google&lt;/em&gt; a réussi à vassaliser la presse par la captation de l'attention via la recherche vs la diffusion.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;WAN Communiqué sur la proposition d’accord Google-Yahoo, 15 septembre 2008, &lt;a href=&quot;http://www.wan-press.org/article17868.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Extraits&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(..)
&lt;em&gt;Il convient de souligner que la plupart des 18.000 journaux membres de l’AMJ sont, en fait, des clients réguliers de Google (et, dans une moindre mesure, de Yahoo). Ces éditeurs dépendent de Google (et de Yahoo) pour une grande partie de leurs recettes publicitaires en ligne et s’appuient sur les moteurs de recherche respectifs de chacune de ces sociétés (à la fois les résultats de leurs référencements naturels et de leurs référencements payants) pour stimuler le trafic vers leurs sites web. Jusqu’alors, la concurrence entre ces deux entreprises constituait un frein à tout abus potentiel sur le marché, et contribuait à assurer aux éditeurs et aux générateurs de contenu un rendement équitable sur leur contenu.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;“L’accord proposé affaiblira inévitablement Yahoo dans sa concurrence avec Google pour ces contrats,” a déclaré l’AMJ. “Les annonceurs migreront de plus en plus vers Google car ils constateront qu’ils gagnent moins s’ils font appel à Yahoo. Yahoo aura donc moins d’annonces propres à proposer et sera donc en moins bonne position pour offrir un meilleur accord que Google. Ce problème s’accentuera avec le temps car Google - en affichant ainsi sa véritable intention - a refusé de permettre à Yahoo de présenter les annonces de Google sur les sites web des nouveaux partenaires éditeurs qu’il acquerra après la finalisation de cet accord. En d’autres termes, Google a imposé à Yahoo une condition qui l’empêche d’exploiter une des dernières opportunités qui lui reste de concurrencer Google.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;En ce qui concerne les référencements payants, l’accord porte essentiellement sur un accord de fixation des prix. Aujourd’hui, Google fait payer généralement davantage que Yahoo pour le même lien sponsorisé - entre 20% et 35% de plus en moyenne, selon les estimations de l’industrie. C’est pourquoi les journaux qui achètent aujourd’hui des liens sponsorisés à Yahoo pour attirer des lecteurs seront obligés dans l’avenir d’acheter ces mêmes liens à Google - sauf qu’ils paieront plus cher. En effet, une récente étude a révélé que les prix sur Yahoo augmenteront de 22% en moyenne aux termes de cet accord.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Cet accord pose également une menace à plus long terme en affectant la capacité des journaux à attirer des lecteurs à travers le référencement naturel. Aujourd’hui, la concurrence entre les moteurs de recherche les empêche de manipuler les résultats de la recherche.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le résultat est que cet accord obligera les journaux à devenir encore plus dépendants de Google qu’ils le sont aujourd’hui. En permettant à Google de contrôler jusqu’à 90% du marché de la publicité par référencement naturel et par annonces contextuelles, Google exercera un énorme pouvoir, aussi bien sur la capacité des journaux à atteindre les lecteurs que sur leur capacité à générer des revenus publicitaires en ligne. A l’exception de certains médias d’Etat, jamais dans l’histoire de l’édition une seule entreprise n’a menacé d’exercer un tel contrôle sur la destinée de la presse.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Il est particulièrement inquiétant que cette consolidation de pouvoir intervient au moment même où Google adopte des positions de plus en plus hostiles vis-à-vis des journaux et des autres concepteurs de contenus. Google possède déjà plusieurs sites de contenus qui concurrencent directement le contenu développé par les journaux et les autres créateurs - souvent en copiant simplement le contenu des autres sans autorisation.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Complément du 1 octobre 2008&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les blogueurs français de ce petit monde s'interrogent beaucoup sur l'avenir de la presse. On peut démarrer une navigation par l'analyse d'E. Parody et suivre les liens&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Emmanuel Parody, “Des Etats généraux de la presse pour qui? ,” ecosphere, Octobre 1, 2008, &lt;a href=&quot;http://ecosphere.wordpress.com/2008/10/01/etats-generaux-presse-industri/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/09/16/535-les-journaux-sous-la-coupe-de-google#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/09/16/535-les-journaux-sous-la-coupe-de-google#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/atom/comments/407</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Droits d'auteur et industries culturelles</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/02/05/419-droits-d-auteur-et-industries-culturelles</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:da6e6b81ac2a7ceaad710340d94f6892</guid>
    <pubDate>Tue, 05 Feb 2008 02:35:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Juridico</category>
        <category>424. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Les cinq industries de la mémoire</category><category>511. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; Les paradoxes du néodocument ; Propriété et partage</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Le département de la recherche du ministère français de la culture a mis en ligne une série de notes très éclairantes sur les relations entre le droit d'auteur et l'évolution explosive des industries culturelles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici le résumé de celle qui fait la synthèse&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;La révolution numérique touche à des degrés divers l’ensemble des filières des industries culturelles. Les modes de rémunération de la création artistique et le système du droit d’auteur s’en trouvent profondément bouleversés. On assiste à une course-poursuite entre des modèles en plein changement, qu’accompagnent de nécessaires adaptations du droit, et les pratiques effectives. Le système de droits proportionnels, lourd à gérer et aux coûts induits élevés, coexiste de plus en plus fréquemment avec des rémunérations forfaitaires&amp;nbsp;: à-valoir généralisés dans le secteur du cinéma et de la télévision, photographies libres de droits&amp;nbsp;; rémunération forfaitaire dans l’édition, notamment d’ouvrages collectifs…&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Parallèlement, la multiplication des licences légales et le développement des accords généraux de représentation constituent des formes d’organisation nouvelles adaptées aux évolutions des modèles de valorisation des oeuvres dont les caractéristiques de biens collectifs (non-exclusion, non-rivalité des consommateurs) ont tendance à se généraliser. Mais elles se heurtent à la complexité et parfois à l’opacité des mécanismes de répartition des droits.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Sur internet, des modèles alternatifs de production et de distribution sont mis en oeuvre, qui se traduisent par l’abaissement progressif de la frontière entre amateurs et professionnels, et qui transforment radicalement les filières, les oeuvres pouvant être remises en circulation après achat par un consommateur qui n’est plus «&amp;nbsp;final ». Ces évolutions semblent pour le moment avoir des conséquences négatives sur le revenu des auteurs, dont le pouvoir de négociation au sein des filières s’affaiblit, d’autant que nombre de secteurs sont ou deviennent des économies de commandes, qui s’insèrent dans des filières très intégrées verticalement et dominées par l’aval.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;1. Benhamou, Françoise et Peltier, Stéphanie, “Économies Des Droits d’auteur
III. La Télévision,”  DEPS, Ministère de la Culture, no. 6 (2007), &lt;a href=&quot;http://www2.culture.gouv.fr/deps/pdf/etudes/CE_2007-6_TV.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;2. Joëlle Farchy et dir, “Économies Des Droits d’auteur
II. Le Cinéma,”  DEPS, Ministère de la Culture, no. 5 (2007), &lt;a href=&quot;http://www2.culture.gouv.fr/deps/pdf/etudes/CE_2007-5_cinema.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;3. Moureau, Nathalie et Sagot-Duvauroux Dominique, “Économies Des Droits d’auteur
IV. La Photographie,”  DEPS, Ministère de la Culture, no. 7 (2007), &lt;a href=&quot;http://www2.culture.gouv.fr/deps/pdf/etudes/CE_2007-7_photo.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;4. Christian Robin, “Économies Des Droits d’auteur
I. Le Livre,”  DEPS, Ministère de la Culture, no. 4 (2007), &lt;a href=&quot;http://www2.culture.gouv.fr/deps/pdf/etudes/CE_2007-4_livre.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;5. Benhamou, Françoise et Sagot-Duvauroux Dominique, “Économies Des Droits d’auteur
V. Synthèse,”  DEPS, Ministère de la Culture, no. 8 (2007), &lt;a href=&quot;http://www2.culture.gouv.fr/deps/pdf/etudes/CE_2007-8_synthese_BAT051207.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Signalé par courriel Par E. Delamotte, merci à lui, qui indique que la revue &lt;em&gt;Terminal&lt;/em&gt; (&lt;a href=&quot;http://www.terminal.sgdg.org/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) prépare un numéro sur le même thème.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/02/05/419-droits-d-auteur-et-industries-culturelles#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/02/05/419-droits-d-auteur-et-industries-culturelles#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/atom/comments/343</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Musique, cinéma et livre, cycles courts et longs</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/01/23/410-musique-cinema-et-livre-cycles-courts-et-longs</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:3c637a9deef08f4a9106293d2caaba5b</guid>
    <pubDate>Wed, 23 Jan 2008 01:32:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Éco</category>
        <category>424. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Les cinq industries de la mémoire</category>    
    <description>    &lt;p&gt;JD Zeller me signale cet article de la revues &lt;em&gt;Réseaux&lt;/em&gt;&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Marc BOURREAU et Benjamin LABARTHE-PIOL, Crise des ventes de disques et téléchargements sur les réseaux peer-to-peer
Le cas du marché français,  &lt;em&gt;Réseaux&lt;/em&gt;, 2006/5 no 139, Lavoisier. &lt;a href=&quot;http://www.cairn.info/revue-reseaux-2006-5-p-105.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je n'y ai malheureusement pas accès en ligne, mais j'ai eu l'occasion de lire et commenter la thèse de l'un des auteurs (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/?q=labarthe&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;) et pour mon propos un extrait du résumé de l'article suffira&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;En utilisant différentes statistiques sur la production et la consommation de musique enregistrée en France, nous montrons qu’il existe bien une crise des ventes d’albums en France, mais que cette crise n’est pas imputable en totalité au piratage sur les réseaux P2P. D’autres facteurs pourraient expliquer la baisse des ventes&amp;nbsp;: la baisse des revenus des consommateurs&amp;nbsp;; l’affaiblissement du star-system&amp;nbsp;; la fin de cycle du format CD&amp;nbsp;; la réduction des barrières à l’entrée dans la distribution et la promotion provoquée par le processus de numérisation en cours.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette remarque m'a rajeuni en me rappelant la thèse de 3e cycle que j'avais défendue à la fin des années 70 (eh oui !) sur l'évolution du cinéma en France. Il y a une date précise dans le renversement de la fréquentation des salles de cinéma&amp;nbsp;: 1957. Avant la courbe croit régulièrement, ensuite elle chute et il faut attendre la fin du siècle pour retrouver une stabilité. L'explication la plus courante est l'arrivée de la télévision qui aurait cannibalisé son grand frère. Mais, si on regarde précisément les chiffres, on s'aperçoit qu'en 1957 le signal de télévision ne couvrait pas, loin de là, l'ensemble du territoire de l'Hexagone (de mémoire&amp;nbsp;: seulement le Nord, Paris, la vallée du Rhône et Bordeaux), tandis que la baisse de fréquentation est uniforme dans toutes les régions. Il y a bien d'autres explications possibles à cette baisse, tout comme pour les ventes actuelles de CD&amp;nbsp;: baisse conjoncturelle du pouvoir d'achat (grèves), début de l'exode rural, et surtout modification de l'offre de films par un changement de la politique des distributeurs américains.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Néanmoins sur la durée la télévision a bien remplacé la sortie populaire familiale et quasi-rituelle au cinéma. Cette dernière est, au contraire, devenue une pratique de distinction pour des jeunes adultes, instruits et urbains. Par ailleurs, les différents acteurs économiques ont anticipé la crise qu'ils redoutaient en l'aggravant et celle-ci plus précoce aux US a été en quelque sorte exportée par le poids de l'offre américaine sur le marché français. La &lt;em&gt;Nouvelle Vague&lt;/em&gt; (Truffaut, Godard, Chabrol, etc.) est autant une réponse esthétique (changement de monde), technique (caméra légère) que sociologique (changement de clientèle) et surtout économique (recherche d'économies de production).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De la même façon, on peut trouver de nombreuses causes convergentes à la chute des ventes de CD, mais ce qui en fait une tendance lourde est bien la distribution des titres sur le Web qui touche toutes les dimensions que je viens de citer pour le cinéma.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'intéressant dans ces deux exemples est de repérer que nous sommes dans les industries articulant contenant et contenu, dont les deux volets sont jeunes et soumis aux cycles courts des industries contemporaines&amp;nbsp;: on change régulièrement de supports dans la musique et dans l'audiovisuel. Le contenu est lié à la mode.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Maintenant comparons au livre. Les ventes de livres en France ont selon Livre-Hebdo augmenté en 2007 de 2% en volume et de 3% en valeur. Le contenu est tout comme les précédents soumis à la mode et son cycle est année après année de plus en plus court. Mais le contenant, le codex lui, poursuit un cycle de longue, très longue durée. Paradoxalement, nous le savons (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2007/08/06/287-age-et-generation&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;) le livre, et la culture imprimée en général, est dans une phase de déclin contrairement aux deux autres dont globalement la pratique augmente.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On peut, de ce point de vue, s'interroger sur l'avenir du journal. Nous avons vu (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2007/12/17/390-journal-declin-et-crise&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) qu'il était fragilisé par sa structure (articles) et son marché (publicité). Mais je me demande s'il ne faudrait pas, selon le raisonnement précédent, y ajouter le contenant et plus précisément la lourdeur de l'imprimerie nécessaire à son tirage quotidien. Quels sont les cycles de l'imprimerie et quelles conséquences sur les différents produits (&lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2006/10/13/94-les-quatre-ages-de-l-imprime&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;)&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ainsi, la clé de l'explication des évolutions que nous observons aujourd'hui reste bien dans le cycle de vie des contenants. Même si dans la réalité un faisceau de causes se tisse, celles-ci sont surdéterminées par un mouvement général, souvent accéléré par l'anticipation des acteurs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actu du 24 janvier 2008&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Extrait de &lt;em&gt;Livre-Hebdo&lt;/em&gt; de ce jour (&lt;a href=&quot;http://www.livreshebdo.fr/actualites/DetailsActuRub.aspx?id=1368#1368&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Quebecor World, filiale à 36 % du Canadien Quebecor et deuxième imprimeur au monde, s’est placé sous le régime de protection de la loi sur les faillites au Canada et aux Etats-Unis, qui gèle momentanément le remboursement de ses dettes.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Cette décision doit permettre à la compagnie basée à Montréal de présenter rapidement un plan de restructuration. Le groupe tentait depuis plusieurs semaines de vendre ses 18 imprimeries en Europe (4 000 employés), spécialisées notamment dans la presse magazine&amp;nbsp;; mais l’opération a échoué.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Quebecor World qui exploite des imprimeries sur tout le continent américain, en Europe et en Asie, est endetté à hauteur de 1,6 milliard d’euros. Le groupe a connu de multiples plans de restructuration et fermetures de sites.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/01/23/410-musique-cinema-et-livre-cycles-courts-et-longs#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2008/01/23/410-musique-cinema-et-livre-cycles-courts-et-longs#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/atom/comments/333</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>La rentabilité par les archives ?</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/09/20/331-la-rentabilite-par-les-archives</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:ac4ece0656e1521fa264604145928892</guid>
    <pubDate>Thu, 20 Sep 2007 13:48:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Édition</category>
        <category>423. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Immédiateté et mémoire</category><category>424. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Les cinq industries de la mémoire</category>    
    <description>    &lt;p&gt;La décision récente du &lt;em&gt;New York Times&lt;/em&gt; de donner accès gratuitement à ses archives a été énormément commentée sur le Web. Voir pour une bonne synthèse et analyse le &lt;a href=&quot;http://media-tech.blogspot.com/2007/09/new-york-times-gratuit-lconomie-de-la.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;billet&lt;/a&gt; de D. Durand, par exemple.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tous les analystes ont souligné le passage du payant au gratuit et donc la recherche du marché publicitaire. Ma remarque sera un peu décalée pour souligner que le grand changement ici est plutôt dans le service&amp;nbsp;: dans la mise en avant des archives. Celles-ci ne sont plus un appoint, décalé et payant, mais un élément d'un service global. La distribution des requêtes se fera selon une loi de puissance (longue traîne), comme dans les bibliothèques, et on peut en effet imaginer une rentabilisation publicitaire du service, bien différente de la publicité dans la presse qui attache une annonce à un article. De plus, la masse et les liens croisés qui vont se construire devraient permettre de retrouver le &lt;em&gt;NYT&lt;/em&gt; en position intéressante sur les moteurs. Ainsi le &lt;em&gt;NYT&lt;/em&gt; bascule d'un modèle de média à un autre. Cela parait plus cohérent que la bataille précédente dont j'ai montré dans un &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2007/09/11/322-creation-du-web-media-destructrice-de-la-presse&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;billet&lt;/a&gt; récent qu'elle paraissait bien mal partie pour la presse.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin en ouvrant cet accès le &lt;em&gt;NYT&lt;/em&gt; est conforme à la montée de «&amp;nbsp;l'archithèque&amp;nbsp;» (selon le néologisme peu respectueux de l'étymologie mais à mon avis parlant proposé dans un vieux &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2006/09/04/70-reves-d-architheque&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;billet&lt;/a&gt;), c'est à dire un croisement de bibliothéconomie et de l'archivistique.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/09/20/331-la-rentabilite-par-les-archives#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/09/20/331-la-rentabilite-par-les-archives#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/atom/comments/275</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Économie de la musique toujours</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/05/28/267-economie-de-la-musique-toujours</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:fe80ef0e7b7d87cb68a621038c3fe871</guid>
    <pubDate>Mon, 28 May 2007 12:34:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Télé - radio</category>
        <category>424. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Les cinq industries de la mémoire</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Repéré grâce à G. Chartron.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le Département des études, de la prospective et des statsitiques du ministère français de la culture lance une nouvelle lettre consacrée à &lt;em&gt;l’investigation d’hypothèses, à des mises en relation originale et à des travaux de prospective sur des champs connus comme sur des terrains plus marginaux ou expérimentaux&lt;/em&gt;. le premier &lt;a href=&quot;http://www2.culture.gouv.fr/deps/pdf/prospective.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;numéro&lt;/a&gt;  s'intitule&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Musique enregistrée et numérique&amp;nbsp;: quels scénarios d’évolution de la filière ?&lt;/em&gt;, Culture Prospective, Production diffusion et marché, 2007-1, Marc Bourreau, Michel Gensollen et François Moreau. 16p.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La première partie donne dans un langage plutôt abscons les caractéristiques économiques d'un document numérique. Je préfère &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2006/10/05/86-les-sept-piliers-de-l-economie-du-document&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;mon journal et ma baguette&lt;/a&gt;, il s'agit en effet de notions plutôt simples que la prose économique a tendance à obscurcir. Mais je m'en servirai pour affiner ma présentation de l'année prochaine aux étudiants ;-). Cinq scénarios sont ensuite proposés pour le développement de la filière musicale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le plus intéressant est dans la conclusion. Extraits&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Lorsque toute la musique enregistrée sera fournie avec l’achat d’un baladeur de même que les micro-ordinateurs sont équipés d’un système d’exploitation, la valeur des contenus viendra clairement des moyens logiciels et sociaux de naviguer parmi ces fichiers et de trouver ce qui peut plaire et surprendre. Dans un monde d’abondance des informations, la prescription et la méta-information créent la valeur des contenus. De ce point de vue, le mode de prescription des médias de masse et celui de la promotion décentralisée en ligne par l’intermédiaire du bouche-à-oreille électronique sont susceptibles de donner des résultats bien différents. (..)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Lorsque la valeur de la musique dépendait des contenus et que la technique ne permettait pas leur copie et leur diffusion à des coûts très faibles, le recueil de cette valeur sur le marché pouvait financer la création musicale. Si la valeur de la musique repose désormais, au moins en partie, sur la métainformation, de nouveaux problèmes se posent&amp;nbsp;: le mode de recueil de cette valeur pour financer les plates-formes, éventuellement les contenus&amp;nbsp;; la mesure des audiences à partir de la consommation de méta-information&amp;nbsp;; et, finalement, la recherche d’un financement de la création par des transferts de recettes depuis les activités qui dépendent plus ou moins directement de la musique&amp;nbsp;: produits dérivés, industries des terminaux et des consommables, industries des réseaux.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bref, nous sommes dans la construction tâtonnante d'un modèle nouveau de Web-média qui se cherche entre deux économies pour le moment &lt;a href=&quot;http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2007/03/15/199-diffusion-vs-acces-deux-economies-antagoniques&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;antagoniques&lt;/a&gt;. Peut-être pourrait-on avancer un peu plus en repérant qu'il se trouve à mi-chemin entre le modèle de la bibliothèque et celui de la télévision..&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/05/28/267-economie-de-la-musique-toujours#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/05/28/267-economie-de-la-musique-toujours#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/atom/comments/235</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Musique : impasse ou eldorado ?</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/04/19/240-musique-impasse-ou-eldorado</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:d7734897e8695d0c65a5241d89589df8</guid>
    <pubDate>Thu, 19 Apr 2007 02:16:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Télé - radio</category>
        <category>424. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Les cinq industries de la mémoire</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Suite à un processus de concertation et de réflexion avec les acteurs de la filière, la Fing vient de mettre en ligne un rapport qui fait le point sur son évolution et suggère des pistes de sortie de crise. Avec la science, la musique est peut être le domaine où la redocumentarisation est la plus radicale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Musique et numérique&amp;nbsp;: la carte de l'innovation&lt;/em&gt;, 127p. (&lt;a href=&quot;http://www.openfing.org/fing/html/musique/Musique_Innovation_Synthese.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Pdf&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.fing.org/jsp/fiche_pagelibre.jsp?STNAV=&amp;amp;RUBNAV=&amp;amp;CODE=96194502&amp;amp;LANGUE=0&amp;amp;RH=PRODUCTIONS&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Html&lt;/a&gt;)
&lt;a href=&quot;http://www.fing.org/jsp/fiche_actualite.jsp?STNAV=&amp;amp;RUBNAV=&amp;amp;CODE=1176471843868&amp;amp;LANGUE=0&amp;amp;RH=ASSOEDHEC&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Bibliographie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Extraits de la synthèse (&lt;a href=&quot;http://www.openfing.org/fing/html/musique/Synthese_du_rapport_musique.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Pdf&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.fing.org/jsp/fiche_actualite.jsp?STNAV=&amp;amp;RUBNAV=&amp;amp;CODE=1176369296692&amp;amp;LANGUE=0&amp;amp;RH=ASSOEDHEC&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Html&lt;/a&gt;)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Crise et mutation&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;La musique devrait connaître un âge d'or, culturel et économique. On n'a jamais écouté autant de musique - chez soi, sur soi, dans l'espace public... -, ni autant produit. Mais cette musique devenue flux, ambiance, signe (et parfois produit), est en même temps désacralisée et par suite, sur le plan économique au moins, dévalorisée.&lt;/em&gt;
(..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Par comparaison, les pistes fécondes de création de valeur qui émergent de l'analyse, naturellement complémentaires les unes des autres, sont les suivantes :&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;L'économie des flux, qui consiste à passer d'une économie fondée sur des prix unitaires et des quantités faibles, à des volumes élevés et des prix unitaires faibles - voire non-mesurables, le consommateur ne payant alors qu'un droit d'accès aux flux.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;L'économie des services, qui retrouve le chemin de la rareté, de la singularité et de l'exclusivité dans l'expérience musicale, la relation avec une œuvre ou un artiste.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;L'économie de l'attention, l'intermédiation entre une &quot;offre&quot; surabondante, diverse, mondiale et une demande de plus en plus individualisée et mobile.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Un marché contrôlé par le public, ou par les grands intermédiaires ?&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;La quasi-totalité des innovations identifiées ont un point commun&amp;nbsp;: l'importance que prend l'aval de la filière, la distribution, les sites communautaires et plus généralement, l'ensemble des fonctions qui supposent une grande proximité avec l'amateur de musique, ses attentes, ses goûts, sa disponibilité... Or une prise de contrôle de l'industrie musicale par l'aval n'est pas forcément une bonne nouvelle pour la création et la diversité musicale. Elle pourrait au contraire aboutir à un une création entièrement pilotée par l'analyse des goûts de segments solvables de la clientèle - autrement dit, à la systématisation des dérives que l'on reproche à l'industrie musicale d'aujourd'hui.&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/04/19/240-musique-impasse-ou-eldorado#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/04/19/240-musique-impasse-ou-eldorado#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/atom/comments/204</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Regarder la télévision sur son téléphone</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/03/25/214-regarder-la-television-sur-son-telephone</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:75320af26932143722d328cfd3044e26</guid>
    <pubDate>Sun, 25 Mar 2007 05:23:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>Télé - radio</category>
        <category>413. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Les trois modèles de valorisation du document ; Su : spectacle-dialogue</category><category>424. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Les cinq industries de la mémoire</category>    
    <description>    &lt;p&gt;L'Atelier propose une &lt;a href=&quot;http://www.atelier.fr/article.php?artid=34116&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;série&lt;/a&gt; de reportages sur l'Asie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un de ceux-là concerne la télévision reçue sur le téléphone cellulaire. Celle-ci s'est imposée très rapidement en Corée du Sud. Extraits du &lt;a href=&quot;http://asie.atelier.fr/?p=804&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;billet&lt;/a&gt;&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le succès a été immédiat&amp;nbsp;: un million d’abonnés en seulement vingt mois pour accéder à ce nouveau service qui, et cela doit être souligné, est payant !&lt;/em&gt; (..)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;L’investissement est en effet considérable&amp;nbsp;: 500 millions d’euros ont été injectés par les actionnaires pour mettre en place le système de diffusion (satellite et relais terrestres) auxquels s’ajouteront bientôt 73 millions d’euros pour développer davantage encore le service.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les revenus sont pour 99% générés par les abonnés. Il faut compter environ 20 dollars pour ouvrir un compte et 11 dollars/mois d’abonnement. Des programmes au Pay Per View sont également disponibles pour environ 2 dollars. TU Média perçoit directement environ 50% de ces recettes. Les fournisseurs de contenus et les télécoms touchent 25% chacun.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;La publicité, la distribution de contenus et la fourniture de technologies ne génèrent que 1% des revenus pour le moment. TU Media souhaite faire monter ce type de services entre 5 et 10% de ses revenus dans les années à venir.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Selon ce modèle économique, TU Media estime son seuil de rentabilité à 4,5 millions d’abonnés. Aujourd’hui, plus d’1 million de Coréens a pris le pli.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On trouve aussi dans le billet une présentation impressionnante des récepteurs. À retenir qu'il s'agit bien ici de télévision au sens traditionnel, il n'y a pas d'interactivité.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/03/25/214-regarder-la-television-sur-son-telephone#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/03/25/214-regarder-la-television-sur-son-telephone#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/atom/comments/190</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Livre, mots-clés</title>
    <link>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/01/14/Livre%2C-mots-cl%C3%A9s</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:0502af9d4581d25aa2e6446495e6e8d9</guid>
    <pubDate>Sat, 01 Apr 2006 20:18:00 -0500</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Michel Salaun</dc:creator>
        <category>General</category>
        <category>0. INTRODUCTION - UNE APPROCHE DOCUMENTAIRE DU WEB</category><category>1. AU COMMENCEMENT - LA BIBLIOTHEQUE</category><category>11. AU COMMENCEMENT - LA BIBLIOTHEQUE ; L’affirmation d’un modèle</category><category>111. AU COMMENCEMENT - LA BIBLIOTHEQUE ; L’affirmation d’un modèle ; Un succès qui compte</category><category>112. AU COMMENCEMENT - LA BIBLIOTHEQUE ; L’affirmation d’un modèle ; Le partage</category><category>113. AU COMMENCEMENT - LA BIBLIOTHEQUE ; L’affirmation d’un modèle ; Le temps long</category><category>12. AU COMMENCEMENT - LA BIBLIOTHEQUE ; La valeur créée</category><category>121. AU COMMENCEMENT - LA BIBLIOTHEQUE ; La valeur créée ; Le retour sur investissement</category><category>122. AU COMMENCEMENT - LA BIBLIOTHEQUE ; La valeur créée ; La valeur ajoutée</category><category>123. AU COMMENCEMENT - LA BIBLIOTHEQUE ; La valeur créée ; Modèle bibliothéconomique</category><category>13. AU COMMENCEMENT - LA BIBLIOTHEQUE ; Externalisations numériques</category><category>131. AU COMMENCEMENT - LA BIBLIOTHEQUE ; Externalisations numériques ; Collections numériques</category><category>132. AU COMMENCEMENT - LA BIBLIOTHEQUE ; Externalisations numériques ; Recherche d’information</category><category>133. AU COMMENCEMENT - LA BIBLIOTHEQUE ; Externalisations numériques ; Adaptations ou éclatement</category><category>2. LES MUTATIONS DU DOCUMENT</category><category>21. LES MUTATIONS DU DOCUMENT ; Petite histoire du mot</category><category>211. LES MUTATIONS DU DOCUMENT ; Petite histoire du mot ; Un enregistrement</category><category>212. LES MUTATIONS DU DOCUMENT ; Petite histoire du mot ; Des documens du Moyen Âge…</category><category>213. LES MUTATIONS DU DOCUMENT ; Petite histoire du mot ; ... aux documents de la révolution scientifique</category><category>22. LES MUTATIONS DU DOCUMENT ; Petite histoire de la notion</category><category>221. LES MUTATIONS DU DOCUMENT ; Petite histoire de la notion ; Auteurs et chercheurs</category><category>222. LES MUTATIONS DU DOCUMENT ; Petite histoire de la notion ; Bibliothécaires et documentalistes</category><category>223. LES MUTATIONS DU DOCUMENT ; Petite histoire de la notion ; Journalistes</category><category>224. LES MUTATIONS DU DOCUMENT ; Petite histoire de la notion ; Philosophes-historiens-sociologues</category><category>23. LES MUTATIONS DU DOCUMENT ; Les trois dimensions</category><category>231. LES MUTATIONS DU DOCUMENT ; Les trois dimensions ; Vu : forme</category><category>232. LES MUTATIONS DU DOCUMENT ; Les trois dimensions ; Lu : texte</category><category>233. LES MUTATIONS DU DOCUMENT ; Les trois dimensions ; Su : médium</category><category>234. LES MUTATIONS DU DOCUMENT ; Les trois dimensions ; Intégration</category><category>235. LES MUTATIONS DU DOCUMENT ; Les trois dimensions ; Définition du document</category><category>3. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES</category><category>31. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; Renouveau</category><category>312. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; Renouveau ; Le document comme tête de réseau</category><category>313. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; Renouveau ; Le Web</category><category>314. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; Renouveau ; L’inversion du flux</category><category>315. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; Renouveau ; Les trois dimensions du Web sémantique</category><category>32. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; Le document au XXIe siècle</category><category>321. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; Le document au XXIe siècle ; Vu : des sites multiformes</category><category>322. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; Le document au XXIe siècle ; Lu : homothétie et néodocuments</category><category>323. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; Le document au XXIe siècle ; Su : la vérité est dans la trace</category><category>33. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre</category><category>331. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre ; Objectivité et réflexivité</category><category>332. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre ; De la neutralité</category><category>333. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre ; « Je » est un document</category><category>334. REINGENIERIES DOCUMENTAIRES ; D’une modernité à l’autre ; Économie de service</category><category>4. L’ECONOMIE DU DOCUMENT</category><category>41. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Les trois modèles de valorisation du document</category><category>411. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Les trois modèles de valorisation du document ; Vu : édition</category><category>412. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Les trois modèles de valorisation du document ; Lu : Bibliothèque</category><category>413. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Les trois modèles de valorisation du document ; Su : spectacle-dialogue</category><category>42. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles</category><category>421. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; La gestion de l’attention</category><category>422. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Le Web entre flot et bibliothèque</category><category>423. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Immédiateté et mémoire</category><category>424. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; Articulation des modèles ; Les cinq industries de la mémoire</category><category>43. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; L’économie du document</category><category>431. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; L’économie du document ; Le secteur culturel et créatif</category><category>432. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; L’économie du document ; Le secteur du document</category><category>433. L’ECONOMIE DU DOCUMENT ; L’économie du document ; Caractéristiques économiques du document</category><category>5. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT</category><category>51. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; Les paradoxes du néodocument</category><category>511. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; Les paradoxes du néodocument ; Propriété et partage</category><category>512. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; Les paradoxes du néodocument ; Lecture et calcul</category><category>513. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; Les paradoxes du néodocument ; Conversation et traces</category><category>514. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; Les paradoxes du néodocument ; Mémoire et oubli</category><category>52. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial</category><category>521. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie de la forme : Apple</category><category>522. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du texte : Google</category><category>523. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du médium : Facebook</category><category>524. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; Intégration</category><category>6. CONCLUSION - ARCHITECTES ET ARCHITHEQUES</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Les mots-clés renvoient aux billets du blogue correspondant aux différents chapitres, parties et sous-parties du livre.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/01/14/Livre%2C-mots-cl%C3%A9s#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2012/01/14/Livre%2C-mots-cl%C3%A9s#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/feed/atom/comments/777</wfw:commentRss>
      </item>
    
</channel>
</rss>