Economie du document (Bloc-notes de Jean-Michel Salaün)

Repérage de données sur l'économie des documents dans un environnement numérique

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Mot-clé - 523. À LA RECHERCHE DU NEODOCUMENT ; L’élaboration d’un modèle commercial ; La stratégie du médium : Facebook

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vendredi 03 février 2012

L'évangile selon Saint Marc (Zuckerberg)

Facebook a donc initié le processus de son introduction en bourse. Le point de départ est le dépôt d'un formulaire officiel, dit S1 qui fournit toutes les informations utiles aux futurs actionnaires, et donc enfin des chiffres indiscutables (mis sous Pdf par J. Battelle). Celui-ci a évidemment fait l'objet de très nombreux commentaires. On en trouvera un bon résumé sur le Journal du Net.

CA-Facebook-2011.png Pour l'aspect financier, je ne retiendrai que deux points dont il faudra surveiller l'évolution. Le chiffre d'affaires de Facebook, relativement modeste comparé à son implantation mondiale, montre deux sources de revenus : la première, attendue, est la publicité ; la seconde est le "paiement", c'est à dire les revenus issus de sa monnaie virtuelle, les Facebook Credits. Cette seconde source est récente mais prend de l'ampleur. Il semble que le principal de ces revenus proviennent des jeux et tout spécialement de Zinga. Difficile d'en tirer de grandes conclusions pour l'instant.








Mais le plus étonnant, pour moi, est le ton de la traditionnelle lettre du fondateur, Marc Zuckerberg, qui accompagne le dossier. On en trouvera ci-dessous de larges extraits (trad. JMS). N'oublions pas qu'il s'agit dans ce document de trouver de futurs actionnaires pour Facebook.

A l'origine, Facebook n'a pas été créé pour être une entreprise commerciale. Il a été construit pour accomplir une mission sociale : rendre le monde plus ouvert et connecté. (..)

Aujourd'hui, notre société a atteint un nouveau point de bascule. Nous vivons un moment où la majorité des gens sur la terre ont accès à l'internet ou à la téléphonie mobile, les outils de base pour commencer à partager ce que ils pensent, ressentent et font avec qui ils veulent. Facebook aspire à construire les services qui donnent aux gens le pouvoir de partager et les aider, une nouvelle fois, à transformer un grand nombre de nos principales institutions et industries.

Il y a à la fois un énorme besoin et une énorme occasion pour connecter tout le monde, pour donner à chacun une voix et pour aider à changer la société pour le futur. L'ampleur de la technologie et de l'infrastructure à construire est sans précédent et nous croyons que c'est le plus important des problèmes auquel nous devons nous atteler. (..)

A Facebook, nous construisons des outils qui aident les gens à se connecter avec les personnes qu'ils souhaitent et partager ce qu'ils souhaitent, et ainsi faisant nous élargissons les capacités à construire et entretenir leurs relations.

Le fait de partager plus, même simplement avec ses amis proches ou sa famille, crée une culture plus ouverte et conduit à une meilleure compréhension de la vie et des perspectives des autres. Nous croyons que cela crée un plus grand nombre et de plus solides relations entre les gens, et que cela aide les gens à être exposés à un plus grand nombre de points de vue différents.

En aidant les gens à réaliser ces connexions, nous espérons reorienter la façon dont les gens diffusent et consomment l'information. Nous pensons que l'infrastructure informationnelle du monde devrait ressembler à un graphe social, un réseau construit à partir de la base ou pair à pair plutôt que la structure monolithique descendante qui existe aujourd'hui. Nous croyons aussi que donner aux gens le contrôle sur ce qu'ils échangent est un principe fondamental de cette réorientation.

Nous avons déjà aidé plus de 800 millions de personnes à établir plus de 100 milliards de connexions, et notre objectif est d'accélérer cette réorientation. (..)



Comme les personnes partagent plus, ils ont accès à plus d'opinions de personnes en qui ils ont confiance sur les produits et services qu'ils utilisent. Cela rend plus facile la découverte des meilleurs produits et l'amélioration de leur qualité de vie.



Faciliter la découverte de meilleur produit permet de récompenser les entreprises qui les réalisent, les produits qui sont personnalisés et conçus autour des gens. Nous nous sommes aperçus que les produits qui sont "sociaux par conception" (social by design) ont tendance à être plus impliquants que leurs homologues traditionnels, et nous sommes impatients de voir plus de produits s'engager dans cette direction dans le monde. (..)

En donnant aux gens la possibilité de partager, nous commençons à voir qu'ils font entendre leur voix à une échelle différente de ce qui était historiquement possible. Ces voix vont augmenter en nombre et volume. Elles ne peuvent être ignorées. Avec le temps nous pensons que les gouvernements répondront mieux aux questions et préoccupations issues directement de leur peuple plutôt qu'au travers d'intermédiaires contrôlés par une élite.



Grâce à ce processus, nous croyons que les leaders émergeront dans tous les pays qui seront pro-internet et se battront pour les droits de leur peuple, y compris le droit de partager ce qu'ils veulent et le droit d'accéder à toute information que d'autres voudraient partager avec eux. (..)

Dis simplement : nous ne construisons pas des services pour faire de l'argent ; nous faisons de l'argent pour construire de meilleurs services.

Et nous pensons que c'est une bonne façon de construire quelque chose. Je crois qu'à notre époque de plus en plus de gens veulent utiliser les services de sociétés qui croient en quelque chose, au-delà de la recherche du profit maximum. (..)

A lire son fondateur et principal actionnaire, Facebook ressemble plus à une église qu'à une entreprise. Décidément, le Web est porteur d'une puissante idéologie, y compris là où on l'attendrait le moins. A méditer.

6 fev 2012

Et derrière les jeunes prophètes piaffent :

Réseaux sociaux: Tumblr détrônera-t-il Facebook ?

Au début du millénaire, on parlait de nouvelle économie. Aujourd'hui l'économie n'a plus la cote, la politique l'a remplacée :

"La génération qui a grandi avec internet montre que son monde est différent, et qu'elle contrôle les gouvernements", veut croire ce New Yorkais à la ligne de modèle -il a été choisi par la griffe japonaise de prêt-à-porter Uniqlo pour la campagne de lancement de son grand magasin de New York- dont la frange tombe juste au dessus de ses yeux clairs. (il s'agit de David Karp).

On est plus que jamais dans l'idéologie libertarienne. Mais j'ai peur que la désillusion soit la même.

27-02-2012

Sur les difficultés de la vente sur Facebook :

« Gamestop to J.C. Penney Shut Facebook Stores », Bloomberg, s. d., ici.

et :

Quand vous ne voyez pas le service, c’est que vous êtes le produit !, InternetActu

28-02-2012

Sur le don't be evil de Google (cf commentaires) :

« On Google & Being “Evil” ». Marketing Land.

jeudi 24 mars 2011

Les réseaux sociaux à la recherche d'un modèle économique

Henri Verdier a eu la bonne idée de mettre en ligne une réflexion de P. Belanger, fondateur de Skyrock, sur un sujet qu'il connait bien puisqu'il en fut un des pionniers en France : les réseaux sociaux. L'ensemble vaut vraiment qu'on s'y arrête ici, avec un œil critique. C'est à la fois le témoignage d'un acteur de l'intérieur et une vision de l'évolution du modèle, intéressants par les dimensions qu'il pointe, mais discutables pour ses raccourcis.

Ci-dessous quelques éléments et remarques :

Tout d'abord P. Belanger souligne que l'univers des réseaux sociaux est récent, a déjà beaucoup bougé et continuera de le faire dans les années à venir. Après les premiers réseaux «entre-soi» Facebook propose un hybride mutant entre la micro-socialisation et la globalisation planétaire en devenant le premier réseau social universel sous identité réelle. L’expérimentation et les évolutions d’identité de l’adolescent n’y ont pas leur place. La complexité des relations et l’hétérogénéité des contextes de socialisation d’un adulte ‐ lui‐ même à facettes ‐ n’y sont pas prises en compte.

Cela marche parce que le premier usage est à forte valeur ajoutée, par les retrouvailles et découvertes qu'il autorise et sa réactivité. Les difficultés du mélange public-privé ne viennent qu'après, mais il est difficile et coûteux d'en sortir et les sollicitations et recompositions sont continuelles. Facebook serait-il à terme voué à l'échec ? Non dit P. Bélanger car il ne joue pas sur la croissance, mais sur la métamorphose. Ainsi, « Facebook », dans sa forme actuelle de réseau social hybride fermé/ouvert n’est qu’une étape.

Il y aurait à l'avenir quatre fonctions possibles pour les réseaux sociaux.

La socialisation de la recherche

Il s'agit de définir des algorithmes de classements issus des réseaux sociaux plus performants que ceux des moteurs actuels.

JMS : Mais ce n'est pas d'hier que des recherches se mènent sur ce sujet.. sans résultats vraiment probants jusqu'ici.

Les transactions

Le réseau serait un État virtuel sous l’autorité et le contrôle de son propriétaire qui en édicte les lois d’usage, traduites en code informatique ; ce qui en garantit l’application. Le service en vient naturellement à assurer des fonctions régaliennes de sécurité et de police allant jusqu’à la peine de mort virtuelle : le bannissement du réseau social. (..)

JMS : La métaphore de l'État est souvent utilisée par les analystes pressés des réseaux. C'est évidemment un non-sens total, les membres de Facebook ne sont ni des sujets, ni des citoyens et l'administration du réseau n'a rien à voir avec celle d'une nation, sauf à avoir des positions extrémistes libertariennes qui réduisent le rôle de l'État à sa plus simple expression (ici).

L’objectif du réseau social est de réunir le plus grand nombre de personnes sous identité réelle, d’obtenir également leurs données bancaires ‐ en attendant de constituer sa propre banque directement ou sous licence ‐ et d’accueillir le maximum de boutiques et services virtuels au sein du réseau.

JMS : L'objectif est ainsi exprimé plus clairement, et on voit bien qu'il ne s'agit pas d'un objectif étatique, mais strictement commercial. Mais le problème pour Facebook est d'obtenir la confiance des différents acteurs de la transaction. Compte-tenu de son histoire et de ses changements réguliers et programmés, ce n'est pas gagné. D'autres sous d'autres horizons et dans un espace fermé par la langue et la culture ont pourtant réussi à développer ce modèle ici.

Les télécommunications

Un membre de réseau social rapporte 3 € par an en revenu issu de la publicité. Pour « Facebook », avec 600 millions de membres cela donne près de 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel. Un abonné mobile, quant à lui, rapporte en moyenne 30 € par mois, soit environ 300 € par an : 100 fois plus.

Cette fonction est développée beaucoup plus longuement par P. Belanger et c'est celle à laquelle il semble croire le plus. Il s'agit de faire des réseaux sociaux un opérateur virtuel, effaçant les adresses (n de tél, courriel) au profit des identités, maîtrisant la facturation et gérant de la bande passante.

JMS : Il est clair en effet que les réseaux sociaux sont devenus des services de communication plus ou moins asynchrones et que le pas vers la téléphonie n'est pas loin. Mais ce terrain est déjà bien encombré et les concurrences sont féroces entre les telcos traditionnelles et les nouveaux venus de l'informatique comme Apple ou Google. Si Facebook a pour atout son nombre de membres, sa force de frappe en terme de cash est ridicule face aux autres joueurs. Néanmoins, à condition de ne pas rechercher un profit trop important, l'exemple de Skype montre qu'il y a de la place pour de nouveaux joueurs innovants.

La simulation du réel

L’idée est d’utiliser toutes les données du réseau social pour anticiper ce qui va se produire à t + 1, exactement comme avec les simulations météo, mais ici avec la société humaine. La première utilisation serait de prévoir les marchés boursiers, puis ceux de l'économie entière par l'analyse des données comportementales tracées.

JMS : Intellectuellement séduisante et depuis longtemps exposée, on ne perçoit pas bien comment cette fonction peut déboucher sur des transactions financières régulières sauf sur des domaines particuliers, comme la bourse, ou pour des consultants en marketing.

Cette énumération de fonction est intéressante autant pour les perspectives stratégiques qu'elle trace que pour les limites qu'elle montre. Personnellement rapportée à Facebook, on aura compris que je reste perplexe, d'autant que l'auteur s'appuie sur des métaphores et une rhétorique discutables : Le présent est improbable, mais c'est justement parce que des métamorphoses sont à venir que l'avenir sera radieux. Il est caractéristique que P. Bélanger ne place même pas la publicité, en théorie source première de revenus pour le réseau, comme fonction d'avenir.

En fait de métamorphose malgré ce que dit P. Belanger, le réseau FaceBook n'a en réalité pas vraiment évolué. Alors on peut lire aussi cette rhétorique comme une fuite en avant, reste à savoir combien de temps elle séduira les investisseurs.

Actu du 31 mars 2011

Voir itw du directeur du devt international de FB sur Le Monde ici.

Actu du 7 avril

Lire Technologie du mktg sur la valeur du contrôle des données ici plaidoyer pro domo, mais intéressant.

jeudi 03 mars 2011

Dérapages

L’Atelier de BNP-Paribas publie (ici) un petit billet sur la nouvelle opération spéculative dont on parle aujourd’hui. Prenant exemple sur l’opération lancée par la banque Goldman Sachs avec FaceBook (ici), une autre banque américaine JP Morgan cherche à investir dans Twitter. L’auteur du billet fait remarquer que dans ce cas les investisseurs de capital-risque sont court-circuités. Il conclut (trad JMS) :

Ce nouveau scénario a beaucoup de défenseurs, mais aussi certains contre. Que se passera-t-il si, comme beaucoup d’analystes commencent à le pointer, nous sommes au milieu d’une bulle géante pour les réseaux sociaux ? Bien, si les capitaux-risqueurs sont les principaux investisseurs, quelques gars riches seront moins riches. Mais si les sociétés d’investissement sont celles qui pilotent ces investissements, cela pourrait être bien pire.

Par ailleurs, FaceBook vient de lancer un nouveau système pour gérer les commentaires des sites web en les intégrant sur son réseau sans, comme toujours, demander l'avis des intéressés qui voient ainsi leurs données personnelles diffusées bien au delà de ce qu'ils avaient imaginé. L'objectif est évidemment d'augmenter l'audience et de phagocyter un peu plus le web. Mais, comme je l'ai déjà indiqué (), cette augmentation de l'audience n'est pas proportionnelle à celle du chiffre d'affaires et pourrait s'apparenter à une fuite en avant.

Voici comment le journaliste de Libé conclut ironiquement son article () en faisant référence à la chaîne de TV française qui cherche actuellement des témoignages de « victimes d’internet » pour une énième émission sur les effroyables dangers de la Toile. :

Cher TF1, quand vous réaliserez le prochain épisode de Près de chez vous, grâce aux précieuses informations que vous venez de lire, n’oubliez pas de conclure que les ENNEMIS, les véritables DANGERS publics d’Internet, sont les esprits vicieux et maléfiques qui développent Facebook.

Du côté des bibliothécaires branchés, il est de bon ton de prôner sans le moindre recul un engagement fort sur FaceBook. Personnellement, je crois qu’il faudrait être plus circonspect. D'abord pour des raisons d’éthique, mais aussi de stratégie.

Actu du 10 mars 2011

Sur FaceBook, voir le point de vue critique mais nuancé de F. Cavazza ici

Actu du 20 mars

Sur l'entrée fracassante en bourse de Linkedln voir Business Insider ici

jeudi 03 février 2011

Facebook, une équation à plusieurs inconnues

Décidément Facebook est bien un objet étrange. Comme pour Wikipédia nous ne disposons pas vraiment d'outil ou de concept adhoc, et il résiste à l'analyse.

Et encore l'économie de Wikipédia n'est pas vraiment mystérieuse (ici). J'ai déjà eu l'occasion de montrer que celle de Facebook, tout comme Twitter d'ailleurs, reposait sur les bases très fragiles de la spéculation (ici, ou encore ). Le tout peut-être résumé en une image.

CA-2009-Apple-Google-Facebook.png

La spéculation repose sur les promesses de l'implantation du réseau. De ce point de vue, le succès est, en effet, éclatant. On peut le mesurer à la fois en terme de trafic et de géographie. Thierry Joliveau a proposé une très intéressante critique (ici) de la cartographie des «amis» réalisée par la firme () de façon quelque peu complaisante. Il présente ainsi la carte réinterprêtée.

Facebook-Joliveau.jpg

Il la compare à la démographie, à la répartition de l'électricité, des connexions ou encore des réseaux concurrents et en conclut :

Cette petite analyse n’a donc pas apporté de vues révolutionnaires sur la présence Facebook. Elle illustre en passant comment combiner, croiser et recouper les données cartographiques, que l’on peut trouver sur le Net. Elle rappelle cependant que Facebook ne concerne encore qu’un minorité de la population de la planète, celle qui a accès à un ordinateur. Elle montre aussi que ces outils magiques nécessitent une infrastructure technique et un environnement économique capable de les supporter et dont l’efficacité varie selon les pays. Ceci dit, la domination de Facebook sur la grande majorité des zones à accès Internet hyperdense est saisissante. Le Japon en est un contre-exemple très spécifique. On note aussi des variations très fortes d’un pays à l’autre qui montrent que contrairement à ce qu’affirme la vulgate Facebook à propos de la connexion généralisée, les frontières politiques, culturelles et sociales demeurent fortes.

Il est peu probable que le hiatus entre l'économique et l'usage qui se creuse perdure longtemps. Les spéculateurs imaginent ou laissent croire qu'un marché va s'ouvrir très vite. Le pari est encore très incertain pour ne pas dire aujourd'hui improbable.

Dans le même temps ces outils, devenant de plus en plus populaires, apparaissent à tort ou à raison comme indispensables. Un courant, relayé aujourd'hui par des politiques, les assimilent à des droits fondamentaux. Les mouvements récents au Maghreb ajoutent de la crédibilité à cet argumentaire, non sans évidemment d'arrière-pensées géopolitiques.

Mais le discours politique qui les rapproche des droits de l'homme devrait alors avoir sa traduction économique. Il suppose que, s'ils ne peuvent se financer de façon autonome, ils soient soutenus sur fonds publics, comme l'est la presse ou la radio-télévision. Nous en sommes très loin, il faudrait d'abord un arrêt de la spéculation. Et de toutes façons, les responsables de Facebook ne semblent pas, non plus, avoir pris la mesure de leurs responsabilités politiques ou, autre hypothèse, l'ont prise mais de façon bien inquiétante ().

En complément lire : What is Facebook really ?

Actu du 7 février 2011

Une autre façon de mesurer lucidement l'activité et les investissements de Facebook est de suivre ses investissements dans les data-centers voir ici.

Actu du 10 février 2011

Facebook serait en train de prendre une place dominante sur le marché du display (affichage numérique) d'après MC Beuth ici relisant le dernier rapport de Comscore ()

Actu du 13 février 2011

Un avis différent de F. Filloux ici, mais les chiffres sont fragiles.

Actu du 24 février 2011

Le gendarme de la bourse US s'en mêle ici

mercredi 05 janvier 2011

Money, money (1)

J'ai sur le feu depuis un moment un billet sur les modèles d'affaires du web, sans avoir le temps de le finaliser. Il viendra à son heure. Il devait se conclure par l'absurde valorisation financière de Facebook. Mais j'ai entendu la chronique de France-Inter de Ph. Lefébure ce matin.. enfin un peu de lucidité. Conclusion du journaliste :

La publicité sur Facebook rapporte peu. Malgré tout ça, certains y croient, et la grande banque Goldman Sachs vient donc de promettre aux patrons de facebook, de trouver de nouveaux actionnaires. Mais sans passer par la bourse, une "astuce" qui doit permettre au réseau social d'éviter de rendre public ses comptes! Plus sidérant encore, le "ticket d'entrée" pour devenir actionnaire de Facebook: il faut avoir un patrimoine de plus de 7 millions de dollars, et investir au moins 1 million et demi pour en être! On n'est loin de l'esprit communautaire et du "site des amis". Pour le coup, ça ne rappelle plus la bulle internet des années 2000 mais, toute proportion gardée évidemment, Bernard Madoff qui triait sur le volet, pour apparaître plus crédible, ses futurs victimes.

Plus de précisions sur cet étonnant tour de passe-passe sur L'Atelier.

Actu du 10 janvier 2011

Voir aussi sur CNN, l'opinion de Douglas Rushkoff, qui montre comment Goldman Sachs retrouvera son investissement grâce aux commissions, même en cas de déconfiture de FaceBook : Facebook hype will fade, 7 janvier

Et pour mieux comprendre comment l'aveuglement est créé, voir cette carte, explication ici, fascinante, mais impossible à interpréter économiquement.

Actu du 12 janvier 2011

Une autre alerte d'un autre expert de la bourse ici :

Extrait :

All that may be good for top company executives and employees, but is it good for long-term investors? Are companies going to take bigger risks or less once they’ve already partially cashed out ahead of a potential I.P.O.?

Actu du 13 janvier 2011

Autre constat fascinant, l'intégration des boutons Facebook dans un des plus influents journaux US, le Washington Post ici

Voir aussi la représentation graphique de la valuation de FaceBook par TechCrunch (ici)

Actu du 14 janvier 2011

Un point de vue inverse d'Étreintes digitales ici.

Actu du 30 janvier

Spéculation : Un groupe d'actionnaires de Facebook cherche à se débarrasser de 1 milliard de dollars d'actions sur le marché secondaire, une vente qui porterait valeur de l'entreprise à plus de 70 milliards de dollars. Reuters ici

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