Economie du document (Bloc-notes de Jean-Michel Salaün)

Repérage de données sur l'économie des documents dans un environnement numérique

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jeudi 23 avril 2009

Googopole à frange

Ce billet vient à la suite du précédent sur la révision de la séquence 2 du cours et plus précisément sur la nécessaire actualisation de la partie sur les marchés financiers du fait de la crise. S2 D18 à 23 08. Ces diapositives et leur commentaire sont à revoir. On trouvera ci-dessous quelques éléments pour la révision.

La notion d'oligopole à frange, indiquée dans la diapositive 23, est bien connue des économistes qui travaillent sur l'innovation. Elle signifie que quelques firmes, qui ont pris une position dominante sur un marché donné, laissent se développer dans leur frange un grand nombre de petites firmes innovantes. Ainsi le risque de l'innovation, difficile à assumer pour des entreprises ayant une position assise, est pris par d'autres. Le succès éventuel d'un plus petit sera racheté ou récupéré par les plus gros, les échecs sont nombreux mais ne mettent pas en péril les principaux acteurs de la branche. Les industries du contenu, industries de prototypes donc par nature innovantes, sont très souvent structurées ainsi. Autour des gros éditeurs, des majors de la musique ou de l'audovisuel, en passant par les grandes stations de télévision, on retrouve une multitudes de petits entrepreneurs qui n'ont d'autre choix que de prendre des risques et assurent ainsi une part de la vitalité et du renouvellement de la création. Les mécanismes financiers varient suivant les branches et surtout suivant les besoins en capitaux. Le budget de production d'un film n'est pas le même, en volume et structure, que celui d'un livre et les formes de dominations des gros sur les petits varient aussi, depuis la filialisation jusqu'à diverses formules d'articulation. Néanmoins on retrouve bien dans les industries du contenu le même type de dialectique entre une concentration de l'activité sur quelques firmes, souvent jusqu'à l'oligopole, et un foisonnement, un éclatement sur de très nombreux entrepreneurs, fragiles mais pleins d'idées.

Les industries du Web paraissent structurées suivant le même modèle, mais je voudrais suggérer dans ce billet que l'homologie n'est qu'apparente. Les relations entre l'oligopole et la frange y ont des caractéristiques originales. Celles-ci s'accusent en ces temps de crise et tout cela n'est pas sans conséquence en retour sur les industries de contenu. Je prendrai exemple principalement sur l'étude de la position hégémonique prise par Google.

Le développement de l'innovation sur le Web s'est beaucoup appuyé sur les fonds de capital-risque (venture capital), auxquels les industries de contenu, industries anciennes, ne font pas appel. Le principe de ce type d'investissement est bien expliqué dans un bulletin récent de l'ADIT (BE États-Unis 162, voir aussi TechCrunch). Ces fonds prennent un pari sur une entreprise, start-up ou jeune pousse, accompagnant sa montée en puissance jusqu'à sa mise en bourse. Il y eut un premier raté au tournant du millénaire, avec la bulle internet, comme c'est expliqué dans le cours (D20). C'est d'ailleurs à la même époque que la firme Google a pris son essor, ce qui montre bien le caractère limité et conjoncturel de la bulle d'alors.

Fondée en 1998, la firme obtient en juin 1999 25M $ de sociétés de capital-risque et fait son entrée en bourse en 2004. L'exemple est éloquent. Depuis en effet Google a pris la position hégémonique que l'on connait. Il suffit de lire la liste de ses acquisitions (wkp) pour constater que l'on est bien dans un processus d'oligopole (avec MSN, News-Corp, eBay, Amazon...) à frange. Notons que toutes les réussites concernent des sociétés qui ont développé une innovation qui a séduit un grand nombre d'internautes et un modèle d'affaires permettant de substantielles rentrées financières.

Une logique perverse

La situation a évolué récemment. Compte tenu de la crise financière actuelle dont l'origine n'est pas cette fois dans la branche numérique, le système de capital-risque est aujourd'hui grippé. Pour le numérique, la difficulté est néanmoins double : d'une part la crise financière réduit l'argent disponible (passé aux US de 30 à 10 Mds de $ en 2009) et rend aléatoire l'entrée en bourse à terme qui est pourtant l'objectif recherché ; d'autre part la valorisation des activités sur le Web a montré ses limites et donc y rend moins attrayant les investissements.

Depuis la bulle internet, il n'est pas sûr même que le débouché principal recherché par les jeunes pousses soit la bourse. Bon nombre de celles-ci souhaitent plutôt se faire racheter par ceux qui ont pris une position forte, difficile à concurrencer car nous sommes dans un processus où le gagnant prend tout (selon l'expression de Franck et Cook, amz).

Dès lors, l'objectif est moins de se rentabiliser sur un marché que de démontrer que l'application que l'on développe pourrait détruire le marché des firmes installées en détournant les internautes. C'est une version quelque peu pervertie de la fameuse création destructrice de Schumpeter (LSE). On détruit de la valeur économique, sans pour autant en construire vraiment par ailleurs. Nous sommes alors dans une logique bien différente de celle des industries du contenu où l'innovation des petites firmes fait découvrir de nouveaux auteurs, oeuvres ou thèmes qui se valorisent sur des marchés. Ici on cherche à capter l'attention des internautes, sans pour autant la revendre ou vendre l'objet de cette captation, mais juste pour menacer les plus installés donc les plus riches et récupérer un peu de leur richesse. En caricaturant, on pourrait dire qu'il s'agit d'un raisonnement mafieux. Cette économie spéculative ne peut évidemment fonctionner que si ceux que l'on menace ont les moyens financiers de se défendre. En réalité, voilà bien comment fonctionne l'économie du Web 2.0.

L'ironie du système est qu'il trouve un allié objectif chez les militants de la démocratie internet, prompts à se mobiliser pour défendre la gratuité sous toutes ses formes. Il trouve aussi un appui dans une sorte d'économie souterraine faite de nombreux petits acteurs, et même les individus, qui baissent leurs coûts de transaction et élargissent leur zône d'achalandage sans contrepartie gràce aux réseaux et aux plateformes mis à disposition.

Pour ceux qui ne seraient pas convaincus, je prendrai seulement deux exemples emblématiques : YouTube et FaceBook. Le premier a été racheté par Google 1,65 Mds de $ en 2006. Il est devenu le deuxième moteur de recherche aux US. Et pourtant, il n'arrive pas à se rentabiliser et pourrait perdre jusqu'à 470 M de $ selon de Crédit Suisse cette année (merci à D. Durand pour sa veille attentive sur ces questions). FaceBook, on le sait, est un énorme succès de fréquentation, il vient d'annoncer avoir atteint la barre de 200 millions d'utilisateurs. La firme a déjà levé pour 15 Mds de $ de capital risque et en chercherait de nouveau pour la même somme, non sans de grosses difficultés vu son absence totale de rentabilité et l'état de la bourse (TC).

Le rôle de Google

Revenons donc à Google. Pour bien comprendre son fonctionnement et la position particulière de la firme, il faut observer la structure de son chiffre d'affaires. Voici son évolution selon les derniers résultats du premier trimestre 2008 :

Chiffre d'affaires de Google 1er trim 2009 Diaporama complet ici

La première évidence bien connue des lecteurs de ce blogue est que, malgré ses tentatives de diversification, le chiffre d'affaires de Google est encore et toujours quasi exclusivement du à la publicité (98%). J'ai déjà eu l'occasion de faire remarquer (ici) combien l'évolution de sa structure signalait un recentrage progressif sur le métier originel de la firme, la recherche d'information financée principalement par adwords en vert plutôt que la régie publicitaire (adsense) en bleu. Je ne reviens pas non plus les conséquences pour les industries de contenu (par ex ici).

La baisse du chiffre d'affaires de Google début 2009 et qui semble devoir se confirmer au trimestre suivant même si elle reste relative va conduire les dirigeants à la prudence. Voir sur cette question le compte-rendu de Cnet-News (ici). La première conséquence sera d'accentuer encore la tendance précédemment citée.

Néanmoins, la firme dispose d'un énorme trésor de guerre qui l'autorise des investissements importants. Par ailleurs, compte-tenu de son succès financier, la position du titre de Google en bourse reste confortable, très supérieure à la moyenne du Nasdaq (actualiser D22).

Cours de l'action de Google vs MSN avril 2009

Dans ces conditions, il est probable que Google va accentuer encore sa domination sur le secteur en favorisant le développement d'une frange qui trouvera de moins en moins d'interlocuteurs vers qui se tourner et qui sera de plus en plus vassalisée.

La firme vient d'ailleurs de lancer son propre fond de capital risque et compterait investir 100M $ pour 2009 (BE États-Unis 161). Autre exemple, elle s'intéresse de près à Twitter, qui ne dispose lui non plus pas du moindre début d'un Business model.

Par ailleurs, Google serait "très, très heureux" d'aider Twitter ou d'autres sites Internet de "communication immédiate" à gagner de l'argent, a indiqué Eric Schmidt, en évoquant des pistes pour rentabiliser le site de micro-blogs. "Sans parler spécifiquement de Twitter", ces sites pourraient devenir "un moyen de canaliser des informations marketing", et à partir de ce moment-là, "d'accrocher des produits publicitaires", a-t-il relevé. Le Monde du 17-04-09, ici.

En complément voir l'intéressante analyse d'O. Ezratti qui montre la domination des capitaux publics dans le capital-risque en France.

Actu du 30-04 2009

Deux références complémentaires signalées par InternetActu. La première confirme en le précisant les difficultés économiques des sites de Crod Sourcing dues notamment au coût de la bande passante et à la difficulté de monétarisation :

Farhad Manjoo, La bande passante ne se trouve pas sous les sabots d'un cheval, Slate 22 avril 2009, ici

L'autre développe, à partir de l'exemple de l'iPhone, une idée complémentaire et non abordée ici, celle de l'écosystème. Une façon webilitiquement correcte de parler d'oligopole à frange, mais la domination s'y exerce différemment que dans l'analyse ci-dessus et il serait bon que j'y revienne à l'occasion :

Alexis Mons, Leçon d'économie systémique, 24 avril 2009, Groupe Reflect,.

Actu du 1-05-2009

Voir aussi dans la même logique, mais chez Amazon, le rachat de Lexcycle. Chez V Clayssen (ici et).

jeudi 16 avril 2009

Révision séquence 2 cours (0. et 1.)

La séquence 2 du cours appelle des ajustements aussi bien sur la forme que sur le fond plus importants que la précédente, même si sa logique générale et le raisonnement qui la sous-tend, exposés dans la précédente révision, me paraissent bons :

Cette séquence, comme celle qui la suivra mais d'un point de vue radicalement différent, donne une clé pour comprendre l'évolution actuelle à partir d'un éclairage issu de l'économie industrielle. Il s'agit ici principalement de souligner la domination des cycles des industries issues du contenant. Ceci implique d'abord d'avoir une idée de la nature des différents marchés, de leur ordre de grandeur, de leur régulation et de leurs dysfonctionnements éventuels. Puis, je présenterai les différentes familles techniques en soulignant leur histoire et dynamique propre, et aussi leur articulation et influences réciproques. Enfin la séquence se conclut en montrant comment nait un média, par un parallèle entre la situation actuelle du Web et la naissance de la radio dans la première partie du siècle précédent.

Pour que cela soit parfaitement clair pour l'étudiant, il manque sans doute une diapo de conclusion qui les rappellent.

La séquence comprend une introduction, intitulée Précautions et définitions et numérotée 0., puis trois parties

  1. Le partage des rémunérations
  2. Les quatre filières techniques
  3. Vers un nouveau média ?

Il serait plus simple d'intégrer l'introduction comme une partie et donc de faire quatre parties ordinaires

Le plan général est donc à conserver, mais il y a des ajustements à faire dans les sous-parties. Passons-les en revue. Dans ce billet, je ne traite que les sous-patie 0. et 1.. La suite est à venir.

0. Précautions et définitions

Il y a un problème entre l'articulation du son et des diapositives de définition. Il faudrait remettre explicitement chaque définition dans son contexte en introduisant et renvoyant aux textes d'origine fournis dans la bibliographie.

De plus il serait opportun d'ajouter une diapositive en fin de partie pour s'interroger sur la place de Google en industrie du contenant ou du contenu. La suggestion est que la firme s'appuie de plus en plus sur sa puissance informatique, symbolisée par ses centres de données (ici, et ), et qu'elle hésite entre une prestation de services et la construction d'un nouveau média, comme il est suggéré dans ce cours. L'intégration du contenant et du contenu est la marque de médias jeunes (imprimeur-libraire, imprimerie intégrée dans la presse quotidienne, réseau et société de programme en radio-TV), et la maîtrise du contenant est souvent une barrière à l'entrée pour permettre de consolider les positions dominantes, qui est cassée par la suite par voie réglementaire pour favoriser le pluralisme. Il faudrait alors séparer puissance informatique et traitement du contenu, nous n'y sommes pas encore.

Mais l'exemple de Google a le double avantage de souligner à la fois la difficulté de séparer les deux types d'industrie et en même temps de montrer l'importance de cette séparation.

1. Le partage des rémunérations

1.1 Aperçu des marchés finaux (ménages, annonceurs, entreprises)

Le problème le plus important, déjà repéré dans l'évaluation précédente est celui de l'actualisation des chiffres dans les tableaux. Une autre lacune complémentaire est de ne pas donner aux étudiants l'occasion d'aller chercher par eux-mêmes les chiffres dans les sources statistiques. Pour résoudre ces deux difficultés à la prochaine version du cours, il me semble que l'actualisation pourrait être réalisée par les étudiants eux-mêmes à partir d'un petit exercice sous forme de Quizz en leur fournissant documentation et outils nécessaires. Il pourrait s'agir d'ajouter une colonne aux tableaux (S2D9,14A08) ou de retrouver des tableaux ou diagrammes plus récents sur les mêmes données (S2D10,11,12,15,16A08). Ceci pourrait se faire à la fois en ligne et dans le fascicule PdF.

Le son d'une diapo est répété par erreur (S2D15,16A08).

Il manque une diapo de synthèse après le marché publicitaire (après S2D16A08) et une diapo de conclusion (après S2D17A08).

1.2 Aperçu des bailleurs de fonds (financiers, États)

Cette sous-partie est peut-être celle qui a le plus subie l'obsolescence de l'actualité à cause de la crise financière. Voici les corrections proposées.

  • D18, revoir la diapositive et le commentaire en ajoutant la crise actuelle
  • D19, être plus explicite en mettant un sous-titre sur la logique spéculative des industries du contenu et un autre sur la logique d'investissement des industries du contenant.
  • D20, revoir le commentaire, ajouter une diapo sur la crise actuelle.
  • D22 actualiser le graphique et en profiter pour nuancer les propos de la diapo précédente à la lumière de l'évolution de la bourse.
  • D23 à revoir en faisant ressortir d'une part la particularité de l'oligopole à frange numérique (misant sur le succès d'utilisation) et en même temps sa banalité dans les industrie du contenu. Deux diapos seront peut-être nécessaires en prenant des illustrations dans qques branches.
  • D24, supprimer la diapo, la régulation de l'État est traitée dans la séquence suivante (enlever aussi cette mention dans la présentation du plan D2).

Il serait utile d'avoir une diapo de conclusion rappelant les principales notions à mémoriser. Il serait utile aussi d'avoir un bon article de synthèse sur les conséquences de la crise financière sur les industries de contenu, à trouver dans WSJ ou FT ?

1.3 Déséquilibres Contenant/contenu

Ces trois diapositives développent une idée fondamentale, mais souvent oubliée : le contenu n'est pas le roi. Malheureusement, il est difficile de trouver des chiffres fiables récents et les tableaux des 3 diapositives datent un peu (D25 surtout). Faute d'y arriver d'ici la prochaine édition du cours, une solution serait de s'appuyer sur l'article d'A. Odlysko qui a rencontré un certain succès chez les étudiants et de leur faire chercher dans les grands annuaires (p ex ici) quelques illustrations du phénomène.

1.4 Déplacements de valeur

Cette idée mérite plus qu'une simple diapositive. Là aussi, il serait possible de construire un petit exercice en demandant quelle est la valeur détruite et construite dans telle ou telle application et en renvoyant à des billets d'actualié sur ces questions.

Remplacer la D29 par une conclusion indiquant l'idée force de chacune des 4 ss-partie et montrant comment elles s'articulent.

mercredi 15 avril 2009

Révision séquence 1 cours

La séquence 1 du cours sur les particularités économiques du document publié est générale. Elle ne nécessite pas d'actualisation et peu de modifications. Le billet sur la conférence de Tim Berners-Lee montre que la grille fonctionne bien pour analyser les évènements du domaine. Je n'ai donc pas beaucoup de remarques sur le fond, ce qui me permet de me consacrer plus à la forme et à l'efficacité de la transmission. Mon objectif est toujours de privilégier la simplicité, à la fois pour la fabrication et pour l'étudiant ensuite, sans évidemment renoncer à l'efficacité.

Fond

Le plan de la séquence est le suivant :

  1. Une préoccupation récente
  2. Les sept piliers de l’économie du document
  3. Les trois modèles de valorisation du marché
  4. Les six conseils aux entrepreneurs

La troisième partie pourrait être étoffée par trois illustrations en trois diapositives pour concrétiser les modèles par un exemple chaque fois un peu spectaculaire. Il manque une conclusion pour remettre en perspective la dernière partie qui fait référence aux développements numériques par rapport aux invariants du domaine présentés auparavant.

Son

L'enregistrement de la voix, dans une situation de monologue sans interlocuteur, a un effet paradoxal. D'un côté, très rapidement on apprend à utiliser les fonctionnalités d'un enregistreur et mixeur numérique (j'utilise Audacity). Ainsi la dictée se rapproche du traitement de texte où l'on peut facilement remplacer un mot par un autre, gommer les hésitations et les mots et bruits parasites. D'un autre côté, la trace que l'on laisse ne doit pas contenir d'erreur, car on ne sera plus là quand l'étudiant sera à l'écoute.

Le résultat est un discours très construit, alors qu'il n'y a pas une ligne écrite, mais dense et monocorde, car on n'est pas en situation d'interaction comme dans un échange vocal naturel. L'écoute est déroutante et la mémorisation sans doute délicate.

Il me parait difficile de contourner cette difficulté, sauf à jouer la comédie mais alors le processus de fabrication serait radicalement différent pour un résultat pas nécessairement meilleur, compte tenu de mes capacités limitées dans ce domaine. La solution me parait plutôt dans un outil de prise de notes plus élaboré pour l'étudiant. Nous proposions simplement un Pdf avec trois diapos par page. Je pense qu'il faut s'orienter vers un cahier plus construit, comprenant une petite intro sur la prise de notes, un espace plus grand pour celles-ci en regard de la diapo correspondante, avec chaque fois une ou deux questions simples de compréhension. L'idéal serait d'avoir à la fois une version imprimable ou que l'on peut compléter directement à l'écran.

Quizz

La prochaine version du cours sera sous Adobe Presenter qui autorise l'intégration de Quizz. Dans cette section, la partie sur les piliers se prête bien à un tel exercice d'autant que je dispose déjà d'un matériel pour cela, celui des examens des sessions précédentes. Il s'agit de citations de professionnels ou d'experts dont il faut repérer à quels piliers elles réfèrent. Il peut ainsi il y avoir un tirage aléatoire dans un grand nombre de citations et l'étudiant ne pourra suivre la suite du cours que lorsque aura répondu juste à deux citations, différentes à chaque écoute.

mercredi 08 avril 2009

Google : industrie du contenant ou du contenu

Signalée par Arnaud d'Alayer de l'EBSI, cette impressionnante visite d'un centre de données de Google, repérée sur PC/Impact.


Google container data center tour

La vidéo est à mettre en relation avec la section 2 du cours Articulation contenant/contenu. Il y avait eu une discussion avec les étudiants pour savoir si Google était une industrie du contenant ou du contenu. La firme est habituellement placée dans le contenu, mais cette vidéo montre bien l'ambigüité d'un tel classement. Si Google, contrairement à Apple, ne fait pas sa rentabilité sur la vente de matériels, il est clair que sa puissance informatique est un des éléments essentiels de son avantage concurrentiel, peut être aujourd'hui le premier.

À rapprocher de la leçon d'Eric Schmidt aux journaux américains (Discours, cr AFP, cr débat NYT).

Actu du 16 mai 2011

Une autre visite insistant sur la sécurité ici

mardi 07 avril 2009

Inscriptions à la maîtrise en sciences de l'information

Les inscriptions à la maîtrise en sciences de l'information (MSI) de l'EBSI seront closes le 1er mai. Il ne reste donc plus que quelques jours pour se décider. Les lecteurs de ce blogue sont convaincus de l'importance des professions de l'information, je n'ai donc pas besoin d'insister. Je soulignerai seulement quelques particularités de ce programme :

  • La MSI est le seul programme francophone à être agréé par l'American Library Association, agrément qui ouvre la porte aux emplois dans l'ensemble du Canada et des États-Unis.
  • La MSI propose un programme intégré, permettant une spécialisation dans l'ensemble des familles professionnelles (bibliothèque, archive, information stratégique, information numérique..). Chaque étudiant construit son parcours correspondant à son profil, à ses goûts, aux compétences à acquérir, à sa stratégie.
  • Le programme a été entièrement révisé et refondu pour la rentrée 2009 pour l'actualiser, mais surtout le rendre plus flexible face aux situations de plus en plus variées des étudiants.
  • Les candidats disposant déjà d'un master en sciences de l'information peuvent, sous certaines conditions, obtenir le diplôme de l'EBSI en une année pleine (automne, hiver, été).
  • Et, évidemment, les perspectives d'emploi sont toujours excellentes.

En écho au processus de révision du programme, les professeurs de l'EBSI ont écrit collectivement une «Introduction aux sciences de l'information», livre qui sortira pour la rentrée de la maîtrise aux Presses de l'Université de Montréal et, quelques mois plus tard, aux Éditions La Découverte en France. J'aurai l'occasion d'y revenir.

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